29 novembre 2013

La CPI et les pays africains trouvent un accord

Le vice-président kényan, William Ruto devant la CPI, le 10 septembre 2013.
Le vice-président kényan, William Ruto devant la CPI, le 10 septembre 2013.
REUTERS/Michael Kooren
Par RFI

L'Assemblée des Etats parties au Statut de Rome - les pays membres de la Cour pénale internationale (CPI) - a achevé ses travaux ce jeudi 28 novembre. Dans un contexte de tensions entre la Cour et ses 34 membres africains, l'Assemblée a décidé d'apporter des modifications à la procédure. Il reviendra aux magistrats d'estimer si elles sont applicables ou non, et conformes ou non au Statut.

La mesure la plus emblématique et la plus contestée, consiste à autoriser un accusé « mandaté pour assumer une fonction officielle exceptionnelle » dans son pays, à ne pas assister en personne aux audiences de son procès, et à n'être représenté que par son avocat.

Une mesure qui fait aussitôt penser au cas Kenyatta, le président kényan, poursuivi devant la Cour pénale internationale, et qui avait demandé à être exempté pour gérer la crise du Westgate. Mais ca ne concerne pas que le chef de l'Etat. Son vice-président William Ruto pourrait invoquer les mêmes raisons pour ne pas se rendre à La Haye.

Autre amendement : un accusé cité à comparaître peut demander formellement à la Chambre de première instance de ne pas assister à certaines audiences de son procès, dans certains cas exceptionnels, qui seront examinés par le juge au cas par cas.

« Présence en vidéo »

Et puis il y a la vidéo. Dans certains cas, là aussi, la Chambre de première instance peut permettre à un accusé de comparaître à certaines audiences en visioconférence.

Un problème subsiste néanmoins. Ces trois amendements se heurtent en effet à un principe fondamental du Statut de Rome : l'accusé doit être présent à son procès.

En ce qui concerne la visioconférence, le texte parle donc de « présence en vidéo ». De manière générale, ces textes laisse un place importante à l'appréciation du magistrat dans leur application.

Posté par lumbamba à 10:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


COMMEMORATION DU 28/11/11: TSHISEKEDI HONORE DE SA PRESENCE LA MANIFESTATION DES JEUNES DES UDPS ET ALLIES A KINSHASA

COMMEMORATION DU 28/11/11: TSHISEKEDI HONORE DE SA PRESENCE LA MANIFESTATION DES JEUNES DES UDPS ET ALLIES A KINSHASA: "Nanu esili te ! "

