21 novembre 2013

Kabila, vous avez dit président?

Kabila au sommet de la CIRGL

Après la victoire des FARDC sur le M23 et la libération des territoires de l'Est occupés par le M23, la population et les militaires souhaitaient recevoir la visite de Kabila, mais celui-ci choisit la ville de Kisangani. Ce qui est considéré comme du dédain et de l'insolence envers la population du Kivu.

Décidément, monsieur est têtu et ne comprendra jamais le rôle qu'il doit jouer en tant que président de la république, garant de la nation et commandant suprême de l'armée. Pour être bref, La logique exige qu'après la victoire des FARDC contre le M23, Kabila se rende dans la province du Nord-Kivu pour consoler la population meurtrie par tant de mois de guerre et des souffrances. Le bon sens veut que le "Commandant suprême" visite ses troupes, les réconforte et les félicite pour le travail abattu. Mais plusieurs jours après la débandade du M23 et la récupération des territoires jadis occupés par les Rwandais, monsieur Kabila choisit, lui, de se rendre à Kisangani pour une "visite de travail de quelques jours"!

Sous d'autres cieux, on est habitué à voir Obama suspendre son calendrier pour visiter les Etats frappés par des catastrophes naturelles comme les ouragans, les incendies, etc...On l'a vu plusieurs fois faire des visites surprises aux soldats en guerre en Irak, en Afganistan, etc. Dernièrement, nous avons vu François Hollande débarquer au Mali en pleine guerre contre les Djahadistes pour soutenir  et encourager ses troupes. Par contre l'opinion se rappellera que Georges Bush Junior avait essuyé des fortes critiques pendant son deuxième mandat pour ne s'être pas rendu à temps dans le sud des Etats-Unis, occupé essentiellement par les noirs, qui était ravagé par un ouragan.

On ne cessera jamais de le dire.  Kabila ne respecte pas les Congolais. Son silence et son comportement frôlent  l'insolence et le dédain. On ne sent pas chez lui le lien ou la complicité que devrait avoir un président avec son peuple.  Et pourtant, des tels gestes (visite des territoires libérés), posés simplement et de façon naturelle, renforceraient la fameuse cohésion nationale dont on parle tant et qu'on ne sait vraiment pas réaliser.

Kabila Aurait-il, peut-être, visité les compatriotes du Nord-Kivu si ceux-ci étaient, tous des Tutsis? Ou encore aurait-il,sûrement souhaité que tout le Nord-Kivu revienne définitivement rwandais?

Lumbamba Kanyiki

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Le prix de la Fondation Chirac remis au médecin congolais Denis Mukwege

De gauche à droite : Valérie Trierweler, la compagne de François Hollande, Denis Mukwege, le président Hollande, l’ancien président Chirac, Bineta Diop de l’organisation Femmes Africa solidarité et Bernadette Chirac, le 21 novembre 2013, à Paris (France).
De gauche à droite : Valérie Trierweler, la compagne de François Hollande, Denis Mukwege, le président Hollande, l’ancien président Chirac, Bineta Diop de l’organisation Femmes Africa solidarité et Bernadette Chirac, le 21 novembre 2013, à Paris (France).
REUTERS/Jacky Naegelen
Par RFI

Le président français, François Hollande, était, ce jeudi 21 novembre 2013, au musée du Quai Branly pour la remise du prix de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits. Et cette année, ce prix revient au docteur Denis Mukwege engagé aux côtés des femmes violées de République démocratique du Congo. Une cérémonie qui a aussi récompensé l’organisation Femmes Africa solidarité.

C'est dans la salle Claude Lévi-Strauss, du musée du Quai Branly, devant un parterre de personnalités prestigieuses que le docteur Denis Mukwege a été récompensé pour son action en faveur des femmes victimes de violences sexuelles dans l’est de la RDC. Accompagné par de longs applaudissements, le gynécologue congolais, ému, a rendu hommage au président Jacques Chirac, dont c'était l’une des rares sorties, ainsi qu'au président François Hollande et sa compagne, présents aussi ce jeudi matin.

Ce prix est accompagné d'une dotation de 50 000 euros qui permettra au médecin et à ses équipes de poursuivre leur action. Puis le Prix spécial du jury a récompensé l'organisation Femmes Africa solidarité, représentée au pupitre par Bineta Diop, elle vise à promouvoir le rôle des femmes dans la prévention et la gestion des conflits armés sur le continent.

Une cérémonie donc définitivement dédiée aux actions en faveur des femmes dans les conflits et notamment dans les conflits africains, sur lesquels, dans son discours de clôture, le président français est revenu. Il a mentionné tour à tour, la RDC, l'action de la France au Mali, sans oublier la République centrafricaine où, selon lui, la communauté internationale devra agir.

