20 avril 2015

Vidéo: Meeting de l'UDPS le samedi 18 avril 2015 à Limete

No comment!

MEETING DE L'UDPS DU SAMEDI 18/04/2015 A LIMETE AVEC L'INTERVENTION DU PRESIDENT TSHISEKEDI

Kasai Direct

Posté par lumbamba à 11:41 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,


Adolphe Muzito donne l’alerte:Nouvelles provinces et élections locales; la faillite de l’Etat, la vérité en chiffres

muzito_A

Les opérations liées aux élections provinciales, urbaines, municipales et locales ainsi que celles relatives à l’installation des nouvelles provinces et entités locales relèvent, constitutionnellement, de la responsabilité du Gouvernement central.

Les dépenses y relatives pourraient ainsi être financées par le budget du Gouvernement central dans l’hypothèse où celui-ci disposerait des crédits à cet effet.
Le Gouvernement pourrait s’en sortir en recourant à des ressources extraordinaires, pour ces dépenses, qui restent ponctuelles. Cela pourrait se faire dans le cadre d’un budget rectificatif que le Gouvernement pourrait présenter au Parlement, au second semestre de l’année en cours.
La présente réflexion n’a donc pas pour préoccupation d’examiner les difficultés financières du Gouvernement liées à ces dernières opérations. Nous sommes conscient de leur coût élevé et de leur impact sur le budget du Gouvernement central, qui du reste ne l’a pas programmé pour l’année en cours.
Notre préoccupation ici concerne plutôt l’examen de la capacité financière de nouvelles provinces et entités territoriales décentralisées, à supporter leurs dépenses courantes, qui seront issues du démembrement et des élections locales, c’est-à-dire :
a) les crédits de fonctionnement et des rémunérations du personnel des nouvelles provinces, de leurs institutions et administrations ;
b) les crédits de fonctionnement et rémunérations des élus locaux, du personnel administratif et d’appoint desdites entités.
La réflexion porte sur la situation financière des dites provinces et ETD pour la période qui couvre le second semestre de l’exercice 2015 et l’exercice 2016, après leur mise en place.
Après leur mise en place les nouvelles provinces ainsi que l’ensemble des ETD, au niveau actuel de leur potentiel fiscal et de la rétrocession leur versée par le Gouvernement central, seraient-elles capables de couvrir leurs dépenses de rémunération du personnel politique et administratif ?

I. Découpage : Impasse budgétaire de nouvelles provinces pour l’Exercice 2015
Nous partons de la clef habituelle de répartition des 40% des recettes à caractère national, telle que fixée par le Gouvernement de la République, au courant de la période 2012 – 2015, pour voir si, avec la quotité de ces recettes, soit 241 milliards de FC en 2015, les 26 provinces pourront couvrir les dépenses de fonctionnement, celles des rémunérations de leur personnel et rétrocéder aux entités administratives, les 40% qui leur reviennent.
Comme on l’a relevé dans la précédente tribune, le Gouvernement en 2015 repartit de la manière ci-après les 2.033 milliards de FC, soit 40%, alloués aux 11 provinces :
- les 1.790 milliards de FC affectés aux investissements provinciaux et aux rémunérations des personnels des domaines à compétences exclusives (EPSP, Santé, Agriculture, Affaires coutumières,….) ;
- les 241 milliards de FC aux fonctionnements des provinces et leurs entités administratives (rémunérations du personnel politique) et fonctionnement des institutions provinciales et des ETD.
En répartissant le crédit de fonctionnement (241 milliards de FC) entre les 26 provinces, on constate qu’en moyenne chacune de nouvelles provinces va encaisser une tranche inférieure à 14 milliards de FC, crédit minimum de fonctionnement versé au Maniema en 2015.
En accordant ainsi à chaque nouvelle province ce minimum de 14 milliards de FC pour son fonctionnement, le crédit total nécessaire pour le fonctionnement de ces 26 provinces s’élève à 411 milliards de FC.
Par rapport au crédit total de fonctionnement disponible pour les 26 provinces en 2015, soit 241 milliards de FC, le montant de 411 milliards de FC ne peut être couvert que partiellement par ces 241 milliards de FC.
D’où l’impasse de 170 milliards de FC qui implique le déficit de toutes les nouvelles provinces en dehors de l’Ituri et du Haut Katanga.
Le déficit ou besoin de financement pour les 19 nouvelles provinces va donc s’élever à 170 milliards de FC (soit 411 milliards – 241 milliards de FC) pour ledit exercice, comme l’indique l’Annexe n°1.
Il est à noter bien évidemment qu’il faut considérer plutôt la moitié de ce besoin de financement, soit 85 milliards de FC, car celui-ci ne couvre que la moitie de l’année, c’est-à-dire le dernier semestre 2015.
Ce déficit pour 2015, soit 170 milliards de FC lié au découpage ne va pas être couvert en 2016, en dépit du fait que le budget en ressources propres du Gouvernement central va augmenter de près de 12% (notre hypothèse, Tableau ci-après). La quotité additionnelle de la part que le Gouvernement central va verser aux nouvelles provinces, soit 44 milliards de FC (285 milliards de FC – 241 milliards de FC) en 2016, ne va pas couvrir ce besoin de financement lié à l’opération du démembrement (170 milliards de FC).
Evolution du budget de l’Etat et prise en charge du coût lié aux nouvelles provinces (Budget 2016)
II. Elections locales : Déficit inhérent à la mise en place des organes délibérants et exécutifs locaux issus des élections locales
L’impact sur les budgets des ETD est ici double. Il concerne les dépenses de rémunérations des personnels politiques et administratifs des ETD et les dépenses de fonctionnement de celles-ci.
2.1. Elections locales : Impact lié aux rémunérations des personnels politiques et administratifs des ETD (Annexe n°2)
Avec les nouvelles provinces, la République Démocratique du Congo compte 1.433 Entités Territoriales Décentralisées (ETD) dont 97 villes, 336 communes urbaines, 267 communes rurales, 474 secteurs et 259 chefferies.
A l’issue des élections locales et municipales projetées en 2015, le personnel politique des institutions locales aura un effectif de près de 40.948 dont 16.452 élus comprenant :
- 1.344 Conseillers urbains élus au suffrage indirect à raison de 4 conseillers par commune urbaine ;
- 194 Maires et Maires adjoints ;
- 7.844 Conseillers communaux (pour une moyenne de 13 conseillers par commune) ;
- 1.206 Bourgmestres et Bourgmestres adjoints ;
- 3.318 Conseillers de secteurs ;
- 474 Chefs de secteurs ;
- 1.813 Conseillers de chefferie et
- 259 Chefs de chefferie.
A cela s’ajoute 2.963 Echevins dont 291 urbains, 1.206 communaux et 1.466 pour les secteurs et chefferies.
Quant au personnel d’appoint, il est estimé à 21.533 avec une moyenne de 2 agents pour les membres des bureaux des organes délibérants et exécutifs locaux.
Avec un barème de :
- Maire 500 $
- Maire Adjoint 450 $
- Conseiller Urbain 400 $
- Echevin 400 $
- Bourgmestre 400 $
- Bourgmestre Adjoint 350 $
- Conseiller communal 300 $
- Chef de secteur ou chefferie 400 $
- Conseiller de secteur ou chefferie 250 $
L’impact annuel des rémunérations est de 110 milliards de FC soit 118 millions de USD qu’il faut rechercher en 2016.
2.2. Elections locales : Impact lié aux dépenses de fonctionnement des ETD (Annexe n°3)
Si le fonctionnement minimal d’une ETD est estimé à 5.000 $ pour une ville, 3.500 $ pour une commune et 1.300 $ pour un secteur ou une chefferie, l’impact annuel est de 40 milliards de FC, soit 43 millions de USD.
Les ressources additionnelles de la rétrocession en 2016 soit 44 milliards de FC ne pourront pas couvrir non plus les dépenses additionnelles liées aux rémunérations des ETD et au fonctionnement des organes issus des élections locales et municipales, soit 150 milliards de FC, c’est -à- dire :
- 110 milliards de FC de rémunérations des ETD
- 40 milliards de FC de fonctionnement des ETD.
Comme on le voit le fonctionnement des organes issus des élections locales et municipales combiné avec celui lié à l’installation de nouvelles provinces nécessite des crédits de 320 milliards de FC en ressources courantes, soit :
- 170 milliards de FC de l’impasse de nouvelles provinces
- 110 milliards de rémunérations des ETD
- 40 milliards de FC de fonctionnement des ETD, que le budget des provinces et des ETD ne pourront couvrir en 2016 et qu’il faudra chercher.
Il nous revient de rappeler que le Gouvernement central ne verse pas aux provinces la totalité de l’enveloppe des 40 %. Les provinces, elles aussi, de ce fait, éprouvent du mal à le faire au profit des ETD, sur les quotités leur versées par le pouvoir central, comme sur leurs ressources propres.
Deux raisons expliquent clairement cette situation :
D’abord, celle liée à la modicité des montants que leur verse le Gouvernement central, deuxièmement celle liée au faible taux de mobilisation de leurs budgets en ressources propres, qui se situe autour de 30 et 40%.
Pour cette raison, les ETD auront ainsi des difficultés pour couvrir les déficits ci-haut relevés de leurs budgets.
Il apparait clairement qu’après leur installation en 2016, les 1.433 ETD seront dans leur quasi-totalité en faillite, puisqu’elles ne disposeront pas de crédits nécessaires, soit 150 milliards de FC pour financer leur fonctionnement et payer les salaires des élus et du personnel administratif.

