28 mai 2015

Nord-Kivu: Vital Kamerhe qualifie la situation sécuritaire de drame humanitaire

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Vital Kamerhe lors de son arrivée à l'aéroport de Kindu, le 17/11/2011. Radio Okapi
«La situation sécuritaire dans la région de Beni et tout le Nord Kivu est un drame humanitaire et doit attirer l’attention du gouvernement congolais et de la communauté internationale», a déclaré Vital Kamerhe, mercredi 27 mai à Goma.

 

Il a estimé que les tueries des populations à Beni dépassent le terrorisme qui sévit au Nigeria, au Niger, au Cameroun et ailleurs et doit mobiliser le monde entier.

Près de 300 personnes ont été massacrées à Beni depuis octobre 2014, le plus souvent à l’arme blanche. Les habitants de plusieurs localités de ce territoire ont manifesté dans la rue pour demander plus d’engagement des autorités contre les criminels, régulièrement présentés comme étant les rebelles ougandais des ADF.

Le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) a, à cet effet, proposé trois pistes de solution pour mettre fin à cette insécurité. Il a évoqué la planification des opérations conjointes entre les FARDC et la Monusco pour traquer les ADF, l’implication des pays voisins et celle des communautés locale.

«Le gouvernement congolais doit s’engager dans une véritable traque des ADF et tous les groupes armés et donc nous pensons en ce qui nous concerne qu’il faut un plan opérationnel bien conçu, concerté entre les FARDC motivées et la Monusco », a suggéré Vital Kamerhe.

Sur le plan régional, le président de l’UNC a appelé tout le monde à « parler le même langage ».

« Nous devons avoir des intérêts commun, une vision commune de ce que nous voulons faire de la région de Grands lacs. Nous devons faire en sorte que la paix au Rwanda, au Congo, au Burundi soit l’affaire de tout le monde », a-t-il ajouté.

Vital Kamerhe dit avoir l’impression qu’il y a ceux qui pensent qu’on peut exporter l’insécurité chez les autres et vivre en paix.

radiookapi.net

"Non, c’est éphémère ces genre des solutions. Nous sommes pour une solution durable dans la région des Grands Lacs», a martelé Vital Kamerhe."

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Kasai Direct

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27 mai 2015

La cultivatrice et le corbeau

L’histoire se passe quelque part, dans la brousse, au Congo vers la fin de la saison sèche. En prévision des premières pluies qui n’allaient pas tarder à tomber, tous les cultivateurs se rendaient aux champs pour les travaux de défrichage. Plus une famille était nombreuse, grand était le champ à cultiver. C’est la raison pour laquelle même les enfants participaient aux travaux de champs. Tous les villageois y allaient tôt le matin et en revenaient tard le soir. Parmi eux, il y avait une jeune cultivatrice, mère d’un bébé de quelques mois, mais elle n’avait personne qui pouvait s’occuper de son bébé.

Lorsque la cultivatrice arrivait au champ, elle donnait d’abord du sein à l’enfant, aménageait ensuite un bon endroit à l’ombre d’un grand arbre et le couchait lorsqu’il dormait. C'est après l'avoir couché qu'elle prenait, enfin, sa houe et se mettait au travail. Le problème de la jeune cultivatrice était que le bébé se réveillait après quelques minutes de sommeil et commençait à pleurer, obligeant la pauvre mère à interrompre son travail pour s’occuper de lui.

 « Tu t’es déjà réveillé ? Mais qui s’occupera de toi pendant que je travaille ? se plaignait la cultivatrice, à ce rythme, je ne pourrai pas terminer mon champ. De quoi allons-nous vivre alors ? » La cultivatrice travaillait alors des heures durant avec le bébé sur son dos, ce qui n’était pas du tout facile. La situation de la cultivatrice avec son bébé qui pleurait tout le temps était connue de tous les villageois, mais personne ne venait l’aider.

