28 novembre 2013

BelgiqueDeux autres bataillons ont déjà été formés par la Belgique.

Lalibre.be
Le ministre belge de la Défense, Pieter De Crem, a symboliquement transféré jeudi à son homologue congolais, Alexandre Lubal Tamu, un bataillon d'élite - le troisième du genre - formé au cours des huit derniers mois par des instructeurs belges, une unité considérée comme d'élite par les observateurs internationaux et qui doit aider Kinshasa à rétablir son autorité sur l'ensemble du vaste territoire de la République démocratique du Congo (RDC). La cérémonie, haute en couleurs avec largage de parachutistes et passage de C-130 (belge) à basse altitude, s'est déroulée à Kindu, le chef-lieu de la province du Maniema (est de la République démocratique du Congo), où une centaine de Belges - provenant principalement du 3ème bataillon parachutiste de Tielen, près de Turnhout - ont encadré la formation du 323ème bataillon commando des Unités de réaction rapide (URR) des Forces armées de la RDC.

Deux autres bataillons ont déjà été formés par la Belgique, le 321ème et le 322ème, respectivement à cheval sur 2008 et 2009 et entre octobre 2011 et mars 2012, dans le cadre du Programme de Partenariat militaire (PPM) belgo-congolais.

Ils ont "démontré leur professionnalisme" lors d'opérations en Equateur et plus récemment au Nord-Kivu face à la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), vaincue début novembre par les FARDC avec l'aide active des Casques bleus de l'ONU, a souligné M. Lubal en présence de M. De Crem, de sa délégation et d'une bonne demi-douzaine d'attachés de défense de pays "partenaires" de la RDC accrédités à Kinshasa.

"Ici commence un nouveau chapitre" du PPM, lancé en 2003 et réorienté en 2007 vers la formation de ces trois bataillons, a pour sa part affirmé M. De Crem au dernier jour d'une visite en RDC. Il a assuré que la Belgique prendrait "d'autres responsabilités" notamment pour la formation d'un état-major de brigade (la 31ème) chargée de "coiffer" les trois bataillons ainsi que pour la "responsabilisation des Congolais" qui doivent maintenant "reconditionner" leurs troupes.

L'exercice final a été corsé par l'envoi d'une compagnie de 150 hommes, provenant de la même unité, qui a joué plastron et donné des conseils aux nouveaux commandos congolais, tout en s'acclimatant aux conditions tropicales - une obsession de toujours au sein de la hiérarchie militaire belge.

La mission des instructeurs belges, qui s'est formellement terminée jeudi par cette parade, consistait à former un bataillon léger, facilement engageable, pour des opérations de courte durée, a expliqué le commandant du détachement, le lieutenant-colonel Luc Leclercq, qui est aussi le chef de corps du 3ème bataillon parachutiste.

"Vous serez bientôt déployés dans un lieu que le chef de l'Etat (le président Joseph Kabila, qui est également commandant en chef des FARDC) décidera", a affirmé M. Lubal. "La nation congolaise attend de vous un comportement exemplaire", a-t-il ajouté en citant la devise de ce nouveau bataillon, "Ne jamais trahir le Congo".

La visite de M. De Crem intervenait moins d'un mois après la victoire de l'armée gouvernementale sur les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) dans la province du Nord-Kivu, avec l'aide de la Mission des Nations Unies en RDC (Monusco) et à laquelle les deux bataillons instruits précédemment par la Belgique ont contribué. L'armée belge s'est aussi attelée à encadrer la formation d'un état-major de brigade qui doit "coiffer" trois bataillons URR.

La Défense belge fournit aussi un appui à la rénovation du camp de Kindu, un projet baptisé FAMIKI et qui bénéficie de moyens financiers provenant des Affaires étrangères et de la Coopération au développement belges sous le vocable "3D" (défense, diplomatie et développement). La main d'oeuvre pour la rénovation des bâtiments est fournie par des militaires du génie congolais formés les années précédentes à Kananga (Kasaï occidental, centre) par la Belgique.

Là aussi M. De Crem a remis symboliquement à son homologue congolais la clé de 196 logements approvisionnés en eau, ainsi qu'un centre de santé et une école, toutes deux ouvertes également à la population des environs.

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Tshisekedi-Mpwila : il n’y a pas match



L'ancien représentant de l'Udps au Benelux, Dr François Tshipamba Mpwila fait parler de lui depuis quelque temps. Lui et certains de ses compagnons ont produit un document coupe-gorge dont la quintessence les met en porte-à-faux avec la vision de la direction politique et la base au pays.

