23 avril 2015

Les jeunes Congolais ‘’pro-démocratie’’ achetés par le dollar

Paris: Interview exclusive avec les leaders du mouvement FILIMBI
Paris: Interview exclusive avec les leaders du mouvement FILIMBI, comment ont t-ils quitté la RDC ? congomikili @congomikili
00:13:22
Hinzugefügt am 21.04.2015
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« Un peuple sans mémoire ne peut pas être un peuple libre. » D. MITTERRAND
 
Dans un monde où la pensée ultralibérale est en train de détourner le pouvoir politique des mandataires du peuple pour le confier aux oligarques de l’argent, le 1% d’ ‘’usurpateurs’’, il est curieux d’entendre les médias dominants parler de l’arrestation des jeunes ‘’pro-démocratie’’ au Congo-Kinshasa. Tout en fustigeant ces arrestations illégales, nous avons pris le temps de suivre l’itinéraire citoyen de ces jeunes et de les écouter pour en savoir plus. Notre peur est qu’ils ne puissent tomber dans un ‘’esclavage volontaire’’ à cause du ‘’dollar’’ et par amnésie. Dans le contexte actuel, être ‘’pro-démocratie’’ dans les médias dominants, c’est synonyme d’être ‘’pro-occidental’’ et contre les intérêts de son peuple.
 
Il est intéressant d’écouter les jeunes[1] de Filimbi ayant échappé aux griffes  de la police politique de la kabilie à Kinshasa et s’étant repliés stratégiquement à Paris. Ils ont des objectifs nobles. Ils tiennent à lutter pour que la jeunesse congolaise participe activement à la gestion du pays et que ses gouvernants soient constamment disposés à lui rendre des comptes. Elle lutte donc pour la démocratie participative et pour la reddition des comptes des  mandataires du peuple.
D’où lui viennent les moyens matériels de cette lutte ? Elle répond sans ambages : des USA. Elle justifie ce recours aux dollars américains en des termes très simples : tout le monde va chercher  de l’argent aux USA ; ‘’les gouvernants Congolais’’ actuels compris.
‘’L’esprit moutonnier’’ serait l’unique justification valable du recours au dollar américain : ‘’Tout le monde fait ça’’. Dans cette chasse au dollar américain, nos jeunes ne semblent faire aucune relecture de l’histoire. Pourtant, apparemment, ils parlent un très bon français et semblent avoir une certaine culture.  N’aurait-il pas fallu un minimum de temps de réflexion à ces jeunes avant qu’ils acceptent de prendre l’argent des Yankee ? Comment ceux-ci peuvent-ils à la fois financer la guerre perpétuelle qu’ils mènent contre le Congo-Kinshasa à travers des proxys interposés et vouloir que les jeunes Congolais puissent être éduqués civiquement ?
Etre éduqué civiquement conduit à l’amour patriotique de son pays. Celui-ci, quand il gagne les cœurs et les esprits,  soutient la lutte pour l’émancipation politique et la souveraineté.
Or les Yankee n’ont d’autres ambitions que d’être à tout jamais un empire fondé sur le principe de la pure force et celui de la gestion des pays satellites par des ‘’nègres de service interposés’’. Ce que nous disons ici pouvait être considéré comme des bêtises si l’une des têtes pensantes US actuelles ne l’avait pas clamé haut et fort en avouant que ‘’c’est cynique mais ça marche’’.  Donc,    dans l’expansion d’un empire, il n’y a pas de place pour des Etats souverains. Nos jeunes de Lucha et de Filimbi travailleraient, peut-être à leur insu, pour être demain des ‘’nègres de service de l’empire’’. Est-ce un objectif noble ? Nous ne pensons pas.
Ces jeunes luttent pour un Etat  de droit démocratique au Congo-Kinshasa. Néanmoins, ils semblent avoir du mal à procéder par une relecture politico-idéologique de l’histoire de leur pays. Ils ont surtout du mal à avoir une approche  informée de l’autre, du Yankee et de ses agences finançant ‘’les révolutions colorées’’.  Le Yankee travaille au contrôle de la pensée politique des pays qu’il voudrait incorporer à son empire. Il y crée ‘’un chaos constructeur’’, du désordre qu’il sait lui-même orienté. Souvent, il finance les camps opposés pour les pousser à l’affrontement et à l’épuisement mutuel de leurs énergies morales, éthiques, psychologiques et intellectuelles. Il détricote la souveraineté des peuples en  les assujetissant  afin que sa nation demeure à jamais ‘’une nation exceptionnelle’’, ‘’une nation indispensable’’.
Pour réaliser tout ce travail, il dispose des moyens colossaux ; il a de l’argent,  des idées, des think thanks, des médias lobotomisant et des agences de sédition commises à son service. Il dispose d’une organisation supra-partisane, le CFR (le Conseil pour les Affaires Extérieures), pour canaliser et orienter l’idéologique néoconservatrice, la pensée politique des Républicains et des Démocrates dans le sens de la réalisation de son objectif majeur : faire des USA un grand empire à l’image de la Rome antique ou de l’empire britannique. Tout ceci est dit noir sur blanc par George Friedman dans une vidéo d’une dizaine de minutes
[2].Dans cette vidéo, il affirme que l’empire US s’est battu depuis la première et la deuxième guerre mondiale ainsi que pendant toute la guerre froide pour éviter que la Russie et l’Allemagne arrivent à former une union forte. L’empire US poursuit cette guerre jusqu’à ce jour. Il y embrigade plusieurs pays comme il l’a fait après les indépendances des pays africains.
L’empire US a la grande capacité d’archiver et de lutter sur le temps long. Il sait poursuivre un même objectif pendant longtemps en usant et en abusant de l’inversion sémantique. Il va, tour à tour,  appeler sa guerre contre l’union de la Russie et l’Allemagne ‘’lutte contre le communisme’’, ‘’guerre pour la démocratie et les droits de l’homme’’, ‘’guerre contre le terrorisme’’, etc. Les non-initiés à ses ‘’doctrines des bonnes intentions’’ n’y verront que du feu.
Au Congo-Kinshasa, le fait d’être contre ‘’les actuels nègres de service’’ des Yankee ne devraient pas jeter les jeunes dans les bras de ces derniers au motif qu’ils achètent tout le monde avec le dollar. Ici, il faut un maximum de discernement et de lucidité. Dans une lutte aussi noble que celle que voudraient mener nos jeunes, il faudrait de plus en plus penser aux partenaires stratégiques alternatifs.
Les compatriotes de Flilimbi et de la Lucha sont  jeunes. Ils peuvent encore apprendre à mieux connaître le Yankee et à rompre  les chaînes de leur ‘’esclavage volontaire’’. Ils peuvent rompre avec les avantages matériels du Yankee et lutter autrement. Ceci n’est pas toujours évident.
 