tshisekedi

Kinshasa, 28 novembre 2013 
à 17h00, Esplanade face au
siège de l'Udps, à Kinshasa,
Limete
ligue des jeunes entete
La Ligue des Jeunes de l’Udps,
La ligue des Femmes de l’Udps,
Les délégués des représentations de la Jeunesse de la MPP et des Partis Alliés,
Tous unis en mémoire des martyrs du 26 novembre 2011 et des victimes de la répression et de l’intolérance  politique de décembre 2011 jusqu’à ce jour,
Tiennent  à commémorer la journée du 28 novembre 2011,
la date qui aurait dû marquer la victoire de la Démocratie sur l’Usurpation,
la date de la victoire de l’Espoir sur le règne dynastique des seigneurs de la guerre, avant qu’un ignoble  holdup up électoral ne soit orchestré  pour continuer à chosifier le peuple congolais.
Abraham Lincoln avait dit que « la Démocratie est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple ». Cette notion universelle de la démocratie ne doit pas changer de connotation selon le continent où l’on se trouve. La Démocratie tropicalisée n’existe pas !
Ainsi,  ce qui est désigné comme Démocratie en Europe ou aux Etats Unis doit également revêtir la même signification en RDC.
La jeunesse congolaise acquise au changement ne veut plus entendre parler d’une démocratie de pacotille,  bradée  et vidée de toute sa substance car les dérives de la « démocrature » actuelle risquent d’hypothéquer le  futur de toute une génération, notre génération….
La Jeunesse congolaise ne veut pas seulement voter : elle veut aussi élire ses leaders et les voir exercer librement leur mandat, selon les règles de l’alternance politique.
Autant elle a  combattu Mobutu, autant elle combattra  la mauvaise copie d’un « Mobutu Light ».
Les élections présidentielles et législatives de novembre 2011 ont eu l’avantage de démontrer le degré de mobilisation et de détermination du peuple congolais pour rejeter l’imposture au sommet de l’État congolais ; elles ont aussi révélé au monde entier la félonie d’un potentat qui tient à pérenniser le système d’occupation et de prédation de la RDC.
Pour avoir soumis la population congolaise à la misère, à la paupérisation, à l’insécurité permanente, à la tyrannie, à l’insécurité juridique, au manque d’éducation pour la jeunesse, M. Kabila ne pouvait pas espérer être gratifié d’un autre mandat électif, car son bilan demeure, à ce jour, catastrophique.
 Aucun leader du monde civilisé et de surcroît démocratique ne devrait s’afficher avec M. Kabila qui n’est pas le choix du peuple contre la volonté de l’écrasante majorité des Congolais qui avaient résolument choisi le changement aux élections du 28 Novembre 2011 en plébiscitant Etienne Tshisekedi wa Mulumba aux plus hautes charges de l’État.
Les hommes du régime kabiliste qui s’incrustent au pouvoir ont pris la décision irresponsable de ne pas  s’incliner devant le verdict des urnes, en décidant de gouverner par défi, recourant à la force des canons et à la terreur au quotidien contre le peuple congolais.
 La situation actuelle du Congo se résume aujourd’hui en ceci :
un « président »  et « gouvernement » illégitimes issus d’un holdup électoral ;  un « parlement » avec des « députés » en grande majorité nommés en lieu et place des vrais élus ;  un sénat  et des représentation provinciales hors mandat
et surtout une justice asservie, instrumentalisée pour pérenniser le régime, arrêter les dissidents politiques comme le camarade Eugène Diomi Ndongala, Président National de la Démocratie Chrétienne et porte-parole de la MPP, victime d’un harcèlement politique violent de longue date visant son élimination physique et cela  à cause de  son combat noble et pacifique pour la vérité des urnes. Voilà pourquoi tous les Jeunes acquis au changement demandent sa libération immédiate et sans conditions !
Les violations massives des droits civils et politiques ainsi que des droits de l’Homme font de la RDC le règne des antivaleurs :
Que dire de la récente dénonciation de l’Unicef des tueries des enfants défavorisés congolais  massacrés en plein jour à Kinshasa, par la police politique aux ordres du « Général » Kanyama alias « Esprit de Mort », avec l’excuse  de la lutte contre les bandes  d’inciviques ? Nous n’avons pas oublié que ces mêmes bandes d’inciviques ont été créés, soudoyées et armées par le pouvoir pour tuer les jeunes des partis qui ont gagnés les élections de novembre 2011. Le régime Kabila a poussé son cynisme jusqu’à traquer des enfants défavorisés tués par dizaines en pleine ville de Kinshasa, au nom de l’insécurité que ce même régime entretient pour terroriser les congolais et empêcher qu’ils réclament leurs droits civils et politiques  et l’imperium pour leur Président Elu, Etienne Tshisekedi wa Mulumba.
Face à ce tableau si sombre,  nous ne cèderons pas:
« De défaite en défaite, nous arriverons enfin  à la victoire », comme avait dit  Mao Tse Tung !
L’heure de l’unité de tous les jeunes du Congo acquis au changement  est arrivée, car la jeunesse et la Diaspora congolaise n’ont pas encore dit leur dernier mot,
« Nanu esili te ! »
« Nanu esili te ! »
« Nanu esili te ! »
 
Que vive la Ligue des Jeunes de l’Udps,
Que vive le Président Elu, S.E. Etienne Tshsiekedi wa Mulumba
Fait à Kinshasa, le 28/11/2013
Pour la Ligue des Jeunes et les Alliés,
Nixon Lukusa,                                                      Freddy Pindi,
S.G. à la Communication                                     Président
 

Posté par lumbamba à 00:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 novembre 2013

BelgiqueDeux autres bataillons ont déjà été formés par la Belgique.

Lalibre.be
Le ministre belge de la Défense, Pieter De Crem, a symboliquement transféré jeudi à son homologue congolais, Alexandre Lubal Tamu, un bataillon d'élite - le troisième du genre - formé au cours des huit derniers mois par des instructeurs belges, une unité considérée comme d'élite par les observateurs internationaux et qui doit aider Kinshasa à rétablir son autorité sur l'ensemble du vaste territoire de la République démocratique du Congo (RDC). La cérémonie, haute en couleurs avec largage de parachutistes et passage de C-130 (belge) à basse altitude, s'est déroulée à Kindu, le chef-lieu de la province du Maniema (est de la République démocratique du Congo), où une centaine de Belges - provenant principalement du 3ème bataillon parachutiste de Tielen, près de Turnhout - ont encadré la formation du 323ème bataillon commando des Unités de réaction rapide (URR) des Forces armées de la RDC.

