15 mai 2015

Dialogue : Tshisekedi répond à Kabila

Etienne Tshisekedi

L‘UDPS renvoie le raïs à la feuille de route du 14février 2015 pour résoudre la crise de légitimité en RDC par un vrai dialogue politique sous la médiation de la communauté internationale.

Le président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Etienne Tshisekedi, a répondu, depuis Bruxelles, en date du vendredi 8 mai dernier, à Joseph Kabila. Cela suite à la demande de ce dernier concernant le dialogue en République Démocratique du Congo.

Dans cette correspondance, l’UDPS renvoie Joseph Kabila à sa feuille de route du 14 février 2015, adressée à la communauté internationale, par intermédiaire de Martin Kobler, Représentant spécial du SG des Nations Unies. Etienne Tshisekedi Wa Mulumba rappelle que cette feuille de route explicite la position de l‘UDPS sur les voies de sortie de la crise de légitimité sévissant en RD du Congo « depuis le hold-up électoral de 2011 ».

L’UDPS, qui insiste sur la nécessité de préparer, de manière consensuelle, des élections libres et transparentes, dans un climat apaisé, exhorte le Représentant spécial du SG de l’ONU, Martin Kobler, ainsi que le collège des envoyés spéciaux en RDC et dans la région des Grands-lacs, à jouer pleinement leur rôle diplomatique de médiation en prenant, de toute urgence, les contacts nécessaires avec les parties congolaises, afin de définir le cadre d’organisation affective du dialogue dans un court délai. L’UDPS dit éviter, dans l’Intérêt de la Nation, les pertes de temps et les manœuvres dilatoires visant à contourner les exigences constitutionnelles régissant les échéances électorales et favorisant le glissement.

Les termes de la feuille de route de l’UDPS

Selon ce document, la situation tant politique que sociale en RDC demeure toujours préoccupante et constitue un cas d’urgence. Une crise politique « grave », née des dernières élections de novembre2011, a plombé sérieusement l’avenir du processus de démocratisation du pays.

Le lieu de la tenue du dialogue, tel qu’indiqué dans cette feuille de route, devra être la ville de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo. Par rapport sa taille et sa composition, seuls 40 participants, répartis équitablement entre les deux tendances politiques en présence, à savoir les tenants du statu quo et ceux qui militent pour le changement (Kabila et les siens d’une part, Tshisekedi et alliés d’autre part), soit 20 membres par délégation.

Quant à l’ordre du jour, l’UDPS propose le règlement du contentieux électoral de novembre 2011 et son corollaire qui est la crise de légitimité. Ceci implique, poursuit cette feuille de route, l’identification des responsables de la fraude électorale de novembre 2011, afin qu’ils soient écartés de la gestion du pays et du processus électoral en cours.

Il faudra également définir un processus électoral consensuel, notamment sur le calendrier, préconisant, premièrement, l’organisation de l’élection présidentielle couplée aux législatives dans le délai constitutionnel, soit, au plus tard, le 19 septembre 2016. Les autres scrutins devront être organisés après la présidentielle et les législatives.

Le deuxième point à l’ordre du jour est relatif à la restructuration de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), alors que le troisième traite du contentieux électoral. Le quatrième point parle du fichier électoral, avec un accent sur sa fiabilisation et sa révision afin qu’il tienne compte de nouveaux majeurs, de Congolais de la diaspora…

Sécuriser le processus électoral

La traçabilité des résultats est le cinquième point inscrit pour définir un processus électoral consensuel, suivi du renforcement du mandat de la MONUSCO pour sécuriser le processus électoral comme sixième point, et enfin, la création d’un observatoire des élections chargé de la certification des résultats.

Concernant la durée des travaux, l’UDPS estime que dix jours maximum seront suffisants, dont trois réservés aux travaux de la facilitation de la MONUSCO.

D’ailleurs, cette formation politique insiste sur la « responsabilité historique » de la communauté internationale de convoquer ce dialogue politique dans l’esprit de la résolution 2147 et de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, pour éviter que la RDC ne plonge dans le chaos comme au Burkina Faso et au Burundi.

Par LEFILS MATADY

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14 mai 2015

Burundi: violents combats à Bujumbura, au lendemain d’une tentative de coup d’Etat

 

 

bujumbura

De violents combats ont éclaté jeudi matin autour du siège de la télévision nationale à Bujumbura entre militaires loyalistes et putschistes au lendemain d’une tentative de coup d’Etat contre le président burundais Pierre Nkurunziza, en déplacement à l’étranger, selon des témoins et sources militaires. Selon les témoins, les combats à la mitrailleuse lourde et au lance-roquettes ont éclaté autour des locaux de la télévision et de la radio nationales, toujours sous le contrôle des partisans du président Nkurunziza.

