04 mai 2015

Israël: violente manifestation d'Israéliens d'origine éthiopienne

manifestation en israel

Une manifestation des Israéliens d'origine éthiopienne a dégénéré en heurts avec la police, à Tel Aviv, le 3 mai 2015.AFP PHOTO / JACK GUEZ

Des policiers israéliens ont chargé à cheval, tiré des grenades assourissantes et fait usage de gaz lacrymogène pour disperser plusieurs centaines de Falashas, des juifs d'origine éthiopienne, lors d'une manifestation d'une rare violence, dans le centre de Tel Aviv ce dimanche 3 mai. Quelque 10 000 personnes selon la presse, 3 000 selon la police, étaient venues manifester à Tel Aviv, trois jours après un rassemblement à Jérusalem, qui avait également dégénéré. Le Premier ministre doit recevoir ce lundi des membres de la communauté éthiopienne.
 

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu doit recevoir ce lundi des membres de la communauté éthiopienne. Des milliers d'entre eux ont encore manifesté dimanche à Tel Aviv, manifestation qui a tourné à l'affrontement avec la police. Ces Israéliens d'origine éthiopienne réclament justice après qu'un des leurs ait été brutalisé par la police, il y a une semaine. Plus globalement, ils dénoncent les discriminations dont ils s'estiment victimes.

Ohad, 32 ans, était dans la manifestation : « La communauté éthiopienne vit en Israël depuis environ 30 ans. Et depuis 30 ans, nous souffrons du racisme... dans l'éducation, dans le logement. Si on veut par exemple louer un appartement, les gens ne veulent pas la plupart du temps, parce qu'on est Ethiopiens, on est Noirs. Dans le travail c'est pareil, il n'y a pas de travail bien payé pour nous. Mais le pire, ce sont les violences policières. Les policiers nous voient tous comme des criminels ».

« On est Israéliens ! Mais on ne se sent pas traités comme les autres Israéliens. Les autorités israéliennes nous on fait venir dans ce pays parce qu'on est juif, ou on est venu de nous-mêmes. Mais on ne peut pas nous faire venir et nous laisser de côté, comme si nous étions l'arrière-cour d'Israël. C'est la vérité, et cette situation doit changer », souligne Ohad au micro de la correspondante de RFI, Murielle Paradon.
  

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Breaking News: Kabila vient de décider de négocier avec l’opposition pour une transition paisible vers 2016

 

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Jean-Pierre Bemba (MLC), Vital Kamerhe (UNC) et Félix Tshisekedi (UDPS)

Il y a quelques heures, une source nous informait de l’envoi d’un émissaire de Joseph Kabila, aux membres leaders de l’opposition. Elle nous avait cité juste la visite de l’émissaire de Joseph Kabila au Secrétaire national de l’UDPS à Kinshasa, Mr Félix Tshisekedi. Après, nous avions appris que cet émissaire n’était pas seulement parti voir l’UDPS mais il était également allé voir l’UNC et le MLC.

Plusieurspersonnessoupçonnaient déjà que cette visite était pour les corrompre…

Après avoir reçu ces informations qui étaient encore à l’allure des « rumeurs », nous avions contacté nos sources sur place à Kinshasa et nous venons d’apprendre d’une très sure la raison majeure de la visite de l’émissaire de Joseph Kabila à l’encontre de quelques leaders de l’opposition.

En effet, l’émissaire qui n’est rien d’autre que le numéro 1 de l’Agence Nationale de Renseignements, monsieur Kalev Mutond, est allé rencontrer aujourd’hui, quelques leaders de l’opposition, entre autres : Félix Tshisekedi et Bruno Mavungu de l’UDPS, le leader du MLC de Jean-Pierre Bemba, et Vital Kamerhe de l’UNC.

Cette même source nous confirme que Joseph Kabila a envoyé Kalev Mutond avec deux messages clairs et brefs :

1. Joseph Kabila se dit prêt à dialoguer avec toute l’opposition pour l’apaisement en République Démocratique du Congo lors des élections de 2016.

