03 novembre 2013

RDC : nouvelle offensive de l'armée contre les derniers bastions du M23

Des soldats congolais à Bunagana, près de la frontière avec l'Ouganda, le 1er novembre 2013 en RD Des soldats congolais à Bunagana, près de la frontière avec l'Ouganda, le 1er novembre 2013 en RD © AFP

L'armée congolaise a lancé dimanche matin une nouvelle offensive contre les dernières positions des rebelles du M23 sur quelques collines de l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), a indiqué à l'AFP le général Lucien Bahuma, commandant de la 8e région militaire congolaise.

"Nous sommes en train de pilonner Mbuzi [...], après l'artillerie vient l'infanterie", a indiqué le général, joint par téléphone depuis Kiwanja, ville située à une vingtaine de kilomètres des combats et d'où l'on entendait au loin depuis 10H00 (08H00) GMT des détonations rapprochées d'armes lourdes. "On est en train de récupérer les collines. Ca tire au niveau des montagnes de Ntamugena, Mbuzi et Runyonyi. Les rebelles sont en train de fuir", a affirmé à l'AFP, sous le couvert de l'anonymat, un capitaine des Forces armées de la RDC (FARDC) à l'arrière.

Le Mouvement du 23 Mars (M23) a été mis en déroute par l'offensive lancée le 25 octobre par les FARDC dans la province du Nord-Kivu, qui correspond à la 8e région militaire de la RDC. Depuis la prise mercredi, de leur fief politique, Bunagana, les rebelles ne contrôlent plus que quelques collines proches de cette ville située à la frontière avec l'Ouganda, à 80 km au nord de Goma, la province du Nord-Kivu.


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02 novembre 2013

RDC : le chef de la diplomatie retourne à Kampala pour les négociations avec le M23

Le ministre des Affaires étrangères de RDC, Raymond Tshibanda (g). Le ministre des Affaires étrangères de RDC, Raymond Tshibanda (g). © AFP

Le ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo (RDC), Raymond Tshibanda, est retourné samedi à Kampala, où Kinshasa et les rebelles du M23 dialoguent tant bien que mal depuis décembre, a-t-on appris de source aéroportuaire à Kinshasa.

Le retour de M. Tshibanda, chef de la délégation gouvernementale à ces pourparlers dans la capitale ougandaise, a lieu alors que l'armée congolaise a repris depuis le 25 octobre l'intégralité du territoire que contrôlait encore le M23 dans l'Est du pays, à l'exception de quelques collines, à 2.000 mètres d'altitude, où sont retranchés les derniers combattants de la rébellion. M. Tshibanda est parti de Kinshasa accompagné de l'ambassadeur congolais en Ouganda, Jean-Charles Okoto, selon la source à l'aéroport de Kinshasa.

Vendredi, l'armée a donné aux irréductibles du M23 une "dernière chance" de se rendre et d'éviter un assaut final, mais le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a insisté sur le fait que "le succès de [la] contre-offensive militaire n'[était] pas une panacée". Les actions "politiques et diplomatiques [...] nous paraissent être les seules à même de garantir une paix durable à notre pays", avait ajouté M. Mende, alors que les rebelles parlent depuis mercredi de l'imminence de la signature d'un accord à Kampala.

Le gouvernement congolais maintenait une délégation "technique" à Kampala depuis la suspension des pourparlers le 21 octobre. Les discussions entre les deux parties semblent avoir repris en milieu de semaine, et le retour de M. Tshibanda signifie a priori que le dialogue progresse. Joint par téléphone samedi, le chef adjoint de la délégation du M23 à Kampala, Roger Lumbala, a déclaré à l'AFP qu'"il restait un dernier point important [à négocier] concernant l'amnistie" que demandent les rebelles. Selon lui, la signature d'un accord "pourrait intervenir dans la journée", sinon "la semaine prochaine" compte tenu de l'agenda du ministre de la Défense ougandais, Crispus Kyonga, chef de la médiation entre les deux parties.


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RDC: l’armée encercle les dernières collines aux mains du M23

Un rebelle du M23 sur les hauteurs de Bunagana, en juillet 2012.
Un rebelle du M23 sur les hauteurs de Bunagana, en juillet 2012.
AFP PHOTO / PHIL MOORE
Par RFI

L'armée congolaise se préparait, vendredi 1er novembre, à mener de nouvelles opérations contre les positions rebelles dans la région de Bunagana, à environ 80 km au nord de Goma, près de l'Ouganda. Elle s'est donnée pour objectif de déloger les rebelles des collines avoisinantes.

