10 mai 2015

Burundi : les contestataires refusent de céder au diktat des autorités

Des soldats montent la garde sur la rue principale de Bujumbura le 9 mai 2015.
Des soldats montent la garde sur la rue principale de Bujumbura le 9 mai 2015. © Phil Moore/AFP

Les opposants à un troisième mandat du président burundais Pierre Nkurunziza refusaient dimanche de se plier à l'injonction des autorités qui ont exigé un "arrêt immédiat" de leur "insurrection", et qualifiaient cette sommation de "déclaration de guerre au peuple".

Dans plusieurs quartiers contestataires de la capitale, des manifestants ont renforcé leurs barricades samedi soir à l'issue d'une journée de "trêve", craignant une intervention des forces de sécurité à qui les autorités ont donné 48 heures pour les démanteler. Les opposants réaffirmaient avec fermeté leur refus d'abandonner leur mouvement tant que M. Nkurunziza n'aura pas renoncé à sa candidature, qu'ils jugent contraire à la constitution.

Dans le quartier de Musaga, au sud du centre-ville, des policiers arrivés dimanche dès l'aube ont réussi à dégager la majeure partie des barricades. "Un groupe de policiers s'est déployé à l'aude au pas de course, ils nous ont surpris, certains d'entre nous se préparaient à aller à la messe d'autres dormaient encore", explique à l'AFP Claude, un étudiant de 25 ans. "On ne peut pas résister, mais même s'ils ont déblayé, on remontera les barricades", assure-t-il.

Selon des témoins, il y a eu beaucoup de coups de feu et plusieurs blessés. Un d'entre eux serait décédé à son arrivée à l'hôpital, selon des témoignages recueillis par l'AFP. 

"Les militaires sont venus nous dire que les routes devaient être débloquées et qu'on ne pouvait pas résister à des gens armés de fusils", a expliqué à l'AFP Fabrice, un des leaders du quartier. "Nous avons décidé de laisser faire, mais ça ne veut pas dire que nous n'allons pas assurer notre sécurité, ce soir nous reprendrons nos rondes", a-t-il ajouté.

Le Conseil national de Sécurité (CNS) a exigé samedi que cesse "immédiatement et sans condition aucune, ce mouvement d'insurrection" et ordonné aux forces de l'ordre de "libérer les voies de communication" sous 48 heures, à Bujumbura et dans le reste du pays. "Les mesures du Conseil national de Sécurité, on s'en fout! Que Nkurunziza parte d'abord! Sinon nous allons continuer", a réagi Fiacre, 26 ans, dans le quartier contestataire de Cibitoke, au nord du centre-ville.

Le "Collectif contre un 3e mandat", qui regroupe un millier d'associations de la société civile et les deux centrales syndicales du pays, "considère la déclaration du Conseil national de sécurité (CNS) comme une déclaration de guerre au peuple burundais", a réagi Pacifique Nininahazwe, un de ses dirigeants, passé dans la clandestinité.

"Jusqu'ici, aucun président n'a gagné contre son peuple", a-t-il averti, citant Zine El Abidine Ben Ali en Tunisie, Hosni Moubarak en Egypte ou encore Blaise Compaoré au Burkina Faso, qui tous ont dû quitter le pouvoir après être restés sourds aux revendications de la rue. "Les manifestations vont continuer jusqu'à ce que Pierre Nkurunziza comprenne qu'il ne pourra pas avoir un troisième mandat, qu'il ne pourra pas violer notre Constitution", a assuré M. Nininahazwe.

Au moins dix-huit personnes ont été tuées lors des manifestations qui ont débuté le 26 avril, au lendemain de la désignation du président sortant comme candidat de son parti à un nouveau mandat. 

Faisant fi de la contestation, le président Nkurunziza avait été le premier vendredi à déposer son dossier de candidature à la présidentielle du 26 juin au siège de la Commission électorale (Céni). Au total, huit candidats ont été enregistrés par la Céni après l'expiration du délai de dépôt des dossiers samedi soir. Parmi eux, le principal opposant, Agathon Rwasa, chef historique des FNL, la plus ancienne rébellion hutu, qui a réclamé un décalage du calendrier électoral.