2. Joseph Kabila veut collaborer ensemble avec toute l’opposition pour trouver une solution aux multiples problèmes que connait la République Démocratique du Congo actuellement, pour ainsi, éviter de tomber dans la situation qui se vit présentement au Burundi.

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Kalev Mutond, No1 de l’ANR et l »émissaire de Joseph Kabila

La même source nous informe aussi que lors de cette rencontre, Vital Kamerhe, président de l’UNC a dit à Kalev Mutond qu’il était prêt à participer au dialogue avec Joseph Kabila à condition qu’il libère, avant tout, tous les prisonniers politiques. Il aurait même déclaré à Kalev Mutond : « pas de négociations avant ou sans la libération des prisonniers politiques », en les citant tous par leurs noms.

Sur ce, l’émissaire de Joseph Kabila, monsieur Kalev Mutond aurait rassuré à Vital kamerhe, président de l’UNC, que les prisonniers politiques seraient libérés.

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Directeur exécutif de L’association Les Oubliés de la planète

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03 mai 2015

Burundi: le comportement de l’armée, grande inconnue si la situation dégénère

Burundi: le comportement de l’armée, grande inconnue si la situation dégénère

Depuis dimanche à Bujumbura, les manifestants opposés à un troisième mandat du président burundais Pierre Nkurunziza louent l’armée, jugée plus neutre qu’une police déterminée à tuer dans l’oeuf la contestation. Le comportement qu’adopteront les militaires si la situation dégénère est pourtant incertain, selon les analystes.

Dans les quartiers périphériques de la capitale, où la police cantonne les manifestants pour les empêcher de faire une démonstration de force au centre-ville, la même scène se rejoue depuis que Pierre Nkurunziza a été désigné par son parti (Cndd-FDD) candidat à la présidentielle du 26 juin.

Un face-à-face se tend entre policiers prêts à tirer à balles réelles et manifestants prêts à répliquer à coup de pierres. Mais l’armée, vigilante à proximité, s’interpose.

« L’armée a réaffirmé son rôle de neutralité et veut jouer ce rôle à 100% », résume un diplomate. « Elle collabore pour maintenir l’ordre mais le fait d’une façon qui évite le dérapage ».

L’armée, qui a tout de même perdu un soldat jeudi dans les affrontements, est dans une position de « désamorçage du conflit », renchérit Christian Thibon, spécialiste du pays à l’Université française de Pau (sud-ouest).

Au sortir de la guerre civile qui a opposé l’ex-armée tutsi à des rébellions hutu et fait quelque 300.000 morts entre 1993 et 2006, armée et police ont été recomposées.

Aux termes de l’accord d’Arusha (2000) qui avait ouvert la voie à la fin du conflit, chacune est censée respecter une parité ethnique dans ses rangs, dans un pays très majoritairement peuplé de Hutu.

L’armée qui passe pour mieux respecter cette contrainte, a hérité, à l’inverse d’une police reconstruite de toutes pièces, de la structure et du professionnalisme de l’ancien corps.

Cela explique en partie la perception de neutralité et de professionnalisme qu’en a la population. La police, elle, est accusée de mélanger les genres en utilisant les jeunes du parti au pouvoir, les « Imbonerakure », qualifiés de « milice » par l’ONU.

L’image de l’armée a aussi été renforcée grâce aux formations dispensées notamment pour intégrer des missions internationales de maintien de la paix.

- Méfiance -

Mais se rangerait-elle forcément du côté de la population si la situation dégénérait?

« Pas aussi simple », tranche le diplomate.

Pour Thierry Vircoulon, de l’International Crisis Group (ICG), « deux conceptions de la neutralité politique traversent l’armée »: « L’une signifie que les militaires n’ont pas à discuter les ordres du pouvoir politique. L’autre que les militaires ne doivent pas s’impliquer dans des combats politiques ».

« Nous allons voir laquelle de ces conceptions va l’emporter », poursuit-il.

L’armée est aussi divisée suivant des lignes « politiques et ethniques », dit le diplomate.

« Les commandants et leurs adjoints sont rarement de la même ethnie et encore moins de la même obédience politique », notait aussi l’ICG au sujet de l’armée et de la police dans un récent rapport. « Cela entraîne aussi des allégeances hors hiérarchie, fondées sur des affiliations du temps de la guerre civile, qui induisent une certaine fragmentation des institutions ».