III. Démocratie locale et tendance à l’augmentation du train de vie de l’Etat au détriment des dépenses de développement local
Nous rappelons que le budget du Gouvernement congolais en ressources propres connaît, depuis 2001, un taux d’accroissement très impressionnant.
Il est passé de 300 millions d’USD en 2001 à 6 milliards d’USD en 2015. Ce dont le pays doit se féliciter.
Cependant, il reste encore très bas par rapport aux défis d’un pays qui a un grand retard à combler, dans la construction d’un appareil de l’Etat digne de sa taille.
Le Gouvernement au courant de ces dernières années (2001-2015), a toujours eu tendance à consacrer les augmentations successives des ressources publiques, à l’amélioration du train de vie de l’Etat pour ramener celui-ci à la normalité. D’où l’augmentation dans la période plus que proportionnelle des dépenses de souveraineté au détriment de celles des infrastructures.
C’est ainsi que le budget en ressources propres du pays bien qu’ayant passé de 2 milliards de USD en 2008 à 6 milliards de USD en 2015, les quotités relatives au social (salaires) et aux infrastructures, n’ont pas respectivement augmenté dans les mêmes proportions.
Bien au contraire, c’est le train de vie de l’Etat qui a augmenté plus que proportionnellement.
Cette tendance qui correspond à un besoin légitime de rattrapage, présente un danger.
Nous pouvons illustrer cette affirmation avec un petit exemple historique. En 2008, avec un budget de 2 milliards de USD en ressources propres, le Gouvernement de la République, avait signé un accord de financement de 3 milliards de USD avec les partenaires au profit du programme des infrastructures publiques. Ce programme prévoyait des décaissements annuels sur 5 ans de 600 millions de USD.
Ce crédit a, à ce jour été faiblement mobilisé. Cependant, entre 2008 et aujourd’hui, le Gouvernement a su augmenter son budget en ressources courantes qui sont passées de 2 milliards à 6 milliards de USD, soit une augmentation de 4 milliards de USD.
Bien que le crédit chinois n’a pas été mobilisé significativement pour financer l’ambitieux programme des infrastructures, les ressources nationales propres qui ont augmenté dans l’entretemps, n’ont pas été utilisées pour combler le gap.
Et, on constate tristement que les infrastructures routières n’ont pas été modernisées, celles commencées n’ont pas été parachevées (RN 1) à cause d’un certain penchant de notre part à chercher à normaliser le confort de l’Etat et son train de vie à chaque fois que ses ressources budgétaires augmentent.
On peut dire que la démocratie locale avec la mise en place des entités des organes politiques à la base est en train de prendre le pas sur la construction, le développement économique et le renforcement administratif desdites entités.
Pour financer les nouvelles charges liées à l’installation des organes des entités locales, le Gouvernement devra orienter les ressources courantes additionnelles, aux salaires d’un personnel politique improductif, au dépens de la modernisation des routes de dessertes agricoles et des dépenses de salaires des enseignants dont 250.000 unités restent non payées depuis de nombreuses années.

