26 août 2015

COMMUNIQUÉ NÉCROLOGIQUE: MAMU TSHIBOLA, LA MÈRE DE KLARI KABASELE LUAMBILA N’EST PLUS

nécrologie

Il a plu au Seigneur de rappeler auprès de lui sa servante, Godelive Tshibola, la mère de notre frère Klari kabasele Luambila. Elle nous a quittés hier mardi, le 25 août 2015 dans l’après-midi à Kinshasa après une longue maladie.

Mamu Tshibola laisse derrière elle plusieurs enfants et petits-enfants. Le deuil se tient chez Klari en Belgique. Nous vous apporterons d’autres informations concernant le lieu du deuil  dès que nous les aurons recues. Toute fois, Klari est joignable sur 0032-87490086 pour vos messages des condoléances.

Kasai Direct présente ses condoléances les plus attristées à Klari et à toute sa famille.

Lumbamba Kanyiki

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20 août 2015

LA DC LANCE LA CAMPAGNE » CONGO DÉSIR «

 

Diomi Ndongala 1

Le secrétaire général de la Démocratie chrétienne (DC), Freddy Kita, a procédé, le lundi 18 août dernier à Paris, au lancement de la campagne » Congo Désir « . 

Freddy Kita explique que le bien-fondé de cette campagne est d’endiguer la crise politique, sécuritaire, économique et sociale en République Démocratique du Congo qui ne fait que s’aggraver. Pour la DC, cela constitue une menace aussi bien pour la population congolaise que pour les autres peuples d’Afrique.

La formation politique chère à Eugène Diomi Ndongala craint que la Majorité présidentielle multiplie des stratégies du chaos afin de se maintenir au pouvoir au delà de son deuxième mandat, alors qu’il s’était déjà prévalu d’un mandat » de fait « , de 2001 à 2006 et de deux » mandats électifs contestés « . «

Les stratégies ourdies par ses laboratoires diaboliques visent ce qu’on appelle à Kinshasa le »glissement » qui en réalité devrait être défini, plus correctement, comme la tentative d’un coup d’état permanent visant à se pérenniser à la tête de l’état congolais, confisquant le pouvoir qui appartient au peuple souverain « , dénonce ce parti de l’Opposition.

Le SG Freddy Kita estime que l’impasse politique actuelle est caractérisée par l’absence d’un véritable processus électoral, l’absence de dialogue politique ainsi que la répression politique dont la manifestation la plus évidente est la présence de nombreux prisonniers politiques et d’opinion dont la faute consiste à réclamer plus de liberté, plus de démocratie et le respect de la Constitution en vigueur.

En ce moment, en RDC, poursuit-il, une politique-spectacle est mise en place pour essayer de convaincre surtout la communauté internationale que la RDC est en train d’organiser des élections, alors qu’un véritable et cohérent processus électoral est complètement absent, le calendrier électoral élaboré par l’actuelle Commission électorale nationale indépendante est déjà caduc, dépassé et atomisé alors que les ressources financières budgétisées depuis 2012 pour les élections (plus de 700 millions de dollars) ont été détournés.

D’ailleurs, rappelle-t-il, certaines voix se sont levées pour qu’un dialogue politique se tienne afin qu’on puisse organiser les élections les plus importantes dans le respect du délai constitutionnel.

Mais après avoir compris que la majorité de l’opposition et des forces vives de la nation s’opposent à toute idée de prolongation du mandat au-delà de 2016, le pouvoir en place hésite et plonge le pays dans une impasse politique caractérisée par l’absence aussi bien de dialogue politique que d’élections.

Pour la DC, le peuple congolais ne pourra accepter plus longtemps cette situation de tentative de coup d’Etat permanent qui passe, entre autre, par le démembrement de certaines provinces, sans préparation financière ni logistique, qui risque de constituer un obstacle insurmontable pour la tenue des élections provinciales et locales, libérant des forces centrifuges qui pourraient provoquer la balkanisation de la RDC ; le détournement des fonds pour les élections, alors que la communauté internationale n’est pas disposée à financer des élections dont le calendrier est irréaliste et contraire aux priorités du pays, comme la subordination de l’élection présidentielle à des élections locales, jamais tenue en RDC; l’exclusion de millions d’électeurs en droit de vote et majeurs d’âges mais qui n’auront pas le droit de voter en violation de l’art.

5 de la Constitution; le manque de transparence et l’inclusivité du fichier électoral, le seul au monde dont le nombre d’électeurs diminue en 5 ans, plutôt que d’augmenter, dans un pays comme le Congo-Kinshasa avec une démographie galopante ; les entraves à la fiabilisation du fichier électoral. Voilà pourquoi la Démocratie Chrétienne (DC) soutient l’alternance politique en RDC.

» Un nouveau cycle politique en RDC et en Afrique requiert le respect de limite de mandat constitutionnel et l’arrêt des stratégies de coup d’état permanent visant à instaurer le chaos par le blocage du processus électoral ainsi que le maintien au pouvoir des actuels présidents « , peut-on lire dans cette déclaration politique de la DC.

