24 avril 2015

RDC: la marche de l’UDPS étouffée à Mbuji-Mayi et Kinshasa

 

 

 
La police contrôle la circulation des véhicules et des passants vers le quartier général de la Monusco à Kinshasa, le 24/04/2015, jour prévu pour la marche de protestation de l’UDPS. Radio Okapi/Ph. John BompengoLa police contrôle la circulation des véhicules et des passants vers le quartier général de la Monusco à Kinshasa, le 24/04/2015, jour prévu pour la marche de protestation de l’UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
La police a étouffé vendredi 24 avril la marche de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) prévue à Mbuji-Mayi et à Kinshasa. Selon la hiérarchie nationale de ce parti d’Etienne Tshisekedi, les forces de l’ordre ont interpellé son président fédéral du Kasaï-Oriental, Denis Kalombo et dix-huit membres. Une marche similaire a été dispersée le même jour à Kinshasa avec l’interpellation du secrétaire général du parti, Bruno Mavungu, son adjoint et quelques sympathisants.

Des responsables des services spéciaux de la police au Kasaï-Oriental indiquent à Radio Okapi que l’intervention des forces de l’ordre a été faite sur demande du maire de Mbuji-Mayi.

La marche devrait débuter au siège provincial de l’UDPS, à Mua Luse, dans la commune de la Muya. Elle a été dispersée par les éléments de la police déployés en ce lieu.

Les responsables de l’UDPS affirment avoir informé, en début de semaine, le maire de Mbuji-Mayi de leur intention d’organiser une marche pacifique vendredi, pour réclamer une enquête internationale sur le dossier des fosses communes de Maluku à Kinshasa.

Une requête que l’autorité urbaine a rejetée.

Entre temps, le dispositif de la police est maintenu dans tous les endroits jugés névralgique de la ville.

 
La police contrôle la circulation des véhicules et des passants vers le quartier général de la Monusco à Kinshasa, le 24/04/2015, jour prévu pour la marche de protestation de l’UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
La police contrôle la circulation des véhicules et des passants vers le quartier général de la Monusco à Kinshasa, le 24/04/2015, jour prévu pour la marche de protestation de l’UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
La police contrôle la circulation des véhicules et des passants vers le quartier général de la Monusco à Kinshasa, le 24/04/2015, jour prévu pour la marche de protestation de l’UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le même jour, le parlement debout de l’UDPS Kasaï-Oriental a remis à la Monusco, un mémorandum dans lequel il exige cette enquête internationale et la libération de Bruno Kabatshi, l’un des responsables de l’UDPS détenu à la prison de Mbuji-Mayi, depuis plus d’une année.

Pour sa part, la police ne confirme pas encore le nombre exact de personnes interpellées qui sont, précise-t-elle, amenées par vague.

Toutes ces personnes seront auditionnées dans les heures qui suivent, indique la police qui affirme que ces manifestants sont auteurs des dégâts sur les bâtiments d’une école où l’on compterait des blessés parmi les élèves.

A Kinshasa, une marche similaire prévue le même jour a également été dispersée par la police, indiquant que cette activité n’a pas été autorisée.

La permanence de l’UDPS affirme que la police a interpellé son secrétaire général, Bruno Mavungu et de son adjoint Bruno Tshibabi, ainsi que de certains militants.

Contacté depuis Moanda au Kongo central, le commissaire général de la police affirme qu’aucune interpellation n’a été effectuée à Kinshasa, mais qu’il y en a eu quelques unes à  Mbuji-Mayi.

radiookapi.net

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Nord-Kivu : les FARDC sont déployées pour sécuriser les frontières, annonce Julien Palu

 

 
3 décembre 2014. Beni, Nord Kivu, RD Congo : Des soldats des Forces armées de la RD Congo en patrouille pour sécuriser la ville contre les attaques des groupes armés. Photo MONUSCO/Abel Kavanagh.3 décembre 2014. Beni, Nord Kivu, RD Congo : Des soldats des Forces armées de la RD Congo en patrouille pour sécuriser la ville contre les attaques des groupes armés. Photo MONUSCO/Abel Kavanagh.
Après l’incursion des militaires rwandais sur le sol congolais, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku annonce le déploiement des Forces armées de la RDC pour sécuriser les frontières du pays. Dans une interview accordée jeudi 23 avril à Radio Okapi, il a aussi dénoncé «des réunions qui se tiennent en Ouganda et au Rwanda pour déstabiliser le Congo».

