18 février 2017

KAMUINA NSAPU : CLAUDEL LUBAYA DÉNONCE UNE « POLITIQUE D’EXTERMINATION », AU SUJET DE LA VIDÉO DES PRÉSUMÉS FARDC

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L’Union démocratique Africaine Originelle(UDAO) exprime son mécontentement face à une vidéo montrant de présumés éléments des FARDC exécutant des individus identifiés comme des adeptes de Kamuina Nsapu dans…

L’Union démocratique Africaine Originelle(UDAO) exprime son mécontentement face à une vidéo montrant de présumés éléments des FARDC exécutant des individus identifiés comme des adeptes de Kamuina Nsapu dans l’un des villages du Kasaï Central.

«Une vidéo circulant sur les réseaux montre, preuve à l’appui, des éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, armés et en tenue, en train d’exécuter sans sommation des jeunes gens sans arme et sans défense. Interdites aux âmes sensibles, ces images sont la preuve du plan d’extermination de tout un peuple débuté depuis août 2016 avec l’assassinat du chef Kamuina Nsapu. L’UDA Originelle condamne avec la dernière énergie ces exécutions sommaires perpétrées par des éléments mieux identifiés d’une unité des forces armées et exige une enquête indépendante. », dit l’UDAO dans un communiqué signé ce samedi 18 février 2017 par son président Andre Claudel Lubaya.

« Une politique d’extermination », dénonce ce parti membre de la dynamique de l’opposition.

«Pour l’UDA Originelle, ce qui se passe au Kasaï n’est rien d’autre que la mise en œuvre d’une politique d’extermination progressive de tout un peuple dont le seul tort est son rejet du régime en place. Il s’agit ici d’un crime d’État, crime contre l’humanité et crime de génocide pour lesquels l’UDA Originelle va saisir les juridictions pénales tant nationales qu’internationales afin d’établir les responsabilités », poursuit ce parti qui pointe de doigt accusateur les autorités en place.

«L’UDA Originelle rend l’État congolais entièrement responsable de ces actes de barbarie qui ont conduit l’humanité, il y a 60 ans passés, sous la conduite des nazis, au génocide du peuple juif et tout récemment, au Rwanda, à celui des Tutsis. Le fascisme ne peut être instauré au Congo. L’UDA Originelle y opposera toute sa résistance. Ces crimes d’État ne devraient pas rester impunis »

Jusque-là, aucune autorité de l’armée congolaise ne s’est prononcée quant à cette vidéo. Plusieurs personnes, indignées, sollicitent une enquête indépendante.

Stanys Bujakera/actualite.cd

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FLASH DESC : LES IMAGES BARBARES DES SOLDATS CONGOLAIS AU KASAÏ CENTRAL

soldats de kabila au kasai central

Les images barbares des soldats congolais au Kasaï Central

Ces images d’un autre siècle sont illustratrices du régime de Joseph Kabila qui n’a que faire des Congolais pendant qu’il réarme ses ex-frères d’armes du M23 à l’Est de la République démocratique du Congo.
 L’usage disproportionné de la force et la cruauté des soldats congolais sont contraires aux règles du droit international humanitaire « jus in bello » et méritent une action pénale exemplaire à l’encontre de ces soldats.
 Nous allons analyser minutieusement cette vidéo pour que les responsables de ces actes odieux soient tôt ou tard traduits devant la justice, en commençant par leur hiérarchie.
 La scène se déroule dans  le village de Ntenda, qui est un territoire situé dans le fief du chef coutumier Kamuina Nsapu, dans le territoire de Dibaya au Kasaï Central. Les soldats des FARDC tirent à bout portant contre les adeptes de Kamuina Nsapu armés d’armes blanches et portant des fétiches.
L’ordre de tirer est donné en lingala et en kiswahili : « Nani, betaye na mutu… Mumupinge mu kichwa (visez la tête !) », lance un officier dont l’accent rwandais trahit une unité composite. Quelques pas plus loin, un second ordre est donné : « beta ! ». Les militaires mettent en joue et tirent sans sommation. Des silhouettes tombent. Ordre est donné d’achever les blessés à terre. On ordonne de tirer dans le vagin d’une femmes blessée qui agonisait à même le sol. Pas une seule victime ne portait d’arme à feu comme le montrent les images. Plus tard, on entend quelques noms d’officiers : le Major Nyembo, le Major Pitchou et un certain « Bwana« .
Notre message s’adresse particulièrement, une fois de plus, aux soldats congolais qui pensent servir la Nation en tuant sauvagement leurs propres compatriotes. Ce n’est pas ça l’image d’une armée républicaine. La Nation vous traitera sévèrement dans un avenir proche si vous continuez à servir un autocrate qui se maintient au pouvoir depuis par la force.
Il est temps pour les militaires des FARDC de comprendre que Joseph Kabila n’est pas là pour assurer la Paix au Congo et garantir la Dignité des Congolais, en commençant par vous pauvres soldats infantilisés et clochardisés par ce régime abominable.
C’est maintenant ou jamais de choisir votre camp et d’agir en conséquence. C’est cela aussi le devoir républicain d’une armée censée être l’émanation de la Nation.
PS. Les images sont extrêmement violentes. Cœurs sensibles s’abstenir. Elles méritent d’être publiées pour vous montrer la vraie face du régime de Kabila qui ne mérite plus de diriger la RDC.
Lecteur vidéo

