16 novembre 2013

Kampala: Martin Kobler appelle le gouvernement et le M23 à conclure les négociations

 
Martin Köbler, représentant spécial du secrétaire général de l’Onu pour la RDC le 28/08/2013 à Kinshasa, lors de la conférence de presse au quartier général de la Monusco. Radio Okapi/Ph. John BompengoMartin Köbler, représentant spécial du secrétaire général de l’Onu pour la RDC le 28/08/2013 à Kinshasa, lors de la conférence de presse au quartier général de la Monusco. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le patron de la Monusco, Martin Kobler, appelle le gouvernement congolais et la rébellion du M23 à conclure les négociations de Kampala, ouvertes depuis onze mois. Il a lancé cet appel, vendredi 15 novembre, au sortir d’un entretien avec le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjala Ndjoko, au Palais du peuple à Kinshasa.

«C’est maintenant le temps de voir comment trouver un schéma de conclure les négociations de Kampala. On a discuté des options parce que la substance était consentie, à savoir: la fin de la rébellion du M23, la fin des activités militaires», a indiqué Martin Kobler. Il plaide pour qu’un compromis soit trouvé entre les deux parties à Kampala afin de mettre définitivement fin à la guerre dans le Nord-Kivu:  «C’est maintenant important de conclure parce que le problème du M23 ne disparaît pas car ce sont des Congolais, ce sont vos compatriotes et ils doivent rentrer».

Martin Kobler est d’avis que la solution militaire seule ne suffit pas pour une paix durable dans la partie Est de la RDC et il préconise une solution politique en parallèle.

C’est depuis lundi 11 novembre que le gouvernement congolais et les représentants du M23 n’accordent pas leurs violons quant à la signature d’un accord à Kampala. Kinshasa avait notamment évoqué le problème de l’intitulé du document à parapher, refusant d’apposer sa signature. La délégation gouvernementale souhaite plutôt signer «une déclaration».

«Je crois que l’accord ou le papier ou encore le document était conçu pour finir une guerre. Maintenant que la guerre a pris fin, il faut faire une solution pour réintégrer les combattants du M23 », avait déclaré le patron de la Monusco. Il avait également appelé toutes les parties, le M23, le gouvernement et le facilitateur « à prendre [en compte] ces étapes et de remplir ce qui était dans le papier».

Dans un communiqué publié lundi dernier dans la soirée depuis Entebbe (Ouganda), les envoyés spéciaux de la communauté internationale présents à Kampala avaient regretté que les deux parties n’aient pas conclu un accord à Kampala.

radiookapi.net

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15 novembre 2013

La RDC ne va pas intégrer les ex-rebelles du M23 dans l’armée

 
Lambert Mende Omalanga, Ministre congolais de la Communication et des médias, lors d'une interview à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John BompengoLambert Mende Omalanga, Ministre congolais de la Communication et des médias, lors d'une interview à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

« Le gouvernement n’accepte pas l’intégration des éléments de l’ex-rébellion du M23 au sein des FARDC, cela d’autant plus qu’une telle intégration, individuelle ou collective, ne fait pas partie des obligations qui lui incombent aux termes des pourparlers de Kampala ». Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais, a fait cette déclaration jeudi 14 novembre à Kinshasa. La RDC attribue l’échec de la fin du dialogue de Kampala avec le M23 prévu lundi dernier à la médiation ougandaise.

Lambert Mende a indiqué que les structures appropriées de l’État congolais avec le soutien de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco) se chargeront de la démobilisation et  de la réinsertion sociale des combattants du M23. Ce que demande par ailleurs le conseil de sécurité de l’ONU.

Concernant la question de l’amnistie, Lambert Mende a annoncé que le gouvernement proposera bientôt au Parlement un projet de loi d’amnistie, pour faits de guerre et d’insurrection en faveur de tout membre du M23 qui s’engagerait « individuellement et par écrit » à ne plus prendre les armes. Il a expliqué que l’amnistie individuelle couvrira la période allant du 1er avril 2012 jusqu’à ce jour, excluant toute idée d’amnistie générale.

Selon lui, chaque candidat à l’amnistie devrait s’engager notamment « à s’abstenir de manière permanente de recourir aux armes, de participer à un mouvement insurrectionnel pour faire aboutir une quelconque revendication, et qui accepterait que toute violation de cet engagement rende automatiquement caduque l’Amnistie ainsi accordée et disqualifie l’auteur de la dite violation du bénéfice de toute amnistie ultérieure».