Mbelu Babanya Kabudi
 
 


Rupture : Kyungu wa Kumwanza tourne la page Kabila

Gabriel-Kyungu

(LUBUMBASHI)- Piqué à vif, le patriarche Gabriel Kyungu wa Kumwanza ne supporte plus le jeu malsain du pouvoir. Ses prises de position démontrent que la rupture est consommée avec le régime Kabila. La
confusion qui règne au sein de son parti avec le départ de ses députés nationaux et le désavoeu qu’il a subi ces derniers jours, l’a poussé à durcir le ton. Lors d’un meeting mardi à Lubumbashi, le président de
l’Unafec a dénoncé les arrestations, les intimidations, et les menaces proférées par ceux qui planifient déjà la fraude. ‘‘Nous nous insurgeons contre toute forme de tricherie. Nous voulons les élections
crédibles et transparentes. Nous ne voulons plus la fraude’’, a-t-il crié devant la foule. Gabriel Kyungu wa Kumwanza a prévenu les fraudeurs qu’ils ne vont pas réussir comme par le passé. Devant ses partisans, Baba a appelé à la vigilance totale. Il a demandé au pouvoir de libérer tous les prisonniers politiques. ‘‘ Libérez, libérez, libérez les prisonniers politiques. Les dirigeants de ce pays, libérez, libérez les politiciens injustement arrêtés’’, a-t-il ajouté. On est chef de la population mais on n’est pas chef des arbres pour ne pas écouter, conseille le président de l’assemblée provinciale du Katanga. Pour une première, Kyungu a même souhaité publiquement la guérison et le retour rapide d’Etienne Tshisekedi au pays. ‘‘Soyons unis Bandundu, Bas-Congo, Equateur, Kivu, Kasaï et c’est comme mon frère et ami qui est en soins en Europe, que Dieu le guérisse rapidement pour qu’il rentre au pays’’, a affirmé Kyungu wa Kumwanza. A cette même occasion, il a annoncé que son parti n’est plus représenté au gouvernement. Au sujet de députés frondeurs de l’Unafec, Baba a été clair. Ils se sont auto-exclus du parti.

 

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RDC : le gouverneur du Nord-Kivu dénonce une incursion rwandaise à 120 km au nord de Goma

 

paluku

Julien Paluku est gouverneur de la province du Nord-Kivu (est de la RDC) depuis 2007. © provincenordkivu.org

Les autorités congolaises ont confirmé mercredi l'incursion de militaires rwandais en RDC, dans le Nord-Kivu, en plein parc des Virunga. La raison de leur présence n'a toutefois pas été précisée.

Selon le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, qui s'est exprimé sur RFI, une centaine de militaires rwandais auraient franchi la frontière entre le Rwanda et la RDC. Une patrouille de reconnaissance de l’armée congolaise accompagnée de gardes du parc, a selon lui pu confirmer la présence de militaires rwandais sur la colline Musangoti, à environ un kilomètre à l’intérieur du territoire congolais, à environ 120 km au nord-est de Goma, dans le parc des Virunga.

Toujours selon le gouverneur, les Rwandais auraient ouvert le feu à l’approche de la centaine de soldats congolais, raison pour laquelle Julien Paluku a saisi le mécanisme conjoint de vérification, qui sera chargé de confirmer, ou non, l'incursion.

Cette annonce du gouverneur du Nord-Kivu intervient alors que des habitants font état depuis plusieurs jours d’autres incursions plus au sud, vers Goma, au niveau de la colline d’Ehu notamment. En juin dernier déjà, un accrochage avait eu lieu entre les deux armées dans les collines Kanyesheza.



Lire l'article sur Jeuneafrique.com : RDC-Rwanda | RDC : le gouverneur du Nord-Kivu dénonce une incursion rwandaise à 120 km au nord de Goma | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
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22 avril 2015

Territoire de Beni : Un « officier supérieur » des FARDC accusé de ravitailler des rebelles de l’ADF

Territoire de Beni : Un « officier supérieur » des FARDC accusé de ravitailler des rebelles de l’ADF

Arrêté par les services de sécurité dimanche 19 avril 2015 vers 8 heures à Pasisi dans la commune Mulekera en ville de Beni (Nord-Kivu, Est de RD Congo), un présumé rebelle ougandais a accusé un « officier supérieur » – non autrement identifié – des Forces armées de la RD Congo (FARDC) d’être « à la tête d’un groupe de ravitailleurs » des ADF.

Avouant avoir « participé » au récent massacre de 18 civils, ce présumé ADF qui venait de s’infiltrer dans la ville, a aussi signalé la présence d’« un groupe des ADF aux alentours de Beni ».

La deuxième arrestation est intervenue l’après midi de ce même dimanche au quartier Ngadi en commune Ruwenzori. Pour l’instant, les deux présumés ADF sont entre les mains des services de sécurité de Beni.

Sept otages libérés

Par ailleurs, les FARDC disent avoir libéré sept (7) otages des mains des ADF près d’Oïcha, après un assaut contre ces rebelles. Résidant au quartier Mbimbi, ces ex-otages avaient été enlevés vendredi dernier aux environs de 20 heures.

Le général Charles Muhindo Akilimali, commandant des opérations SOKOLA I, a salué la collaboration de la population qui a facilité cette action.

Des explications attendues du gouverneur du Nord-Kivu

La société civile du secteur de Beni-Mbau vient de prolonger son ultimatum accordé aux autorités militaires qui « doivent s’expliquer sur ce qui se passe exactement en brousse » d’où surgiraient souvent les auteurs des massacres de civils dans ce territoire du Nord-Kivu (Est de RD Congo).

C’est en principe le lundi 20 avril 2015 que devraient commencer les activités de grande envergure prévues par la Société civile après expiration dudit ultimatum.

Au cours de l’Assemblée générale tenue le dimanche 20 avril à Mbau, les organisations de la Société civile de cette partie du Grand Nord-Kivu ont décidé de reporter le délai jusqu’au lundi 27 avril 2015.

« Ce sera le moment pour le gouverneur de province de se déplacer en personne pour parler à la population victime des massacres », argumente la Société civile. Joint au téléphone par la RMBB, Isse Somo Vikose, président de la Société civile d’Oïcha, renseigne que « si le gouverneur et son gouvernement hésitent à aller parler à la population, cette dernière se sentira finalement dans l’obligation de descendre dans la brousse afin de chercher elle-même les criminels qui tuent les innocents ».

« Et à ce moment, l’armée aura avoué son incapacité de dérouter les ennemis de la paix. Les participants se sont aussi plaints, dit-il, du fait que des délégations ont toujours été dépêchées dans la contrée pour enquêter sur ces massacres. Mais, rien n’a jamais été communiqué aux victimes », se plaint le président de la société civile de Beni-Mbau.

Il faudra donc attendre le lundi prochain pour voir la tournure qu’aura prise ce dossier. Une affaire à suivre.

 

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RDC : Kyungu wa Kumwanza invite Matata Ponyo à déchoir la ministre du Genre du Gouvernement

 

kyungu

Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l'union national des fédéralistes du Congo (Unafec) et président de l'assemblée provinciale du Katanga. Radio okapi. Ph. Colin Djuma-Musompo.

L’Union nationale des  fédéralistes  du Congo (Unafec), un  parti de la  Majorité présidentielle, demande  au Premier  ministre  Matata Ponyo de  démettre de ses fonctions, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Bijoux  Mushitu Kat,  qui  représente ce parti au sein du Gouvernement. L’Unafec indique qu’elle est exclue du  parti pour s’être rangée parmi les frondeurs, qui ont démis le président du parti, Gabriel Kyungu wa  Kumwanza. C’est ce qui  ressort  de la  déclaration des  membres  du comité politique de ce parti réunis mardi 21 avril à Lubumbashi en  session  extraordinaire.