Deux autres bataillons ont déjà été formés par la Belgique, le 321ème et le 322ème, respectivement à cheval sur 2008 et 2009 et entre octobre 2011 et mars 2012, dans le cadre du Programme de Partenariat militaire (PPM) belgo-congolais.

Ils ont "démontré leur professionnalisme" lors d'opérations en Equateur et plus récemment au Nord-Kivu face à la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), vaincue début novembre par les FARDC avec l'aide active des Casques bleus de l'ONU, a souligné M. Lubal en présence de M. De Crem, de sa délégation et d'une bonne demi-douzaine d'attachés de défense de pays "partenaires" de la RDC accrédités à Kinshasa.

"Ici commence un nouveau chapitre" du PPM, lancé en 2003 et réorienté en 2007 vers la formation de ces trois bataillons, a pour sa part affirmé M. De Crem au dernier jour d'une visite en RDC. Il a assuré que la Belgique prendrait "d'autres responsabilités" notamment pour la formation d'un état-major de brigade (la 31ème) chargée de "coiffer" les trois bataillons ainsi que pour la "responsabilisation des Congolais" qui doivent maintenant "reconditionner" leurs troupes.

L'exercice final a été corsé par l'envoi d'une compagnie de 150 hommes, provenant de la même unité, qui a joué plastron et donné des conseils aux nouveaux commandos congolais, tout en s'acclimatant aux conditions tropicales - une obsession de toujours au sein de la hiérarchie militaire belge.

La mission des instructeurs belges, qui s'est formellement terminée jeudi par cette parade, consistait à former un bataillon léger, facilement engageable, pour des opérations de courte durée, a expliqué le commandant du détachement, le lieutenant-colonel Luc Leclercq, qui est aussi le chef de corps du 3ème bataillon parachutiste.

"Vous serez bientôt déployés dans un lieu que le chef de l'Etat (le président Joseph Kabila, qui est également commandant en chef des FARDC) décidera", a affirmé M. Lubal. "La nation congolaise attend de vous un comportement exemplaire", a-t-il ajouté en citant la devise de ce nouveau bataillon, "Ne jamais trahir le Congo".

La visite de M. De Crem intervenait moins d'un mois après la victoire de l'armée gouvernementale sur les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) dans la province du Nord-Kivu, avec l'aide de la Mission des Nations Unies en RDC (Monusco) et à laquelle les deux bataillons instruits précédemment par la Belgique ont contribué. L'armée belge s'est aussi attelée à encadrer la formation d'un état-major de brigade qui doit "coiffer" trois bataillons URR.

La Défense belge fournit aussi un appui à la rénovation du camp de Kindu, un projet baptisé FAMIKI et qui bénéficie de moyens financiers provenant des Affaires étrangères et de la Coopération au développement belges sous le vocable "3D" (défense, diplomatie et développement). La main d'oeuvre pour la rénovation des bâtiments est fournie par des militaires du génie congolais formés les années précédentes à Kananga (Kasaï occidental, centre) par la Belgique.

Là aussi M. De Crem a remis symboliquement à son homologue congolais la clé de 196 logements approvisionnés en eau, ainsi qu'un centre de santé et une école, toutes deux ouvertes également à la population des environs.

Posté par lumbamba à 22:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Tshisekedi-Mpwila : il n’y a pas match



L'ancien représentant de l'Udps au Benelux, Dr François Tshipamba Mpwila fait parler de lui depuis quelque temps. Lui et certains de ses compagnons ont produit un document coupe-gorge dont la quintessence les met en porte-à-faux avec la vision de la direction politique et la base au pays.

En un mot, Mpwila demande au Président Kabila de composer avec l'Udps pour gérer l'Etat et propose même la clé de répartition des responsabilités publiques. A Joseph Kabila, il laisse le poste de Président de la République tandis que la Primature avec certains ministères de souveraineté reviendraient à l'Udps avec comme Premier ministre son Président national, Etienne Tshisekedi Wa Mulumba.

      A la chambre basse, l'Udps devra disposer d'un poste au Bureau. Le partage concerne aussi les provinces et le Portefeuille de l'Etat. Cette proposition de Tshipamba Mpwila, qui n'est pas endossée par la direction politique du parti, n'est ni plus ni moins que l'instauration d'une nouvelle transition qui serait dominée par les deux principales forces politiques du moment qui sont le Pprd, pour la Majorité et l'Udps pour l'Opposition.