 

«Parmi les mesures prises il y a notamment la sécurisation de nos frontières, parce que depuis bientôt une semaine, nous avions appris qu’il y avait des réunions secrètes en Ouganda pour la reconstitution de l’ex-M23», a affirmé le gouverneur du Nord-Kivu.

Selon lui, l’ex-M23 se serait mué en Mouvement chrétien pour la reconstruction du Congo (MCRC).

«C’est le nouveau nom qu’on veut donner à ce mouvement rebelle. Et nous nous interrogeons si la présence de l’armée rwandaise sur le sol congolais ne constitue pas une diversion pour permettre à ce mouvement de nous infiltrer lorsque nous aurons tous l’attention focalisée sur cette incursion», a estimé Julien Paluku.

Il a précisé que l’armée congolaise est déployée sur les frontières non seulement pour sécuriser la RDC mais aussi empêcher les forces négatives de déstabiliser les voisins depuis l’est du Congo.

«Il peut y avoir des forces négatives qui pourraient éventuellement profiter de ces genres de climat de tension pour entrer au Rwanda et amener ce pays à dire qu’il a reçu des FDLR [rebelles rwandais] qui sont entrés chez nous et usons du droit de poursuites», a expliqué Julien Paluku.

Cette situation ne va pas perturber les élections et le processus de développement de la province, a promis le gouverneur du Nord-Kivu.

Le député Juvénal Munubo, élu au Nord-Kivu, a conseillé le gouvernement de «prendre cette affaire au sérieux». Il craint que cette situation ne perturbe le processus électoral.

C’est depuis dimanche que l’armée rwandaise a fait son incursion dans le territoire de Nyiragongo, province du Nord-Kivu.

radiookapi.net

 

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23 avril 2015

Folles rumeurs sur la mort d’Albert Kalonji Mulopwe

kalonji mulopwe

Depuis 48 heures, des rumeurs folles circulent sur la mort d’Albert Kalonji dans la nuit d’avant-hier dans son village situé dans la localité de Katende au Kasaï Oriental. Les mêmes rumeurs indiquent que cet homme hors du commun qui avait été intronisé, il y a quelques temps, comme chef suprême des Bakwa Dishi, avait été immédiatement enterré la nuit dans son village d’origine, selon les rites traditionnels locaux.

Cependant, toutes les démarches entreprises pour en savoir plus se sont avérées vaines car les personnalités supposées proches de cet homme n’ont pas voulu en dire plus. Se contentant tout simplement de signaler que l’état de santé du «Mulopwe » était devenu préoccupant depuis quelques temps. Mais selon une source proche des traditions ancestrales, il faut trente jours pour annoncer le décès d’un grand chef coutumier. En attendant d’en savoir plus sur la situation de celui que l’on appelait affectueusement « Mulopwe », veillons et prions.

Tout compte fait, le nom d’Albert Kalonji restera gravé, ad vitam aeternam, dans l’histoire politique du pays de par son discours à la Conférence Nationale Souveraine dans lequel il avait dénoncé à la face du monde certaines vérités sur le conflit qui l’avait opposé à son ancien compagnon politique Patrice Lumumba. Dont, entre autres, les circonstances de son assassinat à Elisabethville au Katanga en 1961. Il fait partie des personnalités politiques congolaises convoquées et auditionnées sur procès-verbaux en 1999 par la Commission Sénatoriale Belge chargée de faire la lumière sur les circonstances de cet assassinat odieux commis par des sujets belges et katangais sur instigation de la CIA et des services secrets du gouvernement du Royaume de Belgique.

Albert Kalonji était revenu au pays depuis plus de deux ans et faisait de temps en temps des navettes entre son village, Mbuji-Mayi et Kinshasa.
On l’apercevait parfois au Grand Hôtel Kinshasa devenu Hôtel Pulman depuis sa réfection, où il dévissait souvent avec des acteurs politiques, toutes tendances confondues, au sujet de l’histoire politique de ce pays depuis la colonisation et les années chaudes de l’accession à la souveraineté internationale. Comme le dit un adage, un vieux qui meurt est une bibliothèque qui brûle. Si le décès du patriarche Albert Kalonji est confirmé, ce sera une grande mémoire sociopolitique qui disparaitra au sujet de l’histoire tumultueuse de ce pays béni des dieux. Cet homme trimballe à lui tout seul des archives riches et palpitantes de la vie politique de ce pays pour avoir été l’un de deux derniers Pères Fondateurs, dont Marcel Bisukiro, ayant siégé à la Table Ronde Politique en 1959 pour arracher l’indépendance du Congo. Que des ouvrages avaient été rédigés sur sa carrière politique très riche et variée I Ce témoin des évènements douloureux et tragiques du Congo a joué un rôle capital pour ramener la paix et la sécurité des personnes et leurs biens particulièrement dans les deux provinces du Kasaï.