 

Pour information, les autorités sécuritaires congolaises, sur instruction personnelle de Joseph Kabila ont décidé d’inscrire le groupe d’insurgés MPC des adeptes du chef coutumier Kamwina Nsapu parmi les groupes armés prioritaires à liquider compte tenu de la menace grandissante qu’elle représente sur le plan sécuritaire et même économique. La décision a été prise lors de la réunion stratégique du Haut-commandement militaire des FARDC en décembre 2016 ainsi que lors de la réunion du Conseil supérieur de la Défense en début janvier 2017.

Pour mettre en exécution cette décision, un plan des opérations militaires étalées sur trois mois a été élaboré et confié à la 2ème Zone de défense/FARDC pour sa mise en exécution.

Ainsi, des troupes fraîches en provenance de Kinshasa : 1002ème régiment d’infanterie FARDC et deux bataillons de la 11ème brigade commandos des FFR/FARDC ainsi qu’une unité d’appui-feu de la GR composée d’un escadron de véhicules blindés M-53/70 Praga armés de canons bitubes de 57 mm,  des véhicules blindés Bmp-1 équipés de canons de 73 mm, 1 batterie d’artillerie avec des canons automoteurs 2S1 Gvodika de 122 mm, des canons D-20 de 152 mm, des lance-roquettes multiples BM-21 de 122 mm, des lance-roquettes multiples type 63 chinois de 107 mm, une cinquantaine de jeeps Toyota 4×4 équipées de canons anti-aériens de 14,5 mm, 20 mm, 23 mm, 30 mm, 37 mm sont déployés au Kasaï Central. Des unités sont aussi venues de Lubumbashi, notamment 1 bataillon de la 20èmebrigade commandos /FRR et le 691ème régiment d’infanterie /FARDC stationné habituellement à Lubumbashi depuis sa récente relève du territoire de Manono.

Le général-major Dieudonné Banze Lubundji, chef d’état-major de l’armée de terre, a installé son PC (poste de commandement) avancé à Kananga pour mieux superviser les opérations militaires.

Selon des sources militaires, les territoires de Luiza, Dimbelenge, Tshikapa, Demba, Kabeya Kamuanga sont entièrement nettoyés avec force et sans ménagement, sur ordre. Seules des poches de résistance subsistent en territoire de Dibaya (territoire d’origine du défunt chef coutumier Kamuina Nsapu).

DESC demande urgemment à la MONUSCO de déployer ses unités dans la province du Kasaï Central plutôt que de se contenter des condamnations non suivies d’actions concrètes de protection des populations et de stabilisation sur le terrain.

DESC lance aussi un appel à tous les notables du grand Kasaï, du régime comme de l’opposition, à condamner fermement cette guerre contre les populations congolaises menées par Joseph Kabila. Vous serez comptables et redevables un jour de votre responsabilité politique morale suite à votre indifférence face aux massacres de vos frères et sœurs. Cet appel vaut également pour tous les notables Ne Kongo qui cautionnent ou gardent silence face aux exactions du régime de Kabila dans le Kongo Central et à Kinshasa contre les adeptes de Bundu dia Mayala. Joseph Kabila a pour plan de mettre toute la RDC à feu et à sang pour décréter un état d’urgence afin d’instaurer un nouvel ordre politique autocratique au pays en essaimant insidieusement des poches de violence un peu partout sur le territoire congolais.

Jean-Jacques Wondo Omanyundu

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03 février 2017

UN TSHISEKEDI MORT EST ENCORE PLUS PUISSANT QU’UN TSHISEKEDI VIVANT!

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La nation congolaise pleure Tshisekedi Wa Mulumba, le père de la démocratie congolaise. Les Congolais regrettent qu’il les aient laissés alors que la libération de la RDC n’est pas effective. Je viens de lire sur Internet une soeur qui a écrit: « Seigneur, Moise est mort; suscite en nous un Josué pour le passage de ce Jourdain! »

Le message que je m’en vais vous donner est un message d’espoir. Car, faisant siennes les croyances de nos ancêtres, Birago Diop nous dit dans le souffle des ancêtres que les morts ne sont pas morts.

« Ceux qui sont morts ne sont jamais partis.
Ils sont dans l’ombre qui s’éclaire.
Et dans l’ombre qui s’épaissit,
Les morts ne sont pas sous la terre.
Ils sont dans l’arbre qui frémit,
Ils sont dans le bois qui gémit,
Ils sont dans l’eau qui coule,
Ils sont dans la case, ils sont dans la foule.
Les morts ne sont pas mort. »

(Extrait de « Le souffle des ancêtres » de Birapo Diop)

Par sa mort physique, Tshisekedi Wa Mulumba est devenu esprit, un esprit fort qui continuera à vivre parmi nos ancêtres. Cet esprit se répandra sur tous ceux qui garderont son enseignement et qui continueront la lutte pour la sauvegarde des valeurs démocratiques et le bien-être du peuple congolais. « Le peuple d’abord ». Restant fermes dans les croyances de nos ancêtres, nous soutiendrons que l’esprit de Tshisekedi Wa Mulumba vous donnera du courage et vous fortifiera dans votre lutte pour la vraie démocratie et pour votre bien-être.