Le chef d’état-major actuel, Prime Niyongabo, issu de la rébellion hutu qu’était le Cndd-FDD pendant la guerre, est un fidèle de Pierre Nkurunziza, d’ailleurs soutenu par plusieurs hauts gradés qu’il a promus et qui ont tout à perdre d’un changement de régime.

Mais d’autres généraux, même issus du Cndd-FDD comme l’ex-chef d’état-major et ex-chef des services de renseignements Godefroid Nyombare, limogé pour avoir déconseillé au président de se représenter, sont en dissidence.

Étant donné sa composition, l’armée, faite d’ex-officiers de l’armée tutsi et d’ex-chefs rebelles hutu, ne peut pas bouger, estiment des hauts gradés burundais.

« Les deux ennemis d’hier travaillent en harmonie, mais les différences sont encore là, ils ne se font pas suffisamment confiance pour se mettre ensemble pour un coup d’Etat », analyse un ex-responsable du corps, ajoutant que la composante tutsi ne bougera jamais seule, de peur de représailles contre les civils tutsi.

Pour M. Thibon, l’armée ne peut effectivement « plus se permettre les révolutions de palais » qu’elle s’autorisait quand un président perdait sa légitimité.

L’histoire post-coloniale burundaise est jalonnée de coups d’Etat. Mais, relève-t-il, l’armée est désormais « prisonnière de la logique de réconciliation » et doit respecter « a minima des acquis démocratiques ».

Pour l’analyste, elle pourrait intervenir si « l’instabilité » s’aggravait drastiquement et si les militaires étaient légitimés à agir, par exemple si la communauté internationale le leur demandait.

Surtout, peut-être, si cette communauté internationale les menaçait de les priver de la manne financière des missions internationales.

Aude GENET

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Burundi: les attaques à la grenade liées à la contestation, « entreprise terroriste » (gouvernement)

Burundi: les attaques à la grenade liées à la contestation, « entreprise terroriste » (gouvernement)

Les auteurs des attaques à la grenade qui ont tué trois personnes dont deux policiers vendredi à Bujumbura sont liés à la contestation au Burundi contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, qui cache une « entreprise terroriste », a estimé samedi le gouvernement burundais.

Les auteurs « ont utilisé des grenades et des fusils, nous les lions à ceux qui disent manifester » à Bujumbura, car « ils considèrent la police, qui est en train de ramener la paix et la sécurité, comme leur ennemie », a dénoncé le ministre de la Sécurité publique, le général Gabriel Nizigama. « On ne savait pas que ces manifestations cachaient une entreprise terroriste », a–t-il ajouté.

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02 mai 2015

Le 02 mai 1968 mourait André Guillaume Lubaya- Message du Sénateur Claudel Lubaya aux Congolais

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de la mort d'André Guillaume Lubaya, tué en 1968 par Mobutu dans des conditions non encore élucidées jusqu'à ce jour. Le Sénateur Claudel Lubaya, le fils de l'illustre disparu, a publié en ce jour mémorable sur son compte facebook, un message  dans lequel il rend un vibrant hommage au défunt père. Je vous invite à le lire.

André Guillaume lubaya

A mon père,

Ce 2 mai 2015, comme le 2 mai de chaque année, nous pensons à toi, et penserons toujours à toi, André Guillaume LUBAYA NTALAJA, mu kua kabombo, précipité en martyr dans l’au-delà, à cause de ton combat pour la démocratie.

Victime expiatoire de l’intolérance politique de la part du régime sanguinaire de Mobutu, tu as été calomnié, traqué, brutalement enlevé et exécuté dans la nuit du 2 mai 1968 au champ des tirs, et tes restes jetés dans un lieu où dont seuls tes bourreaux détiennent le secret.

Privé des funérailles par tes assassins, jusqu’à ce jour, tu n’as ni croix ni terre, ni linceul ni cercueil, ni fleur ni couronne, mais ta mémoire vive continue à demeurer parmi nous, au milieu de nous, à cause de ton juste combat pour un Congo meilleur. Le grand hommage à te rendre, c’est de continuer ce combat.