A cet effet, Gabriel Kyungu a menacé de  saisir la  justice  si cette requête n’est pas prise en compte.
Les  membres  du comité politique de l’Unafec indiquent que tout est parti de la  déclaration  faite le  week-end  dernier par cinq députés  de l’Unafec auxquels s’est jointe la ministre du Genre,  Famille  et  Enfant.
Ils ont annoncé la  destitution du président national  de leur formation politique, Gabriel  Kyungu wa  Kumwanza. Ils lui reprochent  de ne  pas  respecter la ligne directrice de la Majorité présidentielle et de s’attaquer ouvertement à l’autorité morale de cette famille politique.
Réunis en session extraordinaire au siège du parti à Lubumbashi, les membres du comité politique national ont réagi, en décidant de l’exclusion du secrétaire  national, Sakatolo Omba,  et de Bijoux Mushitu Kat.
Gabriel  Kyungu explique le sens de cette décision :
«Nous voulons  dire  concrètement  que  cette  femme  a  quitté l’Unafec. A partir  de ce moment-là,  l’Unafec a  tiré toutes  les conséquences  de cela. C’est- à-dire  que nous nous  adressons  au chef  du gouvernement  que nous ne sommes plus dans  ce  gouvernement ;  tant  que  cette  dame  occupe  le poste qui nous a été attribué.»
Réagissant à son tour, Bijoux  Mushitu  Kat  soutient qu’elle n’a pas été nommée par le parti, mais plutôt par le chef  de l’Etat sur  ordonnance présidentielle. Toutefois,  elle a réaffirmé son  appartenance à l’Uunafec, son parti.
radiookapi.net

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Le salon politique du 20 avril à Essen: Les soi-disants experts confondus

politischer saln essen

Parmi les intervenants à ce salon politique tenu à Essen, deux Allemands et deux Congolais. Chez les Allemands, nous avons noté la présence du consul honoraire de la RDC en Rhénanie du Nord, Norbert Schorn et une consultante d'Afrika Verein, Judith Helfmann-Hundack.  Du côté congolais, il y avait, Emmanuel Mbolela, auteur du livre "Mein Weg vom Kongo nach Europa” (mon chemin du Congo en Europe) et Médard Kabanda.

Pour les Allemands, Kabila n'a rien à voir avec la situation économique du Congo, ni avec la corruption qui cangrène toute la classe politique, l'armée, la police et l'administration. D'ailleurs, selon eux, la situation économique se serait même améliorée sous le régime de Kabila. Par contre, les Congolais ont tenté de prouver que c'est Kabila qui est à la base du marasme économique,de la corruption et de l'insécurité qui sévissent dans le pays. En effet, il n'y a pas de mauvaises troupes mais des mauvais chefs. Comme il y avait du remous dans la salle parmi les rares Congolais qui s'étaient déplacés pour la circonstance, la modératrice a voulu connaître leur point de vue par rapport au débat.

Alors, un citoyen congolais qui s'était présenté comme ancien colonel dans l'armée nationale congolaise sous Mobutu, a balayé du revers de la main toute l'argumentation de monsieur Schorn et de madame Helfmann-Hundack. Il a brièvement expliqué les horreurs dont il a été témoin à l'Est du Congo et plus précisément à Goma. Il a déploré les massacres en masses perpétrés régulièrement au Congo et surtout la dernière fosse commune découverte ce mois-ci par les habitants de Maluku. "Comment peut-on enterrer autant de morts dans une fosse commune alors que nous ne sommes pas en guerre?" s'est-il écrié. Finalement, s'adressant aux  Allemands, il a demander d'assister la population congolaise victime d'insécurité et de corruption entretenues par Kabila et son régime. Son intervention a été traduite en allemand par le docteur Mukuna qui avait recusé le traducteur de l'organisation pour manque de fidélité et de transparence dans la traduction.

Pour conclure ses propos, Emmanuel Mbolela a demandé au consul honoraire de la RDC en NRW d'utiliser son expertise de quinze ans en République Démocratique du Congo pour dire la vérité sur ce qui se passe au Congo. En le faisant, il rendra un grand service au peuple congolais.

Pour notre part, nous ne cesserons jamais de le répéter: Les Congolais ne doivent pas laisser les Etrangers parler en leur nom. A chaque fois que les soi-disants experts organisent des conférences sur la RDC, nous prions nos compatriotes de se déplacer pour les entendre et les contrer dans leur sale besogne de défendre le régime Kabila comme ils en ont l'habitude de le faire. Les interventions de cet ancien colonel, du docteur Mukuna et la nôtre ont été salutaires dans le sens qu'elles ont apporté à l'assistance une autre vision de la situation politique du Congo. Notre présence a été aussi un soutien moral aux intervenants congolais.

Une autre conférence sur le Congo est prévue à Berlin le 10 juin prochain. Elle sera organisée par Afrika Verein. Si vous ne pouvez pas y aller, nous vous prions de sensibiliser les amis qui sont à Berlin afin de faire le déplacement pour la cause du Congo. Tout celui ou toute celle qui connaît un ami ou un membre de la famille à Berlin doit prendre contact avec lui et le prier d'assister à cette conférence pour défendre la cause de la RDC. Il ne  faut pas laisser les protecteurs de Kabila dire n'importe quoi sur la situation politique du Congo.

Nous ne pouvons vous apporter des images pour la simple raison que nous avons été interdit de filmer le salon politique!

Lumbamba Kanyiki

21 avril 2015

Génocide électoral en RD Congo !

Génocide électoral en RD Congo !

Le dossier de nouveaux majeurs interdits de voter lors des élections locales, municipales, urbaines et législatives provinciales du 25 octobre 2015 se trouve au niveau de la Cour Constitutionnelle, à la suite d’une requête déposée par l’Envol de Delly Sessanga. Ce député national tient à avoir l’avis de cette haute juridiction sur l’inconstitutionnalité ou non du calendrier électoral publié le 12 février 2015 par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), dans lequel n’est signalée aucune opération d’enrôlement des électeurs avant février 2016, ce qui disqualifie au moins 10 millions de jeunes Congolais qui n’avaient pas 18 ans en novembre 2011.

En réponse aux critiques formulées par de nombreux compatriotes contre la CENI, celle-ci n’a cessé d’alléguer que les élections locales, municipales, urbaines et législatives provinciales font partie des arriérés législatifs de 2006 et 2011. Par conséquent, les Congolais qui n’étaient pas en âge de voter pour les deux cycles électoraux, n’ont pas à revendiquer des droits rétroactifs.

Interpellé au sujet de la même question au niveau de l’Assemblée Nationale, le Vice-Premier ministre et ministre chargé de l’Intérieur, Evariste Boshab, a soutenu la position de la CENI, soulignant au passage qu’une opération d’enrôlement de nouveaux majeurs en 2015, aurait entre autres conséquences un glissement du calendrier électoral.

Ainsi, en attendant que la Cour Constitutionnelle fixe l’opinion sur le sort de nouveaux majeurs, privés sans raison de leur droit de vote, il y a lieu de constater que l’alinéa 5 de l’article 5 de la Constitution souffre d’une grave violation de la part d’une institution d’appui à la démocratie. Cette disposition indique en effet que « sans préjudice des dispositions des articles 72, 102 et 106 de la présente Constitution, sont électeurs et éligibles, dans les conditions déterminées par la loi, tous les Congolais de deux sexes, âgés de dix-huit ans révolus et jouissant de leurs droits civils et politiques ».

Disqualifier des électeurs mineurs en 2011, c’est éliminer des candidats non enrôlés en 2011

Lorsque l’on revisite l’alinéa 5 de l’article 5 de la Constitution, l’on note qu’il reconnaît le droit de voter et d’être voté aux citoyens congolais âgés d’au moins 18 ans et jouissant de leurs droits civils et politiques. Il n’appartient pas à la CENI ou ministère de l’Intérieur de les empêcher de remplir leur devoir civique. En conséquence, s’il est établi que les arriérés électoraux ne concernent pas les mineurs d’âge de 2011, considérés aujourd’hui comme de nouveaux majeurs, ils ne devraient ni prendre part au vote, ni se porter candidats aux élections locales, municipales, urbaines et législatives provinciales.

