18 février 2018

LA CONSTITUTION CONGOLAISE TOTALISE 12 ANS D’EXISTENCE DEPUIS SA PROMULGATION LE 18 FÉVRIER 2006

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18 février 2006-18 février 2018, la Constitution congolaise totalise 12 ans de son existence depuis qu’elle a été promulguée. A cette occasion, l’Institut pour la Démocratie, la Gouvernance, la Paix et le Développement en Afrique, IGDPA dont l’objectif est la promotion de la Démocratie, la bonne gouvernance,la Paix et le Développement en Afrique invite, à travers le message ci- bas, toutes les Congolaises et tous les Congolais,  à rester debout pour défendre leur liberté chèrement acquise et faire échec à ceux qui veulent se maintenir au pouvoir par des voies illégitimes et illégales.

L’IGDPA annonce que cette semaine qui  commence sera la semaine de la Constitution dont l’anniversaire sera célébré dans la méditation et la prière jusqu’au 25 février 2018.

Voici ci-après le message de l’IGDPA à l’occasion du 12 ème anniversaire de la Constitution! Il est signé  Prof André Mbata Mangu,  Directeur Exécutif de l’IGDPA, Professeur des Unversités.

Kasai Direct

 

MESSAGE DE L’IDGPA A L’OCCASION DU 12e ANNIVERSAIRE DE LA CONSTITUTION DE LA RD CONGO 

Depuis son accession à l’indépendance le 30 juin 1960, la République Démocratique du Congo (RDC) avait été confrontée à des crises politiques récurrentes dont l’une des causes fondamentales était la contestation de la légitimité des institutions et de leurs animateurs. En vue de mettre un terme à cette crise chronique de légitimité et donner au pays toutes les chances de se reconstruire, le peuple Congolais dans son écrasante majorité avait adopté par référendum (du 18 au 19 décembre 2005) cette  Constitution qui avait été promulguée par le Président de la République le samedi 18 février 2006.

L’Histoire garde nettes les images de ces millions d’hommes et de femmes, jeunes et vieux, malades et bien portants bravant la pluie et la chaleur sur les collines et dans les plateaux, dans les forêts et dans les savanes ou sur les eaux des lacs, du majestueux fleuve Congo et de ses nombreux affluents, pour aller exprimer leur volonté de vivre dans une République réellement démocratique qui garantisse à chaque citoyenne et à chaque citoyen le droit à une existence digne et heureuse. Impitoyable et incorruptible, l’Histoire garde également forte l’image d’un jeune Président de la République présentant au peuple congolais et au  monde entier cette nouvelle Constitution dont il s’engageait à être le garant et qu’il allait plus tard jurer solennellement de respecter et de défendre, devant Dieu et la Nation.

Douze ans après son entrée en vigueur, les immenses espoirs de reconstruction d’une nation puissante et prospère au cœur de l’Afrique qui appartienne à toutes ses filles et à tous ses fils se sont malheureusement évanouis. L’Etat de droit démocratique et social auquel notre peuple a toujours aspiré reste un chantier largement inachevé. Les gouvernants font preuve d’une délinquance sans précédent vis-à-vis de la Constitution et de la gestion de la Res publica considérée comme leur bien privé. La violation des droits de l’homme et la corruption dans tous ses états ont été érigées en règle fondamentale de gouvernance d’un Etat fantomatique dont certains ont du mal à affirmer l’existence. Le pays va mal, très mal, et bat tous les records négatifs. En dépit de fabuleuses ressources naturelles dont il regorge, les dirigeants ont réussi à transformer le paradis en enfer pour la majorité de leur peuple. Les habitants de certaines des terres les plus riches du monde sont paradoxalement comptés  parmi les femmes et les hommes les plus pauvres de la planète. La nation déjà balbutiante a été condamnée à l’inanition par ceux-là même qui étaient censés la protéger et assurer sa grandeur. Les antivaleurs ont pris le dessus sur les valeurs qui fondent la République et une « République démocratique » qui dès lors n’existe que de nom.