      C'est le retour à la bipolarisation de la scène politique que les Congolais ont connue à l'époque du Zaïre du Maréchal Mobutu dans les années 90. Alors qu'à ce jour, la volonté des Congolais c'est d'avoir des dirigeants qui disposent du leadership nécessaire pour leur offrir des élections crédibles et incontestables, au cycle légal qui est de 5 ans. Pour François Tshipamba Mpwila qui, jusqu'hier, a continué à défendre son schéma, il s'agit de l'ascenseur à renvoyer à Tshisekedi Wa Mulumba pour tout ce qu'il a fait pour ce pays. Il revient à d'autres et non lui-même de faire cette proposition pour l'honorer.

      Pourtant, Mpwila, qui n'est pas un néophyte à l'Udps, sait très bien que sa proposition d'un Tshisekedi «Premier ministre de Kabila aujourd'hui» là où lui-même continue à se considérer comme le seul Président de la République élu, mais qui attend de récupérer son imperium, est perçue comme une injure au lider «Maximo», mieux un crime de lèse-majesté.

      Il est complètement en hiatus avec son leader. Il l'aura voulu. Bruno Mavungu, le secrétaire général de l'Udps est déjà monté au créneau et a lancé des anathèmes au groupe qui a initié cette réflexion qui n'engage aucunement le parti. La guerre est lancée. Mais entre les deux hommes, Tshisekedi et Mpwila, il n'y aura jamais match. Et pour cause. L'un pas très connu de la base de l'Udps tandis que l'autre, Tshisekedi est une icône sur la place politique.

      On n'affronte pas une icône. Le combat est inégal comme dans le récit biblique de David et Goliath. Mpwila a frappé à côté avec son schéma de transition qui ne dit pas son nom. Lui et son groupe de réflexion auraient fait œuvre pour réfléchir sur les options que doit courageusement lever l'Udps dans la perspective des élections de 2016.

MORT SUBITE


      Car le constat qui se dégage 24 mois après les élections contestées de 2011 est que malgré son annonce, Tshisekedi n'a toujours pas recouvré son imperium. Il ne lui reste plus que quelque 3 ans pour le faire. A ce jour, aucun indice ne vient étayer le fait que ce vœu serait concrétisé demain. D'où il faut être réaliste.

      Ce qui renvoie à une réalité qui veut que l'Udps ne peut se payer le luxe de se saborder comme en 2006 en se déclarant non partante pour les élections de 2016 ? Un tel boycott signerait net la mort subite du parti. C'est cela que le " Lider Maximo " doit éviter à tout prix, l'Udps ne lui appartenant pas.

      C'est là où Mpwila Tshipamba et son groupe de réflexion devraient dégager des pistes plutôt que de se limiter à élaborer un tableau de partage du gâteau avec Joseph Kabila, celui-là même dont ils continuent à contester la légitimité. Il n'y a que par une réflexion froide que l'Udps va répondre à une question que l'on peut légitimement se poser et qui est de connaître la durée du boycott des institutions.

      Logiquement, c'est une seule législature, celle qui est en cours, celle dont le parti conteste les résultats des élections d'un certain 28 novembre 2011. Il faudra aussi savoir comment l'Udps va s'y prendre lorsqu'elle reviendra dans la course en 2016 avec des scrutins qui seraient préparés par la CENI de Malumalu que l'on considère dans toute l'Opposition comme un sociétaire de la MP.? Quelles stratégies mettre en place pour un contrôle efficient par le parti de tout le processus de 2016 qui commence déjà dans cette législature. Par exemple toutes les opérations préélectorales.

      Alors qu’au même moment, l'Udps n'a aucun contact avec les institutions ne serait-ce que celles chargées des élections. S'il n'y a aucune collaboration, il lui serait difficile de mettre en place un dispositif permettant d'éviter à l'avenir la fatalité de se voir voler ses  voix.

      C'est là où François Tshipamba Mpwila et ses amis devraient briller. Eux ont préféré quémander la Primature pour Tshisekedi. Pour  quoi faire ? En a-t-il vraiment besoin ? Elevé déjà au niveau d'emblème, Tshisekedi ne peut redescendre du piédestal, entrer dans l'arène pour gérer. Il est dans la catégorie de Mandela, Ghandi…des  surhommes dont la mission n'est pas la gestion des affaires publiques. Il y a donc dichotomie entre l'Udps et son chef au sujet de la gestion institutionnelle. C'est cela que le parti qui en a vu d'autres se doit de lever.  

