18 avril 2015

Jacquemain Shabani, son coup de gueule sur le charnier de Maluku et son appel à l’UDPS

Jacquemain Shabani

Décidément, l’ancien SG de l’UDPS Jaquemin Shabani est sorti de son silence. Il a au cours d’une interview accordée à C-NEWS, passer en revue la situation politique de l’heure. Notamment, l’affaire fosse commune de Maluku et la vie politique de l’UDPS. A la question de savoir sa réaction sur la découverte d’un charnier avec 421 cadavres enterrés, Shabani réagit : «Je crois que la question de ce charnier découvert de façon rocambolesque doit tous nous interpeller. C’est une question de justice et des droits humains. J’ai eu à suivre les déclarations de différents responsables, ministre de l’intérieur, hôtel de ville, je crois qu’ils n’ont aucune considération pour la vie humaine. Justice s’impose».

Souscrivez-vous à une enquête?

La problématique qui se pose ici, c’est de savoir pourquoi une fosse commune. Une fosse commune ça veut dire quoi? Je crois que c’est un trou qu’on creuse dans lequel on déverse de la façon la plus anonyme un certain nombre de personnes. Est-ce que le gouvernement ne pouvait pas prévoir des espaces pour chacun d’entre eux, conformément à la législation congolaise en la matière? C’est-à-dire, l’établissement pour chacun d’eux d’un certificat de décès et d’inhumation puis un tombeau.
D’où votre insistance pour une enquête?

Oui, une enquête indépendante et impartiale, vue l’implication des différentes autorités qui semblent être solidaires dans ce dossier.

Mais ces autorités ont déjà initié une enquête via le Parquet Général de la République?

Le pouvoir judiciaire congolais n’a pas suffisamment d’indépendance, mais aussi de moyens pour instruire ce dossier.
Les implications et ramifications semblent atteindre la sphère du pouvoir politique. Souvenons-nous qu’au mois de janvier 2015 des nôtres sont tombés et à ce jour on ne sait où ils ont été enterré ! La communauté internationale peut mettre à notre disposition non seulement des moyens mais aussi des experts pour ce faire. L’occasion pour moi de saluer la solidarité du peuple Belge qui a disponibilisé un million d’euro pour soutenir l’enquête.

Que dites-vous de l’initiative du Gouvernorat qui organise une journée porte ouverte à la morgue?

Il faut considérer que c’est de la diversion. Les foetus nous savons tous qu’ils ont un traitement différent des autres cadavres, mais aussi le gouvernorat devrait nous faire rapport sur les personnes disparues. Les cas des dépouilles volées en 2011 au siège de notre parti l’UDPS.

Vous parlez de votre parti, justement quelle est votre réaction aux dernières nominations?

Au cours de la cérémonie de commémoration du 33ème anniversaire du parti, le Président Etienne TSHISEKEDI a fait un appel à l’unité. Parlant de ces dernières nominations, j’en suis surpris et étonné.

Et pourquoi êtes-vous surpris et étonné?

Pour la simple raison que ces décisions ne reflètent aucune volonté d’unité. Bien au contraire, elles consacrent et cristallisent la division ainsi que la dispersion des différentes sensibilités qui constituent l’UDPS. Connaissant le Président TSHISEKEDI, pour avoir travaillé avec lui sur cette question particulière de l’unité du parti, cela ne lui ressemble pas.

Vous pensez que l’UDPS est en mesure de recouvrer son unité?

Oui et on y travaille chaque jour. Cela est un impératif pour la survie du parti et il nous faut pour y parvenir l’implication de tous. Il est important que ce parti retrouve sa quiétude, son harmonie pour jouer son rôle de leadership.

A votre avis qu’est-ce qui est à la base des difficultés que connait l’UDPS?
Un déficit de démocratie interne dans la gestion et l’organisation du parti. Après les expériences vécues, il est important que le parti se retrouve rapidement dans un congrès pour une analyse critique permettant, en toute objectivité, de donner les solutions adéquates.

Le congrès que vous réclamez, il est annoncé pour le mois de décembre?

D’abord la date me semble trop lointaine, le parti doit intégrer dans son action les enjeux nationaux. Considérez qu’il y aura des élections déjà en 2015, donc cette année. Le 15 avril 2015, le dépôt des candidatures aux provinciales a débuté. Donc nous sommes en retard, j’estime que notre participation aux élections s’impose.