En un mot, Mpwila demande au Président Kabila de composer avec l'Udps pour gérer l'Etat et propose même la clé de répartition des responsabilités publiques. A Joseph Kabila, il laisse le poste de Président de la République tandis que la Primature avec certains ministères de souveraineté reviendraient à l'Udps avec comme Premier ministre son Président national, Etienne Tshisekedi Wa Mulumba.

      A la chambre basse, l'Udps devra disposer d'un poste au Bureau. Le partage concerne aussi les provinces et le Portefeuille de l'Etat. Cette proposition de Tshipamba Mpwila, qui n'est pas endossée par la direction politique du parti, n'est ni plus ni moins que l'instauration d'une nouvelle transition qui serait dominée par les deux principales forces politiques du moment qui sont le Pprd, pour la Majorité et l'Udps pour l'Opposition.

      C'est le retour à la bipolarisation de la scène politique que les Congolais ont connue à l'époque du Zaïre du Maréchal Mobutu dans les années 90. Alors qu'à ce jour, la volonté des Congolais c'est d'avoir des dirigeants qui disposent du leadership nécessaire pour leur offrir des élections crédibles et incontestables, au cycle légal qui est de 5 ans. Pour François Tshipamba Mpwila qui, jusqu'hier, a continué à défendre son schéma, il s'agit de l'ascenseur à renvoyer à Tshisekedi Wa Mulumba pour tout ce qu'il a fait pour ce pays. Il revient à d'autres et non lui-même de faire cette proposition pour l'honorer.

      Pourtant, Mpwila, qui n'est pas un néophyte à l'Udps, sait très bien que sa proposition d'un Tshisekedi «Premier ministre de Kabila aujourd'hui» là où lui-même continue à se considérer comme le seul Président de la République élu, mais qui attend de récupérer son imperium, est perçue comme une injure au lider «Maximo», mieux un crime de lèse-majesté.

      Il est complètement en hiatus avec son leader. Il l'aura voulu. Bruno Mavungu, le secrétaire général de l'Udps est déjà monté au créneau et a lancé des anathèmes au groupe qui a initié cette réflexion qui n'engage aucunement le parti. La guerre est lancée. Mais entre les deux hommes, Tshisekedi et Mpwila, il n'y aura jamais match. Et pour cause. L'un pas très connu de la base de l'Udps tandis que l'autre, Tshisekedi est une icône sur la place politique.

      On n'affronte pas une icône. Le combat est inégal comme dans le récit biblique de David et Goliath. Mpwila a frappé à côté avec son schéma de transition qui ne dit pas son nom. Lui et son groupe de réflexion auraient fait œuvre pour réfléchir sur les options que doit courageusement lever l'Udps dans la perspective des élections de 2016.

MORT SUBITE


      Car le constat qui se dégage 24 mois après les élections contestées de 2011 est que malgré son annonce, Tshisekedi n'a toujours pas recouvré son imperium. Il ne lui reste plus que quelque 3 ans pour le faire. A ce jour, aucun indice ne vient étayer le fait que ce vœu serait concrétisé demain. D'où il faut être réaliste.

      Ce qui renvoie à une réalité qui veut que l'Udps ne peut se payer le luxe de se saborder comme en 2006 en se déclarant non partante pour les élections de 2016 ? Un tel boycott signerait net la mort subite du parti. C'est cela que le " Lider Maximo " doit éviter à tout prix, l'Udps ne lui appartenant pas.

      C'est là où Mpwila Tshipamba et son groupe de réflexion devraient dégager des pistes plutôt que de se limiter à élaborer un tableau de partage du gâteau avec Joseph Kabila, celui-là même dont ils continuent à contester la légitimité. Il n'y a que par une réflexion froide que l'Udps va répondre à une question que l'on peut légitimement se poser et qui est de connaître la durée du boycott des institutions.

      Logiquement, c'est une seule législature, celle qui est en cours, celle dont le parti conteste les résultats des élections d'un certain 28 novembre 2011. Il faudra aussi savoir comment l'Udps va s'y prendre lorsqu'elle reviendra dans la course en 2016 avec des scrutins qui seraient préparés par la CENI de Malumalu que l'on considère dans toute l'Opposition comme un sociétaire de la MP.? Quelles stratégies mettre en place pour un contrôle efficient par le parti de tout le processus de 2016 qui commence déjà dans cette législature. Par exemple toutes les opérations préélectorales.

      Alors qu’au même moment, l'Udps n'a aucun contact avec les institutions ne serait-ce que celles chargées des élections. S'il n'y a aucune collaboration, il lui serait difficile de mettre en place un dispositif permettant d'éviter à l'avenir la fatalité de se voir voler ses  voix.