KANDOLO M.

Posté par lumbamba à 10:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Comparution devant la CPI de l'ex-vice président congolais Bemba et deux de ses proches

Jean-Pierre Bemba devant la CPI le 27 novembre 2013.
Jean-Pierre Bemba devant la CPI le 27 novembre 2013.
REUTERS/Peter Dejong
Par RFI

On les accuse d'appartenir à un réseau visant à produire des documents faux ou falsifiés et à corrompre des témoins dans le cadre de la défense de Jean-Pierre Bemba devant la CPI. Sur mandat de la Cour, 4 personnes ont été arrêtées en Europe et en RDC, le week-end dernier. Me Aimé Kilolo, avocat de Jean-Pierre Bemba, a été interpellé à l'aéroport de Bruxelles. Fidèle Babala Wandu, député MLC a été arrêté chez lui à Kinshasa dans la nuit de samedi à dimanche. Tous deux comparaissaient avec Jean-Pierre Bemba lors d'une audience initiale ce mercredi 27 novembre à La Haye.

« Production d'éléments de preuves faux ou falsifiés, subornation de témoin. » Une fois les charges énoncées par la greffière, le juge Tarfusser invite les accusés à s'exprimer. Jean-Pierre Bemba parle le premier et revient sur les documents incriminés : « En ce qui concerne ce fameux document, cela fait l'objet de discussions et de débats. Et nous avons eu l'occasion de challenger ces documents et de montrer leur véracité. »

 
Jean-Pierre Bemba (au fond) entouré de ses défenseurs lors de l’ouverture de son procès à La Haye (Pays-Bas) le 22 novembre 2010.
24/11/2013 - RDC / Justice internationale

Il a quelques jours encore, il dirigeait la défense de Jean Pierre Bemba. Me Aimé Kilolo, déplore désormais le recours d'un mandat d'arrêt à son encontre. Une simple citation à comparaitre aurait suffi dit-il.

Concernant les accusations de subornation de témoins et de falsification de preuves, Me Kilolo y voit une manœuvre du bureau du procureur : « La procédure, à laquelle le bureau du procureur a eu recours, a aussi pour conséquence en réalité de porter atteinte au travail d'une défense qui se faisait dans le cadre de l'affaire principale qui elle est déjà pratiquement à sa fin. »

Et puis il y a le cas du député MLC, Fidèle Babala Wandu. Lui dénonce les conditions de son arrestation à Kinshasa dans la nuit de samedi à dimanche : « A 2h40 du matin, avec 30 policiers, ma maison a été forcé et mes enfants traumatisés. Je me demande honnêtement si c'est cela le respect des règles de procédure. »

« Lorsqu'un Etat coopère avec la Cour nous ne pouvons pas influer sur la façon dont cette coopération est effectuée » répond le Juge. Prochaine étape le 4 décembre. Le magistrat affinera son calendrier pour la suite de la procédure.

Les deux autres suspects Magenda Kabongo, membre de la défense et Narcisse Arido, un témoin de la défense dans l'affaire Bemba , arrêtés respectivement aux Pays Bas et en France attendaient d'être transférés à la CPI.

Posté par lumbamba à 10:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


RDC: assassinats présumés de jeunes délinquants à Kinshasa

Rue de Kinshasa.
Rue de Kinshasa.
Craig Lapp/NFB/Getty Images
Par RFI

En République démocratique du Congo (RDC), une vingtaine de jeunes, dont douze enfants, ont été tués depuis une semaine, à Kinshasa. Depuis le 15 novembre, dans la capitale congolaise, la police mène une vaste opération contre les gangs de jeunes délinquants, les Kuluna. L'Unicef s'alarme de rapports faisant état d'exécutions extra-judiciaires et demande aux autorités congolaises de prendre des mesures urgentes pour mettre fin à ces actions. De son côte, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende rejette les soupçons de l'Unicef et demande des preuves.

L'opération baptisée « Coup de poing » a débuté le 15 novembre et devrait durer trois mois. Le gouvernement veut éradiquer les Kuluna - les gangs de jeunes ultra violents - qui terrorisent la population et n'hésitent pas à s'en prendre aux forces de l'ordre.

 
Aliou Maïga, Gestionnaire de la protection de l'enfance à l'Unicef RDC.

"Toute infraction commise par un individu, quelque soit son niveau, quelque soit le type d’infraction commise, cette personne doit être traduite devant les tribunaux ; elle doit être jugée et condamnée."

par Olivier Rogez

Mais beaucoup s'inquiètent des méthodes employées. Selon l'Unicef, une vingtaine de jeunes, dont douze enfants, ont été tués par balles depuis précisement le début de cette opération.