La campagne électorale des législatives et communales du 26 mai, qui précédent la présidentielle du 26 juin, a été officiellement ouverte dimanche.

 



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09 mai 2015

L’opposition suspend sa participation aux travaux de l’assemblée nationale

L’opposition suspend sa participation aux travaux de l’assemblée nationale

(KINSHASA)- Les présidents des quatre groupes parlementaires de l’opposition ont signifié au président de l’assemblée nationale la suspension de leur participation aux travaux parlementaires jusqu’à ce qu’une option claire sera levée sur la question d’examen de motions de défiance. Ils ont dénoncé le blocage par la majorité de toute initiative du contrôle parlementaire. Ils considèrent que la mise à l’écart de la motion de défiance visant Evariste Boshab, constitue un précédent fâcheux. Dans leur lettre, les opposants ont dénoncé également la violation du règlement intérieur par le président de l’assemblée nationale, Aubin Minaku qu’ils accusent de jouer le jeu de son camp politique. Samy Badibanga, le président du groupe Udps et alliés s’est dit indigné que la majorité empêche à l’opposition d’aller au bout de la procédure lorsqu’il s’agit de motion de défiance. C’est malheureux ce qu’on connaît à l’assemblée nationale, a-t-il dit. Passant de la parole à l’acte, les opposants ont séché la plénière de ce vendredi consacrée à l’examen de la motion de défiance visant le vice-premier ministre des Pt-Ntic, Thomas Luhaka.

L’absence du porte-parole des signataires à la plénière a fait que la motion de défiance tombe en désuétude. Albert Puela, son auteur ne s’est présenté dans la salle en signe de solidarité avec ses collègues de l’opposition ayant décidé de suspendre leur participation aux travaux.

Pourtant, d’autres élus de l’opposition sont restés dans la salle. Ils ont accusé le groupe ayant quitté la salle de s’être fait corrompre pour fuir les débats. C’est la corruption qui est à la base de cette attitude, a déploré le radical Franck Diongo.

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Crise au Burundi: le président rwandais critique l’attitude de Nkurunziz

Crise au Burundi: le président rwandais critique l’attitude de Nkurunziza

Le président rwandais Paul Kagame a critiqué vendredi l’attitude de son homologue et voisin burundais, Pierre Nkurunziza, qui se présente à un troisième mandat en dépit d’un mouvement de protestation à Bujumbura et des pressions internationales.

« Si vos propres concitoyens vous disent: +nous ne voulons pas que vous fassiez ça ou que vous nous dirigiez+, peut-être sont-ils en train de dire que vous n’avez pas fait assez pour eux », a déclaré M. Kagame, interrogé sur la situation actuelle au Burundi, lors d’un symposium organisé par l’université de Saint-Gall, en Suisse.

« Comment pouvez-vous alors dire: +je reste, que vous vouliez de moi ou non+? C’est un problème très sérieux », a poursuivi M. Kagame, dont les propos, filmés, ont été mis en ligne sur le site YouTube ainsi que sur le compte Twitter de la présidence rwandaise.

Le Burundi traverse une profonde crise depuis que le président Pierre Nkurunziza a été désigné par son parti le 25 avril pour briguer un nouveau mandat à la tête de ce petit pays qu’il dirige depuis 10 ans. Vendredi, M. Nkurunziza a officialisé sa candidature auprès de la commission électorale du pays.

L’opposition et la société civile manifestent depuis 13 jours contre cette candidature, essentiellement dans la capitale Bujumbura, arguant que la Constitution du Burundi et les accords de paix signés en 2000 pour mettre fin à une longue guerre civile n’autorisent pas un troisième mandat.

Ces manifestations, interdites par le pouvoir et émaillées de heurts parfois violents opposant les contestataires à la police et aux jeunes du parti présidentiel, ont fait 18 morts.