      C'est là où François Tshipamba Mpwila et ses amis devraient briller. Eux ont préféré quémander la Primature pour Tshisekedi. Pour  quoi faire ? En a-t-il vraiment besoin ? Elevé déjà au niveau d'emblème, Tshisekedi ne peut redescendre du piédestal, entrer dans l'arène pour gérer. Il est dans la catégorie de Mandela, Ghandi…des  surhommes dont la mission n'est pas la gestion des affaires publiques. Il y a donc dichotomie entre l'Udps et son chef au sujet de la gestion institutionnelle. C'est cela que le parti qui en a vu d'autres se doit de lever.  

KANDOLO M.

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Comparution devant la CPI de l'ex-vice président congolais Bemba et deux de ses proches

Jean-Pierre Bemba devant la CPI le 27 novembre 2013.
Jean-Pierre Bemba devant la CPI le 27 novembre 2013.
REUTERS/Peter Dejong
Par RFI

On les accuse d'appartenir à un réseau visant à produire des documents faux ou falsifiés et à corrompre des témoins dans le cadre de la défense de Jean-Pierre Bemba devant la CPI. Sur mandat de la Cour, 4 personnes ont été arrêtées en Europe et en RDC, le week-end dernier. Me Aimé Kilolo, avocat de Jean-Pierre Bemba, a été interpellé à l'aéroport de Bruxelles. Fidèle Babala Wandu, député MLC a été arrêté chez lui à Kinshasa dans la nuit de samedi à dimanche. Tous deux comparaissaient avec Jean-Pierre Bemba lors d'une audience initiale ce mercredi 27 novembre à La Haye.

« Production d'éléments de preuves faux ou falsifiés, subornation de témoin. » Une fois les charges énoncées par la greffière, le juge Tarfusser invite les accusés à s'exprimer. Jean-Pierre Bemba parle le premier et revient sur les documents incriminés : « En ce qui concerne ce fameux document, cela fait l'objet de discussions et de débats. Et nous avons eu l'occasion de challenger ces documents et de montrer leur véracité. »

 
Jean-Pierre Bemba (au fond) entouré de ses défenseurs lors de l’ouverture de son procès à La Haye (Pays-Bas) le 22 novembre 2010.
24/11/2013 - RDC / Justice internationale

Il a quelques jours encore, il dirigeait la défense de Jean Pierre Bemba. Me Aimé Kilolo, déplore désormais le recours d'un mandat d'arrêt à son encontre. Une simple citation à comparaitre aurait suffi dit-il.

Concernant les accusations de subornation de témoins et de falsification de preuves, Me Kilolo y voit une manœuvre du bureau du procureur : « La procédure, à laquelle le bureau du procureur a eu recours, a aussi pour conséquence en réalité de porter atteinte au travail d'une défense qui se faisait dans le cadre de l'affaire principale qui elle est déjà pratiquement à sa fin. »

Et puis il y a le cas du député MLC, Fidèle Babala Wandu. Lui dénonce les conditions de son arrestation à Kinshasa dans la nuit de samedi à dimanche : « A 2h40 du matin, avec 30 policiers, ma maison a été forcé et mes enfants traumatisés. Je me demande honnêtement si c'est cela le respect des règles de procédure. »

« Lorsqu'un Etat coopère avec la Cour nous ne pouvons pas influer sur la façon dont cette coopération est effectuée » répond le Juge. Prochaine étape le 4 décembre. Le magistrat affinera son calendrier pour la suite de la procédure.

Les deux autres suspects Magenda Kabongo, membre de la défense et Narcisse Arido, un témoin de la défense dans l'affaire Bemba , arrêtés respectivement aux Pays Bas et en France attendaient d'être transférés à la CPI.

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RDC: assassinats présumés de jeunes délinquants à Kinshasa

Rue de Kinshasa.
Rue de Kinshasa.
Craig Lapp/NFB/Getty Images
Par RFI

En République démocratique du Congo (RDC), une vingtaine de jeunes, dont douze enfants, ont été tués depuis une semaine, à Kinshasa. Depuis le 15 novembre, dans la capitale congolaise, la police mène une vaste opération contre les gangs de jeunes délinquants, les Kuluna. L'Unicef s'alarme de rapports faisant état d'exécutions extra-judiciaires et demande aux autorités congolaises de prendre des mesures urgentes pour mettre fin à ces actions. De son côte, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende rejette les soupçons de l'Unicef et demande des preuves.