Albert Kalonji est un homme politique et d’affaires congolais, né en 1929 à Hemptinne près de Luluabourg (aujourd’hui Kananga) au Congo belge, actuelle République Démocratique du Congo). Cofondateur, avec Patrice Lumumba, du Mouvement national congolais (MNC), il milita avec lui pour l’indépendance du Congo. Des dissensions éclatèrent entre lui et son compagnon de lutte Patrice Lumumba et aboutirent en 1959 à la scission du MNC en deux branches, connues sous les noms de MNC-Lumumba et MNC-Kalonji. En 1960, Albert Kalonji, président du MNC-Kalonji, se proclama Empereur des Balubas du Kasaï et chef d’État du Sud-Kasaï. Cette indépendance de fait durera jusqu’au mois de septembre 1962. Diplômé en 1948 comme assistant agronome, il va être, en 1951, engagé à la colonie en qualité d’assistant agricole. Il devient ensuite expert-comptable auprès du tribunal de Luluabourg. En 1957, il siège au Conseil provincial du Kasaï. Il est invité à Bruxelles pour l’Exposition universelle de 1958. La même année, il adhère au Mouvement national congolais et est accueilli au sein de l’ordre de la Rose-Croix. En 1959, il ouvre (au Kasaï) un cabinet fiscal. Il devient membre du Conseil de législation. Condamné en août 1959 pour «incitation à la haine raciale lors du conflit entre les Lulua et les Baluba, il est envoyé en relégation à Kole dans l’actuel territoire du Sankuru pour être ensuite libéré. Toujours cette année, il est élu président du MNC-Kalonji. Il participe, en 1960, à la Table ronde belgo-congolaise. Élu député national en juin, il est pressenti comme ministre avant d’être écarté par Patrice Lumumba En août, il devient président de l’Etat autonome du Sud-Kasaï». Proclamé «roi du Sud-Kasaï» (sous le nom d’Albert 1er) en 1961, il dissout le gouvernement et opte pour le titre de mulopwe du «Royaume fédéré du Sud-Kasaï». En septembre 1962, Albert Kalonji est renversé lors d’un coup d’Etat militaire instigué par son premier ministre, M. Joseph Ngalula avec la complicité du pouvoir central de Léopoldville. Il s’exile alors pendant 18 mois en Espagne. Il est ministre de 1964 à 1965 dans le gouvernement dirigé par son ami Moïse Tshombe. Il quitte le gouvernement peu avant le coup d’Etat de Mobutu. En 1980, il intègre le parti unique de Mobutu, le Mouvement Populaire de la Révolution. En 2008, les Baluba du Kasaï lui rendent hommage pour ses 80 ans.

A l’avènement de la démocratie en 1990, il adhère à I’UDPS comme membre actif du Comité National pour reprendre sa liberté d’actions en 1999 sous le régime de l’AFDL de feu Laurent-Désiré Kabila. Depuis lors, il va se réfugier en France pour s’occuper des activités de son mouvement de la Rose-Croix. Cela ne l’empêchera de revenir de temps en temps au Congo pour humer l’air du pays natal et partager avec ses compatriotes.

Par F.M.

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Opposition – Ceni : le temps des non-dits !

Publié par 

Ceni_1L’Opposition a lancé, le lundi 20 avril 2014 à partir de la paroisse Notre Dame de Fatima, un appel au boycott des opérations de dépôt de candidatures aux élections locales, municipales, urbaines et législatives provinciales, lancées par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) le mercredi 15 avril 2015. Elle pose, entre autres préalables à toute participation à ces scrutins, l’audit du fichier électoral, le rejet du calendrier électoral actuel au profit d’un calendrier électoral consensuel, l’enrôlement de nouveaux majeurs présentement privés du droit de vote, la résolution des contraintes financières liées à l’organisation du processus électoral.

Selon cette famille politique, toutes les zones d’ombres relatives au dossier des élections devraient faire l’objet d’une rencontre de clarification entre elle et la CENI. C’est du reste l’esprit de la lettre qu’elle a adressée, le vendredi 17 avril 2015, au Président du Bureau de cette institution d’appui à la démocratie, le convalescent Abbé Apollinaire Malumalu. Cette correspondance, apprend-on, est demeurée sans suite.

            Nombre d’observateurs sont d’avis qu’en optant pour le boycott du processus électoral en cours, l’Opposition voudrait faire passer un passage plein de non-dits.