Tenez donc bon, vaillant peuple congolais! Revenez à vos racines et croyez-y fermement. Dans votre lutte de libération du Congo, lors de vos marches et manifestations, invoquez Tshisekedi Wa Mulumba et envoyez-le devant vous! Il vous soutiendra, il vous guidera et il vous accompagnera vers la victoire certaine. Car nous croyons fermement qu’un Tshisekedi mort est plus puissant qu’un Tshisekedi vivant.

Lumbamba Kanyiki

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HOMMAGE DE L’IDGPA ET DU CONSTITUTIONNALISTE ANDRÉ MBATA À ETIENNE TSHISEKEDI

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Etienne TSHISEKEDI était un NON CATEGORIQUE aux antivaleurs et LE PLUS GRAND COMBATTANT pour l’Etat de droit dans l’histoire de la RD Congo

 Il avait consacré sa vie au service de notre peuple et à la lutte pour l’avènement d’un Etat de droit démocratique dans notre pays. Jeunes, étudiants, vieux, hommes et femmes, nous avons tous été influencés par son combat pour la dignité humaine. Dans un environnement corrompu marqué par la dépravation des mœurs, le vagabondage, la transhumance  ou l’inconstance politique, Etienne Tshisekedi avait cru comme Nelson Mandela qu’il y avait des valeurs pour le respect desquelles nous devrions être prêts à sacrifier nos vies s’il en était besoin. Comme Madiba, il avait compris que notre vie ne valait la peine que si elle était mise au service de notre peuple et que l’objectif primordial de la politique était de servir et non amasser des biens matériels du reste éphémères pour soi-même, ses membres de famille, et ses courtisans. Alors que l’amour de l’argent et du pouvoir pour le pouvoir ainsi que la migration permanente s’imposaient comme une manifestation flagrante de l’immoralité du plus grand nombre des politiciens congolais, il était le symbole même de la constance et de la moralité en politique. Premier congolais docteur en droit, il aura donné des leçons à plusieurs générations de professeurs, maîtres, avocats, magistrats, et étudiants en droit qui avaient vendu leurs âmes au Léviathan.

Etienne Tshisekedi est entré « debout » dans l’histoire de la RDC comme le plus grand leader politique de notre temps. Il était incontestablement le père mais aussi la sentinelle de la démocratie au Congo. Je me souviens encore de l’honneur qu’il m’avait fait en me recevant à l’hôtel Sunnyside  de Johannesburg en Afrique du Sud pour échanger avec lui sur l’Etat de droit dans notre pays à quelques heures de son entrée triomphale à Lubumbashi où il entamait sa campagne pour l’élection présidentielle de 2011 qu’il avait gagnée sans avoir pour autant exercer l’imperium qui lui était dénié par la force des armes. Comme Gandhi, il était apôtre de la non-violence et jusqu’au soir de sa vie terrestre, il était resté sourd à ceux qui avaient cherché à le convaincre du contraire. C’est en rassembleur qu’Etienne Tshisekedi prend place aux côtés d’autres illustres filles et fils que la Nation congolaise aura enfantés.

Le NON d’Etienne Tshisekedi était un NON CATEGORIQUE à toutes les antivaleurs, à toutes les formes de corruption morale, et à toutes les compromissions contre son peuple alors les deux doigts de sa main droite levés en signe de V (victoire) demeureront à tout jamais un symbole populaire de détermination et d’assurance de la victoire éternelle contre la dictatureEtienne Tshisekedi était une icône. Entré dans l’éternité avec son emblématique « moniéré», il est devenu lui-même un dieu qui non seulement nous regarde mais aussi nous accompagne dans notre lutte inexorable pour un Etat congolais debout, prospère,  démocratique et social.

Nous avons eu le rare privilège d’être des contemporains de cet homme né au centre  du pays alors que Kimbangu avait déjà commencé sa lutte qui avait été formé plus tard à l’école de Patrice-Emery Lumumba qui comme un météore avait éclairé et mis un terme à la longue nuit de la dictature coloniale. Etienne Tshisekedi n’était absolument pas un saint, mais un homme en chair et en os, capable du bien et du mal. Il savait reconnaître ses erreurs et les corriger. Comme Moïse qui était d’abord à la cour du Roi Pharaon, il avait su se soustraire lorsqu’il avait reçu l’appel et abandonner tous les privilèges auxquels il avait droit durant le règne du Maréchal Mobutu pour se rapprocher de son peuple. Le « Leader Maximo » était notre « Moïse national » et comme celui de la Bible, il nous aura fait traverser la « Mer rouge » sans pour autant entrer lui-même dans la « Terre promise » qu’il aura sûrement vue de loin.