La crise burundaise fera l’objet, mercredi prochain à Dar es Salaam (Tanzanie), d’un sommet spécial de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), dont font partie le Rwanda et le Burundi.

 

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Kamerhe : VISITE ÉCLAIRE À PARIS, CHEZ HOLLANDE

 

 Vital Kamerhe a quitté précipitamment, Kinshasa, le mardi 5 mai dernier dans la soirée, pour Paris où il est convié par des autorités Françaises de haut rang afin de discuter de la situation politique qui prévaut au pays avec le dialogue que propose Kabila aux opposants pour se maintenir au pouvoir.

 A Paris, la question sera certainement débattue entre Kamerhe et des autorités Françaises qui veulent avoir une idée sur le dialogue de Kabila.

Dans un autre registre, VK profitera de son séjour en France pour rencontrer des dirigeants Européens avec qui ils échangeront toujours sur la question relative au dialogue.

Kamerhe ne manquera certainement pas de donner la position de son parti, l’UNC qui pose des préalables au régime avant de participer au dialogue. Il y a notamment la libération des détenus politiques, l’enrôlement des nouveaux majeurs, le recadrage du processus électoral. Pour le pacificateur, c’est à ces conditions que pourra être organisé un dialogue inclusif entre Kabila et toute l’opposition. Lequel dialogue, selon lui, qui ne devrait pas violer la Constitution via un glissement avec le partage du pouvoir. D’après un de ses collaborateurs, VK est allé au pays d’Hollande avec un canevas complet sur la situation politique du pays. Sauf imprévu, l’ancien speaker de l’Assemblée nationale regagnera le pays ce vendredi 8 mai. 48 heures après son retour, soit le dimanche 10 mai prochain, VK va s’en voler pour la Grèce pour quelques jours. C’est sûr et certain que le chairman de l’UNC prendra part à la déclaration de l’opposition du dimanche 10 mai, au siège du MLC avant de prendre son vol, le même dimanche dans la soirée.

En outre, pour se ranger en ordre de bataille, Kamerhe et son UNC ont organisé des primaires dans la perspective de 2016. Lesquels primaires ont porté Mwenze Kongolo à la tête de l’AVK-Alliance Vital Kamerhe, une structure qui comprend 80 partis-politiques.

XAVIER PERES

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08 mai 2015

SOS : la RDCongo … toujours à recoloniser !

leopoldII

Dans certains cercles de la communauté internationale, l’on continue de soutenir depuis plus de deux décennies, l’idée du démembrement du territoire de la République Démocratique du Congo. Certains « experts » pensent que cet Etat serait trop « grand » et trop « riche » pour laisser sa gestion aux gouvernants qui ne se montreraient pas à la hauteur de leurs responsabilités. La pauvreté ambiante depuis le départ du colonisateur belge en 1960 serait imputable à l’incapacité des congolais de créer des richesses dans un espace géographique gâté par la Providence en ressources naturelles. Ce schéma a failli être mis en œuvre pendant les années sombres des guerres de « libération » à répétition, entre 1996 et 2003, menées par de vraies-fausses rébellions congolaises instrumentalisées par les voisins du Congo, en l’occurrence l’Ouganda et le Rwanda, avec dans les coulisses des multinationales intéressées par les minerais et le pétrole. Mais, le sentiment fort de vouloir vivre ensemble perçu chez les populations congolaises, en dépit de leurs diversités ethniques et tribales, et même des divergences entre leaders politiques et seigneurs de guerre, a émoussé l’enthousiasme des partisans de la balkanisation.

A défaut de faire éclater la RDC en Républiquettes, le « Plan B » serait plutôt plaqué sur une nouvelle forme de « recolonisation », laquelle consisterait à occuper, militairement, des pans entiers de son territoire par des armées des pays voisins, et à exploiter ses ressources naturelles, contre la volonté de ses filles et filles ou avec la complicité de certains d’entre eux.