 

Doute sur l’indépendance de la CENI

 Parmi les non-dits en question, il y a la persistance du doute sur l’indépendance de la Ceni. Les membres de l’Opposition, dont certains siègent à l’Assemblée Nationale et au Sénat, ont le sentiment que cette institution d’appui à la démocratie agit sous la dictée de la majorité au pouvoir. Lorsque cette dernière avait décidé de la révision de la loi électorale, en conditionnant l’organisation des élections au recensement et à l’identification de la population, la Ceni était restée muette, pensant même que c’était la bonne recette pour actualiser le fichier électoral.

 Il avait fallu des manifestations de rue pour remettre les pendules à l’heure et contraindre le pouvoir en place ainsi que la CENI à mettre une croix sur les données démographiques, pour le moment inopportunes, dès lors qu’elle avait déjà levé l’option, de ne pas enrôler de nouveaux majeurs. S’agissant de ces derniers, le « pouvoir organisateur » des élections s’est rangé à l’avis de la Majorité selon lequel leur enrôlement en 2015 entraînerait un glissement du calendrier électoral. Pourtant, cette option est violatrice de l’alinéa 5 de l’article 5 de la Constitution qui reconnaît à tout citoyen congolais âgé d’au moins 18 ans et jouissant de ses droits civils et politiques de voter et d’être voté.

Flou sur la direction de la Ceni

L’autre non-dit concerne la neutralité de la CENI. C’est dans cette optique que le législateur avait disposé que le président de son bureau provienne de la Société Civile et, plus précisément, des confessions religieuses. Malheureusement, les expériences de 2006 et 2011 avaient démontré que l’abbé Malumalu et le pasteur Ngoy Mulunda s’étaient comportés en défenseurs acharnés des intérêts de la Majorité Présidentielle.

 Le retour aux affaires du prélat catholique, contre la volonté de l’Eglise catholique du Congo et du Vatican, a relancé la méfiance de l’Opposition vis-à-vis d’un responsable qui avait brillé par sa partialité dans la conduite du processus électoral de 2006. Ce qui vient davantage compliquer les bidons, c’est l’état de santé, devenu fort précaire, de l’abbé Apollinaire Malumalu. Absent du pays pendant plus de deux mois et de retour à Kinshasa voici quelques jours, des indiscrétions le donnent toujours en délicatesse de santé, ce qui laisse craindre le contrôle total de la Ceni par la majorité au pouvoir.

            Les membres de l’Opposition qui réclament à cor et à cri un dialogue autour du calendrier électoral veulent connaître celui qui conduira la délégation de la CENI, car ils ont l’impression que cette dernière est pilotée par une main noire attachée aux stratégies de glissement, notamment le découpage territorial, le saupoudrage des moyens financiers entre le processus électoral, les nouvelles provinces, les infrastructures de base et le dossier sécuritaire, etc.

            Bref, l’Opposition considère que sans audit du fichier électoral, sans calendrier électoral consensuel, sans volonté affirmée d’élimination des contraintes financières liées aux élections, sans clarification du véritable leadership de la CENI, les chances d’obtenir des élections libres, démocratiques, transparentes, crédibles et apaisées restent minimes. Pourtant, c’est l’une des exigences des partenaires extérieures de la RDC pour valider les résultats.

                                               Kimp

 

 

 

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Fosse commune de Maluku: l’ASADHO exige l’expertise d’une commission indépendante

 

asadho_logo_298281592« Asadho dit non aux enquêtes conduites par le Parquet de Kinkole. L’Asadho réclame  des enquêtes indépendantes et l’exhumation des corps car les enterrements collectifs actuels ne sont qu’une diversion du gouvernement ». Telle est la position de l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (Asadho) au sujet de ce dossier chaud de la fosse commune de Maluku. C’était au cours d’une conférence de presse tenue hier mardi 21 avril 2015 à son siège où Jean Claude Katende, son président a fait le point sur une affaire considérée par le gouvernement comme « un enterrement collectif ». Cela, une semaine après les comptes rendus du vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Evariste Boshab, du ministre de la Justice, du Parquet Général de la République et du gouvernement provincial,

Le président de l’Asadho est monté au créneau pour rejeter la décision prise par le gouvernement de confier l’enquête à une instance nationale qu’est le « Parquet de Kinkole ». Ce, alors que ce Parquet rejette l’exhumation des corps pour connaitre les causes desdits décès. Raison pour laquelle,  « L’Asadho réclame les enquêtes indépendantes et l’exhumation des corps ». Pour assoir son argumentation, Jean-Claude Katende a rappelé que dans un passé proche, l’une des autorités du pays avait déclaré qu’elle ne faisait pas confiance à la justice congolaise. D’où l’Asadho réclame la mise en place d’une commission indépendante internationale pour mener ladite enquête afin d’établir les vraies causes et les circonstances de ces décès, étant donné que le Parquet ne pourra produire que ce qui conforte la position déjà défendue par  le gouvernement.

