27 novembre 2013

Kinshasa : les allégations sur les assassinats de jeunes et d’enfants inquiètent l’Unicef et la Monusco

 
Ces enfants sans domicile fixe, passent la nuit le long de ce mur de la clôture de la gare centrale où ils ont été surpris ce 17/06/2011 RadioCes enfants sans domicile fixe, passent la nuit le long de ce mur de la clôture de la gare centrale où ils ont été surpris ce 17/06/2011 Radio

Dans un communiqué conjoint publié le mercredi 27 novembre, la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la Stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) indiquent avoir reçu ces derniers jours « des rapports préoccupants  faisant état de la disparition et de l’assassinat de jeunes hommes et d’enfants » dans certaines communes de Kinshasa. Ces allégations coïncident avec le début de l’opération  Likofi » lancée du 15 novembre 2013 au 15 février 2014, par les autorités congolaises pour lutter contre la délinquance urbaine. 

La Monusco et l’Unicef indiquent vérifier ces informations faisant état d’au moins une vingtaine de personnes, dont 12 enfants, qui auraient été tuées.

Les deux organisations demandent que des mesures immédiates soient prises par les autorités congolaises afin de mettre fin à ces actes. Elles rappellent que l’Etat doit en toute circonstance faire respecter les droits humains, et assurer que les enfants bénéficient d’une protection particulière, selon la loi congolaise et les traités et conventions internationales.

« Des enquêtes doivent être diligentées par les autorités judiciaires afin que les responsables de ces actes soient traduits en justice conformément au Code pénal congolais », lit-on dans le communiqué.

Par ailleurs, les Nations unies affirment leur volonté de soutenir le Gouvernement congolais dans la recherche de solutions durables aux problèmes de la réinsertion sociale des enfants et des jeunes.

Depuis quelques jours, des habitants de certains quartiers de la capitale congolaise rapportent que des policiers tuent nuitamment des bandits appelés « Kulunas ».

Interrogé à ce sujet par Radio Okapi le mardi 26 novembre, le conseiller en communication du Commissaire général de la police, Colonel Pierrot-Rombaut  Mwanamputu, a déclaré que la Police nationale congolaise ne menait pas une opération pour tuer les bandits.

Il a affirmé que l’opération « Likofi » (Coup de poing, en lingala) menée par la police consiste à arrêter des bandits et à les déférer devant la justice.

radiookapi.net

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Kampala : la fin de l’AFDL



Echec des pourparlers avec le M23

Les conséquences de la fin brutale du régime Mobutu se font toujours sentir. L’onde de choc provoqué le 17 mai 1997 pourrait connaitre son dénouement lors de la consécration de la victoire militaire des FARDC sur la dernière survivance de l’AFDL, le M23. A Kampala, la délégation congolaise, sous le leadership du président Kabila, est déterminée à couper définitivement tout cordon ombilical avec « le conglomérat d’opportunistes et d’aventuriers », l’AFDL auteur de plus de 6 millions de morts pendant près de deux décennies. Triste fin de l’AFDL.

Une coalition multinationale, avec des ramifications loin du continent avait vu le jour pour faire partir le maréchal Mobutu, considéré comme l’incarnation du mal dans la sous-région. L’ancien président congolais, fort des soutiens massifs à l’époque de la guerre froide, trouvait un malin plaisir à déstabiliser ses voisins. L’Ouganda, le Rwanda, le Burundi, …, ont régulièrement vu des régimes changés, par la seule volonté de Mobutu. L’Angola, en ce qui le concerne, a fait face durant des années, à l’hostilité du régime de Kinshasa, qui apportait son soutien à la rébellion de l’Unita de Jonas Savimbi. Face à cette situation, l’occident avait levé l’option de lâcher leur ancien protégé.