Déployée au nord-est, le long de la frontière avec l’Ouganda et le Rwanda, et un peu plus à l'ouest du côté du parc des Virunga, l’armée tentait hier encore, vendredi, de prendre les dernières positions des rebelles en étau.

A plusieurs reprises dans la journée, des tirs à l’arme lourde ont résonné en direction des trois collines où se terrent les quelques centaines d’irréductibles du M23 : Chanzu, Runyoni et Mbuzi, les trois cibles de l'armée désormais.

Il s’agit de collines agricoles, couvertes de champs de bananiers ou de forêts très denses. Elles sont particulièrement difficiles d’accès, d’autant plus qu’elles se trouvent tout près de la frontière rwandaise et que ceux qui poursuivent le combat coté rebelle maîtrisent très bien ce terrain.

Ainsi, les positions du M23 ont beau être réduites à des toutes petites localités rurales et leurs troupes en grande partie en débandade, quelques éléments semblent toujours résister efficacement.

Dernière chance de se rendre

Une nouvelle fois, hier, l’Etat congolais a lancé un appel à la défection. « Nous donnons une dernière chance à tous les combattants du M23 de se rendre », a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Olivier Amuli, porte-parole de l'armée pour le Nord-Kivu.

 → A (RE)LIRE : Thierry Vircoulon sur RFI : « Que reste-t-il à négocier avec le M23 en RDC ? »

« La guerre n’est pas une panacée », a affirmé de son côté, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mendé, encourageant les rebelles à signer un accord politique pour garantir une paix durable.

 
Des éléments des FARDC en opération au nord de Goma, le 31 octobre 2013.
REUTERS/Kenny Katombe

En effet, alors que l’offensive militaire contre les rebelles du M23 est toujours en cours, en parallèle les pourparlers politiques entre les deux parties continuent. La communauté internationale espère même qu’un accord pourrait être signé dans les jours qui viennent, comme l’explique le chef adjoint de la Monusco, Abdallah Wafy.

« Il y a toujours des pourparlers qui continuent au niveau de Kampala [Ouganda], explique ce dernier, l’objectif étant d’obtenir un accord politique […]. Mais les deux options restent sur la table : l’option militaire et l’option diplomatique. L’une n’excluant pas l’autre. »


 ■ REACTION : « On peut tenir une année », affirme un officier du M23

Face à l’avancée des FARDC, les militaires du M23 se sont retirés sur des collines à 2000 mètres d’altitude près de Bunagana. Certains sont également passés côté ougandais. C’est le cas de cet officier supérieur qui témoigne de manière anonyme au micro de RFI.

Il est assis, tête basse et regard fuyant, en jean et chaussures de sport. Mercredi, il a traversé la frontière vers l'Ouganda. Selon lui, ils sont une cinquantaine à avoir fait de même, notamment des cadres et des policiers.

« Le M23 n’est pas encore fini. Nous avons au moins cinq brigades et nos deux états-majors. Et les munitions que nous avons sont suffisantes. Nous les avons prises à Goma l’année dernière et un peu partout ailleurs. On peut tenir une année. »

Il dément tout recrutement forcé de militaires ou d’enfants. Il explique cependant que le mouvement enrôlait de force des voleurs dans des comités d’autodéfense. Il dément également tout soutien du Rwanda et de l’Ouganda à la rébellion.

« Les fosses communes existaient avant nous »

Concernant les fosses communes découvertes à Kibumba, ce dernier estime que le M23 n’y est pour rien : « Ces fosses communes existaient avant nous. Même lorsque nous étions dans l’armée régulière, nous savions qu’elles étaient là. Tout le monde sait qu’elles datent de l’époque du RCD. Ces accusations sont le fait de personnes mal intentionnées qui veulent nous faire porter le chapeau. »

Pour lui, désormais, l’avenir est incertain : « Je souhaiterais rejoindre mon unité au Congo, dès que possible. Mais la route est désormais barrée par les FARDC ». Selon le combattant, des « camarades » viennent d’être arrêtés au Rwanda voisin. Une nouvelle porte de sortie qui se referme.

