11 novembre 2013

Kagame prépare une nouvelle guerre à l'Est sous pretexte de protéger son territoire contre les FDLR

President Paul Kagame answers questions during a press conferenceUne forte présence des troupes de l'armée rwandaise est signalée ce soir dans le Nord-Kivu, à environs trois kilomètres de l'aéroport de Goma. Les Congolais pensent que cette concentration des troupes quelques jours après la défaite du M23, soutenu par Kagame n'est pas un fait du hasard. Nous venons d'en avoir la certitude dans le journal en ligne "News of Rwanda" sous le titre " Rwanda piles pressure on MONUSCO over FDLR" (Le Rwanda fait pression sur la MONUSCO pour combattre les FDLR).

In grosso modo, Paul Kagame croit, dur comme fer, que les FDLR ont soutenu les FARDC et la brigade de Nations Unies dans leur lutte contre le M23. Selon Kigali, des milliers des FDLR auraient recu une autorisation d'attaquer le Rwanda à partir du parc de Virunga.

L'opinion tant nationale qu'internationale sait que Kagame a toujours utilisé la présence des FDLR sur le sol congolais pour justifier son intervention militaire à l'Est de la RDC. C'est aussi la raison pour laquelle il avait créé successivement le RCD, le CNDP et enfin le M23 en avril 2009. Mais ce qui est vrai, c'est que jusqu'à preuve du contraire,les FDLR n'ont jamais attaqué le Rwanda. Par contre les mêmes FDLR sont utilisés par Kagame pour déstabiliser le Congo. Plusieurs rapports ont même fait état de plusieurs officiers et anciens soldats des FDLR retrouvés incorporés dans le M23!

Kagame voyait d'un mauvais oeil la présence de la Brigade des Nations Unies aux côtés des FARDC pour traquer le M23 et maintenant, il met les Nations Unies sous pression pour traquer les FDLR, sans pour autant en être convaincu. Car dès que ces forces seront vaincues et neutralisées, il n'aura plus d'autres prétextes pour s'attaquer au Nord-Kivu qu'il convoite depuis qu'il est au pouvoir.

Il appartient donc aux Congolais d'ouvrir l'oeil et de ne pas se laisser distraire.  François Olenga devrait installer, pour dissuasion, toute une base de FARDC dans la ville de Goma et plus précisément en face des troupes rwandaises afin de leur montrer que l'heure n'est plus à des blagues qui n'ont que trop duré.

Lumbamba Kanyiki

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Nouveaux bruits de bottes à l’Est

 

Rwandan-Army-in-Congo

La population congolaise habitant la localité communément appelée « Joli bois », dans le territoire  de Nyiragongo, au Nord-Kivu, est fort inquiète. Et pour cause? Elle a constaté, depuis le dernier week-end, une forte concentration des troupes rwandaises, avec armement lourd, dans la cité rwandaise dénommée Murambi, à un jet de pierres de la frontière commune.

Selon une évaluation qui appelle vérification et confirmation, un bataillon entier de l’armée rwandaise serait déployé dans le secteur.

Dans un premier temps, certaines sources ont laissé entendre que des soldats rwandais venaient d’occuper une partie du territoire congolais. Mais, les données fournies aux autorités compétentes par un GPS laissent penser que, jusqu’à preuve du contraire, l’armée rwandaise n’a pas franchi la frontière.

Toutefois, la forte militarisation d’une zone rwandaise en contact direct avec une province congolaise aussi sensible que celle du Nord-Kivu suscite des interrogations Pourquoi le Rwanda a-t-il décidé de militariser maintenant ? Pourquoi l’armée rwandaise a-t-elle choisi une localité frontalière avec une province où vient d’être délogé le M23, une rébellion bien connue comme un de ses bras armés en République Démocratique du Congo? Si ce pays voisin ne nourrit pas d’intention belliqueuse à l’égard du Congo démocratique, qu’est-ce qui explique l’aménagement de nombreuses tranchées par son armée à Murambi ?

Pour nombre d’observateurs, le décor planté à la frontière congolo-rwandaise n’est pas annonciateur d’une cohabitation pacifique entre Kinshasa et Kigali. Bien au contraire Chacun peut y lire les prémisses d’une attaque armée comme seul le Rwanda en détient le secret depuis 1996, année de l’instrumentation de I’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo) pour faire tomber le régime du Maréchal Mobutu Sese Seko.