Une conjugaison des facteurs avait permis de faire coïncider l’agenda des puissances planétaires avec celui des pays voisins et des Congolais eux-mêmes, fatigués par le pouvoir autocratique du président Mobutu. D’où a germé l’idée de former l’Alliance des forces démocratiques pour la libération, AFDL, sous l’instigation du président américain Bill Clinton. L’ensemble des pays voisins, voire des mercenaires recrutés de l’Erythrée, ont adhéré à l’initiative, apportant du renfort aux des armées rwandaise, ougandaise et burundaise. Les multinationales dans leur détermination de contrôler les sources des matières premières, à acquérir à vil prix, ont mis la main à la caisse pour la réussite de l’opération. Comme dans du beurre, les troupes de cette coalition ont marché jusqu’à Kinshasa. L’Angola qui est intervenu en dernier lieu, a donné le coup d’estocade au régime agonissant du président Mobutu. Une victoire saluée à travers la planète entière.

A Kinshasa, un régime hybride avait été installé. Laurent Désiré Kabila s’est autoproclamé président de la République. Kigali a maintenu sa présence, en confiant le poste de chef d’Etat major de l’armée à James Kabarebe, l’actuel ministre de la Défense du Rwanda, présenté comme sujet congolais. L’agenda de M’Zee a pris le dessus d’autant plus que les Rwandais s’étaient éloigné de leur base arrière de plusieurs kilomètres. Et les Congolais ont estimé, avoir payé le prix le plus fort par la présence des éléments étrangers dans le contrôle de l’appareil sécuritaire du pays. Cet état des choses devrait s’arrêter. C’en était trop avec les brimades et l’arrogance des « pseudo-libérateurs », prédateurs patentés des ressources naturelles congolaises.

RCD, le cheval de Troie


Décidé à se prendre en charge, Laurent Désiré Kabila a invité les Rwandais à rentrer chez eux. Conséquence, le 02 août 1998, le chef d’Etat major des Forces armées congolaises de l’époque, a organisé une expédition armée jusqu’à Kitona. Se croyant tout permis, la survivance de l’AFDL, avec le noyau dur constitué des Rwandais et Ougandais, a remis en scène l’AFDL sous une nouvelle dénomination : Rassemblement congolais pour la démocratie, RCD. Poussés par la communauté internationale, le RCD s’est battu, bec et ongle, avec le MLC pour intégrer les institutions de la République, lors du dialogue de Sun City. Afin d’assurer une présence active et permanente au sein des instances décisionnelles, le RCD a fait des mains et des pieds pour prendre le contrôle du compartiment gouvernemental en charge de la défense et de la sécurité. C’est sous sa responsabilité que les opérations de brassage, mixage et intégration des forces en présence avaient été menées. Les éléments de l’armée patriotique rwandaise ont été intégrés, au plus haut niveau, au sein de l’armée congolaise.

Ainsi, Laurent Nkunda avait reçu pour mission de maintenir la pression, d’autant plus que le désaveu de tous ceux qui arboraient les couleurs du RCD était patent. Ayant réussi un maximum d’infiltration au sein des institutions congolaises, particulièrement l’armée, le RCD a démontré ses limites aux yeux des parrains.

Aussi, Laurent Nkunda avait-il été appelé à la rescousse, en activant le CNDP, le petit-fils de l’AFDL en vue de permettre l’infiltration complète des éléments restants de l’AFDL au sein de l’armée. Nommé général au sein des FARDC, il a daigné rejoindre son poste d’attache. N’ayant pas, certainement flairé le danger, la partie congolaise est tombée encore une fois dans le piège. L’acceptation d’un énième accord avec les éléments rwandais, a offert à l’AFDL, de poursuivre son entreprise de prédation. De la même manière que James Kabarebe, des officiers rwandais ont ainsi occupé des postes les plus prestigieux au sein des forces armées et du secteur de la sécurité.

Ceux-là mêmes qui avaient œuvré dans les rangs de l’AFDL, de triste mémoire, ont enfilé le treillis du CNDP. Opérant pour le compte du parrain rwandais, la RDC ne pouvait réussir quoi que ce soit contre l’instigateur de l’insécurité dans la partie orientale du pays.