C’est dans cette logique qu’il faudrait expliquer les nouvelles velléités d’infiltrations militaires ougandaises et rwandaises sur le corridor Nord (Province Orientale) et Est (Nord-Kivu) du grand Congo.

Il y a deux semaines, les armées de l’Ouganda et du Rwanda se sont signalées concomitamment dans les territoires de Beni (Parc de Virunga) et de Nyiragongo. Repérés, leurs éléments se sont volatilisés dans la nature, après des échauffourées avec des troupes loyalistes congolaises. Le mardi 05 mai 2015, deux casques bleus tanzaniens de la Monusco ont trouvé la mort dans une embuscade attribué aux rebelles ougandais ADF. Mais, à l’analyse, il apperaît qu’il s’agirait d’un coup de militaires ougandais. Cela paraît d’autant vrai que le même jour, un hélicoptère des Nations Unies a essuyé des tirs de la part d’une force suspecte. Et hier jeudi 07 mai 2015, des autochtones de Arum ont dû évacuer leurs villages à la suite du survol du territoire congolais par deux avions de chasse battant pavillon ougandais.

L’alerte d’Orlando Von Einsiedeln

Dans son film sur le Parc de Virunga, le réalisateur Orlando Von Einsiedeln a mis à jour les enjeux cachés de l’insécurité récurrente entretenue par des forces négatives à travers cet espace « vert » classé patrimoine universel. Il a démontré, noir sur blanc, que de forces occultes font tout pour rendre ingouvernable cette partie du territoire congolais, de manière à ouvrir, toutes grandes, les portes de l’exploration et de l’exploitation pétrolières, aux multinationales présentement bloquées par le véto de la communauté internationale, représentée par l’Unesco. Prisonnier de sa coopération avec cet organisme international, le gouvernement congolais n’ose pas cautionner la violation de l’interdit.
Mais, en suivant attentivement le scénario du film précité, tout patriote congolais digne de ce nom ne peut cacher son indignation face aux propos d’un employé d’une multinationale qui affirme que la « RDC est à recoloniser ». A son avis, l’unique alternative qui vaille la peine pour transformer les ressources naturelles congolaises en richesses réelles et engager le pays dans la voie de la prospérité, c’est de placer celui-ci sous la tutelle d’un autre Etat, même voisin.

C’est dire combien l’on est convaincu, dans certains milieux occidentaux, que les Congolais sont incapables d’impulser leur propre bonheur, en dépit de leurs fabuleuses ressources minières, forestières, pétrolières, énergétiques et autres.

Le Congo aux Congolais …

D’où, les Congolais devraient ouvrir l’œil et le bon. Il leur faut, ici et maintenant, faire une lecture correcte des guerres et rébellions qui n’en finissent pas de secouer leur pays, surtout dans ses parties Nord et Est, que certains « experts » considèrent comme le « coffre-fort » national. C’est bien beau de clamer, à longueur de journée, que le Congo devrait revenir aux Congolais. Mais si la défense de la patrie et de son territoire n’est pas organisée, si n’importe quelle armée étrangère ou force négative peut s’y permettre un safari militaire quand elle veut et où elle veut, la devise « Le Congo aux Congolais » risque de se muer en slogan creux.

D’où, les Congolais devraient cesser de rêver. Plutôt que de croire que la paix viendrait du ciel comme une manne ou que l’émergence pourrait être atteinte sous le coup d’une baguette magique, ils devraient montrer aux autres qu’ils sont capables de prendre totalement en charge leur système de défense, de travailler dur, bien gérer et de planter le décor d’une émergence économique, industrielle, sociale profitable à tous, de manière équitable.

Par Kimp

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RDC: Gabriel Kyungu menace de trainer Evariste Boshab en justice

 

 

 
Kyungu wa Kumwanza. Radio Okapi/ Ph. John BompengoKyungu wa Kumwanza. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Le  président  de l’Union  nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), Gabriel Kyungu wa Kumwanza, menace d’ester en justice contre le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Evariste Boshab Mabudj. Ce cadre de la majorité présidentielle (MP) a exprimé son intention de saisir la justice, jeudi 7 mai, au cours d’un point de presse à Lubumbashi, chef-lieu du Katanga.