Craignant la capacité de mobilisation de l’opposition progressiste, note la DC, le pouvoir maintient en prison des leaders politiques de calibre dont l’opposant Eugène Diomi Ndongala, président de la Démocratie Chrétienne, initiateur et porte-parole de la Majorité Présidentielle Populaire, les défenseurs des droits de l’homme comme Christopher Ngoy et tant d’autres.

La Démocratie Chrétienne appelle la communauté nationale et internationale, à se saisir de cette situation explosive, sanctionnant ceux qui s’opposent à l’alternance politique à la tête des pays africains, car les présidences à vie ne sont rien de moins que des dictatures caractérisées par la gabegie financière, la corruption, la violation aussi bien des droits de l’homme que des droits civils et politiques des citoyens africains.

Cette formation politique de l’Opposition rappelle qu’en RDC, le peuple congolais est déjà descendu dans la rue et a dû affronter, les mains nues, les chars de combat et les kalachnikovs des forces armées congolaises.

La particularité de la situation en RDC est caractérisée par le constat que les stratégies de » glissement » inconstitutionnel du mandat présidentiel se multiplient et se combinent, au risque d’embraser le pays avec effets dévastateurs pour son unité et sa cohésion nationale qui est déjà très fragile.

La Démocratie Chrétienne demande au peuple congolais de défendre son droit à un futur meilleur conformément à l’hymne national » Débout Congolais » et à l’art. 64 de la Constitution, qui l’autorise à s’opposer à quiconque complote pour conserver le pouvoir par la force, et aux autres peuples d’Afrique de s’approprier de leurs droits civils et politiques.

Raison pour laquelle Démocratie Chrétienne lance officiellement la campagne » Congo Désir » sur toute l’étendue du territoire de la RDC, au sein de sa diaspora très engagée, auprès des amis du Congo et sans oublier ceux là qui ont choisi la RDC comme leur deuxième patrie.

Congo Désir n’est pas un nouveau parti politique mais plutôt une campagne politique qui vise à promouvoir un mouvement citoyen, populaire, dont l’objectif principal est celui de fédérer toutes les sensibilités politiques pour barrer la route aux promoteurs des valeurs anticonstitutionnelles qui veulent continuer à gouverner par défi, en violant impunément la Constitution.

Avec ses 450 tribus, la RDC appartient à tous les Congolais ; enfants, jeunes et personnes âgées. La RDC va très mal. Les Congolais doivent se prendre en charge. Le sursaut face aux soubresauts, » c’est notre Congo Désir « .

La Démocratie Chrétienne veut aussi attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur le fait que l’Afrique Centrale est en train d’accroitre ses dépenses militaires et la menace de nouveaux conflits pèse aussi bien sur les populations civiles que les états qui entourent la RDC, en ce moment si délicat où l’alternance et l’alternative politiques sont combattues par certains dirigeants africains prêts à sacrifier la paix et la stabilité de leurs pays sur l’autel de la confiscation personnelle du pouvoir d’état
Fin de la conversation

Par Lefils Matady

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MUANDA : LE MEETING DE NE MWANDA NSEMI SE TERMINE DANS LA CONFUSION

 

 

neMuanda

(MUANDA)- Le meeting du député Ne Mwana Nsemi s’est terminé mardi dans la confusion à la cité côtière de Muanda, après que le leader de Congo Pax se soit permis d’annoncer à la population, son idée d’une transition de trois ans. Le chef de Bundu dia Mayala a été vite évacué par la police. Il y a eu des jets de pierre et c’était la confusion 

totale, a indiqué un habitant. Les éléments de la police ont dû intervenir pour disperser la foule en colère. Depuis une semaine, plusieurs leaders de l’opposition radicale s’en prennent à Ne Mwanda Nsemi depuis qu’il défend lors de sa tournée au Kongo Central, sa transition de trois ans. Le député Franck Diongo, président du Mlp a indiqué que l’auteur de cette thèse, travaille pour maintenir le président Kabila au-delà de ses deux mandats constitutionnels. De son coté, l’opposant Martin Fayulu a déploré les dérapages du leader de Congo Pax qu’il qualifie de totale perdition. ‘‘Ce monsieur ne sait ce qu’il dit mais nous insistons que ce qu’il dit, ça n’engage que lui
et Monsieur Kabila’’, a-t-il rappelé. Pour sa part, l’élu de Kasangulu, Jean Claude Vuemba a précisé que la population du Kongo Central ne va pas suivre le schéma du pouvoir que relaie sans conviction Ne Mwanda Nsemi.

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AUCUNE CANDIDATURE JUSQUE-LÀ POUR LA NOUVELLE PROVINCE DU KASAÏ CENTRAL

 

Gouvernorat du Kasai Occidental

(KINSHASA)- A deux jours de la clôture de l’opération de dépôt des candidatures pour l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs de nouvelles provinces démembrées, seule la Ceni Kasaï central dont le chef-lieu est Kananga, n’a jusque-là enregistré aucune candidature. Il n’y aura pas de nouveau report, a indiqué Jean Pierre Kalamba, le rapporteur de la commission électorale nationale indépendante. D’après les statistiques, 153 formulaires ont été retirés mais seulement 69 dossiers ont été déposés. La Ceni rapporte que 49 partis politiques ont déposé les dossiers contre 35 pour les indépendants. Neuf femmes ont également déposé leurs dossiers au poste de gouverneur et vice-gouverneur, apprend-t-on à la commission électorale nationale indépendante. ‘‘C’est une bonne nouvelle que les femmes se soient présentées à ces scrutins parce que c’était le souhait de la Ceni’’, s’est réjoui Jean Baptiste Itipo, le directeur de la commission de la centrale électorale. 

