20 mai 2015

La souris et la chauve-souris

La Souris et la Chauve-souris étaient des grandes amies. La Souris, dans sa tête, ne voyait même pas les ailes de son amie, Chauve-souris. « Nous sommes de la même race », se disait-elle. « D’ailleurs, elle mange ce que je mange ». De son côté, la Chauve-souris aimait aussi la Souris et jamais il ne lui était arrivé de se demander pourquoi la Souris n’avait pas d’ailes comme elle.

Les temps changent et avec eux, les mœurs aussi. O tempora O mores ! Avec le temps donc, la Chauve-souris eut des mauvaises pensées envers sa vieille amie.  « Moi, Chauve-souris, je vole et je vois du pays. Je ne suis, donc, pas comme la Souris qui court à travers savanes et forêts et ne sait même pas gouter au plaisir des airs ! », se disait-elle. Puisqu’elle se sentait supérieure, elle changea aussi tout son comportement envers la Souris. Les visites qui, jadis étaient réciproques, devinrent à sens unique : La Chauve-souris venait chez son amie, prenait part aux repas que cette dernière lui offrait, mais jamais elle ne voulut inviter son amie chez elle.

A chaque fois que la Souris voulait s’inviter chez la Chauve-souris, elle recevait la même réponse de cette dernière : «  ma chère, j’ai beaucoup à faire ce dernier temps. Les affaires m’obligent à sortir et à prendre les airs pour aller loin, très loin. Mais dès que j’aurai du temps libre, tu viendras me voir ». Finalement, la Souris se sentait flouée. « Tu me le paieras un jour », se disait-elle dans son for intérieur.

Un jour, la Souris se leva de bon matin avec un plan bien arrêté. Elle tendit des pièges dans tous les palmiers autour de sa case. C’était un travail épuisant. Après l’avoir terminé, elle alla se reposer sous la véranda, se disant que son amie n’allait pas tarder à venir lui rendre visite.

Comme elle s’y attendait, la Chauve-souris vint après quelques minutes. Elles mangèrent et burent ensemble. Au moment du départ, la Souris dit à la Chauve-souris : « Pendant cette période, mes palmiers produisent de très belles noix ; tu peux t’en servir un peu avant de rentrer chez toi ». La Chauve-souris remercia et prit son envol.

Se rappelant la proposition de son amie, la Chauve-souris fit un virage vers le premier palmier qui se trouvait sur sa gauche. Elle s’y posa, mangea des noix de palme, mais ne se rendit pas compte d’un nœud qui l’avait prise à l’une de ses pattes. Lorsqu’elle voulut s’envoler, elle fut retenue par la patte. Elle tira de toutes ses forces en battant les ailes, mais rien n’y fit.

Prise de panique, la Chauve-souris appela au secours. La Souris qui l’entendait ne put venir la détacher. Pour toute réponse, elle lui dit : « Débrouille-toi, chère amie, je ne sais pas venir là haut, car, je n’ai pas d’ailes comme toi ! La Chauve-souris se débâtit, sans succès, jusqu’à épuisement total.

Un Serpent qui passait par là, attiré par le parfum que dégageaient les noix de palme, trouva la pauvre Chauve-souris prise au piège de la Souris. Il ne se fit pas prier. Oubliant les noix de palme pourtant bien charnues, il se jeta sur l’infortunée et n’en fit qu’une bouchée.

Moralité : La vengeance est un plat qui se mange froid !

C’était le conte raconté par mamu Adolphine Mushiya   

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Dialogue avec Kabila: Mise au point de l'UDPS

Mise au point UDPS

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19 mai 2015

Un nouveau site "www.kasaidirect.net"

Chers lecteurs, chères lectrices,

Nous venons de mettre à votre disposition notre nouveau site "kasaidirect.net". Il remplace désormais l'ancien "kasaidirect.com". Désormais, vous aurez le choix entre www.grandkasai.com et www.kasaidirect.net. Par ailleurs, nous sommes aussi présents sur facebook avec l'adresse www.facebook.com/kasaidirect, le souci qui nous anime étant de vous apporter des informations fraîches et sûres sur le Congo et le Kasai profond.

Sans plus tarder, je vous invite à jeter un coup d'oeil sur kasaidirect.net et de nous dire ce que vous en pensez. Passez de bons moments de détente avec Kasai Direct. Bonne lecture!

Lumbamba Kanyiki

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CONGRÈS DU PPRD À LA FIKIN : Katumbi son absence a été très remarquée du début à la fin

katumbi

L’absence de Moise Katumbi au congrès extraordinaire du PPRD tenu, du jeudi 14 au vendredi 15 mai dernier, à la FIKIN, a été très remarquée du début à la fin de cette activité du parti présidentiel. Le chairman du TP Mazembe a préféré faire le déplacement de la Belgique où il séjourne depuis quelques jours séchant le congrès du PPRD.