En outre, l’Asadho demande que les acteurs au développement puissent accompagner cette démarche puisqu’il s’agit d’une question extrêmement sensible et portant une forte charge émotionnelle.  L’Asadho en a profité pour dénoncer la guerre des sémantiques entre le gouvernement et les organisations de défense des droits de l’homme, notamment l’usage des expressions comme « Les enterrements collectifs qui ne sont qu’une diversion du gouvernement ». L’orateur du jour a estimé que le gouvernement fait preuve d’une appréciation assez étonnante et très légère de ces évènements tragiques alors qu’il s’agit des pertes en vies humaines. Et, l’Asadho de s’interroger sur les raisons qui font que le gouvernement refuse l’expertise de la communauté internationale.

Dorcas NSOMUE

 

 

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Trois membres de Filimbi s’exilent en Belgique

kabila

Malmenés par le régime de Kinshasa
Sylvain Saluseke libéré par l’Anr

Malmenés par le régime de Kinshasa depuis le 15 Mars 2015 lors de leurs activités à Masina à Kinshasa, trois des fondateurs du mouvement citoyen congolais Filimbi (RDC) viennent de s’exiler en Europe, plus précisément en Belgique après s’être cachés pendant plusieurs semaines à Kinshasa pour fuir la répression organisée par Kinshasa. Il s’agit entre autres de Floribert Anzuluni, Yangu Kiakwama et Dr Franck Otete, ancien cadre chez Nestlé Congo SA.

Tout a commencé le 15 Mars à Kinshasa quand le mouvement Filimbi (sifflet en Swahili) s’apprête à tenir sa première conférence de presse lorsque les forces de l’ordre débarquent et arrêtent tout le monde : journalistes, diplomates, militants sénégalais et burkinabè venus soutenir cette initiative, et, donc, militants congolais.

« Nous lançons un appel à M. Floribert Anzuluni, tonne, quelques jours plus tard, le ministre de la Communication, Lambert Mende, en conférence de presse. Où qu’il se trouve, il y a intérêt, pour lui et pour la recherche de la vérité, qu’il se présente devant les enquêteurs.

 » Ce qui a poussé ces trois membres de Filimbi à prendre au sérieux les menaces en exilant en Europe, pour échapper à la répression de Kinshasa.

Pourtant pendant plusieurs semaines, Anzuluni et ses compères ont vécu dans la crainte d’une arrestation surtout que leurs compagnons de lutte, Fred Bauma, Sylvain Saluseke et Yves Makwambala, arrêtés lors de la première descente de police, sont toujours en détention, à l’Anr.

Des sources proches du dossier ont indiqué que l’un des trois membres de Filimbi détenu à l’Anr, Sylvain Saluseke a été libéré le mardi dernier dans la nuit.

Un autre membre influent de ce mouvement Orly Ndjoli continue à vivre en clandestinité craignant de vivre le sort de Fred Bauma et Yves Makwambala. Sa famille se trouve en danger à cause de la visite effectuée chaque fois par les prétendus agents des services de sécurités minus des documents signés au plus haut sommet de l’Etat.

La pression s’accentue sur Kinshasa

Après la libération de Sylvain Saluseke, deux membres de Filimbi restent en détention à l’ANR. En vue de réclamer leur relâchement, le jeudi 30 avril 2015, une grande mobilisation aura lieu à Dakar, au Sénégal devant l’Ambassade de la RDC dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Cette manifestation serait l’œuvre du Mouvement Y en a marre et d’autres organisations de la société civile sénégalaise de défense et de promotion des droits de l’Homme.

En effet, depuis l’arrestation avec brutalité des leaders pro démocratie de Filimbi, Lucha, Y a en marre et Balai citoyen, des pressions se sont accentuées sur Kinshasa, pour exiger la libération de ces braves jeunes.

Des manifestations ont été organisées à Goma, chef lieu de la province du Nord Kivu, pour réclamer la libération des leaders pro démocratie parmi lesquels le plus populaire Fred Bauma de Lucha.

