01 novembre 2013

Thierry Vircoulon sur RFI : «Que reste-t-il à négocier avec le M23 en RDC?»

26 membres du M23 à la base militaire de Rutshuru qui se sont rendus. Tous sont congolais et disent avoir été enrôlés de force. «Le M23 faisait la loi ici nous n'avions pas d'autres choix que de travailler avec eux».
26 membres du M23 à la base militaire de Rutshuru qui se sont rendus. Tous sont congolais et disent avoir été enrôlés de force. «Le M23 faisait la loi ici nous n'avions pas d'autres choix que de travailler avec eux».
RFI/Léa-Lisa Westerhoff
Par Nicolas Brousse

En République démocratique du Congo, l’armée a enregistré un nouveau succès. Avec le soutien des casques bleus, les Forces armées de RDC (FARDC) ont pris le contrôle jeudi 31 octobre de Bunagana, une localité symbolique pour les militaires congolais qui en avaient été chassés par le M23. La ville était devenue la capitale économique des rebelles. C’était aussi leur dernier grand fief dans le nord-Kivu. Pour Thierry Vircoulon, directeur du projet Afrique centrale à l'International crisis group, même si le M23 a enregistré une défaite militaire, beaucoup de travail reste à faire dans le pays.

RFI : La nouvelle série de combats entamés il y a une semaine, est entrée dans une phase finale. Le M-23 est, dit-on, défait militairement, cette fois-ci pour de bon ?

Thierry Vircoulon : Oui, il semble qu’ils soient en pleine débâcle. Ils sont maintenant réduits à un territoire extrêmement petit, adossé à la frontière du Rwanda. Mais avant d’être un échec militaire, ça a été un échec politique, dans la mesure où ils n’ont pas réussi à convaincre la population congolaise du Nord-Kivu de les rejoindre. Ils ont toujours eu des problèmes de recrutement assez sérieux, et l’ensemble de la population du Nord-Kivu avait pris des positions très claires contre cette rébellion.

Ça a été aussi un échec politique, dans la mesure où ils n’ont pas réussi à obtenir un minimum de sympathie - pas de reconnaissance, mais de sympathie -, de la part des internationaux qui ont multiplié à leur encontre les communiqués condamnant cette rébellion depuis qu’elle a émergé l’année dernière. Donc c’est un échec militaire qui vient compléter un échec politique.

Vous parliez de l'absence de soutien de la Communauté internationale. La Mission des Nations unies (Monusco), n’était évidemment pas impliquée directement dans les affrontements. Ça veut dire qu’elle a fourni un support aux FARDC ?

Il y a eu, d’après ce que j’ai compris, une coordination tactique étroite, entre la brigade d’intervention des Nations unies et puis les unités congolaises qui sont montées à l’assaut du M-23.

 

Cette défaite militaire du M-23 va-t-elle peser dès lors sur la négociation d’un accord de paix ? Vous avez parlé, Thierry Vircoulon, d’un échec politique. Pour l’instant le président Joseph Kabila a laissé ouvert le processus de Kampala. L'échec militaire signifie-t-il un échec diplomatique tout court ?

Je crois que la question qu’on devrait surtout se poser c’est de savoir ce qu’il y a à négocier à Kampala. J’entends beaucoup de gens qui disent qu’il faut qu’il y ait une signature d’accord à Kampala.

Mais enfin ..., que reste-t-il à négocier avec un mouvement militaire qui prétendait être un mouvement politique, mais qui ne l’était pas, et qui maintenant est militairement défait, dont les troupes sont plus ou moins en débandade, et dont le leadership s’est réfugié dans des pays étrangers.

Je crois que ça pose véritablement question ; dans ce contexte-là que peut-on vraiment négocier, si ce n'est la réédition du M-23 ? Je crois que si la situation militaire continue sur le terrain, grosso modo, c’est un peu comme si on disait : on est en 1945 et il faut un accord de paix entre les alliés et l’Allemagne.