Ton sang crie justice. Il rejette toute forme de vengeance. Il interdit la haine et ne veut pas de rancœur. C’est un sang pieux, le sang d’un innocent. Comme pour parapharaser Chateaubriand, le sang des méchants, la terre le boit et le transforme en boue quelconque tandis que celui de l’innocent, la terre le rejette parce que le ciel l’aspire et Dieu le venge.

Nous, ta postérité, accordons notre pardon à tes bourreaux. Repose en paix, papa, monsieur le Député Lubaya, le Gouverneur Lubaya, le Ministre Lubaya, le Leader charismatique. Repose en paix, là où tu es.

andré lubaya


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Kinshasa: les membres de l’ASBL Grand-Kasaï discutent des enjeux électoraux

 

 

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Une vue aérienne de la ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental (RDC). Panoramio.com/Ph. VINCENT Francois
Les membres de l’ASBL “Grand-Kasaï” discutent, du 1er au 2 mai à Kinshasa, des enjeux électoraux, de la décentralisation, du découpage territorial, de l’industrialisation et des potentialités de développement de leur espace géographique. Cette structure regorupe les ressortisants du Kasaï-Oriental et ceux du Kasaï-Occidental pour le développement de l’espace kasaïn.

Placé sous le thème: «L’unité et diversité culturelle et politique», ce conclave de Kinshasa réunit une centaine de membres et invités venus de tous les coins du pays.

Avec le découpage territorial, l’espace Grand-Kasaï compte désormais cinq nouvelles provinces à savoir: Kasaï, Kasaï-central, Kasaï-Oriental, Lomami et Sankuru.

Le président de l’ASBL Grand-Kasaï, Denis Kambayi, donne le sens de ce conclave:

«Nous sommes en train de faire une grande sensibilisation comme il est souvent dit mieux vaut prévenir que guérir. Il s’est posé beaucoup de questions sur le découpage territorial. Le Grand-Kasaï qui avait deux provinces est aujourd’hui devenu un Kasaï de cinq provinces. Comment amener une coexistence pacifique dans ce milieu car nous nous connaissons !»

Ce forum de deux jours entend également préserver l’identité culturelle de l’espace kasaïn même après le découpage territorial.

A l’issue de leur sixième rencontre bipartite en juin 2013, les deux Kasaï avaient réaffirmé leur volonté de consolider la paix et la cohabitation pacifique.

Les deux provinces du Kasaï s’étaient également engagées à vulgariser leurs limites légales à l’intention des populations des villages limitrophes  en conflit.

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01 mai 2015

La philosophie africaine « Penser l’Afrique, une tâche intellectuelle de tous »

 

La philosophie africaine « Penser l’Afrique, une tâche intellectuelle de tous »

Y a-t-il une philosophie africaine ? Dans quelle mesure peut-on parler de « philosophie africaine » comme on parle de philosophie européenne ? A quand peut-on faire remonter sa naissance ? Qui en sont les principaux acteurs ? Quelles sont les grandes idées lancées par ces philosophes ? Comment la philosophie africaine pense-t-elle l’universalité, la présence africaine dans le monde, la démocratie, la modernité?

Telles sont quelques-unes des questions abordées dans le dossier très exhaustif du n° 82 de la revue Africultures, consacrée à la pensée africaine, réparti en quatre sections : géo-socio-politique, philosophique, littéraire et artistique.

Faire la part des choses entre l’historique et l’idéologique

« Penser n’est pas entendu ici au sens exclusif du penser philosophique, même si des philosophes prennent une part active au débat », prévient d’emblée l’Ivoirienne Tanella Boni, coordinatrice de ce remarquable dossier. Ce dossier souligne que « Penser l’Afrique est une tâche intellectuelle à accomplirqui incombe aux Africains eux-mêmes, où qu’ils habitent et quelles que soient les disciplines qu’ils ont en partage ». Cela ne l’empêche pas de donner la parole,et c’est heureux, à d’éminents africanistes non-Africains.