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17 août 2015

Il y a toujours un plus fort que soi

L’écureuil descendit du palmier où il mangeait ses noix de palme et se rendit à la rivière pour se désaltérer. C’était par un après-midi nuageux.  Pendant qu’il était penché et buvait de l’eau, il fut dérangé dans sa quiétude par un bruit insolite derrière lui. Le bruit des frottements de feuillage glissant sur un corps qui s’émeut prudemment. Inquiet, il se retourna pour se retrouver en face de deux yeux bruns et féroces qui lançaient des éclairs. L’hyène qui passait par là comme par hasard le regardait d’un air de reproche.

-          Qu’est-ce que tu fais sur mon domaine ?», lui  demanda-t-il.  

-           Je voulais juste étancher ma soif, oncle, lui répondit l’écureuil.

Pendant que les deux discutaient, le boa qui était à un arbre non loin de là observait la situation et pensa à en tirer profit. Il descendit tout doucement et se rapprocha d’eux, sans faire du bruit. Mais ni le boa, ni l’hyène et ni l’écureuil ne remarquèrent le bout de la tête qui flottait sur la rivière et avançait vers le rivage.

-          Tu n’as pas le droit de passer sur mon domaine et surtout pas de boire mon eau !, dit l’hyène à l’écureuil. Avant que ce dernier ait répliqué, Il sauta sur lui et en fit une bouchée.

Après avoir englouti le pauvre écureuil, l’hyène sentit un mouvement bizarre derrière lui. Curieuse, elle se retourna prudemment pour se retrouver en face d’un gros boa qui l’observait.  

-          Qu’est-ce que tu fais sur mon domaine ?, lui demanda le boa, tout furieux.

-          Je voulais juste me désaltérer, oncle, excusez-moi !, lui répondit l’hyène.

-          Tu n’as aucun droit de venir vaquer sur mon domaine. Tu vas payer chèrement, pauvre téméraire !

Mais au moment où le boa allait monter à l’attaque, il vit l'hyène disparaître dans le fond de la rivière. Il fut happé par le crocodile que ni le boa, ni l’hyène n'avaient vu venir. Le boa jura entre les dents. Fâché et déçu, il se retira dans la brousse qui bordait la plage et se cacha. On ne sait jamais ! Tout était de nouveau calme sur le rivage.

Quelques instants plus tard, le soleil apparut dans un ciel bleu, jetant ses rayons doux sur toute la plage. Tout à coup, le crocodile sortit de l’eau et voulut prendre un bain de soleil. Il vint se coucher dans le sable chaud et ferma les yeux. Ce fut une erreur fatale de sa part. Le boa qui n’était pas loin chargea et attaqua le crocodile. Un combat acharné s’engagea entre les deux. Le boa cherchant à s’enrouler autour du crocodile pour l’étouffer et le crocodile mordant le boa et le repoussant de ses pattes pour l’empêcher d’avoir une prise sur lui. Au bout des quelques heures que dura le combat, le boa réussit à prendre le crocodile par la gueule et s’enroula tout autour de lui. La mort du pauvre crocodile n’était désormais qu’une question de temps.

Non loin de là, un chasseur et son fils, ayant parcouru forêts et savanes sans avoir trouvé du gibier, voulurent se rafraîchir à la rivière avant de rentrer à la maison. Lorsqu’ils y arrivèrent, ils furent attirés par les râles du crocodile. Ses narines grandement ouvertes se dilataient désespérément à la recherche de l’air. Mais ni le boa, ni le crocodile ne remarquèrent la présence du chasseur et son fils.

Le jeune homme prit son fusil et voulut tirer sur les deux bêtes. « Arrête, petit inexpérimenté ! », lui souffla son père en le tenant fermement par le bras. « ca ne sert à rien de gaspiller tes balles ». Ils restèrent là, débout, les yeux rivés sur les deux bêtes. Finalement, le crocodile rendit le dernier soupir. Le boa, voyant que le crocodile ne bougeait plus, le lâcha et commença à l’avaler. D’abord la tête passa dans la grande gueule qui se dilatait à un rythme régulier. Puis, vint le tronc qui était plus gros et rond. Il donna beaucoup de difficultés au boa qui ouvrit encore plus grande sa gueule au grand étonnement du chasseur et son fils. Par des petits mouvements réguliers, le corps du crocodile fut attiré dans les entrailles insondables du boa. Finalement, sa queue disparut dans la gueule du boa.   