Washington demandait justement hier la mise en place d’un mécanisme de paix semi-permanent en RDC. Que peut bien signifier dans ce contexte un mécanisme semi-permanent ? C’est tellement compliqué que ça va durer longtemps, très longtemps d’une manière complètement indéterminée ?

Je n’ai absolument aucune idée de ce que c’est qu’un mécanisme de paix permanent. Tout ce que je sais c’est qu’il y a une résolution des Nations unies, une résolution 20-98, qui donne mandat aux Nations unies pour neutraliser tous les groupes armés dans l’est du Congo. La question, je pense, qui se pose maintenant est la suivante : si le M-23 est neutralisé complètement, quelle va être la nouvelle cible, à la fois de l’armée congolaise et de la force d’intervention des Nations unies ?

Comme le rappelait en effet l’envoyé spécial américain pour la région des Grands Lacs, le M-23 en fait n’est que l’un des 40 ou 45 groupes armés dans l’est du Congo. Est-ce toujours le cas ? 

Il y a en effet eu une focalisation internationale très biaisée sur le M-23 depuis l’année dernière, alors qu’en effet, il y a plein de groupes armés dans les Kivus et que certains ont été bien plus meurtriers l’année dernière que le M-23. Si on regardait simplement le bilan en termes de droit de l’homme, on se rendrait compte qu’il faudrait cibler d’autres groupes qui n’hésitent pas à pratiquer des tueries sur les populations civiles. Et donc en effet, il reste encore beaucoup de travail, à commencer par Kinshasa, dans la mise en œuvre des réformes prévues dans l’accord d’Addis-Abeba.

Et puis il y a la question qui se pose également, à savoir dans quelles mesures Kigali, mais aussi Kampala, ont réellement changé de stratégie dans la région, ou s’ils ont juste décidé de faire une pause, suite aux pressions diplomatiques qu’ils ont reçues.

Il faut aussi se poser peut-être la question des exactions. Le retour des réfugiés risque d’être très difficile. Dans un reportage de Stéphanie Aglietti sur RFI, on entendait ce matin Pérouse, une réfugiée congolaise en Ouganda. Elle est rentrée chez elle pour aussitôt repartir « Les FARDC m’ont pris trois vaches, a-t-elle témoigné. Ils les ont mangées sous prétexte que c’était des vaches appartenant à des Tutsi. Comment voulez-vous que je rentre, si on tue mes vaches, détruit ma maison, et que l’on me fait comprendre que je suis indésirable ? » Cela veut-il dire que la Communauté européenne va devoir agir pour aider à ce retour des réfugiés ? Ça a l’air d’être, encore une fois, extrêmement compliqué ?

 

Le retour des réfugiés, depuis des années, est un sujet ultrasensible dans les Kivu. D’une part parce qu’il y a cet antagonisme ethnique à l’égard des Tutsis surtout, mais des rwandophones aussi en général, parce que les terres de ceux qui sont partis ont été prises et sont occupées par de nouveaux propriétaires, et parce que dans toute cette zone des Kivus, comme on l’a écrit dans un dernier rapport, vous avez des conflits locaux intercommunautaires, dont l’enjeu principal est la terre et qui sont extrêmement vivaces, extrêmement virulents.

Donc maintenant en effet, il y a tout un travail à faire - si l’affaire du M-23 est définitivement clause - il y aura tout un travail à faire en termes de gestion des conflits locaux, dont le foncier constitue une part essentielle.