L’ETAT CONGOLAIS EN FAILLITE NON DECLAREE
La RDC est un Etat en faillite non déclarée et cela dès sa naissance. Elle n’est pas encore parvenue à sortir de cet état. Bien que son budget connait un taux de croissance impressionnant depuis 2001, celui-ci n’a pas encore atteint son niveau optimal du fait du retard historique à rattraper économiquement parlant.
La tendance pour le Gouvernement, entre-temps, de privilégier le retour à la normalité dans son effort de refondation de l’Etat (renforcement de la défense, de la justice, de la diplomatie et en perspective de la mise en place des institutions locales) ne devrait pas nous faire oublier certaines obligations pour lesquelles, l’Etat est, là aussi, en retard de normalisation.
Notre Etat, en effet, peine encore :
- à payer ses factures d’eau et d’électricité ;
- à subventionner ses entreprises publiques, toutes aussi, en faillite non déclarée ;
- à payer les salaires de 250.000 enseignants non mécanisés ;
-à payer sa dette intérieure ;
- etc.
Si ces créanciers étaient organisés en force sociale, la faillite de l’Etat serait déjà déclarée.
En plus de ce passif, les dépenses des nouveaux élus, à la base, vont constituer une menace à l’équilibre politique et social déjà précaire. Car le Gouvernement va, à travers ces nouveaux élus, se créer un type de créanciers (dont du reste les prestations seront sujet à caution), qui vont le mettre en difficulté, par leurs revendications.
Que faire ?
Propositions
Puisque le programme de la mise en place de nouvelles provinces est résolument engagé,
1. Pour financer les déficits financiers desdites provinces, le Gouvernement doit obtenir le vote rapide par le Parlement de la loi relative à la caisse de péréquation dont les fonds pourront dégager, de manière exceptionnelle, des ressources pour faire tourner les nouvelles provinces, en attendant l’augmentation, dans la période, du budget courant de l’Etat.
De manière exceptionnelle, parce que la vocation des ressources de la caisse est de financer les dépenses d’investissement dans le but d’équilibrer le développement des provinces.
Le Gouvernement devra éviter de financer les déficits de nouvelles provinces avec les crédits des investissements provinciaux ou des rémunérations du personnel des domaines de compétences exclusives (Santé, EPSP, Agriculture, Affaires coutumières,….).
2. Pour les déficits consécutifs à la mise en place des organes délibérants et exécutifs des entités locales
1) Mise en garde
a) Pour la caisse de péréquation
Le Gouvernement doit s’interdire de financer dans la période le déficit courant des ETD avec les ressources du fond de péréquation, une fois ce fonds mis en place, car ce serait le détourner de leur objectif constitutionnel, celui de corriger les déséquilibres de développement des provinces.
b) Pour les crédits d’investissements provinciaux
L’option du Gouvernement consistant à consacrer 50% de l’enveloppe de la rétrocession aux investissements provinciaux est appréciable, même si nous aurions aimé voir le Gouvernement donner aux provinces la gestion de ces crédits.
Le Gouvernement devrait s’interdire d’orienter ces crédits aux financements des déficits courants des entités locales ni réduire leur augmentation au profit des finances desdits déficits.
c) Les crédits des rémunérations du personnel
(EPSP, Santé, Agriculture, Affaires coutumières,…)
Ces crédits devraient plutôt augmenter pour rattraper les arriérés salariaux de ces secteurs et financer de nouveaux recrutements.
2) Faute des ressources pour couvrir les charges liées à la mise en place des organes délibérants et exécutifs des ETD, le Gouvernement devrait reporter pour 2021 les élections locales en attendant que le pouvoir central atteigne le seuil budgétaire annuel de 10 milliards de USD en ressources propres et que les gouvernements provinciaux améliorent la capacité de mobilisation de leurs ressources propres, et mettent à profit cette période pour :

o construire et moderniser les routes provinciales et de desserte agricole ;
o financer l’équipement des ETD ainsi que le renforcement des capacités de leurs personnels politiques et administratifs.

Fait à Kinshasa, le 20 avril 2015.
Adolphe MUZITO

Posté par lumbamba à 10:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Fosse commune de Maluku: Evariste Boshab visé par une motion de défiance

 

boshab assemblée nationale

Evariste Boshab, Vice Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité de la RDC le 4/04/2015 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Une motion de défiance déposée au bureau de l’Assemblée nationale contre le vice-premier ministre chargé de l’Intérieur, Evariste Boshab, a atteint dimanche 19 avril soixante-et-une signatures. Les signataires demandent le départ d’Evariste Boshab du gouvernement. Ils lui reprochent l’enterrement massif le 19 mars dernier de 421 Congolais dans des conditions qu’ils jugent inhumaines.

Martin Fayulu, l’un des signataires de cette motion, explique:

«On n’a pas respecté la dignité des hommes. Ces gens ont des familles! Ces gens-là sont dans une communauté humaine. On les a enterrés la nuit. Pourquoi la nuit ? Nous disons qu’il y a une procédure, il y a une loi en matière funeraire il fallait respecter cette loi.»

Le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab avait reconnu devant les députés nationaux l’inhumation massive de ces Congolais au cimetière Fula-Fula, dans la commune de Maluku, à 80 km de Kinshasa. A la suite d’une question orale qui lui avait été adressée, Evariste Boshab avait estimé que cet enterrement avait respecté la loi en la matière qui date de l’époque coloniale. Pour lui, il s’agit non pas d’une fosse commune, mais plutôt d’une tombe commune.