Par Godé Kalonji Mukendi

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Les jeunes Congolais ‘’pro-démocratie’’ achetés par le dollar

Paris: Interview exclusive avec les leaders du mouvement FILIMBI
Paris: Interview exclusive avec les leaders du mouvement FILIMBI, comment ont t-ils quitté la RDC ? congomikili @congomikili
00:13:22
Hinzugefügt am 21.04.2015
4.067 Zugriffe
 
« Un peuple sans mémoire ne peut pas être un peuple libre. » D. MITTERRAND
 
Dans un monde où la pensée ultralibérale est en train de détourner le pouvoir politique des mandataires du peuple pour le confier aux oligarques de l’argent, le 1% d’ ‘’usurpateurs’’, il est curieux d’entendre les médias dominants parler de l’arrestation des jeunes ‘’pro-démocratie’’ au Congo-Kinshasa. Tout en fustigeant ces arrestations illégales, nous avons pris le temps de suivre l’itinéraire citoyen de ces jeunes et de les écouter pour en savoir plus. Notre peur est qu’ils ne puissent tomber dans un ‘’esclavage volontaire’’ à cause du ‘’dollar’’ et par amnésie. Dans le contexte actuel, être ‘’pro-démocratie’’ dans les médias dominants, c’est synonyme d’être ‘’pro-occidental’’ et contre les intérêts de son peuple.
 
Il est intéressant d’écouter les jeunes[1] de Filimbi ayant échappé aux griffes  de la police politique de la kabilie à Kinshasa et s’étant repliés stratégiquement à Paris. Ils ont des objectifs nobles. Ils tiennent à lutter pour que la jeunesse congolaise participe activement à la gestion du pays et que ses gouvernants soient constamment disposés à lui rendre des comptes. Elle lutte donc pour la démocratie participative et pour la reddition des comptes des  mandataires du peuple.
D’où lui viennent les moyens matériels de cette lutte ? Elle répond sans ambages : des USA. Elle justifie ce recours aux dollars américains en des termes très simples : tout le monde va chercher  de l’argent aux USA ; ‘’les gouvernants Congolais’’ actuels compris.
‘’L’esprit moutonnier’’ serait l’unique justification valable du recours au dollar américain : ‘’Tout le monde fait ça’’. Dans cette chasse au dollar américain, nos jeunes ne semblent faire aucune relecture de l’histoire. Pourtant, apparemment, ils parlent un très bon français et semblent avoir une certaine culture.  N’aurait-il pas fallu un minimum de temps de réflexion à ces jeunes avant qu’ils acceptent de prendre l’argent des Yankee ? Comment ceux-ci peuvent-ils à la fois financer la guerre perpétuelle qu’ils mènent contre le Congo-Kinshasa à travers des proxys interposés et vouloir que les jeunes Congolais puissent être éduqués civiquement ?
Etre éduqué civiquement conduit à l’amour patriotique de son pays. Celui-ci, quand il gagne les cœurs et les esprits,  soutient la lutte pour l’émancipation politique et la souveraineté.
Or les Yankee n’ont d’autres ambitions que d’être à tout jamais un empire fondé sur le principe de la pure force et celui de la gestion des pays satellites par des ‘’nègres de service interposés’’. Ce que nous disons ici pouvait être considéré comme des bêtises si l’une des têtes pensantes US actuelles ne l’avait pas clamé haut et fort en avouant que ‘’c’est cynique mais ça marche’’.  Donc,    dans l’expansion d’un empire, il n’y a pas de place pour des Etats souverains. Nos jeunes de Lucha et de Filimbi travailleraient, peut-être à leur insu, pour être demain des ‘’nègres de service de l’empire’’. Est-ce un objectif noble ? Nous ne pensons pas.
Ces jeunes luttent pour un Etat  de droit démocratique au Congo-Kinshasa. Néanmoins, ils semblent avoir du mal à procéder par une relecture politico-idéologique de l’histoire de leur pays. Ils ont surtout du mal à avoir une approche  informée de l’autre, du Yankee et de ses agences finançant ‘’les révolutions colorées’’.  Le Yankee travaille au contrôle de la pensée politique des pays qu’il voudrait incorporer à son empire. Il y crée ‘’un chaos constructeur’’, du désordre qu’il sait lui-même orienté. Souvent, il finance les camps opposés pour les pousser à l’affrontement et à l’épuisement mutuel de leurs énergies morales, éthiques, psychologiques et intellectuelles. Il détricote la souveraineté des peuples en  les assujetissant  afin que sa nation demeure à jamais ‘’une nation exceptionnelle’’, ‘’une nation indispensable’’.
Pour réaliser tout ce travail, il dispose des moyens colossaux ; il a de l’argent,  des idées, des think thanks, des médias lobotomisant et des agences de sédition commises à son service. Il dispose d’une organisation supra-partisane, le CFR (le Conseil pour les Affaires Extérieures), pour canaliser et orienter l’idéologique néoconservatrice, la pensée politique des Républicains et des Démocrates dans le sens de la réalisation de son objectif majeur : faire des USA un grand empire à l’image de la Rome antique ou de l’empire britannique. Tout ceci est dit noir sur blanc par George Friedman dans une vidéo d’une dizaine de minutes
[2].Dans cette vidéo, il affirme que l’empire US s’est battu depuis la première et la deuxième guerre mondiale ainsi que pendant toute la guerre froide pour éviter que la Russie et l’Allemagne arrivent à former une union forte. L’empire US poursuit cette guerre jusqu’à ce jour. Il y embrigade plusieurs pays comme il l’a fait après les indépendances des pays africains.
L’empire US a la grande capacité d’archiver et de lutter sur le temps long. Il sait poursuivre un même objectif pendant longtemps en usant et en abusant de l’inversion sémantique. Il va, tour à tour,  appeler sa guerre contre l’union de la Russie et l’Allemagne ‘’lutte contre le communisme’’, ‘’guerre pour la démocratie et les droits de l’homme’’, ‘’guerre contre le terrorisme’’, etc. Les non-initiés à ses ‘’doctrines des bonnes intentions’’ n’y verront que du feu.
Au Congo-Kinshasa, le fait d’être contre ‘’les actuels nègres de service’’ des Yankee ne devraient pas jeter les jeunes dans les bras de ces derniers au motif qu’ils achètent tout le monde avec le dollar. Ici, il faut un maximum de discernement et de lucidité. Dans une lutte aussi noble que celle que voudraient mener nos jeunes, il faudrait de plus en plus penser aux partenaires stratégiques alternatifs.
Les compatriotes de Flilimbi et de la Lucha sont  jeunes. Ils peuvent encore apprendre à mieux connaître le Yankee et à rompre  les chaînes de leur ‘’esclavage volontaire’’. Ils peuvent rompre avec les avantages matériels du Yankee et lutter autrement. Ceci n’est pas toujours évident.
 