Il était une référence pour les valeurs de constitutionnalisme, d’Etat de droit et des droits humains que nous avons toujours défendues. Jamais un homme ne se sera battu autant que lui pour la démocratie au Congo indépendant. Ni l’or, ni l’argent, ni les avantages matériels n’auront réussi à le détourner de son idéal de changement et d’Etat de droit démocratique dont il rêvait pour son peuple. Le Sphinx de Limete était inflexible et s’est élevé comme une pyramide pour apprendre aux générations présentes et futures l’attachement aux valeurs éternelles.

La politique se définissait pour lui suivant son slogan de campagne électorale de 2011: « Le peuple d’abord ». Si les sud-africains chantent « Mandela, akekho afana naye » (Mandela, nul n’est comme toi), nul n’est certainement pas comme Etienne Tshisekedi et nul ne sera comme lui. Tantôt arrêté, tantôt renvoyé dans son village, tantôt déclaré fou,  il avait mené une vie de luttes et de privations. Tant d’années en prison, en relégation ou en résidence surveillée n’auront pas réussi à entamer le moral du « Combattant suprême pour la démocratie et l’Etat de droit au Congo ». La lutte était devenue sa propre vie, convaincu qu’il était qu’aucun système injuste, corrompu, et autoritaire qui prive les droits à tout un peuple ne pourrait durer pour toujours.

Décédé à 84 ans, un âge souvent choisi pour la retraite éternelle des prophètes, Etienne Tshisekedi n’a pas droit à un deuil, mais plutôt une fête nationale dans tous les sens des mots. C’est une nation unie qui doit remercier Dieu pour ce don prestigieux qu’il lui avait fait et en même temps rendre hommage à un homme dont la lutte a été étroitement liée à celle de son peuple. En même temps, les Congolais devraient en profiter pour s’interroger sur ce qu’ils auront fait individuellement et collectivement pour bâtir un Congo plus beau qu’avant au cœur de l’Afrique suivant le serment fait à la postérité et consigné dans l’hymne national.

Sa simplicité était étonnante et déconcertante. Il n’aura pas passé son temps à construire des palais, des hôtels, des fermes ou à amasser des biens pour lui-même et sa famille pendant que son peuple vivait dans la misère. Il combinait l’intégrité absolue, l’amour de la liberté, la justice et le respect des droits de tous. Son nom et son « moniéré» resteront liés pour toujours au combat contre l’oppression de son peuple et toutes formes d’injustices.

Il est difficile de trouver des mots justes pour rendre justice à Etienne Tshisekedi tant les superlatifs ne suffisent plus. Il n’était pas seulement l’une de plus grandes figures politiques congolaises, mais il surpassait de la tête et des épaules tous les autres politiciens des temps actuels. La RDC et l’Afrique ont perdu un héros. En l’affranchissant de la peur, Tshisekedi était devenu le plus grand libérateur de son peuple. En outre, comme un véritable leader, il avait compris qu’il n’avait pas à se laisser bercer par les sirènes ni les chants de djalelo ou de wumela entonnés par des courtisans et autres thuriféraires ou tambourinaires du pouvoir. Sa mort est une immense perte non seulement pour la RDC, mais aussi pour  l’Afrique et le monde. Il nous a appris à poser des actes et aussi à prendre des risques pour défendre nos idéaux.

En décidant d’entrer dans l’éternité le premier jour du mois de février, Etienne Tshisekedi aura choisi une manière bien solennelle d’inaugurer les activités programmées par l’Institut pour la Démocratie, la Gouvernance, la Paix et le Développement en Afrique (IDGPA) pour commémorer le 11eme anniversaire de la Constitution adoptée par notre peuple les 18 et 19 décembre 2005 et promulguée par le Président de la République le 18 février 2006.

Au-delà des discours de tous bords, que ce soit dans les rangs de ses  fidèles, de ses adversaires, de ceux qui l’auront vilipendé ou trahi au cours de sa carrière politique de plus d’un demi-siècle ou ceux qui se sont toujours réclamés de lui ou porté son « moniéré» sans vraiment épouser ses valeurs et son combat, la meilleure façon de lui rendre hommage sera de continuer son combat pour l’Etat de droit démocratique et l’alternance politique attendue par l’ensemble de notre peuple à la suite des élections libres devant être organisées en décembre 2017 suivant la loi que les politiciens congolais au pouvoir et dans l’opposition s’étaient imposée dans l’Accord conclu le 31 décembre 2016 sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale congolaise (CENCO).

Déjà trouvée est la réponse à la question de savoir qui lui succédera à la tête du Conseil national du suivi de l’application de l’Accord (CENSA). C’est le peuple lui-même à qui il avait toujours demandé de se prendre en charge qui le fera désormais dès lors que chacun dira : « Je suis Tshisekedi. J’exige la restauration de l’ordre constitutionnel et l’alternance en 201 ». Le peuple ne le fera pas dans le cadre de l’Accord tout comme il ne siègera pas dans un bureau quelconque offert par la CENCO. Par des moyens pacifiques lui reconnus par la Constitution, il le fera dans les écoles et les universités disséminées à travers le pays. Il le fera dans les rues et sur d’autres places publiques. Il le fera dans les villes tout comme il le fera dans les villages et dans la Diaspora.