Des explications qui n’ont pas convaincu Martin Fayulu.

«Monsieur Boshab […] nous donne des leçons, pour dire que c’est à nous députés de changer la loi. La loi est obsolète. Même si la loi est obsolète. Lui c’est un professeur de droit, il sait que la loi doit être appliquée jusqu’ à ce qu’on change de loi. C’est pour cela que M. Boshab doit partir», martèle-t-il.

Les signataires de la motion de défiance exigent une nouvelle fois «une enquête indépendante, une enquête internationale avec exhumation des corps et prise d’ADN.»

La découverte de la fosse commune a été faite par la population riveraine du cimetière Fula-Fula qui avait saisi la Monusco, la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC. Elle avait à son tour saisi le Procureur général de la République qui a ouvert une enquête sur cette affaire.

Par ailleurs, le gouvernement provincial de Kinshasa a prévu lundi 20 avril l’inhumation collective au cimetière de Fula fula à Maluku de 185 corps, dont 103 mort-nés et 85 adultes. Le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta l’a annoncé dimanche lors d’une visite à la morgue centrale de l’hôpital général de référence de Kinshasa.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 10:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Mapangu – Reprise de travail aux Huileries de BRABANTA

image

La situation sociale est redevenue calme dans la localité de Mapangu, après une tension vive survenue aux Huileries de cette localité située dans le territoire d’Ilebo, au Kasaï-Occidental, apprend-t-on de source administrative locale.

Un compromis a été trouvé entre l’employeur et les travailleurs qui ont convenu de reprendre le travail en attendant une solution satisfaisante dans l’intérêt de deux parties, rapporte M. Djonga Lotula, administrateur du territoire d’Ilebo qui s’est beaucoup impliqué pour une solution concrète.
Le personnel réclamait les meilleures conditions le travail compte tenu de la précarité de leur vécu quotidien.

Un compromis a été trouvé entre l’employeur et les travailleurs qui repris le travail

Quelques responsables de cette entreprise privée ont été même séquestrés et l’entrée de l’usine barricadée par des manifestants en colère lors des actions de protestation, indique-t-on.

À titre de rappel, l’huile de palme produite par les Huileries de BRABANTA (ex-Mapangu), inonde depuis cette année le marché de Kananga, chef-lieu de cette province. Un bidon de 5 litres de cette denrée se négociant au prix de 6.500 FC la pièce.

Pour les consommateurs appréciant la qualité de cette huile dans cette ville, sa présence contribuera à la diminution sensible de prix fixé actuellement à la somme de 1.200 FC la bouteille de 73 cl, précise-t-on.

Cette unité de production a déjà pris des dispositions utiles pour l’acheminement régulier de cette denrée alimentaire sans interruption aussi bien à Kananga que dans d’autres localités du pays, en attendant son exportation, a annoncé une source proche de cette société privée à l’ACP.

Dibaya – Le chef coutumier Kalunga Mesu fume le calmé de la paix avec son voisin Kayoko

imageLe chef coutumier Kalunga Mesu, dans le territoire de Dibaya, au Kasaï-Occidental, a retiré sa plainte contre son collègue Kayoko au profit d’une solution à l’amiable, sur insistance du comité local de l’ANATC (Alliance nationale des autorités traditionnelles du Congo).

Il a ainsi mis fin aux poursuites judiciaires que la juridiction compétente de Tshimbulu devait entamer au sujet d’un conflit de terres arables entre les deux localités.

Cette initiative a décrispé la tension ayant prévalu dans cette contrée, le développement endogène du milieu devant être privilégié dans l’intérêt de la collectivité.

Archi-Kan/ACP

Posté par lumbamba à 01:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 avril 2015

RDC : l'affaire Muyambo, arnaque ou manipulation politique ?

Photo difusée sur le compte Twitter de Jean-Claude Muyambo. Photo difusée sur le compte Twitter de Jean-Claude Muyambo. © D.R.

L'ex-bâtonnier du barreau de Lubumbashi Jean-Claude Muyambo est détenu depuis le 20 janvier à Kinshasa. La justice congolaise l'accuse d'avoir vendu un immeuble qui ne lui appartenait pas. L'intéressé et ses proches dénoncent une affaire politique. Qui dit vrai ?

L'arrestation

Tout commence à la mi-janvier. Nous sommes peu de temps avant les manifestations de Kinshasa contre le projet de réforme de la loi électorale. Le Katangais Jean-Claude Muyambo, ancien cadre de la majorité, le premier à s'être opposé publiquement à une possible candidature du président Joseph Kabila en 2016, se rend en avion à Kinshasa le 10 janvier. Il compte y lancer le Scode et alliés, un regroupement politique autour de la Solidarité congolaise pour la démocratie, qu'il dirige.

À son arrivée dans la capitale congolaise, il est immédiatement contacté par Vital Kamerhe. Le leader de l'UNC (Union nationale congolaise) veut le voir d'urgence. Il lui annonce que depuis qu'il a quitté Lubumbashi, le Parlement tente de faire passer la loi électorale, que le texte "va entraîner le glissement vers le maintien de Kabila au pouvoir". Les deux hommes s'accordent sur la nécessité de mobiliser la rue et leurs partisans. Des manifestations sont annoncées pour le lundi 12 janvier. Kamerhe et Muyambo sont en tête de cortège, mais ce jour-là, l'engouement n'est pas à la hauteur de leurs espérances.

>> Lire l'interview de Muyambo : "Pourquoi nous disons non à la révision constitutionnelle" en RDC

Une nouvelle marche est annoncée pour le 19 janvier. La veille, Muyambo se sent suivi. Par précaution, il décide de passer la nuit au siège de l'UNC. Mais à 1 heure du matin, la police commence à encercler le bâtiment. Les heures passent, les manifestations ont lieu (avec les débordements que l'on connaît), mais ni Kamerhe ni Muyambo, coincés, ne peuvent y participer.