Epuisé par le combat et par le poids du crocodile désormais dans son ventre, le pauvre boa n’eut pas le temps de savourer sa victoire. Car, le chasseur qui était à l’affût, sortit sa massue et l’abattit à trois reprises sur sa tête. Après l’avoir achevé, il envoya son fils couper un long bâton auquel ils l’attachèrent. Enfin, ils l’emmenèrent triomphalement au village.

Lorsque le chasseur et son fils dépecèrent le boa, ils sortirent le crocodile. A l’intérieur du crocodile, ils trouvèrent l’hyène et dans le ventre de ce dernier se trouvait l’écureuil.  

Moralité : Il se trouve toujours un qui est plus fort que soi

 

Lumbamba Kanyiki

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30 juillet 2015

Ex province du Kasaï Occidental : ce qu’Alex Kande laisse à la population

Gouverneur de l’ancienne province du Kasaï occidental et député national élu de la ville de Kananga, Alex Kande Mupompa laisse plusieurs réalisations remarquables dans cette province scindée aujourd’hui en deux: le Kasaï et le Kasaï Central.

Selon plusieurs observateurs, depuis que Kande Mupompa est devenu gouverneur de la province du Kasaï Occidental, il y a tout même un petit changement contrairement à ses prédécesseurs.

Avec les élections des gouverneurs et des vice gouverneurs des nouvelles provinces, l’espoir de la population du Kasaï Central, ressortissants des territoires de Kazumba, Dibaya, Luiza, Dimbelenge, Demba et la ville de Kananga, repose sur Alex Kande Mupompa.

Ce dernier est candidat gouverneur en vue d’achever ses œuvres dont la construction en cours de la centrale de Katende, pour électrifier Kazumba, Dibaya, Luiza, Dimbelenge, Demba et la ville de Kananga ainsi que d’autres territoires du grand Kasaï.

Les œuvres parlent

Alex Kande Mupompa laisse les œuvres au bénéfice de la population de l’ancienne province du Kasaï Occidental.

A son actif, comme le n°1 de la province du Kasaï Occidental, Alex Kande Mupompa s’est impliqué personnellement à la réhabilitation du pont sur la Lubudi.

Ce pont facilite aujourd’hui les échanges entre Kinshasa et le Kasaï via Bandundu. Il faut signaler également la réhabilitation du pont Mwanza Ngoma. Ce qui allonge la liste de bonnes nouvelles que le Kasaï Occidental enregistre en termes d’infrastructures depuis l’arrivée aux affaires d’Alex Kande.

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26 juillet 2015

L’OPPOSITION BOYCOTTE LES DÉBATS SUR LA RÉPARTITION DES SIÈGES

7sur7

 

opposition_DRC

(KINSHASA)- L’opposition parlementaire a boycotté samedi la plénière consacrée à l’examen de la loi sur la répartition des sièges. Les opposants considèrent que le nouveau projet présenté par le vice-premier ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab viole la constitution. Ils ont dénoncé le passage en force de la majorité qui, 

selon eux, visent le glissement. Grégoire Lusenge, vice-président du groupe politique des libéraux démocrates a dénoncé le fait que l’assemblée nationale ait levé une telle option alors qu’un consensus est déjà dégagé sur l’enrôlement de nouveaux majeurs. ‘‘Pourquoi voter ce projet de loi de lors que demain, on va enrôler de nouveaux
majeurs. Cela va influer sur le nombre d’électeurs. C’est beaucoup plus réaliste qu’on enrôle d’abord tout le monde et ensuite, on va établir le vrai coefficient électoral. Qu’on laisse la commission électorale nationale indépendante exerce en toute indépendance les tâches qui lui sont dévolues de façon constitutionnelle’’, a-t-il argumenté. Pour sa part, Me Baudouin Mayo de l’Unc a déploré le fait que les annexes de cette loi n’aient pas tenu compte des nouveaux
majeurs alors que l’article 5 de la constitution l’impose. Il a condamné surtout l’attitude du bureau de l’assemblée nationale qui, selon lui, a fait examiner une loi qui n’était pas prévue à l’ordre du jour de cette session.

L’intitulé de la loi n’est pas le même que celui de la décision de la convocation de la session, a-t-il décrié.
La décision portant convocation de cette session extraordinaire parle de la loi sur la répartition des sièges et non de la loi portant approbation de la répartition des sièges par circonscription électorale pour les élections locales, municipales et urbaines. En conclusion, le leader de l’Ecidé, Martin Fayulu a appelé ses collègues à barrer la route au glissement que prépare la majorité au pouvoir. ‘‘La loi qu’ils ont adoptée, est assise sur un fichier corrompu et
frauduleux. Nous ne pouvons pas accompagner Mr Kabila et sa bande dans leur forfaiture’’, a-t-il assuré. (A lire sur www.kasaidirect.net)

Kasai Direct

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25 juillet 2015

EN MARGE DU FUTUR DIALOGUE : LE MESSAGE DES USA AUX RD CONGOLAIS

 

felix

En séjour à Kinshasa depuis le dernier week-end, l’Envoyé Spécial des USA pour les Grands Lacs, Thomas Perriello, a déjà rencontré des acteurs institutionnels, des délégués de l’Opposition et ceux de la Société civile. C’est dans ce cadre qu’il a invité et reçu, le mardi 21 juillet 2015 à la résidence du Chargé d’Affaires de l’Ambassade américaine dans la capitale congolaise, quatre membres de l’Opposition congolaise, notamment Félix Tshisekedi (UDPS), Vital Kamerhe (UNC), Eve Bazaiba (MLC) et Samy Badibanga (Président du groupe parlementaire UDPS et Alliés). Il a échangé avec ses quatre interlocuteurs autour d’un repas. 