L'opération baptisée « Coup de poing » a débuté le 15 novembre et devrait durer trois mois. Le gouvernement veut éradiquer les Kuluna - les gangs de jeunes ultra violents - qui terrorisent la population et n'hésitent pas à s'en prendre aux forces de l'ordre.

 
Aliou Maïga, Gestionnaire de la protection de l'enfance à l'Unicef RDC.

"Toute infraction commise par un individu, quelque soit son niveau, quelque soit le type d’infraction commise, cette personne doit être traduite devant les tribunaux ; elle doit être jugée et condamnée."

par Olivier Rogez

Mais beaucoup s'inquiètent des méthodes employées. Selon l'Unicef, une vingtaine de jeunes, dont douze enfants, ont été tués par balles depuis précisement le début de cette opération.

L'Unicef n'accuse pas directement les forces de l'ordre mais relève la coincidence entre le début de l'opération coup de poing et ces meurtres. Selon des témoins, au cours de ces derniers jours, des hommes en civil ont abattu froidement plusieurs jeunes Kuluna dans les rues de Kinshasa au vu et au su des populations.

Joint par RFI, Aliou Maïga, gestionnaire de la protection de l'enfance à l'Unicef RDC, rappelle aux autorités que les délinquants doivent être traités en fonction des lois en vigueur.

De son côté, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, rejette les soupçons de l'Unicef et demande des preuves.

« S’il y a des informations qui confirment ces rumeurs qui courent dès le premier jour, nous sommes extrêmement intéressés à avoir les éléments qui nous permettraient de prendre des mesures », a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais à RFI.

La recrudescence de la délinquance des Kuluna coincide avec une série de mesures de mise en liberté conditionnelle décrétées depuis le mois de septembre. Mais là encore, Lambert Mende récuse. « Il n'y a aucune statistique prouvant un lien de cause à effet », a-t-il dit.

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Nord-Kivu : 300 miliciens se sont rendus depuis une dizaine de jours

 
Les miliciens Maï Maï Bakata Katanga rendant leurs armes, samedi 23 mars 2013, à la Monusco.Les miliciens Maï Maï Bakata Katanga rendant leurs armes, samedi 23 mars 2013, à la Monusco.

Le porte-parole militaire de la Monusco, le lieutenant-colonel Félix Prospère Basse, a déclaré que trois cents trois miliciens se sont rendus à la mission onusienne et aux autorités congolaises au Nord-Kivu depuis le 19 novembre. Ces redditions concernent plus d’une dizaine de groupes armés actifs dans cette province.

« Il s’agit de 27 [miliciens] du groupe Maï-Maï du Front populaire congolais, 104 du groupe Maï-Maï Nyatura, 1 du M23, 2 de l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain, 8 de différents groupes Maï-Maï, 3 du groupe armé Mouvement populaire d’autodéfense », a fait savoir le porte-parole militaire de la Monusco.

L’officier onusien a indiqué qu’actuellement un processus de reddition des combattants de la milice de Cheka est en cours.

En outre, Foka Mike du groupe Maï-Maï Raïa Mutomboki et Daniel Meshe du Raï Mukombozi se sont rendus les 23 et 24 novembre derniers au commandant du 1002e régiment des FARDC au Sud-Kivu.

Les deux chefs miliciens étaient accompagnés de 14 membres de leurs familles et de 45 combattants de leur mouvement.

Depuis la défaite de la rébellion du M23, les redditions des groupes armés se sont multipliées au Nord-Kivu.

 

radiookapi.net/Kasai Direct

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27 novembre 2013

Croisade diplomatique sans précédent dans les Grands Lacs: Mary Robinson lance la dernière offensive pour sauver le M23 !



Le lobby des irréductibles défenseurs du Rwanda et de l’Ouganda a compris une chose : pour espérer faire reculer Kinshasa à Kampala et sortir le M23 de la galère, il faut exercer une pression sur les principaux soutiens de Kinshasa en ce moment. Il s’agit de l’Afrique du Sud qui joue plus un rôle politique et diplomatique et la Tanzanie qui est le bras d’appui opérationnel sur le terrain.


En effet, c’est un général tanzanien qui a commandé les opérations d’appui aux Fardc ayant abouti au démantèlement du M23. Et c’est toujours la même Tanzanie qui a payé un lourd tribut dans l’engagement aux côtés des forces loyalistes. 3 soldats tanzaniens ont ainsi été tués en pleine opération en Rdc. N’ayant pas su faire infléchir la position du Gouvernement  congolais à Kampala, les lobbyistes internationaux pro-Kagame et Museveni pensent qu’il faut surtout essayer de convaincre la Tanzanie dont la détermination dans l’engagement aux côtés de la Rdc constitue un élément capital dans le revirement de la situation à l’Est.