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La RDC va poursuivre les pourparlers de Kampala avec le M23 malgré la victoire des FARDC

 
Lambert Mende, Ministre de l'Information, Communications et Médias lors d'une Conférence de Presse à Kinshasa, le 03/01/2012. Radio Okapi/Ph. Aimé-NZINGALambert Mende, Ministre de l'Information, Communications et Médias lors d'une Conférence de Presse à Kinshasa, le 03/01/2012. Radio Okapi/Ph. Aimé-NZINGA

«Ce n’est pas par une simple défaite militaire que nous aurons résolu ce problème de la bonne disposition de certains Congolais à se mettre au service d’agendas étrangers pour déstabiliser leurs propres pays», a déclaré vendredi 1er novembre le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende Omalanga. Au cours d’un point de presse à Kinshasa, le ministre a ainsi fait part de la détermination de Kinshasa à poursuivre les pourparlers avec la rébellion du M23 à Kampala, en Ouganda. Il s’agit, selon lui, de ne «pas laisser les choses inachevées».

«Nous voudrions mener ces contacts jusqu’au bout pour obtenir de ces concitoyens un engagement de leur part que, quoi qu’ils aient comme revendications, ils les dérouleront de manière non violente, de manière démocratique», a expliqué le porte-parole du gouvernement congolais.

Pour lui, il ne s’agit surtout pas de «négocier la fin d’une action militaire avec des gens qui ne sont plus dans l’action militaire».

Lambert Mende estime que ces «contacts» sont importants «en termes d’engagement de consolidation de la cohésion» :

«Il n’y a pas qu’avec un groupe qui est militairement fort qu’il faut parler. Tout Congolais a le droit d’être écouté par son gouvernement, et le gouvernement a le droit de demander aux Congolais qu’ils s’engagent à respecter la légalité républicaine lorsqu’ils veulent revendiquer».

La rébellion du M23, qui occupait plusieurs territoires à l’est de la RDC, a été quasiment démantelée par les Forces armées de la RDC (FARDC), qui ont récupéré toutes les positions occupées par les rebelles.

Au cours d’une contre offensive de 5 jours déclenchée le 25 octobre depuis la région de Kibumba, à 30 kilomètres de Goma, dans le Nord-Kivu, l’armée a infligé un dur revers aux rebelles alors que les pourparlers de Kampala avaient été suspendus 5 jours plus tôt, la RDC refusant d’amnistier et de réintégrer tout le M23 dans son armée.

S’adressant à la nation le 30 octobre, le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila, a salué le succès des FARDC face au M23 dans le Nord-Kivu, tout en prévenant que l’action militaire n’avait pas «pour conséquence de rendre caduques les options politiques et diplomatiques pour rétablir une paix durable».

Par ailleurs, lors d’une intervention à l’université Georgetown à Washington(USA), l’émissaire des Etats-Unis pour la région de Grands Lacs, Russ Feingold, a affirmé s’attendre à ce que les pourparlers de Kampala conduisent dans les prochains jours à un accord dans lequel la rébellion du M23 serait dissoute.

Le diplomate américain a en outre rappelé que le M23 n’était que «l’un des 40 ou 45 groupes armés dans l’est du Congo».

radiookapi.net

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RDC: l’Union européenne réclame le «démantèlement définitif » du M23

 
Drapeau de l'Union européenneDrapeau de l'Union européenne

«Nous appelons à une conclusion politique rapide des négociations de Kampala entre le M23 et le gouvernement de la RDC en vue de conduire au démantèlement définitif de ce groupe armé», a déclaré jeudi 31 octobre soir Sébastien Brabant, un porte-parole du service diplomatique de l’Union européenne (UE). «Des actions contre d’autres groupes armés devraient être menées rapidement», a ajouté la même source citée par l’AFP.

La diplomatie européenne a salué «le rétablissement de l’autorité de l’Etat congolais suite aux opérations militaires de l’armée (…) qui ont permis de reprendre la ville de Bunagana, à la frontière avec l’Ouganda». Cette cité a été considérée comme le fief politique et économique de la rébellion du M23, qui l’occupait depuis plus d’une année.

L’UE s’est dite toutefois vigilante “concernant tout abus ou action de représailles qui pourrait être commis à l’égard des populations civiles“. A ce sujet, la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, a lancé une mise en garde aux belligérants. « Je n’hésiterai pas à étendre mes enquêtes à toutes nouvelles allégations de crimes relevant de la compétence de la Cour…», a-t-elle affirmé dans un communiqué rendu public mercredi 30 octobre.