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L'Association Africaine de Cologne organise le 7 décembre une conférence sur "la formation pour un réel succès professionnel"

L'Afrikanische Gemeinde Köln (AGK), une association africaine de Cologne et des environs, organise le samedi, 07.12.2013 à partir de 14 heures une conférence dont le thème choisi est "Mein Beruf, mein Zukunft", ce qui veut littéralement dire en francais "mon métier, mon avenir". Elle se tiendra au siège de l'AGK, sur Weinsbergstraße 190, 50825 Köln-Ehrenfeld.

Cette conférence connaîtra la participation d'autres associations partenaires comme l'association des enseignants de la Rhénanie du Nord issus de l'immigration (Lehrkräfte mit Zuwanderungsgeschichte des Landes NRW), l'association "réseau des parents en Rhénanie du Nord (Elternnetzwerk NRW, Integration miteinander e.V.) et le centre de formation continue aux métiers artisanaux en Rhénanie du Nord (Zentralstelle für die Weiterbildung im Handwerk e.V.). La modération y sera assurée par le président de l'AGK, docteur Denis Mukuna.

La formation des jeunes ayant choisi l'Allemagne comme terre d'accueil est un des sujets qui restent toujours d'actualité pour les jeunes et les parents. C'est la raison pour laquelle l'organisation souhaite que plusieurs parents et élèves viennent assister à cette conférence. Ils auront non seulement la possibilité de s'informer, mais aussi de poser des questions dont ils n'ont pas, eux-mêmes, des réponses. 

L'AGK avait déjà organisé en septembre deux grandes conférences sur le l'intégration et le système scolaire allemand. Le souci étant d'aider ses membres à mieux s'intégrer dans la société allemande.

Lumbamba Kanyiki

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20 novembre 2013

Tshisekedi, un des éléments de solution malgré tout !



En se rendant lundi dernier rue Pétunias à Limete, Martin Köbler a frappé à la bonne porte. Le propriétaire des lieux fait partie des éléments de solution au problème congolais. Le nouveau patron de la Monusco a donc fait œuvre utile en devisant avec Etienne Tshisekedi. Quoi que pas toujours soluble dans le pragmatisme et même, pour tout dire,  dans  le réel, le point de vue du leader de l'Udps est représentatif d'une frange non négligeable de l'opinion congolaise.

Etienne Tshisekedi étant à la tête d'un parti effectivement présent dans le pays réel.

    Quel que soit le bout par lequel on les prend, les élections de 2011 ont confirmé ce que tout le monde savait déjà. A savoir que l'UDPS est de loin, la première force politique de l'Opposition. Et Tshisekedi, l'un des poids lourds de la scène politique congolaise. Et ce, tous régimes confondus.

    De ce point de vue, Pétunias vaut bien le déplacement. D'autant qu'avec la défaite  du M23, la RDC est en train de négocier un tournant important, voire décisif de son histoire. Difficile en effet de parler cohésion nationale sans l'implication d'un homme qui est plus qu'un simple leader politique aux yeux de ses millions de partisans.  Le rapport entre Tshisekedi et ses combattants  relève quasiment du religieux. C'est dire…

    Même s'il est vrai qu'à la suite des avatars de la longue et ruineuse transition, l'UDPS a perdu, tel un homme en proie aux vicissitudes de la vie, sa taille des années 90.  Il n'empêche que du haut de ses presque 82 printemps, Etienne Tshisekedi est loin d'être un has been. Cela n'a sans doute pas échappé à Martin Köbler.           

José NAWEJ

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ACCORD DE KAMPALA, PROCHAINES ELECTIONS: Martin Kobler amorce des contacts avec des leaders congolais



Après Aubin Minaku, Léon Kengo, Appolinaire Malumalu et Etienne Tshisekedi, le patron de la Monusco compte aussi s'entretenir avec d'autres personnalités.
Quand le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Congo-Kinshasa s'active politique, c'est que la Communauté internationale a un message à faire passer à tout prix dans l'opinion congolaise. Pour mieux y parvenir, Martin Köbler a choisi d'amorcer des contacts avec certains leaders politiques de la RDC toutes tendances confondues (Majorité comme Opposition). C'est de la sorte qu'après Aubin Minaku (président de l'Assemblée nationale) et Appolinaire Malumalu (président de la commission électorale nationale indépendante), le patron de la Monusco s'est entretenu lundi dernier avec Etienne Tshisekedi (président national de l'UDPS et l'un des piliers de l'Opposition en RDC).

     Apparemment, la série ne s'est pas encore arrêtée. Car, Martin Kobler compte s'entretenir avec les principaux leaders politiques congolais pour s'assurer qu'il a été suffisamment compris et que le message dont il est porteur est bien passé dans l'opinion congolaise. Mais, de quel message s'agirait-il réellement ?