L'Unicef n'accuse pas directement les forces de l'ordre mais relève la coincidence entre le début de l'opération coup de poing et ces meurtres. Selon des témoins, au cours de ces derniers jours, des hommes en civil ont abattu froidement plusieurs jeunes Kuluna dans les rues de Kinshasa au vu et au su des populations.

Joint par RFI, Aliou Maïga, gestionnaire de la protection de l'enfance à l'Unicef RDC, rappelle aux autorités que les délinquants doivent être traités en fonction des lois en vigueur.

De son côté, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, rejette les soupçons de l'Unicef et demande des preuves.

« S’il y a des informations qui confirment ces rumeurs qui courent dès le premier jour, nous sommes extrêmement intéressés à avoir les éléments qui nous permettraient de prendre des mesures », a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais à RFI.

La recrudescence de la délinquance des Kuluna coincide avec une série de mesures de mise en liberté conditionnelle décrétées depuis le mois de septembre. Mais là encore, Lambert Mende récuse. « Il n'y a aucune statistique prouvant un lien de cause à effet », a-t-il dit.

Posté par lumbamba à 10:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Nord-Kivu : 300 miliciens se sont rendus depuis une dizaine de jours

 
Les miliciens Maï Maï Bakata Katanga rendant leurs armes, samedi 23 mars 2013, à la Monusco.Les miliciens Maï Maï Bakata Katanga rendant leurs armes, samedi 23 mars 2013, à la Monusco.

Le porte-parole militaire de la Monusco, le lieutenant-colonel Félix Prospère Basse, a déclaré que trois cents trois miliciens se sont rendus à la mission onusienne et aux autorités congolaises au Nord-Kivu depuis le 19 novembre. Ces redditions concernent plus d’une dizaine de groupes armés actifs dans cette province.

« Il s’agit de 27 [miliciens] du groupe Maï-Maï du Front populaire congolais, 104 du groupe Maï-Maï Nyatura, 1 du M23, 2 de l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain, 8 de différents groupes Maï-Maï, 3 du groupe armé Mouvement populaire d’autodéfense », a fait savoir le porte-parole militaire de la Monusco.

L’officier onusien a indiqué qu’actuellement un processus de reddition des combattants de la milice de Cheka est en cours.

En outre, Foka Mike du groupe Maï-Maï Raïa Mutomboki et Daniel Meshe du Raï Mukombozi se sont rendus les 23 et 24 novembre derniers au commandant du 1002e régiment des FARDC au Sud-Kivu.

Les deux chefs miliciens étaient accompagnés de 14 membres de leurs familles et de 45 combattants de leur mouvement.

Depuis la défaite de la rébellion du M23, les redditions des groupes armés se sont multipliées au Nord-Kivu.

 

radiookapi.net/Kasai Direct

Posté par lumbamba à 10:03 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

27 novembre 2013

Croisade diplomatique sans précédent dans les Grands Lacs: Mary Robinson lance la dernière offensive pour sauver le M23 !



Le lobby des irréductibles défenseurs du Rwanda et de l’Ouganda a compris une chose : pour espérer faire reculer Kinshasa à Kampala et sortir le M23 de la galère, il faut exercer une pression sur les principaux soutiens de Kinshasa en ce moment. Il s’agit de l’Afrique du Sud qui joue plus un rôle politique et diplomatique et la Tanzanie qui est le bras d’appui opérationnel sur le terrain.


En effet, c’est un général tanzanien qui a commandé les opérations d’appui aux Fardc ayant abouti au démantèlement du M23. Et c’est toujours la même Tanzanie qui a payé un lourd tribut dans l’engagement aux côtés des forces loyalistes. 3 soldats tanzaniens ont ainsi été tués en pleine opération en Rdc. N’ayant pas su faire infléchir la position du Gouvernement  congolais à Kampala, les lobbyistes internationaux pro-Kagame et Museveni pensent qu’il faut surtout essayer de convaincre la Tanzanie dont la détermination dans l’engagement aux côtés de la Rdc constitue un élément capital dans le revirement de la situation à l’Est.