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RDC: le M23 en 12 dates

Recherché pour crimes de guerre, le chef du M23 Bosco Ntaganda s'est spontanément constitué prisonnier en mars dernier pour être jugé par le CPI..
Recherché pour crimes de guerre, le chef du M23 Bosco Ntaganda s'est spontanément constitué prisonnier en mars dernier pour être jugé par le CPI..
DR
Par Tirthankar Chanda

Depuis la reprise des hostilités au Nord-Kivu, vendredi 25 octobre, l’armée congolaise soutenue par l’ONU ne cesse de marquer des points face à la rébellion. Les principales bases arrières du mouvement rebelle M23 sur le territoire congolais sont tombées au cours des derniers jours, ses combattants réduits à fuir vers l’Ouganda et le Rwanda. Il y a encore quelques semaines, les rebelles contrôlaient un large territoire de la province du Nord-Kivu.
Rappel des étapes majeures de l'évolution de la rébellion du M23.

■ Repères

Les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu connaissent depuis plusieurs années des cycles de violence et de conflits armés axés autour des importantes richesses minérales et des terres fertiles de cette partie orientale de la République démocratique du Congo (RDC).

Ici, les rébellions succèdent aux rébellions. La dernière en date est celle menée par le mouvement M23 constitué en avril 2012. Ce courant est composé d’ex-rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) qui a sévi dans la région dans les années 2000. Le CNDP était dirigé par Laurent Nkunda, général déchu de l’armée congolaise et proche du Rwanda.

Les rébellions qui ont ensanglanté le Nord-Kivu sont soutenues par les voisins rwandais et ougandais de la RDC. Le mouvement M23 ne déroge pas à la règle, même si Kigali et Kampala ont toujours nié ces allégations.

■ Chronologie

                                                                  2012

29 avril : Début d’affrontements dans le Nord-Kivu (à Masisi) entre l’armée congolaise (FARDC) et des militaires mutins.

6 mai : Publication du communiqué annonçant la création du Mouvement du 23 mars (M23). Ce mouvement dirigé par le général Bosco Ntaganda, un ancien du CNDP, doit son nom à l’accord de paix signé le 23 mars 2009 entre le gouvernement congolais et les rebelles pro-rwandais du CNDP. Les mutins du M23 invoquent le non-respect du pacte au terme duquel le gouvernement congolais s’était engagé à intégrer dans l’armée régulière les combattants du CNDP et à les maintenir dans leur fief du Nord-Kivu.

Ils redoutaient également l’extradition par Kabila de leur chef Bosco Ntaganda (surnommé « Terminator ») vers la Cour pénale internationale (CPI). L’homme est poursuivi par la CPI pour des crimes de guerres notamment l’enrôlement d’enfants. Sultani Makenga, un autre commandant du M23, a été lui aussi impliqué dans le recrutement et l’utilisation d’enfants militaires.

6 juillet : Chute de Bunagana, important post-frontière avec l’Ouganda et poumon économique de la région. La ville passe aux mains du M23.

 

 
Des membres des forces armées du M23 dans une rue de Goma, le 20 novembre 2012
REUTERS/James Akena

15-20 novembre : Offensive majeure des rebelles jusqu’aux portes de Goma, ce qui provoque l’exode massif de réfugiés. Le 20, chute de Goma, malgré la présence sur place de la force de maintien de la paix de l’ONU, la Monusco. MSF évoque « plus de 100 000 déplacés ». L’ONU accuse les rebelles d’avoir enlevé des femmes et des enfants.

24 novembre : Ouverture à Kampala (Ouganda) de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Le communiqué final de la CIRGL appelle les combattants du M23 à se retirer de Goma. Les rebelles amorcent leur retrait pour se replier au nord de cette ville.

9 décembre : Début de pourparlers à Kampala entre le gouvernement congolais et le M23.

                                                                     2013

24 février : Signature d’un accord-cadre à Addis-Abeba par onze pays africains pour la pacification de l’Est congolais.

19 mars : Guerre des chefs au sein du M23, débouchant sur la présentation spontanée de Bosco Ntaganda à l’Ambassade des Etats-Unis pour se constituer prisonnier. Les autorités consulaires américaines le transfèrent à la CPI qui le recherchait depuis 2006 afin de le juger pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

28 mars : Résolution du Conseil de sécurité qui renforce la Mission de l’ONU (Monusco) en créant pour la première fois  une brigade d’intervention chargée de « neutraliser les groupes armés » opérant dans l’Est congolais.

20 mai : Recrudescence de combats dans la région frontalière entre les forces de M23 et l’armée congolaise après six mois d’accalmie.

30 août : Retrait des rebelles de la ligne de front au nord de Goma, suite à l’offensive de l’armée congolaise, soutenue par les brigades de la Monusco. C’est le véritable tournant de la guerre.