Le gouvernement s’est aussi engagé à œuvrer pour la mise en œuvre rapide des accords tripartites signés avec les pays voisins et le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) au sujet du retour des réfugiés et des déplacés de guerre. Cette question figurait au nombre des revendications du M23.

Le M23 a été formé d’ex-rebelles du CNDP intégrés dans l’armée congolaise à la faveur d’un accord de paix signé en mars 2009. Ils se sont mutinés en avril 2012 au Nord-Kivu, dans l’est de la RDC pour réclamer la pleine application de cet accord. Appuyée par la brigade offensive des casques bleus de la Monusco, l’armée congolaise a défait militaire le M23 fin octobre 2013. La communauté internationale insiste cependant sur la nécessité d’un accord politique qui garantirait, selon elle, la stabilité à long terme.

radiookapi.net

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La CEDH demande à la France de ne pas expulser un Congolais

(AFP/Africatime

STRASBOURG, 14 novembre 2013 (AFP) - La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a demandé jeudi à la France de ne pas expulser un Congolais à qui elle a refusé l'asile, estimant qu'il risquait de subir des mauvais traitements en cas de retour dans son pays. Le requérant, âgé de 55 ans, dont le nom n'a pas été communiqué, a fait valoir qu'il avait déjà subi des violences de part des autorités de la République démocratique du Congo (RDC), en raison de ses opinions et de ses caricatures politiques.

Ce militant du Mouvement de libération du Congo (MLC), qui réside à Orléans (centre), avait fui son pays pour la France en 2008. Mais ses demandes d'asile y ont été rejetées et il fait l'objet depuis 2011 d'une obligation de quitter le territoire français. Dans leur arrêt rendu jeudi, les magistrats européens ont estimé qu'"au vu du profil du requérant", il risquait d'être arrêté en cas de retour dans son pays, où il y aurait "un risque réel qu'il soit soumis à des traitements contraires" à la Convention européenne des droits de l'Homme. Un tel renvoi constituerait donc une violation de cette Convention, a estimé la CEDH, qui a demandé à la France "de ne pas expulser le requérant jusqu'à ce que le présent arrêt devienne définitif ou que la Cour rende une autre décision à cet égard". Les arrêts de la CEDH deviennent définitifs dès lors qu'aucune partie ne demande leur réexamen éventuel par son instance suprême, la Grande chambre, dans un délai de trois mois.

Ce militant du Mouvement de libération du Congo (MLC), qui réside à Orléans (centre), avait fui son pays pour la France en 2008. Mais ses demandes d'asile y ont été rejetées et il fait l'objet depuis 2011 d'une obligation de quitter le territoire français. Dans leur arrêt rendu jeudi, les magistrats européens ont estimé qu'"au vu du profil du requérant", il risquait d'être arrêté en cas de retour dans son pays, où il y aurait "un risque réel qu'il soit soumis à des traitements contraires" à la Convention européenne des droits de l'Homme. Un tel renvoi constituerait donc une violation de cette Convention, a estimé la CEDH, qui a demandé à la France "de ne pas expulser le requérant jusqu'à ce que le présent arrêt devienne définitif ou que la Cour rende une autre décision à cet égard". Les arrêts de la CEDH deviennent définitifs dès lors qu'aucune partie ne demande leur réexamen éventuel par son instance suprême, la Grande chambre, dans un délai de trois mois. - See more at: http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/la-cedh-demande-la-france-de-ne-pas-expulser-un-congolais#sthash.spQuKnjq.dpuf
Ce militant du Mouvement de libération du Congo (MLC), qui réside à Orléans (centre), avait fui son pays pour la France en 2008. Mais ses demandes d'asile y ont été rejetées et il fait l'objet depuis 2011 d'une obligation de quitter le territoire français. Dans leur arrêt rendu jeudi, les magistrats européens ont estimé qu'"au vu du profil du requérant", il risquait d'être arrêté en cas de retour dans son pays, où il y aurait "un risque réel qu'il soit soumis à des traitements contraires" à la Convention européenne des droits de l'Homme. Un tel renvoi constituerait donc une violation de cette Convention, a estimé la CEDH, qui a demandé à la France "de ne pas expulser le requérant jusqu'à ce que le présent arrêt devienne définitif ou que la Cour rende une autre décision à cet égard". Les arrêts de la CEDH deviennent définitifs dès lors qu'aucune partie ne demande leur réexamen éventuel par son instance suprême, la Grande chambre, dans un délai de trois mois. - See more at: http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/la-cedh-demande-la-france-de-ne-pas-expulser-un-congolais#sthash.spQuKnjq.dpuf