 

Selon une source au sein des militaires putschistes, le bâtiment de la RTNB a été attaqué à l’aube après que le chef d’état-major des forces armées burundaises, Prime Niyongabo, resté loyal au président, eut annoncé l’échec du coup d’Etat sur les ondes de la radio nationale.

Un journaliste qui se trouve à l’intérieur du complexe a confirmé des violents combats à l’arme lourde, y compris des canons et des lance-roquettes.

Dans la nuit, les propos du chef d’état major avaient été balayés par le porte-parole des putschistes, Vénon Ndabaneze: celui-ci avait revendiqué le contrôle de l’aéroport et expliqué que son camp n’avait pas essayé de prendre la présidence et la radio-télévision nationale mercredi pour éviter une “effusion de sang”.

L’annonce de la destitution de Pierre Nkurunziza avait été accueillie mercredi par des scènes de liesse dans la capitale Bujumbura, où de nombreux manifestants ont fraternisé avec les militaires et grimpé sur des blindés.

Le général à l’origine du putsch, l’ex-chef des services de renseignements de Pierre Nkurunziza, le général Godefroid Niyombare, a aussi assuré avoir le soutien de nombreux hauts gradés de la police et de l’armée.

Jeudi matin, il était cependant toujours impossible de dire qui détenait effectivement le pouvoir à Bujumbura.

Selon des sources concordantes, le président Pierre Nkurunziza serait lui en Tanzanie, à Dar es Salaam, où il s’était rendu mercredi pour un sommet de la Communauté est-africaine (Burundi, Kenya, Ouganda, Tanzanie, Rwnada) consacré à la crise politique burundaise déclenchée par sa candidature à la présidentielle du 26 juin.

Société civile et une partie de l’opposition politique mènent la contestation contre cette candidature qu’elles jugent inconstitutionnelle. Mais l’éventualité d’un troisième mandat de Pierre Nkurunziza, déjà élu en 2005 et 2010, divise depuis des mois jusqu’au sein du parti au pouvoir le Cndd-FDD.

Le général Niyombare avait profité mercredi du déplacement du chef de l’Etat pour annoncer sa destitution, après des semaines de contestation populaire dans les rues de Bujumbura qui ont fait une vingtaine de morts.

Tout l’après-midi et une bonne partie de la nuit, militaires loyalistes et putschistes ont mené des “tractations” pour tenter de se rapprocher et éviter un bain de sang. Les Burundais gardent encore très présente en tête la longue et meurtrière guerre civile qui a secoué le pays de 1993 à 2006.

Mais ces discussions n’ont pas abouti.

“Les tractations ont buté sur un groupe d’officiers du Cndd-FDD qui ont rejeté toute solution qui écarte Nkurunziza”, a dit à l’AFP un haut gradé du camp putschiste.

- Appels à la retenue -

L’annonce de la destitution de Pierre Nkurunziza a déclenché une vague de réactions parmi une communauté internationale déjà très inquiète des tensions qui ne cessaient de croître au Burundi depuis des mois. Au-delà de la guerre civile, qui a fait quelque 300.000 morts, l’histoire post-coloniale du petit pays d’Afrique des Grands Lacs, a été jalonnée de massacres interethniques.

Les dirigeants kényan, ougandais, tanzanien et rwandais, qui se sont finalement réunis sans leur homologue burundais mercredi à Dar es Salaam, ont condamné le coup d’Etat et demandé un report des élections – des législatives et communales sont aussi prévues le 26 mai.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a exhorté “au calme et à la retenue”, alors que le Conseil de sécurité devrait tenir jeudi des consultations d’urgence sur la crise au Burundi, à la demande de la France.

A Washington, la Maison Blanche, ouvertement opposée depuis des semaines au troisième mandat, a appelé toutes les parties à “déposer les armes” et la chef de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini, a appelé les deux camps à faire preuve de “retenue et à éviter la violence”.

Le général Niyombare avait été limogé de la tête des services de renseignements en février par le président après lui avoir déconseillé de briguer un troisième mandat.

Mercredi, l’officier putschiste a annoncé la mise en place d’un “comité pour le rétablissement de la concorde nationale, temporaire”, chargé de rétablir “l’unité nationale” et de reprendre le “processus électoral dans un climat serein et équitable”. Il a dit prendre la tête du comité.