Partant des représentations géopolitiques convenues de l’Afrique basées sur des dichotomies spatiales (Afrique noire/Maghreb) ou temporelles (coloniales/postcoloniales), les articles et entretiens de la première section s’attachent à souligner ce qu’il y a d’inquiétant dans ces représentations « discours hantés par le paradigme du cœur des ténèbres ».

Le contenu de textes écrits par des Africains

Dans la deuxième section consacrée aux corpus philosophiques africains, le Sénégalais Souleymane Bachir Diagne analyse avec brio la crise de sens à laquelle le projet philosophique se trouve confrontée en Afrique. Mais c’est au Béninois Paulin Houtondji qu’on doit l’état des lieux le plus structuré sur la philosophie africaine. « La première urgence sur le terrain de la philosophie en Afrique était donc à mes yeux, de clarifier un débat encore trop souvent confus», proclame-t-il.

Séparant la philosophie des mythologies des cosmogonies, mais aussi des commentaires ethnologiques, anthropologiques sur les systèmes de pensée, il définit la philosophie africaine comme un corpus de textes écrits par des Africains. Ces textes qui existent depuis au moins le Moyen-âge (manuscrits de Tombouctou, penseurs wolofs et éthiopiens du 17e siècle) ont produit une pensée philosophique au sens le plus rigoureux du terme, c’est-à-dire une pensée dont l’objet est de réfléchir sur « les causes premières, la réalité absolue ainsi que les fondements des valeurs humaines », la philosophie selon le Petit Robert. « Nous sommes, donc je suis », « notre identité est à venir », « la décolonisation conceptuelle » : voici, selon le philosophe béninois, quelques-unes des thématiques principales de la pensée philosophique africaine contemporaine.

Les artistes et la pensée sur la modernité africaine

Moins ardues, sans être pour autant moins originales, les deux dernières sections de ce dossier donnent la parole aux écrivains et artistes qui montrent comment les créations culturelles, à leur tour, prennent en charge l’historicité africaine, les débats sur l’Etat, et la démocratie qui continuent de secouer les sociétés africaines postcoloniale, apportant ainsi une contribution majeure à la pensée sur la modernité africaine. Par ailleurs, il sied de noter que ce dossier est publié dans la revue Africultures n° 82, parue aux éditions l’Harmattan.

(Onassis Mutombo)

 

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Fosse commune de Maluku:Evariste Boshab attendu à l’Assemblée nationale

 

 

 

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Evariste Boshab, Vice Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité de la RDC le 4/04/2015 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Evariste Boshab Mabudj, sera de nouveau face aux députés samedi 2 mai ou lundi prochain, à la suite  d’une motion de défiance initiée contre lui par des députés de l’opposition sur l’affaire de la fosse commune de Maluku. Les députés signataires de cette motion dont Delly Sessanga Ipungu lui reprochent l’enterrement massif le 19 mars dernier de 425 Congolais dans des conditions qu’ils jugent inhumaines dans une fosse commune dans la commune urbano-rurale de Maluku.

«Il y a eu des atteintes grave à la dignité humaine. Il a y eu une forte banalisation de ce qui s’est passé. Et il nous semble que la responsabilité politique du vice-Premier ministre [Boshab] est engagée. Et nous attendons nous en expliquer dans le cadre de ce que prévoit la constitution», a affirmé le député Sessanga.

Il a par ailleurs dit avoir été surpris que cette motion n’ait pas été débattue en plénière depuis son inscription au bureau de l’Assemblée nationale, il y a plus d’une dizaine de jours. «Alors que de droit, elle [motion de défiance] doit pouvoir être alignée et que la condition de recevabilité est purgée par la présence de plus de cinquante signatures apposées sur le document», a estimé la même source.

A en croire Aubin Minaku, le retard enregistré dans la programmation de cette motion en plénière de la chambre basse est consécutif à son absence au pays. Le président de l’Assemblée nationale a tenu donc à préciser que le dépôt de cette motion avait coïncidé avec son voyage pour la République du Corée.