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RDC/Allemagne : signature des accords de coopération de plus de 140 millions d'euros

(Xinhua /Africatime

KINSHASA, (Xinhua) -- La République démocratique du Congo (RDC) et l'Allemagne ont signé des accords de coopération bilatérale d'une valeur de 140 millions d'euros, à l'issue des troisièmes consultations intergouvernementales tenues du 11 au 13 novembre. "L'Allemagne s'engage à hauteur de plus de 140 millions d'euros. Ces montants sont consacrés aux pôles prioritaires, eau, assainissement, protection et gestion durable des ressources naturelles et micro finance. Des Fonds considérables ont également mise à la disposition entre autre pour la réhabilitation de la Centrale de l'électricité d'Inga, le Fonds pour la consolidation de la paix et le domaine de la santé", a expliqué l'ambassadeur d'Allemagne en RDC, Wolfgang Manig, qui a signé les accords avec le vice-ministre congolais de la Coopération internationale, Tunda wa Kasenda, en présence d'une délégation d'experts en provenance d' Allemagne. "Les troisièmes consultations intergouvernementales germano- congolaises ont porté sur les conditions-cadre de la coopération ainsi que sur les progrès obtenus et les défis à relever dans les différents programmes. En même temps, les prochains pas à réaliser ont été identifiés", a expliqué l'ambassadeur allemand. Wolfgang Manig a affirmé que l'Allemagne soutient la RDC dans les domaine prioritaires que sont l'eau et l'assainissement, la protection et la gestion durable des ressources naturelles et le micro-finance. De plus, l'Allemagne s'engage dans les domaines de la santé, du Fonds pour la consolidation de la paix, de l' approvisionnement en énergie ainsi qu'avec un projet d'intégration économique dans la province du Maniema. Au cours de ces consultations, les deux parties ont souligné l' importance du processus lancé dans le contexte de l'Accord-cadre d' Addis Abeba. L'Allemagne a également formulé des attentes claires à l' adresse de la partie congolaise, allant de l'amélioration des conditions-cadre politiques jusqu'à l'apport de plus de contributions propres et l'amélioration des conditions sociales des populations au niveau des projets de la part de la partie congolaise.

Les progrès dans ces domaines seront évalués dans les négociations intergouvernementales prévues en mars 2014.

 

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14 novembre 2013

Kampala : la facilitation à la base de l’échec d’un compromis entre Kinshasa et le M23

 
Lambert Mende, Ministre de l'Information, Communications et Médias lors d'une Conférence de Presse à Kinshasa, le 03/01/2012. Radio Okapi/Ph. Aimé-NZINGALambert Mende, Ministre de l'Information, Communications et Médias lors d'une Conférence de Presse à Kinshasa, le 03/01/2012. Radio Okapi/Ph. Aimé-NZINGA

Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, accuse la facilitation ougandaise d’être à la base de l’échec de la signature du document qui devrait sanctionner la fin des pourparlers de Kampala entre Kinshasa et les rebelles du M23. Au cours d’un point de presse tenu jeudi 14 novembre, il a expliqué qu’ « il était entendu clairement que le contenu à signer ne devait pas être un accord ».

Lundi 11 novembre, la RDC et le M23 devraient mettre un terme aux pourparlers de Kampala qui ont duré plus de dix mois. Les deux parties n’ont pas trouvé un compromis concernant l’intitulé du document à signer. Kinshasa est favorable à parapher « une déclaration » et non « un accord ».

Lambert Mende prend pour responsable de cet échec la facilitation ougandaise :

« La délégation du gouvernement a été surprise et choquée  de constater que la facilitation n’avait pas tenu compte du compromis qu’elle avait elle-même proposé au gouvernement selon lequel le contenu à signer ne devait pas être un accord ».

Selon le ministre de la Communication et Médias, le préambule du document lui-même ne tenait pas compte de la dissolution du mouvement du 23 mars.