L'ancien bâtonnier est finalement autorisé à regagner son domicile à 17 heures. Il est arrêté le lendemain à 3 heures du matin et conduit dans une cellule de l'ANR. Vers 13h, il est présenté devant le procureur général de la République. Ce dernier lui présente un mandat d'amener datant du 15 janvier et signé par le procureur de Lubumbashi.

Jean-Claude Muyambo est mis en examen pour abus de confiance et stellionat (vente d'un bien sans en être propriétaire) puis il est transféré à la prison de Makala. Officiellement, il n'y aurait aucun lien avec les manifestations de Kinshasa. Mais ses avocats dénoncent une "affaire politique".

L'affaire de l'immeuble

Que lui reproche-t-on ? L’affaire remonte en 2002. Un citoyen grec, Emmanuel Alex Stoupic, exproprié lors de la zaïrianisation enclenchée sous l’ère Mobutu, tente de récupérer ses immeubles dans la province du Katanga, dans le sud de la RDC. Il entre alors en contact avec le cabinet de Me Muyambo. Ce dernier accepte de le représenter devant les instances judiciaires.

Une copie du document signé par Emmanuel Alex Stoupic en 2002 accordant au cabinet Muyambo les pouvoirs d'ester en justice en son nom

 

Seulement voilà, la procédure tire en longueur. Stoupic s’impatiente. En 2014, il décide de retirer sa confiance au cabinet de Muyambo, estimant que ce dernier l’a floué et qu’il aurait vendu un de ses immeubles à son insu. Muyambo est interpellé au parquet de Lubumbashi. Il explique alors au magistrat instructeur que le dossier sur les immeubles de son client était toujours pendant devant les juridictions congolaises. Pis, pendant 12 ans, son client n’aurait pas payé d’honoraires à ses défendeurs. Aucune poursuite ne sera finalement engagée contre Muyambo.

Et le 26 juin 2014, c’est Stoupic lui-même qui revient sur sa décision. Dans une lettre dont Jeune Afrique s'est procuré une copie, il présente même ses excuses à Muyambo pour la plainte déposée à son encontre et "réitère [son] engagement fait en 2002 pour que [le cabinet de Muyambo] puisse poursuivre les différentes procédures judiciaires et administratives" en son nom.

Le dossier est clos. Temporairement. Parce qu’il rebondit au lendemain des manifestations de Kinshasa du 19 janvier.

L'état de santé

Muyambo affirme avoir été torturé par les agents de l’ANR lors de son arrestation. Il en veut pour preuve l’état de son pied dont les orteils ont été broyés. Il a été transféré le 26 mars à l’hôpital SOS Médecin de Kinshasa où il a reçu la visite de nombreuses personnalités de l’opposition.

Voir l'image sur Twitter

Craignant que l’on doivent l’amputer, ses avocats ont demandé le 16 avril a ce qu’il soit transféré dans un hôpital spécialisé à l’étranger. Ils attendent aujourd'hui la réponse des autorités.
 


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Opposition congolaise | RDC : l'affaire Muyambo, arnaque ou manipulation politique ? | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Posté par lumbamba à 13:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


Jacquemain Shabani, son coup de gueule sur le charnier de Maluku et son appel à l’UDPS

Jacquemain Shabani

Décidément, l’ancien SG de l’UDPS Jaquemin Shabani est sorti de son silence. Il a au cours d’une interview accordée à C-NEWS, passer en revue la situation politique de l’heure. Notamment, l’affaire fosse commune de Maluku et la vie politique de l’UDPS. A la question de savoir sa réaction sur la découverte d’un charnier avec 421 cadavres enterrés, Shabani réagit : «Je crois que la question de ce charnier découvert de façon rocambolesque doit tous nous interpeller. C’est une question de justice et des droits humains. J’ai eu à suivre les déclarations de différents responsables, ministre de l’intérieur, hôtel de ville, je crois qu’ils n’ont aucune considération pour la vie humaine. Justice s’impose».

Souscrivez-vous à une enquête?

La problématique qui se pose ici, c’est de savoir pourquoi une fosse commune. Une fosse commune ça veut dire quoi? Je crois que c’est un trou qu’on creuse dans lequel on déverse de la façon la plus anonyme un certain nombre de personnes. Est-ce que le gouvernement ne pouvait pas prévoir des espaces pour chacun d’entre eux, conformément à la législation congolaise en la matière? C’est-à-dire, l’établissement pour chacun d’eux d’un certificat de décès et d’inhumation puis un tombeau.
D’où votre insistance pour une enquête?

Oui, une enquête indépendante et impartiale, vue l’implication des différentes autorités qui semblent être solidaires dans ce dossier.

Mais ces autorités ont déjà initié une enquête via le Parquet Général de la République?

Le pouvoir judiciaire congolais n’a pas suffisamment d’indépendance, mais aussi de moyens pour instruire ce dossier.
Les implications et ramifications semblent atteindre la sphère du pouvoir politique. Souvenons-nous qu’au mois de janvier 2015 des nôtres sont tombés et à ce jour on ne sait où ils ont été enterré ! La communauté internationale peut mettre à notre disposition non seulement des moyens mais aussi des experts pour ce faire. L’occasion pour moi de saluer la solidarité du peuple Belge qui a disponibilisé un million d’euro pour soutenir l’enquête.

Que dites-vous de l’initiative du Gouvernorat qui organise une journée porte ouverte à la morgue?

Il faut considérer que c’est de la diversion. Les foetus nous savons tous qu’ils ont un traitement différent des autres cadavres, mais aussi le gouvernorat devrait nous faire rapport sur les personnes disparues. Les cas des dépouilles volées en 2011 au siège de notre parti l’UDPS.

Vous parlez de votre parti, justement quelle est votre réaction aux dernières nominations?

Au cours de la cérémonie de commémoration du 33ème anniversaire du parti, le Président Etienne TSHISEKEDI a fait un appel à l’unité. Parlant de ces dernières nominations, j’en suis surpris et étonné.

Et pourquoi êtes-vous surpris et étonné?