La participation aux élections s’impose, d’autant plus que Félix, parle déjà de la candidature de TSHISEKEDI à la présidentielle. Quelle est votre position?

Oui, c’est une bonne chose, mais il n’a exprimé que son opinion personnelle. Il est important que le parti se prononce officiellement sur cette question qui ne concerne pas que la candidature à la présidentielle, tout en considérant que cette fois ci les cadres de base auront aussi à briguer des sièges.

Croyez-vous encore en la capacité de TSHISEKEDI, vu son âge et son état de santé, de concourir pour la Présidence de la République?

Attendons voir ! il nous quittait il y a plus d’une année pour des raisons de soin, je prie que tout se passe bien pour lui.

Que pensez-vous du dialogue réclamé par TSHISEKEDI alors que lui visait l’impérium?

Malheureusement je n’ai pas participé a aucune réflexion sur la question du dialogue, mais je reste convaincu que Kabila est incapable de dialoguer au profit et pour les intérêts du peuple congolais. Le mandat tends à sa fin, passons à l’essentiel qui se résume dans les élections. Concernant l’impérium, je considère que le souverain primaire à travers les prochaines élections réglera cette question une fois pour toute.

On peut considérer que cette lutte pour l’impérium appartient désormais au passé?

Non je ne crois pas, car c’est le fruit d’un combat et de beaucoup de sacrifices, mais la stratégie politique nous enseigne qu’il faut savoir changer de tactique. L’objectif reste le même, la conquête du pouvoir.

Que vous inspire le dossier FILIMBI?

C’est un encouragement de voir la jeunesse congolaise consciente de sa vie, sa responsabilité et de son rôle. Une jeunesse consciente et engagée dans laquelle on se reconnait. Mais aussi, c’est interpellant de voir la violence et l’intolérance dont des pro-démocrates font l’objet. Il n’y a que des extrémistes, fanatiques, terroristes … qui peuvent craindre des activistes de la démocratie. Soyons solidaires jusqu’à leur libération.

L’affaire Filimbi, nous permet de jauger l’état des droits de l’homme en RDC. Quelle est votre appréhension sur la question?

Sur cette question Filimbi est un dossier parmi tant d’autres. Souvenons-nous des détenus d’opinion et politique comme Diomi Eugène, Jean Bertrand EWANGA, Bruno KABANGU, Christopher Ngoyi, Mike Mukebayi etc … sans oublier la fosse de Maluku. Il est institué en RDC un état policier qui constitue un danger pour les droits humains.

Il y a une question d’actualité qui défraye la chronique. C’est le découpage territorial, qu’en pensez-vous?

C’est une exigence constitutionnelle mais le pays n’y est pas préparer. Ceci vient d’être programmé à la vas vite dans le cadre d’un agenda politicien pour obtenir un éventuel glissement. C’est très dangereux et je milite pour qu’on projette son application après les élections de 2016.

Ok quelles sont vos ambitions politiques d’avenir?
J’ai eu une première expérience électorale en 2011 au niveau des élections législatives nationales dans la circonscription du Mont- Amba. Au-delà du hold up électoral de Kabila, c’était une très bonne aventure que je referais prochainement.

Avec les couleurs UDPS?

J’en suis membre et j’espère que mon parti se ressaisira à temps utile.

PAUL MULAND

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Violences à Durban: l’Afrique du Sud présente des excuses aux Congolais

 
Des Congolais avant le match de Caf le 28/01/2013 entre RDC-Mali : 1-1 à Durban en Afrique du Sud. Radio Okapi/© Don John BompengoDes Congolais avant le match de Caf le 28/01/2013 entre RDC-Mali : 1-1 à Durban en Afrique du Sud. Radio Okapi/© Don John Bompengo

L’ambassadeur de l’Afrique du Sud en RDC, N’tsiki Mashimbye, présente des excuses aux Congolais victimes des actes « barbares » à Durban, ville située à 615 km de Pretoria (Afrique du Sud). Le diplomate sud-africain l’a fait, vendredi 17 avril, au cours d’une conférence de presse à Kinshasa.

 «Au nom du gouvernement sud-africain, au nom de mon ambassade et en mon nom propre, j’aimerais présenter mes excuses à tous les Congolais à cause de ce qui s’est passé, provoqué par certains de nos concitoyens», a déclaré N’tsiki Mashimbye.