Gabriel Kyungu accuse Evariste Boshab d’avoir reconnu l’ancien secrétaire général national  de l’Unafec qui a été récemment exclu de ce parti de la majorité présidentielle. Le président de l’Unafec qualifie cet acte d’illégal et d’anticonstitutionnel.

Il s’étonne également que le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité s’ingère dans la gestion des affaires internes de son parti politique.

«Nous avons de petits problèmes au sein de l’Unafec, fait privé avec ses règlements et ses statuts. Nous ne pensons pas que Monsieur le vice-Premier ministre s’est transformé en gestionnaire des partis politiques installés au pays. Nous ne savons pas depuis quand cela a été institué», a dénoncé Gabriel Kyungu.

Il a assuré que des problèmes internes au sein de l’Unafec n’ont jamais causé de troubles ou de mort d’hommes pour que le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur n’intervienne.

«J’insiste, je  persiste et je signe que moi j’ai confiance en la justice de  notre pays. Et nous ne  pouvons pas nous rendre justice nous-mêmes. Nous avons des cours et tribunaux chez nous, seuls compétents à trancher des conflits qui peuvent surgir dans les formations politiques et non au ministre fut- ce-t-il  du PPRD. Nous sommes un pays des droits», a poursuivi le président de l’Unafec.

Il y a deux semaines, où l’Unafec avait demandé au Premier ministre Matata Ponyo de démettre de ses fonctions, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Bijoux Mushitu Kat, qui représente ce parti au sein du gouvernement.

L’Unafec avait indiqué qu’elle est exclue du parti pour s’être rangée parmi les frondeurs, qui avaient démis le président du parti, Gabriel Kyungu wa  Kumwanza.

Le président de l’Unafec menaçait déjà de saisir la justice si cette requête n’est pas prise en compte.

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07 mai 2015

Dialogue national inclusif : Mémos de l’UDPS, de l’UNC et du MLC sur la table de Kabila

Dialogue national inclusif : Mémos de l’UDPS, de l’UNC et du MLC sur la table de Kabila

Après les contacts préliminaires qu’il avait pris, le samedi 2 mai 2015 avec le Secrétaire général de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), Bruno Mavungu, le Président de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise), Vital Kamerhe, et la Secrétaire Générale du MLC (Mouvement de Libération du Congo), Eve Bazaiba, l’Administrateur Général de l’ANR (Agence Nationale des Renseignements), Kalev Mutond, est revenu à la charge au début de semaine. C’était pour se faire remettre les mémorandums de ces trois partis de l’Opposition en rapport avec la crise politique née à la suite des élections présidentielle et législatives controversées de novembre 2011, dont la résolution devrait passer par un « Dialogue national inclusif».

Considéré comme un des hommes de confiance de Joseph Kabila, le patron de l’ANR est censé lui faire parvenir, dans le meilleur délai, les trois documents, afin qu’il puisse s’imprégner de leur contenu.

Selon des indiscrétions échappées des états-majors politiques associés à ce qui parait comme une énième manœuvre d’approche entre la Majorité Présidentielle et une des sensibilités de l’Opposition perçue comme ayant une assise sociologique très solide sur le terrain, l’activisme déployé par le numéro un de l’ANR s’inscrirait dans la droite ligne du Dialogue national inclusif préconisé par l‘Accord-cadre d’Addis-Abeba et réclamé à cor et à cri par les leaders de l’UDPS, de l’UNC et du MLC. A en croire des sources ayant pris connaissance de ces différents mémos, ceux- ci se recoupent sur plusieurs points communs, notamment la tenue préalable d’un Dialogue national inclusif de petit format, de courte durée et à piloter par un modérateur neutre (Communauté internationale). Les matières à discuter devraient porter, pêlemêle, sur les contentieux électoraux de 2011 qui affectent la légitimité des animateurs des institutions en place, l’élaboration d’un calendrier électoral consensuel, l’audit du fichier électoral, l’enrôlement de nouveaux majeurs, le financement du processus électoral, le gel du découpage territorial, la neutralité de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), la libération des prisonniers politiques (cadres et combattants de l’Opposition), la réouverture des médias fermés, la libéralisation de l’espace politique, etc.