Pour la simple raison que ces décisions ne reflètent aucune volonté d’unité. Bien au contraire, elles consacrent et cristallisent la division ainsi que la dispersion des différentes sensibilités qui constituent l’UDPS. Connaissant le Président TSHISEKEDI, pour avoir travaillé avec lui sur cette question particulière de l’unité du parti, cela ne lui ressemble pas.

Vous pensez que l’UDPS est en mesure de recouvrer son unité?

Oui et on y travaille chaque jour. Cela est un impératif pour la survie du parti et il nous faut pour y parvenir l’implication de tous. Il est important que ce parti retrouve sa quiétude, son harmonie pour jouer son rôle de leadership.

A votre avis qu’est-ce qui est à la base des difficultés que connait l’UDPS?
Un déficit de démocratie interne dans la gestion et l’organisation du parti. Après les expériences vécues, il est important que le parti se retrouve rapidement dans un congrès pour une analyse critique permettant, en toute objectivité, de donner les solutions adéquates.

Le congrès que vous réclamez, il est annoncé pour le mois de décembre?

D’abord la date me semble trop lointaine, le parti doit intégrer dans son action les enjeux nationaux. Considérez qu’il y aura des élections déjà en 2015, donc cette année. Le 15 avril 2015, le dépôt des candidatures aux provinciales a débuté. Donc nous sommes en retard, j’estime que notre participation aux élections s’impose.

La participation aux élections s’impose, d’autant plus que Félix, parle déjà de la candidature de TSHISEKEDI à la présidentielle. Quelle est votre position?

Oui, c’est une bonne chose, mais il n’a exprimé que son opinion personnelle. Il est important que le parti se prononce officiellement sur cette question qui ne concerne pas que la candidature à la présidentielle, tout en considérant que cette fois ci les cadres de base auront aussi à briguer des sièges.

Croyez-vous encore en la capacité de TSHISEKEDI, vu son âge et son état de santé, de concourir pour la Présidence de la République?

Attendons voir ! il nous quittait il y a plus d’une année pour des raisons de soin, je prie que tout se passe bien pour lui.

Que pensez-vous du dialogue réclamé par TSHISEKEDI alors que lui visait l’impérium?

Malheureusement je n’ai pas participé a aucune réflexion sur la question du dialogue, mais je reste convaincu que Kabila est incapable de dialoguer au profit et pour les intérêts du peuple congolais. Le mandat tends à sa fin, passons à l’essentiel qui se résume dans les élections. Concernant l’impérium, je considère que le souverain primaire à travers les prochaines élections réglera cette question une fois pour toute.

On peut considérer que cette lutte pour l’impérium appartient désormais au passé?

Non je ne crois pas, car c’est le fruit d’un combat et de beaucoup de sacrifices, mais la stratégie politique nous enseigne qu’il faut savoir changer de tactique. L’objectif reste le même, la conquête du pouvoir.

Que vous inspire le dossier FILIMBI?

C’est un encouragement de voir la jeunesse congolaise consciente de sa vie, sa responsabilité et de son rôle. Une jeunesse consciente et engagée dans laquelle on se reconnait. Mais aussi, c’est interpellant de voir la violence et l’intolérance dont des pro-démocrates font l’objet. Il n’y a que des extrémistes, fanatiques, terroristes … qui peuvent craindre des activistes de la démocratie. Soyons solidaires jusqu’à leur libération.

L’affaire Filimbi, nous permet de jauger l’état des droits de l’homme en RDC. Quelle est votre appréhension sur la question?

Sur cette question Filimbi est un dossier parmi tant d’autres. Souvenons-nous des détenus d’opinion et politique comme Diomi Eugène, Jean Bertrand EWANGA, Bruno KABANGU, Christopher Ngoyi, Mike Mukebayi etc … sans oublier la fosse de Maluku. Il est institué en RDC un état policier qui constitue un danger pour les droits humains.

Il y a une question d’actualité qui défraye la chronique. C’est le découpage territorial, qu’en pensez-vous?

C’est une exigence constitutionnelle mais le pays n’y est pas préparer. Ceci vient d’être programmé à la vas vite dans le cadre d’un agenda politicien pour obtenir un éventuel glissement. C’est très dangereux et je milite pour qu’on projette son application après les élections de 2016.

Ok quelles sont vos ambitions politiques d’avenir?
J’ai eu une première expérience électorale en 2011 au niveau des élections législatives nationales dans la circonscription du Mont- Amba. Au-delà du hold up électoral de Kabila, c’était une très bonne aventure que je referais prochainement.

Avec les couleurs UDPS?

J’en suis membre et j’espère que mon parti se ressaisira à temps utile.

PAUL MULAND

Posté par lumbamba à 13:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Violences à Durban: l’Afrique du Sud présente des excuses aux Congolais

 
Des Congolais avant le match de Caf le 28/01/2013 entre RDC-Mali : 1-1 à Durban en Afrique du Sud. Radio Okapi/© Don John BompengoDes Congolais avant le match de Caf le 28/01/2013 entre RDC-Mali : 1-1 à Durban en Afrique du Sud. Radio Okapi/© Don John Bompengo

L’ambassadeur de l’Afrique du Sud en RDC, N’tsiki Mashimbye, présente des excuses aux Congolais victimes des actes « barbares » à Durban, ville située à 615 km de Pretoria (Afrique du Sud). Le diplomate sud-africain l’a fait, vendredi 17 avril, au cours d’une conférence de presse à Kinshasa.

 «Au nom du gouvernement sud-africain, au nom de mon ambassade et en mon nom propre, j’aimerais présenter mes excuses à tous les Congolais à cause de ce qui s’est passé, provoqué par certains de nos concitoyens», a déclaré N’tsiki Mashimbye.

Il a condamné ces violences et a assuré que son gouvernement ne pourra jamais encourager une politique de haine envers d’autres Africains :

«Peu importe la frustration et la gravité des raisons qui ont poussé certains Sud-Africains à perpétrer ces attaques, ces raisons ne pourront jamais justifier des attaques sur nos frères africains ».