Il a condamné ces violences et a assuré que son gouvernement ne pourra jamais encourager une politique de haine envers d’autres Africains :

«Peu importe la frustration et la gravité des raisons qui ont poussé certains Sud-Africains à perpétrer ces attaques, ces raisons ne pourront jamais justifier des attaques sur nos frères africains ».

N’tsiki Mashimbye a indiqué que son gouvernement est constitué en majorité de personnes qui ont bénéficié de l’hospitalité africaine pendant l’apartheid.

«Nous sommes, parce que vous êtes. Nous ne pouvons jamais oublier d’où nous venons. Si nous en sommes là où nous sommes aujourd’hui, c’est grâce à vos sacrifices », a-t-il poursuivi.

Le diplomate sud-africain a par ailleurs invité tous les Congolais qui désirent voyager en Afrique du Sud de ne pas hésiter car la protection leur sera assurée.

Des étrangers vivant en Afrique du Sud sont victimes des actes xénophobes depuis deux semaines à Durban. Les nationaux accusent les immigrés d’être à la base du chômage et de la hausse du taux de criminalité.

Réagissant à cette préoccupation, l’ambassadeur de l’Afrique du Sud vivant en RDC a annoncé la création d’une commission pour mener des enquêtes.

«Ce sont des questions réelles auxquelles il faut répondre. Nous avons hâte de collaborer avec tous nos frères africains pour résoudre le défi qui se pose à nous tous », a ajouté N’tsiki Mashymbye.​

De son côté, l’ambassadeur de la RDC en Afrique du Sud, Bene Poko, condamne les exactions contre les étrangers dans la ville de Durban. Dans une interview accordée jeudi 16 avril à Radio Okapi, il avait déploré la passivité de la police face à ces exactions, qui selon lui, n’ont pas leurs raisons d’être.

D’après des témoignages en provenance d’Afrique du Sud, des jeunes zoulous tabassent les ressortissants d’autres communautés africaines, saccagent leurs biens et leurs commerces.

Plusieurs Congolais restent terrés chez eux et ne savent plus vaquer à leurs occupations quotidiennes. Ils craignent d’être tabassés, brûlés vivants, sur des voies publiques par les jeunes zoulous, comme le témoigne un Congolais vivant à Durban, Toubie Kuketuka.

radiookapi.net

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Jeûner trois jours renouvelle totalement le système immunitaire

Repéré par Eric Leser/slate

To eat or not to eat? daniellehelm via Flickr CC License by

Des chercheurs d'une équipe de l'Université de Californie du sud (USC) affirment avoir trouvé le moyen de contraindre le corps humain à se régénérer. Une découverte annoncée comme «capitale». Jeûner pendant 72 heures peut permettre de reconstruire l’ensemble du système immunitaire même chez les personnes âgées ou gravement malades telle est la conclusion de cette nouvelle étude scientifique.

Si jeûner est considéré comme néfaste pour l’organisme par les nutritionnistes, priver le corps de nourriture pendant trois jours contraindrait ensuite la moelle osseuse à produire de grandes quantités de globules blancs qui combattent les infections. Cette découverte peut être particulièrement utile aux malades dont le système immunitaire a été affaibli, par exemple les cancéreux traités par des chimiothérapies.

Selon les chercheurs d’USC, jeûner lance un processus de régénération. «Cela donne le feu vert à la moelle épinière pour reconstruire l’ensemble du système immunitaire» explique Valter Longo, professeur de gérontologie et de biologie à l’Université de Californie du sud. «Et la bonne nouvelle est que le corps se débarrasse des parties du système immunitaire abîmées ou âgées et inefficaces, pendant le jeun. Et si vous partez d’un système fortement endommagé par une chimiothérapie ou le vieillissement, les cycles de jeun peuvent permettre de  créer, littéralement, un nouveau système immunitaire». 

Les jeuns prolongés contraignent en fait le corps à consommer ces réserves de glucoses et de graisses mais aussi détruisent une proportion importante des globules blancs. «Quand vous vous privez de nourriture, le corps essaye d’économiser l’énergie dépensée et pour cela recycle un grand nombre de cellules du système immunitaire qui ne sont pas indispensables, notamment celles qui sont abimées». Ainsi, pendant le jeun, le nombre de globules blancs baisse fortement et augmente rapidement quand la personne s’alimente à nouveau. Le jeun a aussi un autre effet bénéfique, il réduit la présence dans le corps de l’enzyme PKA qui est liée au vieillissement et augmente les risques de cancer et de croissance des tumeurs.