Le message caché de Kagame 

Comme par hasard, de nouveaux bruits de bottes se font entendre à la frontière congolo-rwandaise à la veille de la signature, par le gouvernement congolais et la rébellion du M23, ce que l’on convient déjà d’appeler J’Accord de Kampala. C’est par ce texte, croit-on savoir, que le colonel Sultani Makenga, ses combattants ainsi que les responsables politiques de ce mouvement rebelle comptent survivre à leur défaite militaire sur les collines du Nord-Kivu. En amassant ses soldats lourdement armés à la frontière commune, le président rwandais, Paul Kagame, entend attirer l’attention à la fois des autorités congolaises et de la communauté internationale sur le fait qu’il garde intacte sa capacité d’intervention en territoire congolais. Par conséquent, si on ne lui aménage pas, à travers le M23, des dispositions devant lui permettre d’avoir un droit de regard sur les affaires intérieures congolaises, tout pourrait arriver, à commencer par la relance de la guerre. Bref, le régime de Kigali affiche clairement son refus de voir le M23 disparaître de l’échiquier politique, administratif, militaire et économique congolais.

Ne pas trahir le Congo 
 
Au regard des gesticulations de Kigali à la frontière commune, dans le but inavoué de présenter le M3 comme aussi dangereux que mort ou vivant, les représentants du peuple congolais à la cérémonie de signature de l’Accord de Kampala devraient ouvrir l’œil et le bon. Afin d’éviter toute trahison de la patrie, ils devraient examiner à la loupe, avant de lever l’option de signer, le fond comme la forme de la mouture finale préparée dans le laboratoire de ta facilitation ougandaise.
On sait, selon les échos des dernières semaines, que l’atterrissage était difficile à cause de certaines revendications du M23 qui s’apparentaient à cires primes à leurs crimes de guerre et crimes contre l’humanité, notamment l’amnistie générale, l’intégration ou la réintégration sans condition dans l’armée, la participation à la gestion des institutions politiques et des entreprises publiques.

Ainsi tout en se montrant vigilantes à Kampala pour ne pas retomber dans un piège comparable à celui de l’Accord du 23 mars 2009, les autorités congolaises devraient prendre les dispositions requises pour consolider les acquis militaires à l’Est du pays, de manière à faire échec à l’entrée en scène, à visage découvert, de l’armée rwandaise. Si elles ne se montrent pas distraites face au jeu habituel de Kigali visant la perpétuation de l’insécurité au Nord-Kivu, le vent de la paix pourrait souffler, dans la durée, dans cette partie de la République.
Kimp

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RDC : une centaine de militaires rwandais signalés au Nord-Kivu

 
Soldats rwandais et congolais suivent une escarmouche à la frontière des deux pays où au moins un militaires des FARDC a été tué le 5 novembre 2012. © MONUSCO/Sylvain LiechtiSoldats rwandais et congolais suivent une escarmouche à la frontière des deux pays où au moins un militaires des FARDC a été tué le 5 novembre 2012. © MONUSCO/Sylvain Liechti

Une centaine de militaires de l’armée rwandaise (RDF) ont établi leur position dans la localité Murambi, à environ 3 kilomètres au nord-est de l’aéroport international de Goma en territoire de Nyiragongo (Nord-Kivu), ont indiqué dimanche 10 novembre des sources de la société civile du Nord-Kivu. Murambi est une localité frontalière au Rwanda. Dominique Bofondo, l’administrateur du territoire de Nyiragongo, confirme cette présence.

« Le gouverneur de province m’a demandé de partir là bas [à Murambi]. Je suis parti, j’ai moi-même vu un nombre important de troupes rwandaises. Ce qui m’a inquiété c’est qu’ils ont quitté [les soldats rwandais] la frontière et sont maintenant sur le sol congolais », affirme Dominique Bofondo.

Ces militaires rwandais se sont installés « là où les FARDC faisaient leur patrouille », précise ce chef local.

D’après lui, ces militaires rwandais ont profité du vide laissé par les FARDC qui étaient parties à Rutshuru combattre le M23 pour s’installer à Murambi.

Dominique Bofondo estime que le gouvernement congolais devrait « faire de cette question une urgence et ne pas la négliger au risque que cela ne coûte très cher ».

