18 novembre 2013

Rwanda - RDC : ennemis intimes

L’armée congolaise reprend le contrôle de la base militaire de Rumangabo, le 28 octobre. L’armée congolaise reprend le contrôle de la base militaire de Rumangabo, le 28 octobre. © Kay Joseph/Sipausa/Sipa

Pomme de discorde entre la RDC de Kabila et le Rwanda de Kagamé, les rebelles du Mouvement du 23-Mars ont finalement concédé une défaite historique. Mais la méfiance entre les deux voisins reste tenace.

On raconte qu'au XVe siècle les habitants du royaume du Rwanda fuirent leur pays devant l'avancée des Bunyoro, des envahisseurs venus du Nord, pour se réfugier chez les Bashi, de l'autre côté du lac Kivu, dans l'actuelle RD Congo. Initialement bonne, la cohabitation entre les deux peuples se dégrada progressivement, jusqu'à ce qu'un contentieux pousse les Banyarwanda à partir reconquérir leurs terres...

Depuis, le Rwanda a bien changé. Fort de ses 11 millions d'habitants, le pays est dirigé avec poigne depuis Kigali, petite capitale propre, sécurisée et ordonnée, posée sur les collines où fleurissent des immeubles de verre. Les Bashi (dont est issu Vital Kamerhe, l'opposant et ancien président de l'Assemblée nationale congolaise) font quant à eux partie de la mosaïque des 67 millions d'habitants qu'est devenue l'immense RD Congo, avec pour mégalopole Kinshasa, joyeusement désorganisée, tentaculaire et frondeuse.

Les préjugés opposent Congolais et Rwandais

L'Histoire continue de lier Congolais et Rwandais. Celle-ci est traversée d'échanges, sous les auspices d'un même colonisateur belge, de migrations, mais aussi d'ingérences et d'humiliations. Aussi la méfiance, les préjugés et parfois le mépris opposent-ils les deux nations. Il n'est pas rare d'entendre à Kigali que les Congolais sont paresseux ou, de l'autre coté de la frontière, que les "Rwandais" (terme qui désigne le plus souvent les Tutsis) sont menteurs. Nombre d'entre eux, dont la famille avait fui les pogroms des régimes hutus successifs, ont pourtant grandi au Zaïre, avant de revenir, après le génocide de 1994.

À l'intersection de ces deux mondes : le Nord-Kivu, province de l'est du Congo, riche en minerais et en armes de guerre. Refuge d'une importante minorité rwandophone, en proie à l'instabilité depuis près de vingt ans, cette zone cristallise les phobies nationales. Côté congolais, où l'on a dû se battre dès l'indépendance contre le séparatisme, on redoute une "balkanisation" du pays qui verrait une rébellion l'amputer d'une partie de son territoire.

À l'époque, le mentor de Joseph Kabila n'était autre que le Rwandais James Kabarebe, actuel ministre de la Défense à Kigali.

En créant en 2012 le Mouvement du 23-Mars (M23), énième rébellion issue de la communauté rwandophone, les officiers mutins du Nord-Kivu voulaient dénoncer le non-respect des engagements du gouvernement central. Sans doute ressentaient-ils également un sentiment de trahison après avoir tant fait dans leur province pour la réélection du président Joseph Kabila, lors du scrutin contesté de 2011. Mais dans les rues de Kinshasa, la thèse du mouvement sécessionniste téléguidé par Kigali (voire avec l'assentiment de... Kabila !) l'a immédiatement emporté. Nul n'a oublié que le Rwanda avait porté Laurent-Désiré Kabila au pouvoir face à Mobutu, en 1997, pour ne quitter le pays que des années plus tard. À l'époque, le mentor de Joseph Kabila n'était autre que le Rwandais James Kabarebe, actuel ministre de la Défense à Kigali.

La question sécuritaire est devenue une obsession

Les nostalgiques du Grand Rwanda ne manquent pas sur la rive ouest du lac Kivu. "Je ne suis pas le seul à le penser : certains territoires du Congo devraient nous appartenir, lâche Thomas, attablé dans un restaurant de Kigali. Les lieux portent des noms rwandais, et avant la colonisation ils étaient sous l'autorité du mwami [le roi]."