« La facilitation n’avait pas tenu compte, dans le préambule du texte destiné à la signature, la déclaration de renonciation à la rébellion faite par le M23, ni du communiqué du gouvernement de la RDC prenant acte de cette déclaration du M23, comme si cela était contrariant pour elle », a-t-il souligné.

« On ne comprendra jamais pourquoi cela gênait les autorités ougandaises  de reconnaître que le M23 avait été militairement défait » a-t-il ajouté.

De plus, le porte-parole du gouvernement a souligné que la facilitation ougandaise n’avait pas tenu compte de beaucoup de points dont l’évolution de la situation sur le terrain des hostilités :

« Le M23 ne contrôlait plus aucune portion du territoire congolais et cette débâcle militaire du M23 rendait sans objet certaines dispositions préalablement convenues », a indiqué Lambert Mende.

radiookapi.net

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FAUDRA-T-IL NÉGOCIER LA PAIX AVEC LE M23 EN PLEINE DÉBANDADE, OU AVEC SES PARRAINS RWANDAIS ET OUGANDAIS ?

Écrit par AgoraVox/LePontiel


Après plusieurs mois des pourparlers, lesquels ont été entamés le 9 décembre 2012, le gouvernement congolais et les rebelles du M23 n’ont pu signer le 11 novembre 2013 un accord à Kampala.

La question de l’intégration des rebelles dans l’armée a longtemps bloqué ces discussions. Le gouvernement congolais ayant tenu à juste titre à signer une simple déclaration de reddition, et non un accord, les négociations ont été reportées sine die. De plus, la rébellion réclamait une amnistie collective tandis que Kinshasa s’est opposé à l’intégration des rebelles accusés de crimes de guerre, ainsi que de crimes contre l’humanité, et a établi une liste des rebelles exclus de toute intégration.

LES PRECEDENTS ACCORDS ET DECLARATIONS

Dans le passé, des accords entre les belligérants congolais ont été signés en vue de la stabilisation de la région du Kivu. Il en a été de même pour des déclarations conjointes entre Kinshasa et Kigali. En tant que faiseur des rébellions, le Rwanda a soutenu toutes les rebellions qui ont défilé dans l’Est de la RDC, dont la toute récente est le Congrès national de défense du peuple (CNDP), d’où est né le M23.

L’accord de Goma, signé par 22 groupes armés ainsi que par le gouvernement congolais, était précédé d’un accord du mois de novembre 2007 entre les gouvernements de la République Démocratique du Congo et du Rwanda, connu sous l’appellation de « Communiqué de Nairobi », en vue du règlement de l’épineux problème du Front démocratique pour la libération du Rwanda (FDLR). D’après l’article III de l’accord de Goma, tous les signataires se sont engagés à respecter à la lettre le droit international humanitaire et les droits de l’Homme, c’est-à-dire à mettre un terme à tout acte de violence et abus à l’encontre des populations civiles.

Ces deux accords, auxquels il faudra ajouter les recommandations de la Conférence sur la paix, la sécurité et le développement organisée par le gouvernement congolais au début de l’année 2008, ont servi de base au programme de paix gouvernemental pour l’Est du Congo-Kinshasa, connu sous le nom de « Programme Amani ». Celui-ci n’a malheureusement pas abouti à des améliorations tangibles pour les populations de la région du Kivu et de la province orientale, la communauté internationale et le gouvernement congolais n’ayant pu garantir, à défaut d’une réelle volonté politique, le financement nécessaire afin de matérialiser ce programme de paix.

LE REAMENAGEMENT DE LA CEPGL

On doit surtout avoir à l’esprit, au-delà de la signature d’un accord entre Kinshasa et le M23, de l’avenir de la pacification de la région des Grands Lacs, plus précisément de l’entente entre les peuples rwandais, burundais et congolais. Dans la même optique, la problématique de la redynamisation de la Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL) a également été abordée dans le cadre de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et a fait l’objet d’un rapport en octobre 2005. Dans le même ordre d’idées, l’AWEPA a plaidé dans ses travaux – en particulier dans la « Déclaration de Kigali » d’avril 2005 et dans la « Déclaration de Kinshasa » de novembre 2005 – en faveur de la redynamisation de la Communauté économique des pays des Grands Lacs.