Cela suppose qu’avant de recevoir les actes des candidatures des partis et regroupements politiques, la CENI devrait vérifier les dates de naissance des postulants, de manière à s’assurer qu’ils avaient 18 ans en 2011 et qu’ils avaient été enrôlés. Si tel n’est pas le cas, on devrait les rejeter, ce qui mettrait sur le même pied d’égalité les nouveaux majeurs interdits de vote le 25 octobre 2015 et ceux qui seraient candidats chefs de secteurs et chefs de secteurs adjoints, conseillers de secteurs, conseillers communaux, bourgmestres, conseillers urbains, maires, maires adjoints, députés provinciaux.

Renvoyer les élections locales, municipales, urbaines et législatives provinciales au-delà de 2016

Si la Ceni ne veut pas consacrer un génocide électoral en RDCongo, elle serait bien inspirée de renvoyer les élections locales, municipales, urbaines et législatives provinciales au-delà de 2016, le temps pour elle de prendre en compte les nouveaux majeurs dans son fichier électoral. Il serait en effet anormal que près de 10 de citoyens congolais reconnus constitutionnellement éligibles ne puissent pas voter, au motif que leur participation aux scrutins perturberait la configuration des circonscriptions électorales en termes de nombre de sièges à pourvoir.

Le plus simple serait de privilégier les élections législatives nationales et la présidentielle, qui ne posent pas problème tant pour les nouveaux majeurs « électeurs » que pour ceux désireux de briguer des mandats politiques. Tout le monde conviendra que laisser au bord de la route des millions de compatriotes ne serait pas la voie indiquée pour obtenir des élections transparentes, crédibles et apaisées.

Kimp

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RDC : l’UDPS participera aux provinciales mais pose des préalables pour la présidentielle

 

felixTshis

Félix Tshisekedi élu député pour le compte de l'UDPS en 2011 ne siège pas à l'Assemblée nationale. Il vient de taire les rumeurs sur son éventuelle participation à la Ceni (Mai 2013)

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) participera officiellement aux élections provinciales. Félix Tshisekedi a officiellement annoncé la position du parti de l’opposant Etienne Tshisekedi, mardi 21 avril au cours d’un meeting organisé à Goma au Nord-Kivu.

Selon Felix Tshisekedi Tshilombo, f du leader de ce parti, leurs candidats vont déposer leurs dossiers de candidature dans ils le délai imparti. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a fixé le délai de candidature du 15 avril au 5 mai 2015.

Toutefois,  l’UDPS pose des préalables quant à sa participation à la présidentielle de 2016.

Ces exigences éviteraient, selon lui, le glissement du mandat du pouvoir en place.

Dans une déclaration faite lundi 20 avril, plusieurs partis, regroupements politiques et groupes parlementaires de l’opposition ont conditionné leurs participations aux élections provinciales. Pour eux, la situation politique est délétère en République démocratique du Congo et caractérisée, aux dires de Fayulu, par « un processus électoral hypothétique, l’installation improvisée et dangereuse des nouvelles provinces ».

radiookapi.net

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Prof André Mbata parle du « Grand Soir » du régime et du « Triangle du glissement » Ministère de l’Intérieur-CENI-Cour constitut

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André Mbata Mangu (AMB) est Professeur des Universités et sans aucun doute l’un de plus brillants universitaires congolais et dans tous les cas le constitutionnaliste congolais le plus respecté au pays et à l’étranger. Il est l’auteur de deux ouvrages sur Barack Obama, d’un récent ouvrage sur Nelson Mandela, d’un autre ouvrage sur l’abolition de la peine de mort et le constitutionnalisme en Afrique ainsi qu’une centaine d’articles dans des revues scientifiques de renom. Dans une interview exclusive accordée à Congo News (C-N), Le Prof des Universités fait l’eschatologie du régime et parle du « Grand Soir » de la monarchie présidentielle, du respect de la constitution, du procès Kamerhe, de la Cour suprême de justice, de la Cour constitutionnelle, de la CENI, des réponses d’ Evariste Boshab à la question orale avec débat de Christophe Lutundula à l’Assemblée nationale, des manifestations de xénophobie en Afrique du Sud, et aussi de lui-même.

C-News: Prof, comment allez-vous ? On vous croyait condamné à l’exil après votre agression en Afrique du Sud !
AMB : Je vais bien et me voici de retour au pays. C’était ne pas me connaître que de me croire condamné à l’exil pour avoir fustigé la monarchisation du pouvoir présidentiel en Afrique et m’être inscrit en faux contre la révision de l’article 220 de la Constitution congolaise. Ce pays nous appartient à nous tous et nul ne peut être condamné à l’exil par une coterie au pouvoir qui aurait tort de croire en être le propriétaire.

C-News: Que s’est-il bien passé en janvier dernier en Afrique du Sud ?
AMB:
Je remercie d’abord les medias indépendants dont Radio Okapi, Congo News et Le Phare qui avaient aussitôt alerté l’opinion sur l’agression dont j’avais été l’objet. J’avais reçu des messages de sympathie et d’encouragement de plusieurs personnalités scientifiques africaines, congolaises, européennes et américaines ainsi que ceux des responsables politiques de l’opposition et même de la majorité au pouvoir à Kinshasa. Je n’avais jamais cru que j’étais tant suivi et que le combat que je menais pour le respect de la Constitution et l’Etat de droit démocratique au Congo était en réalité le combat de tout un peuple. Ce qui s’était passé en Afrique du Sud était un attentat contre ma personne. La première réaction des auteurs de cet attentat qui étaient armés de revolvers était de tirer sur moi et non d’exiger un quelconque bien. Ce qui a fait penser à un commando envoyé mais qui était condamné de fuir suite à l’intervention de la garde. L’enquête reste ouverte contre des inconnus qui semblent avoir été en mission commandée.

C-News: Vous aviez eu peur?
AMB : Bien sûr, mais c’est depuis longtemps que j’ai dominé la peur. En m’opposant aux Léviathans, à leurs sbires, aux thuriféraires et aux tambourinaires du pouvoir en Afrique et en enseignant un droit constitutionnel autre que celui de l’ inanition de la nation dans un monde dominé par la prostitution politique et intellectuelle, je ne me suis jamais douté que j’étais le constitutionnaliste le moins aimé des régimes autoritaires.

C-News: Vous sentez-vous à l’aise au pays ?
AMB : On n’est jamais mieux que chez soi. Et puis, si ailleurs l’assassin peut être cagoulé, ici au moins, tout le monde sait facilement d’où le coup viendrait. Et puis, j’étais content de retrouver mes étudiants de la Faculté de Droit de l’Université de Kinshasa (UNIKIN).

C-News: Comment se sont déroulées ces retrouvailles ?
AMB : L’accueil ne pouvait qu’être délirant. Mes étudiants avaient été les premiers à m’inonder de messages de sympathie. L’UNIKIN est en effet l’unique université du pays à bénéficier de mes services, ayant moi-même été formé dans cette université. C’est ici que je remplis mon devoir patriotique de contribuer à la formation des dirigeants congolais de demain qui seront plus respectueux de la Constitution de leur pays et des droits de leur peuple. D’ailleurs, je viens de terminer avec eux mon cours de droit constitutionnel.

C-News: Que leur avez-vous dit ?
AMB : Bien de choses et surtout le respect de la Constitution, des droits humains et des leurs propres devoirs comme citoyens de la République. Je termine ce cours avec la conviction que tous les aspirants à la monarchie présidentielle trouveront devant eux une génération nouvelle appelée à leur barrer la route et qui ne tolérera plus d’hérésies en matière constitutionnelle comme celles qui leur avaient été servies, une génération qui ne saura plus se nourrir des dogmes ni de slogans mais deviendra le premier rempart de la Constitution et de l’Etat de droit démocratique.