Selon Félix Tshisekedi, Secrétaire national de son parti chargé des Relations Extérieures, qui s’est confié au journal Le Phare, Thomas Perriello a souligné être venu écouter les Congolais au sujet de deux préoccupations majeures, à savoir le processus électoral et la situation sécuritaire. S’agissant particulièrement des élections, il a fait savoir que les USA tiennent à vivre la réalité de l’alternance politique en République Démocratique du Congo aux échéances prévues par la Constitution (NDLR : Présidentielle et législatives nationales le 27 novembre, suivies de la passation de pouvoir entre le Président sortant et Président entrant le 20 décembre 2016).

D’où, la détermination de Washington de voir les règles du jeu démocratique être clairement définies, de manière consensuelle, entre le Pouvoir et l’Opposition, afin de permettre au souverain primaire de départager, de manière transparente et apaisée, les différents prétendants à l’alternance politique au sommet de l’Etat. A en croire la même source, le diplomate américain a indiqué disposer d’informations faisant état de la montée en force de l’Opposition congolaise, ce qui est de bon augure pour la santé de la démocratie en RDC.

Félix Tshisekedi a indiqué que l’UDPS a réaffirmé son soutien à un Dialogue inclusif, conduit par un médiateur neutre, et ayant pour finalité de trouver des solutions aux problèmes politiques actuels par l’élaboration d’un calendrier électoral consensuel, l’enrôlement de nouveaux majeurs, l’audit externe du fichier électoral, le financement hypothétique des élections, etc.). Son parti a également exprimé sa vive préoccupation au sujet de différents artifices utilisés par le pouvoir en place pour retarder le plus possible les échéances électorales et provoquer un glissement de fait. C’est le cas du découpage territorial, des élections des gouverneurs de nouvelles provinces, du lancement d’un programme non budgétisé de construction et réhabilitation d’infrastructures (routes, écoles, hôpitaux, stades, immeubles, ports, aéroports).

Il n’a pas manqué de faire part à l’Envoyé Spécial des faiblesses de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), une institution présumée indépendante mais qui agit, selon lui, comme une structure totalement instrumentalisée par le pouvoir. Il a souligné, à cette occasion, son manque d’indépendance vis-à-vis de la Majorité Présidentielle, ce qui est de nature à faire reproduire le schéma du Burundi en République Démocratique du Congo. (La suite sur www.kasaidirect.net)

Kasai Direct

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17 juillet 2015

LE CONGO “REZ-DE-CHAUSSÉE“ (RDC) ET SES PROVINCES HYDRAULIQUES

provinces

Halte aux auxiliaires de la colonisation et des massacres des Noirs

Au mois d’août 1482 un groupe des Portugais sous la direction d’un certain Diego Caô arrive à l’embouchure d’un grand fleuve africain, de son vrai nom “MWANZA“, le plus grand qu’ils n’aient jamais vu. Ils rencontrent des peuples qui naviguent sur le fleuve, y font la pêche et d’autres travaux. Ces peuples se reconnaissent habitant un grand territoire qu’ils nomment Kongo. Les Portugais qui sont conduits jusqu’à la Capitale de ce grand Etat ne vont pas le reconnaître en tant que tel. Déjà ils plantent leur “Padraö“, la fameuse borne indiquant que ce pays était le leur, sans leur appartenir du tout. Ils ne s’arrêtent pas là. Ils débaptisent le fleuve et le nomment Kongo/Congo (en portugais), nom du pays qu’ils attribuent au fleuve ignorant ainsi le pays lui-même, c’est-à-dire ceux qui l’habitent. Et la suite nous la connaissons. Les Portugais vont finir par faire imploser et désintégrer complètement le pays. Quelques siècles plus tard, un groupe d’aventuriers européens de toute nationalité, conduits par Henry Morton Stanley, arrive cette fois par la source du fleuve. Là-bas, le fleuve porte le nom de Lualaba. Plusieurs peuples habitent la contrée. Mais exactement comme les Portugais, ces nouveaux arrivants qui vont remonter le fleuve dans le sens Est-Ouest, vont ignorer le nom que les gens du pays donnent au fleuve. Ils vont l’appeler du nom de Congo, nom inconnu aussi bien à l’Ouest qu’à l’Est quant à la dénomination du fleuve (nzadi, ebale, maye).