Tout en le remerciant pour l’ouverture solennelle des activités du « Mois de la Constitution » et de son 11eme anniversaire, l’IDGPA se joint à sa famille et au peuple congolais tout entier pour rendre hommage à cet homme exceptionnel.

André Mbata Mangu

Directeur exécutif de l’IDGPA

Professeur des Universités E-mail : amangu@idgpa.org

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28 janvier 2017

KANANGA: NOUS DÉNONCONS DES CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ COMMIS À KANANGA CE VENDREDI 27 JANVIER 2017

gouvernorat kananga

Lesphotos postées sur 7sur7.cd, montrant trois corps  des présumés miliciens de Kamwina Nsapu abandonnés sur la route au milieu de badauds dont certains en train de filmer la scène en pleine ville, constituent des crimes contre l’humanité encouragés par les autorités provinciales.  Car, tuer sauvagement les fils du pays et exposer leurs corps comme le font les autorités de la région est contraire au respect de la personne humaine, même considérée comme rebelle. Nous dénoncons et condamnons donc tous ces crimes contre l’humanité et nous invitons les autorités provinciales à la sagesse qui encourage le dialogue entre les fils et les filles du Grand Kasai pour une paix durable dans toute la région.

La ville de Kananga a été secouée hier vendredi par des affrontements entre militaires et des présumés miliciens de Kamwina Nsapu. Ces derniers s’opposeraient à la visite du premier ministre Samy Badibanga au Kasai Central. Le bilan annoncé fait état de quatre morts, tous miliciens de Kamwina Nsapu et deux policiers blessés.

Lumbamba Kanyiki
www.kasaidirect.net

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25 janvier 2017

INSÉCURITÉ À KABWE: LE RECTEUR DU GRAND SÉMINAIRE MARTIN BAYAMBA DÉNONCE L’ABSENCE DE L'AUTORITÉ DE L’ETAT

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Plus de trois semaines après les actes d’insécurité perpétrés par le chef coutumier Kayenga Kamukenji et ses miliciens, le recteur du Grand Séminaire de Kabwe, monsieur l’abbé Martin Bayamba sort de son silence et dénonce l’absence de l'autorité de l’Etat dans ce coin du Kasai Central. Dans une lettre dont nous nous sommes approprié une copie, il s’explique sur le climat d’insécurité créé par ce chef coutumier et dans lequel il a failli laisser sa peau. Le Grand Séminaire a été pendant cette période le camp de réfugiés pour tous ceux qui avaient fui les exactions du chef Kayenga. Le séjour de ces réfugiés a causé certains dégâts dans les installations du Grand Séminaire. Le recteur Martin Bayamba lance un appel aux gens de bonne volonté et aux organisations pour leur aide substantielle afin de faire face aux travaux de réfection. Ci après la lettre du recteur Martin Bayamba.
Lumbamba Kanyiki
Merci de vos prières
par l’abbé Recteur Martin Bayamba
Chers amis,
Certains d’entre vous se demandent pourquoi nous n’avons pas eu de contact en ce début d’année. J’étais obligé par les circonstances à rester en permanence à Kabwe à cause d’ une situation sécuritaire très difficile depuis le 31 décembre 2016. Vous savez que depuis quelques mois, il y a des conflits armés dans notre province du Kasaï Central. Les affrontements sont réguliers entre les forces de l’ordre et les miliciens du Chef traditionnel Kamwena Nsapo. Les médias n’en ont pas fait grand cas au départ. Aujourd’hui, cela a pris de l’ampleur et on ne connaîtra le nombre réel des victimes que quand la situation redeviendra plus calme. Une des conséquences de cette situation, c’est l’absence de l’Etat dans les différents coins de la Province. C’est le cas aussi à Kabwe, d’où la police est partie depuis plusieurs mois. Alors, il y a des gens qui profitent de la situation pour régler leurs conflits en toute impunité. D’autres décident de mener leur politique en fonction de leurs intérêts. Monsieur Kayenga Kamukenji, un chef de village qui habite à environ 7 km du séminaire s’en prend à ceux qu’il considère comme étrangers ( dans ce coin où depuis 1927, les étudiants de presque toutes les provinces du pays sont venus faire leur formation pour devenir prêtres) dans son groupement. Mais il s’en est pris aussi aux villages voisins qui contestent ses méthodes de gestion et son comportement singulier.  Que s’est-il passé?
Du 31 décembre 2016 au 7 janvier, le Centre où se trouve notre maison du Grand Séminaire Philosophicum de Kabwe a connu, après menaces et provocations, les incursions des miliciens de ce Chef de village qui s’en prenaient aux « étrangers ». Ils sont arrivés armés de fusils, machettes, gourdins, bars de fer, etc. Des gens ont été molestés. D’autres ont perdu leurs biens. Nous avons compté trois cases brûlées, et des tentatives d’assassinats parce qu’on les a vus ouvrir le feu sur des paisibles citoyens. Moi même, j’ai risqué ma vie le dimanche 1er janvier quand je suis allé intervenir pour qu’on mette fin à ce comportement irresponsable. Je me suis retrouvé encerclé par ces dizaines de jeunes qui donnaient l’air des gens drogués et envoyés pour accomplir leur besogne. Ils m’ont pris à partie et menacé de m’achever. Je ne sais pas comment je me suis tiré du milieu d’eux. Je suis tout de même allé jusque chez leur chef pour exprimer ma protestation au nom de ma foi et des valeurs auxquelles je crois fermement. Mon crime était d’être intervenu en faveur de toute cette population malmenée de manière injuste et gratuite. Le chef qui a semblé tout ignorer de la situation ne s’est pas empêché de dire dans un discours public devant les habitants de son village qu’il me voulait seulement mort. Mais je continue ma mission à Kabwe en me confiant au Seigneur.
L’attaque du lundi 02 janvier avait mis en fuite toute la population. Nous avons accueilli des centaines de familles au séminaire devenu pour la circonstance, un camp pour réfugiés (je vous envoie quelques photos dès que la connexion le permet).
Nous nous sommes battus pour convaincre les jeunes de ce Centre Kabwe Grand Séminaire et leurs amis des villages environnants de ne pas chercher à aller venger les victimes. C’est ainsi que jusqu’à ce jour, nous avons pu éviter une tragédie aux conséquences incalculables.
Avec nos « réfugiés »,Nous avons dû gérer des situations auxquelles nous n’étions pas préparés. Et cela a laissé des traces dans nos installations : des biens perdus, des vitres cassées, des murs salis, des meubles cassés… C’était le prix à payer pour sauver des vies. Nous comptons sur l’aide de chacun pour réparer ce qui le peut, afin de continuer notre année de formation dans des conditions convenables pour nos séminaristes. Nous comptons surtout sur votre prière pour que le Seigneur continue à veiller sur notre maison et sur toute la population de Kabwe. Que l’esprit de paix et de fraternité revienne entre ces jeunes que l’on a cherché à opposer pour de petits intérêts que nous ignorons. Encore une fois, nos meilleurs voeux pour cette année que nous vous souhaitons heureuse et pleine de la présence de notre Seigneur Jésus-Christ.
Abbé Martin Bayamba