Un jour, comme à l’accoutumée, elle vint très tôt matin avec son bébé, l’allaita, le berça du mieux qu’elle pouvait avec sa voix douce et le coucha à l'ombre de l’arbre. Mais le bébé se réveilla en pleurs après seulement quelques minutes de sommeil. Grande fut la tristesse de la jeune femme qui se mit à pleurer à chaudes larmes : « Seigneur, qui pourra s’occuper de mon bébé ? Je n’ai personne ! »  

Sur le grand arbre, un vieux corbeau venait régulièrement se reposer. Il écoutait chaque fois les plaintes de la cultivatrice en-dessous de l’arbre. Ce matin-là, pris de pitié, il descendit et se posa en face de la femme dans un frou-frou des ailes qui effraya cette dernière. " Jeune femme, du haut de cet arbre, j’entends toujours tes pleurs et tes lamentations, lui dit-il, si tu veux, je m’occuperai de ton bébé afin que tu finisses vite ton champ comme les autres; mais tu ne diras à personne que c’est moi qui garde ton bébé. "  

La cultivatrice accepta la proposition du corbeau et l’accord fut conclu entre les deux. Le corbeau prit le bébé et s’envola avec lui, laissant la mère travailler dans son champ. A partir de ce jour-là, le corbeau venait chaque matin prendre le bébé et l’emmener avec lui, laissant la mère défricher son champ qui s’agrandissait de jour en jour. Il le lui ramenait le soir avant son retour à la maison.

Les autres cultivateurs  ne tardèrent pas à remarquer le silence dans le champ de la cultivatrice, eux qui étaient déjà habitués à entendre les pleurs lointains du bébé. Une villageoise voulut en savoir plus et vint demander à la cultivatrice : « Qu’est-ce que tu fais pour calmer ton bébé ? En effet, nous avons constaté qu’il ne pleure plus comme avant ? » La jeune cultivatrice oublia l'accord conclu avec le vieux corbeau et eut le malheur de révéler la vérité à la villageoise.

Le matin suivant, la femme allaita son bébé comme elle en avait l’habitude et le confia au corbeau. Ce dernier le prit et s’envola avec, mais lorsqu’il ramena l’enfant le soir au moment où la mère l’attendait pour rentrer à la maison, eh voilà, le bébé était mort !

Moralité : Bimpe kulama ludimi ! 

C'est le conte tel qu'il nous a été envoyé par mamu Adolphine Mushiya.

Lumbamba Kanyiki

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Kasaï-Oriental : la Monusco appelée à s’impliquer pour la libération de Bruno Kabangu

Kasaï-Oriental : la Monusco appelée à s’impliquer pour la libération de Bruno Kabangu

Des femmes de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) du Kasaï-Oriental sollicitent l’implication de la Mission onusienne en RDC dans la libération de Bruno Kabangu. Elles ont rencontré lundi 25 mai les responsables de la Monusco pour faire leur plaidoyer en faveur du secrétaire fédéral du parti d’Etienne Tshisekedi détenu en prison depuis plus d’une année à Mbuji-Mayi et dont sa santé se serait dégradée.

« En tant que femmes, mères de tous les fils et filles de la République démocratique du Congo, nous Demandons au représentant du bureau Conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme et de la Monusco, de passer vite à l’action pour sa libération, conformément à la résolution 1925 du conseil de sécurité », a affirmé la présidente de l’UDPS du Kasaï Oriental Célestine Kayowa, au sortir de leur rencontre avec les responsables de la Monusco.

Bruno Kabangu Tshizubu a été condamné à 20 mois de servitude pénal, pour outrage au chef de l’Etat.

Les femmes de l’UDPS condamnent « avec fermeté son incarcération pour des causes injustes qui ne cadrent pas avec notre droit » et exigent sa libération.

« Nous exigeons la libération immédiate et sans conditions de monsieur le secrétaire fédéral Bruno Kabangu Kabatshi. Et nous invitons la famille biologique de monsieur le secrétaire fédéral Bruno Kabangu Kabatshi à saisir les instances judiciaires internationales pour les imputations condamnables », a déclaré Célestine Kayowa.

Pour sa part, le chef de l’antenne de la Monusco Mbuji-Mayi, Corinne Nguegang, a donné son engagement à suivre ce dossier.

Elle a demandé aux femmes de l’UDPS d’être patientes, et de laisser la justice faire son travail, étant donné que Monsieur Kabangu a déjà accompli le gros de la peine.

 

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Wow !

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Arrivé ce mardi 26 mai 2015 à Goma, le Président National de l’Union pour la Nation Congolaise Vital KAMERHE a été porté en triomphe par les habitants de la ville venus nombreux l’ovationner.