Les richesses minières du Nord-Kivu sont convoitées par tous. Mais à Kigali, où règne depuis 1994 un gouvernement issu de l'ancienne rébellion tutsie du Front patriotique rwandais (FPR), dont bien des membres ont perdu leur famille dans le génocide, la question sécuritaire est devenue une obsession. Lui-même arrivé au pouvoir par les armes à partir de l'Ouganda, le FPR du président Paul Kagamé sait trop bien ce que des rebelles peuvent faire dès lors qu'ils disposent de bases arrière et de soutien d'un pays voisin. Or les Hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda sont toujours présents dans l'est du Congo. Bien qu'affaiblis, ils sont parvenus en décembre 2012 à lancer de nouvelles attaques sur le sol rwandais. La menace deviendrait plus sérieuse en cas d'alliance avec les dissidents du régime en exil, parmi lesquels se trouvent quelques militaires expérimentés et de riches hommes d'affaires.

Pour Kigali, le but est d'éviter d'avoir à affronter ses ennemis sur son sol, à la manière de son allié israélien, autre nation victime d'un holocauste et adepte des frappes préventives. Au-delà de la sympathie du gouvernement rwandais à l'égard du M23, ce dernier lui servait aussi de bouclier le long de la frontière. En dépit des accusations des experts de l'ONU, de gouvernements occidentaux et d'ONG comme Human Rights Watch (la bête noire de Kigali tout au long de cette crise), le Rwanda a toujours nié fournir des hommes et des armes aux rebelles. À l'évidence, ces dernières semaines, Kigali n'a pas soutenu un M23 aux abois, comme en convient HRW. La pression inédite exercée par Washington en est l'une des explications. "Le 25 octobre, le Rwanda a menacé d'intervenir si son territoire était à nouveau visé par des tirs d'obus venant du Congo, rappelle Ida Sawyer, une enquêtrice de l'ONG. Dans la soirée, John Kerry [le secrétaire d'État américain] et William Hague [le ministre britannique des Affaires étrangères] ont tous deux appelé Paul Kagamé pour l'avertir : "Attention, il y a une ligne blanche à ne pas dépasser.""

La nécessité d'une solution politique

Dès lors, Kigali n'a plus levé le petit doigt pour défendre les rebelles. Ainsi, au matin du 29 octobre, alors que le M23 perdait ses dernières batailles, Paul Kagamé préférait deviser sur l'intérêt des nouvelles technologies devant six chefs d'État qu'il avait invités. Au même moment, à Kinshasa, c'était le soulagement. La capitale congolaise n'a pas connu les mêmes souffrances que Goma, brièvement occupée par le M23 en novembre puis victime de tirs d'obus. Mais cela ne l'empêche pas de manifester sa solidarité : messages de soutien à la télévision et affiches sur les bâtiments publics dans l'est du pays. De crainte d'être pris pour cibles, les Tutsis de la capitale se terrent. En dépit de leurs turpitudes, les soldats des Forces armées de la RD Congo (FARDC), kalachnikov en bandoulière, font l'objet d'un rare consensus. Cette campagne victorieuse aurait été bien moins aisée sans l'appui des brigades d'intervention des Casques bleus de la Monusco, ces unités malawites, sud-africaines et tanzaniennes venues en renfort des forces congolaises. Kinshasa ne s'y est pas trompé : le président sud-africain Jacob Zuma, venu opportunément en visite d'État du 28 au 30 octobre, a eu droit à une standing ovation des parlementaires congolais au Palais du peuple.

Pour autant, les Kinois n'ont pas basculé dans la liesse et certainement pas dans la gratitude envers Joseph Kabila. Toujours aussi réservé, ce dernier s'est gardé de tout triomphalisme, insistant sur la nécessité d'une solution politique. Une hypothétique réconciliation avec le Rwanda dépendra beaucoup du sort réservé par Kinshasa et la Monusco aux rebelles hutus des FLDR qui se trouvent sur son sol et dont Kigali attend avec impatience la mise hors d'état de nuire. Joseph Kabila devra aussi composer avec l'opinion. Le patriotisme de ce président qui vient de remporter sa première vraie victoire militaire depuis son arrivée au pouvoir reste sujet à caution pour bien des Congolais, qui le soupçonnent toujours de complicité avec "l'ennemi" rwandais.