Les affrontements entre le Mouvement du 23 Mars (M23) et l’armée congolaise ont repris il y a une semaine. L’armée congolaise, épaulée par la brigade d’intervention de la Monusco, a poursuivi jeudi soir son offensive sur les collines de Mbuzi, Chanzu et Runyonyi où se sont retranchés les rebelles du M23.

Le président congolais, Joseph Kabila, avait appelé mercredi soir une nouvelle fois les rebelles à “se démobiliser volontairement” sous peine d’être désarmés “par la force”. Mais s’est dit favorable à la poursuite des pourparlers de Kampala, où Kinshasa et le M23 discutent depuis le 9 décembre 2012 par à-coups et sans résultat pour l’instant.

Les Nations unis ainsi que les Etats-Unis ont aussi appelé à la reprise et la conclusion de ces discussions, suspendues depuis presque deux semaines dans la capitale ougandaise

radiookapi.net

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Tshisekedi : « Après 53 ans de débâcle, il faut former la jeunesse aux valeurs républicaines »



Le président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS),  Etienne Tshisekedi, a procédé hier jeudi 31 octobre à l’ouverture de la session de formation des cadres de son parti. Cette cérémonie de haute portée politique s’t déroulée au siège de l’Union Pour la Démocratie et le Progrès Social sur la 10me Rue, dans la commune de Limete, en présence de nombreux cadres et militants de ce parti phare de l’Opposition.

La concession du siège de l’UDPS n’a pas pu contenir la marrée humaine venue des quatre coins de Kinshasa écouter le message du Mandela congolais qui, a observé un long moment de silence depuis son retour au pays, après un court séjour en Afrique du Sud, où il avait participé à la conférence sur le désarmement des groupes armés qui déstabilisent le continent africain.

A l’occasion de ces premières retrouvailles avec sa base, depuis la levée du poste de surveillance de la police et des barrières qui le privait de sa liberté de mouvement et perturbaient fortement les activés de son parti, le vieux opposant s’est tapé un impressionnant bain de foule, en marchant à pieds de sa résidence de la rue Pétunias jusqu’à la permanence, où l’attendait une foule en liesse. Les témoins de la scène ont pu constater qu’il jouissait encore de toutes ses aptitudes mentales et physiques, en dépit de son âge avancé.

Dans son mot de bienvenue, le Secrétaire Général de I’UDPS, Bruno Mavungu, a tenu à remercier le Lider Maximo pour avoir accepté de lancer personnellement les activités de l’Ecole du Parti en ce moment crucial de l’histoire du pays.
Pour sa part, le président de l’Ecole du Parti, Nzenza, a parlé du bien- fondé de cette session de formation qui se fixe pour objectif d’inculquer aux jeunes les valeurs sacrosaintes de la République. Il a souligné que l’Ecole du parti initiée par le président Etienne Tshisekedi devrait inciter les jeunes à aimer davantage leur pays, afin de le transformer, en restant à l’intérieur au lieu d’émigrer à l’Occident pour un tourisme illimité.
Pour le professeur Nzenza, l’engouement de la jeunesse congolaise dans les agences qui organisent la loterie DV pour l’émigration vers le pays de l’oncle SAM prouve, si besoin en était encore, que ces jeunes ne croient plus en l’avenir de leur pays, la République Démocratique du Congo.
Le président de l’Ecole du Parti s’est dit convaincu que les participants à cette formation sortiront avec une nouvelle vision du Congo, afin d’œuvrer pour son changement. Il a fait savoir que cette session de formation sera également l’occasion d’exhorter la jeunesse congolaise à s’engager dans la restauration de la dignité du Congo, pour laquelle le président national de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, a consacré toute sa lutte politique.