LE GOUVERNEMENT DE COHESION NATIONALE?

La signature d’un accord entre les rebelles du 23 et le gouvernement de Kinshasa ne suffit pas pour mettre définitivement un terme au conflit dans la partie orientale de la République démocratique du Congo. La mise en place d’un gouvernement de cohésion nationale ne permettra pas, non plus, à atteindre à court et moyen terme cet objectif. En effet, à la suite de la neutralisation de la principale rébellion, deux options s’offre à Joseph Kabila. Soit il se contentera d’un remaniement gouvernemental en élargissant sa majorité au détriment de l’opposition, soit il nommera un Premier ministre issu de l’Opposition.

Dans le premier cas de figure, il s’agira d’un simple partage de pouvoir sans conséquence bénéfique pour le peuple congolais. Dans le second cas, le Premier ne disposant guère de majorité parlementaire, son gouvernement sera complètement à la botte du président de la République. De toute évidence, une simple tactique politicienne confortera davantage l’opposition, encore faudra-t-il qu’elle soit à la hauteur des attentes des populations, aux échéances électorales de 2016.

LA RESOLUTION  DE LA CRISE

Que faudra-t-il alors faire pour juguler la crise dans l’Est de la République Démocratique du Congo ? Le gouvernement congolais doit-il signer un accord de paix avec des éléments du M23 en pleine débandade, ou alors avec leurs parrains rwandais et ougandais ?

Concrètement, comme l’a d’ailleurs souligné dans le passé la société civile congolaise, il va falloir pousser publiquement tous les groupes armés à se conformer aux obligations de l’accord de Goma et à indiquer que les abus contre les civils seraient passibles de sanctions. Ensuite, il faudra nommer un conseiller spécial indépendant, de haut niveau, sur les droits humains pour l’Est du Congo-Kinshasa afin de mettre la question des droits fondamentaux, y compris les violences sexuelles et l’enrôlement d’enfants soldats, au cœur des discussions de paix.

Enfin, il faudra soutenir des efforts de médiation en finançant des programmes de maintien de la paix et renforcer la protection des populations civiles. Cela obligera des programmes de désarmement, de démobilisation et de réintégration afin d’aider les soldats à trouver des alternatives durables à la violence, ainsi que des programmes relatifs aux causes du conflit en s’axant sur les initiatives de paix, sur la réconciliation et sur la résolution des conflits fonciers. Cela nécessitera également l’implication de la communauté internationale en vue du respect, par les pays des Grands Lacs, des frontières étatiques et de la non-ingérence dans les affaires intérieures de chaque pays.

AgoraVox/LP

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Un ancien garde présidentiel rwandais comparaît pour «terrorisme» à Kigali Jeudi, 14 Novembre 20

Joël Mutabazi, l’ancien garde présidentiel rwandais rapatrié illégalement au Rwanda alors qu’il avait un statut de réfugié en Ouganda a comparu mercredi 13 novembre devant un tribunal de Kigali qui l’accuse notamment de « terrorisme ». Human Rights Watch se dit « rassuré » qu’un procès en bonne et due forme ait démarré.

Avec notre correspondante à Kigali,

C’est entouré de quatorze coaccusés que Joël Mutabazi a comparu mercredi 13 novembre à Kigali. L’ancien militaire rwandais est, entre autres charges, accusé de « terrorisme », de « formation d'un groupe armé », de « crime contre l'Etat » et de « possession illégale d'armes à feu ». Le procès a cependant été ajourné, car Joël Mutabazi n’avait pas d’avocat.

Depuis août dernier, la police rwandaise avait émis un mandat d’arrêt à son encontre. Fin octobre, la police l’avait accusé de participation à des attaques à la grenade au Rwanda, dans le cadre d’un réseau plus large impliquant, selon Kigali, des dissidents en exil en Afrique du Sud alliés aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Remis illégalement au Rwanda par l'Ouganda

Mais ce qui avait fait bondir les associations de défense des droits de l’homme est que Joël Mutabazi, qui avait le statut de réfugié en Ouganda depuis 2011, a été remis illégalement par la police ougandaise à Kigali, fin octobre. Kampala avait avancé une erreur de jugement.