Les responsables du mécanisme conjoint de vérification des frontières de la Conférence internationale sur la région de grands lacs (CIRGL) n’ont pas encore réagi à cette allégation.

radiookapi.net

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Majorité et opposition refusent un «accord » entre Kinshasa et le M23

 
Les participants au VIIè sommet extraordinairedes chefs d'Etat de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL) à Kampala (Jeudi 5 septembre 2013)Les participants au VIIè sommet extraordinairedes chefs d'Etat de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL) à Kampala (Jeudi 5 septembre 2013)

Le gouvernement congolais et les ex-rebelles du M23 devraient signer un accord de paix ce lundi 11 novembre à Kampala au terme de leurs pourparlers qui durent depuis onze mois. Mais à Kinshasa, des ténors de l’opposition et du pouvoir ne veulent pas d’un «accord » entre les deux parties. La majorité souhaite  «Déclaration» de reddition du M23, tandis que l’opposition estime qu’après la victoire militaire des FARDC sur le M23, un accord équivaudrait à une trahison.

« L’accord est prêt et nous attendons que tout le monde revienne lundi pour le signer » à Kampala, avait déclaré vendredi 8 novembre le porte-parole du gouvernement ougandais, Ofwono Opondo, précisant que l’ONU et l’Union africaine (UA) seraient représentées. Cette information a été confirmée le même jour à Paris  par le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda.

L’envoyée spéciale du secrétaire général des Nations Unies pour les Grands Lacs, Mary Robinson, a pour sa part salué l’annonce de la signature de cet accord, estimant que «c‘est un pas très important pour la paix dans la région des Grands Lacs ».

Mais cette approche n’est pas applaudie par une bonne partie de la classe politique congolaise. Dimanche 10 novembre, une vingtaine de députés et personnalités de la majorité présidentielle ont condamné « ce jeu de qui perd gagne auquel se livre le gouvernement ougandais dans son soutien aux ex-rebelles ».

Ils sont plutôt favorables à la signature d’une déclaration du M23 renonçant à la guerre. Ces acteurs politiques qui ont par ailleurs demandé  à l’Ouganda de renvoyer en RDC les ex-rebelles du M23 se trouvant sur son territoire doutent du nombre des combattants qui auraient traversé la frontière. Kampala évoque le chiffre de 1 600 combattants du M23 alors que «d’autres sources renseignent que le nombre des ex-rebelles M23 serait compris entre 200 et 400», affirment ces membres de la majorité.

Les Forces acquises au changement (Fac) abondent dans le même sens. Pour cette plate-forme de l’opposition, la signature d’un accord en l’état actuel des choses équivaudrait à « une trahison du peuple congolais ».

Les Fac ont condamné les récentes déclarations des officiels ougandais sur la signature d’un accord entre le gouvernement et le M23 qui «confirment la thèse d’un complot et laissent un goût amer de la victoire totale des FARDC»

Martin Fayulu, le coordonnateur des Fac, demande aussi à Kampala de clarifier sa position sur la présence d’ex-rebelles du M23 sur son sol :

«L’Ouganda soutient que le chef rebelle [Sultani Makenga] et ses combattants seront placés sous la protection de l’Ouganda, jusqu’à ce que les gouvernements régionaux, y compris ceux du Rwanda et du Congo, s’entendent sur la manière dont doivent être traités les éléments négatifs présents dans la région. Les FAC demandent à l’Ouganda d’expliciter cette position, à tout le moins de respecter l’accord-cadre d’Addis-Abeba.»

Avec cette déclaration, poursuit la même source, «l’Ouganda veut se disculper et prétendre qu’il n’est pas parrain des mouvements rebelles qui opèrent en RDC, y compris le M23. Les dirigeants du M23 sont en voie de bénéficier du même traitement de la part de l’Ouganda comme c’est fut le cas pour Laurent Nkunda, Jules Mutebusi et tant d’autres de la part du Rwanda

Auteur d’une mutinerie en 2004, puis de la rébellion du CNDP en 2008, Jules Mutebusi et Laurent N’kunda, deux officiers des Forces armées de la RDC, se sont réfugiés au Rwanda et n’ont jamais été extradés en RDC malgré les sollicitations de Kinshasa.

Les chefs militaires du M23 sont issus de l’ex-rébellion du CNDP. En mai 2012, le M23 a pris les armes au Nord-Kivu pour réclamer au gouvernement la pleine application de l’accord signé le 23 mars 2009 avec le CNDP et qui consacrait la réintégration dans l’armée. Le M23 a occupé pendant une dizaine de jours la ville de Goma fin novembre 2012. Il s’en était retiré sous la pression des dirigeants de la région des Grands Lacs en échange des pourparlers entamés avec le gouvernement congolais en décembre de la même année.