Prenant la parole à son tour, sous une salve d’ovations, Etienne Tshisekedi a justifié sa relance par la débâcle de la classe politique, après 53 ans d’indépendance, lesquels se sont traduits par des échecs retentissants dans tous les domaines de la vie nationale. Cette descente aux enfers nécessite, à son avis, une solide formation de la jeunesse aux valeurs républicaines.
L’opposant historique a rappelé que l‘Ecole du Parti avait été créée pour marquer. une rupture avec les 32 ans de gâchis du mobutisme, afin de renouveler l’homme congolais contraint d’appartenir au seul Mouvement Populaire de la Révolution (MPR), Parti-Etat, dès le sein maternel.
A cet effet, il a émis le vœu de voir cette session de formation concrétiser le mot magique du changement qui a guidé la lutte de I’UDPS contre les différentes dictatures qui se sont succédé en République Démocratique du Congo.

Après cette brève adresse suivie de la présentation des dirigeants de l’Ecole du Parti, Etienne Tshisekedi a décrété un huit clos, question de lui permettre d’échanger, en interne, avec ses cadres et militants présents sur les lieux. Naturellement, la presse et les personnes extérieures au parti ont été priés de se retirer.
On laisse entendre que Tshisekedi a préféré parler de grands sujets d’actualité avec sa « base » hors micros, caméras, carnets et stylos, tout en remerciant les chevaliers de la plume pour la couverture de la manifestation.

Eric WEMBA

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Tshisekedi à pied pour son QG avec foule



Etienne Tshisekedi wa Mululmba a démontré qu’il tient encore sur ses deux jambes, bien debout et droit comme un I. Il s’est payé le luxe de se rendre à pied de sa résidence sur la 10ème rue Pétunias jusqu’au QG de l’UDPS sur Zinnias, à quelques dix minutes de marche. Pour un octogénaire qui a connu les pires épreuves physiques et morales durant toute sa vie de lutte, c’est assez pour clouer le bec à ceux qui le donnaient déjà frappé de sénilité. En même temps, un message pour dire qu’il faudra compter avec lui en 2016. La foule était au rendez-vous pour apporter la preuve que la popularité de l’historique opposant reste intacte. En tout cas à Kinshasa. Peut-être encore à Lubumbashi où la dernière campagne présidentielle avait été l’occasion pour le candidat n°11 de défier Joseph Kabila chez lui, dans son propre fief du Katanga. Des haies humaines attendaient Tshisekedi et son épouse, Marthe Kasalu Jibikila, dès la sortie de la résidence familiale pour une réunion avec les cadres. Une simple inauguration de l’Ecole de formation des cadres du parti -EFOCA- qui s’est transformé en une apothéose avec meeting à la clé. Il a fallu jouer des coudes pour frayer le passage au couple sur un passage enguirlandé des rameaux comme Hosanna avec l’entrée de Jésus Christ à Jérusalem. Dans le regard de toute cette multitude tshisekediste, il se voyait que les uns et les autres étaient venus chercher, de visu, l’assurance que leur cheval peut encore compétir. Ils l’ont eu. “Cet homme est providentiel. Les hommes peuvent tout dire, il ne partira pas sans avoir accompli sa mission”, a lâché un combattant presqu’en transe à la vue du “messie”. Du point A au point B, il a mis du temps, la procession étant interrompue chaque fois par des mouvements impétueux de la foule. C’est sur Zinnias qu’il y avait la plus grande concentration des combattants. A l’entrée de la permanence udépessienne, il était quasi impossible de faire passer une aiguille. Dix minutes de bousculade pour que Tshisekedi pénètre dans l’enceinte au cri de “Nzambe aponi osalela ye” (Dieu t’a choisi pour le servir). Son speech était centré principalement sur EFOCA dont il a présenté le directeur, Atanase Nzeza. La foule massée dehors le suivait à travers des bafles dressés dans la rue. Le temps de présenter l’école, Tshisekedi a congédié la presse pour un huis clos.
GERARD LEMBA

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RDC: Washington appelle à un mécanisme de paix “semi-permanent”

 
Barack Obama, président des Etats-Unis/Ph. Droits tiers.