 

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RDC : le MLC suspend sa participation aux travaux parlementaires

 
Le député national du MLC Fidèle Babala ( extrême droite) au palais du Peuple lors d’une plénière à l’assemblée nationale. Radio Okapi/Ph. John BompengoLe député national du MLC Fidèle Babala ( extrême droite) au palais du Peuple lors d’une plénière à l’assemblée nationale. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le MLC, deuxième force de l’opposition après l’UDPS, suspend sa participation aux travaux parlementaires. Le parti de l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba proteste ainsi contre le transfèrement à la CPI de son secrétaire général-adjoint, Fidèle Babala, soupçonné d’avoir produit des faux témoignages pour empêcher la bonne administration de la justice dans l’affaire Bemba. Il désapprouve notamment la procédure utilisée par les autorités politiques et judiciaires congolaises pour transférer Fidèle Babala à la Haye. Il y a rejoint le chef du MLC incarcéré depuis 2008.

Dans une déclaration lue par son président, Alexis Lenga, le mardi 26 novembre au Palais du peuple à Kinshasa, le groupe parlementaire MLC et alliés dit ne pas comprendre la décision des autorités congolaises de transférer Fidèle Babala à la CPI alors qu’elles avaient refusé de faire la même chose avec le chef rebelle Bosco Ntaganda pour préserver la paix.

« L’opinion sait qu’un mandat international a été décerné à l’encontre de Bosco Ntaganda et qui devrait être exécuté par les autorités judiciaires congolaises. N’est-ce pas que ce mandat n’a pas été exécuté à la demande de la plus haute autorité au sommet de l’Etat soit disant au nom de la paix nationale ? Comment ces mêmes autorités ne pouvaient-elles pas, dans le même contexte, refuser l’exécution de ce mandat en ce qui concerne le député  Fidèle Babala ? », s’est-il interrogé.

Expliquant le transfèrement de Fidèle Babala à la CPI, la ministre congolaise de la Justice, Wivine Mumba, avait évoqué lundi l’obligation d’un État signataire du statut de Rome d’exécuter les mandats de la CPI.

« Nous avons des engagements internationaux que nous avons signés, qui sont passés par ce parlement, et qui est le statut de Rome que nous avons ratifié et que nous devons respecter. Et que comme vous le savez, selon la Constitution, les conventions internationales, ont préséance sur les lois internes. C’est donc normal que nous coopérions. Qui que ce soit qui est soumis aux juridictions internationales, nous avons l’obligation de l’accompagner », avait-elle déclaré devant les députés nationaux.

Le groupe parlementaire MLC et alliés a déposé un cahier des charges qui reprend toutes ses revendications au bureau du  président de l’Assemblée nationale.

En plus de Fidèle Babala, Aimé Kilolo Musamba, conseil principal de Bemba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, membre de l’équipe de la défense de Bemba, ainsi que Narcisse Arido, témoin cité à comparaître par la défense, ont également été arrêtés par la CPI.

Ils auraient constitué un réseau aux fins de produire des documents faux ou falsifiés et de corrompre certaines personnes afin qu’elles fassent de faux témoignages dans l’affaire Bemba. L’ancien vice-président de la RDC est jugé pour deux chefs de crimes contre l’humanité (viol et meurtre) et trois chefs de crimes de guerre (viol, meurtre et pillage) prétendument commis en République centrafricaine.

radiookapi.net

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26 novembre 2013

Flash: L'Evêque Fernando Koutino libéré

D'après nos sources à Kinshasa, L'Evêque Fernando Koutino a été libéré aujourd'hui et est sorti de la prison de Makala. C'est la deuxième libération après celle de Pierre-Jacques Chalupa, cet ancien élu du peuple condamné à quatre ans pour "usurpation de la nationalité congolaise et pour faux et usage de faux".

Koutino comme Chalupa ont bénéficié de la grâce présidentielle qui constituait l'une des résolution des fameuses concertations nationales. L'opposition continue de réclamer la libération d'autres prisonniers comme monsieur Diomi Ndongala, ancien bras droit d'Etienne Tshisekedi et président de la Démocratie Chrétienne et ceux qui ont été arrêtés abusivement comme auteurs ou co-auteurs de l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila.