Les activités commerciales ainsi que la circulation routière ont été paralysées ce jour. Depuis la matinée des longs cortèges motorisés se sont formés les long des artères pour accueillir l’Opposant politique congolais à la tète d’une forte délégation des cadres de l’UNC. Vital KAMERHE et sa suite ont été contraints de traverser la Ville de Goma à pied pendant trois bonnes heures. Le point de chute a été le stade ouvert Afya de Goma où près de cents mille personnes sont venus l’écouter.

Le message de Vital Kamerhe a porté sur le processus électoral avec en toile de fond le respect des délais constitutionnels. Il a fait le point de la lutte de l’opposition pour apporter l’alternance que toute la population souhaite. La masse a été particulière¬ment attentive au sujet du dialogue politique dont elle voudrait connaitre les tenants et les aboutissants. Les habitants de Goma ont bien accueilli par des applaudissements frénétiques les raisons du refus données par le Président de l’UNC. Pour cette population de Goma , toute manoeuvre politicienne visant un glissement sera combattue. Plusieurs mes¬sages dans ce sens étaient repris dans des banderoles.

Vital Kamerhe est attendu à Bukavu où il est invité à participer au tournage d’un film documentaire sur la RDC. Cette production associe une trentaine des témoins clés sur la situation de l’Est du pays parmi les acteurs politiques , les gouvernants, la société civile, les entre¬prises minières ainsi que les simples citoyens congolais.
PAUL MULAND

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26 mai 2015

RDC:changement de cap risqué àl’UDPS

 

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Félix Tshiseki est chargé des relations extérieures du parti, un poste clé, qui lui permet de s’imposer aux commandes de l’UDPS © Ch. Rigaud – 2011 – Afrikarabia

Sclérosé, en perte de vitesse et isolé dans l’opposition, l’UDPS change de stratégie. Après avoir refusé de reconnaître la réélection contestée de Joseph Kabila, en novembre 2011, refusé d’envoyer ses députés à l’Assemblée nationale, refusé de participer aux Concertations nationales… le parti d’Etienne Tshisekedi vient, contre tout attente, d’accepter le dialogue national proposé par le président congolais. Un changement de cap, qui intervient alors que le président historique de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, malade et absent depuis 2014, laisse peu à peu les rênes du parti à son fils, Félix, responsable des relations extérieures de l’UDPS.

Confusion et contre-temps

Adepte de l’isolement politique, l’UDPS risquait de se laisser, petit à petit, marginaliser par les deux autres grands partis d’opposition : l’UNC de Vital Kamerhe et le MLC du sénateur Jean-Pierre Bemba. Jusqu’à aujourd’hui, UNC et MLC marchent main dans la main dans la contestation anti-Kabila. A la pointe de la fronde contre la modification de la Constitution et organisateurs des manifestations de janvier de 2015, UNC et MLC ont réussi à fédérer d’autres partis d’opposition, dont certains, déçus de l’UDPS de Tshisekedi. Lors de la violente contestation de janvier 2015, contre la modification de la loi électorale, l’UDPS de Tshisekedi avait en effet pris le train en marche, au deuxième jour des manifestations, dans l’incompréhension généralisée de ses militants. Souvent à contre-temps, les errements de l’UDPS tiennent avant tout dans la longue maladie du « sphinx de Limete », 83 ans, dont le discours et les déclarations deviennent de plus en plus confus et inaudibles.

Félix aux commandes

La principale erreur d’Etienne Tshisekedi, ces dernières années, réside dans le refus de préparer dans la sérénité sa succession. L’opposant historique s’est accroché à l’idée qu’il avait gagné les élections présidentielles de 2011. Si le scrutin a en effet été entaché de nombreuses irrégularités et de fraudes massives, il est toutefois difficile d’affirmer qu’Etienne Tshisekedi a bien remporté l’élection. Avec le temps, la revendication de « l’imperium » par le camp Tshisekedi devenait de plus en plus stérile, frisant ridicule. Pendant ce temps, le fils, Félix, assisté de « maman Marthe » Tshisekedi, prenait peu à peu les commandes du parti, suscitant la colère des barons de l’UDPS, dont certains  se voyaient bien en prendre les rênes.