N’tsiki Mashimbye a indiqué que son gouvernement est constitué en majorité de personnes qui ont bénéficié de l’hospitalité africaine pendant l’apartheid.

«Nous sommes, parce que vous êtes. Nous ne pouvons jamais oublier d’où nous venons. Si nous en sommes là où nous sommes aujourd’hui, c’est grâce à vos sacrifices », a-t-il poursuivi.

Le diplomate sud-africain a par ailleurs invité tous les Congolais qui désirent voyager en Afrique du Sud de ne pas hésiter car la protection leur sera assurée.

Des étrangers vivant en Afrique du Sud sont victimes des actes xénophobes depuis deux semaines à Durban. Les nationaux accusent les immigrés d’être à la base du chômage et de la hausse du taux de criminalité.

Réagissant à cette préoccupation, l’ambassadeur de l’Afrique du Sud vivant en RDC a annoncé la création d’une commission pour mener des enquêtes.

«Ce sont des questions réelles auxquelles il faut répondre. Nous avons hâte de collaborer avec tous nos frères africains pour résoudre le défi qui se pose à nous tous », a ajouté N’tsiki Mashymbye.​

De son côté, l’ambassadeur de la RDC en Afrique du Sud, Bene Poko, condamne les exactions contre les étrangers dans la ville de Durban. Dans une interview accordée jeudi 16 avril à Radio Okapi, il avait déploré la passivité de la police face à ces exactions, qui selon lui, n’ont pas leurs raisons d’être.

D’après des témoignages en provenance d’Afrique du Sud, des jeunes zoulous tabassent les ressortissants d’autres communautés africaines, saccagent leurs biens et leurs commerces.

Plusieurs Congolais restent terrés chez eux et ne savent plus vaquer à leurs occupations quotidiennes. Ils craignent d’être tabassés, brûlés vivants, sur des voies publiques par les jeunes zoulous, comme le témoigne un Congolais vivant à Durban, Toubie Kuketuka.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 13:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Jeûner trois jours renouvelle totalement le système immunitaire

Repéré par Eric Leser/slate

To eat or not to eat? daniellehelm via Flickr CC License by

Des chercheurs d'une équipe de l'Université de Californie du sud (USC) affirment avoir trouvé le moyen de contraindre le corps humain à se régénérer. Une découverte annoncée comme «capitale». Jeûner pendant 72 heures peut permettre de reconstruire l’ensemble du système immunitaire même chez les personnes âgées ou gravement malades telle est la conclusion de cette nouvelle étude scientifique.

Si jeûner est considéré comme néfaste pour l’organisme par les nutritionnistes, priver le corps de nourriture pendant trois jours contraindrait ensuite la moelle osseuse à produire de grandes quantités de globules blancs qui combattent les infections. Cette découverte peut être particulièrement utile aux malades dont le système immunitaire a été affaibli, par exemple les cancéreux traités par des chimiothérapies.

Selon les chercheurs d’USC, jeûner lance un processus de régénération. «Cela donne le feu vert à la moelle épinière pour reconstruire l’ensemble du système immunitaire» explique Valter Longo, professeur de gérontologie et de biologie à l’Université de Californie du sud. «Et la bonne nouvelle est que le corps se débarrasse des parties du système immunitaire abîmées ou âgées et inefficaces, pendant le jeun. Et si vous partez d’un système fortement endommagé par une chimiothérapie ou le vieillissement, les cycles de jeun peuvent permettre de  créer, littéralement, un nouveau système immunitaire». 

Les jeuns prolongés contraignent en fait le corps à consommer ces réserves de glucoses et de graisses mais aussi détruisent une proportion importante des globules blancs. «Quand vous vous privez de nourriture, le corps essaye d’économiser l’énergie dépensée et pour cela recycle un grand nombre de cellules du système immunitaire qui ne sont pas indispensables, notamment celles qui sont abimées». Ainsi, pendant le jeun, le nombre de globules blancs baisse fortement et augmente rapidement quand la personne s’alimente à nouveau. Le jeun a aussi un autre effet bénéfique, il réduit la présence dans le corps de l’enzyme PKA qui est liée au vieillissement et augmente les risques de cancer et de croissance des tumeurs.

«Il n’y a pas de preuve que jeûner soit dangereux mais il y a de grandes preuves que ce soit bénéfique», résume Valter Longo.

Posté par lumbamba à 10:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 avril 2015

Fosse commune de Maluku : le député Alexis Mutanda sort du silence

Alexi_Mutanda

Depuis la découverte de la fosse commune à Maluku, contenant quelques 421 corps, des réactions fusent de partout pour exiger la mise sur pied d’une commission d’enquête indépendante et sérieuse afin de faire la lumière sur ce prétendu charnier.

C’est aussi l’avis du député national Alexis Mutanda Ngoy Muana, qui est sorti du silence pour réagir en appelant à la mise sur pied d’une commission d’enquête indépendante pour tirer au clair cette affaire, que beaucoup qualifient d’inhumaine.

Alexis Mutanda n’approuve pas la version du gouvernement sans une enquête sérieuse. Les affirmations du gouvernement sont qu’on a enterrés des indigents dans la fosse commune. L’élu de Mbuji-Mayi attend les enquêtes pour se faire une idée claire sur ce dossier.

Pour lui, cette affaire est révélatrice de beaucoup de chose, c’est pourquoi il tient toujours à la mise en place d’une commission d’enquête afin d’établir la vérité.

Très ému par le traitement inhumain et dégradant réservé aux dépouilles de ces Congolais, Alexis Mutanda estime que « la journée porte ouverte » organisée dernièrement à la Morgue Centrale de l’Hôpital Maman Yemo par l’Hôtel de Ville de Kinshasa est une insulte au peuple congolais et n’a rien changé dans les pensées des gens.

Une enquête crédible

Comme Amnesty International, le parlementaire appelle le gouvernement de la RDC à accepter l’assistance technique de la MONUSCO pour mener une enquête crédible, indépendante et efficace sur cette affaire et, plus particulièrement, à publier des éléments sur le sexe et l’âge de la personne , la cause du décès et le dossier de la morgue où le corps a été conservé avant la fameuse inhumation.