Lumbamba Kanyiki

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Accord Kinshasa - M23 : L’Ouganda conditionne l’extradition de Makenga à la signature !



En attendant, ce chef rebelle défait est gardé en « lieu sûr » à Kampala par l’Armée ougandaise, tandis que plus de mille ex-rebelles sont cantonnés près du mont Ruwenzori, non loin de la frontière congolaise.
Médiateur dans le conflit armé qui opposait le régime de Kinshasa aux rebelles du M23, l’Ouganda sert désormais de refuge à plusieurs éléments de cette rébellion qui faisait la loi à l’Est de la RDC après sa mise en déroute par les FARDC. Parmi ces « réfugiés » figurent le fameux Sultani Makenga, chef de ce mouvement armé, dont Kampala va jusqu’à conditionner l’extradition à la signature de l’accord de paix entre Kinshasa et le M23 !
Selon les autorités ougandaises citées par l’agence Chine Nouvelle dans une de ses dernières livraisons, plus de mille éléments du M23 ont trouvé refuge en Ouganda après leur débâche face aux FARDC et sont présentement cantonnés près de la chaine de montagnes Ruwenzori, non loi de la frontière congolaise, à en croire un membre de renseignements ougandais ayant requis l’anonymat.
Le régime Museveni qui ne peut plus nier aujourd’hui le soutien qu’il apportait aux hommes de Sultani, à l’instar du Rwanda, pour déstabiliser l’Est de la République  Démocratique du Congo ne se gêne pas de déclarer à la face du monde « qu’il ne livrera pas les rebelles défaits aux autorités de Kinshasa tant que l’accord de paix ne sera pas signé entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23 ».
Cette déclaration a été, entre autres, transmise à Mme Joyce Banda, Présidente du Malawi et Présidente en exercice de la SADC (Communauté pour le Développement des Etats d’Afrique Australe), ainsi qu’au Président sud-africain Jacob Zuma.
Cette duplicité des autorités de Kampala vient confirmer les accusations qui pesaient déjà sur l’Ouganda concernant son engagement et celui du Rwanda aux côtés du M23 dans les atrocités commises par Sultani Makenga et ses hommes à l’Est de la République Démocratique du Congo. On en veut pour preuves non seulement les armes lourdes et importantes cargaisons de munitions que les rebelles du M23 ont abandonnées au Nord-Kivu dans leur fuite devant l’avancée des troupes loyalistes, mais aussi les multiples rapports des ONG nationales et internationales et ceux des experts des Nations Unies.
Pour rappel, outre les sanctions américaines et onusiennes qui pèsent déjà sur lui, l’ex-chef rebelle Sultani Makenga est activement recherché par Kinshasa qui continue à réclamer son extradition, afin qu’il réponde de ses actes devant une Cour compétente.
Dieudonné MBYI K.

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Kinshasa : la police nie mener une opération pour tuer les « kulunas »

 
Exhibition de la Police le 4/07/2012 à Kinshasa, lors de la présentation de la nouvelle unité spécialisée à lutter contre des gangsters, communément appelé «Kuluna». Radio Okapi/ Ph. John BompengoExhibition de la Police le 4/07/2012 à Kinshasa, lors de la présentation de la nouvelle unité spécialisée à lutter contre des gangsters, communément appelé «Kuluna». Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

La Police nationale congolaise ne mène pas une opération pour tuer les bandits organisés en gangs dans la ville de Kinshasa et surnommés « kulunas ». C’est ce qu’a déclaré à Radio Okapi le mardi 26 novembre le conseiller en communication du Commissaire général de la police, colonel Pierrot-Rombaut  Mwanamputu. Depuis deux semaines, des habitants de plusieurs quartiers de la capitale congolaise rapportent que des policiers tuent nuitamment ces bandits.

Le colonel Pierrot-Rombaut  Mwanamputu affirme que l’opération « Likofi » (coup de poing) menée par la police consiste plutôt à arrêter des bandits et à les déférer devant la justice.