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Nord-Kivu: un falsificateur des cartes d’électeurs détenu dans un cachot à Goma

 
Carte d'électeur.Carte d'électeur.

L’Agence nationale de renseignements (ANR) a arrêté, dimanche 17 novembre, un falsificateur des cartes d’électeurs, à Rutshuru-centre, à environs 70 km au Nord de Goma (Nord-Kivu). Des sources concordantes indiquent que Justin Irenge Baguma, reconnu comme responsable d’un secrétariat public, était depuis juillet dernier aux services des rebelles du M23 dans cette partie du Nord-Kivu.

L’homme arrêté affirme avoir délivré plusieurs centaines de fausses cartes d’électeurs à partir de la maquette qui lui a été remise par les responsables rebelles. Justin Irenge Baguma, 28 ans révolus affirme également que les responsables du M23 à Rutshuru, lui avaient remis un ordinateur portable et une imprimante en couleur pour faire son travail.

«Ces deux kits, font partie de matériels informatiques de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), pillés par les rebelles pendant l’occupation de la cité de Rutshuru par le M23 », affirme l’inculpé.

«Je n’avais pas de choix. Je craignais pour ma propre sécurité car je travaillais canon à l’oreille et le doigt sur la gâchette », a ajouté Justin Irenge Baguma.

Le prévenu affirme que depuis son arrestation, il continue de bénéficier d’un bon traitement dans la cellule de l’ANR où il est présentement gardé, au cachot à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.

Pour l’instant, les responsables de l’ANR à Goma et les autorités provinciales, ne veulent pas se prononcer sur le sort de ce prévenu.

Mais selon certaines indiscrétions, le prévenu risque d’être transféré à Kinshasa comme c’est le sort d’autres personnes accusées d’être impliquées de loin ou de près dans la rébellion du M23 dans le territoire de Rutshuru.

radiookapi.net

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17 novembre 2013

Nelson Mandela ne peut pas parler mais communique par signes

L'ancien président Nelson Mandela le 25 août 2010 à Johannesburg. L'ancien président Nelson Mandela le 25 août 2010 à Johannesburg. © AFP

Nelson Mandela est toujours "assez malade" et n'est pas capable de parler mais "communique par signes", a déclaré son ex-femme Winnie Madikizela-Mandela à un journal sud-africain paru dimanche.

L'icône de la lutte anti-apartheid, âgé de 95 ans et soigné à son domicile depuis début septembre, "communique par signes avec son visage". "Il ne peut pas articuler" "à cause de tous les tubes dans sa bouche pour drainer (les fluides de) ses poumons", a expliqué Mme Madikizela-Mandela au journal The Sunday Independent.

"Les médecins nous ont dit qu'ils espéraient qu'il retrouve sa voix", a-t-elle précisé, réfutant catégoriquement que Nelson Mandela soit sous respirateur artificiel. "J'ai entendu qu'il était placé sous respirateur artificiel. Il ne l'est pas", a-t-elle affirmé.

Le premier président noir d'Afrique du Sud est soigné à son domicile de Johannesburg depuis le 1er septembre, après avoir été hospitalisé près de trois mois pour une infection pulmonaire.

22 médecins

Une équipe de 22 médecins le soigne à domicile, et bien que sa pneumonie soit guérie, ses poumons demeurent sensibles, a indiqué Winnie Madikizela-Mandela.

"C'est difficile pour lui", "il est toujours très sensible aux germes, donc il doit être maintenu dans un milieu stérile. Sa chambre est comme une salle de soins intensifs", a-t-elle relaté au journal. Mais "quand il est très détendu, il va bien".

Les problèmes pulmonaires du prix Nobel de la paix sont probablement liés aux séquelles d'une tuberculose. Il avait contracté cette maladie pendant son séjour sur l'île-prison de Robben Island, au large du Cap, où il a passé dix-huit de ses vingt-sept années de détention dans les geôles du régime d'apartheid.