Mbelu Babanya Kabudi
 
 

Rupture : Kyungu wa Kumwanza tourne la page Kabila

Gabriel-Kyungu

(LUBUMBASHI)- Piqué à vif, le patriarche Gabriel Kyungu wa Kumwanza ne supporte plus le jeu malsain du pouvoir. Ses prises de position démontrent que la rupture est consommée avec le régime Kabila. La
confusion qui règne au sein de son parti avec le départ de ses députés nationaux et le désavoeu qu’il a subi ces derniers jours, l’a poussé à durcir le ton. Lors d’un meeting mardi à Lubumbashi, le président de
l’Unafec a dénoncé les arrestations, les intimidations, et les menaces proférées par ceux qui planifient déjà la fraude. ‘‘Nous nous insurgeons contre toute forme de tricherie. Nous voulons les élections
crédibles et transparentes. Nous ne voulons plus la fraude’’, a-t-il crié devant la foule. Gabriel Kyungu wa Kumwanza a prévenu les fraudeurs qu’ils ne vont pas réussir comme par le passé. Devant ses partisans, Baba a appelé à la vigilance totale. Il a demandé au pouvoir de libérer tous les prisonniers politiques. ‘‘ Libérez, libérez, libérez les prisonniers politiques. Les dirigeants de ce pays, libérez, libérez les politiciens injustement arrêtés’’, a-t-il ajouté. On est chef de la population mais on n’est pas chef des arbres pour ne pas écouter, conseille le président de l’assemblée provinciale du Katanga. Pour une première, Kyungu a même souhaité publiquement la guérison et le retour rapide d’Etienne Tshisekedi au pays. ‘‘Soyons unis Bandundu, Bas-Congo, Equateur, Kivu, Kasaï et c’est comme mon frère et ami qui est en soins en Europe, que Dieu le guérisse rapidement pour qu’il rentre au pays’’, a affirmé Kyungu wa Kumwanza. A cette même occasion, il a annoncé que son parti n’est plus représenté au gouvernement. Au sujet de députés frondeurs de l’Unafec, Baba a été clair. Ils se sont auto-exclus du parti.