Le bon œil

Ayant influencé le casting de l’Onu et obtenu la promotion de leur préposée, Mary Robinson, les lobbyistes ci-haut évoqués l’ont lancée dans la croisade contre Kinshasa et en faveur du M23 et de ses mentors. La représentante spéciale de Ban-ki Moon dans les Grands Lacs s’est vue confier là délicate mission de permettre à Kagame et Museveni de sortir du bourbier de l’Est la tête haute. C’est-à-dire, de perdre militairement mais gagner sur les plans politique et diplomatique.
Habile manœuvrière, Robinson s’est en premier lancée à l’assaut de la Tanzanie. Au-delà de la rhétorique officielle, des sources crédibles nous renseignent que la diplomate onusienne a sollicité de Dar es-Salaam d’obtenir l’infléchissement de la position congolaise.
Robinson a expressément demandé au Président tanzanien de continuer à apporter sa contribution aux efforts de restauration de la paix au Congo après que la force de l’Onu a réussi à chasser les rebelles du groupe M23 de l’Est de la Rdc.
La préposée des lobbyistes pro-Kagame et Museveni suggère en clair de tourner le dos à l’assurance qu’a apporté l’option militaire. Elle veut que l’on conjugue de nouveaux efforts pour restaurer la paix après la guerre. De quels efforts s’agit-il en dehors de l’obsession maladive à vouloir faire sortir nos agresseurs et leurs marionnettes du M23 par la grande porte de l’histoire ?
Le communique ayant sanctionné la visite de Mary Robinson en Tanzanie lève toute équivoque sur cette obsession. Il révèle que «  Robinson va se consacrer à la priorité immédiate de parvenir à un résultat négocié au dialogue de Kampala … ». Pourquoi, alors qu’il n’est plus prioritaire pour nous congolais, le processus de Kampala le resterait pour une communauté internationale qui n’est supposée que pour nous accompagner ?
L’activisme de cette communauté autour du processus de Kampala fait craindre l’existence d’un agenda caché. Si les lobbyistes et leurs préposés n’arrivent pas à leur fin, le pire est à craindre. C’est pourquoi la dynamisation de notre armée reste plus que prioritaire. Pendant que Robinson et ses mentors battent le pavé dans les Grands Lacs, nous devons agir rapidement.
Tenez : hier mardi Mary Robinson était simultanément attendue au Rwanda et au Congo-Brazzaville. Du 27 au 29 novembre, elle se rendra à Kinshasa et à Goma avant d’aller par la suite assister au sommet des chefs d’Etat de la Communauté de l’Afrique de l’Est à Kampala. Décidément, ça paraît très louche cette super-mobilisation en faveur d’un mouvement insurrectionnel criminel et militairement défait sur toute la ligne. Il faut ouvrir le bon œil.
LP

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L’UDPS rend hommage à ses martyrs tués avant, pendant et après les élections du 28 novembre 2011



L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social « UDPS », parti cher à Etienne Tshisekedi wa Mulumba, a organisé une conférence de presse hier mardi 26 novembre 2013 à son siège national, dans la commune de Limete à Kinshasa, pour rendre hommage à ces hommes et femmes, jeunes et vieux exécutés sommairement avant, pendant et après les élections du 28 novembre 2011.
Le secrétaire général de ce parti, Me Bruno Mavungu Puati a expliqué à la presse le calvaire enduré par les combattants et sympathisants de l’UDPS la veille des scrutins du 28 novembre 2011 émaillés des violences ayant entraînés les graves violations des droits de l’homme.
« Les Violences sur les populations civiles manifestant pacifiquement sont antérieures à la date du 26 novembre 2011, date où elles ont atteint leur point culminant », a dit Bruno Mavungu.
Il a rappelé les dates historiques des événements qui ont coûté la vie aux combattants de l’UDPS dont le 10 mars 2013, jour du retour du président Etienne Tshisekedi wa Mulumba d’Afrique du sud, le 26 janvier et le 16 février 2012 à l’occasion de la marche organisée par l’Eglise Catholique pour exiger la vérité des urnes.
Le calvaire enduré par l’UDPS avant, pendant et après les élections avec un lot de martyrs suite à la répression sanglante du régime Kabila est une réalité surtout appuyée par la publication des rapports des organisations nationales et internationales des droits de l’homme.
Dans leur rapport, les enquêteurs ont confirmé qu’au moins 33 personnes ont été tuées dont 22 par balle, tandis que d’autres ont été trouvés décapitées dans le fleuve et d’autres encore ont été éventrées ou ligotées et jetées au fleuve au niveau du palais de la nation ou du camp Tshatshi, a expliqué Mavungu.
Le rapport a révélé que l'équipe a fait face à plusieurs difficultés au cours de son enquête et cite notamment la note circulaire n° 1250/CAB/MIN/SP/9745/DC/OMK/2011 du 12 décembre 2011 signée par le ministre de la Santé publique Victor Makwenge Kaput et interdisant les médecins directeurs des hôpitaux de ne pas fournir les informations sur les blessés et les personnes décédées.
Me Bruno Mavungu a exhumé le bilan fournit par la Monusco faisant état de 83 blessés dont 61 par balle et 265 civils arrêtés arbitrairement.