Personnalité aujourd’hui respectée et considéré comme un homme de dialogue, le général Niyombare était devenu après la guerre civile chef d’état-major adjoint, puis chef d’état-major de l’armée. Nommé en décembre 2014 à la tête du Service national de renseignements (SNR), il avait été limogé trois mois plus tard.

radiookapi.net

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13 mai 2015

Analyse d'un coup d'Etat attendu à Bujumbura

ANALYSE MARIE-FRANCE CROS 

manifestation au Burundi

INTERNATIONAL

Le coup d'Etat en cours mercredi à Bujumbura était attendu. Depuis des semaines, la capitale burundaise bruissait de rumeurs, en raison de la fuite en avant du président Pierre Nkurunziza, qui refuse, en se présentant à un troisième mandat, de respecter l'Accord de Paix d'Arusha qui a mis fin à la guerre civile (1993-2005), accord dont l'armée se considère comme la gardienne. Pour beaucoup d'habitants de Bujumbura, plus prompts à se révolter que les paysans des collines, cette interruption du processus institutionnel était même la seule issue contre "la violence qui arrive et qui fait peur".

Trois sources différentes nous signalaient, fin avril, que des "frondeurs" (opposés au troisième mandat) du CNDD-FDD, le parti au pouvoir, cherchant un asile pour leur famille en vue de troubles prévisibles, se rendaient dans les chancelleries "demander que les capitales amies soient compréhensives si un coup d'Etat survenait".

Des généraux avaient d'ailleurs déjà écrit en décembre dernier au chef de l'Etat pour lui demander de renoncer à ce troisième mandat déstabilisateur. Une partie d'entre eux avaient été menacés, d'autres "achetés". On ignorait donc, en définitive, de quel côté irait l'armée.

Le révélation, par deux dirigeants du Service national de Renseignement (SNR) - qui se sont confiés à l'avocat belge Bernard Maingain (voir La Libre Belgique du 7 mai) -, des projets de la Présidence, qui n'hésite pas à fomenter des violences et faire vibrer la corde ethnique pour rester au pouvoir, a probablement fait pencher la balance en faveur du coup d'Etat.

Même le nom de son auteur, le général Godefroid Niyombaré, était déjà sur beaucoup de lèvres, en raison de sa grande popularité dans les deux ailes de la nouvelle armée burundaise: celle issue, comme l'officier, du maquis de la guérilla hutue CNDD-FDD, et l'ancienne armée tutsie des dictatures militaires qui se sont succédé au Burundi.

Pas de favoritisme

Agé d'une quarantaine d'années, cet originaire de Bujumbura a fait ses études secondaires au prestigieux Collège St-Esprit. Orphelin de père depuis l'âge de trois ans, Godefroid Niyombaré s'était inscrit à l'université mais avait renoncé, en 1993 (année du putsch militaire tutsi contre le premier Président hutu élu, Melchior Ndadayé), à suivre des études afin de venir en aide matériellement à sa mère, institutrice restée veuve. Mais, deux ans plus tard, le jeune homme gagne le maquis CNDD-FDD.

Il s'y attirera tant d'estime pour ses qualités militaires qu'il fera partie du groupe CNDD-FDD "précurseur" qui, en 2004, préparera, avec les officiers tutsis, la jonction des deux armées, conformément à l'Accord de paix d'Arusha (2000).

D'abord chef du Bureau d'études du nouvel état-major, Niyombaré devient bientôt chef d'état-major général adjoint et, après quelques mois, au nom de l'alternance Hutu/Tutsi, le premier chef d'état-major général hutu du pays, en 2006. Il se fera connaître, indique un de ses proches à La Libre Belgique, "par son opposition à l'ethnisme, au régionalisme et au favoritisme. C'est à la suite d'un conflit avec le ministre de la Défense au sujet d'une nomination régionaliste qu'il quittera ce poste" en 2012.

Sécurité

Il devient alors le principal conseiller à la Sécurité du président Nkurunziza, "un poste où il dérange", explique ce proche, "par son habitude de signaler, deux fois par semaine, ce qui ne va pas dans le pays". On l'éloigne en le nommant ambassadeur à Nairobi (mai 2014). Mais, dès novembre dernier, il est rappelé pour diriger le Service national de Renseignement, le Président ayant été contraint de se séparer de son bras droit, qui occupait ce poste, le sulfureux général Adolphe Nshimirimana, dont le nom est mêlé à toutes les affaires sales du régime.

Il n'y fera pas de vieux os. Le 13 février, le général Niyombaré présente une note d'analyse (qui a ensuite circulé sous le manteau à Bujumbura) de la situation au Burundi, qui conclut: "En tenant compte de tout cela, le SNR conseille que le président Nkurunziza et le CNDD-FDD choisissent un nouveau candidat de poigne, capable de conduire le pays, la population et le CNDD-FDD vers un avenir radieux", ce qui permettrait au chef de l'Etat de sortir "la tête haute".

Le 18 février, le général Niyombaré était limogé.