 

 
« Photo de famille » lors de la prise de Bunagana entre différents colonels du nord Kivu pour fêter la victoire.
RFI/Léa-Lisa Westerhoff

Fin octobre : Suspension des négociations de paix à Kampala entre la RDC et les rebelles du M23.

Les combats recommencent après deux mois de trêve, avec l’armée et la brigade d’intervention de l’ONU reprenant le contrôle de Rutshuru et Kiwanja, deux anciennes localités aux mains du M23. Le 30, reconquête par les Forces armées congolaises de Bunagana, le dernier grand fief du M23.

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01 novembre 2013

Kibumba, Kiwanja, Rutshuru, des victoires congolaises

Par Colette Braeckman

Eclairage

Kibumba, Kiwanja, Rutshuru, Rumangabo important centre de formation militaire et finalement Bunagana, poste douanier sur la frontière ougandaise : durant longtemps les noms de ces localités du Nord Kivu ont été synonymes de défaites militaires, d’exactions, de massacres et d’exodes. Depuis trois jours, ils incarnent les victoires de l’armée congolaise dans son offensive contre les rebelles du M23 et à Kinshasa la presse considère que la reddition des mutins est imminente, même si l’envoyé spécial américain redoute toujours une « internationalisation » de la crise…
L’offensive militaire s’inscrit dans un double contexte politique : à Kinshasa, les concertations nationales se sont terminées sur la promesse de voir bientôt se constituer un gouvernement ouvert à l’opposition mais surtout, à Kampala, où rebelles et représentants gouvernementaux négocient depuis dix mois (aux frais du Congo…)le désaccord s’est avéré insurmontable. En effet, les chefs militaires du M23 ont refusé que leurs troupes soient réaffectées dans d’autres provinces du Congo (loin de la frontière rwandaise…) tandis que Kinshasa, sous pression de son opinion publique, a catégoriquement refusé d’accorder l’amnistie aux dirigeants de la rébellion visés par des sanctions internationales, estimant qu’il fallait mettre fin à l’impunité et au cycle des rébellions à répétition.
Sur le plan militaire, les succès des FARDC s’expliquent d’abord par la faiblesse croissante du M23 : les effectifs des rebelles ont été réduits par l’éclatement du mouvement, dont 600 hommes, l’été dernier, se sont réfugiés au Rwanda à la suite de leur chef Bosco Ntaganda aujourd’hui transféré à la CPI. Face à cet adversaire diminué, l’armée gouvernementale a entamé une offensive sur plusieurs axes, obligeant le M23 à disperser ses forces. En outre, des soldats hutus membres du M23 ont refusé de combattre ou ont fait défection, estimant que les officiers tutsis ne partageaient pas avec leurs troupes les revenus tirés des recettes douanières ou des trafics d’or, que l’organisation américaine Enough Project vient d’estimer à 500 millions de dollars. Par ailleurs, les pressions internationales et les sanctions ont empêché l’armée rwandaise de se porter clairement au secours de ses alliés, même si récemment encore des infiltrations ont été dénoncées par la société civile.
Quant à l’armée congolaise, elle a été « dopée » par plusieurs facteurs, le premier étant une amélioration de la logistique : salaires payés, rations de l’ONU remplaçant les gamelles de haricots crus dont devaient se contenter les troupes, commandement plus cohérent, avec moins de trahisons et de communication d’informations à l’ennemi. Se comportant mieux que d’ordinaire, les unités congolaises (des bataillons d’élite formés entre autres par les Belges) ont été soutenues par la population : on a vu des motards de Goma porter des bidons d’eau aux soldats sur le front…En outre, les FARDC ont été épaulées par la Monusco, les Casques bleus mais aussi la Brigade d’intervention africaine, beaucoup plus décidée et qui vient de perdre un officier tanzanien. Même si la Monusco ne combat pas en première ligne, elle se montre nettement plus ferme que par le passé, sous l’impulsion de son nouveau commandant en chef le général Cruz et du représentant politique Martin Kobler (un Allemand revenant d’Afghanistan). La force onusienne se souvient aussi de l’humiliation qu’avait représenté la chute de Goma en novembre 2013 et elle s’est sentie défiée par les tirs du M23 ayant à plusieurs reprises visé ses hélicoptères.
Au-delà des succès engrangés, il serait prématuré de crier déjà victoire : le Rwanda, peu soucieux de lâcher ses alliés congolais et de perdre l’accès au Nord Kivu, pourrait être tenté de jouer le tout pour le tout et de franchir la frontière en dépit de la pression internationale. L’Ouganda, dont la neutralité est de plus en plus sujette à caution pourrait permettre l’ouverture d’un nouveau front, plus au nord, où un certain « M18 » a déjà fait son apparition. Pour le Congo enfin, le principal défi est d’ordre interne : si la bonne gouvernance n’est pas rétablie au Kivu, si les Tutsis congolais se voient menacés, si les réfugiés ne sont pas autorisés à rentrer chez eux, les germes d’une nouvelle guerre seront toujours présents. Quant à la Monusco et à sa brigade africaine, sa crédibilité est en jeu : si le M23 est neutralisé, il lui faut de toute urgence et avec la même énergie, s’en prendre aux autres groupes armées, dont les Hutus des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) qui demeurent, depuis bientôt vingt ans, le premier élément déstabilisateur de la région…