C-News: Prof, pourriez-vous revenir sur certaines idée-force et certains concepts qui vous sont attribués tels que la « monarchie présidentielle » et les «tambourinaires du pouvoir »?
AMB : Pas trop de choses à la fois. J’avais utilisé pour la première fois l’expression de « la vie après la présidence » en 2007 lorsque je présentais une communication inaugurale lors du Forum africain sur la gouvernance qui se tenait à Ouagadougou au Burkina Faso au cours d’une séance présidée par Blaise Compaoré en présence de l’ancien président mozambicain Joaquim Chissano et du président rwandais Paul Kagamé. Je la concluais en invitant les Chefs d’Etat africains, y compris Blaise Compaoré, l’hôte du Forum, à ne pas chercher à se cramponner au pouvoir et à quitter le pouvoir avant que le pouvoir ne les quitte.

C-News: Quelle était alors la réaction de Compaoré ?
AMB : Sa réaction était celle propre à tous les autocrates. Il était si sûr de lui-même. Il doit à présent se mordre les dents dans son lieu d’exil où il est allé seul alors que tous ceux qui ne juraient que par son nom ont disparu dans la nature.

C-News: C’est le même conseil que vous aviez donné à Joseph Kabila dans une lettre ouverte datant de septembre 2013 et à laquelle il n’a jamais répondu ?
AMB : Comme citoyen de la République, je lui conseillais de tirer les leçons de l’histoire récente de notre pays et de l’Afrique avec les dirigeants comme Mobutu et Compaoré et de se retirer du pouvoir en 2016 après avoir fait ses adieux au peuple congolais qui l’aura accepté à la tête de l’Etat pendant 15 ans. Le peuple congolais et d’autres peuples d’Afrique ne toléreront plus. Il y a une vie après la présidence.

C-News: Et la monarchisation du pouvoir présidentiel ?
AMB : Des hommes généralement jeunes qui arrivent au pouvoir à la suite du décès de leurs pères en violation des dispositions constitutionnelles en la matière comme on l’a vu au Togo, au Gabon, et en RDC ; des fils préparés pour succéder à leurs pères comme c’était le cas au Sénégal, en Egypte, en Lybie et actuellement en Uganda, au Congo-Brazzaville ou en Guinée équatoriale ; des sœurs, frères, cousins, cousines, oncles, tantes, femmes et mères des présidents qui se comportent comme des membres d’une dynastie royale et qui ont préséance sur les membres du gouvernement ; des Présidents qui croient s’éterniser au pouvoir par des violations constitutionnelles et des fraudes électorales avec l’ aide d’une armée de courtisans ; c’est à tout cela que renvoie le concept de « monarchie présidentielle ».

C-News: Et qui appelez-vous les « tambourinaires du pouvoir » ?
AMB : Il s’agit en réalité des thuriféraires et des flatteurs du pouvoir, des politiciens du ventre, des journalistes du ventre, des intellectuels du ventre, des professeurs du ventre, des pasteurs et évêques du ventre et de tous ces hommes et femmes sans scrupule qui ont vendu leur âme au diable et sacrifié des valeurs sur l’autel de leurs intérêts matériels en se mettant au service des monstres qui gouvernent.

C-News: Que pensez-vous de la justice dans notre pays ?
AMB : Le Congo n’est pas seulement malade de sa classe politique et intellectuelle, mais aussi de ses cours et tribunaux. Contrairement au prescrit de la Constitution, il n’y a pas de justice indépendante. Elle interpelle, juge et condamne ceux que le pouvoir en place voudrait interpeller, juger et condamner.

C-News: Un commentaire sur la Cour suprême de justice?
AMB : Jamais dans l’histoire du Congo on n’a connu une Cour aussi asservie au pouvoir et aussi incompétente que la Cour suprême de Justice condamnée constitutionnellement à disparaître. On peut se souvenir de ses arrêts iniques dans les contentieux électoraux de 2006 et 2011 lorsque cette Cour avait validé des résultats frauduleux, allant même jusqu’à insinuer en 2011 que le droit n’interdisait pas à un candidat à une élection présidentielle d’obtenir plus de 100% de voix dans une circonscription ! En 2011, les magistrats de la Cour suprême avaient été internés dans un hôtel de Kinshasa pour décider du contentieux électoral.

C-News: Et l’Affaire Kamerhe ?
AMB : Ce procès de la honte de la justice aura révélé au monde entier son instrumentalisation par le pouvoir en place et aussi l’incompétence des magistrats de la Cour suprême de Justice du Congo. Tout le monde dans la MP comme dans l’opposition sait que les élections de 2011 avaient été un cocktail de fraudes et avaient été dénoncées par tous. Dans cette affaire instruite par le parquet général sur injonction de l’ancienne Ministre de la Justice, le Procureur général et l’ensemble des juges de la Cour se sont accordé le pouvoir de juger Mr Kamerhe. Pourtant, même un étudiant de la première année de la Faculté de Droit sait que Mr Kamerhe n’est plus justiciable de la Cour suprême depuis son départ de l’Assemblée nationale. Tenez, uriner en public est une infraction d’attentat aux bonnes mœurs. Est-ce pour autant que le Parquet va poursuivre ? Imaginez combien de gens seraient alors poursuivis dans la Ville de Kinshasa ou ailleurs ! Aussi, il n’y avait aucune opportunité de poursuite contre Mr Kamerhe qui condamnait les fraudes non pas à titre personnel, mais comme le responsable d’un parti politique qui est une personne morale.
Le Parquet agit sur injonction du Ministre de la Justice, membre du gouvernement de la MP. C’est tout simplement un procès politique pour nuire à celui qui est devenu l’un des plus farouches opposants du régime. Sur un autre chapitre, considérant une décision récente de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, je pense que notre droit qui reste d’inspiration coloniale est dépassé. Un gouvernement et un parlement responsables dans notre pays devront le moment venu dépénaliser l’infraction d’imputations dommageables à l’ endroit de la presse, des acteurs politiques ou des personnes publiques.

C-News: Que pensez-vous de la Cour constitutionnelle ?
AMB : Elle sera présidée par un magistrat qui avait joué un rôle important dans le contentieux électoral de 2006 quand il était juge à la Cour suprême et dont certains ont considéré la nomination comme une récompense méritée pour des services rendus. En regardant au passé de ses membres qui sont tous des sociétaires de la Majorité présidentielle ou apparentés, il y a de fortes inquiétudes au sujet de l’indépendance de la Cour et de sa capacité de contribuer à la promotion de l’Etat de droit dans notre pays. D’autre part, le contentieux constitutionnel est un contentieux très technique et rigoureux qui n’a rien à avoir le contentieux des divorces, des conflits parcellaires, d’abus de confiance, de diffamation et de vol dans lesquels beaucoup de nos magistrats se sont spécialisés. Un recyclage s’impose pour les membres de la Cour constitutionnelle. Je voudrais bien leur faire confiance et les voir démentir tout le mal qui se dit à leur sujet en exerçant le « devoir d’ingratitude » envers ceux qui les ont nommés et dont le mandat s’arrête heureusement en 2016. L’affaire Kamerhe sera un important test. Plus important encore sera la requête pour la déclaration de l’inconstitutionnalité de la peine de mort que je viens de déposer devant cette Cour.