Au moment où nous commémorons le 12e anniversaire de la Constitution, toutes les institutions politiques sont devenues illégitimes et ont perdu tout mandat de gouverner démocratiquement le peuple congolais. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le pays est de nouveau confronté à une crise politique qui rappelle celles qu’il avait connues avant l’entrée en vigueur de la présente Constitution et dont l’une des causes ou la cause fondamentale est la contestation de la légitimité des institutions et de leurs animateurs. La RDC constitue un cas paradigmatique de la mauvaise gouvernance et du gaspillage inouï des richesses africaines au profit d’un groupe de prédateurs locaux et de leurs complices que sont les multinationales et certains gouvernements étrangers qui les soutiennent au sein de la communauté internationale.

Sur un continent où des progrès démocratiques notables sont enregistrés dans plusieurs pays, la RDC est devenue le symbole même de la négation du constitutionnalisme, de la démocratie, des droits de l’homme et de la mauvaise gouvernanceVoici le pays de tous les espoirs devenu aussi paradoxalement le pays de toutes les inquiétudes, ce qui justifie notamment la présence du  contingent onusien le plus important depuis la création de l’ONU en 1945.

L’IDGPA est une organisation non-gouvernementale indépendante dont l’objectif majeur est de promouvoir la démocratie, la (bonne) gouvernance, la paix et le développement en Afrique à travers la recherche, la formation, et le lobbying. L’Institut saisit l’occasion de la commémoration du 12e anniversaire de la Constitution de la République pour réaffirmer sa foi, sa volonté et sa détermination à œuvrer sans relâche pour l’avènement d’un Etat de droit véritablement démocratique partout en Afrique et invite l’ensemble du peuple Congolais à garder la même foi et la même détermination.

En adoptant cette Constitution après des décennies de pouvoir autoritaire, le peuple congolais entendait envoyer au monde entier le message que plus jamais un tel régime ne serait toléré dans le pays ! L’on comprend ainsi plusieurs innovations introduites par le constituant primaire : l’interdiction de parti unique érigé en une infraction imprescriptible de haute trahison, la reconnaissance de l’opposition politique, la protection des droits humains et des libertés fondamentales et la séparation des pouvoirs sur base de la suprématie de la Constitution. Aussi, toute révision constitutionnelle est formellement interdite en ce qui concerne la forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du Gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical ainsi que les droits et libertés de la personne et les prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées qui ne peuvent jamais être réduits.

Contrairement à une tradition instituée depuis 2016, l’IDGPA n’organisera pas de conférence et célèbrera autrement le 12e anniversaire de la Constitution qui intervient à un moment particulièrement douloureux où les valeurs fondamentales de la République et de la démocratie pour lesquelles plusieurs milliers de Congolais avaient risqué et perdu leurs vies sont de nouveau méconnuesCette célébration qui commence le dimanche 18 et se clôturera le dimanche 25 février 2018 se fera dans la méditation et dans la prière autour de cet instrument sacré car sacrée, la Constitution l’est et le reste incontestablement. Du reste, son adoption par référendum en 2005 était l’expression de la prise de conscience et de la détermination de « Nous peuple congolais » d’assumer « nos responsabilités devant Dieu, la Nation, l’Afrique et le Monde » en bâtissant un pays plus beau qu’avant.

C’est le lieu de rappeler la disposition du tout premier article de la Constitution relative à l’hymne national de la République. « Debout Congolais » n’est pas une simple exhortation, mais un devoir sacré que le peuple congolais s’est imposé depuis l’indépendance et qui devrait revêtir une résonnance particulière en ce 12eanniversaire de la Constitution. L’exécution de cet hymne national nous rappelle que ce pays appartient à tous les Congolais et que nous sommes tous à la fois testateurs et légataires d’un serment d’autant plus inviolable qu’il est « immortel ». Nous n’avons pas reçu des Pères de l’indépendance tout comme nous ne léguerons pas à notre postérité un quelconque serment de servitude vis-à-vis de qui que ce soit, mais plutôt un « Serment de Liberté » et un serment de « liberté pour toujours » !