Les signataires de la motion reprochent notamment à Evariste Boshab l’enterrement massif le 19 mars dernier de 425 à Maluku. La découverte de la fosse commune avait été faite par la population riveraine du cimetière Fula-Fula de Maluklu qui avait saisi la Monusco, la Mission de l’Onu pour la stabilisation en RDC. Elle avait à son tour saisi le Procureur général de la République qui a ouvert une enquête sur cette affaire.

Evariste Boshab va revenir à l’Assemblée pour la deuxième fois pour élucider l’affaire de cette fosse commune. Le 20 avril dernier, le vice-Premier ministre avait, devant la chambre basse du Parlement, reconnu l’inhumation massive de ces Congolais au cimetière Fula-Fula, dans la commune de Maluku, à 80 km de Kinshasa. A la suite d’une question orale qui lui avait été adressée, Evariste Boshab avait estimé que cet enterrement avait respecté la loi en la matière qui date de l’époque coloniale. Pour lui, il s’agit non pas d’une fosse commune, mais plutôt d’une tombe commune.

radiookapi.net

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30 avril 2015

Procès Floribert Chebeya et Fidèle Bazana : La VSV dénonce la volonté persistante de cacher la vérité

Procès Floribert Chebeya et Fidèle Bazana : La VSV dénonce la volonté persistante de cacher la vérité

Les autorités congolaises n’ont jamais voulu de la manifestation de vérité dans le procès de l’Assassinat de Floribert Chebeya Bahizire et Fidèle Bazana Edadi, respectivement ancien directeur exécutif de la VSV (Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme) et ancien chauffeur, membre effectif de cette organisation non gouvernementale des Droits de l’Homme (ong); un procès relatif à un crime d’Etat. Ces deux activistes de Droits de l’Homme avaient été assassinés dans la nuit du 1er au 2juin 2010. La VSV a lancé hier mercredi, 29 avril 2015, lors d’un point de presse organisé à son siège, dans la commune de Ngaliema, un appel aux autorités congolaises pour mettre fin à la « théâtralisation » du procès sur ce crime d’Etat. Elle a signalé qu’après plus de deux ans de suspension, la reprise du procès le 21 avril 2015, n’augure rien de bon avec la proposition – sous prétexte de gagner du temps – de juger uniquement les prévenus présents en opérant une disjonction des poursuites entre eux et les accusés en fuite.

Etait présent à cette rencontre, Justin Chiba Sencey, 2ème directeur exécutif adjoint de la VSV qui avait en charge la lecture de la déclaration de son organisation. Il avait à ses côtés et pendant le débat, Dolly Ibefo et Peter Ntumba, respectivement directeur exécutif et coordonnateur de la VSV. A ce sujet, Justin Chiba a noté que le Major Paul Mwilambwe, un des prévenus en fuite, était rentré en avril 2011 en RDC pour se présenter devant I justice, mais il en avait été empêché délibérément et soustrait ipso facto. Elle a précisé que les autres prévenus « en fuite », notamment Christian Ngoy Kenga Kenga et Jacques Mugabo se sont à maintes reprises retrouvés sur le territoire congolais, notamment à Lubumbashi sans être inquiétés. Enfin, elle note que le suspect n°1 dans cet ignoble assassinat, le Général John Numbi, n’a jamais été arrêté et continue par conséquent à circuler librement. Les responsables de la VSV estiment qu’il serait mieux pour les autorités congolaises de déclarer clairement à la prochaine audience fixée au jeudi 30 avril 2015 qu’elles ne veulent plus de ce procès et qu’elles y mettent un terme.

Fosse commune de Maluku : une révoltante banalisation de la vie humaine

Parlant de la découverte d’une « fosse commune » au cimetière Fulafula dans la commune de Maluku, à Kinshasa, la VSV s’est dit très choquée ; d’autant que cette découverte macabre est intervenue après une série de répressions violentes et sanglantes de la population dont celles du 19 au 21 janvier 2015, l’Opération Likofi par les forces de l’ordre.
Elle a salué le courage des ONGDs tant nationales qu’internationales qui ont dénoncé l’existence de cette fosse commune qui prouve la banalisation de la vie humaine en RDC. Pour cette ong, cela ressemble bien à un crime contre l’humanité en l’absence de toute lumière sur les catégories réelles des personnes ayant été nuitamment inhumées. Elle a exigé la sécurisation du site en question. Concernant la proposition de loi portant statut d’anciens chefs de l’Etat, elle a souhaité qu’elle ne puisse pas constituer une occasion en or pour consacrer l’impunité des violations des droits humains et autres crimes que pourrait commettre, encourager de commettre ou faire commettre un chef d’Etat en fonctions.