« La loi fondamentale nous a donné comme mission de sécuriser la population mais nous n’avons pas reçu la mission de porter atteinte à la vie des personnes qui est sacrée », explique-t-il.

Le conseiller en communication du Commissaire général de la police demande à ceux qui accusent la police de tuer des bandits sans attendre la procédure judiciaire d’apporter des preuves.

« Des débordements, s’ils peuvent arriver c’est à mettre dans le domaine de la gestion des risques », ajoute-t-il cependant, affirmant que l’opération est soutenue par les habitants de Kinshasa.

Evoquant l’origine de cette opération, l’officier de police fait savoir qu’elle a été décidée au regard de l’insécurité créée par les groupes de bandits dans plusieurs quartiers de Kinshasa.

« Il y a eu l’ordre public qui a été perturbé depuis un certain temps, ce qui a amené l’autorité suprême à prendre des mesures contraignantes  afin d’ordonner à la police d’éradiquer le phénomène et de démanteler les réseaux des différentes écuries [gangs]», indique-t-il.

Le colonel Pierrot-Rombaut  Mwanamputu estime que le premier bilan de l’opération « LIkofi » est plutôt positif.

« Il y a une quiétude qui s’est installée dans la ville », affirme-t-il.

L’opération « Likofi » lancée le 15 novembre doit être conduite jusqu’au 15 février 2014.

« La vie humaine est sacrée »

Tout en saluant l’initiative du gouvernement de réprimer l’action des bandits à Kinshasa, l’Association africaine de défense des Droits de l’homme (Asadho) et le Réseau national des ONG des Droits de l’homme de la République Démocratique du Congo (Renadhoc) recommandent à la police de ne pas procéder à des exécutions sommaires des présumés bandits.

« Le fait que le gouvernement ait pris la décision de mettre fin à ce phénomène qui a endeuillé beaucoup de familles, c’est une bonne initiative.  Je suis d’avis que les populations particulièrement de Kinshasa qui sont contentes de cette action du gouvernement ont tout à fait raison compte tenu des abus commis par ces jeunes gens », a déclaré le président de l’Asadho, Jean-Claude Katende.

Mais, a-t-il poursuivi, « l’Etat ne peut pas supprimer la vie d’un citoyen en violation des formes qui sont prescrites par notre constitution ».

Pour sa part, le directeur exécutif du Renadhoc, Fernandes Murhola, a expliqué que l’Etat avait l’obligation de garantir la sécurité de toute la population congolaise. Mais, a-t-il déploré, « ce qui est inacceptable ce sont les exécutions sommaires et extrajudiciaires qui ont accompagné et continuent à accompagner cette opération qu’on appelle Likofi ».

« La vie est sacrée », a-t-il conclu.

Les kulunas sont des bandits généralement constitués en bandes qui s’en prennent à des passants à coup de machettes et d’autres armes blanches dans les rues de plusieurs quartiers de Kinshasa.

Ces bandits se livrent au racket et au vol. Ils sont aussi réputés pour les batailles qu’ils se livrent entre eux.

A la tombée de la nuit, ils s’en prennent à des passants, leur ravissant argent, portables et sacs. Ils n’hésitent pas à blesser gravement leurs victimes pour les obliger à leur donner tout ce qu’elles possèdent.

radiookapi.net

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Jacquemain Shabani : l’imperium ou vers 2016