Journée noire pour l’UDPS


Le secrétaire général de l’UDPS a indiqué que le 26 novembre 2011 a été une journée martyre pour son parti car plusieurs de ses militants ont été tués par la garde républicaine .qui rentrait de l’aéroport où elle était allée accueillir Joseph Kabila.
En effet, lors des manifestations pacifiques, des éléments des forces de l’ordre larguaient du gaz lacrymogène pendant que d’autres tiraient à balle réelle. Il y a eu un troisième contingent qui s’est chargé de ramasser les corps pour les enterrer dans les fosses communes, a affirmé Bruno Mavungu.
Il a fait allusion aux rapports des ONGDH qui ont cité l’Etat-major des renseignements militaires (ancienne DEMIAP), le centre d'entraînement de la Garde républicaine à Kibomango, le camp Tshatshi, le camp CETA, le camp Kokolo, le palais de la Nation (résidence officielle de Joseph Kabila) et le palais de marbre, une autre résidence de Joseph Kabila, comme étant les endroits où les corps des combattants de l’UDPS ont été gardés.
Pour rendre un hommage mérité à ces braves combattants, l’UDPS promet de célébrer la journée du jeudi 28novembre2013 à travers une messe d’action de grâce à l‘Eglise Saint Joseph de Matonge à Kinshasa pour marquer le 2ème anniversaire de l’Election d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba en qualité de président élu de la RDC “. Après la messe, un meeting de la Ligue des Jeunes de l’UDPS est prévu au siège du parti.
D’autres manifestations commémoratives de cette date seront organisées à travers le pays et à l’étranger par les comités de base (fédérations, sections, sous-sections et cellules) de l’UDPS.
Julie MUADI

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Kinshasa : les allégations sur les assassinats de jeunes et d’enfants inquiètent l’Unicef et la Monusco

 
Ces enfants sans domicile fixe, passent la nuit le long de ce mur de la clôture de la gare centrale où ils ont été surpris ce 17/06/2011 RadioCes enfants sans domicile fixe, passent la nuit le long de ce mur de la clôture de la gare centrale où ils ont été surpris ce 17/06/2011 Radio

Dans un communiqué conjoint publié le mercredi 27 novembre, la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la Stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) indiquent avoir reçu ces derniers jours « des rapports préoccupants  faisant état de la disparition et de l’assassinat de jeunes hommes et d’enfants » dans certaines communes de Kinshasa. Ces allégations coïncident avec le début de l’opération  Likofi » lancée du 15 novembre 2013 au 15 février 2014, par les autorités congolaises pour lutter contre la délinquance urbaine. 

La Monusco et l’Unicef indiquent vérifier ces informations faisant état d’au moins une vingtaine de personnes, dont 12 enfants, qui auraient été tuées.

Les deux organisations demandent que des mesures immédiates soient prises par les autorités congolaises afin de mettre fin à ces actes. Elles rappellent que l’Etat doit en toute circonstance faire respecter les droits humains, et assurer que les enfants bénéficient d’une protection particulière, selon la loi congolaise et les traités et conventions internationales.

« Des enquêtes doivent être diligentées par les autorités judiciaires afin que les responsables de ces actes soient traduits en justice conformément au Code pénal congolais », lit-on dans le communiqué.

Par ailleurs, les Nations unies affirment leur volonté de soutenir le Gouvernement congolais dans la recherche de solutions durables aux problèmes de la réinsertion sociale des enfants et des jeunes.

Depuis quelques jours, des habitants de certains quartiers de la capitale congolaise rapportent que des policiers tuent nuitamment des bandits appelés « Kulunas ».

Interrogé à ce sujet par Radio Okapi le mardi 26 novembre, le conseiller en communication du Commissaire général de la police, Colonel Pierrot-Rombaut  Mwanamputu, a déclaré que la Police nationale congolaise ne menait pas une opération pour tuer les bandits.