     Lorsqu'on analyse ses différentes déclarations au sortir de diverses audiences, on se rend compte que le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en RDC s'intéresse particulièrement à deux choses : la signature d'un document (accord ou déclaration) consacrant la fin des pourparlers de Kampala et la tenue des prochaines élections en RD Congo. Mais, pourquoi avoir pensé à impliquer plusieurs leaders politiques congolais après tous les échanges avec les membres du Gouvernement congolais tant à Kampala qu'à Kinshasa?

LA POLITIQUE DU BATON ET DE LA CAROTTE BIEN AU RENDEZ-VOUS


     Apparemment, Martin Kobler et tous ceux qui, au sein de la Communauté internationale, insisteraient sur un " Accord " sanctionnant les pourparlers de Kampala ne semblent pas émettre sur la même longueur d'onde que le Gouvernement congolais qui, lui, campe sur sa position en exigeant plutôt une simple déclaration prenant en compte la fin de la rébellion du M23 qui n'existe plus sur le terrain.

     En indiquant clairement qu'il s'agit de la démobilisation des ex rebelles et non de leur réintégration dans les rangs des forces armées de la RDC, encore moins de leur intégration dans l'appareil du pouvoir, l'Exécutif congolais  ne paraît pas du tout disposé à accorder des primes de guerre à ceux qui ont fait du chantage militaire un fonds de commerce politique en RD Congo.

     S'il avait pu convaincre la délégation du Gouvernement à Kampala, Martin Kobler n'aurait sans doute pas recouru à sa série des contacts. Aubin Minaku, qui soutient la position du Gouvernement au sujet de Kampala, l'a clairement signifié au représentant spécial du Sg de l'ONU. Mais, apparemment, pour faire pression sur les autorités congolaises, la Communauté internationale semble avoir mis en jeu la carotte, c'est-à-dire sa disposition totale à apporter sa contribution à l'organisation des prochaines élections en RDC.

     D'où, la visite de Martin Kobler chez le président de la Centrale électorale congolaise, l'abbé Appolinaire Malumalu. On note également la présence de ce qui a l'air d'un bâton sous forme des pressions, notamment l'implication du poids lourd de l'Opposition politique, à savoir Etienne Tshisekedi wa Mulumba, le leader de l'UDPS.

UN GENDARME  DANS  LE PROCESSUS  DE DEMOCRATISATIONB  EN RDC


     Au commencement était la coalition pour le vrai dialogue et cette coalition engendra, sans parvenir à son but, une union sacrée de l'Opposition ayant pour rôle de jouer au gendarme du processus de démocratisation en RDC. On retrouve, toujours à la tête, le président national de l'Union pour la nation congolaise, Vital Kamerhe. Cette fois-ci, changement de terminologie oblige, il s'agit simplement d'un regroupement dénommé "Sauvons la RDC".

     Outre la CVD (Coalition pour le vrai dialogue), on compte également la présence des Forces acquises au changement de Martin Fayulu et une' frange de la société civile. Il s'agit, indique-t-on, de jouer au " gendarme du processus de démocratisation en RDC ". Pour Vital Kamerhe, il est question de "combattre tout ce qui peut empêcher la poursuite de la démocratisation amorcée le 28 novembre 2011".

     "Nous allons tirer les leçons de ces mauvaises élections pour qu'ensemble, dans une sorte d'union sacrée, nous puissions projeter des bonnes élections", explique le président de l'UNC. Il serait aussi question de viser, à travers "Sauvons le Congo ", le renforcement et la consolidation de la paix à l'Est de la RDC et dans l'ensemble de la région des Grands lacs.

     Tout comme de veiller à ce que la Constitution de la République soit respectée. En fait, à y regarder de près, la lutte pour le vrai dialogue n'étant plus possible, on se rabat sur le processus de démocratisation en misant, bien entendu, sur les prochaines élections avec, en sous-main, la bataille présidentielle de 2016.    

M. M.

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RDC : une quarantaine de militaires jugés pour viol à Minova

 
Les juges de la haute cour militaire ce 22/07/2011 à Kinshasa, rendant l'arrêt à l’issue du procès de révision de Simon Kimbangu. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Une quarantaine de militaires congolais, dont cinq officiers, accusés d’avoir commis des viols à Minova, dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, ont été jugés en audiences publiques mercredi 20 novembre par la Cour militaire opérationnelle, dans la salle de la cathédrale catholique de Virunga, à Goma, au Nord-Kivu. Le ministère public les poursuit pour crimes de guerre, meurtres et pillages.

L’audience du jour était essentiellement consacrée à l’identification des prévenus, a indiqué le premier président de la cour militaire opérationnelle, le colonel Mokako.

Après avoir identifié tous les prévenus, le colonel Mokako a suspendu le procès aux environs de 15 heures.