«Il n’y a pas de preuve que jeûner soit dangereux mais il y a de grandes preuves que ce soit bénéfique», résume Valter Longo.

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17 avril 2015

Fosse commune de Maluku : le député Alexis Mutanda sort du silence

Alexi_Mutanda

Depuis la découverte de la fosse commune à Maluku, contenant quelques 421 corps, des réactions fusent de partout pour exiger la mise sur pied d’une commission d’enquête indépendante et sérieuse afin de faire la lumière sur ce prétendu charnier.

C’est aussi l’avis du député national Alexis Mutanda Ngoy Muana, qui est sorti du silence pour réagir en appelant à la mise sur pied d’une commission d’enquête indépendante pour tirer au clair cette affaire, que beaucoup qualifient d’inhumaine.

Alexis Mutanda n’approuve pas la version du gouvernement sans une enquête sérieuse. Les affirmations du gouvernement sont qu’on a enterrés des indigents dans la fosse commune. L’élu de Mbuji-Mayi attend les enquêtes pour se faire une idée claire sur ce dossier.

Pour lui, cette affaire est révélatrice de beaucoup de chose, c’est pourquoi il tient toujours à la mise en place d’une commission d’enquête afin d’établir la vérité.

Très ému par le traitement inhumain et dégradant réservé aux dépouilles de ces Congolais, Alexis Mutanda estime que « la journée porte ouverte » organisée dernièrement à la Morgue Centrale de l’Hôpital Maman Yemo par l’Hôtel de Ville de Kinshasa est une insulte au peuple congolais et n’a rien changé dans les pensées des gens.

Une enquête crédible

Comme Amnesty International, le parlementaire appelle le gouvernement de la RDC à accepter l’assistance technique de la MONUSCO pour mener une enquête crédible, indépendante et efficace sur cette affaire et, plus particulièrement, à publier des éléments sur le sexe et l’âge de la personne , la cause du décès et le dossier de la morgue où le corps a été conservé avant la fameuse inhumation.

» Les autorités congolaises doivent accepter l’assistance technique de la MONUSCO, Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo, afin de faire la lumière sur cette affaire de fosse commune découverte récemment à la périphérie de Kinshasa.

Il est crucial qu’une enquête approfondie et impartiale soit menée dans les meilleurs délais « , souhaite Alexis Mutanda.

» Au lieu de nous inviter à la morgue pour voir de quelle manière dont nos sœurs et frères sont conservés, l’Hôtel de Ville de Kinshasa devrait renforcer la capacité de cette morgue afin d’accueillir dans les meilleures conditions les corps de ceux qui sont morts », a-t-il ajouté.

Découpage territorial

Promulguée le lundi 2 mars par le chef de l’Etat, la loi de programmation déterminant les modalités d’installation des nouvelles provinces est diversement commentée par des Congolais. Si elle a été saluée par les acteurs politiques en Ituri, en Province Orientale comme par des jeunes à Mbandaka (Equateur) cela n’est pas le cas dans d’autres provinces du pays.

Pour l’élu de Mbuji Mayi, le découpage territorial est constitutionnel, mais déplore le retard avec lequel ce processus vient d’être mis en marche par le gouvernement de Kinshasa. Il craint que cela cache quelque chose derrière son application.

Loin d’être un prophète de malheur, Alexis Mutanda craint de voir le pays être buté à de nombreux problèmes qui risquent aussi de créer de mécontentement dans le pays. Surtout quand on sait qu’avec 11 provinces, on avait des difficultés à résoudre des fonctionnaires, militaires et autres, qu’est-ce qui va arriver avec 26 qui exige plus d’administration, plus des salariés et autres problèmes.

Avec 11 provinces, le gouvernement s’était montré incapable de subvenir aux besoins de la population, ce qui risque d’être pire avec 26 provinces?, s’interroge t il.

L’installation des nouvelles provinces risque de basculer le pays dans une crise au regard des réactions sur terrain depuis la promulgation de cette loi par le Chef de l’Etat. « Pourquoi un tel projet et pourquoi mettre à exécution ce projet seulement maintenant et à quelques mois de la fin des mandats des institutions du pays?