Les Congolais ont donc le devoir de rester debout et de lutter en permanence pour la liberté qui est notre bien le plus précieux et qu’il est plus facile de perdre que de conquérir et de conserver. Cette liberté requiert la démocratie qui est inscrite en lettres d’or dans le nom de la RDC. Un peuple qui se veut indépendant et libre n’est pas un peuple qui dort, qui pleurniche ou qui se contente des lamentations à longueur des journées ou au fil des années. C’est plutôt un peuple responsable qui s’assume, un peuple debout et un peuple qui lutte pour conserver son indépendance et sa liberté et que ni les coups de tonnerres, ni  un feu descendant du ciel, ni les privations matérielles, ni les intimidations, ni les persécutions, ni les grenades lacrymogènes, ni les jets d’eau chaude, ni les chiens policiers,  ni les cliquetis des armes, ni la terreur de la nuit, ni les flèches qui volent le jour, ni les chants des oiseaux, ni le rugissement des lions, ni le bourdonnement des abeilles  ne pourraient jamais décourager pour l’amener à renoncer à l’indépendance ou à la liberté chèrement acquise.

Dans le contexte de la délinquance constitutionnelle et de l’illégitimité des institutions et de leurs animateurs, la Constitution elle-même prescrit un autre devoir tout aussi sacré que celui de se mettre debout. Il s’agit du devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui exerce le pouvoir en violation des dispositions de la Constitution qui aura survécu contre tous les projets machiavéliques et diaboliques des artisans de l’inanition de la Nation.

Prof André Mbata Mangu

Directeur exécutif de l’IDGPA

Professeur des Universités

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12 février 2018

MAMU ANASTASIE BIATA, LA MÈRE DES MAMANS SUZI MPIANA ET ALBERTINE MUSUAMBA, N’EST PLUS

communiqué

Il a plu au Seigneur de rappeler auprès de lui sa servante, mamu Anastasie Biata, la mère des mamans Albertine Musuamba et Zusi Mpiana. Mamu Anastasie Biata  est morte le dimanche, 11 février 2018 à Mbuji Mayi de suite d’une longue maladie. Le programme du deuil et des obsèques vous sera communiqué incessamment.

Kasai Direct présente ses condoléances à la famille éprouvée.

Lumbamba Kanyiki

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30 janvier 2018

MBUYI MIFUBA OSBILL N’EST PLUS

communiqué

C’est avec une profonde douleur que je vous annonce le décès de notre frère et ami Mbuyi Mifuba Osbill. Osbill nous a quittés cet après-midi à l’hôpital de Wesseling après une longue et pénible maladie. Il laisse derrière lui une grande famille. Le programme du deuil vous sera communiqué incessamment.

Kasai Direct présente à la famille ses condoléances les plus attristées.

Kasai Direct

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24 janvier 2018

Funérailles de maman BERNADETTE MUJINGA WA NDUAYA, la mère de monsieur l'abbé Jeannot Mukeke

communiqué

Funérailles de maman BERNADETTE MUJINGA WA NDUAYA, décédée mardi 23 janvier 2018 à l'hôpital Saint Joseph à Kinshasa.
- Mardi 30 janvier 2018 à 10 h sortie du corps pour l'église de la paroisse NOTRE DAME DE LA PAIX (MAMA WA BOBOTO), avenue Kulumba 63, Q.2 MASINA, près de BKTF au croisement de la route BKTF et avenue Kulumba : exposition, messe à 20 h et veillée.
- Mercredi 31 janvier 2018 à 12 h messe à l'église suivie de l'enterrement au cimetière de Kinkole.

L'abbé Jeannot MUKEKE et toute sa famille vous remercient de vos pensées, prières et gestes de consolation.

Pour large diffusion: Kasai Direct

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20 janvier 2018

LE CHEF SPIRITUEL ET REPRÉSENTANT LÉGAL DE L’EGLISE KIMBANGUISTE SIMON KIMBANGU KIANGANI POUR LA MARCHE DU 21 JANVIER 2018

église kimbanguiste

Par une note de service envoyée à tous les pasteurs et les secrétaires exécutifs nationaux, Simon Kimbangu Kiangani, le chef spirituel et représentant légal de l’Eglise kimbanguiste demande à tous leurs adeptes de se réunir demain, le 21 janvier devant leurs églises respectives à partir de 9 heures 30 et de commencer une marche avec des rameaux en mains.