La prochaine audience est prévue au 4 décembre prochain.

Les officiers  inculpés  dans ce procès sont libres de leurs mouvements, tandis que les soldats de rang, ont été renvoyés à la prison de Munzenze.

Quelques victimes et des membres de leurs familles ont pris part à l’ouverture du procès.

Au moins cent vingt-six femmes ont été violées en fin novembre dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), avait révélé l’Onu au mois de décembre. Elle avait indexé des militaires congolais lors de leur fuite face à l’avancée des rebelles du M23 près de Goma.

En octobre dernier, la Monusco avait déploré le manque de poursuites judiciaires contre les présumés auteurs de ces viols, demandant aux autorités congolaises de «remplir leurs obligations conformément au droit international et au droit congolais».

Neuf militaires avaient été arrêtés après une enquête initiée par le gouvernement congolais. La France avait jugé cette sanction insuffisante. C’est alors que plusieurs autres militaires avaient été arrêtés.

radiookapi.net

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RDC: ouverture du procès Minova des viols massifs à Goma

Par RFI

En République démocratique du Congo, un an jour pour jour après les faits, ce mercredi 20 novembre s’ouvre le procès Minova. Une procédure judiciaire très attendue qui doit juger une quarantaine de membres des forces armées congolaises, accusés de graves violations des droits de l’homme, dont des viols massifs commis en novembre 2012 à Minova, dans l’est du pays.

Quatre-vingt dix sept femmes et trente trois mineures de 6 à 17 ans violées : ce sont les chiffres du bureau des droits de l’homme des Nations unies. Nous sommes en novembre 2012, entre le 20 et le 30, et la ville de Goma vient de tomber aux mains des rebelles du M23. Les troupes congolaises en déroute fuient les combats et sur leur passage pillent et violent.

Les témoignages récoltés par les Nations unies et Human rights watch racontent presque tous les mêmes nuits d’horreur : trois à six soldats congolais en uniforme forcent les portes des maisons, pointent leur arme et sous la menace, prennent tout ce qu’ils peuvent et violent les femmes. Souvent à tour de rôle…

En décembre 2012, onze militaires des forces armées sont arrêtés suite à ces incidents graves, et puis plus rien. Aucune procédure judiciaire.

Où sont les gradés ?

Après un an de pression internationale, des mois d'enquête, 200 victimes et témoins interrogés, ce sont finalement quarante et un prévenus qui doivent comparaître ce mercredi devant la cour militaire opérationnelle de Goma.

Quarante et un seulement pour plus de cent trente viols en réunion, selon l'ONU et HRW. Mais les victimes, soulignent ceux qui ont été amenés à les interroger, ont parfois du mal ou ont eu peur d'identifier leurs assaillants. Et parmi ces quarante et un prévenus, peu d'officiers, un colonel, quatre lieutenants-colonels, un major, sept capitaines, deux lieutenants et deux sous-lieutenants. Ceux qui commandaient ces unités auraient décliné toute responsabilité devant la justice militaire. Certains ont affirmé ne pas être là au moment des faits, l'un d'eux aurait fait défection. Ces commandants et leurs adjoints sont-ils toujours suspendus comme l'annonçait en avril le gouvernement alors que la Monusco menaçait de couper son assistance aux unités impliquées ? Plusieurs observateurs en doutent.

Plus de place pour l’impunité

Quarante et un prévenus, mais avec quel degré de responsabilité? Pillage ? Viols en réunion ? Responsabilité indirecte ? Les victimes et les militants des droits de l'homme attendent avec impatience de le savoir, avec quelques inquiétudes aussi concernant à la procédure.

Ces militaires sont jugés devant une cour opérationnelle militaire, celle de Goma, où il n'y a pas de possibilité de recours, un droit pourtant inscrit dans la constitution. Les avocats de la défense pourraient soulever ce point, mais probablement en vain car bien que créée, la cour constitutionnelle n'est toujours pas entrée en fonction.

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19 novembre 2013

RDC: la coalition «Sauvons la RDC» réclame un calendrier électoral

Joseph Kabila président de la RDC est interpellé par la coalition «Sauvons la RDC» sur le calendrier électoral.
Joseph Kabila président de la RDC est interpellé par la coalition «Sauvons la RDC» sur le calendrier électoral.
Reuters
Par RFI

En République démocratique du Congo, deux coalitions de l’opposition et des associations de la société civile ont décidé de faire cause commune et de créer un collectif «Sauvons la RDC». La plate-forme regroupe la Coalition pour le vrai dialogue de l’opposant Vital Kamerhe tout comme la coalition de partis d’opposition des Forces acquises au changement, de Martin Fayulu ainsi que des associations de la société civile. Cette nouvelle plate-forme de l’opposition veut faire entendre sa voix, entre autres sujets, sur le respect du calendrier électoral pour éviter tout report du scrutin présidentiel en 2016.