L’émissaire des Etats-Unis pour la région de Grands Lacs, Russ Feingold a dit s’attendre à ce que les pourparlers en cours à Kampala conduisent dans les prochains jours à un accord dans lequel la rébellion du M23 serait dissoute. Le rébellion, qui a subi beaucoup de révères face aux Forces armées de la République démocratique du Congo cette semaine, est quasiment “finie” en tant que force militaire, selon des responsables onusiens.

Russ Feingold  a rappelé lors d’une intervention à l’université Georgetown de Washington que le M23 n’était que “l’un des 40 ou 45 groupes armés dans l’est du Congo”.

Il n’est en aucun cas l’heure de déboucher le champagne, même si (cet accord) pourrait constituer un pas important dans la bonne direction“, a-t-il prévenu.

L’ancien sénateur américain a par ailleurs indiqué avoir parlé avec différents pays africains de la possibilité de nommer un ancien chef d’Etat pour négocier avec toutes les parties.

Je pense que nous avons besoin de véritables négociations sous médiation, de négociations de paix — un mécanisme semi-permanent“, a estimé M. Feingold.

Ce médiateur parlerait à tous les pays concernés, y compris le Rwanda qui n’est pas impliqué dans les pourparlers de Kampala, mais que la RDC et l’Onu accusent de soutenir les rebelles, ce que Kigali dément.

Le Mouvement du 23 Mars (M23) est né d’une mutinerie, en avril 2012, d’anciens rebelles essentiellement tutsi, intégrés dans l’armée en 2009 après un accord de paix. Il a contrôlé jusqu’à 700 km carrés limitrophes du Rwanda et de l’Ouganda.

Selon M. Feingold, la région est lasse des tentatives de médiation extérieure. “Notre engagement cette fois-ci n’est pas de tourner le dos, mais de maintenir notre attention sur le problème de façon constante durant des années“, a-t-il assuré.

Comme preuve, le diplomate américain a mis en avant la promesse en mai du président de la Banque mondiale de verser un milliard de dollars d’aide pour le développement dans la région.

radiookapi.net/ Avec AFP

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Kagame sommé par les Américains et les Britanniques de ne plus intervenir à l'Est de la RDC sous peine des sanctions graves

Congolese soldiers and rebel forces suffered heavy casualties as they fought for a fifth day near the city of Goma in the country's volatile east, a doctor near the front line said. Les rebelles tutsis du M23

Selon le journal en ligne "The Telegraph" de ce jour, le président rwandais avait reçu deux coups de fil importants le vendredi, 25 octobre de la part de John Kerry, le secrétaire d'Etat américain et de William Hague, Ministre britannique des Affaires Etrangères. Dans leurs messages respectifs, les deux hommes d'Etat lui ont enjoint de couper tout lien avec le M23 et de ne plus intervenir dans les nouveaux affrontements en RDC sous peine des sanctions.

Déjà le mois passé, le gouvernement d'Obama avait coupé une nouvelle aide militaire accordée au Rwanda pour son soutien au M23 qualifié de force négative par les Nations Unies. Un mouvement accusé aussi par plusieurs rapports pour le recrutement d'enfants soldats et pour plusieurs cas de viols sur les femmes et les filles à l'Est de la RDC. Déjà l'année passée, plusieurs donateurs occidentaux avaient coupé leur aide bilatérale pour les mêmes raisons.

Les FARDC en train de se réarmer à Bunagana

Sur le terrain, on sait ressentir les effets de ces menaces. En effet, privé de tout soutien de la part de Kagame et poursuivi par une force de frappe foudroyante des FARDC soutenues par la brigade d'intervention de la Monusco, le M23 a perdu toutes ses positions, les unes après les autres. Pour le moment, les éléments de ce mouvement estimés à quelques centaines, se sont retirés dans les collines situées entre la RDC, le Rwanda et l'Ouganda d'où ils n'ont aucune chance de sortir vivants.