Il les exhorte à mieux interpréter la prophétie de Dieu car nulle part il est écrit que le quatrième président de la République Démocratique du Congo serait le dernier. Ils doivent donc marcher pour chasser les politiciens sans scrupule qui ont détruit le pays et détruit tout le système social pour leur enrichissement personnel.

Ainsi l’Eglise Kimbanguiste rejoint les laics de l’Eglise catholique et  ceux de l’Eglise du Christ au Congo dans une méga-marche réclamant la stricte application des accords du 31 décembre 2016. Voir le message ici:

Lumbamba Kanyiki

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17 janvier 2018

LES DEUX GRANDES EGLISES DU CONGO UNIES DANS LEUR APPROCHE POUR LA CAUSE DU CONGO

classe politique congolaise

« Ngando akimi mbula akoti na ebale! » comme disent les Bangala. Le crocodile de Kabila a fui les gouttes de pluie du cardinal Monsengwo Pasinya, archévêque de Kinshasa pour se réfugier dans le fleuve de l’Eglise protestante. Les familles biologique et politique de Kabila avaient choisi l’Eglise du Christ au Congo pour commémorer le dix-septième anniversaire de l’assassinat de Laurent Désiré Kabila. C’était très mal tombé pour elles puisque cette Eglise était la cible de beaucoup de Congolais qui condamnaient son silence alors qu’ils attendaient qu’elle envoie ses adeptes se joindre aux laics de l’Eglise catholiques pour se battre pour la libération du Congo. Elle a dû donc faire amende honorable.

Le sermon du Révérand pasteur Francois-David Ekofo a tourné autour de trois parties essentielles: l’adresse à la classe politique congolaise, l’avertissement aux voisins qui envient le Congo et veulent sa répartition et un appel au soutien de la communauté internationale.

Adresse à l’intention de la classe politique congolaise

D’entrée de jeu, l’orateur du Jour, le pasteur Francois-David Ekofo, a rappelé aux dirigeants présents dans la cathédrale du centenaire, pleine comme un oeuf, le serment leur laissé par Laurent-Désiré Kabila: « Ne jamais trahir le Congo ».  Poursuivant son sermon, il leur a encore rappelé que les Congolais ont recu un Congo uni et riche. Ils ont donc la mission de le transmettre  tel qui l’est aux générations futures. Illustrant ses propos par une image, il s’est dit préférer toujours dans l’athlétisme la course de relais dans laquelle les athlètes se remettent un passage de témoin jusqu’à l’arrivée. « On choisit toujours le meilleur au départ; car de l’action de celui-ci dépend la victoire finale ». Le tableau qu’il a dépeint ensuite du Congo était de plus sombre: le pays est  compté parmi les plus pauvres de la planète alors qu’il renferme des richesses incommensurables qu’il a même énumérées: le pétrole, le coltan, l’or , le diamant, etc; un Congo qui importe des produits alimentaires alors qu’il a des millions d’hectares des terres arables, « C’est inadmissible » s’est écrié le pasteur Ekofo devant les Kabilistes; un Congo aux dimensions d’un continent mais dont les routes sont impratiquables, un Congo où tout le monde n’est pas égal devant la loi et où les gens ne circulent pas librement. Il ne croit même pas vraiment en l’existence d’un Etat de droit au Congo, car  les lois ne sont ni respectées ni appliquées. « A celui à qui on donne plus, on exigera aussi plus » a dit le pasteur Ekofo, Dieu nous demandera ce que nous aurons fait de toutes les richesses dont il nous a comblés »

Tous les visages qui étaient animés au début du sermon dans la salle sont devenus de marbre. Certains comme Henri Mova, Boshab, Olenga Nkoyi, Ruberwa, Tambwe Mwamba, les têtes retirées dans leurs épaules comme des tortues se sont enfoncés dans leurs sièges, souhaitant même disparaître. Olive Lembe, gênée par des propos inattendus faisait semblant de jouer avec son portable. Ses enfants tournaient leurs têtes dans tous les sens. Les applaudissements nourris au départ lorsque le pasteur a déclaré que le Congo appartient aux Congolais, étaient devenus timides. A la fin, il n’y en avait plus. Toutes les têtes étaient tournées vers le sol comme les tournesols le soir après le coucher du soleil. La Kabilie, honteuse et confuse, a recu une douche froide dont elle se souviendra toujours.