Pire avec 26 provinces

Ce cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social et député national, élu de la ville de Mbuji-Mayi, Alexis Mutanda ne siège pas à l’Assemblée nationale conformément à l’option levée par son parti, tordant ainsi le cou à la radio trottoir.

Alors président de la commission électorale permanente de l’ Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Alexis Mutanda a profité lors de son séjour en Belgique du micro d’Etienne Ngandu, du site Congoone, pour mettre en exergue les nombreuses irrégularités ayant entaché les élections de novembre 2011 et confirmer, avec chiffres à l’appui, selon la compilation faite par le Bureau de coordination de la campagne de l’UDPS, que c’est bien Etienne Tshisekedi qui a été élu président de la République.

Par Godé Kalonji et Lucien Kazadi

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L’horreur continue à Beni : 18 personnes massacrées à la machette

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La terreur reste prégnante à Beni, dans la province du Nord-Kivu. Cela malgré la présence des Casques bleus de Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO)et des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans la région, qui traquent des combattants des Allied Democratic Forces (ADF).

Le mercredi 15 avril dernier, 18 personnes ont été tuées à la machette dans cette partie du pays, selon un bilan actualisé hier jeudi, sur le site de radio okapi.

selon Amisi Kalonda, l’administrateur du territoire les civils » ont été tués à la machette dans la localité de Mbau, à une trentaine de kilomètres de Beni ».

« Les victimes ont été tuées ce matin vers 9 heures (locales) alors qu’elles se rendaient aux champs. (…) Les forces de l’ordre ont été alertées par un villageois ayant réussi à échapper aux assaillants. « , a-t-il ajouté, sans s’avancer sur l’identité des meurtriers.

Bilan lourd

Mais selon les organisations de la société civile locale, le bilan serait beaucoup plus lourd et s’élèverait à dix morts. « D’autres corps ont été retrouvés dans les environs au cours des recherches des forces de l’ordre », a affirmé Teddy Kataliko, l’un des membres de la société civile à Beni, appelant les autorités locales à veiller à la sécurité des habitants.

D’octobre à décembre dernier, plus de 260 personnes, essentiellement des civils (hommes, femmes et enfants ont été tuées dans une succession de massacres commis principalement à l’arme blanche.

Joseph Kabila, le président de la République, s’est même rendu sur place fin octobre pour réconforter la population et promettre de « vaincre les ADF ».
Les FARDC et la MONUSCO avaient relancés en décembre 2014 une opération conjointe pour ramener le calme à Beni. Mais les tueries n’ont jamais cessé.

Les tueries se sont même étendues aux zones limitrophes de la Province orientale. Depuis le 1er janvier, une quarantaine de personnes au moins ont été massacrées dans des attaques similaires dans le territoire de Beni ou en Province Orientale.

Trop de morts

Selon plusieurs diplomates en poste à Kinshasa, le renouvellement du mandat de la MONUSCO pour un an fin mars par le Conseil de sécurité, n’a pas amélioré les choses, et les Casques bleus et l’armée congolaise n’entretiennent toujours aucune coopération militaire depuis plusieurs mois.

Considéré comme auteur de ces attaques, l’ADF avait subi pourtant de lourdes pertes au premier semestre 2014 sous les coups d’une offensive de l’armée congolaise, à laquelle la mission onusienne avait fini par prêter main forte.

Mais la mission onusienne ne voyait pas d’un bon œil cette opération et jugeait alors plus urgente la lutte contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Depuis plus de six mois, Beni est le théâtre de fréquents massacres attribués aux rebelles ougandais islamistes de l’Armée de résistance du seigneur (LRA).

Par Godé Kalonji Muk

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Commune de Kalamu : Un cadavre disparaît du cercueil en pleines funérailles

Commune de Kalamu : Un cadavre disparaît du cercueil en pleines funérailles

Un cadavre a mystérieusement disparu du cercueil le dimanche 12 avril dernier dans la commune de Kalamu, à côté de la maison communale où des familles éprouvées exposent leurs dépouilles. Cette disparition a causé une débandade, les membres de la famille complètement perdus, ne sachant plus que faire.

Pourtant, la veillée mortuaire s’était bien déroulée. La nuit de samedi à dimanche, le cercueil était ouvert, de manière à permettre à tout le monde de rendre un dernier hommage à la personne décédée. Vers quatre heures du matin, un de ses proches a pris l’initiative de remettre le couvercle, pour le rouvrir peu avant la levée du corps pour le cimetière.