Il a affirmé que l’opération « Likofi » (Coup de poing, en lingala) menée par la police consiste à arrêter des bandits et à les déférer devant la justice.

radiookapi.net

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Kampala : la fin de l’AFDL



Echec des pourparlers avec le M23

Les conséquences de la fin brutale du régime Mobutu se font toujours sentir. L’onde de choc provoqué le 17 mai 1997 pourrait connaitre son dénouement lors de la consécration de la victoire militaire des FARDC sur la dernière survivance de l’AFDL, le M23. A Kampala, la délégation congolaise, sous le leadership du président Kabila, est déterminée à couper définitivement tout cordon ombilical avec « le conglomérat d’opportunistes et d’aventuriers », l’AFDL auteur de plus de 6 millions de morts pendant près de deux décennies. Triste fin de l’AFDL.

Une coalition multinationale, avec des ramifications loin du continent avait vu le jour pour faire partir le maréchal Mobutu, considéré comme l’incarnation du mal dans la sous-région. L’ancien président congolais, fort des soutiens massifs à l’époque de la guerre froide, trouvait un malin plaisir à déstabiliser ses voisins. L’Ouganda, le Rwanda, le Burundi, …, ont régulièrement vu des régimes changés, par la seule volonté de Mobutu. L’Angola, en ce qui le concerne, a fait face durant des années, à l’hostilité du régime de Kinshasa, qui apportait son soutien à la rébellion de l’Unita de Jonas Savimbi. Face à cette situation, l’occident avait levé l’option de lâcher leur ancien protégé.

Une conjugaison des facteurs avait permis de faire coïncider l’agenda des puissances planétaires avec celui des pays voisins et des Congolais eux-mêmes, fatigués par le pouvoir autocratique du président Mobutu. D’où a germé l’idée de former l’Alliance des forces démocratiques pour la libération, AFDL, sous l’instigation du président américain Bill Clinton. L’ensemble des pays voisins, voire des mercenaires recrutés de l’Erythrée, ont adhéré à l’initiative, apportant du renfort aux des armées rwandaise, ougandaise et burundaise. Les multinationales dans leur détermination de contrôler les sources des matières premières, à acquérir à vil prix, ont mis la main à la caisse pour la réussite de l’opération. Comme dans du beurre, les troupes de cette coalition ont marché jusqu’à Kinshasa. L’Angola qui est intervenu en dernier lieu, a donné le coup d’estocade au régime agonissant du président Mobutu. Une victoire saluée à travers la planète entière.

A Kinshasa, un régime hybride avait été installé. Laurent Désiré Kabila s’est autoproclamé président de la République. Kigali a maintenu sa présence, en confiant le poste de chef d’Etat major de l’armée à James Kabarebe, l’actuel ministre de la Défense du Rwanda, présenté comme sujet congolais. L’agenda de M’Zee a pris le dessus d’autant plus que les Rwandais s’étaient éloigné de leur base arrière de plusieurs kilomètres. Et les Congolais ont estimé, avoir payé le prix le plus fort par la présence des éléments étrangers dans le contrôle de l’appareil sécuritaire du pays. Cet état des choses devrait s’arrêter. C’en était trop avec les brimades et l’arrogance des « pseudo-libérateurs », prédateurs patentés des ressources naturelles congolaises.

RCD, le cheval de Troie


Décidé à se prendre en charge, Laurent Désiré Kabila a invité les Rwandais à rentrer chez eux. Conséquence, le 02 août 1998, le chef d’Etat major des Forces armées congolaises de l’époque, a organisé une expédition armée jusqu’à Kitona. Se croyant tout permis, la survivance de l’AFDL, avec le noyau dur constitué des Rwandais et Ougandais, a remis en scène l’AFDL sous une nouvelle dénomination : Rassemblement congolais pour la démocratie, RCD. Poussés par la communauté internationale, le RCD s’est battu, bec et ongle, avec le MLC pour intégrer les institutions de la République, lors du dialogue de Sun City. Afin d’assurer une présence active et permanente au sein des instances décisionnelles, le RCD a fait des mains et des pieds pour prendre le contrôle du compartiment gouvernemental en charge de la défense et de la sécurité. C’est sous sa responsabilité que les opérations de brassage, mixage et intégration des forces en présence avaient été menées. Les éléments de l’armée patriotique rwandaise ont été intégrés, au plus haut niveau, au sein de l’armée congolaise.