Human Rights Watch (HRW), qui avait largement dénoncé cette extradition, s’est déclaré, ce mercredi, « soulagé » d’apprendre que Joël Mutabazi « a enfin comparu devant un tribunal ». Mais HRW demande à ce que le Rwanda divulgue publiquement l’endroit où il avait été détenu « apparemment au secret pendant au moins deux semaines ». Pour HRW, les « autorités judiciaires doivent maintenant lui assurer un procès équitable ».

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Nord-Kivu : des unités spéciales de la police bientôt déployées à Rutshuru et Nyiragongo

 
Patrouille de la Police Nationale Congolaise(PNC). Radio Okapi/ Ph. John BompengoPatrouille de la Police Nationale Congolaise(PNC). Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Trois cents éléments des unités spéciales de la police seront bientôt déployés dans les territoires de Rutshuru et Nyiragongo afin d’y restaurer l’autorité de l’état et consolider la sécurité. Le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej l’a annoncé mercredi 13 novembre dans sa réponse à une question d’actualité à l’Assemblée nationale sur les mesures arrêtées pour consolider la paix dans les zones libérées de l’occupation du M23.

Concernant la situation humanitaire dans ces zones, Richard Muyej a indiqué qu’un comité de crise a été créé pour « assurer dans la transparence la plus totale l’acheminement et la distribution des vivres et autres kits de première nécessité destinés aux compatriotes en détresse ».

Organisation de l’action humanitaire

Les organisations internationales et les agences onusiennes actives sur le terrain ont promis mercredi de collaborer avec les autorités locales pour relever le territoire de Rutshuru sinistré par la guerre du M23.

« Notre territoire est très affecté par la guerre au point que nous n’allons plus tolérer des actions superficielles », a affirmé Justin Mukanya, administrateur du territoire de Rutshuru. D’après lui, certaines ONG réalisent des actions peu utiles à la population.

A l’en croire, l’une d’entre elles aurait construit des latrines avec une fosse septique ne mesurant qu’un mètre de profondeur pour une école de Bunagana qui accueille 500 élèves.

Arsène Kirero du Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha) a assuré que les humanitaires allaient collaborer dans la mesure du possible avec les autorités locales dans l’exécution des projets communautaires.

radiookapi.net

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13 novembre 2013

RDC : après la défaite militaire, le M23 se scinde en deux branches distinctes

Jeuneafrique.com/
Serge Kambasu Ngeve, secrétaire permanent du bureau politique du M23. Serge Kambasu Ngeve, secrétaire permanent du bureau politique du M23. © DR

C'est officiel : le Mouvement du 23-Mars (M23) a désormais deux branches distinctes. Son secrétaire permanent, Serge Kambasu Ngeve, affirme bénéficier du soutien de la "majorité" des membres de l'ex-rébellion et annonce son intention de signer les "conclusions" des pourparlers de Kampala avec le gouvernement congolais. Une démarche qui s'éloigne de la position prise initialement par le bureau politique du groupe armé, aujourd'hui défait. C'est la naissance de l'aile dite "réaliste" du M23.

"Nous refusons d'être pris en otage par une minorité de personnes qui bloquent l'aboutissement du processus de paix". Serge Kambasu Ngeve, jusqu'ici secrétaire permanent du bureau politique du Mouvement du 23-Mars (M23), s'en prend désormais à son propre camp, du moins à "certains de [ses] camarades" qui "[tiennent] mordicus au terme 'accord de paix'" comme intitulé du document qui doit sanctionner les pourparlers entre le gouvernement congolais et le M23. Ce que Kinshasa ne veut pas, fort de sa victoire militaire sur le terrain, préférant les termes "déclaration" ou "conclusions".

>> Lire aussi RDC : Kinshasa et le M23 échouent à signer un accord de paix.

Le 13 novembre, lors d'un point de presse à Kampala, Serge Kambasu Ngeve, qui dit être soutenu "presque par l'ensemble des membres" de l'ex-mouvement rebelle, a affirmé que son groupe était prêt à signer les "conclusions de Kampala" – un des termes souhaités par Kinshasa – avec la délégation du gouvernement congolais.

Éviter le "suicide collectif"

"Ce jeu de vocabulaire, certes avec des implications politiques, ne peut, en aucun cas, conduire à un suicide collectif pour notre organisation et des milliers des membres qui la composent", a-t-il déclaré.

Si nous ne concluons pas les pourparlers de Kampala, qu'allons-nous devenir ?, se demande Kambasu.