Vers une nouvelle « Transition »?

Interrogés au sujet d’un schéma du retour vers une nouvelle « Transition », des « experts » de l’Opposition évoluant dans les coulisses des chefs de l’UDPS, de l’UNC et du MLC jurent leurs grands dieux qu’Etienne Tshisekedi, Vital Kamerhe et Jean-Pierre Bemba ne seraient pas tentés par l’idée d’un nouveau partage « équitable et équilibré » des postes, synonyme de prolongation automatique de la législature en cours. Aucun de ces trois « Grands », soutient-on, ne serait preneur pour la « Primature », en dépit des rumeurs persistantes circulant dans ce sens. Diriger ou participer à un gouvernement de Transition dans un environnement où le Parlement (Sénat et Assemblée Nationale) est totalement contrôlé par la Majorité Présidentielle n’enchanterait personne du côté du leadership de l’UDPS, de l’UNC et du MLC. Ici, on met sur le compte de l’intox les moutures en circulation, sous les manteaux, avec des noms des « primaturables » et des « ministrables » qui auraient reçu la bénédiction de Tshisekedi, Kemerhe ou Jean-Pierre Bemba. Tous les trois se seraient mis d’accord pour ne pas cautionner un glissement de calendrier électoral.

L’objectif partagé par les trois partis politiques serait d’obtenir un processus électoral transparent, avec comme « ligne rouge » à ne pas dépasser la date du 27 novembre 2016, retenue par l’organisation des élections présidentielle et législatives, conformément au calendrier électoral et à la Constitution.

Connaissant les velléités de la Majorité Présidentielle d’obtenir un glissement des mandats du Chef de l’Etat, des Sénateurs, des Députés nationaux et provinciaux, ainsi que des gouverneurs de provinces, sans susciter le courroux populaire comme en janvier dernier, nombre d’observateurs préfèrent se montrer prudents face au rapprochement entre les véritables « Poids lourds » de l’espace politique congolais. Si le Dialogue national inclusif finit par prendre corps, l’on risque d’assister à un terrible chamboulement dans le microcosme politique congolais.

Par Kimp

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Dialogue : les termes de référence posent encore problème

tshisekedi

En attendant des assurances quant à la supervision de ce forum de vérité et de clarification par la communauté internationale, des consultations se poursuivent à plusieurs niveaux …

Après les différents contacts pris la semaine écoulée par d’éminents émissaires du pouvoir avec les principales formations politiques de l’opposition, après l’appel lancé au peuple congolais mardi dernier par le Front populaire en faveur d’un rassemblement massif autour de la personne d’Etienne Tshisekedi pour l’alternance à la tête du pays en 2016, on est en droit de croire aujourd’hui que les Congolais, à travers leur classe politique, ont compris que le moment est venu pour regarder dans une direction et décider ensemble de leur avenir !

Au centre des préoccupations de ces Congolais qui ont finalement décidé de se regarder les yeux dans les yeux se trouvent l’organisation et la tenue, sans plus tarder, d’un dialogue politique inclusif destiné à éclairer le passage sans heurts de l’actuel pouvoir à celui attendu des élections majeures de 2016 !

D’après des informations en notre possession, les obstacles véritables ou supposés à ce forum présenté comme celui de tous les espoirs pour la RDC sont en train d’être éliminés un à un. Mais le plus difficile à écarter se trouverait, semble-t-il au niveau des termes de référence susceptibles de mettre d’accord les acteurs de la majorité au pouvoir et ceux de l‘opposition. L’objectif à atteindre étant justement de rendre possible un consensus global sur la résolution de la crise actuelle de légitimité qui empêche le pays de se révéler et progresser dans tous les domaines !