Fin octobre 2013, l’armée congolaise appuyée par la brigade d’intervention de la Monusco créée en mars dernier a défait les rebelles du M23. Une partie des rebelles, dont le nombre est sujet à controverse, s’est réfugiée en Ouganda. Le Rwanda et l’Ouganda qui assure la médiation entre Kinshasa et le M23 sont accusés par la RDC et l’ONU de soutenir le M23. Ces deux pays ont toujours nié ces accusations.

radiookapi.net

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10 novembre 2013

Kagame traite la guerre contre le M23 de petit problème

President Paul Kagame answers questions during a press conference

Paul Kagame, le président du Rwanda, regrette que les Nations Unies et la communauté internationale oublient les FDLR qui ont commis beaucoup de mauvaises choses dont le génocide de Tutsi de 1994 pour se concentrer sur les petits problèmes, entendez par là, la guerre contre le M23.

Selon News of Rwanda, un journal en ligne rwandais du 8 novembre, l'homme fort du Rwanda traite la guerre contre le M23 de petit problème. C'était vendredi dernier, lors d'une conférence de presse qu'il avait organisée dans son bureau à Urugwiro, son village natal.

Il accuse les Nations Unies et la communauté internationale d'accorder plus d'importance à combattre le M23 alors que la première mission de la Monusco était de combattre les FDLR à l'Est de la République Démocratique du Congo. Les FDLR sont connues comme responsables du génocide de Tutsis en 1994.

Paul Kagame s'en prend aussi aux gens qui pensent que tous les combattants de FDLR ne sont pas impliqués dans le génocide de 1994. En effet, la plupart des combattants actuels des FDLR sont des jeunes gens qui n'ont rien à voir avec le génocide de 1994. Ils lui demandent, par conséquent, de négocier avec eux. Mais d'après Kagame, du moment que ces jeunes gens combattent dans les lignes des FDLR, ils défendent l'idéologie de leurs parents. D'où ils doivent être combattus.

Dans ses propos, Paul Kagame se dit détenir des informations selon lesquelles la Brigade d'intervention de l'ONU se serait ralliée aux FARDC et aux FDLR pour combattre le M23. Ce qu'il regrette bien fort.

Lumbamba Kanyiki

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DIMBELENGE – Vers la paix durable entre les communautés

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imageLes membres du comité territorial de l’ANATC (Association des autorités traditionnelles du Congo) pour Dimbelenge, au Kasaï-Occidental, ont convenu de promouvoir la réconciliation entre les communautés claniques afin de mettre un terme aux conflits sanglants récurrents. Il s’agit des tensions prévalent entre les populations des Bakua Lukusa et les Bena Tshimpindimba ainsi que les Bakua Katulayi et les chefs coutumiers de Bakua Tshika, dans le secteur de Lubi. Présidée par M. Kabatusuila Mukadi, vice-président de l’ANATC/Dimbelenge, la réunion a levée la même option en ce qui concerne les habitants de Bena Kalombo et de Bakua Ngule, d’une part, ceux-ci et les Bakua Indu, dans le secteur de Mashala. a projetée une cérémonie coutumière dans la pure tradition du milieu à la localité de Munkamba au courant de la première quinzaine du mois de novembre en cours. Le pasteur Muya Kabeya Nkongolo, président en exercice de la MUREDI (Mutuelle des ressortissants de Dimbelenge) à Kananga a participé à cette rencontre, la première du genre depuis des décennies, rappelle-t-on.

DEMBA – Préparatifs de la rentrée académique 2013-2014 à l’ISDR/Demba

imageLa direction générale de l’institut supérieur de développement rural (ISDR) de Demba, au Kasaï-Occidental, examine depuis un temps avec minutie le contenu des cours centrés sur les études en prévision de la rentrée académique 2013-2014. Il en est de même de la mise en pratique des méthodes actives à l’ISDR/Demba où « l’on apprend par la vie et pour la vie », indique un document dont une copie est parvenue à notre rédaction. La direction générale de cet établissement de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) s’appui, pour le besoin de la cause, sur les expériences des apprenants et des enseignants en prenant en compte l’environnement socio-culturel au regard de la vision du pédagogique belge Ovide Decroly. Des dispositions pratiques ont déjà été prises pour l’accueil des nouveaux étudiants pour une rentrée académique pragmatique, une place de choix ayant été réservée aux activités pratiques et morales, note le texte.