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LES USA IMPOSENT LA PAIX CONTRE DES ELECTIONS EN 2016

Comme quoi, le sort du Congo et ses habitants(pour ne pas dire de l ensemble du continent ) est scellé par les acteurs majeurs qui gouvernent ce monde au gré de leurs intérêts.
Ils sont les seuls maîtres à décider que faire ou défaire, qui mettre ou écarter et à quel moment.
 
Tout est préparé, monté à partir de leurs labo-observatoires. A chacun de subir son tour.
Pas si longtemps c´est fût le cas de l' Angola oú il a suffi de tuer Savimbi(comme un chien) pour arrêter une guerre(sa rage) qui a duré plus de deux décennies.
 
La RDC vient d être soumise à une guerre injuste, meurtrière et ignoble pour permettre entre-temps au petit Rwanda, réputé "élève modèle" d accélérer sur la machine du "développement et de la croissance" parce que si la guerre de l Est arrivait à perdre sa raison d être, Kigali perderait aussi sa place comme exportateur mondial de minerais dont il ne jouit pas dans son sol.
 
Pauvre  Minaku, pauvre Matata, pauvre Kyungu, pauvre Katumbi et bien d autres pauvres encore, utilisés comme chevaux de Troie pour opprimer leurs propres concitoyens avec à leur tête un pauvre "Kabila" sorti du néant.
 
Ils se bombent la poitrine en ramassant  les miettes qui tombent de la table des acteurs majeurs, puis de leur Raís et de ses mentors connus.
Pendant ce temps, nos richesses sont expoliées à satiété. N'est-ce pas de la piraterie?
 
Pauvre Afrique, à quand ta dignité??? l´Amérique Latine l a bien compris et essaie de faire face à son géant voisin.
Angélique Mutombo

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RDC: les FARDC donnent une dernière chance au M23 de se rendre

 
Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku recevant les explications du colonel Mamadou Ndala, commandant des opérations militaires des FARDC contre le M23, samedi 26 octobre 2013 à Kibumba.Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku recevant les explications du colonel Mamadou Ndala, commandant des opérations militaires des FARDC contre le M23, samedi 26 octobre 2013 à Kibumba.

«Nous donnons une dernière chance à tous les combattants du M23 de se rendre », a déclaré vendredi 1er novembre le lieutenant-colonel Olivier Hamuli, porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC) au Nord-Kivu, selon une dépêche de l’AFP. L’officier militaire a lancé cet appel en prévision d’un nouvel assaut prévu par les FARDC pour déloger les derniers rebelles du M23 des quelques collines qu’ils occupent encore dans l’est de la RDC.

Depuis Bunagana, ancien quartier général du M23 et dernier bastion de la rébellion repris par l’armée jeudi 30 octobre, le lieutenant-colonel Hamuli affirme que les rebelles sont «pris en étau».

Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, avait expliqué auparavant que l’objectif des FARDC est de déloger le M23 des collines qui surplombent Bunagana.

«Hier [jeudi], nous avons pris la colline de Bugima, qui surplombe celle de Mbuzi. Aujourd’hui, Mbuzi devrait tomber d’elle-même. Il ne restera plus que la colline de Runyonyi. Celle de Chanzu n’est pas très stratégique», avait-il affirmé.

Fief politique et dernière place forte du M23, la localité de Bunagana, à la frontière ougandaise, à environ 80 km au nord de Goma (Nord-Kivu), a été reprise par les FARDC, soutenues par la brigade d’intervention de la Mission des Nations unies en RDC (Monusco), cinq jours après le début de l’offensive contre la rébellion.