Joint au téléphone par Jeune Afrique, celui qui se considère comme le "négociateur principal du M23" s'interroge sur la "capacité visionnaire" de ceux qui sont à la tête de leur groupe armé défait. "Si nous ne concluons pas les pourparlers de Kampala avec le gouvernement, qu'allons-nous devenir ? Que vont devenir les ex-combattants rebelles", lance-t-il notamment à Bertrand Bisimwa, chef politique du M23 et à Réné Abandi, le chef de la délégation de l'ex-rébellion à Kampala, que nous n'avons pas réussi à joindre.

>> Lire aussi l'interview de François Muamba : "Pas d'amnistie ni d'intégration en bloc" dans l'armée pour les ex-M23.

L'aile "réaliste" du M23, dirigée par Serge Kambasu Ngeve, affirme désormais "soutenir résolument la position émise par le gouvernement de la RDC qui, de toute évidence, maÏtrise tous les paramètres sociopolitiques du moment". Et en échange ? "Amnistie et cantonnement ou réinsertion à la vie civile de nos troupes", lâche-t-il. Mais seront-ils seulement habilités à parler au nom de l'ensemble du M23 ? À la médiation ougandaise de trancher...

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Par Trésor Kibangula


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Crise dans le Kivu | RDC : après la défaite militaire, le M23 se scinde en deux branches distinctes | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

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RDC : faibles chances d'accord à Kampala entre le gouvernement congolais et le M23

Par Jeune Afrique
Le ministre congolais des Affaires étrangères Raymond Tshibanda (à dr.) le 21 octobre à Kampala. Le ministre congolais des Affaires étrangères Raymond Tshibanda (à dr.) le 21 octobre à Kampala. © AFP
L'essentiel de la délégation gouvernementale de la RDC a quitté mardi Kampala, où se tiennent les négociations avec les rebelles du M23. Les chances de voir les deux parties signer un accord politique semblent pour le moment très minces.
Alors que le ministre des Affaires étrangères congolais, Raymond Tshibanda, est rentré à Kinshasa mardi 12 novembre, un haut responsable congolais a indiqué qu'"on [venait] d'envoyer de l'argent pour que le reste de la délégation règle les factures d'hôtel et rentre" au pays.
"On n'est pas optimiste", a confié un diplomate ougandais dont le pays assure la médiation dans les discussions qui ont lieu sur son sol depuis décembre. "Je donne 24 heures encore pour que cela marche", après il sera trop tard, estime de son côté un analyste.
Faisant fi d'une forte pression internationale, en particulier de l'envoyée spéciale des Nations unies pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson, et de son homologue américain, Russel Feingold, le gouvernement congolais a indiqué clairement qu'il ne comptait pas signer d'"accord" avec une entité n'ayant selon lui plus aucune existence.
Le problème de la réintégration
Le texte avait pourtant été paraphé par les deux parties, le 4 novembre, mais Kinshasa estime que sa victoire change la donne. Selon la médiation ougandaise, ce document prévoyait notamment une réintégration des combattants du M23 qui le souhaitaient dans l'armée (à l'exception d'une centaine d'individus) et la poursuite, soit en RDC, soit devant un tribunal international, de tous ceux accusés de "crimes graves" comme crimes contre l'humanité, génocide ou viol.
Le gouvernement "n'a pas du tout envie de signer" cet accord en l'état, note un diplomate, selon qui Kinshasa reste néanmoins prêt à paragrapher une "déclaration d'engagements". "L'objectif est que ce qui a été discuté - et qui est encore d'actualité - soit mis en œuvre", note un haut responsable congolais, excluant que d'anciens rebelles du M23 puissent intégrer ou réintégrer l'armée.
Le porte-parole du gouvernement ougandais a par ailleurs indiqué que Sultani Makenga, le chef militaire du M23, présent en Ouganda depuis quelques jours n'était "pas prisonnier" et restait sous la "protection" de Kampala.
Mary Robinson, Russel Feingold, leurs homologues de l'Union européenne, Koen Vervaeke et de l'Union africaine, Boubacar Diarra, et le chef de la Monusco ont publié un communiqué dans lequel ils jugent toujours "important" d'aboutir à "une conclusion politique" pour sortir d'un conflit ayant duré dix-huit mois dans la riche province minière du Nord-Kivu.
(Avec AFP)

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