KANANGA – Le CSAC plaide pour la rationalité de l’utilisation des médias

La coordination provinciale du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) pour le Kasaï-Occidental a veillé depuis huit (8) ans de son implantation dans cette province à la rationalité de l’utilisation des médias. L’instance de régulation de la presse locale se félicite d’avoir milité en faveur du respect du code de bonne conduite signé entre les journalistes et les hommes politiques lors de l’organisation des scrutins de 2006 et de 2011. M. Evariste Ngalamulume Katende, coordonnateur provincial du CSAC/Kasaï Occidental, a mis en exergue le rôle d’intermédiaire avec les autorités joué quant à la prise des sanctions et d’autres décisions concourant au maintien de l’ordre public et de la paix sociale. Évoquant la délicatesse reconnue à toute période électorale, il a souligné la multiplication, à l’époque, des ateliers de formation des journalistes en vue de la promotion et du professionnalisme dans les médias avant de déplorer le non respect, à ce jour, des formalités administratives par des organes audiovisuels et des journaux dans cette province.

Archi-Kan

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GÉNÉRAL FRANÇOIS OLENGA (FARDC) : « DANS LES RANGS DU M23, J’AVAIS DES HOMMES QUI ME TENAIENT INFORMÉ DE TOUT »

Écrit par Angelo Mobateli/Lepotentiel

Le général François Olenga, chef d’Etat-major de la Force terrestre des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) nommé après la suspension en novembre 2012 de son prédécesseur, n’a pas caché son plaisir d’avoir tenu la promesse faite en février 2013 lorsqu’il affirmait que « mon armée va vous surprendre », en poussant les rebelles du M23 à la reddition.


« A mon tour, je les ai infiltrés. Dans les rangs du M23, j’avais des hommes (qui ont aujourd’hui regagné leurs unités) qui me tenaient informé de tout : les renforts qui arrivaient puis repartaient, les points où ils allaient attaquer. J’avais même été averti qu’ils planifiaient de m’assassiner… », a-t-il dévoilé dans un entretien à la journaliste belge Colette Braeckman, publié vendredi 08 novembre 2013.

La semaine dernière en effet, alors que sur le terrain la situation était encore incertaine, le lieutenant colonel Ndayambathe (qui avait été intégré au sein de l’armée congolaise lors d’un précédent brassage) s’est présenté à l’Etat-major de Kinshasa et, au vu de ses galons, a réussi à arriver jusque devant le bureau d’Olenga.

« C’est là qu’une secrétaire, presque par hasard, l’a arrêté et a ordonné que, comme tout le monde, il soit fouillé. La balle déjà dans le canon, un revolver chargé fut découvert sur lui. Alors que l’enquête toujours en cours démêle un complot aux nombreuses ramifications, le général Olenga peut déjà nous préciser que + le cellulaire de l’officier attestait de nombreuses communications, dont l’une, vingt minutes avant les faits, avec le chef des mutins, le colonel Vianney Kazarama+ », rapporte la journaliste belge.

 « Des commandos formés par les Belges, les Américains et les Chinois »

Dans son entretien avec Colette Braeckman, le général François Olenga rappelle s’être « senti humilié » lorsque, dans une interview au quotidien belge Le Soir, le général rwandais « Kabarebe a osé déclarer que l’armée congolaise ne serait même pas capable de tuer un rat ».

« Je me suis senti furieux, humilié. Mais, c’est sur le terrain que j’ai voulu répondre et aujourd’hui c’est chose faite : le M23 et ses alliés ont été boutés hors du pays… », s’est-il réjoui.

La victoire militaire de la RDC sur le M23 s’est dessinée avec l’engagement au front des commandos formés par les Belges, les Américains et les Chinois.

« Durant des mois, avec l’appui du chef de l’Etat, nous avons procédé à la réorganisation, au rééquipement de l’armée et surtout nous avons engagé des unités qui jusque là n’avaient pas été engagées au Kivu, dont des commandos formés par la Belgique. Ces derniers venaient de Kindu, d’autres formés par les Américains provenaient de Kisangani et d’autres encore avaient été formés par les Chinois », a révélé le général Olenga.

« Lorsque fin août, le M23 a repris les combats, nous avons répliqué et le bilan a été positif, malgré des pertes qui se sont élevées à 78 morts et 200 blessés dans nos rangs. Nous avons alors repris 13 positions et beaucoup de matériel, des canons sans recul, des munitions, des appareils de communication Motorola…Nous avons compris que cette fois nous serions en mesure de gagner la guerre », a-t-il indiqué.