Avertissement aux voisins du Congo

« Nous ne céderons aucun millimètre de notre territoire national » tel était le message adressé par le pasteur Ekofo aux voisins du Congo qui le destabilisent depuis des décennies. Illustrant ses propos par l’exemple d’un petit pays, la Suisse, entouré par les grands mais qui a aussi, à sa manière, prospéré, il a encouragé les petits pays, voisins du Congo à demander à Dieu de les inspirer pour leur prospérité et de ne pas continuer de lorgner le grand Congo. « Nous sommes peut-être faibles aujourd’hui. Une partie de son territoire que le Congo perdrait aujourd’hui sera, à coup sûr, récupérée par nos enfants demain » a-t-il martelé. Ici, il a fallu voir le visage de ruberwa! Très ennuyé, l’homme qui ne jure que par la balkanisation du Congo, toujours affecté au ministère de la décentralisation avec mission de trouver des terres pour les « Banyamilenge », tribus inventée par des esprits cyniques et malvaillants pour balkaniser notre pays, cherchait où poser son regard tant les caméras étaient braquées sur lui!  Zoé s’est incliné et sa soeur Janet a fait semblant de s’occuper de l’enfant qu’elle portait. Mawa trop!

Appel au soutien de la communauté internationale

Le pasteur Ekofo leur a rappelé le cours immuable de l’histoire des civilisations qui ont dominé ce monde. Il y a eu d’abors les Egyptiens, puis les Grecs, les Romains. Aujourd’hui, on parle des Américains, la première puissance du monde. Qui ne dit pas que demain, ce sera aussi l’Afrique? leur a-t-il demandé? Le Congo constitue, avec sa superfucie et sa population, un grand marché pour le futur. Si les riches d’aujourd’hui consentent à aider le Congo « malade » à se relever, ils en tireront des dividendes sûres dans le futur. Il a encore illustré ses propos avec des exemples très pratiques.

Réactions

Les réseaux sociaux ont failli exploser avec des réactions venant de toute part. Plusieurs louent le courage du pasteur Ekofo qui est désormais entré dans l’histoire du Congo comme l’homme qui a savonné la médiocre classe politique congolaise après le cardinal Monsengwo.

Ils sont aussi plusieurs qui préfèrent voir les deux grandes Eglises travailler, la main dans la main, pour chasser les imposteurs qui  sont désormais isolés. La claque recue par la kabilie résonnera pendant plusieurs jours et rétentira comme une victoire du peuple qui se débarrasse petit à petit de la peur.

Lumbamba Kanyiki

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VIDÉO: LE PASTEUR FRANCOIS-DAVID EKOFO DE L’EGLISE DU CHRIST AU CONGO DÉNONCE LA MÉDIOCRITE DU RÉGIME KABILA

classe politique congolaise

Devant tous les Kabilistes réunis pour commémorer la mort de Laurent Désiré Kabila assassiné le 16 janvier 2001, le pasteur Francois-David Ekofo brosse un tableau sombre du Congo d’aujourd’hui et dénonce la médiocrité de la classe dirigeante.

« Nous devons léguer à nos enfants un pays uni, un pays riche, un Etat responsable … où tout le monde circule librement et… où tout le monde est égal devant la loi. » Plus loin, il lance un avertissement aux voisins du Congo qui veulent arracher des pans entiers du territoire national. « Nous ne céderons aucun millimètre de notre territoire » a déclaré l’orateur du jour. Pour terminer, il a demandé à la communauté internationale d’aider le Congo malade, car qui aide le Congo d’aujourd’hui à se relever, en tirera des dividendes demain. Veuillez suivre la vidéo!