Enfin, le cas de l’ancien Bâtonnier Jean Claude Muyambo, considéré comme prisonnier politique, a été dénoncé, car il a été fait prisonnier pour avoir exigé le respect de la Constitution de la RDC, en rejetant la tentative d’un troisième mandat du Président Joseph Kabila et pour avoir pris part les 19, 20 et 21janvier 2015, aux manifestations de protestation de la population contre la révision de la loi électorale.

Par RSK

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Au cours d’un entretien à bâtons rompus :Le député Alexis Mutanda analyse la situation politique de l’heure

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L’élu de Mbuji-Mayi a apporté des analyses pertinentes face aux sujets soulevés concernant la démocratisation de la RD Congo depuis de 25 ans déjà, les élections provinciales, dont l’opération de réception et traitement des candidatures a été lancé depuis le 15 avril dernier, la situation des Congolais à l’étranger notamment en Afrique du Sud, et autres!

Une fois de plus Alexis Mutanda Ngoy Muana, sous sa double casquette d’acteur politique et d’opérateur économique, n’a pas hésité à répondre aux différentes préoccupations des journalistes sur les questions d’actualité du pays. L’entretien a eu lieu le dimanche 26 avril dernier à son domicile de l’avenue Kokolo, quartier Mbinza-Pigeon, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa.

L’élu de Mbuji-Mayi a fait des analyses pertinentes face aux sujets soulevés concernant la démocratisation de la RD Congo depuis de 25 ans déjà, les élections provinciales, dont l’opération de réception et traitement des candidatures a été lancée depuis le 15 avril dernier, la situation des Congolais à l’étranger notamment en Afrique du Sud, le découpage territorial ainsi que l’incursion des armées étrangères dans le pays.

D’entrée de jeu, le député national Mutanda a retracé l’historique du processus démocratique en RD Congo. Il est parti de l’accession du pays à l’indépendance, avec une incise sur les premières élections démocratiques, avant d’aborder l’arrivée au pouvoir du maréchal Mobutu en 1965 puis l’ouverture politique en avril 1990.

Durant ce parcours, le pays a connu de nombreux obstacles; en commençant par la mort de Patrice Emery Lumumba, qui a fait que très rapidement Mobutu a pris les rênes de la RD Congo, en instaurant dans un premier temps « un parti unique » qui va devenir « parti Etat ». Après l’ouverture politique, le président Mobutu s’est ainsi mis à bloquer les résolutions de la Conférence Nationale Souveraine (CNS).

Alors que tout le monde dans le pays s’était réjoui d’avoir désormais la liberté de parole, de mouvement et autres ,le Premier ministre élu de la CNS, Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, n’avait pas eu l’occasion de travailler. « Toujours des obstacles à la démocratie », a regretté l’élu de Mbuji-Mayi. Ainsi, pour Alexis Mutanda, la démocratisation du pays n’a pas commencé le 24 avril 1990.

Il a aussi parlé de la période de transition que la RD Congo, alors le Zaïre, avait connue pendant de 7 ans, avant l’entrée de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) avec à sa tête Laurent Désiré Kabila.

Ce dernier n’a pas fait 3 ans, avant être assassiné. Il a fallu « l’Accord de paix de Lusaka » pour voir les belligérants, qui avaient embrasé l’Est du pays, s’engager à mettre fin à la série de rébellions dans cette partie du pays, a encore fait savoir le patron des entreprises de presse La Tempête des Tropiques, CNTV et Trinitas FM.

Il a, en outre, fait allusion au « Dialogue de Sun City », ayant abouti au partage du pouvoir 1+4 entre le Mouvement de libération du Congo (MLC) appuyé par l’Ouganda, le Rassemblement des Congolais pour la Démocratie du Congo (RCD) appuyé, lui, par le Rwanda, ainsi que le gouvernement soutenu par le Zimbabwe, la Namibie et l’Angola.