En réalité pour les Européens d’une façon générale, ce qui leur importait ce n’était nullement les populations, les peuples qu’ils rencontraient, mais le territoire en tant que richesses. Pour eux, les richesses immenses de ces territoires qu’ils découvraient se référaient au fleuve comme voie de sortie. Le nommer, c’était s’en approprier et en priver les peuples qui y habitaient. Et c’est bien ce qui est arrivé. Ici aussi, nous connaissons la suite. Plus tard, ils vont faire de même avec les différents affluents du fleuve. Ils désigneront les différents territoires qui les bordent des noms de ces rivières. Ce qui n’était pas du tout la coutume chez les peuples africains qui y vivaient. Eux se nommaient autrement qu’ils nommaient les fleuves et les rivières qu’ils avaient déjà découverts dès leur installation sur ces territoires longtemps avant cette arrivée problématique des Européens chez eux. Les Européens voulant s’accaparer de ces territoires et réduisant les peuples africains de ces contrées en esclaves, une lutte sans merci va s’engager qui fera des millions de victimes du côté des Africains tombés sous les balles meurtrières des Européens disposant de l’armement lourd dont la spécificité est de tuer des dizaines de personnes à distance. Ce qui était nouveau et déroutant pour nos ancêtres à l’époque. Mais héroïquement, ils se sont opposés de toutes leurs forces aux envahisseurs et ont fini par avoir raison d’eux. “Likambo ya mabele, liseki te“. C’est ainsi que les uns après les autres tous ces territoires ont été libérés et le 30 juin 1960 a sonné le glas de la colonisation européenne de nos territoires.

Pour les peuples Africains qui s’étaient vaillamment battus, la défaite des Européens signifiait le rétablissement de l’ordre ancien, l’ordre ancestral africain, c’est-à-dire le retour des délimitations ancestrales des territoires, autrement dit la fin des territoires fantaisistes (Kasaï, Lomami, Ubangi, Mongala, Kwango, etc.). Les peuples Africains de ces territoires souhaitaient que leurs milieux de vie, les villages, fussent au centre de l’action de nouveaux dirigeants, que ceux-ci eussent puisé dans le terreau ancestral les éléments nécessaires à la construction d’un Etat moderne sur ce territoire libéré. Mais c’était mal connaître ceux qui avaient été à l’école des Européens, les bons élèves des Révérends Pères, les fameux collégiens du “Collège des Commissaires“ de triste mémoire, les traîtres qui ont hypothéqué l’indépendance chèrement acquise. Conduits par leur guide éclairé Mobutu Sese Seko, ils n’avaient qu’un seul but, vivre comme des Blancs : belles voitures, belles maisons, beaucoup d’argent, beaucoup de boys, beaucoup de femmes. Point. Etre des “Mindele-Ndombe“.

C’est ainsi qu’ils ont perpétué et amplifié les territoires fantaisistes. Il y aura ainsi six provinces en 1960 : Léopoldville, Equateur, Province Orientale, Kivu, Katanga et Kasaï.

En 1963 vingt et une : Congo-Central, Cuvette-Centrale, Haut-Congo, Katanga-Oriental, Kibali-Ituri, Kivu-Central, Kwango, Kwilu, Léopoldville, Lomami, Lualaba, Luluabourg, Mai-Ndombe, Maniema, Moyen-Congo, Nord-Katanga, Nord-Kivu, Sankuru, Sud-Kasai, Ubangi, Uele et Unité-Kasaïenne.

En 1966, elles passeront de vingt et une à huit : Bandundu, Congo-Central, Equateur, Orientale, Kasaï-Occidental, Kasaï-Oriental, Kinshasa, Kivu et Katanga.

En 1988, la province du Kivu sera divisée en trois : Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema, soit 11 provinces.

Et aujourd’hui, on voudrait de nouveau passer de onze à vingt six : Bas-Uele, Équateur, Haut-Lomami, Haut-Katanga, Haut-Uele, Ituri, Kasaï, Kasaï oriental, Kongo central, Kwango, Kwilu, Lomami, Lualaba, Lulua, Mai-Ndombe, Maniema, Mongala, Nord-Kivu, Nord-Ubangi, Sankuru, Sud-Kivu, Sud-Ubangi, Tanganyika, Tshopo, Tshuapa et Kinshasa.

En réalité, cette énième répartition territoriale n’est pas nouvelle. Elle est une reprise d’une plus ancienne, celle de 1914. A l’époque, le vaste territoire que le roi des Belges avait confisqué à leurs peuples respectifs constituait une seule province annexée au Royaume de Belgique et comptait 22 districts. Au tout début de la colonisation belge, le grand Congo n’avait que 11 districts. La répartition territoriale actuelle n’a donc rien de révolutionnaire au point de se précipiter de faire des installations à la va-vite. Elle est dans la pure logique coloniale, celle qui consiste à ignorer le patrimoine culturel des populations locales et d’agir à leur place, sans leur donner la parole et donc, sans entendre leur avis.

La constitution de 2004, appelée aussi constitution de Liège, n’a donc rien apporté de nouveau quant à la gestion territoriale responsable dans notre pays. Il est à noter que la Belgique, qui s’était taillée une province à 7000 kilomètres de distance et qui lui était 80 fois plus grande compte, elle, dix provinces. A l’échelle de la Belgique, le Congo, notre pays, pourrait en avoir 800.