Après les combats de fin août, les FRDC ont continué à s’réorganiser. « Et l’ennemi a commis l’erreur de contre-attaquer. Pensant que nous allions répliquer via Kibumba, ils ont dégarni Rubari et, sur ordre du chef (Kabila), c’est là que nous avons attaqué, afin de reprendre les principales localités du Nord Kivu, Kiwanja, Rumangabo, Rutshuru », a-t-il précisé.

Et de poursuivre : « Nous étions nombreux, bien préparés, les hommes étaient motivés, les évacuations sanitaires étaient prévues, des avions étaient prêts. Trop c’était trop, notre pays n’avait pas mérité pareille humiliation, les hommes voulaient se battre. Les unités qui n’avaient pas été prévues nous appelaient pour protester, ils voulaient y aller ».

« Auparavant notre armée était infiltrée, à tous les niveaux : le jour où j’ai menacé de fusiller tous ceux qui étaient en communication avec l’ennemi, on a vu filer des colonels, des majors…Ces gens avaient été intégrés au sein de l’armée congolaise au fil des différents accords d’intégration, de mixage. Mais en réalité, ils avaient été formés au Rwanda, en Ouganda. Un chef qui est au service de l’ennemi, c’est ce qu’il y a de plus dangereux », a commenté le général Olenga.

Selon Colette Braeckman, « plus que jamais, Olenga est hostile à une nouvelle réintégration d’une fournée de rebelles au sein de l’armée ».

« Alors que le M23, battu, ne comptait plus que quelque 200 hommes, je me demande d’où viennent les 1700 hommes qui se sont retrouvés en Ouganda et affirment qu’ils veulent revenir dans l’armée congolaise », s’est étonné le chef d’Etat-major de la Force terrestre des FARDC.

« A l’avenir, les recrutements se feront sur base individuelle, ainsi que le prévoit d’ailleurs notre règlement militaire. On vérifiera les noms et les lieux d’origine de chacun et seuls les Congolais de souche seront engagés. Il y a encore du travail à faire pour nettoyer l’armée, je dois la protéger», a-gt-il annoncé.

Par ailleurs, le général Olenga s’interroge encore sur « l’objectif réel de la reprise des combats, sur la raison de l’accumulation de matériel militaire dont des pièces neuves, 300 tonnes d’armement découvertes à Chanzu, davantage que l’arsenal dont disposait l’armée congolaise elle-même ».

« Je crois, au minimum, que l’objectif était de reprendre Goma, afin de faire remonter les enchères lors de la négociation de Kampala. Mais pour moi, c’était inacceptable, jamais Goma n’allait tomber une fois de plus », a-t-il confié à Colette Braeckman.

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LES NATIONS UNIES FACE AUX DÉFIS DE L’APRÈS-M23

 LE MONDE/Lepotentiel

La mise en échec de la rébellion du M23 à l’Est de la RDC cette semaine pourrait marquer un tournant pour l’ONU. Si la victoire revient avant tout aux Forces armées congolaises (FARDC), qui ont fait montre d’« un niveau remarquable de capacité opérationnelle », assure une source militaire, l’appui fourni par la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) et sa brigade d’intervention ont été un facteur déterminant.

La sortie d’hélicoptères d’attaque sud-africains, pilonnant à plusieurs reprises les positions des rebelles, a joué un rôle clé. L’arrivée en octobre du dernier bataillon d’infanterie de la brigade d’intervention en provenance du Malawi, a par ailleurs permis pour la première fois à cette nouvelle force de déployer un total de 3 069 hommes, les autres contingents étant issus d’Afrique du Sud et de Tanzanie.

Validé fin mars par le Conseil de sécurité de l’ONU, le déploiement de ces casques bleus chargés d’« imposer la paix » plutôt que de la « maintenir », avait pour but de venir en renfort des 17 000 autres déjà présents en RDC pour empêcher l’expansion des groupes armés et les désarmer. Armée de cette brigade, la Monusco a pu « mener des opérations offensives ciblées » contre le M23, comme l’autorisait à le faire la résolution 2098.

L’ONU, un temps accusée par le président ougandais Yoweri Museveni, de faire du « tourisme militaire » en RDC, retrouve ces jours-ci de sa légitimité. « Tout reste à faire », estime toutefois un responsable militaire de la Monusco, soulignant que la priorité est désormais de restaurer l’autorité de l’Etat dans la zone. Un défi qui incombe à l’Etat congolais et ce dernier « sait qu’il ne peut décevoir », insiste-t-il.