» Les autorités congolaises doivent accepter l’assistance technique de la MONUSCO, Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo, afin de faire la lumière sur cette affaire de fosse commune découverte récemment à la périphérie de Kinshasa.

Il est crucial qu’une enquête approfondie et impartiale soit menée dans les meilleurs délais « , souhaite Alexis Mutanda.

» Au lieu de nous inviter à la morgue pour voir de quelle manière dont nos sœurs et frères sont conservés, l’Hôtel de Ville de Kinshasa devrait renforcer la capacité de cette morgue afin d’accueillir dans les meilleures conditions les corps de ceux qui sont morts », a-t-il ajouté.

Découpage territorial

Promulguée le lundi 2 mars par le chef de l’Etat, la loi de programmation déterminant les modalités d’installation des nouvelles provinces est diversement commentée par des Congolais. Si elle a été saluée par les acteurs politiques en Ituri, en Province Orientale comme par des jeunes à Mbandaka (Equateur) cela n’est pas le cas dans d’autres provinces du pays.

Pour l’élu de Mbuji Mayi, le découpage territorial est constitutionnel, mais déplore le retard avec lequel ce processus vient d’être mis en marche par le gouvernement de Kinshasa. Il craint que cela cache quelque chose derrière son application.

Loin d’être un prophète de malheur, Alexis Mutanda craint de voir le pays être buté à de nombreux problèmes qui risquent aussi de créer de mécontentement dans le pays. Surtout quand on sait qu’avec 11 provinces, on avait des difficultés à résoudre des fonctionnaires, militaires et autres, qu’est-ce qui va arriver avec 26 qui exige plus d’administration, plus des salariés et autres problèmes.

Avec 11 provinces, le gouvernement s’était montré incapable de subvenir aux besoins de la population, ce qui risque d’être pire avec 26 provinces?, s’interroge t il.

L’installation des nouvelles provinces risque de basculer le pays dans une crise au regard des réactions sur terrain depuis la promulgation de cette loi par le Chef de l’Etat. « Pourquoi un tel projet et pourquoi mettre à exécution ce projet seulement maintenant et à quelques mois de la fin des mandats des institutions du pays?

Pire avec 26 provinces

Ce cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social et député national, élu de la ville de Mbuji-Mayi, Alexis Mutanda ne siège pas à l’Assemblée nationale conformément à l’option levée par son parti, tordant ainsi le cou à la radio trottoir.

Alors président de la commission électorale permanente de l’ Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Alexis Mutanda a profité lors de son séjour en Belgique du micro d’Etienne Ngandu, du site Congoone, pour mettre en exergue les nombreuses irrégularités ayant entaché les élections de novembre 2011 et confirmer, avec chiffres à l’appui, selon la compilation faite par le Bureau de coordination de la campagne de l’UDPS, que c’est bien Etienne Tshisekedi qui a été élu président de la République.

Par Godé Kalonji et Lucien Kazadi

Posté par lumbamba à 22:47 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

L’horreur continue à Beni : 18 personnes massacrées à la machette

femme_pleure-beni

La terreur reste prégnante à Beni, dans la province du Nord-Kivu. Cela malgré la présence des Casques bleus de Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO)et des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans la région, qui traquent des combattants des Allied Democratic Forces (ADF).

Le mercredi 15 avril dernier, 18 personnes ont été tuées à la machette dans cette partie du pays, selon un bilan actualisé hier jeudi, sur le site de radio okapi.

selon Amisi Kalonda, l’administrateur du territoire les civils » ont été tués à la machette dans la localité de Mbau, à une trentaine de kilomètres de Beni ».

« Les victimes ont été tuées ce matin vers 9 heures (locales) alors qu’elles se rendaient aux champs. (…) Les forces de l’ordre ont été alertées par un villageois ayant réussi à échapper aux assaillants. « , a-t-il ajouté, sans s’avancer sur l’identité des meurtriers.

Bilan lourd

Mais selon les organisations de la société civile locale, le bilan serait beaucoup plus lourd et s’élèverait à dix morts. « D’autres corps ont été retrouvés dans les environs au cours des recherches des forces de l’ordre », a affirmé Teddy Kataliko, l’un des membres de la société civile à Beni, appelant les autorités locales à veiller à la sécurité des habitants.

D’octobre à décembre dernier, plus de 260 personnes, essentiellement des civils (hommes, femmes et enfants ont été tuées dans une succession de massacres commis principalement à l’arme blanche.

Joseph Kabila, le président de la République, s’est même rendu sur place fin octobre pour réconforter la population et promettre de « vaincre les ADF ».
Les FARDC et la MONUSCO avaient relancés en décembre 2014 une opération conjointe pour ramener le calme à Beni. Mais les tueries n’ont jamais cessé.

Les tueries se sont même étendues aux zones limitrophes de la Province orientale. Depuis le 1er janvier, une quarantaine de personnes au moins ont été massacrées dans des attaques similaires dans le territoire de Beni ou en Province Orientale.

Trop de morts

Selon plusieurs diplomates en poste à Kinshasa, le renouvellement du mandat de la MONUSCO pour un an fin mars par le Conseil de sécurité, n’a pas amélioré les choses, et les Casques bleus et l’armée congolaise n’entretiennent toujours aucune coopération militaire depuis plusieurs mois.

Considéré comme auteur de ces attaques, l’ADF avait subi pourtant de lourdes pertes au premier semestre 2014 sous les coups d’une offensive de l’armée congolaise, à laquelle la mission onusienne avait fini par prêter main forte.

Mais la mission onusienne ne voyait pas d’un bon œil cette opération et jugeait alors plus urgente la lutte contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Depuis plus de six mois, Beni est le théâtre de fréquents massacres attribués aux rebelles ougandais islamistes de l’Armée de résistance du seigneur (LRA).

Par Godé Kalonji Muk

Posté par lumbamba à 22:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]