 
Martin Fayulu
www.facebook.

Avec notre correspondante à Kinshasa,

Trois candidats malheureux aux élections présidentielles, 40 députés et une centaine de partis et d’associations de la société civile composent la nouvelle plate-forme de l’opposition, «Sauvons la RDC». Une coalition qui veut renforcer la pression sur le parti au pouvoir et d’abord pour qu’il tienne ses promesses après les concertations nationales comme l'explique Vital Kamerhe, président de l’Union pour la nation congolaise : « Qu’est-ce qu’il attend pour mettre en place le gouvernement de cohésion nationale ? Qu’est-ce qu’il attend pour libérer les prisonniers d’opinion ? Qu’est-ce qu’il attend pour ouvrir les médias de l’opposition qui sont fermés - dont le mien ? Est-ce que pour cela il faut une autre concertation ?»

→ à (re)lire : Vital Kamerhe : «Je voudrais dire au président Kabila qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire»

Un calendrier électoral

 
Vital Kamerhe avait été candidat à l'élection présidentielle 2011 en RDC.
AFP PHOTO/ ADIA TSHIPUKU

Mais la principale pierre d'achoppement ce sont les élections. Le prochain scrutin annoncé sont les locales mais aucune date n'est avancée. Une élection compliquée avec plus de 7000 circonscriptions à cartographier.

La crainte est qu’il faille plusieurs années pour organiser ce scrutin, puis les provinciales et sénatoriales, et que du coup l'élection présidentielle soit reportée. La coalition «Sauvons la RDC» réclame donc une table ronde avec la CENI pour fixer un calendrier électoral. Et garantir que la présidentielle se tiendra bien en 2016.

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Kampala, « la guerre sémantique » et l’opinion publique congolaise

« La meilleure façon d’éviter la (mauvaise) répétition de l’histoire est de l’étudier. » P. Dale Scot
 
Un accord  négocié et étudié dans les détails n’a pu être signé à Kampala le 11 novembre 2013. Kinshasa serait prête à signer ce « document » si le mot « accord » est remplacé par « déclaration ». Pourtant,  de passage à Paris, Raymond Tshibanda, contrairement à Lambert Mende, soutenait qu’ »un accord de paix » allait être signé à Kampala[1]. Que cache cette « guerre sémantique » ? Suffit-il de dire que le  M23  s’est auto-dissout pour la justifier ?
Pourquoi les onze points de cet « accord » ou « déclaration » sont-ils quasi inconnus du grand public congolais ? Pourquoi faut-il à tout prix signer un « accord » ou une  « déclaration » avec une milice ougando-rwandaise avant de  mener une offensive contre les autres groupes armés massés dans la partie orientale de  la RDC  ? 
 
Notre hypothèse est que la guerre de basse intensité et d’usure menée par « la communauté internationale » contre la RDC se poursuit cyniquement avec les mêmes  acteurs majeurs et leurs proxys.  Le  M23 a « la chance » d’avoir ses « ancêtres «  et alliés à Kinshasa : certains membres de l’AFDL, d RCD, du CNDP et du PPRD. Prendre la mesure de la continuation de cette guerre éviterait aux patriotes et autres résistants congolais de dormir sur leurs lauriers.  Le chemin paraît encore assez long…vers les horizons qui chantent. Heureusement, des médias alternatifs parlent de plus en plus de la désaméricanisation du monde et/ou d’un monde sans les USA ! Les patriotes et résistants congolais devraient questionner leurs choix géostratégiques pour un autre Congo possible.
 