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07 janvier 2017

LA SITUATION SÉCURITAIRE TOUJOURS DÉPLORABLE À KABUE. LE CHEF COUTUMIER KAYENGA S’EN PREND AU RECTEUR DU GRAND SÉMINAIRE

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Femmes et enfants réfugiés au Grand Séminaire de Kabue

Une semaine après l’insécurité créée par le chef Kayenga et ses miliciens qui ont mis en débandade les habitants du centre de Kabue, la paix n’est toujours pas revenue dans ce village situé à 70 kilomètres de Kananga. Il semblerait qu’un Major de la police, dépêché hier sur les lieux, aurait laissé libre le chef Kayenga et arrêté un simple villageois qu’il aurait amené à Kananga. Le chef Kayenga et ses miliciens continuent de traquer les villageois du centre de Kabue. Il s’en prendrait maintenant au recteur du Grand Séminaire pour s’être interposé entre les villageois en fuite et lui et ne jurerait que sur l’élimination physique de l’abbé recteur.

Les autorités provinciales seraient-elles débordées par le phénomène Kamuina Nsapu au point d’oublier de veiller à la sécurité des biens et des personnes dans d’autres coins de la région? En effet, ce qui se passe à Kabue est inacceptable et ne devrait pas perdurer.

Lumbamba Kanyiki

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04 janvier 2017

KASAI CENTRAL: INSÉCURITÉ À KABUE. LE GRAND SÉMINAIRE TRANSFORMÉ EN CENTRE DE RÉFUGIÉS

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Suite à l’insécurité provoquée par le chef coutumier Kayenga et ses miliciens le week-end dernier à Kabue, situé à 70 kilomètres de Kananga,chef-lieu de la province du Kasai central, les habitants ont trouvé refuge au Grand Séminaire de Kabue, dans l’indifférence des autorités provinciales. 

Les habitants du centre de Kabue à 70 kilomètres de Kananga, dans le Kasai Central n’ont pas fêté la nouvelle année 2017. Et pour cause, le week-end passé, le chef coutumier Kayenga et ses miliciens armés de fusils, des machettes et des couteaux les ont attaqués, chassés et poursuivis jusqu’au grand séminaire de Kabue où ils ont trouvé réfuge. L’abbé recteur Martin Bayamba, qui voulait faire la médiation a subi des menaces de mort de la part des miliciens. Les autorités provinciales qui ont été alertées au moment de l’attaque n’ont pas réagi jusqu’au moment où nous couchons ces lignes. Les réfugiés dorment dans les vérandas des bâtiments du Grand Séminaire. Ils n’ont ni eau potable ni nourriture. Le Grand Séminaire se trouvant, lui-même, dans des difficultés financières énormes et, qui ne sait pas nourrir ses étudiants, est débordé. Heureusement, les Grands Séminaristes sont pour le moment en vacances des Noel dans leurs familles respectives. Toute fois, la situation est ingérable. Il est grand temps que les autorités provinciales descendent à Kabue pour mettre de l’ordre et que la paix sociale revienne.