 

Depuis lors, nous indique notre source, plusieurs personnes sont venues le trouver secrètement pour lui faire savoir qu'elles avaient été chargées de l'assassiner.

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Dialogue : le Mlc dit non à Joseph Kabila

Dialogue : le Mlc dit non à Joseph Kabila

(KINSHASA)- Le Mlc s’oppose à un nouveau dialogue qui ouvrirait la voie au partage du pouvoir. Le bureau politique du Mouvement de Libération du Congo a transmis sa réponse à l’émissaire du chef de l’état où il a fait clairement savoir l’inopportunité d’un nouveau forum. Le parti de Bemba considère que le dialogue sous format des assises dans le contexte actuel n’est pas utile. ‘‘Qu’est-ce que va nous apporter ce nouveau dialogue’’, indique Eve Bazaiba, la secrétaire générale du Mlc. D’après elle, le temps est venu pour se focaliser aux élections. La résolution 2211 des Nations Unies recommande la tenue des élections crédibles et transparentes dans le délai constitutionnel, a précisé Eve Bazaiba. Le Mlc craint que de telles discussions ne conduisent le pays au glissement. Le président Kabila, après les concertations, avait pris l’engagement de respecter la constitution. D’ailleurs, c’était la première recommandation de ces travaux, a rappelé Maitre Alexis Lenga wa Lenga, le président du groupe Mlc à l’assemblée nationale. Eve Bazaiba s’indigne que les concertations nationales auxquelles son parti avait pris part, n’aient produit aucun résultat en termes de décrispation politique. Au finish, les prisonniers politiques sont toujours écroués à Makala et à Ndolo.

En plus, l’amnistie exigée a été sélective, déplore Bazaiba. Les médias proches de l’opposition sont toujours fermés. Le parti de Bemba décrit un tableau sombre de son rapprochement avec le pouvoir. Aux concertations, il avait été demandé au gouvernement, dans le lot des 700 recommandations, d’apporter son soutien aux détenus congolais présentement à la Cour pénale internationale. Mais Kinshasa n’avait pas hésité d’arrêter et transférer le député Fidel Babala, l’un des proches de Bemba et secrétaire général adjoint du Mlc, à la cour pénale internationale pour l’affaire de subornation des témoins dans le procès opposant le procureur de la CPI au leader du Mlc. Outre ce grief, le Mlc reproche surtout à Kabila d’avoir débauché ses hauts cadres sans consulter officiellement la direction politique.

Aujourd’hui, Thomas Luhaka, Germain Kambinga et Omer Egwake se retrouvent au gouvernement sans l’aval du parti et de Jean Pierre Bemba. D’ailleurs, les trois ont été virés et Luhaka a été remplacé par Bazaiba. Les extrémistes du Mlc qui n’ont jamais pardonné à Kabila d’avoir trainé Bemba à la CPI, ont pris leur revanche. Ils refusent tout schéma qui peut donner même une minute à l’actuel président de rester au pouvoir après 2016. En conclusion, Eve Bazaiba insiste que son parti attend du président Kabila, de sa famille politique et de la commission électorale nationale indépendante la tenue des élections crédibles, démocratiques et transparentes. Pour le Mlc, il faut discuter dans le sens d’améliorer le processus électoral en cours pour éviter de commettre les erreurs décriées par le passé. Après la tentative de retoucher la constitution et la loi électorale, le plan Kabila-Kalev pour glisser ensemble avec l’opposition, connait déjà un premier rêver.

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En bref: Un Coup d'Etat en progression au Burundi?

Selon Rfi, il y aurait une tentative de coup d'Etat au Burundi. Le Général Adiambare aurait fait une déclaration sur les ondes d'une radio locale annoncant la destitution du président Kurunziza et de son gouvernement.  

Le président Kurunziza est en Tanzanie à la réunion des chefs d'Etat de l'Afrique de l'Est où la question du Burundi est en train d'être discutée.

Lumbamba Kanyiki


 

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12 mai 2015

Kemerhe, son brave discours devant Claude Bartlone, Président de l’Assemblée Nationale de la France

Kemerhe, son brave discours devant Claude Bartlone, Président de l’Assemblée Nationale de la France

Il est à cheval entre son pays et l’occident pour parler de la Rd-Congo. L’autre fois, c’était aux USA à la suite de l’invitation de Barack Obama sur la situation politique qui prévaut en Rd-Congo. Et hier, c’était sur invitation du président de l’Assemblée nationale Française, Claude Bartlone que Kamerhe a pris part au dîner-débat qui a eu lieu à l’hôtel Lassay, résidence officielle du Président de l’Assemblée nationale française. Un dîner qui focalisait autour de la refonte de la politique européenne de voisinage et de la fondation verticale. A ses interlocuteurs, VK a présenté les opportunités, potentialités et richesses que possède la Rd-Congo. D’où, il les a invités dans son discours à appuyer une Afrique riche et prospère. Cela, d’après lui, exige un leadership fort à la tête de chaque Etat Africain. VK était le seul Africain à participer à ces assises. « Lire ci-dessous l’adresse de Kamerhe lue devant Claude Bartlone ».