Alexis Mutanda n’a pas manqué de parler des élections de 2006, qui s’étaient terminées dans un bain de sang et celles de 2011 qui ont été un véritable fiasco. Tout en rappelant que  » la démocratisation veut dire aussi des élections libres, transparentes et justes », Alexis Mutanda regrette que toutes les élections organisées en RDC ont été catastrophiques.

Et d’ajouter : « le peuple congolais attend depuis toujours la démocratisation. Elle ne se fait pas jusque-là de manière satisfaisante ».

A ce sujet, il conclut qu’il ne voit pas encore la mise en place d’un Etat de droits réel. Cadre de l’UDPS, Alexis Mutanda a cité comme exemple la dernière marche organisée le 24 avril 2015 par son parti politique, pour réclamer des explications sur « la fosse commune de Maluku » qui a été sévèrement réprimée par des éléments de la police. « Compte tenu de tous obstacles, on ne peut donc pas prendre de champagne ni dire que nous sommes dans un pays démocratique ».

Elections

Concernant les élections, dont l’opération de réception et traitement des candidatures a été lancée le 15 avril dernier, l’élu de Mbuji-Mayi veut savoir où est-ce que la Commission Electorale Nationale Internationale (CENI) va trouver les milliards de dollars nécessaires pour la tenue de toutes échéances électorales.

Il regrette au passage que les jeunes majeurs, estimés aujourd’hui à plus de 10 millions, ne vont pas user de leur droit de voter pour les élections provinciales, urbaines, municipales et locales. Ainsi pour lui, le processus électoral est mal parti.

Selon lui, c’est la raison pour laquelle l’opposition a toujours exigé le dialogue, afin de savoir si les contraintes soulevées par la CENI ont trouvé des solutions. Pour le député national Mutanda, le dialogue va permettre d’avoir des explications de la part de la structure chargée de l’organisation des élections, pour bien réussir le pari électoral.

« Quand on veut vraiment faire du bien à ce peuple, il faut avoir la même compréhension des choses, concernant les élections », fait remarquer Alexis Mutanda qui soutient encore qu' »aucun parti politique sérieux, de l’opposition ni de la majorité, ne peut refuser de prendre part aux élections qui vont permettre aux élus de devenir les députés nationaux, sénateurs, même Président de la République ».

Xénophobie

Parlant de la vague de xénophobie qui règne en Afrique du Sud, Alexis Mutanda a vivement condamné les actes de violence dont ont été victimes des étrangers vivant au pays de Nelson Mandela, notamment des Congolais.

Il a fait allusion aux excuses du président sud-africain Jacob Zuma. Et tout en regrettant que le pays de Mandela soit tombé si bas, le député Mutanda n’a pas manqué de relever la responsabilité des autorités du pays, qui ne mettent pas en place une bonne politique permettant aux enfants de ne pas chercher à s’expatrier.

Pour lui, l’Afrique du Sud n’est pas le seul pays qui maltraite les Congolais. Il a rappelé les refoulements en masse des Congolais de Kinshasa par les autorités du Congo-Brazza, sans oublier le refoulement systématique toujours des Congolais de Kinshasa d’Angola qui se fait chaque jour. Pour sa part, le gouvernement n’a jamais donné des explications.

Le pays ne défend pas et ne protège pas ses citoyens. « Pourquoi est-ce que des Congolais sont de plus en plus nombreux à vouloir vivre à l’étranger, c’est parce que les conditions sont difficiles au pays », a-t-il aussi soutenu.

C’est également le cas des immigrés au niveau de la Mer Méditerranée, où des Africains ont été nombreux à mourir en voulant traverser la mer pour se retrouver en Europe. Selon l’élu de Mbuji-Mayi, les responsabilités sont aussi partagées entre les dirigeants africains et les pays de la communauté internationale. « Les principes démocratiques ne sont pas respectés par la même communauté internationale qui les a instaurés en imposant des dirigeants aux pays africains ».

Par Lucien Kazadi T.

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