Le chef Kayenga et le chef Mbumba s’affrontent régulièrement dans la collectivité Muswaswa, à Kazumba dans des conflits fonciers. L’année passée, le gouverneur Alex Kande avait réussi à réconcilier les deux chefs dans une cérémonie organisée au Grand Séminaire de Kabue. Mais pour arrêter ces conflits récurrents, il faut comme le dit notre frère Jacques Nkongolo, une réponse globale recommandée par des experts. Il faut mettre les fils et les filles du Kasai autour d’une table pour une paix durable (voir http://kasaidirect.net/wordpress/?p=5491.) . Place aux images!

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Lumbamba Kanyiki

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LE 4 JANVIER, JOURNÉE DES MARTYRS DE L’INDÉPENDANCE: LE CRI DE COEUR D’UNE « RDCIENNE »

Patrice-E

Cri de cœur d’une « rdcienne » pour le 4 janvier

Chères sœurs, Chers frères de la République Démocratique du Congo,

Le 4 janvier, est un grand jour pour le Congo, notre pays.  Si nous fêtons l’Indépendance du Congo le 30 juin, c’est parce qu’en 1959, des Congolais ont versé leur sang dans l’oppression du colonisateur qui était bien plus puissant que ceux qui nous oppriment aujourd’hui.

Aujourd’hui, à Kinshasa, il existe un stadium et une place du 4 janvier (non loin du Rond-Point de la Victoire) à Matonge,  Si quelqu’un connaît un autre symbole qui rappelle cette date, il pourrait mettre l’information à la disposition à tous les compatriotes, que ce soit en provinces ou à Kinshasa.

“Un peuple qui n’a pas de mémoire est appelé à revivre les mêmes erreurs“.

Le Mahatma Ghandi disait : “Si un homme réalise que les lois qui régissent sa nation sont iniques, il a le devoir de se lever et de les combattre”.  Je voudrai vous rappeler que Ghandi était un apôtre de la non-violence. Ce qu’il prônait n’était certes pas une guerre ayant pour but de mettre fin à la vie, mais celle qui la crée. En effet, il a mis en pratique ses idées dont l’inspiration lui était venue d’Afrique (RSA). Il allait de maison en maison sans distinction d’appartenance religieuse dans un environnement où le clivage religieux était un danger réel. C’est même pour cela qu’il a été tué par quelqu’un de sa propre religion.

Aujourd’hui, nous les Congolais, nous avons des clivages qui n’ont aucun fondement : “majorité présidentielle”, MLC, ceux qui se réclament de Lumumba sans pour autant chercher à comprendre ce qu’était son idéal politique mais qui font du nom de ce héros national, ce digne fils du pays, un fond de commerce; et j’en passe.  On nous dit aujourd’hui, “ azali Muluba”, “azali Mukongo”, “azali Mu…”.

Jetons un bref regard sur notre environnement politique, l’on voit que ce sont les mêmes rapaces venant de partout qui entourent celui pour qui le breuvage au quotidien est le sang des congolais et vous verrez qu’il s’entoure de tous les “Mu kingandi”, “Mu consorts”. Et le jour où l’une de ces rapaces se retrouve sans poste, elle commence un discours qui sème la division au sein de la population.  Malheureusement, même ceux qui sont censés être des éclaireurs du peuple y tombent en premier en entraînant le reste. Pour ceux qui, aujourd’hui ont des cheveux blancs ou des tempes grisonnants, nous nous souvenons que les choses étaient pareilles du temps de Mobutu et on a pu vivre une chose horrible comme l’épuration ethnique au Katanga  “ba Kasayi barudiye kuabo” ou encore le “lititi mboka” de triste mémoire.

Mobutu débauchait toujours l’opposition de la même manière que nous le constatons aujourd’hui parce que  les caciques (que nous appelions alors les dinosaures: race en voie de disparition) de son règne ont tourné casaque et sont devenus des “peperdiens”, une sorte “de poulailler libre où règne un renard libre”, expression empruntée à un éminent professeur d’économie de développement de l’UNKIN. Et pourtant la vérité est que toutes ces personnes que le président-fondateur débauchait, dès qu’elles étaient isolées, il en faisait la risée de tous ! Mais l’aveuglement frappe toujours jusqu’à ce jour tous ceux qui ne sont mus que par l’argent facile ! Nous avons encore en mémoire le ridicule qui a entouré de nombreuses personnalités que le P-F avait tiré de l’opposition pour leur offrir des strapontins.

Si notre pays n’est pas balkanisé aujourd’hui c’est grâce à la culture de la tolérance qui a fait que les liens biologiques au Congo aujourd’hui dépassent les frontières provinciales et linguistiques. Les Congolais se sentent plus proches les uns des autres malgré les menées de certains acteurs politiques, prompts à diviser qu’à œuvrer pour la consolidation de l’unité nationale.

Notre guerre doit être faite tout d’abord en nous-mêmes, l’amour de notre pays devrait être juste en dessous de celui que nous avons pour Dieu car tout vient de Lui et  que sans Lui nous ne pouvons rien !

Nous avons des prêtres de par le monde et une prodigalité des pasteurs qui crient plus fort que le vent. Prenons donc en ce jour de mémoire, au moins une minute pour ce pays qui nous est tous cher et qui nous a tant donné. Que partout où se trouve quelqu’un qui a le sang congolais dans ses veines, des voix montent vers le ciel pour invoquer la main de Dieu sur notre pays et demandons l’intercession de ceux des nôtres de bonne volonté qui ont versé leur sang pour que vive le Congo.