Ainsi, Laurent Nkunda avait reçu pour mission de maintenir la pression, d’autant plus que le désaveu de tous ceux qui arboraient les couleurs du RCD était patent. Ayant réussi un maximum d’infiltration au sein des institutions congolaises, particulièrement l’armée, le RCD a démontré ses limites aux yeux des parrains.

Aussi, Laurent Nkunda avait-il été appelé à la rescousse, en activant le CNDP, le petit-fils de l’AFDL en vue de permettre l’infiltration complète des éléments restants de l’AFDL au sein de l’armée. Nommé général au sein des FARDC, il a daigné rejoindre son poste d’attache. N’ayant pas, certainement flairé le danger, la partie congolaise est tombée encore une fois dans le piège. L’acceptation d’un énième accord avec les éléments rwandais, a offert à l’AFDL, de poursuivre son entreprise de prédation. De la même manière que James Kabarebe, des officiers rwandais ont ainsi occupé des postes les plus prestigieux au sein des forces armées et du secteur de la sécurité.

Ceux-là mêmes qui avaient œuvré dans les rangs de l’AFDL, de triste mémoire, ont enfilé le treillis du CNDP. Opérant pour le compte du parrain rwandais, la RDC ne pouvait réussir quoi que ce soit contre l’instigateur de l’insécurité dans la partie orientale du pays.

 

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RDC : le MLC suspend sa participation aux travaux parlementaires

 
Le député national du MLC Fidèle Babala ( extrême droite) au palais du Peuple lors d’une plénière à l’assemblée nationale. Radio Okapi/Ph. John BompengoLe député national du MLC Fidèle Babala ( extrême droite) au palais du Peuple lors d’une plénière à l’assemblée nationale. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le MLC, deuxième force de l’opposition après l’UDPS, suspend sa participation aux travaux parlementaires. Le parti de l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba proteste ainsi contre le transfèrement à la CPI de son secrétaire général-adjoint, Fidèle Babala, soupçonné d’avoir produit des faux témoignages pour empêcher la bonne administration de la justice dans l’affaire Bemba. Il désapprouve notamment la procédure utilisée par les autorités politiques et judiciaires congolaises pour transférer Fidèle Babala à la Haye. Il y a rejoint le chef du MLC incarcéré depuis 2008.

Dans une déclaration lue par son président, Alexis Lenga, le mardi 26 novembre au Palais du peuple à Kinshasa, le groupe parlementaire MLC et alliés dit ne pas comprendre la décision des autorités congolaises de transférer Fidèle Babala à la CPI alors qu’elles avaient refusé de faire la même chose avec le chef rebelle Bosco Ntaganda pour préserver la paix.

« L’opinion sait qu’un mandat international a été décerné à l’encontre de Bosco Ntaganda et qui devrait être exécuté par les autorités judiciaires congolaises. N’est-ce pas que ce mandat n’a pas été exécuté à la demande de la plus haute autorité au sommet de l’Etat soit disant au nom de la paix nationale ? Comment ces mêmes autorités ne pouvaient-elles pas, dans le même contexte, refuser l’exécution de ce mandat en ce qui concerne le député  Fidèle Babala ? », s’est-il interrogé.

Expliquant le transfèrement de Fidèle Babala à la CPI, la ministre congolaise de la Justice, Wivine Mumba, avait évoqué lundi l’obligation d’un État signataire du statut de Rome d’exécuter les mandats de la CPI.

« Nous avons des engagements internationaux que nous avons signés, qui sont passés par ce parlement, et qui est le statut de Rome que nous avons ratifié et que nous devons respecter. Et que comme vous le savez, selon la Constitution, les conventions internationales, ont préséance sur les lois internes. C’est donc normal que nous coopérions. Qui que ce soit qui est soumis aux juridictions internationales, nous avons l’obligation de l’accompagner », avait-elle déclaré devant les députés nationaux.

Le groupe parlementaire MLC et alliés a déposé un cahier des charges qui reprend toutes ses revendications au bureau du  président de l’Assemblée nationale.

En plus de Fidèle Babala, Aimé Kilolo Musamba, conseil principal de Bemba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, membre de l’équipe de la défense de Bemba, ainsi que Narcisse Arido, témoin cité à comparaître par la défense, ont également été arrêtés par la CPI.

Ils auraient constitué un réseau aux fins de produire des documents faux ou falsifiés et de corrompre certaines personnes afin qu’elles fassent de faux témoignages dans l’affaire Bemba. L’ancien vice-président de la RDC est jugé pour deux chefs de crimes contre l’humanité (viol et meurtre) et trois chefs de crimes de guerre (viol, meurtre et pillage) prétendument commis en République centrafricaine.

radiookapi.net

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