Feuille de route

L’absence du père et la montée en puissance du fils au sein de l’UDPS expliquent en partie, le « oui » au dialogue du président Kabila. Pour se justifier, l’UDPS renvoie à sa feuille de route, transmise au pouvoir, pour sortir de la crise politique congolaise. Le document, signé Etienne Tshisekedi, explique que la recherche du consensus n’est pas une approche nouvelle en République démocratique du Congo (RDC) : il y a eu Lusaka, Sun City, le 1+4… autant de tentatives de partage du pouvoir, qui se sont soldées par un échec. Selon l’UDPS, « le contentieux électoral de 2011 se trouve être la cause essentielle de la crise politique actuelle » stipule la feuille de route, qui propose « un dialogue de 10 jours » entre majorité et opposition. Le parti suggère  donc de « régler le contentieux électoral de 2011 » (en réclamant toujours l’imperium ?), de définir un calendrier électoral consensuel en reportant notamment les autres scrutins après la présidentielle et les législatives de novembre 2016. L’UDPS réclame enfin une restructuration de la CENI, avec une présidence collégiale, un audit externe et une révision du fichier électoral, ainsi que le renforcement du mandat de la Monusco pour sécuriser le processus électoral.

Légitimité politique

Dans le cadre d’un futur dialogue avec le pouvoir, que peut espérer l’UDPS ?  Certainement pas l’imperium, à moins de deux ans de la fin du mandat de Joseph Kabila. Seul le calendrier électoral peut encore bouger. Les autres partis d’opposition, UNC et MLC, qui refusent le dialogue, craignent justement que le glissement du calendrier électoral ne permette au président Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà de 2016, en dehors du cadre constitutionnel. Alors que peut bien chercher l’UDPS dans un dialogue avec le pouvoir ? Tout d’abord se démarquer par rapport aux autres partis d’opposition. UNC et MLC se sont fait les chantres de l’opposition frontale avec la majorité présidentielle. Le seul moyen de revenir dans le jeu politique et de reprendre la main pour l’UDPS est de se différencier de la position de Kamerhe et Bemba. Félix Tshisekedi tente donc une sorte de « troisième voie » : ni pouvoir, ni front du refus, mais opposition « constructive ». Pour le moment, Félix a réussi à convaincre deux autre mouvements d’opposition de le rejoindre : le groupe UDPS & Alliés, la SCODE du tout nouvel opposant Jean-Claude Muyambo et bien sûr l’opposition républicaine de Léon Kengo, qui tente toujours de faire son entrée dans l’exécutif congolais.  Deuxième objectif recherché par Félix Tshisekedi : une légitimité politique. Le fils d’Etienne s’est toujours tenu à l’écart des institutions congolaises : ni élu, ni vraiment chef de parti… Félix n’a pour l’instant qu’une légitimité « biologique ». En s’inscrivant dans un dialogue avec le pouvoir, il veut devenir l’interlocuteur privilégié du pouvoir… et peut-être plus. Certains donnent même Félix comme un possible (mais peu probable) Premier ministre d’ouverture du président Joseph Kabila.

Faire exploser l’UDPS

Le pari du dialogue de Félix Tshisekedi apparaît risqué. Cette nouvelle stratégie semble peu lisible pour Gaspard-Hubert Lonsi Koko, essayiste, responsable du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) et ancien membre de l’UDPS. « Si c’est pour cautionner le glissement du calendrier, et prolonger le mandat de Joseph Kabila c’est une perte de temps », souligne ce fin spécialiste de la vie politique congolaise. « Félix Tshisekedi ferait fausse route en acceptant la Primature, il ne ferait plus partie de l’opposition. Il se trompe également en voulant négocier l’imperium en fin mandature ». Pour Gaspard-Hubert Lonsi Koko « on peut reculer le calendrier électoral, sans permettre à Joseph Kabila de s’accrocher au pouvoir. Il suffirait  de faire voter une loi d’exception afin de permettre au président du Sénat ou de l’Assemblée nationale d’assurer l’intérim. Mais bien évidemment cela n’arrange ni la majorité, ni l’opposition ». Derrière le dialogue proposer par Joseph Kabila, Gaspard-Hubert Lonsi Koko y voit un moyen de diviser l’opposition. « Kabila a essayé de diviser le MLC, ça n’a pas marché, il tente maintenant de faire exploser l’UPDS. » Seul avantage du dialogue national insufflé par le président congolais, après l’échec des Concertations de 2013, serait de parler enfin de son sort après 2016. Un sujet sensible qui avait été évité lors des Concertations. « Que fera Kabila après 2016 ? Peut-être aurons-nous une réponse avec ce dialogue » espère Gaspard-Hubert Lonsi Koko.