Le bon œil

Ayant influencé le casting de l’Onu et obtenu la promotion de leur préposée, Mary Robinson, les lobbyistes ci-haut évoqués l’ont lancée dans la croisade contre Kinshasa et en faveur du M23 et de ses mentors. La représentante spéciale de Ban-ki Moon dans les Grands Lacs s’est vue confier là délicate mission de permettre à Kagame et Museveni de sortir du bourbier de l’Est la tête haute. C’est-à-dire, de perdre militairement mais gagner sur les plans politique et diplomatique.
Habile manœuvrière, Robinson s’est en premier lancée à l’assaut de la Tanzanie. Au-delà de la rhétorique officielle, des sources crédibles nous renseignent que la diplomate onusienne a sollicité de Dar es-Salaam d’obtenir l’infléchissement de la position congolaise.
Robinson a expressément demandé au Président tanzanien de continuer à apporter sa contribution aux efforts de restauration de la paix au Congo après que la force de l’Onu a réussi à chasser les rebelles du groupe M23 de l’Est de la Rdc.
La préposée des lobbyistes pro-Kagame et Museveni suggère en clair de tourner le dos à l’assurance qu’a apporté l’option militaire. Elle veut que l’on conjugue de nouveaux efforts pour restaurer la paix après la guerre. De quels efforts s’agit-il en dehors de l’obsession maladive à vouloir faire sortir nos agresseurs et leurs marionnettes du M23 par la grande porte de l’histoire ?
Le communique ayant sanctionné la visite de Mary Robinson en Tanzanie lève toute équivoque sur cette obsession. Il révèle que «  Robinson va se consacrer à la priorité immédiate de parvenir à un résultat négocié au dialogue de Kampala … ». Pourquoi, alors qu’il n’est plus prioritaire pour nous congolais, le processus de Kampala le resterait pour une communauté internationale qui n’est supposée que pour nous accompagner ?
L’activisme de cette communauté autour du processus de Kampala fait craindre l’existence d’un agenda caché. Si les lobbyistes et leurs préposés n’arrivent pas à leur fin, le pire est à craindre. C’est pourquoi la dynamisation de notre armée reste plus que prioritaire. Pendant que Robinson et ses mentors battent le pavé dans les Grands Lacs, nous devons agir rapidement.
Tenez : hier mardi Mary Robinson était simultanément attendue au Rwanda et au Congo-Brazzaville. Du 27 au 29 novembre, elle se rendra à Kinshasa et à Goma avant d’aller par la suite assister au sommet des chefs d’Etat de la Communauté de l’Afrique de l’Est à Kampala. Décidément, ça paraît très louche cette super-mobilisation en faveur d’un mouvement insurrectionnel criminel et militairement défait sur toute la ligne. Il faut ouvrir le bon œil.
LP

Posté par lumbamba à 23:06 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

L’UDPS rend hommage à ses martyrs tués avant, pendant et après les élections du 28 novembre 2011



L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social « UDPS », parti cher à Etienne Tshisekedi wa Mulumba, a organisé une conférence de presse hier mardi 26 novembre 2013 à son siège national, dans la commune de Limete à Kinshasa, pour rendre hommage à ces hommes et femmes, jeunes et vieux exécutés sommairement avant, pendant et après les élections du 28 novembre 2011.
Le secrétaire général de ce parti, Me Bruno Mavungu Puati a expliqué à la presse le calvaire enduré par les combattants et sympathisants de l’UDPS la veille des scrutins du 28 novembre 2011 émaillés des violences ayant entraînés les graves violations des droits de l’homme.
« Les Violences sur les populations civiles manifestant pacifiquement sont antérieures à la date du 26 novembre 2011, date où elles ont atteint leur point culminant », a dit Bruno Mavungu.
Il a rappelé les dates historiques des événements qui ont coûté la vie aux combattants de l’UDPS dont le 10 mars 2013, jour du retour du président Etienne Tshisekedi wa Mulumba d’Afrique du sud, le 26 janvier et le 16 février 2012 à l’occasion de la marche organisée par l’Eglise Catholique pour exiger la vérité des urnes.
Le calvaire enduré par l’UDPS avant, pendant et après les élections avec un lot de martyrs suite à la répression sanglante du régime Kabila est une réalité surtout appuyée par la publication des rapports des organisations nationales et internationales des droits de l’homme.
Dans leur rapport, les enquêteurs ont confirmé qu’au moins 33 personnes ont été tuées dont 22 par balle, tandis que d’autres ont été trouvés décapitées dans le fleuve et d’autres encore ont été éventrées ou ligotées et jetées au fleuve au niveau du palais de la nation ou du camp Tshatshi, a expliqué Mavungu.
Le rapport a révélé que l'équipe a fait face à plusieurs difficultés au cours de son enquête et cite notamment la note circulaire n° 1250/CAB/MIN/SP/9745/DC/OMK/2011 du 12 décembre 2011 signée par le ministre de la Santé publique Victor Makwenge Kaput et interdisant les médecins directeurs des hôpitaux de ne pas fournir les informations sur les blessés et les personnes décédées.
Me Bruno Mavungu a exhumé le bilan fournit par la Monusco faisant état de 83 blessés dont 61 par balle et 265 civils arrêtés arbitrairement.