A l’UDPS le temps de trêve est révolu. Le moment est arrivé à l’éléphant pour se réveiller et reprendre la marche vers les grandes ambitions politiques. Le ton avait été donné, il y a peu par la jeunesse de l’UDPS, à travers un séminaire atelier de deux jours sur la gestion de la chose publique. Il a été constaté lors de ces assises de deux jours que le parti tshisekediste fonctionne dans la léthargie totale. Il était temps de faire bouger les choses. Ce ne sont pas seulement les jeunes qui ont constaté cette léthargie. Des structures de base du parti –fédérations et sections- se sont exprimées à travers des nombreux rapports et pétitions là-dessus dont nombreux cadres de l’UDPS. Tous à l’unanimité exigent qu’une seule chose. La redynamisation des activités au sein de l’Union pour la démocratie et le progrès social.
Des propositions de sortir le parti de l'impasse sortent de partout, le mouvement estudiantin a pour sa part tenté d’apporter une pierre à la relance des activités du parti. Le dimanche 24 novembre dernier sous une pluie battante, ces étudiants ont organisé une conférence débat en faveur des jeunes de la section UDPS-Kinsenso. Deux thèmes ont été abordés lors de ces assises. Le premier intitulé: l'imperium ou vers 2016. Le second : les jeunes face aux multiples crises en RD-Congo. L'ancien secrétaire général de l'UDPS, Me Jacquemin Shabani a été choisi pour développer le premier thème. Après un bref rappel historique des objectifs que les pères fondateurs de l'UDPS s'étaient fixés pour l'émergence d'un Etat de droit et du bien-être des Rd-Congolais, Shabani a révélé les pistes des solutions de la léthargie qui frappe son parti. Dans son exposé, il explique que la situation que connaît aujourd'hui l’UDPS, est la conséquence de manque d'évaluation.
Shabani fait remarquer que le parti pour aller de l'avant, par exemple après les élections de 2011, devrait d'abord et avant tout procéder à une évaluation du processus électoral. Dégager les atouts et les faiblesses. Il note que cela n'a pas été fait. Nous devons, a-t-il dit, évaluer le passé en perspective de l'avenir, parce qu'un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir. L'UDPS si elle espère participer aux prochaines élections, c'est maintenant qu'il faut les préparées. Les élections exigent un grand travail sur le terrain et du temps. "Nous devons réunir tous les éléments nécessaires de campagne; nous ne devons plus dormir; il nous faut réfléchir. Le sommeil ne nous apportera rien du tout. Avec le fainéantise, on ne fera rien", a développé Jacquemin Shabani, avant d'aborder la question sur l'imperium. Ici, Shabani se plaint du fait que les stratégies politiques pour la conquête de l'imperium ne sont pas connues. Rien n'a été fait pour faire participer la base ou tout le monde dans cette démarche. Le parti doit donc à tous les niveaux des responsabilités réfléchir pour l'avenir. Et pour mieux faire, explique Shabani, l'évaluation est impératif. Ce n'est qu'après celle-ci que le parti peut décider ou prendre position sur les enjeux à venir.
SAMUEL MBUTA

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ARRESTATION DE BABALA, KILOLO ETC. CPI : 4 Africains de trop !



L’arrestation impromptue de 4 proches de Jean-Pierre Bemba Gombo, chairman du Mlc à savoir le député Fidèle Babala Wandu, Me Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo et Narcisse Arido et leur transfèrement dimanche dernier à Scheveningen où ils sont incarcérés a jeté l’émoi dans la population.

     Encore un acharnement de la CPI sur les seuls Africains qui  alimentent sa population carcérale, comme ne cesse de le dénoncer l’UA. Il s’agit donc par rapport à l’Afrique, de 4 détenus de trop. A ce titre, l’UA a pleinement raison d’aller ouvertement en guerre contre la CPI pour ses méthodes qu’elle qualifie de «raciste» ne ciblant dans son viseur que le continent noir, ou mieux l’Afrique subsaharienne, peut-être celle des politiquement faibles.

     Car les crimes de guerre, crimes contre l’humanité se commettent sur d’autres continents comme ceux restés impunis de l’armée israélienne à Gaza (Palestine) en 2010 où Tsahal avait tout rasé même des installations de la Croix rouge internationale pourtant immunisée par des Conventions internationales que Tel Aviv a ratifiées.

     L’arrivée dans des geôles de Scheveningen de Babala, Aimé Kilolo Musamba, Mangenda et Arido est donc perçue comme celle de quatre nouveaux nègres. Trop c’est trop. A qui le prochain tour ? C’est là où les Etats africains, signataires ou non du Statut de Rome doivent désormais utiliser à bon escient ce texte dans l’objectif de ne pas livrer les leurs au moindre mandat d’arrêt de la CPI.