Christophe RIGAUD – Afrikarabia

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Insécurité à l’est de la RDC : Des députés écrivent à Barack Obama

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La détérioration de la situation sécuritaire avec sa cohorte de malheurs tels que viols, massacres, déplacements massifs des populations … inquiète sérieusement des députés nationaux de la RDC. Pour sortir leurs compatriotes de cet enfer, dix députés, Opposition et Majorité confondues, ont constitué un front commun pour interpeller l’actuel locataire de la Maison Blanche, Barack Obama.

Dans une lettre ouverte adressée au président de l’Etat le plus puissant de la planète, à savoir les Etats-Unis d’Amérique, ces députés congolais attirent son attention sur les crimes graves contre l’humanité et les violations des droits qui se commettent en toute impunité dans la partie orientale de la RDC.

A ce sujet, ils demandent au président américain de dépêcher urgemment un nouvel Envoyé Spécial pour la région des Grands-Lacs. Cette lettre interpellant le président Obama tombe après l’appel du gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, soutenu par le député national Bitakwira, au Premier ministre Matata, pour la mobilisation de moyens financiers et matériels conséquents en vue d’une meilleure sécurisation des Congolais vivant dans les territoires de l’Est, et particulièrement ceux de la province du Nord-Kivu, en proie aux crimes au quotidien.

Par EW

LETTRE OUVERTE A L’ATTENTION DE MONSIEUR BARACK OBAMA, PRESIDENT DES ETATS-UNIS D’AMERIQUE

Objet : Prévenir la montée de l’insécurité dans la région des Grands-Lacs

Monsieur le Président,

Nous, Députés nationaux de la République Démocratique du Congo, de la majorité et de l’opposition, avons l’honneur de Vous adresser la présente lettre afin d’attirer votre attention sur la recrudescence de l’insécurité et le risque de la montée du terrorisme islamiste dans la région africaine des Grands-Lacs.

Conscients du rôle important que les Etats-Unis d’Amérique ont joué dans les efforts pour ramener la paix et la stabilité dans cette partie du monde, nous voulons vous inviter à inscrire de nouveau la question des Grands-Lacs dans votre agenda prioritaire.

En effet, les deux dernières décennies ont été les plus tristes de l’histoire de l’humanité avec des guerres meurtrières successives en République Démocratique du Congo dues aux appétits et à la convoitise de certains pays voisins.

Malgré quelques développements positifs enregistrés depuis la défaite de la rébellion du M23 en novembre 2013, et les efforts menés par le Gouvernement de la RD Congo et la Commun8uté internationale à travers la MONUSCO, la situation sécuritaire est devenue de plus en plus inquiétante. Nous en citons pour exemples:

*Le Territoire et la Ville de Beni dans la province du Nord-Kivu à l’Est de la RD Congo sont devenus depuis plusieurs mois un théâtre des massacres inimaginables qui ont occasionné la mort de plus de 400 civils par machettes, haches, marteaux … dans les circonstances d’une cruauté sans pareille.

Malgré les efforts de sécurisation déployés par l’armée congolaise avec l’appui de la MONUSCO, ces massacres persistent et portent pour certains les germes d’une forme de terrorisme islamiste attribuable aux ADF;

*Dans les Territoires de Rutshuru, Masisi et Lubero ainsi que la Ville de Butembo au Nord-Kivu, les kidnappings avec exigence de rançons sont devenus monnaie courante, terrorisant des communautés entières qui vivent dans la peur que leurs proches soient tués si elles ne trouvent pas l’argent de la rançon dans le temps;

*La persistance des groupes armés dans le Territoire de Walikale et la volonté d’étendre leurs réseaux d’influence dans cette zone minière ne cesse de créer des nouvelles victimes de viol, de tueries, de pillage, de déplacements de populations, et d’autres exactions. Tout ceci, au détriment de la population qui ne bénéficie pas encore de cette manne minière;

*En dépit des opérations lancées par l’armée congolaise contre les FDLR, ceux-ci continuent à terroriser les populations du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et une partie du Nord-Katanga. Ils représentent une véritable menace pour la paix d’abord en RD Congo et subsidiairement pour toute la sous-région;

*La situation sécuritaire au Burundi consécutive à la crise politique créée par la candidature du Président Nkurunziza à un troisième mandat et le coup d’Etat manqué risque d’avoir un impact négatif sur la situation sécuritaire fragile à l’Est de la RD Congo, surtout dans la province du Sud-Kivu, frontalière avec le Burundi, qui a déjà reçu des milliers des refugiés.