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Flash: Le prochain gouvernement de "cohésion nationale" sera tutsi

 

De source d'un membre de la majorité présidentielle qui a requis l'anonymat, le prochain gouvernement de Kabila, dite de cohésion nationale sera Tutsi. Kabila aurait l'intention de nommer Kengo Wa Dondo comme premier ministre et Ruberwa vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur. Le choix de Ruberwa au ministère de l'Intérieur serait justifié par le souci pour Kabila de réaliser ce que le M23 a échoué de concrétiser par voie militaire, c'est-à-dire obtenir une province aux Tutsis par la création de 25 provincettes. L'objectif final étant la balkanisation de la RDC.

Kengo et Ruberwa sont des étrangers n'ayant aucune assise populaire. Ils ne peuvent, donc, pas occuper des hautes fonctions de l'Etat congolais. Tout comme la République Démocratique du Congo est et restera une et indivisible. La population congolaise est invitée à développer encore plus de vigilance pour ne pas accepter l'inacceptable.

Lumbamba Kanyiki

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Une histoire de grenouille

par Ma_zelle

h-20-2078416-1274198845J’adore cette histoire… Non pas son côté glauque, mais parce qu’elle représente exactement ma vision de la société actuelle…

Imaginez une marmite remplie d’eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille…
Et puis :
– Le feu est allumé sous la marmite, l’eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède.
La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.
– La température continue à grimper.
L’eau est maintenant chaude, et c’est un peu plus que n’apprécie la grenouille.
Elle se fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant.
– L’eau est cette fois vraiment chaude, et la grenouille commence à trouver cela désagréable.
Mais elle s’est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien.
– La température continue à monter, et la grenouille finit tout simplement par cuire.
La grenouille est morte.

Si la même grenouille avait été plongée directement dans l’eau à 50°, elle aurait
immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l’aurait éjectée de la marmite.
Cette expérience montre que lorsqu’un changement s’effectue d’une manière suffisamment
lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune
opposition, aucune révolte.

L’allégorie de la grenouille se fonde sur une observation concernant le comportement d’une grenouille placée dans un récipient d’eau chauffée progressivement pour illustrer le phénomène d’accoutumance conduisant à ne pas réagir à une situation grave.


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16 novembre 2013

Nord-Kivu: les groupes armés appelés à déposer rapidement les armes

 
Le lieutenant-général Carlos Alberto Dos Santa Cruz, chef d'Etat-major des forces armées de la Monusco (Juin 2013)Le lieutenant-général Carlos Alberto Dos Santa Cruz, chef d'Etat-major des forces armées de la Monusco (Juin 2013)

La Monusco appelle les groupes armés opérant au Nord-Kivu à déposer rapidement les armes au risque d’y être contraint. Le commandant des forces onusiennes en RDC, général Dos Santos Cruz a lancé cet appel, vendredi 15 novembre, au cours d’une conférence de presse à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. Il a confirmé que la Monusco reste déterminée à éradiquer le phénomène “groupes armés” dans l’Est de la RDC, conformément à son nouveau mandat, repris dans la, résolution 2098 du conseil de sécurité de l’Onu.

«Nous souhaitons que les groupes armés choisissent la reddition, qu’ils déposent les armes et retournent dans la vie civile. Mais, s’ils ne le font pas, nous allons aller de l’avant avec notre mandat, qui est d’éliminer les groupes armés. L’objectif que nous nous sommes fixés concernant les opérations militaires n’est pas influencé par quelques discussions que se soit», a-t-il déclaré.

Le commandant des forces de l’Onu en RDC a affirmé que le conseil de sécurité des Nations unies, les Etats limitrophes ainsi que les organisations multinationales africaines demandent également aux groupes armés de cesser leurs activités au Nord-Kivu:

«C’est facile de comprendre pourquoi nous devons changer la donne ici au Congo. Nous devons arrêter ces groupes armés ici. Et, c’est à cela que nous allons nous atteler dans notre mandat, à éliminer les groupes armés illégaux qui opèrent ici dans l’Est du Congo.