Mesdames, et Messieurs,
C’est pour moi un honneur d’être invité à participer à ce dîner-débat sur un projet aussi vital pour l’Afrique et l’Europe, « Fondation La Verticale Europe – Méditerranée – Afrique ».
Permettez moi donc, avant toute chose, de présenter mes vifs remerciements à Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale Française, Claude Bartolone, et à Messieurs Radhi Meddeb et Jean Louis Guigou, respectivement ; Président et Député Général de l’Institut de Prospective économique du Monde Méditerranéen (IPEMED). Quand j’ai lu le résumé sur la présentation du projet, j’ai pensé à Frantz Fanon qui écrivait dans « Les Damnés de la Terre » ; « Chaque génération doit dans une relative opacité découvrir sa mission, la remplir ou la trahir » ; et je me suis dit « Enfin ! »
Enfin, car pour l’Afrique, dès l’aune des indépendances, cette réalité s’est imposée à nos dirigeants.
Enfin, car le destin de l’Europe est naturellement et solidairement lié à celui de l’Afrique ; le Président Houphouët Boigny avait si bien bien rendu cette incontournable réalité lors d’une interview en présence du Président François Mitterrand, et du Président Mobutu par un adage ivoirien ; « Il faut que vous nourrissiez votre enfant jusqu’à ce qu’il ait poussé des dents, afin qu’il vous nourrisse quand vous aurez perdu les vôtres ».
En effet, il a toujours été dans « l’intérêt de l’Afrique de se rapprocher de ses voisins du Nord pour promouvoir une croissance productive et durable », qui sans l’inclusion et le partage est tout simplement irréalisable.
« C’est l’intérêt de l’Europe de mettre « cap au Sud » pour affronter les défis du XXIe siècle. »
Au-delà des défis soulevés par le changement climatique, le besoin d’énergies propres, renouvelables et non polluantes, la démocratisation des institutions ; .« de nos jours, plus sans doute qu’au cours des époques successives qu’a traversé l’humanité, la paix mondiale est indivisible », Et sans la paix, aucun développement n’est envisageable. La Verticale « Europe-Méditerranée-Afrique », outil de paix et de développement, est une réponse au chaos actuel aux frontières européennes, au chaos actuel sur le continent africain. Imaginons un court instant ce que pourrait devenir l’Afrique et donc l’Europe, si Boko-Haram, les Anti-Balaka, les Shebab,… s’emparaient des zones minières de l’Est de la RDC? L’appui de l’IPEMED à la consolidation des démocraties africaines, constitue à mes yeux un des facteurs clef de la garantie de réussite du projet La Verticale « Europe-Méditerranée-Afrique ».
Partant de l’approche perspective et sectorielle du Projet portant sur des secteurs prioritaires comme l’énergie, l’eau, l’agriculture, le transport,… quelle incroyable base pour ce nouveau projet de développement productif, durable et solidaire que le 3ème plus grand potentiel hydroélectrique au monde, les 80 millions d’ha de terres arables, les 62% de réserve d’eau douce du continent africain et 25% du monde, les 60% de forêt du bassin du Congo, les réserves minérales estimées à 24.000 milliards de US$, le carrefour des 5 communautés économiques régionales du Continent,.., la CEEAC, le COMESA, la CIRGL, la CEP- CL et la SADC, un marché de plus de 250 millions de personnes ?
J’espère et appelle de toutes mes forces, Le Projet La Verticale « Europa-Méditerranée-Afrique » de l’IPEMED à être le DOIGT qu’attend depuis des décennies la gâchette du Revolver de Frantz Fanon !
Je vous remercie.

 

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Exclusif RDC-Vital Kamerhe : Kabila ? La question est tranchée !

 

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Interview exclusive de Vital Kamerhe, ancien Président de l’assemblée nationale de la République démocratique du Congo. Une analyse sans langue de bois de la situation politique et des développements qu’il appelle de ses vœux.

AFRIK.COM : Comment évaluez-vous la situation politique actuelle de la République démocratique du Congo et les chances du Président sortant Joseph Kabila de se représenter ou d’être réélu ?