Il est à craindre que tout ceci ne fasse le lit à une énième rébellion, compromettant ainsi le bilan de votre Envoyé spécial Russ Feingold qui a joué un rôle déterminant dans la défaite du M23 de triste mémoire.

Les processus politiques très délicats et incertains dans les différents pays de la sous-région, la montée de l’insécurité ainsi que l’expansion du terrorisme islamiste dans la partie orientale de l’Afrique (récente attaque de l’Université Garissa au Kenya par des Shebabs) requièrent une attention soutenue de la part du Gouvernement américain.

Au regard de tous ces éléments, en tant qu’Elus légitimes du peuple, nous Vous encourageons à procéder à la désignation d’un nouvel Envoyé Spécial pour la région des Grands-Lacs dans le meilleur délai. Ceci serait une preuve renouvelée de Votre engagement de haut niveau pour parfaire le processus de paix et de consolider la démocratie dans les pays de la région des Grands-Lacs.

Nous ne pouvons continuer à tolérer toutes formes d’insécurité dans une région qui a déjà été assez décimée avec des millions des morts, des millions des déplacés, des milliers des victimes des violences sexuelles et d’autres traitements inhumains et dégradants.

Espérant que notre souhait retienne Votre attention, nous pensons partager avec Vous le souci de voir la République Démocratique du Congo totalement pacifiée et jouant pleinement son rôle-moteur dans le développement de l’Afrique mais aussi du monde entier.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos sentiments distingués.

Fait à Kinshasa, le 22 mai 2015

Copie pour information à :

- Son Excellence Monsieur Joseph Kabila Kabange, Président de la République Démocratique du Congo (Avec nos hommages les plus déférents) ;
-Honorable Aubin Minaku, Président de l’Assemblée Nationale de la République Démocratique du Congo ;
-M. John Kerry, Secrétaire d’Etat américain ;
-M. James Swan, Ambassadeur des Etats-Unis en République Démocratique du Congo

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RDC : les élections doivent être une urgence, selon Vital Kamerhe

 

 

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Vital Kamerhe, président national de l'Unc ce 21/06/2011 à Kinshasa, lors de la signature de la charte des membres de AVK. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
L’organisation des élections doit être une urgence pour changer le système et permettre au peuple d’être bien dirigé, a affirmé mardi 26 mai Vital Kamerhe. Pour lui, il n’est pas question de dialogue à présent. En séjour à Goma au Nord-Kivu, le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), a indiqué qu’il est venu compatir avec les populations victimes d’insécurité. 

Vital Kamerhe a déclaré que la priorité doit être accordée aux besoins fondamentaux de la population; notamment l’accès à la nourriture, au travail, à la santé et à l’encadrement de l’armée et de la police.

Il a également indiqué que la loi électorale doit être une nouvelle fois révisée pour permettre à plus de huit millions de nouveaux majeurs d’élire leurs députés provinciaux.

Vital Kamerhe a déploré la situation d’insécurité dont sont victimes les populations du Nord-Kivu.

Le président de l’UNC a souligné que la mauvaise volonté politique est à la base du chaos généralisé vécu dans cette province.

À son arrivée à Goma en fin de matinée, Vital Kamerha a été chaleureusement accueilli. Une foule immense était venue l’attendre à l’aéroport de Goma.

Vital Kamerhe était accompagné de ses militants et sympathisants. Il a effectué une marche de plus de deux heures, depuis l’aéroport jusqu’au stade Afya, où il a tenu un meeting populaire.

radiookapi.net

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25 mai 2015

Le comité directeur du Grand Kasai s'est réuni ce week-end

Le président Pontien Kayumba (480x640)

Le comité directeur du Grand Kasai a tenu ce week-end sa deuxième réunion ordinaire de l'année. C'était chez le président Pontien Kayumba Ntanda à Troisdorf. La réunion a tourné essentiellement autour des dossiers administratifs comme le rapport annuel 2015 qui doit accompagner la déclaration d'impôt 2014 et l'analyse des demandes d'adhésion reçues des compatriotes.

Introduisant la réunion, le président a d'abord salué la présence remarquée de son Adjoint, Ilunga Mufuka Dibua qui réapparaissait après environ deux ans d'absence due à un cas de maladie. Après la lecture du compte rendu de la réunion de mars de cette année, le secrétaire général a présenté le rapport qu'il avait déjà élaboré. Le comité l'a approuvé après débat. Il reste à y ajouter la partie financière.