Ainsi cette fois a été la bonne. Un message clair et simple a été envoyé à Kagame et à Museveni par leurs alliés américains et britanniques. Nous pourrons ainsi interpréter: "Vous devez arrêter maintenant votre aventure en RDC et couper tout lien avec le M23. Si jamais vous continuez à déstabiliser l'Est de la RDC, nous prendrons des sanctions graves contre vous personnellement et vous serez poursuivis pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et crimes de génocide".

La disparition prochaine du M23 marquera la fin de l'aventure commencée par Paul Kagame en RDC et dont le but était la balkanisation de la RDC et la mainmise sur ses ressources minières.

Lumbamba Kanyiki

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RDC : à Makala, les oubliés de la grâce de Kabila

Joseph Kabila peut soumettre une nouvelle liste de noms pour amnistie au Parlement. Joseph Kabila peut soumettre une nouvelle liste de noms pour amnistie au Parlement. © AFP

Une quarantaine de condamnés de la prison centrale de Makala, à Kinshasa, ne sont pas concernés par la mesure de grâce prise par Joseph Kabila. Ils sont suspectés de complicité dans l'assassinat de l'ancien président, Laurent-Désiré Kabila.

Ce sont les laissés-pour-compte de la grâce présidentielle signée le 23 octobre au matin par Joseph Kabila. Incarcérés depuis plus de douze ans à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, pour leur participation présumée (et, de l'avis général, non prouvée) à l'assassinat de l'ancien président Laurent-Désiré Kabila, une quarantaine de condamnés (dont douze à la peine capitale) ont vu s'évanouir leur rêve de libération. La plupart d'entre eux, parmi lesquels une femme, Nelly Tyite, l'ancienne secrétaire particulière de Kabila père, sont malades. "Et tous sont effondrés", confie à J.A. le fils de Nono Lutula, ex-conseiller spécial à la sécurité et figure de proue, aux côtés du général Yav Nawej et du colonel Eddy Kapend, des "damnés de Makala". Reste un ultime espoir : que leurs noms soient inclus dans la liste complémentaire de détenus concernés par la loi d'amnistie qui doit être discutée au Parlement.


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : RDC | RDC : à Makala, les oubliés de la grâce de Kabila | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

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RDC: l'armée pilonne les positions du M23 pour encourager les défections

Les combattants dits du bataillon chinois -car formés par la Chine- pendant leur progression vers Bunagana mercredi prennent des forces en mangeant de la canne à sucre.
Les combattants dits du bataillon chinois -car formés par la Chine- pendant leur progression vers Bunagana mercredi prennent des forces en mangeant de la canne à sucre.
Léa-Lisa Westerhoff /RFI
Par RFI

Au septième jour d'une offensive contre la rebellion du M23, l’armée congolaise se bat contre le dernier bastion militaire du M23, dans plusieurs localités du Nord-Kivu. Les derniers éléments du M23 ont fui dans les collines, ce qui rend la progression de l’armée plus compliquée.

Avec notre envoyée spéciale,

Le terrain accidenté, fait de collines, de champs de bananiers et de forêts très denses, est particulièrement difficile à appréhender. D’autant plus que le M23, et ceux qui poursuivent le combat du côté des rebelles, le connaissent extrêmement bien. C’est de là qu’est partie la rébellion il y a vingt mois.

Hier encore, jeudi 31 octobre, les militaires congolais ont pilonné sans relâche pendant plusieurs heures plusieurs collines du Nord-Kivu, sans succès. A la nuit tombée, les combats étaient toujours en cours.