Une fille du pays !

TSHITUKA Albertine

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03 janvier 2017

ACCORD DE LA SAINT-SYLVESTRE: IL FAUT RESTER VIGILANTS!

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Après la signature de l’accord de la Saint-Sylvestre qui doit mettre fin à la crise créée par Kabila pour n’avoir pas organisé les élections présidentielles et législatives, l’heure ne doit pas être au triomphalisme ni à l’euphorie, car , rien n’est joué et le danger est dans la demeure. L’opposition est appelée à redoubler de vigilance pour les jours à venir pour prévenir et surmonter les pièges de l’ennemi.

L’accord a eu lieu entre les signataires du 18 octobre et les non-signataires dont le rassemblement dirigé par Etienne Tshisekedi et le Front pour le respect de la constitution d’Eve Bazaiba. Comme dans toute négociation, chaque camp était appelé à bouger de sa position initiale pour trouver un compromis suite à des concessions. La plupart des Congolais voulaient voir Kabila quitter le pouvoir puisqu’ayant déjà épuisé son deuxième et dernier mandat. Mais, il s’en sort avec un an de plus « jusqu’à l’installation de son successeur ». En revanche, les non-signataires se consolent des garanties obtenues de la part de Kabila de ne pas briguer un troisième mandat, de n’organiser ni un référendum pour modifier la Constitution, ni chercher à la reviser pour un troisième mandat.

Les Rwandais sont toujours à l’affût

Ce n’est pas un secret aujourd’hui que la RDC est sous-occupation rwandaise. Kabila a un gouvernement parallèle composé de Rwandais et de ses tambourinaires qui ne veulent pas quitter le pouvoir. Et ces gens ne se gênent pas, le moment venu, de sortir leurs têtes lorsqu’il s’agit de défendre leurs positions. L’exemple le plus frappant est celui de Ruberwa. Ce monsieur présenté comme personnalité politique et indépendante au premier dialogue se retrouve aujourd’hui ministre de la décentralisation et d la reforme des institutions. Il a été lors des dernières négociations directes dans le camp des Kabilistes! Selon des informations en notre possession, il fait partie du gouvernement parallèle avec Bizima Kahara. Ce dernier serait, en plus, le patron de facto des services des renseignements de la RDC.

Dans leurs officines, ils sont en train de préparer des petits coups pour faire capoter l’accord trouvé. Qui sait? Demain, ils peuvent provoquer encore une guerre à l’Est dans le seul but de mettre entre-parenthèse l’accord de la Saint-Sylvestre. Les armes circulent encore partout à l’Est. Il n’y a pas longtemps une grande cache d’armes était découverte dans une ferme appartenant à Kunda Batware. Ils peuvent à tout moment déclencher une guerre comme ils en ont l’habitude. Tout comme ils peuvent utiliser de l’argent pour corrompre quelques membres du rassemblement afin de l’affaiblir.

Le rassemblement doit garder son unité d’action

Maintenant que l’accord est là, le rassemblement devra se choisir son premier ministre,  des ministres du futur gouvernement national et des gouvernements provinciaux. Le moment est très délicat parce que les postes sont limités et qu’il y a plusieurs appelés. D’où il ne faudra pas céder aux démons du tribalisme et du régionalisme pour créer des conflits, mais privilégier plutôt l’esprit de concorde et l’intérêt supérieur de la nation. C’est un grand défi que le rassemblement doit relever pour démontrer la maturité de ses membres. En effet, toute fissure du rassemblement profitera à la Kabilie.

Le retour dans les rangs d’Eve Bazaiba

C’est pourquoi nous souhaitons le retour dans les rangs d’Eve Bazaiba du MLC et du Front pour le respect de la Constitution. Dans cette période cruciale de la vie politique de la RDC, l’opposition, la vraie, a besoin de tous ses membres. Certaines personnes ont tendance à minimiser le refus du Front pour le respect de la Constitution de signer l’accord de la Saint-Sylvestre, arguant que ce groupement politique ne représenterait qu’environ deux pourcent de la population. Madame Eve Bazaiba reste une personnalité de poids au sein de l’opposition. Sa lutte pour le respect de la Constitution n’est pas à négliger.

La création d’une cellule stratégique

Dans les jours à venir, le rassemblement devra se doter d’une cellule stratégique. Celle-ci sera un atelier de réfléxions et d’analyses  dont la mission sera de suivre la vie politique du pays et de proposer à temps opportun des solutions appropriées. Elle aura aussi la  tâche de prévoir des petits coups de l’ennemi et de voir comment y apporter des réactions rapides. Une telle cellule ne sera pas composée que de politiciens mais aussi d’experts comme le professeur André Mbata, le constitutionnaliste.

Les jours à venir s’annoncent très déterminants pour l’avenir de la République Démocratique du Congo. Il appartient à la classe politique congolaise de prouver au peuple congolais qu’elle est là pour le bien-être du peuple et non pour des raisons partisanes.

Lumbamba Kanyiki

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