Une quarantaine d’autres groupes armés sévissent dans la région. L’objectif de la brigade à terme est de s’y attaquer. A moins que les débordements redoutés dans le pays par l’ONU n’ouvrent un autre front. La Monusco dit ainsi vouloir s’assurer qu’il n’y aura pas d’actes de représailles, notamment contre les civils qui soutenaient le M23.

Du côté des combattants du M23, la plupart se sont réfugiés au Rwanda et en Ouganda. La mission parle de renforcer le contrôle des frontières du pays. Mais avec quels moyens ? « Ils peuvent surveiller la frontière, mais pas la fermer », souligne un diplomate, confirmant l’arrivée dans quelques semaines des drones italiens de surveillance censés appuyer la Monusco. Une autre première pour l’ONU, que les responsables du maintien de la paix espèrent pouvoir dupliquer notamment au Sud-Soudan.

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LA MONUSCO RAPATRIE 44 EX-COMBATTANTS DES FDLR AU RWANDA

 par Angelo Mobateli/Lepotentiel

Le programme Désarmement, démobilisation, rapatriement, réintégration et réinstallation (DDRRR) de la Monusco au Nord-Kivu annonce avoir rapatrié, le 5 novembre dans leur pays d’origine, 44 ex-combattants des Forces de libération du Rwanda (FDLR), dont 18 dépendants.


« On estime encore entre 800 et 1000 le nombre des FDLR encore sur le territoire congolais », a-t-il indiqué DDRRR à La Voix de l’Amérique (VOA).

Plus de 24 000 ex-combattants des FDLR déjà rapatriés

En avril dernier, ils étaient 24 000 les ex-combattants des FDLR rapatriés au Rwanda depuis 2002. Le programme DDRRR de la Monusco avait organisé des projections vidéo dans plusieurs localités de Masisi (Katale, Lushebere, Masisi-Centre et Loashi), montrant des témoignages d’anciens combattants retournés dans leur pays.

Ces projections visaient à encourager d’autres combattants à se porter volontaires  pour un retour dans leur pays.

A en croire des responsables du programme DDRRR au Nord-Kivu, plusieurs combattants rwandais des FDLR vivent incognito parmi la population civile locale. « Chaque combattant qui se rend, avec son arme, constitue une menace en moins pour la vie des Congolais et, de surcroît, permet d’épargner au moins à une femme la menace de viol », avaient-ils expliqué.

Les FDLR préconisent « une approche de solution pragmatique »

Dans un mémorandum adressé à l'ONU, les FDLR (créées en 2000) avaient présenté « une approche de solution pragmatique pouvant ramener une paix durable à l'Est de la RDC et dans la région des Grands Lacs Africains ».

« Les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda(FDLR) sont des rwandais de tous âges décidés à défendre leur patrie et leurs familles menacées d'extermination par un régime raciste du Front Patriotique Rwandais(FPR) », avaient-elles expliqué.

Elles avaient indiqué que « nul n'ignore que le gouvernement rwandais est l'obstacle majeur à la restauration de la paix dans cette partie de l'Afrique par son obstination à refuser le dialogue avec ses opposants et par son agenda caché d'épuration ethnique, de balkanisation et d'annexion d'une partie de la RDC ».

« Nous pensons que les Nations Unies réalisent qu'il faut à tout prix ramener le gouvernement rwandais à la raison », avaient-elles souhaité.

Des copies du mémo avaient été adressées aux présidents de pays africains (RDC, Rwanda, Ouganda, Burundi, Angola, Tanzanie, Congo-Brazzaville, Malawi, Afrique du Sud), des Etats-Unis et de la France.

Avaient été également informés, les Premiers ministres de la Grande Bretagne,  de la Belgique et de l’Espagne, la Chancelière de l'Allemagne, le président de l'Union européenne, la présidente de la Commission de l'Union africaine, le président de la CIRGL et le Secrétaire général de la SADC.

Les FDLR appelées à « déposer les armes »

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC, Martin Kobler, a appelé récemment « tous les autres groupes armés, dont les FDLR, à déposer les armes ».

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09 novembre 2013

RDC: silence assourdissant de Kigali depuis la débâcle du M23

RDC: silence assourdissant de Kigali depuis la débâcle du M23 RDC: silence assourdissant de Kigali depuis la débâcle du M23 © AFP

Le Rwanda, sous pression internationale pour lâcher le M23, est muré dans un silence assourdissant depuis la défaite du mouvement rebelle face aux troupes de la République démocratique du Congo (RDC) appuyées par l'ONU.