Le général Cruz a insisté sur le fait que la Monusco n’a d’entente pour aucun groupe armé illégal qu’il soit.

En visite mardi 12 novembre à Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej Mangez, avait également demandé à ces milices à déposer les armes. Il avait par ailleurs appelé la population du Nord-Kivu à être solidaire des autorités dans la lutte contre ces groupes armés qui troublent la paix sociale dans cette partie du pays. Richard Muyej avait invité cette population à la vigilance, afin «d’éviter toute surprise pouvant replonger le Nord-Kivu dans une nouvelle crise sécuritaire», après 18 mois de guerre avec la rébellion du M23.

Une quarantaine de groupes armés nationaux et étrangers sévissent encore dans l’Est de la RDC, notamment dans les Nord et Sud-Kivu, le Maniema, le Katanga et la Province Orientale.

La plupart de ces milices, dénommées Maï-Maï, sont issues de révolte populaire et rattachées à des communautés locales.

radiookapi.net

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Kampala: Martin Kobler appelle le gouvernement et le M23 à conclure les négociations

 
Martin Köbler, représentant spécial du secrétaire général de l’Onu pour la RDC le 28/08/2013 à Kinshasa, lors de la conférence de presse au quartier général de la Monusco. Radio Okapi/Ph. John BompengoMartin Köbler, représentant spécial du secrétaire général de l’Onu pour la RDC le 28/08/2013 à Kinshasa, lors de la conférence de presse au quartier général de la Monusco. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le patron de la Monusco, Martin Kobler, appelle le gouvernement congolais et la rébellion du M23 à conclure les négociations de Kampala, ouvertes depuis onze mois. Il a lancé cet appel, vendredi 15 novembre, au sortir d’un entretien avec le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjala Ndjoko, au Palais du peuple à Kinshasa.

«C’est maintenant le temps de voir comment trouver un schéma de conclure les négociations de Kampala. On a discuté des options parce que la substance était consentie, à savoir: la fin de la rébellion du M23, la fin des activités militaires», a indiqué Martin Kobler. Il plaide pour qu’un compromis soit trouvé entre les deux parties à Kampala afin de mettre définitivement fin à la guerre dans le Nord-Kivu:  «C’est maintenant important de conclure parce que le problème du M23 ne disparaît pas car ce sont des Congolais, ce sont vos compatriotes et ils doivent rentrer».

Martin Kobler est d’avis que la solution militaire seule ne suffit pas pour une paix durable dans la partie Est de la RDC et il préconise une solution politique en parallèle.

C’est depuis lundi 11 novembre que le gouvernement congolais et les représentants du M23 n’accordent pas leurs violons quant à la signature d’un accord à Kampala. Kinshasa avait notamment évoqué le problème de l’intitulé du document à parapher, refusant d’apposer sa signature. La délégation gouvernementale souhaite plutôt signer «une déclaration».

«Je crois que l’accord ou le papier ou encore le document était conçu pour finir une guerre. Maintenant que la guerre a pris fin, il faut faire une solution pour réintégrer les combattants du M23 », avait déclaré le patron de la Monusco. Il avait également appelé toutes les parties, le M23, le gouvernement et le facilitateur « à prendre [en compte] ces étapes et de remplir ce qui était dans le papier».

Dans un communiqué publié lundi dernier dans la soirée depuis Entebbe (Ouganda), les envoyés spéciaux de la communauté internationale présents à Kampala avaient regretté que les deux parties n’aient pas conclu un accord à Kampala.

radiookapi.net

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15 novembre 2013

La RDC ne va pas intégrer les ex-rebelles du M23 dans l’armée

 
Lambert Mende Omalanga, Ministre congolais de la Communication et des médias, lors d'une interview à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John BompengoLambert Mende Omalanga, Ministre congolais de la Communication et des médias, lors d'une interview à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

« Le gouvernement n’accepte pas l’intégration des éléments de l’ex-rébellion du M23 au sein des FARDC, cela d’autant plus qu’une telle intégration, individuelle ou collective, ne fait pas partie des obligations qui lui incombent aux termes des pourparlers de Kampala ». Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais, a fait cette déclaration jeudi 14 novembre à Kinshasa. La RDC attribue l’échec de la fin du dialogue de Kampala avec le M23 prévu lundi dernier à la médiation ougandaise.