Pour ce qui concerne les demandes d'adhésion, le comité se félicite de ce que les demandes sont en nombre croissant chaque année. Le Grand Kasai e.V. reçoit des demandes provenant même de la Belgique. Les compatriotes ayant introduit leurs demandes d'adhésion recevront du secrétaire général des formulaires qu'ils devront remplir et lui retourner pour la constitution des dossiers administratifs.

Enfin, le secrétaire général a rappelé au comité que le poste du chargé de la trésorerie adjoint est toujours vacant. Le comité a promis de s'y pencher afin de trouver le remplaçant de Placide Mbo Lodika décédé en octobre de l'année passée.

Commencée à 17heures 50, la réunion s'est terminée à 20 heures 30.

Lumbamba Kanyiki

 

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24 mai 2015

Alleon à Brussels African Market (BAM) avec sa nouvelle collection

 

Alleon in Brussels African Market 1

Brussels African Market a vécu des moments inoubliables avec Alleon le week-end du 23 et 24 mai 2015 . L'engouement de clients et curieux était très important au stand d'Alleon pour y découvrir la nouvelle collection. Des prêts à porter, des chaussures, des clutch bags et jewlry avec une touche africaine. Il y en avait dans toutes les tailles:S,M,L et XL. Vraiment un travail soigné de qualité supérieure à des prix hors concurrence et un service digne de professionnels. Et c'est ça même le slogan d'Alleon: Qualité, prix  et rapidité. Alleon est tout simplement unique à son genre. 

Pour ceux et celles qui ne le savent pas, Alleon, est une maison de mode qui vend essentiellement sur Internet. Afin de faire connaître ses produits, elle sort aussi régulièrement dans des expositions et des foires en Allemagne, en France et en Belgique. Pour en savoir davantage, nous vous prions de visiter Alleon sur www.alleon-cologne.com ou sur facebook en utilisant l'adresse suivante: www.facebook.com/alleoncologne. 

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22 mai 2015

Les FAC ne déposeront pas leurs candidatures aux provinciales

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Les forces acquises au changement -FAC main¬tiennent leur position de ne pas participer aux élections provinciales fixées au mois d’octobre prochain par la CENI. Martin Fayulu, coordonateur de cette structure de l’opposition l’a fait savoir, au cours d’un point de presse, hier jeudi 21 mai, au siège des FAC situé à Kasa-Vubu. Cela fait suite au refus du pouvoir en place de prendre en considération les préalables de l’opposition rendus publics dans une déclaration à Fatima, le lundi 19 Avril. «Lire ci-dessous la déclaration des FAC».

DECLARATION
Nous, membres des‘‘FAC’’, signataires de la déclaration politique du 18 mai 2015 faite par toute l’Opposition à Fatima, confirmons ici notre adhésion totale à son esprit et à sa lettre, tout en réaffirmant notre attachement à l’Unité de l’Opposition ;
Cependant, tirant les con¬séquences de cette déclaration du 18 mai 2015, nous pensons qu’il est important d’apporter des précisions suivantes pour éclairer la lanterne de l’opinion tant nationale qu’internationale :
A. LE PROCESSUS ELEC¬TORAL
1. A ce jour, la CENI n’a répondu ni à la contre-proposition de calendrier électoral de l’Opposition poli¬tique du 27 février 2015, ni à notre mémorandum commun du 27 avril 2015;
2. Nous appuyant sur la déclaration commune de l’Opposition du 20 avril 2015 à Fatima, et considérant que le calendrier aléatoire de la CENI du 12 février 2015 est aujourd’hui complètement démanché, nous confirmons ici que tout le temps que la CENI ne rencontrera pas nos préalables englobés dans tous ces documents, repris par ailleurs dans celui du 18 mai 2015, nous ne déposerons pas les candidatures déjà prêtes de nos membres aux élections provinciales travesties et inconstitution¬nelles en préparation par la CENI ;
3. Notre démarche est dictée par le souci de demeurer constants, respectueux des principes et surtout de témoigner de notre solidarité avec les millions de jeunes congolais privés par la CENI de leurs droits constitutionnels d’être électeurs ; le fichier électoral crédible étant la base des élections transparentes ;
4. Si la CENI s’entête à pour¬suivre son projet d’organiser une parodie d’élections provinciales, nous descendrons comme à l’accoutumée sur terrain à la rencontre de notre peuple pour le sensibiliser et, avec lui, nous lèverons désormais notre cap vers la Présidentielle et les législatives de 2016 qui doivent se tenir dans les délais constitutionnels ;
5. Nous renouvelons une fois de plus notre attache¬ment à la Résolution 2211 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies du 26 mars 2015, particulièrement en ses points 19, 20 et 21 ;