C-News: Que pensez-vous de l’indépendance de la CENI?
AMB : Elle est constitutionnelle. Cependant, les membres de la CENI et ceux du gouvernement en parlent tellement que de nombreuses personnes ont fini par croire qu’ils le font parce qu’elle n’est pas en réalité indépendante. La CENI qui n’est même pas une institution constitutionnelle de la République, mais un simple organe de l’Etat ne saurait être plus indépendant que l’Etat congolais qui fonctionne actuellement comme un Etat failli sous tutelle de la Communauté internationale, un Etat nourri aux mamelles de cette Communauté, incapable de sécuriser son propre territoire sans elle, incapable de financer une enquête internationale sur ses nombreuses fosses communes, de se construire un « Palais de Justice », ou de financer ses propres élections. L’Etat congolais est même incapable de décider du départ des troupes étrangères de son territoire comme on l’a vu lors du débat sur la prolongation du mandat de la MONUSCO.

Les visites régulières des représentants de la Banque mondiale et du FMI à Kinshasa apparaissent comme des visites d’inspection des organisations qui exercent la tutelle sur la fameuse « Troïka économique » du gouvernement et la Banque centrale et qui en cas de besoin n’hésitent pas de convoquer les responsables congolais à Washington. On ne peut pas parler d’indépendance dans la dépendance ni de liberté et de souveraineté dans la servitude. La CENI ne saurait donc être plus indépendante que l’Etat congolais qui ne l’est pas. ’

C-News: Pour vous la CENI n’est donc pas indépendante ?
AMB : Sur papier oui, mais en réalité, elle n’a jamais été indépendante. Elle ne l’était déjà pas sous la direction du Pasteur Malu Malu ni celle de l’Abbé Malu Malu. Rien n’a changé pour qu’elle soit plus indépendante avec le retour à sa tête de cet arrogant prélat catholique qui n’a cessé d’importuner la Nation tout entière après avoir nargue la CENCO et le Vatican et qui trouverait mieux sa place dans les rangs des communicateurs de la Majorité présidentielle (MP) plutôt que dans un presbytère ou dans une paroisse. Dans les faits, la CENI est sous la tutelle de la MP qui a nommé ses membres et envers qui elle tient à rester loyale. Cette tutelle est exercée par l’Assemblée nationale dirigée par le Secrétaire général de la MP et le gouvernement de la Majorité, plus spécialement le Vice-premier ministre et ministre de l’intérieur qui depuis longtemps partage la même loge que le président de la CENI. On comprend que les communicateurs de la Majorité et le porte-parole du gouvernement soient devenus aussi des porte-paroles de la CENI et que toute critique contre la CENI soit ressentie comme une attaque contre la Majorité. Comme l’a démontré la question orale de l’Honorable Lutundula, le discours sur l’indépendance de la CENI et sa capacité d’organiser des élections crédibles n’impressionne plus personne même dans les rangs des dindons (de la farce), des pigeons (faucons et colombes) et d’autres oiseaux de la basse-cour de la ferme la plus célèbre du Congo.

C-News: Vous parliez d’une «loge» à laquelle appartiendraient le Vice-premier ministre Évariste Boshab et l’Abbé Malu Malu, le président de la CENI ?
AMB: Pas de « prima curia » comme du temps de Maréchal Mobutu. Cependant, lorsque le livre du Prof Boshab présenté à l’Hôtel du Fleuve était encore en discussion, j’avais affirmé que ce livre avait été soutenu par la Cellule d’appui à la politologie pour l’Afrique, le Pacifique et les Caraïbes (CAPAC) dirigée par le belgo-congolais Bob Kabamba. Le Prof Boshab et l’Abbé Malu Malu étaient parmi les éminents membres de cette cellule. Le premier devait utiliser son savoir scientifique pour convaincre la Nation d’accepter la révision de l’article 220 de la Constitution pour donner un troisième mandat au président en exercice pour ne pas être condamnée à mort ou à l’«inanition ». Quant à l’Abbé Malu Malu, il avait mission de recourir à son incontestable expertise en matière de fraudes électorales par la manipulation du fichier électoral pour organiser un référendum et en proclamer les résultats en faveur du régime. A périodes exceptionnelles, hommes exceptionnels. Il existe depuis longtemps une complicité indéniable entre les deux hommes et ce n’est pas un pur hasard si l’un dirige aujourd’hui le puissant ministère de l’intérieur et que le prélat catholique qui avait déjà fait un excellent travail en 2006 a été rappelé et maintenu à la tête de la CENI malgré toutes les protestations de la CENCO. La mission est simple : multiplier les stratégies (mise en place de nouvelles provinces, retard dans le dépôt du projet de loi sur la répartition des sièges…) pour qu’en 2016 la CENI soit en mesure de demander et d’obtenir de la Cour constitutionnelle le report des élections présidentielles et législatives avant d’exercer le « ministère de la fraude » lorsque ces élections auront finalement lieu. Le gouvernement à travers le ministère de l’intérieur, la CENI et la Cour constitutionnelle nouvellement installée constituent le nouveau triangle du glissement du cycle électoral en RDC.

C-News: Et le calendrier de la CENI?
AMB : Sous pression de l’Opposition et de la Communauté internationale, cette CENI prétendument indépendante a fini par lâcher après s’être entêtée pendant plusieurs mois. Son calendrier est global certes, mais les propos entendus dans les rangs de la Majorité et de l’Opposition lui dénient un caractère consensuel. Le calendrier est aussi irréaliste. Le gouvernement qui vient de décider de la mise en place tardive des provinces n’a pas les moyens de sa politique qui est en réalité celle de la Majorité. Lors du débat de samedi dernier à l’Assemblée nationale, l’Honorable Bamporiki a démontré sans être contredit par le Ministre de l’Intérieur que depuis 2013, le gouvernement qui viole la Constitution en ne rétrocédant pas les 40% des ressources nationales aux provinces n’a même pas débloqué 15% du budget voté pour les élections et qu’il ne pourra pas faire en trois mois ce qu’il n’a pas pu faire en trois ans.

Il n’y a pas de réelle volonté politique de terminer les élections en 2016. Après avoir échoué à faire réviser la Constitution et à obtenir le report des élections en le subordonnant au recensement de la population qui pouvait prendre 4 à 8 ans, le gouvernement reste dans la même logique en préparant le terrain pour le report des élections en violation de la Constitution. L’ONIP dont on disait qu’il pouvait organiser le recensement dans moins d’un an n’même pas encore de bureau ni de personnel, preuve que ce n’était qu’un bluff. Il n’y a pas d’argent pour organiser les élections locales dans 67000 bureaux de vote repartis. Ces élections bien qu’importantes qui n’ont pas été organisées depuis 8 ans peuvent attendre 2017.

C-News: Ces différentes stratégies de report des élections peuvent-elles réussir ? Et pour vous, est-ce le temps de la fin du régime de la Majorité présidentielle ?
AMB : Je ne pense pas que notre peuple se laissera faire, lui qui avait envoyé au mois de janvier un message clair à la Majorité qui venait nuitamment de cracher sur la tombe de Patrice Lumumba, notre Héros national, en votant une loi électorale en violation de la Constitution. Ce message avait été capté 100% par son Autorité morale. Il n’y a pas lieu de faire marche arrière pour ne pas subir le sort de la femme de Lot dans la Bible. Le Marechal Mobutu qui avait succombé aux conseils des tambourinaires de son pouvoir en revenant sur ses promesses démocratisation d’avril 1990 en sait quelque chose. Le mouvement est irréversible. L’histoire a toujours fini par écraser ceux qui ont osé aller dans le sens contraire. Pour la MP comme pour le président, il y a un temps pour gouverner et un temps pour partir, un temps pour travailler et un temps pour se reposer si on a bien travaillé pour son peuple. Mon conseil : il ne faut rien forcer au risque de tout casser. Il y a une vie après la présidence et après le pouvoir. Notre peuple a besoin de a MP dans l’Opposition.