Kasai Direct

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10 janvier 2018

URGENT: L’HONORABLE ANDRÉ CLAUDEL LUBAYA EST ARRIVÉ AUJOURD’HUI À KANANGA

lubaya à kananga 1

L’honorable André Claudel Lubaya est arrivé aujourd’hui à Kananga, chef-lieu du Kasai Central. A sa descente d’avion, il a été accueilli par une marée humaine qui l’a accompagné jusqu’en ville.

« Je suis arrivé aujourd’hui, pour vous rencontrer. Merci pour l’accueil. Merci pour l’amour. Merci pour la chaleur. Merci pour la fraternité. Merci, merci Kasai. Kasai, je vous aime. Je suis là, je serai toujours là, pour vous servir, parce que je vous aime, KasaÏ. » a déclaré le président de l’Union  Démocratique Africaine Originelle dans son allocution.  Place aux images:

 

Lumbamba Kanyiki

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03 janvier 2018

Communiqué: Programme des obsèques de Papa N'zaion décédé le 22 décembre 2017

papa n'zaion 1

Les obsèques de PAPA OMER NZADI N'ZAION N'SANTU se feront comme suit:

-Vendredi 05/01 a 13h; levée du corps de la morgue Biamba Marie Mutombo vers la FIkin au pavillon 10,

-Samedi 06/01 différentes cérémonies et enterrement a BENSEKE nouvelle côté.

"HEUREUX CEUX QUI OBSERVENT LES AVIS DE DIEU ET QUI LES RECHERCHENT DE TOUT COEUR. 
PS 119:2 "

La famille

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DECLARATION DU COMITE LAÏC DE COORDINATION: NUL NE PEUT SE CROIRE PLUS FORT QUE NOUS TOUS RÉUNIS!

massacre du 311218

Nous publions dans les lignes qui suivent la déclaration du Comité Laics de Coordination après la répression barbare de la marche du 31 décembre par le pouvoir en place.

Le Comité Laic de Coordination condamne d’abord la répression barbare de la marche ayant causé une dizaine de morts, plusieurs centaines de blessés, et des arrestations arbitraires.  Il dénonce et condamne l’utilisation  des balles réelles et des gaz lacrymogènes dans les églises considérées comme des lieux sacrés. Ensuite, il remercie les Congolaises et les Congolais pour avoir défié le pouvoir et avoir répondu massivement à son appel pour la marche pacifique du 31 décembre 2017. Il s’incline devant la mémoire des compatriotes qui sont tombés et lance un message de solidarité pour l’organisation des obsèques dignes de leurs rangs. Il  remercie toutes les Congolaises et tous les Congolais de la diaspora qui se sont associés à eux pour exiger le respect des accords de la Saint Sylvestre. « Nul ne peut se croire plus fort que nous tous réunis », déclare le Comité Laic de Coordination. Il demande enfin aux Congolaises et Congolais de se tenir prêts pour d’autres actions jusqu’à l’application intégrale des accords du 31 décembre 2016.

Veuillez lire ci-bas la déclaration du Comité Laic de Coordination.