Au début de la semaine du 05 novembre 2013, quand le M23 renonce «  officiellement » à sa participation à la guerre de basse intensité (imposée à la RDC ), un document étudié et  négocié dans ses détails par sa délégation et celle du gouvernement fantoche de Kinshasa est prêt. Il ne reste plus  à  Kinshasa qu’à préparer l’opinion publique à la signature dudit document. Les envoyés spéciaux de « la communauté internationale » répètent  cette version des faits depuis plus d’une semaine sans qu’ils ne puissent être contredits par Kinshasa. La guerre  des mots que se mènent les deux délégations pour le moment ne remet pas en question la substance du document. Kinshasa serait prête à signer  ce document à tout moment si le mot « accord » est remplacé par « déclaration ». Si les envoyés spéciaux de « la communauté internationale » commentent  ce document, Kinshasa n’en fait presque pas autant. Pourquoi ? Elle a peur de son opinion publique ; à commencer par celle de l’Est du  pays. Aussi « les alliés » du M23 à Kinshasa sont-ils  prêts à faire ce qu’ils ont  avec  le RCD et le CNDP : incorporer les éléments du M23 dans l’armée et les institutions congolaises en procédant « au cas par cas ». Or, les compatriotes qui ont lu le commentaire du général Olenga sur « les victoires des FARDC » sur le M23 savent que ce mouvement est le résultat des différents mixages et brassages ayant précédé  la guerre qu’il a enclenchée.  Donc, procéder aux mixages et aux brassages, même « au cas par cas », c’est préparer la résurgence d’une éventuelle M24 ou 26 ou27, etc. Et puis, reposons certaines questions de bon sens : « Pourquoi « la communauté internationale » ayant qualifié le M23 de force négative tient-elle à le voir signer un accord avec Kinshasa avant que la Monusco et sa brigade africaine ne procèdent à la neutralisation des autres  milices semant la mort et la désolation à l’Est de la RDC  ? A quoi tient toute cette importance que « cette communauté internationale » accorde au M23 aux dépens de l’opinion publique congolaise qui lui est majoritairement hostile ? »
Les commentaires congolais et internationaux faits sur « les victoires des FARDC »  soulignent encore l’importance des pressions faites sur les dirigeants de la sous-région des Grands-Lacs par Londres et Washington. Rares sont ceux qui font allusion  à l’approche que l’opposition rwandaise a  de la façon dont  guerre du M23 a été menée vers la fin du mois d’octobre. Ceux-ci reviennent sur un secret de polichinelle : parler du M23 revient à prendre conscience du lien l’unissant à l’armée rwandaise  sur le sol congolais. A travers le M23, c’est la RDF qui a violé, pour la énième fois le droit international pour semer la mort et la désolation dans la partie orientale de la RDC.  Une chronique rwandaise de cette guerre peut être lue sur le blog France-Rwanda dans un article intitulé « Rwanda : le FPR, un parti satanique (La lettre du Nord) »[2]. Et quand on sait qu’une partie de cette milice reçue en Ouganda s’est démultipliée, on peut en conclure que la signature d’une « déclaration » ou d’un  « accord » entre Kinshasa et cette milice ougando-rwandaise est une continuation du modus operendi dans ces deux pays –proxys  des Etats profonds anglo-saxons- dans la sous-région des Grands-Lacs.  C’est-à-dire la poursuite de la guerre de basse intensité et d’usure dans  cette partie de l’Afrique centrale.
En insistant sur la signature du document de Kampala, « la communauté internationale » avoue son appui permanent au génocide congolais perpétré par l’Ouganda et le Rwanda et soutient sa poursuite.
 
Qui a écrit ce document ? A travers la plume de Magloire Paluku, le Ministre des affaires étrangères de la RDC avoue qu’il n’en connaît pas l’auteur. En d’autres termes, comme par le passé, ce texte serait rédigé par « un expert de la communauté internationale ». Tel fut le cas de certains accords précédents, dont  celui signé à  Pretoria en juin 1999, comme l’atteste Pierre Péan[3]. Donc, comme au temps de la traite négrière, « les experts » en négritude poursuivent leur sale boulot de rédaction des textes garantissant « les intérêts de la communauté internationale » aux dépens de ceux des Congolais. Et puis, il est quand même curieux que tous les débats autour de ce « document » ne fassent presque pas allusion à notre histoire immédiate. Que les questions  sur les « génocidaires  hutu», les réfugiés rwandophones  et  la survie de l’ethnie tutsi à l’Est du Congo puissent être  posées comme si les rapports (Gersony, Kassem, Mapping, etc.)  des experts de l’ONU n’avaient jamais existés ! Et que nos débatteurs à Kampala n’y fassent presque pas allusion quand ils se confient aux médias. C’est comme si   la guerre d’usure avait réussi à les entraîner dans une amnésie irresponsable !  En plus de ces rapports, la lettre de Théogène Rudasingwa (‘’la vérité enfin’’), son témoignage chez le juge espagnol Merelles, les sorties médiatiques des ex-proches de Kagame (Kayumba et Karegeya) ne semblent pas avoir  conduit « la communauté internationale » à reconsidérer en profondeur sa version de cette guerre d’usure. Aussi plusieurs d’entre nous ont-ils  cru, qu’avec le temps, les principaux enjeux et les causes profondes du « conflit au Congo[4] » ont changé. Et que l’empire US sur le déclin serait  devenu clément à l’endroit de la RDC pendant que son Prix Nobel de président se livre  aux assassinats extrajudiciaires ciblés  par drones interposés. (Le comble est que pendant que les médias alternatifs parlent de plus en plus de la désaméricanisation du monde ou du monde sans les USA, en RDC, les médiamensonges croient, dur comme fer, aux bienfaits de Barack Obama pour notre devenir collectif ! C’est grave !)
Nous le dirons jamais assez : la question de la guerre de basse intensité et d’usure en RDC est aussi une question de culture ; d’une culture citoyenne historique, engagée et engageante. A l’Est de la RDC et dans la diaspora, plusieurs compatriotes  l’ont compris. L’opinion publique congolaise est généralement au courant des tenants et des aboutissants de la théâtralisation de la guerre, de la mort et de la banalisation de la vie au Congo. A Kinshasa, certains médias ne réussissent pas toujours à démonter les mensonges des élites compradores. Il arrive qu’ils fassent leur jeu et entraînent une bonne partie de la population dans un soutien aveugle de ses bourreaux. A l’Est, les jeunes ont défié l’armée rwandaise et la Monusco , mains nues. Ils ont appris, sur le tas, à connaître les véritables ennemis du peuple congolais et leur modus operandi.
Apprendre sur et de la guerre en RDC serait un pas énorme à effectuer par ceux et celles qui veulent y mettre fin : bien identifier les acteurs majeurs, les armes auxquelles ils recourent tout en restant dans l’ombre, leurs modes opératoires, la façon dont ils orchestrent leur propagande mensongère, par exemple, travailler à la contre-infiltration (comme le général Olenga) et mener, à court, moyen et long terme, un travail de contre-pouvoir, en synergie ; étudier aussi la guerre comme « un évènement profond » pouvant sacrifier « les fils de la maison » pour justifier « la montée du capitalisme du désastre ».
Il y a de ces actions à mener à partir du contexte, de la capacité d’imagination, d’inventivité et de créativité des acteurs sur terrain. Aussi, vu les moyens dont disposent les forces de la mort contre la RDC , les patriotes-résistants congolais devraient-ils se garder de communiquer, sur les réseaux sociaux, la diversification de leur modus operandi. « Le bouche –à-oreille » devrait remplacer les grands déballages sur  Internet.
En attendant que  ces actions passent à leur vitesse supérieure,  nous ne serons pas étonnés d’apprendre que « l’accord » ou « la déclaration » a été signé(e). L’AFDL(le PPRD), le RCD, le CNDP, le M23 ainsi qu’une bonne partie de la kabilie sont une  même force de la mort au service des intérêts étrangers et des élites compradores. D’ailleurs, les menaces de déballage proférées par le M23 pèsent sur  les têtes des « alliés kinois » comme une épée de Damoclès…
 