Les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23), qui ont annoncé mardi renoncer aux armes après leur déroute, se sont réfugiés en masse en Ouganda - un pays également accusé de les soutenir - en attendant la signature, lundi, d'un accord de paix avec Kinshasa.

Une centaine de rebelles blessés ont aussi franchi la frontière rwandaise - la seule information lâchée depuis mardi par Kigali.

Sollicité plusieurs fois par l'AFP, le Rwanda, qui a toujours nié soutenir les rebelles congolais, n'a jamais donné suite.

Tout au plus la ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo s'inquiétait-elle lundi soir sur une radio locale, alors que le M23 était "chassé du territoire" de la RDC, d'une progression vers les frontières de son pays des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda).

Parmi ces rebelles hutu rwandais figurent des auteurs du génocide rwandais contre les Tutsi en 1994, qui sévissent depuis dans l'est congolais et continuent, selon Kigali, de menacer son régime.

Le silence du Rwanda est d'autant plus remarqué qu'il tranche avec les menaces de riposte que proférait Kigali il y a quelques semaines contre l'armée de RDC quand des obus tombaient sur son territoire, à la frontière de la région congolaise du Nord-Kivu où s'affrontaient le M23 et les forces de Kinshasa.

Kigali est intervenu à plusieurs reprises, parfois déguisé en rébellion locale, dans l'ex-Zaïre, invoquant un droit de poursuite des rebelles des FDLR, notamment au cours des deux guerres régionales sur le sol congolais (1996-1997 et 1998-2003).

Dès la deuxième guerre du Congo, ses incursions au Nord-Kivu, riche province minière de l'est de la RDC qui attise les convoitises, lui valent des critiques.

Dissensions internes

Mais c'est surtout l'émergence de la rébellion la plus récente, le M23, qui déclenche les foudres d'alliés de poids comme les Etats-Unis.

Les rebelles du M23, qui combattaient l'armée congolaise depuis avril 2012, sont essentiellement des Tutsi congolais issus d'une précédente rébellion, déjà liée au Rwanda, et qui avaient été intégrés aux forces de RDC après un accord de paix en 2009.

Plusieurs de ses membres, dont son chef militaire Sultani Makenga, font l'objet de sanctions onusiennes et américaines pour des atrocités perpétrées au Nord-Kivu (meurtres, viols, recrutement d'enfants. . . ).

Pour protester contre le soutien rwandais aux rebelles, les Etats-Unis ont d'abord suspendu 200. 000 dollars d'aide militaire à ce petit pays de la région des Grands Lacs, puis pris de nouvelles sanctions début octobre, le privant au moins partiellement d'aide militaire pour 2014.

Londres, traditionnel allié, Stockholm, La Haye et Berlin ont également partiellement gelé leur aide, pour les mêmes raisons.

"Le Rwanda a poussé le bouchon un peu loin dans son pari sur le M23", estime l'analyste indépendant belge Kris Berwouts.

Du coup, "les partenaires traditionnels du Rwanda sont allés bien au-delà des pires craintes" de Kigali, longtemps protégé par la culpabilité de l'Occident honteux de sa passivité lors du génocide, a ajouté M. Berwouts.

Selon les analystes, la débâcle du M23, en partie due à une intervention inhabituellement musclée de la brigade de l'ONU chargée de rétablir la paix dans la région, s'expliquerait aussi par d'intenses pressions du Conseil de sécurité et des Etats-Unis pour que Kigali ne réagisse pas lors de l'offensive.

"Kagame n'avait pas le choix" et ne pouvait pas intervenir, relevait un spécialiste de la région avant même l'annonce du dépôt des armes par le M23.

La discrétion du Rwanda, disent les analystes, s'explique aussi par des dissensions internes au sein du régime. A Kigali, une partie des hauts responsables resterait favorable à une présence et une influence au Nord-Kivu pour, au-delà des intérêts miniers, continuer d'y traquer les FDLR. Pour d'autres, le jeu n'en vaudrait plus forcément la chandelle.

Reste à savoir quelle sera l'attitude de la brigade de l'ONU vis-à-vis des FDLR et des nombreuses autres milices qui terrorisent les populations du Nord-Kivu depuis 20 ans.


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Posté par lumbamba à 16:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]