L’objectif est de venir à bout des dernières positions militaires du M23. Car si la rébellion a été décimée par des centaines de défections, selon l’armée congolaise et les Nations unies, d’énormes stocks d’armes sont toujours disposés dans différents villages, notamment Chanzu et Runyonyi, deux localités proches de la frontière rwandaise. Les forces congolaises voudraient éliminer ces armes, mais une partie du stock aurait été placée à proximité de l’hôpital de Tshantzu, ce qui rend leur destruction immédiate risquée.

L'artillerie lourde en renfort

Jeudi, l’artillerie lourde a donc cherché à ouvrir la voie aux éléments d’infanterie pour qu’ils grimpent sur ces collines, à 2 000 mètres d’altitude, à la recherche de rebelles. Un gigantesque canon est déchargé d’un camion. Il arrive tout juste de Goma et doit venir en renfort sur les combats. Juste à côté, des soldats sont encore en train de cirer leurs chaussures, mais dans quelques minutes ils seront eux aussi sur le front. « Je suis voltigeur, raconte l'un d'eux. Je protège les armes lourdes de notre pays. En cas, d’attaque, les rebelles - qui sont intelligents - peuvent procéder à des débordements pour récupérer les armes lourdes.»

C’est toute la complexité des combats de ces dernières 24 heures. Les derniers rebelles, positionnés en hauteur, dans les collines peuvent attaquer de n’importe où.

Défections et fuites en Ouganda

Un peu plus bas, dans le camp militaire de Rutshuru, assises dans l’herbe sous des palmiers, 26 jeunes recrues du M23 qui ont fait défection la veille. L'un d'eux, Innocent, âgé de 19 ans, raconte : « Je faisais partie du comité d’auto-défense de mon village. J’ai été pris de force et depuis un mois je m’occupais de la sécurité... Mais lorsque l’on a vu l’armée gouvernementale arriver, on a voulu en profiter pour nous rendre

C’est l’autre objectif du pilonnage intensif des derniers jours. Il s'agit de faire fuir l’adversaire ou de provoquer des défections. D’après le commandant de ce petit groupe, sur les 31 personnes qu’il dirigeait, cinq personnes - les plus gradées - ont fui en Ouganda et les 26 autres, souvent des civils à l’origine, ont préféré se rendre et espèrent être intégrés aux forces armées congolaises.

Le ratissage de l’armée congolaise à la recherche des derniers rebelles pourrait prendre encore plusieurs jours.

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L'ouganda proteste contre les bombes larguées sur son territoire

http://www.thelondoneveningpost.com/wp-content/uploads/2011/10/sam-kuteesa.png

Par une note adressée par voie diplomatique à l'ambassade de la RDC en Ouganda, le ministre des Affaires Etrangères de ce pays, monsieur Sam Kutesa, protestait hier jeudi contre les bombes larguées sur son territoire le 30 octobre à 16 heures 30 par un hélicoptère du type Puma des FARDC.

Selon le journal en ligne New Vision du 31 octobre, les bombes larguées contre les éléments du M23 en fuite vers l'Ouganda auraient grièvement blessé quatre Ougandais du village de Maziba dans le Kisoro. L'un d'eux serait le chauffeur du bureau du premier ministre ougandais.

Le gouvernement ougandais a condamné avec la dernière énergie, cet acte qu'il qualifie d'agression contre son intégrité territoriale et sa souveraineté. Il attend, donc, des explications de la part du gouvernement congolais ainsi que de la mission des Nations Unies au Congo, la Monusco, sur les circonstances de cette violation de son territoire.

Mardi, 30 octobre 2013, les FARDC avaient lancé un assaut foudroyant contre le dernier bastion du M23, la ville de Bunagana, qui était en fait, leur quartier général. Les dirigeants politico-militaires de ce mouvement rwandais l'avaient déjà désertée pour se réfugier en Ouganda. Seule, une poignée d'hommes aurait pris la route des collines de Chanzu et Runyonyi. Entourés depuis lors  par les FARDC, leurs jours sont désormais comptés.

Lumbamba Kanyiki

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