Mbelu Babanya Kabudi

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18 novembre 2013

L’attitude confuse de l’Union africaine

Sort de 1 700 éléments du M23 en Ouganda


Devant l’impasse de Kampala, des pressions sont actuellement exercées sur Kinshasa pour l’amener à assouplir sa position. Longtemps aphone sur le sujet, l’Union africaine vient de se faire signaler par son envoyé spécial dans les Grands Lacs. Boubacar Diarra estime que Kinshasa doit adhérer, quelle qu’en soit la nature, à un accord à Kampala pour décanter, notamment la situation de 1 700 fugitifs M23 en cabale en Ouganda. Epargnant superbement l’Ouganda, l’UA se décharge totalement sur la RDC. Une attitude confuse qui rime avec la politique de deux poids deux mesures.

L’impasse qui est née de la réunion le 11 novembre 2013 à Entebbe (Soudan) entre Kinshasa et le M23 met de plus en plus en lumière les dessous des conflits qui rongent de manière cyclique la partie Est de la RDC. De plus en plus, la face cachée de l’iceberg remonte à la surface, dévoilant le double jeu de tous les acteurs impliqués dans la mise en place des stratégies de sortie de crise dans la région des Grands Lacs.

La marque d’un complot

Le constat est que toutes les initiatives déployées dans la région pour une paix durable portent en elles-mêmes des germes de conflits. Au point où les observateurs avertis se rendent à l’évidence que tout concourt à maintenir la RDC dans un état d’affaiblissement et d’instabilité permanente. Laquelle situation la prédispose à la prédation de ses ressources naturelles avant l’exécution du plan de son éclatement pur et simple.

La communauté internationale souffle le chaud et le froid lorsqu’il s’agit d’aborder les questions sécuritaires de la région des Grands Lacs. Dans le cas d’espèce, la RDC a été poussée au sein de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), à négocier avec la rébellion, alors que ses voisins, tels le Rwanda et l’Ouganda, sont exemptés de cette obligation vis-à-vis de leurs rébellions respectives, Il s’agit, notamment des FDLR pour Kigali et ADF-NALU pour Kampala.

Sans se faire prier, la RDC a engagé des négociations avec le M23 à Kampala et, ironie du sort, sous la médiation ougandaise. Parfois à son corps défendant, Kinshasa s’est plié aux caprices de ses voisins pourvu qu’au final il en sorte une issue pacifique à la crise qui sévit depuis des décennies dans sa partie orientale. Le couronnement de tous ces efforts, consentis au prix de privations innommables, a été la signature de l’accord-cadre d’Addis-Abeba ; accord signé sous l’égide des Nations unies et de l’Union africaine.