Selon le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, environ deux cents éléments résiduels du M23 sont retranchés depuis mercredi à près de 2.000 mètres d’altitude sur les hauteurs cultivées proches de Bunagana et de la localité voisine de Jomba.

Selon le maire de Goma, Léon Bitegeka, des files de gens traversaient encore jeudi soir en Ouganda à cause des détonations qui se faisaient entendre vers Jomba, mais la nuit a été calme.

Bien qu’aucune détonation n’ait été entendue vendredi dans la matinée à Bunagana, certains habitants se disent ou se montrent encore peu rassurés.

radiookapi.net

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Thierry Vircoulon sur RFI : «Que reste-t-il à négocier avec le M23 en RDC?»

26 membres du M23 à la base militaire de Rutshuru qui se sont rendus. Tous sont congolais et disent avoir été enrôlés de force. «Le M23 faisait la loi ici nous n'avions pas d'autres choix que de travailler avec eux».
26 membres du M23 à la base militaire de Rutshuru qui se sont rendus. Tous sont congolais et disent avoir été enrôlés de force. «Le M23 faisait la loi ici nous n'avions pas d'autres choix que de travailler avec eux».
RFI/Léa-Lisa Westerhoff
Par Nicolas Brousse

En République démocratique du Congo, l’armée a enregistré un nouveau succès. Avec le soutien des casques bleus, les Forces armées de RDC (FARDC) ont pris le contrôle jeudi 31 octobre de Bunagana, une localité symbolique pour les militaires congolais qui en avaient été chassés par le M23. La ville était devenue la capitale économique des rebelles. C’était aussi leur dernier grand fief dans le nord-Kivu. Pour Thierry Vircoulon, directeur du projet Afrique centrale à l'International crisis group, même si le M23 a enregistré une défaite militaire, beaucoup de travail reste à faire dans le pays.

RFI : La nouvelle série de combats entamés il y a une semaine, est entrée dans une phase finale. Le M-23 est, dit-on, défait militairement, cette fois-ci pour de bon ?

Thierry Vircoulon : Oui, il semble qu’ils soient en pleine débâcle. Ils sont maintenant réduits à un territoire extrêmement petit, adossé à la frontière du Rwanda. Mais avant d’être un échec militaire, ça a été un échec politique, dans la mesure où ils n’ont pas réussi à convaincre la population congolaise du Nord-Kivu de les rejoindre. Ils ont toujours eu des problèmes de recrutement assez sérieux, et l’ensemble de la population du Nord-Kivu avait pris des positions très claires contre cette rébellion.

Ça a été aussi un échec politique, dans la mesure où ils n’ont pas réussi à obtenir un minimum de sympathie - pas de reconnaissance, mais de sympathie -, de la part des internationaux qui ont multiplié à leur encontre les communiqués condamnant cette rébellion depuis qu’elle a émergé l’année dernière. Donc c’est un échec militaire qui vient compléter un échec politique.

Vous parliez de l'absence de soutien de la Communauté internationale. La Mission des Nations unies (Monusco), n’était évidemment pas impliquée directement dans les affrontements. Ça veut dire qu’elle a fourni un support aux FARDC ?

Il y a eu, d’après ce que j’ai compris, une coordination tactique étroite, entre la brigade d’intervention des Nations unies et puis les unités congolaises qui sont montées à l’assaut du M-23.

 

Cette défaite militaire du M-23 va-t-elle peser dès lors sur la négociation d’un accord de paix ? Vous avez parlé, Thierry Vircoulon, d’un échec politique. Pour l’instant le président Joseph Kabila a laissé ouvert le processus de Kampala. L'échec militaire signifie-t-il un échec diplomatique tout court ?

Je crois que la question qu’on devrait surtout se poser c’est de savoir ce qu’il y a à négocier à Kampala. J’entends beaucoup de gens qui disent qu’il faut qu’il y ait une signature d’accord à Kampala.

Mais enfin ..., que reste-t-il à négocier avec un mouvement militaire qui prétendait être un mouvement politique, mais qui ne l’était pas, et qui maintenant est militairement défait, dont les troupes sont plus ou moins en débandade, et dont le leadership s’est réfugié dans des pays étrangers.

Je crois que ça pose véritablement question ; dans ce contexte-là que peut-on vraiment négocier, si ce n'est la réédition du M-23 ? Je crois que si la situation militaire continue sur le terrain, grosso modo, c’est un peu comme si on disait : on est en 1945 et il faut un accord de paix entre les alliés et l’Allemagne.