C-News: Vous parlez du « glas »qui aurait sonné pour emprunter le titre du livre écrit naguère par Honoré Nganda ? Est-ce bien l’eschatologie ou le « Grand Soir » du régime ?
AMB : Un peu de tout cela. Mr Ngbanda qui avait été l’un des piliers de la dictature du Maréchal Mobutu était parmi les premiers à tirer sur le monstre qu’ils avaient servi avec loyauté et qu’ils adoraient. Le MPR n’avait pas survécu et la MP telle qu’on la connait actuellement ne survivra pas. C’est bien le « Grand Soir » du régime, l’eschatologie. Le « coq » s’apprête à chanter pour amener au-devant de la scène des personnages comme Pierre qui répéta plus d’une fois qu’il ne connaissait pas Le Seigneur Jésus-Christ alors qu’il mangeait et buvait avec lui. C’est le début du temps de la fin et celui des reniements déjà vécu par les anciens dignitaires du régime Mobutu aujourd’hui dans le gouvernement de la majorité. Moins d’une année après la chute de leur « dieu », « Mulopo » ou « Mulopwe » Mobutu, Sakombi Inongo –paix à son âme – le bouillant ministre de l’information – en réalité de la désinformation – qui a son sosie bien connu dans le régime actuel se convertissait en devenant « Frère Dominique » pour témoigner partout que Mobutu n’était qu’un démon qui buvait du sang humain. J’espère vivement qu’après 2016, la MP actuelle ne fera pas la même chose que le MPR en donnant naissance à un nouveau converti (Frère, Pasteur, Prophète…) qui puisse raconter des bêtises en prétendant que quelqu’un dans son sein buvait du sang… des fosses ou des tombes communes ! Au Congo, l’histoire semble malheureusement se répéter avec des personnages qui se ressemblent étrangement au point de vous donner des sueurs froides et des crises cardiaques.

C-News: Un mot sur les fosses ou tombes communes ?
AMB : La Bible dit que rien de ce qui se fait de nuit ne restera caché. C’est incroyable que les gouvernants qui se réclament du peuple puissent réserver un tel traitement inhumain à leurs compatriotes morts indigents après qu’ils les aient eux-mêmes condamnés à cette indigence. Une enquête indépendante et internationale est nécessaire pour faire la lumière sur cette affaire. La refuser serait une preuve que le gouvernement a des choses à cacher, contrairement aux nombreux démentis de ses porte-paroles. En outre, les indigents ne sont pas des inconnus. S’ils n’ont pas été ramassés dans la rue mais des parents les ont amenés à l’Hôpital avant de les abandonner faute de moyens, ils étaient au moins enregistrés. Les fiches et certificats de décès sont également nécessaires pour nous convaincre qu’il s’agissait des indigents. En outre, on devrait permettre l’exhumation des corps. Le ministre de la justice ne doit pas tromper le peuple en prétendant que celle-ci dépend des autorités judiciaires lorsqu’il sait que le parquet qui instruit le dossier n’est pas indépendant et travaille sous ses instructions. Enfin, avons-nous des dirigeants humains ? Qu’avons-nous fait des valeurs africaines qui nous imposent le respect à la fois pour les vivants et pour les morts qui deviennent nos ancêtres ?

Comment un gouvernement qui prétend avoir des millions de dollars pour recenser la population, mettre en place de nouvelles provinces et organiser des élections dans 67 000 bureaux de vote pouvait-il manquer moins d’un million de dollars pour payer des cercueils et enterrer dignement moins de 500 personnes au lieu de les jeter comme des chiens dans un trou ? L’exhumation aura lieu tôt ou tard. Les victimes seront bien identifiées et les personnes responsables subiront toute la rigueur de la loi en droit pénal national ou international pour crime contre l’humanité qui est un crime imprescriptible et que le temps ne peut donc pas effacer.

C-News: Avez-vous à dire sur l’arrestation et puis la libération des militants pro-démocratie du « Balai citoyen » et de « Y’ en a marre » et sur leur collègues du mouvement Filimbi en prison?
AMB : Très mauvaise et honteuse publicité internationale pour le pays. Preuve, s’il en était encore, que nous sommes encore loin de l’Etat de droit démocratique où les droits et libertés sont garantis. Toutes ces personnes devraient être libérées sans délai. Les qualifier de terroristes serait simplement faire preuve de cécité et de surdité intellectuelles et politiques. Comme dans l’Apocalypse, une forte trompette a sonné pour annoncer la fin des régimes autoritaires et corrompus et le début d’une ère nouvelle en Afrique. Il serait mieux de l’entendre pour échapper au « jugement dernier » et ne pas rater l’Enlèvement et la rencontre avec Le Seigneur.

C-News: Un mot la question orale avec débat de l’Honorable Christophe Lutundula à l’Assemblée nationale ?
AMB : Félicitations à Christophe Lutundula, un juriste brillant et intègre qui n’avait pas toujours su défendre ses idées au sein de la Majorité, mais mieux vaut tard que jamais. On l’a qualifié de « traitre » et d’«ingrat ». J’ai entendu des gens qui ne lui arrivent même pas à la cheville contester ses connaissances comme juriste et le traiter de tous les noms parce qu’il a su s’élever au-dessus de la basse-cour et du raisonnement de ses applaudisseurs automatiques. J’ai surtout apprécié sa conclusion : « si nous ne réglons pas les problèmes, les problèmes finirons par nous régler les comptes tôt ou tard ».

C-News: Et les réponses du Vice-premier ministre Evariste Boshab ?
AMB : Je le connais depuis plus de trois décennies depuis qu’il était notre ainé à la Faculté de Droit de l’UNIKIN et le Maire du Home 30 sur le Campus. Evariste est resté égal à lui-même et ses réponses ne pouvaient convaincre que la basse-cour. Cependant, on doit lui reconnaître le mérite d’avoir su mettre son génie au service du régime et le poste de Premier ministre aurait été une juste récompense du régime qu’il sert avec loyauté depuis des années, multipliant des stratégies pour lui permettre de conserver le pouvoir même jusqu’à ce que Le Seigneur Jésus-Christ revienne. En 2011, il était l’un des architectes de la révision constitutionnelle ayant supprimé le second tour de l’élection présidentielle. Lors des élections, pour assurer la majorité à son parti, le PPRD, avec le concours du Prof Lumanu, le Ministre PPRD de l’Intérieur, il avait eu l’intelligence de créer une constellation d’environ 300 partis politiques qui avaient présenté des candidats avant de disparaître. Son livre « Entre la révision de la constitution et l’inanition de la nation » n’avait comme objectif que de contribuer à la pérennisation du pouvoir par son parti. Devenu ministre de l’intérieur, il a joué un grand rôle dans la mise en place de l’ONIP œuvrant sous la tutelle de son ministère et dirigé par le Prof Lumanu. L’inclusion du recensement comme préalable aux élections dans le projet de loi électorale présenté à l’Assemblée nationale au mois de janvier dernier était également l’œuvre de son génie. Le connaissant bien depuis des années, j’ai toujours bien compris le Prof même lorsqu’il parle à demi-mots ou lorsqu’il se tait tout simplement. Sa réponse à la question de l’Honorable Lutundula était claire et limpide et c’est la réponse de la MP et de son gouvernement qui reste dans la logique de la conservation du pouvoir et du report des élections présidentielles en mettant précipitamment en place de nouvelles provinces et en exigeant l’organisation des élections municipales et locales tout en sachant bien que les finances nationales ne permettront pas l’organisation de l’élection présidentielle. L’Abbé Malu Malu avait déjà dit qu’il s’adresserait à la Cour constitutionnelle si la CENI était incapable d’organiser les élections dans les délais. Et si, en se fondant sur l’insuffisance de moyens financiers que le gouvernement ne lui donnera pas, la CENI utilisait cet argument comme un cas de « force majeure » devant la Cour constitutionnelle, celle-ci n’aurait aucun pouvoir pour la contraindre d’organiser l’élection présidentielle. Les membres de la Cour n’auraient même aucun intérêt à le faire eux qui ont une lourde dette morale à payer à la MP. Toutefois, les choses ne sont pas si simples.