Le matin, presque tout le monde qui avait passé nuit à la veillée mortuaire est rentré se débarbouiller en vue de revenir en forme avant l’enterrement. Quelques rares personnes restées ont commencé à donner un coup de balai sur cet espace, question de le rendre propre à l’arrivée des personnes de marque.

C’est autour de 8h30’ que quelqu’un a eu l’idée de rouvrir le cercueil pour arranger le corps, car il y avait eu quelques bousculades de ceux qui pleuraient tout autour la nuit. Miraculeusement, il a découvert un cercueil vide, avant de pousser un cri pour alerter d’autres membres de la famille.

C’était la débandade totale. Tout le monde a fui ce lieu. Ni membre de la famille, ni ami, encore moins une connaissance n’était encore présente sur le lieu.

L’émotion était forte. Tout le quartier a vibré au rythme de la peur après avoir appris cette histoire d’horreur. Les plus courageux ont saisi la police pour essayer de trouver une solution. Mais les pauvres policiers ne pouvaient rien faire, si ce n’est de constater le scandale. Aussitôt, une équipe d’agents de la Croix rouge est arrivée sur le lieu pour récupérer le cercueil et le déposer au poste de police.

Dans les discussions des badauds, certains soutiennent que la personne décédée serait sans nul doute un occultiste, et que le monde de ténèbres avait besoin de son corps pour d’autres cérémonies mystiques après l’avoir retiré de ce monde.

Ce phénomène est inexplicable, humainement parlant, et laisse plusieurs témoins perplexes, au point que bien de personnes informées n’en croient pas.

Par LM

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Interview: »Même exilé à Paris, Filimbi continue la lutte pour la démocratie en RDC »

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Trois des fondateurs du mouvement citoyen congolais Filimbi (RDC) viennent de s’exiler en Europe, après s’être cachés pendant plusieurs semaines à Kinshasa pour fuir la répression organisée par le régime de Joseph Kabila. Ils accordent leur première interview à « Jeune Afrique ».

Quartier de Masina, Kinshasa, le 15 mars 2015. Le nouveau mouvement Filimbi (sifflet en Swahili) s’apprête à tenir sa première conférence de presse lorsque les forces de l’ordre débarquent et arrêtent tout le monde : journalistes, diplomates, militants sénégalais et burkinabè venus soutenir cette initiative, et, donc, militants congolais.
Mais parmi eux, quelques-uns parviennent à s’enfuir, comme Floribert Anzuluni, Yangu Kiakwama ou encore Franck Otete.

« Nous lançons un appel à M. Floribert Anzuluni, tonne, quelques jours plus tard, le ministre de la Communication, Lambert Mende, en conférence de presse. Où qu’il se trouve, il y a intérêt, pour lui et pour la recherche de la vérité, qu’il se présente devant les enquêteurs. »

Pendant plusieurs semaines, Anzuluni et ses compères vont vivre dans la crainte d’une arrestation. Et pour cause : leurs amis Fred Bauma, Sylvain Saluseke et Yves Makwambala, arrêtés lors de la première descente de police, sont toujours en détention, à Kinshasa. Réfugiés dans la clandestinité les trois fugitifs se sont finalement exilés : ils sont arrivés en Belgique, le 12 avril.

Comment se sont-ils cachés ? Comment sont-ils arrivés jusqu’en Europe ? Et que comptent-ils faire maintenant ? Ces trois militants ont accordé leur première interview à Jeune Afrique.

VIDEO : http://www.dailymotion.com/video/x2mydgo_meme-exile-a-paris-filimbi-continue-la-lutte-pour-la-democratie-en-rdc_news

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Les Etats-Unis préoccupés par la détention prolongée des activistes de la démocratie

 
Barack Obama, président des Etats-Unis/Ph. Droits tiersBarack Obama, président des Etats-Unis/Ph. Droits tiers

Le gouvernement américain s’inquiète de la détention prolongée des activistes congolais de la démocratie à Kinshasa et à Goma. Dans un communiqué publié vendredi 17 avril, le porte-parole intérimaire du département d’Etat américain, Marie Harf, se plaint du fait que ces jeunes sont détenus sans être inculpés et ne bénéficient pas du concours d’un avocat.

 

«En conséquence, ils doivent être libérés », a-t-il déclaré.
Au moins trois membres du mouvement citoyen «Filimbi», appréhendés au cours d’une activité de la société civile sont détenus depuis le 15 mars dernier en taule à Kinshasa et quatre autre de l’organisation Lucha sont incarcérés à Goma (Nord-Kivu).