Lambert Mende a indiqué que les structures appropriées de l’État congolais avec le soutien de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco) se chargeront de la démobilisation et  de la réinsertion sociale des combattants du M23. Ce que demande par ailleurs le conseil de sécurité de l’ONU.

Concernant la question de l’amnistie, Lambert Mende a annoncé que le gouvernement proposera bientôt au Parlement un projet de loi d’amnistie, pour faits de guerre et d’insurrection en faveur de tout membre du M23 qui s’engagerait « individuellement et par écrit » à ne plus prendre les armes. Il a expliqué que l’amnistie individuelle couvrira la période allant du 1er avril 2012 jusqu’à ce jour, excluant toute idée d’amnistie générale.

Selon lui, chaque candidat à l’amnistie devrait s’engager notamment « à s’abstenir de manière permanente de recourir aux armes, de participer à un mouvement insurrectionnel pour faire aboutir une quelconque revendication, et qui accepterait que toute violation de cet engagement rende automatiquement caduque l’Amnistie ainsi accordée et disqualifie l’auteur de la dite violation du bénéfice de toute amnistie ultérieure».

Le gouvernement s’est aussi engagé à œuvrer pour la mise en œuvre rapide des accords tripartites signés avec les pays voisins et le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) au sujet du retour des réfugiés et des déplacés de guerre. Cette question figurait au nombre des revendications du M23.

Le M23 a été formé d’ex-rebelles du CNDP intégrés dans l’armée congolaise à la faveur d’un accord de paix signé en mars 2009. Ils se sont mutinés en avril 2012 au Nord-Kivu, dans l’est de la RDC pour réclamer la pleine application de cet accord. Appuyée par la brigade offensive des casques bleus de la Monusco, l’armée congolaise a défait militaire le M23 fin octobre 2013. La communauté internationale insiste cependant sur la nécessité d’un accord politique qui garantirait, selon elle, la stabilité à long terme.

radiookapi.net

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La CEDH demande à la France de ne pas expulser un Congolais

(AFP/Africatime

STRASBOURG, 14 novembre 2013 (AFP) - La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a demandé jeudi à la France de ne pas expulser un Congolais à qui elle a refusé l'asile, estimant qu'il risquait de subir des mauvais traitements en cas de retour dans son pays. Le requérant, âgé de 55 ans, dont le nom n'a pas été communiqué, a fait valoir qu'il avait déjà subi des violences de part des autorités de la République démocratique du Congo (RDC), en raison de ses opinions et de ses caricatures politiques.

Ce militant du Mouvement de libération du Congo (MLC), qui réside à Orléans (centre), avait fui son pays pour la France en 2008. Mais ses demandes d'asile y ont été rejetées et il fait l'objet depuis 2011 d'une obligation de quitter le territoire français. Dans leur arrêt rendu jeudi, les magistrats européens ont estimé qu'"au vu du profil du requérant", il risquait d'être arrêté en cas de retour dans son pays, où il y aurait "un risque réel qu'il soit soumis à des traitements contraires" à la Convention européenne des droits de l'Homme. Un tel renvoi constituerait donc une violation de cette Convention, a estimé la CEDH, qui a demandé à la France "de ne pas expulser le requérant jusqu'à ce que le présent arrêt devienne définitif ou que la Cour rende une autre décision à cet égard". Les arrêts de la CEDH deviennent définitifs dès lors qu'aucune partie ne demande leur réexamen éventuel par son instance suprême, la Grande chambre, dans un délai de trois mois.