Journée noire pour l’UDPS


Le secrétaire général de l’UDPS a indiqué que le 26 novembre 2011 a été une journée martyre pour son parti car plusieurs de ses militants ont été tués par la garde républicaine .qui rentrait de l’aéroport où elle était allée accueillir Joseph Kabila.
En effet, lors des manifestations pacifiques, des éléments des forces de l’ordre larguaient du gaz lacrymogène pendant que d’autres tiraient à balle réelle. Il y a eu un troisième contingent qui s’est chargé de ramasser les corps pour les enterrer dans les fosses communes, a affirmé Bruno Mavungu.
Il a fait allusion aux rapports des ONGDH qui ont cité l’Etat-major des renseignements militaires (ancienne DEMIAP), le centre d'entraînement de la Garde républicaine à Kibomango, le camp Tshatshi, le camp CETA, le camp Kokolo, le palais de la Nation (résidence officielle de Joseph Kabila) et le palais de marbre, une autre résidence de Joseph Kabila, comme étant les endroits où les corps des combattants de l’UDPS ont été gardés.
Pour rendre un hommage mérité à ces braves combattants, l’UDPS promet de célébrer la journée du jeudi 28novembre2013 à travers une messe d’action de grâce à l‘Eglise Saint Joseph de Matonge à Kinshasa pour marquer le 2ème anniversaire de l’Election d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba en qualité de président élu de la RDC “. Après la messe, un meeting de la Ligue des Jeunes de l’UDPS est prévu au siège du parti.
D’autres manifestations commémoratives de cette date seront organisées à travers le pays et à l’étranger par les comités de base (fédérations, sections, sous-sections et cellules) de l’UDPS.
Julie MUADI

Posté par lumbamba à 22:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Kinshasa : les allégations sur les assassinats de jeunes et d’enfants inquiètent l’Unicef et la Monusco

 
Ces enfants sans domicile fixe, passent la nuit le long de ce mur de la clôture de la gare centrale où ils ont été surpris ce 17/06/2011 RadioCes enfants sans domicile fixe, passent la nuit le long de ce mur de la clôture de la gare centrale où ils ont été surpris ce 17/06/2011 Radio

Dans un communiqué conjoint publié le mercredi 27 novembre, la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la Stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) indiquent avoir reçu ces derniers jours « des rapports préoccupants  faisant état de la disparition et de l’assassinat de jeunes hommes et d’enfants » dans certaines communes de Kinshasa. Ces allégations coïncident avec le début de l’opération  Likofi » lancée du 15 novembre 2013 au 15 février 2014, par les autorités congolaises pour lutter contre la délinquance urbaine. 

La Monusco et l’Unicef indiquent vérifier ces informations faisant état d’au moins une vingtaine de personnes, dont 12 enfants, qui auraient été tuées.

Les deux organisations demandent que des mesures immédiates soient prises par les autorités congolaises afin de mettre fin à ces actes. Elles rappellent que l’Etat doit en toute circonstance faire respecter les droits humains, et assurer que les enfants bénéficient d’une protection particulière, selon la loi congolaise et les traités et conventions internationales.

« Des enquêtes doivent être diligentées par les autorités judiciaires afin que les responsables de ces actes soient traduits en justice conformément au Code pénal congolais », lit-on dans le communiqué.

Par ailleurs, les Nations unies affirment leur volonté de soutenir le Gouvernement congolais dans la recherche de solutions durables aux problèmes de la réinsertion sociale des enfants et des jeunes.

Depuis quelques jours, des habitants de certains quartiers de la capitale congolaise rapportent que des policiers tuent nuitamment des bandits appelés « Kulunas ».

Interrogé à ce sujet par Radio Okapi le mardi 26 novembre, le conseiller en communication du Commissaire général de la police, Colonel Pierrot-Rombaut  Mwanamputu, a déclaré que la Police nationale congolaise ne menait pas une opération pour tuer les bandits.

Il a affirmé que l’opération « Likofi » (Coup de poing, en lingala) menée par la police consiste à arrêter des bandits et à les déférer devant la justice.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 22:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]