Vital KAMERHE : Pour Kabila, la question ne se pose plus. L’obstacle constitutionnel ne saurait être levé, deux mandats, pas un de plus. Or il a déjà accompli deux mandats. Nous avons assisté à plusieurs tentatives de la part du pouvoir pour dépasser cette limitation : tout d’abord une tentative de révision de la Constitution pour autoriser un troisième mandat. L’opposition politique et la société civile se sont immédiatement réveillées et j’ai lancé avec l’UNC le slogan “touche pas à ma Constitution”, gros succès… Les événements de Ouagadougou ont prouvé qu’un peuple qui refuse la reconduction tacite de ses dirigeants peut toujours l’emporter. La deuxième tactique mise en jeu est dilatoire : retarder indéfiniment les élections en les subordonnant a la finalisation d’un recensement de la population congolaise et à une révision des listes électorales. La ficelle était trop grosse, une loi, fût-elle électorale, ne peut pas suspendre l’application de la Constitution. Or, le recensement ne saurait être finalisé avant le 19 décembre 2016 à minuit. Troisième biais pour décaler la fin du mandat : la multiplication des scrutins. Le calendrier électoral est surchargé. Nous en avons déjà pour près de 500 millions de dollars d’organisation, et ces élections, dont certaines se déroulent pour la première fois, vont entraîner des contentieux, la définition des circonscriptions étant porteuse de conflits entre groupes et communautés…. Cela justifie l’établissement d’un calendrier “à 23 contraintes” pour les élections présidentielles ; 18 de ces contraintes relèvent du gouvernement, 5 de l’Assemblée nationale… Nous serons attentifs à toute instrumentalisation du calendrier. Quatrième obstacle que nous devons franchir : le redécoupage des provinces, de 11 à 25, porte en lui les germes d’une véritable explosion. Kabila semble vouloir rééditer une méthode des années Mobutu, “la territoriale des originaires” : une forme d’épuration ethnique au niveau local. La chasse aux non originaires. Au Katanga, cela réveille le spectre d’une sécession, car Sud et Nord du Katanga sont complémentaires : l’agricole et le minier doivent marcher main dans la main, et ne surtout pas se tourner le dos. Mais ce n’est qu’un exemple… La mise en œuvre forcée de cette nouvelle carte des provinces risque de provoquer un glissement du calendrier électoral. Mais nous nous y opposerons par tous les moyens. La population dispose d’un repère clair : la résolution 2211 du Conseil de sécurité dispose que les élections présidentielles se tiendront le 27 novembre 2016 pour une passation des pouvoirs le 20 décembre. Tout le reste peut glisser, mais ces deux dates sont intangibles. C’est pourquoi l’opposition propose un autre calendrier électoral, en retardant toutes les autres échéances après la Présidentielle, à l’exception des seules élections provinciales à l’occasion desquelles les fichiers électoraux pourront être révisés, afin de ne pas exclure tous ceux qui sont devenus majeurs après 2011 ! Dans un pays à forte natalité comme le Congo, cela représente près de 18 millions d’électeurs.

AFRIK.COM : Doit-on redouter des affrontements civils ?

Vital KAMERHE : Rien n’est à exclure quand le peuple est atteint dans sa souveraineté. C’est le scenario qu’essaient de prévenir les membres du G7, les Eglises, pleines de vitalité, et les partis d’opposition, qui forment un front commun sur ces sujets. Les affrontements, quelle qu’en soit la cause, c’est la stratégie du chaos, celle qui conduirait à un maintien de Kabila au pouvoir. Mais il n’y a pas de plus forte armée que la détermination d’un peuple décidé à prendre son destin en main.

Je pense que pour faciliter les alternances, il faudrait créer en Afrique un statut “d’ancien président de la République”, comme il existe en France, ou aux Etats Unis, avec quelques facilités logistiques et une assurance d’immunité dans des conditions très larges, excluant seulement les crimes de sang !

AFRIK.COM : Le front de l’opposition restera-t-il vraiment uni ?

Vital KAMERHE : Il n’existe jamais de front absolument uni. Ce serait contraire à la démocratie… Mais l’opposition politique ne s’est jamais si bien portée. Nous nous sommes tous mobilisés, du 19 au 25 janvier, à la fois les leaders des partis politiques et les éléments de la société civile, à la seule exception de l’UDPS. Pour bâtir un programme politique alternatif commun. Que voulons-nous faire du Congo ? Ensuite débutera le processus qui doit aboutir à la désignation d’un candidat unique de l’opposition. Cela reposera sur un accord minimum entre toutes les composantes de ce front uni, à la fois sur l’action à mener, et sur la répartition des charges et responsabilités qui permettra de l’entreprendre efficacement.

AFRIK.COM : Front uni de l’opposition avec l’UPDS en franc tireur… Mais quid de Moïse Katumbi ? Etes vous prêt à l’accueillir au sein de votre “Front uni” s’il quittait les rangs de la majorité ?