Plutôt que créer des provinces à taille humaine qui rejoignent les aspirations de la population, les législateurs de 2004 ont suivi le modèle colonial qui est un modèle hydraulique et ont créé des provinces hydrauliques. C’est l’eau qui est supposée faire l’identité, et non les cultures des peuples. Or tout le monde sait que l’eau n’a pas d’identité. Qu’elle soit au Congo, au Canada, en Chine ou en Russie, elle est toujours de l’eau, pas plus. L’eau n’a ni famille, ni culture, ni pays, ni ami, ni connaissance. L’eau, la rivière, le fleuve, l’océan, ne connaît personne. Elle passe imperturbablement son chemin quelque soit l’état de la personne ou des personnes qui s’y approchent. Elle ignore même les enfants qui s’aventurent à ses côtés. Pour le cas de notre pays, ni le Kasaï, ni le Kwango, ni le Kwilu, ni le Lac Mayi-Ndombe, ni la Lukemi, ni le Sankuru, ni le Lwalaba, ni la Lomami, ni le Lac Tanganyika, ni la Tshopo, ni La Mongala, ni l’Ubangui, etc., aucune de ces rivières ou lacs ne connaît le moindre peuple qui campe sur ses rivages. Notre grand fleuve, pour parler de lui, a accueilli dans la plus grande indifférence tous les peuples qui l’ont emprunté, même les Européens comme les Portugais ou les Belges ont été gentiment reçus. Il ne leur a posé aucune résistance. La résistance farouche est venue des peuples qui habitaient les alentours du fleuve et qui l’avaient déjà nommé. Article à lire sur www.kasaidirect.net

Kasai Direct

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LA PRODUCTION DES « ETATS RATÉS » EST SOUVENT UNE QUESTION DU TEMPS LONG. LE CAS DU CONGO-KINSHASA

Enfant de quelque part

« Ils nous dominent plus par l’ignorance que par la force » S. Bolivar

La pensée peut advenir dans le dialogue avec  l’histoire. Et pour le Congo-Kinshasa, ce dialogue mené à bon escient, peut mener à la déconstruction des idées reçues. Croire par exemple que les grandes questions liées aux enjeux géostratégiques globaux sont toujours discutées au Conseil de Sécurité par « les faiseurs de l’histoire » peut être une idée reçue à déconstruire. Et une bonne déconstruction peut  se faire à partir des sources plus ou moins sûres. Sur ce point, les NTIC sont  à la fois une chance énorme et  ‘’une menace’’. Tout en mettant à nu le mode opératoire des « faiseurs de l’histoire officielle »,  elles leur permettent  d’identifier leurs critiques et de les contrôler. Tant pis. Pourvu que cela sert à l’émancipation politique des peuples et aux générations  futures.

Il y a des questions liées à l’histoire du Congo-Kinshasa dont l’étude doit être faite et entretenue sur le temps long. Les Congolais(es) devraient apprendre à fabriquer leur propre actualité en fonction des  enjeux vitaux face auquel leur pays est placé et éviter de ne colporter que  les infos véhiculés par les médias dominants. Souvent, ces  infos servent à la lobotomisation des cœurs  et des esprits, au décervelage. A l’heure des NTIC, ils peuvent s’abreuver à plusieurs sources alternatives.  La chance qu’ils ont  de vivre  à cette heure des NTIC est qu’ils peuvent eux-mêmes  voir et écouter « les faiseurs de l’histoire officielle » s’exprimer sur certaines questions  engageant le destin global de l’humanité, de l’Afrique et de certains autres espaces géographiques du monde.  Un effort pour maîtriser le mode opératoire de ces « faiseurs de l’histoire officielle »  constitue, à nos yeux, un antidote contre l’ignorance et certains procès d’intentions.  Disons qu’à l’heure  des NTIC, les Congolais(es) ont le devoir de participer à l’écriture et à la relecture de l’histoire de leur pays, de l’Afrique et du monde. Sans complexe, ils doivent opposer leur intelligence à celle des autres.

Revenons à la question de la balkanisation et de l’implosion du pays. Pourquoi y a-t-il eu la Conférence de Berlin ?   L’une des réponses facile à cette question est de dire : « La Conférence de Berlin est désormais loin de nous. Parlons d’autre chose. »  Pourtant, l’entretien de notre mémoire historique nous semble indispensable pour comprendre notre présent afin de mieux orienter notre avenir collectif. Diviser l’Afrique revenait aussi à dire qui, parmi les puissances coloniales, pourrait s’emparer du  « gâteau congolais ».

A Berlin, les groupes financiers français, anglais et allemands avaient les yeux rivés sur les immenses richesses du Congo-Kinshasa.  « Richesses en matières premières exceptionnelles et enjeux géostratégiques convergent pour faire du Congo un territoire qu’aucune puissance ne  peut  concéder à ses concurrents. Il en naît l’expression étrange d’  « Etat indépendant du Congo » à la conférence de Berlin en 1885. Le terme indépendant signifie dans ce contexte qu’il n’appartient spécifiquement à aucune puissance coloniale mais aussi que toutes reçoivent la garantie de pouvoir y accéder librement. »[1]

Pour pouvoir  davantage confisquer cet « Etat indépendant » aux Congolais(es), il va y avoir une neutralisation du suffrage universel après les élections de 1960 avec l’assassinat de Patrice Emery Lumumba, premier Ministre Congolais, le 17 janvier 1961.