B. LE CHARNIER DE MALUKU
6. Pour escamoter et ten¬ter d’enterrer le crime con¬tre l’humanité que con¬stitue l’affaire du charnier de Maluku, un fonctionnaire de l’Etat, supposé être apolitique, a été dépêché par Monsieur Kabila au¬près des leaders politiques de l’Opposition pour une mission hautement poli¬tique tout en assurant une couverture médiatique exa¬gérée de la démarche dans les médias audio-visuels et dans la presse écrite ;
7. Nous fustigeons et condamnons avec la dernière énergie cette politi¬sation ouverte des Services de Sécurité de l’Etat ;
8. Vu la gravité de la situ¬ation, nous renouvelons notre exigence et celle du peuple congolais d’une en¬quête internationale et in¬dépendante avec exhumation des corps et prise d’ADN afin de faire toute la lumière sur cette lugubre affaire du charnier de Maluku ;

C. L’INSECURITE GENERALISEE DANS LE PAYS
9. Nous notons qu’après ses diverses tentatives ‘’glis¬sogènes’’, ratées par ail¬leurs, pour se frayer une ouverture dans les institu¬tions d’après 2016 en vio¬lation de la Constitution, le régime de Monsieur Kabi¬la s’évertue maintenant à asseoir les conditions de déstabilisation du pays : la surcharge intentionnelle du calendrier global publié par la CENI le 12 février 2015, l’installation précipitée et dangereuse des nouvelles provinces couplée avec les élections locales, munici¬pales et urbaines, la pro¬grammation sur le tard de la migration numérique de la télévision dont l’objectif est de priver l’Opposition de la possibilité de commu¬niquer avec le peuple lors des échéances électorales prochaines, l’indifférence et l’impuissance du régime à protéger les populations de l’Est en général et de Beni en particulier des massa¬cres récurrents ainsi que l’insécurité généralisée dans tout le pays participent de la stratégie macabre de la ‘’terre brûlée’’. Il en est de même des conflits présente¬ment en cours à Nyunzu, dans le Katanga, où les populations pygmées sont instrumentalisées contre les bantous semant davantage lamort et la désolation ;
10. En outre, au moment où le Congo-Brazzaville a de nouveau lancé l’opération ‘’MbatayaMokolo’’ à partir de Pointe-Noire et de Dolisie, il y a lieu de s’interroger si cette fois-ci le gouverne¬ment de Monsieur Kabila prendra des dispositions nécessaires pour éviter à nos compatriotes l’humiliation des expulsions et le séjour dans leur propre pays dans des conditions inhumaines ;
11. Pour les ‘‘FAC’’, le ré¬gime de Monsieur Kabila sera tenu pour responsable de tout impasse qui naîtrait de toutes ces situations sus¬ceptibles d’occasionner des morts de plus, des nom¬breux déplacés et de per¬turber la tenue des élections présidentielle et législatives obligatoires du 27 novem¬bre 2016 ;

D. LES EVENEMENTS DU BURUNDI
Ces évènements sont alarmants :
12. En effet, l’arrivée massive des nouveaux réfugiés en provenance du Burundi transporte avec elle le ris¬que d’exacerber les conflits ethniques meurtriers, de provoquer davantage des violences sexuelles et des massacres, et de perturber le processus électoral ;
13. Cependant, nous félicitons le peuple Burundais pour son engagement et sa détermination à faire respecter la Constitution du Burundi ;
14. C’est le lieu, pour les ‘‘FAC’’, de rappeler que le peuple congolais a déjà in¬tériorisé l’article 64 de la Constitution de la République qui impose à tout con¬golais le devoir de ‘’faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la Constitution… ‘’.
Que Dieu bénisse la RDC.

Fait à Kinshasa, le 21 mai 2015.
Pour les ‘’FAC’’
Martin M. Fayulu
Coordonnateur

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