Vital KAMERHE : Il ne s’agit pas de faire une chasse aux sorcières, comme on le voit au Burkina Faso ! Tous ceux qui sont aujourd’hui encore dans les rangs du parti majoritaire peuvent aussi appuyer l’alternance, et ils auront leur place dans la construction de l’avenir. Je demande à Moïse Katumbi d’aller jusqu’au bout de sa démarche actuelle et d’entrer dans l’opposition. Pour moi, il n’est pas souhaitable qu’il soit le candidat de la majorité sortante. Nous devons construire l’alternance avec toutes les forces vives, de Tchisekedi à Bemba, quel que soit leur âge ou leur situation judiciaire du moment. De même, Moïse Katumbi à toute sa place parmi nous. Etienne Tchisekedi a un rôle d’aîné, aujourd’hui. Il n’est pas souhaitable qu’il s’expose en première ligne, il faut qu’il soit le sage et le référent qui arbitrera au sein du Front Uni de l’opposition pour calmer les velléités personnelles.

AFRIK.COM : Certains évoquent la possibilité d’un scénario russe à la Poutine/ Medvedev ou brésilien, à la Lula /Dilma Roussef…

Vital KAMERHE : Nous ne sommes ni en Russie ni au Brésil, où les Présidents que vous citez terminaient leur mandat avec une énorme popularité ! En République démocratique du Congo, avec un taux de croissance de 9%, aussi spectaculaire que durable et installé dans le temps, nous avons encore le taux de pauvreté le plus élevé du monde. C’est insupportable. Et le peuple ne le supporte plus. Donc le candidat qui serait amené par Kabila n’aurait aucune chance d’être élu…

Le peuple congolais ne peut plus accepter que les bénéfices de la croissance soient accaparés entre les mains de quelques individus tandis que la majorité de la population est clochardisée. Le réquisitoire a été délivré par un ancien gouverneur de la Banque centrale congolaise : l’économie congolaise à une double réalité : celle de la croissance et du décollage, et celle de la régression du pouvoir d’achat des masses congolaises. La coexistence de ces deux réalités ne saurait perdurer.

AFRIK.COM : Mais est-ce possible quand les richesses naturelles et géologiques de la République démocratique du Congo sont en réalité exploitées par des pays voisins ? Pensons par exemple au koltan, dont le premier exportateur mondial est le Rwanda, alors que son sous-sol n’en contient pas ?

Vital KAMERHE : Je suis heureux que vous fassiez cette remarque et je ne peux que m’associer à cette interrogation. Je pense que la solution est un modèle de coopération régionale. Les richesses minières peuvent donner lieu à des coopérations transfrontalières, pétrole, gaz, minerais… koltan… Mais cela doit se faire d’abord et avant tout dans le respect de la souveraineté territoriale de chacun, dans le cadre de coopérations ouvertes. Il y en a d’autres encore : une aide régionale au Sud Soudan serait également un acte de solidarité et de stabilisation de l’Afrique Centrale.

La République démocratique du Congo a vocation à être une plaque tournante mais nous devons, avant toute chose, remettre de l’ordre dans notre propre maison. Il n’y a pas de routes correctes entre le Katanga et la province Orientale. Nous manquons encore d’infrastructures de base. Le pays est écartelé et soumis à des logiques centrifuges. Les minerais, quand ils ne sont pas pillés, sont exploités à l’état brut.

Nous pouvons trouver des créneaux d’exploitation partagée avec nos voisins, qui gagneront également à ne plus “prendre” par effraction : il vaut mieux passer par la porte que par la fenêtre. Trop de drames sont artificiellement entretenus pour faciliter ces trafics : tueries, viols, rébellions, déplacements massifs, tragédies humanitaires… Pourtant personne ne gagne durablement à propager la haine et la peur. Pour construire dans la durée le décollage économique de l’Afrique centrale, nous devons nous entendre et partager.

La République Démocratique du Congo adhérente à la Communauté Economique des Pays d’Afrique de l’Est : je n’y vois que des avantages. Quand on définit des intérêts communs, on ne se fait plus la guerre.

AFRIK.COM : Et que pensez-vous de la situation au Burundi ?

Vital KAMERHE : Elle me préoccupe beaucoup. Il y a déjà un problème humanitaire à régler au Congo avec l’afflux de réfugiés qui redoutent les violences. Le Président burundais avait l’occasion de quitter le pouvoir avec les honneurs et de continuer son chemin en sage. Mais son entêtement risque de coûter cher en vies humaines. J’ai envie de lui dire…”Vous n’allez pas régner sur des cadavres…”

 

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Les deux chasseurs

Dans un village, il y avait deux chasseurs qui avaient l’habitude de chasser ensemble. L’un était natif du pays et l’autre venait de l’étranger. Le chasseur étranger était de loin meilleur que l’autochtone. Mais à chaque fois qu’il tirait sur une bête, l’autochtone revendiquait le gibier : « C’est à moi !» et le chasseur étranger ne pouvait rien dire. La même situation se produisait tous les jours qu’ils allaient à la chasse.  