     Celle-ci, selon le même Statut ne joue que le rôle de justice complémentaire, c’est-à-dire qu’elle n’agit que lorsque le pays membre n’est pas en mesure de juger la personne poursuivie. C’est cette disposition qu’invoque à ce jour le gouvernement ivoirien pour ne pas livrer Simone Gbagbo, l’épouse de  Laurent Gbagbo que la CPI réclame à cor et à cri.

     C’est la même disposition que la Libye, bien que ne disposant pas encore d’un système judiciaire à toute épreuve, a avancé pour ne pas livrer à la CPI Salif Kadhafi, le fils du guide libyen. Par le passé, la RDC a refusé d’exécuter le mandat d’arrêt de la CPI contre Bosco Tanganda poursuivi pourtant pour des crimes graves commis en Ituri, en invoquant la paix du fait qu’il était la pièce maîtresse de l’Accord de paix de Goma signé le 23 mars 2009 entre Kinshasa et les rebelles du CNDP.

     Ceci donne l’enseignement selon lequel les Africains signataires du Statut de Rome savent trouver des justificatifs motivés juridiquement ou politiquement pour contourner la coopération avec la CPI dans le cadre de l’exécution d’un mandat d’arrêt.

     C’est cet esprit qu’ils doivent renforcer afin de ne pas tomber dans une situation où un pays comme la RDC risque de se retrouver avec toute sa population à Scheveningen. Il y a des infractions qui peuvent être gérées par la justice congolaise. Au fait celle-ci est-elle moins lotie que celle de la Côte d’Ivoire ? Pourtant ce pays a commencé à juger Simone Gbagbo pour ne pas la livrer à la CPI.

     Ce serait indécent pour un pouvoir africain d’avoir livré un couple d’ancien Président à La Haye. C’est cela que Ouattara a su éviter. Son prétexte est imparable. Même si la position du Président ivoirien paraît motivée par le souci de ne pas avoir à livrer ceux de ses proches qui l’ont aidé à prendre le pouvoir à Abidjan. N’empêche que les Africains doivent faire preuve de fermeté face aux humiliations de la CPI.

     Le ton est donné par l’UA elle-même dans des propos très virulents envers cette instance judiciaire internationale qu’elle qualifie de très politique, donc manipulée par des forces obscures. Après sa dernière Assemblée générale, l’UA a officiellement saisi le Conseil de sécurité de l’Onu pour obtenir le gel des poursuites contre de chefs d’Etats Africains pendant 12 mois renouvelable. Il s’agit du Président soudanais et du Président kenyan avec son Vice-Président.

RESOLUTION DE L’UA


     Au cas où le Conseil ne donnerait pas une suite favorable à cette requête, l’UA a prévu de passer à la vitesse supérieure en demandant à tous ses membres qui ont ratifié le Statut de Rome d’y renoncer. Que vaudra alors la CPI sans l’Afrique, son vivier ? Dans l’affaire du mandat d’arrêt contre Al Bechir le Président soudanais, l’UA avait instruit tous ses membres à ne pas exécuter ce mandat. Ce qui fut fait.

     C’est sur cette base que Bechir a visité des pays comme le Tchad qui a pourtant signé le Statut de Rome. Idris Deby, le Président tchadien a déclaré qu’en tant qu’Africain, il respecte d’abord la Résolution de l’UA avant le Statut de Rome.

     Tous les pays africains sauf le Malawi ont reçu Bechir par cet argumentaire, malgré la validité du mandat d’arrêt de la CPI qui le poursuit pour crimes de guerre et génocide au Darfour. Ces faits patents montrent, si besoin est, que les Africains sont en mesure de mettre sous éteignoir des mandats d’arrêt de la CPI pour des raisons non judiciaires mais politiques.

     C’est sous cet angle qu’au Kenya, le parlement a voté une Résolution demandant tout simplement à son gouvernement de renoncer au Statut de Rome. Même si un tel retrait n’annule pas les poursuites qui ont déjà cours et qui vont continuer, c’est déjà le bras de fer avec la CPI qui débouchera sur son discrédit au Kenya. Où elle est déjà persona non grata.