Lumbamba Kanyiki

Chers frères et sœurs,

Chers compatriotes,

Ce Dimanche 31 Décembre 2017, Nous avons été des millions à travers notre pays à nous être mobilisés, au-delà des étiquètes politiques, au-delà de considérations individuelles, pour dire STOP à la souffrance du peuple
Nous avons marché pour dire à la face du monde que nous reprenons notre destin en main.
Le pouvoir en place n’a pas hésité à tirer à balles réelles sur la population, à exercer sur elle des sommations; il n’a pas hésité à lancer des gaz lacrymogènes dans les églises pendant des cultes, à séquestrer des fidèles dans des paroisses, constituant en cela une violation grave des lieux sacrés.
Malgré cette violente répression, malgré de nombreuses barricades placées pour encercler des quartiers et des paroisses de la capitale, la population a montré à la face du monde sa détermination ; elle n’a pas cédé à la peur, elle a marché avec courage et discipline.
Nul ne peut se croire plus fort que nous tous réunis!
Le bilan provisoire est lourd : il y a eu parmi nous une dizaine de morts, des dizaines des blessés et des centaines d’arrestations.
Nous pensons à nos Compatriotes qui ont perdu leur vie ainsi qu’à leurs familles; nous leur disons que leurs sacrifices ne resteront pas vains.
Nous savons que nous pouvons compter sur la solidarité des Congolaises et congolais pour organiser les obsèques de nos compatriotes, mais aussi pour contribuer à la prise en charge des soins de nos blessés.
Nous félicitons ceux de nos militaires et policiers congolais qui ont compris le sens et le message de ces frères et sœurs qu’ils ont laissé, par endroits, manifester pacifiquement.
Nous félicitons également nos compatriotes qui ont marché à Dakar, à Paris, à Bruxelles, à Londres, à Genève, et ailleurs dans le monde ;
Par notre marche de ce dimanche 31 décembre 2017, nous venons de prendre rendez-vous avec l’histoire;
C’est une marche d’espoir pour un renouveau certain dans notre pays;
Une marche d’espoir pour près de 4 millions de nos compatriotes déplacés, certains après avoir subi des barbaries sans que ceux qui nous gouvernent n’esquissent le moindre regret;
Une marche d’espoir pour des familles brisées par des violences, des viols, des massacres, des tueries et des pillages de leurs biens;
Une marche d’espoir pour nos compatriotes qui croupissent dans des geôles sans motif et sans procédure respectueuse de la justice;
Une marche d’espoir pour qu’enfin règnent la paix et la prospérité dans notre pays.
Oui chers compatriotes, il faut que ceux qui s’accrochent au pouvoir dans notre pays sachent que le pouvoir nous appartient, que le pays nous appartient à tous.
Nous avons décidé de reprendre notre destin en mains, pour construire un avenir meilleur pour nos enfants; pour dire HALTE à la dictature.
Nous sommes un peuple béni, à qui Dieu a donné une terre riche.
Notre patrimoine nous appartient à tous. Et il nous revient à tous d’assumer nos responsabilités, comme l’ont fait certains de nos compatriotes avant nous.
Ils sont nombreux à avoir payé de leurs vies pour contribuer à notre liberté.
Nous pouvons être fiers de les avoir honorés par la marche de ce 31 décembre 2017.
Nous ne pouvons plus faire marche arrière. Nos enfants nous regardent, le monde entier nous regarde, notre conscience nous interpelle.
Nous nous donnons quelques jours pour enterrer dignement nos compatriotes, morts pour la patrie ; et pour soigner nos blessés.
Les Congolaises et les Congolais ne laisseront plus de répit au pouvoir en place.
Ils exigent le respect et l’application stricte de l’accord de la saint-Sylvestre à savoir:

  1. Une déclaration publique du Président de la République qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession conformément à la constitution ;
  2. La mise en application effective, intégrale et de bonne foi de l’accord de la saint- sylvestre, notamment des mesures ci-après :
  3. La libération de tous les prisonniers politiques ;
  4. La fin de l’exil des opposants menacés d’arrestation à leur retour au pays;
  5. La fin du dédoublement des partis politiques ;
  6. La libéralisation des espaces médiatiques et particulièrement de la RTNC;
  7. La réouverture des médias injustement fermés;
  8. La restructuration de la CENI afin de recréer la confiance entre l’électorat et l’institution organisatrice des élections;
  9. L’utilisation du calendrier récemment proposé par la CENI comme outil de travail pour l’élaboration d’un calendrier consensuel;
  10. Le libre exercice des activités politiques par tous.

Ce message adressé au Président de la République, au pouvoir en place et à tous ceux qui bloquent la mise en application de l’accord de la saint-sylvestre n’est plus un message du seul Comité Laïc de Coordination, mais celui des millions et des millions des congolais, d’ici et d’ailleurs, qui se sont exprimés ce 31 décembre 2017, avec une détermination d’aller jusqu’au bout.

En attendant, nous vous demandons de rester mobilisés et prêts à répondre massivement au prochain appel du Comité Laïc de Coordination.

Que Dieu bénisse les Congolaises et les Congolais.
Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo.

Fait à Kinshasa, le 31 Décembre 2017.
Pour Comité Laïc de Coordination,
Professeur Thierry NLANDU Professeur Isidore NDAYWEL

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