N’en pouvant plus, le chasseur étranger porta l’affaire devant les habitants du village. Ceux-ci, ne sachant comment trancher contre leur frère, le conseillèrent d’aller se plaindre chez le chef du village. Ce dernier, non plus, ne sut comment rendre le jugement dans un litige  opposant son sujet à un Etranger. Ce dernier, triste et déçu, rentra chez lui. Les jours s’écoulèrent ainsi. Comme d’habitude, les deux allaient à la chasse ; comme d’habitude, ils trouvaient les bêtes et tiraient et comme d’habitude, « C’est à moi! », criait le natif et s’en emparait.

Mais un jour vint qui ne ressemblait pas aux autres jours. Les deux compères se rendirent de bon matin à la chasse. Après quelques heures d’une chasse infructueuse, ils remarquèrent derrière un buisson une forme sombre qui passait. Ils se dirent que c’était un phacochère et se mirent à l’affût. L’étranger, dégaina son arme, ajusta et tira. Aussitôt l’autochtone cria : « C’est à moi !». Il se précipita pour ramasser l’animal, mais fut surpris de trouver une femme gisant dans son sang sur le sol, atteinte par les balles. Les débris de sa cruche cassée s’étaient répandus près d’elle. Elle allait à la rivière puiser de l’eau pour le ménage.

Les villageois qui étaient dans le parage ayant entendu le coup de fusil et le « C’est à moi !» du chasseur natif du pays, accoururent pour voir la bête qu’il avait tuée. Ils furent surpris de découvrir le cadavre de la pauvre femme baignant dans son sang.  « Tu as tué la femme d’autrui ! », l’accusèrent-ils. La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre dans tout le village. Les policiers alertés vinrent arrêter le chasseur natif du pays. Il fut condamné plus tard à la peine capitale pour meurtre.

Moralité : Est pris qui croyait prendre

C’était le conte de maman Adolphine Mushiya. Il m’a été apporté par José Kassongo de retour du pays. Merci, Jose et merci à maman Adolphine.

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11 mai 2015

RDC : Mwenze Kongolo favorable au dialogue mais s’oppose au « glissement »

 

mwenze kongolo

 
Mwenze Kongolo. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Le dialogue national entre l’Opposition et la Majorité présidentielle (MP) doit  aboutir à la tenue d’une table ronde au format réduit pour ne discuter que du  calendrier électoral global. Le président du parti « Patriote kabiliste », Mwenze Kongolo l’a affirmé dimanche 10 mai, au cours d’une conférence de presse organisée à Lubumbashi au Katanga.

 

« Si nous allons parler avec le pouvoir, nous devons parler du calendrier. Tel qu’il est, il n’est pas réaliste. Nous avons fait une contre-proposition et c’est cette contre-proposition que nous voulons discuter. Si elle est mauvaise pour cette population, on verra ce qu’on pourra faire », a affirmé Mwenze Kongolo.

Le chef de l’Etat a récemment envoyé un émissaire notamment dans les états-majors de l’UDPS, MLC et l’UNC, trois grands partis politiques de l’opposition, ainsi qu’au Groupe parlementaire des Libéraux démocrates et socialistes pour discuter sur l’organisation d’un éventuel dialogue national.

Pour l’opposant Mwenze Kongolo, ladite table ronde ne devrait pas être un lieu de partage du pouvoir entre l’opposition et la majorité et devrait surtout éviter tout « glissement » pour le prolongement du mandat de l’actuel chef de l’Etat.

« Un dialogue pour le partage de pouvoir, ça ce n’est pas nous et je le dis au nom de beaucoup de partis politiques de l’opposition. Quand nous sommes en train de circonscrire la table-ronde, c’est pour éviter le glissement », a ajouté Mwenze Kongolo.

Il a proposé que s’il y aura dialogue, il faudrait qu’on limite le nombre de participants.

« C’est pour cela qu’on doit limiter le nombre de participants, on doit limiter le temps, on doit limiter les thèmes et le thème, comme je venais de le dire, c’est le calendrier et le calendrier c’est pour justement arriver aux élections au temps prévu par la constitution. Donc, nous n’allons pas au-delà. Nous sommes allergiques à aller au-delà de ce que la constitution a prévu », a poursuivi Mwenze Kongolo.

radiookapi.net

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