Washington demandait justement hier la mise en place d’un mécanisme de paix semi-permanent en RDC. Que peut bien signifier dans ce contexte un mécanisme semi-permanent ? C’est tellement compliqué que ça va durer longtemps, très longtemps d’une manière complètement indéterminée ?

Je n’ai absolument aucune idée de ce que c’est qu’un mécanisme de paix permanent. Tout ce que je sais c’est qu’il y a une résolution des Nations unies, une résolution 20-98, qui donne mandat aux Nations unies pour neutraliser tous les groupes armés dans l’est du Congo. La question, je pense, qui se pose maintenant est la suivante : si le M-23 est neutralisé complètement, quelle va être la nouvelle cible, à la fois de l’armée congolaise et de la force d’intervention des Nations unies ?

Comme le rappelait en effet l’envoyé spécial américain pour la région des Grands Lacs, le M-23 en fait n’est que l’un des 40 ou 45 groupes armés dans l’est du Congo. Est-ce toujours le cas ? 

Il y a en effet eu une focalisation internationale très biaisée sur le M-23 depuis l’année dernière, alors qu’en effet, il y a plein de groupes armés dans les Kivus et que certains ont été bien plus meurtriers l’année dernière que le M-23. Si on regardait simplement le bilan en termes de droit de l’homme, on se rendrait compte qu’il faudrait cibler d’autres groupes qui n’hésitent pas à pratiquer des tueries sur les populations civiles. Et donc en effet, il reste encore beaucoup de travail, à commencer par Kinshasa, dans la mise en œuvre des réformes prévues dans l’accord d’Addis-Abeba.

Et puis il y a la question qui se pose également, à savoir dans quelles mesures Kigali, mais aussi Kampala, ont réellement changé de stratégie dans la région, ou s’ils ont juste décidé de faire une pause, suite aux pressions diplomatiques qu’ils ont reçues.

Il faut aussi se poser peut-être la question des exactions. Le retour des réfugiés risque d’être très difficile. Dans un reportage de Stéphanie Aglietti sur RFI, on entendait ce matin Pérouse, une réfugiée congolaise en Ouganda. Elle est rentrée chez elle pour aussitôt repartir « Les FARDC m’ont pris trois vaches, a-t-elle témoigné. Ils les ont mangées sous prétexte que c’était des vaches appartenant à des Tutsi. Comment voulez-vous que je rentre, si on tue mes vaches, détruit ma maison, et que l’on me fait comprendre que je suis indésirable ? » Cela veut-il dire que la Communauté européenne va devoir agir pour aider à ce retour des réfugiés ? Ça a l’air d’être, encore une fois, extrêmement compliqué ?

 

Le retour des réfugiés, depuis des années, est un sujet ultrasensible dans les Kivu. D’une part parce qu’il y a cet antagonisme ethnique à l’égard des Tutsis surtout, mais des rwandophones aussi en général, parce que les terres de ceux qui sont partis ont été prises et sont occupées par de nouveaux propriétaires, et parce que dans toute cette zone des Kivus, comme on l’a écrit dans un dernier rapport, vous avez des conflits locaux intercommunautaires, dont l’enjeu principal est la terre et qui sont extrêmement vivaces, extrêmement virulents.

Donc maintenant en effet, il y a tout un travail à faire - si l’affaire du M-23 est définitivement clause - il y aura tout un travail à faire en termes de gestion des conflits locaux, dont le foncier constitue une part essentielle.

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La RDC va poursuivre les pourparlers de Kampala avec le M23 malgré la victoire des FARDC

 
Lambert Mende, Ministre de l'Information, Communications et Médias lors d'une Conférence de Presse à Kinshasa, le 03/01/2012. Radio Okapi/Ph. Aimé-NZINGALambert Mende, Ministre de l'Information, Communications et Médias lors d'une Conférence de Presse à Kinshasa, le 03/01/2012. Radio Okapi/Ph. Aimé-NZINGA

«Ce n’est pas par une simple défaite militaire que nous aurons résolu ce problème de la bonne disposition de certains Congolais à se mettre au service d’agendas étrangers pour déstabiliser leurs propres pays», a déclaré vendredi 1er novembre le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende Omalanga. Au cours d’un point de presse à Kinshasa, le ministre a ainsi fait part de la détermination de Kinshasa à poursuivre les pourparlers avec la rébellion du M23 à Kampala, en Ouganda. Il s’agit, selon lui, de ne «pas laisser les choses inachevées».