 

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RDC : le gouverneur du Nord-Kivu dénonce une incursion rwandaise à 120 km au nord de Goma

 

paluku

Julien Paluku est gouverneur de la province du Nord-Kivu (est de la RDC) depuis 2007. © provincenordkivu.org

Les autorités congolaises ont confirmé mercredi l'incursion de militaires rwandais en RDC, dans le Nord-Kivu, en plein parc des Virunga. La raison de leur présence n'a toutefois pas été précisée.

Selon le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, qui s'est exprimé sur RFI, une centaine de militaires rwandais auraient franchi la frontière entre le Rwanda et la RDC. Une patrouille de reconnaissance de l’armée congolaise accompagnée de gardes du parc, a selon lui pu confirmer la présence de militaires rwandais sur la colline Musangoti, à environ un kilomètre à l’intérieur du territoire congolais, à environ 120 km au nord-est de Goma, dans le parc des Virunga.

Toujours selon le gouverneur, les Rwandais auraient ouvert le feu à l’approche de la centaine de soldats congolais, raison pour laquelle Julien Paluku a saisi le mécanisme conjoint de vérification, qui sera chargé de confirmer, ou non, l'incursion.

Cette annonce du gouverneur du Nord-Kivu intervient alors que des habitants font état depuis plusieurs jours d’autres incursions plus au sud, vers Goma, au niveau de la colline d’Ehu notamment. En juin dernier déjà, un accrochage avait eu lieu entre les deux armées dans les collines Kanyesheza.



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22 avril 2015

Territoire de Beni : Un « officier supérieur » des FARDC accusé de ravitailler des rebelles de l’ADF

Territoire de Beni : Un « officier supérieur » des FARDC accusé de ravitailler des rebelles de l’ADF

Arrêté par les services de sécurité dimanche 19 avril 2015 vers 8 heures à Pasisi dans la commune Mulekera en ville de Beni (Nord-Kivu, Est de RD Congo), un présumé rebelle ougandais a accusé un « officier supérieur » – non autrement identifié – des Forces armées de la RD Congo (FARDC) d’être « à la tête d’un groupe de ravitailleurs » des ADF.

Avouant avoir « participé » au récent massacre de 18 civils, ce présumé ADF qui venait de s’infiltrer dans la ville, a aussi signalé la présence d’« un groupe des ADF aux alentours de Beni ».

La deuxième arrestation est intervenue l’après midi de ce même dimanche au quartier Ngadi en commune Ruwenzori. Pour l’instant, les deux présumés ADF sont entre les mains des services de sécurité de Beni.

Sept otages libérés

Par ailleurs, les FARDC disent avoir libéré sept (7) otages des mains des ADF près d’Oïcha, après un assaut contre ces rebelles. Résidant au quartier Mbimbi, ces ex-otages avaient été enlevés vendredi dernier aux environs de 20 heures.

Le général Charles Muhindo Akilimali, commandant des opérations SOKOLA I, a salué la collaboration de la population qui a facilité cette action.

Des explications attendues du gouverneur du Nord-Kivu

La société civile du secteur de Beni-Mbau vient de prolonger son ultimatum accordé aux autorités militaires qui « doivent s’expliquer sur ce qui se passe exactement en brousse » d’où surgiraient souvent les auteurs des massacres de civils dans ce territoire du Nord-Kivu (Est de RD Congo).

C’est en principe le lundi 20 avril 2015 que devraient commencer les activités de grande envergure prévues par la Société civile après expiration dudit ultimatum.

Au cours de l’Assemblée générale tenue le dimanche 20 avril à Mbau, les organisations de la Société civile de cette partie du Grand Nord-Kivu ont décidé de reporter le délai jusqu’au lundi 27 avril 2015.

« Ce sera le moment pour le gouverneur de province de se déplacer en personne pour parler à la population victime des massacres », argumente la Société civile. Joint au téléphone par la RMBB, Isse Somo Vikose, président de la Société civile d’Oïcha, renseigne que « si le gouverneur et son gouvernement hésitent à aller parler à la population, cette dernière se sentira finalement dans l’obligation de descendre dans la brousse afin de chercher elle-même les criminels qui tuent les innocents ».

« Et à ce moment, l’armée aura avoué son incapacité de dérouter les ennemis de la paix. Les participants se sont aussi plaints, dit-il, du fait que des délégations ont toujours été dépêchées dans la contrée pour enquêter sur ces massacres. Mais, rien n’a jamais été communiqué aux victimes », se plaint le président de la société civile de Beni-Mbau.

Il faudra donc attendre le lundi prochain pour voir la tournure qu’aura prise ce dossier. Une affaire à suivre.

 

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