Ce militant du Mouvement de libération du Congo (MLC), qui réside à Orléans (centre), avait fui son pays pour la France en 2008. Mais ses demandes d'asile y ont été rejetées et il fait l'objet depuis 2011 d'une obligation de quitter le territoire français. Dans leur arrêt rendu jeudi, les magistrats européens ont estimé qu'"au vu du profil du requérant", il risquait d'être arrêté en cas de retour dans son pays, où il y aurait "un risque réel qu'il soit soumis à des traitements contraires" à la Convention européenne des droits de l'Homme. Un tel renvoi constituerait donc une violation de cette Convention, a estimé la CEDH, qui a demandé à la France "de ne pas expulser le requérant jusqu'à ce que le présent arrêt devienne définitif ou que la Cour rende une autre décision à cet égard". Les arrêts de la CEDH deviennent définitifs dès lors qu'aucune partie ne demande leur réexamen éventuel par son instance suprême, la Grande chambre, dans un délai de trois mois. - See more at: http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/la-cedh-demande-la-france-de-ne-pas-expulser-un-congolais#sthash.spQuKnjq.dpuf
Ce militant du Mouvement de libération du Congo (MLC), qui réside à Orléans (centre), avait fui son pays pour la France en 2008. Mais ses demandes d'asile y ont été rejetées et il fait l'objet depuis 2011 d'une obligation de quitter le territoire français. Dans leur arrêt rendu jeudi, les magistrats européens ont estimé qu'"au vu du profil du requérant", il risquait d'être arrêté en cas de retour dans son pays, où il y aurait "un risque réel qu'il soit soumis à des traitements contraires" à la Convention européenne des droits de l'Homme. Un tel renvoi constituerait donc une violation de cette Convention, a estimé la CEDH, qui a demandé à la France "de ne pas expulser le requérant jusqu'à ce que le présent arrêt devienne définitif ou que la Cour rende une autre décision à cet égard". Les arrêts de la CEDH deviennent définitifs dès lors qu'aucune partie ne demande leur réexamen éventuel par son instance suprême, la Grande chambre, dans un délai de trois mois. - See more at: http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/la-cedh-demande-la-france-de-ne-pas-expulser-un-congolais#sthash.spQuKnjq.dpuf

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RDC/Allemagne : signature des accords de coopération de plus de 140 millions d'euros

(Xinhua /Africatime

KINSHASA, (Xinhua) -- La République démocratique du Congo (RDC) et l'Allemagne ont signé des accords de coopération bilatérale d'une valeur de 140 millions d'euros, à l'issue des troisièmes consultations intergouvernementales tenues du 11 au 13 novembre. "L'Allemagne s'engage à hauteur de plus de 140 millions d'euros. Ces montants sont consacrés aux pôles prioritaires, eau, assainissement, protection et gestion durable des ressources naturelles et micro finance. Des Fonds considérables ont également mise à la disposition entre autre pour la réhabilitation de la Centrale de l'électricité d'Inga, le Fonds pour la consolidation de la paix et le domaine de la santé", a expliqué l'ambassadeur d'Allemagne en RDC, Wolfgang Manig, qui a signé les accords avec le vice-ministre congolais de la Coopération internationale, Tunda wa Kasenda, en présence d'une délégation d'experts en provenance d' Allemagne. "Les troisièmes consultations intergouvernementales germano- congolaises ont porté sur les conditions-cadre de la coopération ainsi que sur les progrès obtenus et les défis à relever dans les différents programmes. En même temps, les prochains pas à réaliser ont été identifiés", a expliqué l'ambassadeur allemand. Wolfgang Manig a affirmé que l'Allemagne soutient la RDC dans les domaine prioritaires que sont l'eau et l'assainissement, la protection et la gestion durable des ressources naturelles et le micro-finance. De plus, l'Allemagne s'engage dans les domaines de la santé, du Fonds pour la consolidation de la paix, de l' approvisionnement en énergie ainsi qu'avec un projet d'intégration économique dans la province du Maniema. Au cours de ces consultations, les deux parties ont souligné l' importance du processus lancé dans le contexte de l'Accord-cadre d' Addis Abeba. L'Allemagne a également formulé des attentes claires à l' adresse de la partie congolaise, allant de l'amélioration des conditions-cadre politiques jusqu'à l'apport de plus de contributions propres et l'amélioration des conditions sociales des populations au niveau des projets de la part de la partie congolaise.

Les progrès dans ces domaines seront évalués dans les négociations intergouvernementales prévues en mars 2014.

 

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