La parité veut sa place au soleil…

Il semble que grâce à des consultations secrètement menées à plusieurs niveaux de responsabilités, aussi bien au sein, de la majorité au pouvoir que dans les rangs de l’opposition, cette difficulté tend à être surmontée grâce à un sens élevé de responsabilité qui se manifesterait déjà de part et d’autre.

Une autre difficulté, et non la moindre, qui empêcherait d’aller vite vers la tenue effective de ce dialogue politique inclusif concernerait, on s’en doutait, le nombre de participants qui devrait tenir absolument du dispositif constitutionnel traitant de la question de parité ” Hommes- Femmes “ alors que le mandat à accorder aux participants de ce forum relèverait de l’appréciation exclusive de responsables de formations et plates-formes politiques critère de sélection !

Enfin, sur le même registre de difficultés, on ne cesse de signaler l’absence toujours criante d’un signal fort de la part de la communauté internationale, notamment en ce qui concerne les assurances à obtenir quant à la supervision de ce forum de vérité et de clarification, à l’encadrement sécuritaire des participants et à la neutralité des forces armées, forces de l’ordre et de sécurité.

Bienvenue déjà au dialogue politique inclusif appelé de tous les vœux des Congolais pour baliser le chemin qui conduit aux élections à venir, mais gare aux actions de torpillage qui seraient déjà sérieusement envisagées au sein des forces politiques et sociales acquises au statu quo. L’alerte est ainsi donnée aux organisations de ce forum politique et historique qui doivent être très méticuleux dans le choix des lieux, la sélection des agents commis aux différents services, notamment à ceux chargés de l’orientation et de la surveillance des visiteurs !

Il y a lieu d’indiquer que pendant les assises du dialogue politique inclusif, les mouvements de militants et autres partisans de formations politiques autours des lieux concernés devraient être interdits pour des raisons évidentes, y compris la diffusion par les médias de supports de propagande politique.

Par KAMBALE MUTOGHERWA

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Felix TSHISEKEDI Parle de la Visite de KALEV...

No comment!

C'est une vidéo de la RTPA. Suivez!

Kasai Direct

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06 mai 2015

RDC: l’ONU «reste préoccupée par les arrestations arbitraires»

RDC: l’ONU «reste préoccupée par les arrestations arbitraires»

En RDC, le militant du mouvement lutte pour le changement (Lucha), Fred Bauma, a finalement été déferré au parquet et transféré à la prison le mardi 5 ma, après 50 jours de détention par les services de sécurité et sans accès à un avocat. Il n’a pas encore été notifié les charges qui pèsent contre lui, tout comme pour Yves Makwambala, un autre militant arrêté lui aussi à la mi-mars. Le chef du bureau des Nations unies pour les droits de l’homme au Congo, José-Maria Aranaz, appelle les autorités à mettre fin au recours à la détention arbitraire en RDC.

RFI : quelle est votre réaction après l’annonce du transfert de Fred Bauma à la prison centrale de Makala ?

José-Maria Aranaz : Le transfert de Fred Bauma au parquet judiciaire, après cinquante jours de détention en isolement, sans accès à la justice et sans supervision judiciaire est une bonne nouvelle. Même si nous restons encore préoccupés par l’utilisation de l’arrestation arbitraire et sans accès à la justice contre les membres de l’opposition, membres de la société civile et les défenseurs des droits de l’homme.

Est-ce que c’est un point que vous avez soulevé auprès des autorités congolaises ?

Oui, on a insisté beaucoup dans toutes nos réunions et dans le processus de dialogue avec les autorités sur le fait qu’il faut en finir avec les arrestations arbitraires sans accès à la justice. La détention arbitraire sans accès à la justice est une violation des droits de l’homme et il faut mettre tous les détenus, le plus tôt possible, à la disposition des autorités judiciaires.

    

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