A (re) Lire: RDC: 4 militants de Lucha transférés à la prison de Munzenze

Ces derniers avaient été arrêtés par la police, le 7 avril, alors qu’ils menaient des actions pacifiques pour réclamer la libération d’autres membres du mouvement citoyen Filimbi détenus à Kinshasa depuis un mois. Parmi les personnes arrêtées à Kinshasa, on compte notamment Fred Bahuma, Jean Kaluseke et le webmaster Yves Makwambala sollicité pour concevoir le site du mouvement Filimbi. Ils sont tous accusés par les services de sécurité de tentative d’insurrection.

Les USA demandent au gouvernement de la RDC de garantir que ces détenus et tant d’autres bénéficient de l’application régulière de la loi et soient libérés immédiatement, si aucune accusation n’est justifiée.
Dans un communiqué publié jeudi 16 avril, Human Right Watch a qualifié l’incarcération de quatre jeunes du mouvement Lucha dans la prison Munzenze à Goma au Nord-Kivu « de répression de la liberté d’expression ».
Pour la chercheuse de cette ONG américaine, Ida Sawyer, les autorités de la RD devraient s’impliquent dans la libération de ces jeunes.
radiookapi.net

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Persécution des Congolais en Afrique du Sud : Froideur et indécision suspectés des autorités à Kinshasa !

afrique du sub

La présence du Vice-Ministre en charge des Congolais de l’étranger Antoine Boyamba vivement réclamée à Johannesburg et Durban

Des informations très alarmantes parvenues hier à la rédaction de notre journal de la part de membres de la communauté congolaise d’Afrique du Sud font état d’une vaste campagne aux accents particulièrement xénophobes orchestrée dans ce pays, à l’initiative, croit-on savoir, de leaders des jeunes de l’African National Congress (ANC) parti politique au pouvoir !

D’après la même source, qui indique en substance que c’est le fils aîné du Chef de l’Etat de la République sud africaine, Edward Zuma personne, et le roi des Zoulous, Goodwill Zwelithini, qui seraient l’incontestable épicentre de ladite campagne.

La communauté noire étrangère la plus visée et déclarée indésirable par les nationaux est celle originaire de la République démocratique du Congo !

Ils mangent le pain des enfants de Mandela

Parti, il y a quelques semaines de Johannesburg, la capitale économique du pays, profondément marquée par une forte densité de populations noires autochtones et étrangères, la campagne contre la présence de non originaires qui, selon les masses populaires du pays,  » mangent le pain réservé aux nationaux et les appauvrissent toujours davantage  » serait à ce jour systématiquement polarisée sur les Congolais de la RDC.

Ces derniers seraient de plus en plus nombreux à exercer de petits métiers où à  » se débrouiller  » autrement pour survivre, pendant que les natifs du pays se complaisent à verser dans la passivité qui les conduit souvent sur le chemin de la délinquance et parfois aussi sur celui de la criminalité organisée !

Devenus dès lors la bête noire des dirigeants du pays, qui veulent justifier leurs échecs en matière de réformes économiques et sociales, les Congolais se trouvant sur le territoire sud-africain sont cruellement persécutés, afin de les contraindre à quitter le pays.

On rapporte à ce sujet précis que nombre d’entre les Congolais qui tenaient un petit commerce ont été complètement pillés, avant d’être passés copieusement à tabac et jetés par la suite poings et pieds liés, sans jugement, dans les crasseuses geôles de Johannesburg ou de Durban !

Antoine Boyamba au plus fort de la mêlée pour éteindre le feu !

Pour mieux comprendre ce qui arrive de nos jours à nos compatriotes émigrés en République sud-africaine, nous avons entrepris de contacter l’office du Vice-Ministre en charge des Congolais de l’étranger, qui a affirmé que le dossier relatif à cette grave affaire est bel et bien sur son bureau et que les contacts nécessaires sont déjà pris sur le plan diplomatique pour mettre un terme aux exactions dont sont actuellement victimes de nombreux Congolais vivant dans ce pays.

D’ores et déjà hier jeudi, le Vice-ministre en charge des Congolais de l’étranger, Antoine Boyamba Okongo, a reçu en tête à tête en son cabinet de travail le chargé d’affaire de la République sud-africaine en RDC, représentant l’Ambassadeur de ce pays empêché, en la personne de Joseph Ntshikiwane Mshimbye.