Après plusieurs  mensonges entretenus autour de  ce crime odieux, les documents disqualifiés des USA viennent  de dire ‘’leur part de vérité’’ en 2014. Il ne nous semble pas intellectuellement digne de parler des enjeux géostratégiques congolais sans mentionner ces documents ‘’officiels’’ tardivement mis sur la place publique. Ils devraient faire partie de nos archives pour éviter aux générations futures congolaises d’identifier les puissances destructrices de leur pays (avec leurs complices internes). En effet,   « en janvier 2014, écrit Alain Libert, le département d’Etat des Etats-Unis a reconnu son implication dans le renversement et l’assassinat de Patrice Lumumba. » [2]   Cet assassinat a signé le début du dysfonctionnement du Congo-Kinshasa, de son occupation et de sa déstabilisation de l’intérieur.   A ce point nommé, nous n’avons pas besoin de ‘’spéculations’’, nous devons lire les textes déclassifiés  pour mieux comprendre la politique profonde présidant au détricotage du Congo-Kinshasa comme ‘’Etat-nation’’.

Nous inscrivant dans la dynamique de la compréhension de la politique profonde US, nous nous proposons d’étudier et de partager les lignes maîtresses que l’auteur de ‘’ American Foreign Politicy in the Congo, 1960-1964’’ (publié en 1974), Stephen Weissman,  vient  dégager des documents US déclassifiés et intitulés ‘’Foreign Relations of the United States (FRUS), 1960-1968, Volume XXII, Congo (1960-1968). D’emblée, disons que ces lignes maîtresses partagent bien des points communs avec certaines vues de Noam Chosmky et surtout ceux exprimés dans son article publié le 07 juillet 2014 et intitulé ‘’The US sledgehammer worldview’’.

Quand cette politique profonde  décide par exemple, en secret, de s’emparer du Congo, Lumumba n’est pas encore premier ministre. Les documents déclassifiés témoignent que la CIA avait programmé la déstabilisation de  la politique congolaise pour  quelques décennies à partir de 1960. (‘’The CIA’s programs of the 1960s distorted Congolese politics for decades to come.’’)  Elle a tout mis en œuvre   pour garder le Congo dans le giron occidental. Son chef au Congo, Laurence Devlin, a  contribué à l’assassinat de Lumumba et fini par devenir membre du gouvernement piloté par Mobutu tout en mettant de l’argent à sa disposition. (The CIA engaged in pervasive political meddling and paramilitary action between 1960 and 1968 to ensure that the country retained a pro-western government. The CIA Chief of Station Lawrence Devlin had so much influence that he became not only the pay master but a de facto member of the government that he had helped installed after the September 14, 1960 coup. The CIA Chief of Station Lawrence Devlin had direct influence of the events that led to Lumumba’s death. He was assassinated on January 17, 1961.)

Tout de suite après l’assassinat  de Lumumba  commandité par le Président Eisenhower[3] avec la complicité du responsable de la CIA, Allen Dulles, et exécuté  au Katanga par leurs ‘’nègres de service’’, ‘’les partisans du rationalisme économique’’ répandent un mensonge. Ils soutiennent qu’il est tombé dans une rivière pleine de crocodiles. (Nous avons, dans l’assassinat de Lumumba, quelques éléments rentrant dans la définition d’une ‘’politique profonde’’. Elle est l’action politique menée en secret par une poignée d’acteurs appartenant aux institutions officielles et officieuses et couverte par le mensonge. Elle vise la domination impériale et l’accès aux postes de pouvoir (et d’argent) enviés par les ‘’nègres de service’’ qui y prennent part.) Pourtant, il n’en était pas question. Lumumba fut bel et bien assassiné. L’un des ‘’nègres de service’’, Mobutu,  utilisa l’hélicoptère personnel de l’ambassadeur des Etats-Unis au Congo, M. Clare Timberlake, pour rechercher ‘’le fuyard’’ Lumumba. Mobutu reçut, quelques temps après cet acte  crapuleux, du Président Kennedy, une plaque de commandeur de la Légion  du Mérite sur laquelle on pouvait lire : « En nettoyant son pays des éléments étrangers communistes, il a prouvé qu’il était le gardien de la liberté et un ami des nations libres du monde. »[4]  Ouvrons une parenthèse. Les dernières révélations faites par George Friedman (dans une vidéo  mise sur la place publique[5])  indique que la guerre menée contre l’URSS  était fondée sur la peur de voir le génie russe coopérer avec le génie allemand.  Cette guerre  de l’empire visant à diviser pour régner tenait à réduire à néant l’influence d’autres peuples à travers le monde  et à répandre ‘’la liberté du renard libre dans un poulailler libre’’.  La lutte contre le communisme a servi de subterfuge à la mainmise  US par l’entremise de la CIA sur le Congo-Kinshasa. C’est depuis les années 60 que cela dure. Article à lire sur www.kasaidirect.net

Kasai Direct

 

Posté par lumbamba à 18:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]