Il faudra éviter que le peuple souverain qui s’est déjà exprimé en janvier et qui reste en éveil ne se remette en action. Nul n’est plus grand que le peuple et nous ne devrions pas nous entêter en faisant prévaloir nos intérêts partisans et égoïstes sur ceux de notre peuple. Il n’y aurait aucun problème si le gouvernement pouvait organiser toutes les élections, des locales à la présidentielle en 2016. Cependant, comme il ne le peut pas faute de moyens, préparons uniquement des élections parlementaires et présidentielles crédibles en 2016 et les autres peuvent être organisées après.

C-News: Qu’avez-vous à dire sur les attaques xénophobes en Afrique du Sud ?
AMB : Une honte pour l’Afrique du Sud, pour l’ANC et pour le gouvernement du Président Jacob Zuma qui avait allumé le feu en adoptant des lois sévères sur l’immigration et l’attribution des visas après avoir bénéficié du soutien d’autres peuples africains dans la lutte contre l’ Apartheid. Mandela devait se retourner dans sa tombe et les Sud-africains devraient avoir honte et se sentir ridicules partout où ils se trouvent. Ils n’attaquent pas les Blancs qui les ont chosifiés durant l’apartheid, mais leurs propres frères et sœurs africains qui les avaient aidés à combattre ce système odieux. Le fils de Zuma fait partie des instigateurs de ces attaques. Un gouvernement congolais responsable aurait réagi comme l’a fait le Nigeria en envoyant un message clair au gouvernement sud-africain. Président ou Premier Ministre congolais, je n’aurais pas hésité d’interdire les vols SAA pendant tout le temps que les sud-africains continueraient avec leurs attaques contre d’autres africains. J’aurais rappelé en consultation notre Ambassadeur à Pretoria tout en convoquant celui d’Afrique du Sud à Kinshasa et les sociétés sud-africaines comme VODACOM recevraient un message de mon gouvernement à l’intention du peuple sud-africain.

C-News: Prof, quel est finalement votre avenir politique, un universitaire ou un politicien ?
AMB : Un universitaire et un homme politique ou un homme d’Etat plutôt qu’un politicien dans le sens péjoratif que ce mot revêt au Congo. Je reste un universitaire résolument engagé à la cause de son peuple, partageant non seulement ses souffrances, ses peines et ses inquiétudes, mais aussi ses espoirs et ses rêves pour le changement et le mieux-être. Chaque chose a son temps. Je suis content dans ma peau de professeur des universités. Je continue à enseigner les valeurs et les principes de l’Etat de droit démocratique aux hommes et femmes au pouvoir ou dans l’opposition, aux gouvernants comme aux gouvernés. Je verrai le moment venu quel autre rôle je pourrais jouer pour continuer à servir notre peuple. En attendant, je ne peux me réjouir avec lui de la victoire historique que nous avons remportée contre les démons de la dictature, de l’autoritarisme et de la monarchisation du pouvoir en barrant la route aux partisans de la révision ou du changement de la constitution. Cependant, a luta continua. Notre lutte pacifique pour l’avènement et la consolidation d’un Etat de droit démocratique tel que recherché par notre peuple doit se poursuivre car notre victoire n’est pas encore complète. Nous n’avons fait qu’un bout du chemin.

MTN

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Malu Malu à nouveau évacué en RSA

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Le régime semble être poursuivi par un signe indien. Presque plus rien ne lui réussit. Et le dernier coup dur du régime, c’est la disqualification de l’abbé Malu Malu, le président de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante), l’homme qui était son dispositif clé pour contrôler le processus électoral à ses fins. Le régime avait ferraillé avec l’opposition et surtout l’église catholique pour imposer l’abbé.

Si la société civile et l’opposition n’avait pas réussi à le mettre hors-jeu du processus électoral à cause de ses accointances avérées avec le régime, la nature s’en est chargée. Selon des sources proches de la Ceni, l’abbé Malu Malu souffrirait d’une tumeur maligne au cerveau. En clair un cancer. C’est qui l’a conduit pendant plusieurs mois à s’absenter du pays. Il a été opéré à la tête en Afrique du Sud et a suivi une thérapie en Inde. C’eut été une autre, désargentée, elle n’aurait pas survécu à cette maladie car Malu Malu s’est attaché les services de meil¬leurs médecins. Un aveu de l’inutilité du très couteux Hôpital du Cinquantenaire (100 millions USD), présenté comme la réponse au tourisme sanitaire notamment de plus hautes autorités. Malu Malu revenu au pays se coiffe désormais d’un « Munieré » comme Tshisekedi pour couvrir les cicatrices de sa lourde opération au crâne. De retour au pays donc, Malu Malu a voulu montré qu’il s’était remis de sa maladie et qu’il reprenait les rênes de la Ceni. Il a donc convoqué une conférence de presse avec la presse le jeudi 16 avril passé.Cette fameuse conférence de presse a trahi son état de santé. D’abord au lieu qu’il entre dans la salle de conférence après les journalistes, Malu Malu y était déjà scotché à son siège. Pendant la conférence de presse, les journalistes présents ont remarqué aussi que Malu Malu avaient de pertes de mémoire. A ces troubles de mémoires, se sont ajoutés de moments de silence où l’abbé ne disait plus rien alors qu’il avait la parole. De bizarreries en bi¬zarreries, à la fin de la con¬férence de presse, c’est en principe le conférencier qui sort en premier, mais non, le modérateur a demandé aux journalistes de vider la salle avant l’abbé. La conférence elle-même n’a duré que 35 minutes. Un temps trop court car Malu Malu d’ordinaire est loquace. Alors que les sujets étaient nombreux, elle a été brusquement arrêtée.Cette conférence de presse bi¬zarre plutôt que de rassurer l’opinion à renforcer la con¬viction que le président de la Ceni avait été gravement atteint. Atteint gravement au point de ne plus être en mesure de se déplacer seul à cause de la paralysie qui af¬fecterait ses membres inféri¬eurs. Ce qui explique que les journalistes l’ont trouvé dans la salle et l’y ont laissé
alors qu’on sait que le con¬férencier entre en denier pour sortir en premier d’une conférence. D’où la ques¬tion légitime : est-il sur une chaise roulante ? Selon plu¬sieurs journalistes présents, sa main droite était immo¬bile. Un signe de paralysie partielle. Comme pour con¬firmer que le mauvais état de santé de Malu Malu, il vient d’être évacué à nou¬veau en Afrique du Sud pour des soins appropriés. Le processus électoral se fera désormais sans Malu Malu. Il va certainement rater le train que lui-même a lancé au grand dam de la Majorité présidentielle. L’abbé doit se concentrer sur sa santé. La Kabilie doit revoir sa straté¬gie, qui consiste à noyauter les processus électoral, avec la perte certaine de Malu Malu. La MP s’était donné tout le mal pour l’imposer. Aujourd’hui le destin semble avoir décidé autrement.
MATTHIEU KEPA

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