«Nous voudrions mener ces contacts jusqu’au bout pour obtenir de ces concitoyens un engagement de leur part que, quoi qu’ils aient comme revendications, ils les dérouleront de manière non violente, de manière démocratique», a expliqué le porte-parole du gouvernement congolais.

Pour lui, il ne s’agit surtout pas de «négocier la fin d’une action militaire avec des gens qui ne sont plus dans l’action militaire».

Lambert Mende estime que ces «contacts» sont importants «en termes d’engagement de consolidation de la cohésion» :

«Il n’y a pas qu’avec un groupe qui est militairement fort qu’il faut parler. Tout Congolais a le droit d’être écouté par son gouvernement, et le gouvernement a le droit de demander aux Congolais qu’ils s’engagent à respecter la légalité républicaine lorsqu’ils veulent revendiquer».

La rébellion du M23, qui occupait plusieurs territoires à l’est de la RDC, a été quasiment démantelée par les Forces armées de la RDC (FARDC), qui ont récupéré toutes les positions occupées par les rebelles.

Au cours d’une contre offensive de 5 jours déclenchée le 25 octobre depuis la région de Kibumba, à 30 kilomètres de Goma, dans le Nord-Kivu, l’armée a infligé un dur revers aux rebelles alors que les pourparlers de Kampala avaient été suspendus 5 jours plus tôt, la RDC refusant d’amnistier et de réintégrer tout le M23 dans son armée.

S’adressant à la nation le 30 octobre, le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila, a salué le succès des FARDC face au M23 dans le Nord-Kivu, tout en prévenant que l’action militaire n’avait pas «pour conséquence de rendre caduques les options politiques et diplomatiques pour rétablir une paix durable».

Par ailleurs, lors d’une intervention à l’université Georgetown à Washington(USA), l’émissaire des Etats-Unis pour la région de Grands Lacs, Russ Feingold, a affirmé s’attendre à ce que les pourparlers de Kampala conduisent dans les prochains jours à un accord dans lequel la rébellion du M23 serait dissoute.

Le diplomate américain a en outre rappelé que le M23 n’était que «l’un des 40 ou 45 groupes armés dans l’est du Congo».

radiookapi.net

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RDC: l’Union européenne réclame le «démantèlement définitif » du M23

 
Drapeau de l'Union européenneDrapeau de l'Union européenne

«Nous appelons à une conclusion politique rapide des négociations de Kampala entre le M23 et le gouvernement de la RDC en vue de conduire au démantèlement définitif de ce groupe armé», a déclaré jeudi 31 octobre soir Sébastien Brabant, un porte-parole du service diplomatique de l’Union européenne (UE). «Des actions contre d’autres groupes armés devraient être menées rapidement», a ajouté la même source citée par l’AFP.

La diplomatie européenne a salué «le rétablissement de l’autorité de l’Etat congolais suite aux opérations militaires de l’armée (…) qui ont permis de reprendre la ville de Bunagana, à la frontière avec l’Ouganda». Cette cité a été considérée comme le fief politique et économique de la rébellion du M23, qui l’occupait depuis plus d’une année.

L’UE s’est dite toutefois vigilante “concernant tout abus ou action de représailles qui pourrait être commis à l’égard des populations civiles“. A ce sujet, la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, a lancé une mise en garde aux belligérants. « Je n’hésiterai pas à étendre mes enquêtes à toutes nouvelles allégations de crimes relevant de la compétence de la Cour…», a-t-elle affirmé dans un communiqué rendu public mercredi 30 octobre.

Les affrontements entre le Mouvement du 23 Mars (M23) et l’armée congolaise ont repris il y a une semaine. L’armée congolaise, épaulée par la brigade d’intervention de la Monusco, a poursuivi jeudi soir son offensive sur les collines de Mbuzi, Chanzu et Runyonyi où se sont retranchés les rebelles du M23.

Le président congolais, Joseph Kabila, avait appelé mercredi soir une nouvelle fois les rebelles à “se démobiliser volontairement” sous peine d’être désarmés “par la force”. Mais s’est dit favorable à la poursuite des pourparlers de Kampala, où Kinshasa et le M23 discutent depuis le 9 décembre 2012 par à-coups et sans résultat pour l’instant.

Les Nations unis ainsi que les Etats-Unis ont aussi appelé à la reprise et la conclusion de ces discussions, suspendues depuis presque deux semaines dans la capitale ougandaise

radiookapi.net

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