     Chercher à tout prix à arrêter un Président et son Vice qui viennent fraîchement d’être démocratiquement élus, est tout simplement révoltant pour le souverain primaire kenyan qui l’a manifesté. Hors d’Afrique, cela est inimaginable. Rien que pour leurs GI, les forces spéciales, les Américains font tout pour leur obtenir l’impunité partout où ils sont en opération comme ils sont en train de le faire à ce jour en Afghanistan. C’est pour garantie l’impunité à ses soldats que Washington n’a pas ratifié le Statut de Rome. L’Afrique y était allée allègrement. Elle est en train d’en payer un lourd tribut en termes de la population carcérale à Scheveningen. Il faut renverser la vapeur.   

KANDOLO M.

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Jean-Lucien Bussa : " Sans la moindre précaution, la livraison d’un député à la CPI est inadmissible "



Jean-Lucien Bussa hausse le ton. Il trouve mal qu’un député en plein mandat soit arrêté et extradé à la Cour pénale internationale (CPI). "S'agissant de mon collègue Fidèle Babala, arrêté nuitamment et transféré depuis le dimanche 24 novembre, je pense qu'il n'est pas admissible qu'un député national soit livré à la CPI sans la moindre précaution", fait-il savoir.


Cet élu de Budjala à l’Equateur relève que " la contradiction entre les promesses faites au Mouvement de libération du Congo (Mlc) lors des Concertations nationales organisées à Kinshasa en vue du suivi du dossier du sénateur JP Bemba et la livraison sans ménagement à la même CPI de son proche collaborateur pour une nouvelle inculpation à charge de JP Bemba rend ainsi son dossier plus complexe ".

Dans un autre registre, Jean-Lucien Bussa, par ailleurs ancien membre du Mlc, se dit " bouleversé par l'assassinat de mon ami et frère Lajos Bidiu, député honoraire et président fédéral du Mlc/Bas-Congo ". " Une fois encore, cette mort vient de mettre en exergue l'incapacité du Pouvoir à assurer la sécurité des personnes et de leurs biens".

Jeudi 18 juillet, il avait été démis de ses fonctions de secrétaire général adjoint du MLC. Jean-Lucien Busa et les cadres du parti qui adhèrent à son courant ont dénoncé cette destitution dans un document signé lundi 22 juillet. Il reprochait au président du MLC, Jean-Pierre Bemba un "leadership dictatorial".

Jean-Lucien Bussa, rappelle-t-on, avait été radié du Mlc, une décision du collège des fondateurs du parti de Jean-Pierre Bemba. Pour la circonstance, vingt fondateurs de ce parti avaient apposé leurs signatures à la "  Décision n°001/CF/MLC/07/2013 portant radiation d'un membre du Collège des fondateurs " en demandant au secrétaire général Thomas Luhaka de " tirer toutes les conséquences qui s'imposent à la suite de cette décision ".

Jean-Lucien Bussa dirige désormais le "Courant démocratique rénovateur" au sein de ce parti. Quelques députés nationaux, sénateurs, cadres du Mouvement de libération du Congo (MLC)  et présidents des fédérations font partie du "courant démocratique rénovateur" du MLC. 

Rachidi MABANDU

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Communiqué de presse de l’UDPS

L’UDPS commémore ce mardi 26 novembre 2013 le deuxième et double anniversaire de la séquestration de M. Etienne Tshisekedi à l’aéroport international de Ndjili ainsi que le massacre de Tshangu.

Une cérémonie d’hommage aux victimes des violences électorales 2011 sera organisée à la permanence du parti à Limete ce mardi 26 novembre 2013 à 13 heures.

Toute la presse nationale, les agences de presse internationale, les organisations de défense des doits de l’homme ainsi que la Division des droits de l’homme de la Monusco y sont cordialement invitées.

Ce présent communiqué tient lieu d’invitation.

 

Fait à Kinshasa, le 15/11/2013

 

Joseph Kapika

Porte-parole

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