Curieusement, aujourd’hui, c’est ce même accord-cadre qui prévoyait des engagements aux niveaux national, régional et international que l’Ouganda viole au grand jour. Sans émouvoir personne. Pis encore, l’Union africaine, l’un des parrains de l’accord d’Addis-Abeba, ferme les yeux sur cette violation et se complait à remettre les compteurs à zéro.

Quid ? Le week-end dernier, la Commission africaine est sortie de son mutisme pour faire des déclarations qui puent le parti pris à mille lieues. La bourde a été balancée par l’envoyé spécial de la présidente de la Commission africaine dans les Grands Lacs, M. Boubacar Diarra. Selon l’Agence Chine nouvelle qui livre l’information, ce dernier a déclaré ce qui suit au cours d’une conférence de presse à Bujumbura : «Nous sommes confiants mais aussi espérons que l'accord sera conclu, quelle que soit la dénomination qu'on donnera à ce document (...) et que les obligations qui auront été conclues seront mises en application, car les 1 700 éléments du M23 ne peuvent pas rester indéfiniment en Ouganda ».

Qu’est-ce à dire ? Simplement ceci que l’UA encourage la position de l’Ouganda, concernant spécialement les 1 700 fugitifs du M23 réfugiés sur son territoire. Cela en lieu et place des reproches par rapport aux violations répétées de l’accord-cadre d’Addis-Abeba et autres dispositions pertinentes des instruments internationaux. D’abord, l’UA feint d’ignorer que le M23 est une force négative qui devait être traquée et dissoute et que, à ce titre, les 1 700 fugitifs sont des criminels accueillis comme des héros dans un pays lié par l’accord d’Addis-Abeba. Ensuite, elle menace subtilement Kinshasa. C’est quand Boubacar Diarra dit que les fugitifs du M23 « ne peuvent pas rester indéfiniment en Ouganda ».

Soit l’UA voit blanchir le M23 en le soustrayant des poursuites judiciaires, soit elle veut brandir le spectre d’une reprise de guerre - au regard du renforcement des capacités et du réarmement dont bénéficient Sultani Makenga et ses acolytes en Ouganda. Cette menace a pour objectif de faire fléchir Kinshasa dans sa position à ne pas accorder une amnistie générale au M23 qui retentirait dans l’opinion congolaise comme une trahison, sinon une prime aux aventuriers de tous bords qui s’amusent à prendre les armes contre leur pays pour tuer, violer et piller les richesses naturelles.

Une fois de plus, l’UA a fait preuve de partialité comme l’a toujours fait la CIRGL. Les deux veulent que la RDC paie pour l’insécurité que les autres installent sur son territoire.  A moins qu’elle dise à l’opinion que les propos de Boubacar Diarra engagent son auteur et non l’organisation continentale.

Deux poids, deux mesures

Aux termes de l’accord-cadre d’Addis-Abeba, dont elle est d’ailleurs signataire, l’UA applique la politique de des poids deux mesures. Cet accord oblige clairement les pays de la région à « ne pas tolérer, ni fournir une assistance ou un soutien quelconque à des groupes armés aux pays de la région ». L’accord leur demande également de « ne pas héberger ni fournir une protection de quelque nature que ce soit aux personnes accusées de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, d’actes de génocide ou de crimes d’agression, ou aux personnes sous le régime de sanctions des Nations unies ; et faciliter l’administration de la justice, grâce la coopération judiciaire dans la région ».

Or, ces dispositions sont violées par le Rwanda et l’Ouganda en hébergeant des criminels en provenance de la RDC. Se préoccuper du sort des 1 700 éléments du M23 en Ouganda au détriment des millions de victimes fauchées et autres sans abris sur le territoire congolais ne peut pas auréoler l’UA.

Pourquoi s’obstine-t-on à faire de la RDC le bourreau de l’insécurité qui prévaut dans les Grands Lacs ?  C’est elle que l’on pousse à faire le premier pas pour trouver solution aux nombreux problèmes de la région. Quand il faut stabiliser la région, seule la RDC est obligée de négocier avec ses rebelles cependant que ses voisins, en l’occurrence le Rwanda et l’Ouganda, sont exemptés de cette obligation que tous brandissent comme voie de sorite de crise. La RDC a beaucoup donné, il ne faut pas lui en demander plus.

Ce qui est clair aujourd’hui c’est que l’attitude de l’UA est confuse. Elle devrait être clarifiée par rapport à la charte qui crée l’organisation continentale. L’Afrique n’a que faire d’injustices !  
 

Posté par lumbamba à 20:35 - - Commentaires [8] - Permalien [#]