Au cours de cette rencontre, dont le contenu n’a pas été porté à la connaissance du public, en raison de l’extrême sensibilité des questions diplomatiques abordées par les parties, il aurait été demandé au gouvernement de la République sud-africaine d’inviter ses administrés à plus de retenue à l’endroit des Congolais vivant sur le territoire de leur pays, ainsi qu’au strict respect des biens leur appartenant.

Il y a lieu de signaler en passant, à l’intention de l’opinion nationale et internationale, que la république sud-africaine a de gros intérêts économiques et financiers à préserver en RD Congo pour se permettre de les ignorer, avec le risque de se voir appliquer à la lettre le sacro-saint principe de réciprocité cher aux Etats qui coexistent, conformément à certaines règles de conduite admises par tous !

Par Kambale Mutogherwa

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MP : Christophe Lutundula en rébellion!

boshab

En initiant une question orale avec débat au VPM de l’Intérieur Evariste Boshab

Les masques commencent à tomber un à un au sein de la Majorité Présidentielle (MP) où certains cadres pourtant bien servis durant le règne de Joseph Kabila à la tête du pays ont décidé de naviguer à contre-courant des intérêts de cette famille politique face aux incertitudes actuelles.

C’est le cas notamment du député MP Christophe Lutundula Apala, ancien Vice-Président de l’Assemblée Nationale et une des têtes pensantes de la Majorité Présidentielle qui vient d’adresser une question orale avec débat au Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur sur le report des élections locales et la programmation lente de nouvelles provinces.

L’initiative de ce député national très proche du Pouvoir est perçue comme une rébellion au sein de la Majorité, à en croire un député de la Majorité qui a réagi sous couvert d’anonymat.

 » Nous ne sommes pas d’accord avec notre camarade Lutundula, car toutes les deux questions qu’il soulève ont été examinées à Kingakati et la Majorité a levé des options claires pour lesquelles ce camarade était même satisfait des réponses données « , a notamment affirmé cette source dans les couloirs du Palais du Peuple.

Un autre député de la Majorité surpris en pleine discussion dans l’enceinte de l’hémicycle n’a pas caché son étonnement :  » Lutundula est de la Majorité, pourquoi se permet-il de prendre cette position ? Est-il conscient de ce qu’il fait après avoir été choyé par notre famille politique ? « , s’est exclamé cet élu.

L’indignation suscitée au sein de la Majorité par la question orale initiée par l’ancien Vice-président de l’Assemblée Nationale tire aussi son explication dans le fait que l’auteur de ladite question a bel et bien participé au débat autour de la loi sur les nouvelles provinces avant que ladite loi passe au Parlement. Lutundula Apala aurait-il oublié qu’il a défendu favorablement le découpage territorial ?  » Et dès lors que cette loi a été adoptée et promulguée par le Chef de l’Etat, que veut encore Lutundula en s’attirant les projecteurs au nom du juridisme ? « , entend-on dire dans les rangs de la famille politique du Chef de l’Etat au Palais du peuple.

D’aucuns vont jusqu’à se demander si l’ancien No 2 de l’Assemblée Nationale ne chercherait pas simplement à monter les enchères pour obtenir en échange certains dividendes. Même alors, certains élus de la Majorité soutiennent que cela ne devrait pas faire oublier à Lutundula que l’Autorité morale de la Majorité avait fait de lui le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale sans tenir compte du fait qu’il reste le seul élu de son parti pourtant vieux de 25 ans !

Au siège de la représentation Nationale où les habitués des lieux ont du mal à identifier les membres du parti créé par Lutundula, certaines voix soutiennent même que l’homme n’a jamais organisé la moindre réunion au sein de son parti.

Les vives réactions provoquées au sein de la Majorité par la question orale initiée par Christophe Lutundula à l’endroit du Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur Evariste Boshab amènent certains membres de cette famille politique à se demander si l’ancien 1er Vice-Président de la Chambre basse ne serait pas du nombre de ceux dont les partis n’existent que de noms et qui craignent de ne rien aux élections locales.

Cette affaire, à en croire certaines sources, ne manquera pas d’alimenter les conversations à la prochaine réunion de Kingakati. Après Lutundula, à qui le prochain tour ?

Par DMK

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