Pour des analystes avérés, l’absence de Katumbi aux assises du PPRD illustre bel-et-bien que le président-sponsor du TP Mazembe a des idées ailleurs. Le Gouv’ du Katanga ne partage plus la même idéologie avec les peperdiens. Cela pousse à dire que Katumbi ne navigue plus dans le même sens que Joseph Kabila, initiateur du PPRD. C’est donc le divorce consommé entre lui et le régime. Il faut peut-être être aveugle pour ne pas com¬prendre cela. En Belgique, selon des sources fiables, Katumbi poursuit avec des contacts politiques, ça et là, dans la perspective des échéances à venir. Son retour est imminent au pays, nous confie, notre source. Rupture confirmée, oui. Rappelons que lors du mi-congrès du PPRD à Mban¬daka, Katumbi avait aussi brillé par son absence. Au¬tre preuve, à son retour de Lubum’, le 23 décembre de l’année passée, après une longue absence au pays, Ka¬tumbi avait tenu un speech qui avait suscité beaucoup de réactions dans le micro¬cosme politique. Il s’est ou¬vertement opposé à la révi¬sion Constitutionnelle dans une métaphore de faux pen¬alty. Depuis, l’opinion a su que Katumbi ne roule plus avec Kabila. Son absence au congrès extraordinaire du PPRD à la FIKIN con¬firme cette thèse que «c’est fini» entre lui et le pouvoir en place qui a, plus d’une fois, tenté à sa vie. Katumbi représente un danger pour le pouvoir suite à sa popu¬larité et générosité qui a dé¬passé les frontières nation¬ales. Au régime de tirer les conséquences de perdre un allié de taille à la trempe de Katumbi.

XAVIEZ PEREZ

 

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18 mai 2015

Dialogue : L’opposition rejette l’offre de Kabila

opposantsRDC

(KINSHASA)- Les principaux partis de l’opposition politique ont rejeté le dialogue, quelques jours après avoir rencontré et échangé de la question avec l’émissaire du président Kabila. Ils pensent que ce
dialogue risque d’ouvrir la voie à une transition et un partage du pouvoir. M. Kamerhe a rappelé que le président Kabila doit seulement respecter les prescrits de l’article 220 de la constitution,
respecter le délai constitutionnel pour la fin de son mandat et envisager à fermer déjà ses valises. Les opposants veulent l’alternance politique et le départ civilisé du président Kabila dont le mandat arrive à échéance en décembre 2016. ‘‘Nous voulons que le président sortant cède le pouvoir et qu’il ne s’entête pas comme Blaise Campaoré ou moins encore comme le sulfureux Pierre Nkuruziza, a insisté Jean Lucien Busa. D’autre, l’opposition appelle la commission électorale nationale indépendante à postposer les locales et à enrôler les mineurs devenus majeurs après 2011. i Après les événements malheureux survenus le 19, 20 et 21 janvier, l’opposition espère rééditer un autre exploit en coincant le pouvoir. Le Burundi a été le déclic pour ceux qui étaient séduits par le dialogue, analyse un autre opposant radical. Les Diongo, Vuemba, Mukonkole, Fayulu, Kamerhe, Ingele, Busa, Bazaiba, Makila, Sesanga se mettent déjà en position d’affronter le régime. Seulement, l’Udps les a tourné le dos. Le parti d’Etienne Tshisekedi veut le dialogue avec Kabila tel que recommandé par l’accord cadre d’Addis-Abeba. Chose que les autres opposants trouvent inapproprié à une année des élections présidentielle et législatives nationales.

DECLARATION DES PARTIS POLITIQUES, REGROUPEMENTS POLITIQUES ET GROUPES PA RLEMENTAIRES DE L’OPPOSITION AINSI QUE DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE ET DE LA DIASPORA

Une minute de silence en mémoire des victimes des massacres de Béni ! Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs de la Presse,
Rendant hommage à nos martyrs de la liberté et de la démocratie tombés dans la semaine du 19 au 25 janvier 2015, et s’inclinant devant la mémoire des compatriotes ‘’indigents’’, ‘’non-identifiés’’,
‘’abandonnés’’, ‘’mort-nés et fœtus’’ jetés, comme des rats, dans des fosses communes à Mikonga et à Maluku, les partis politiques, regroupements politiques et groupes parlementaires de l’Opposition
ainsi que des organisations de la Société civile et de la diaspora, se sont réunis ce lundi 18 mai 2015 dans la salle paroissiale Fatima à la Gombe, aux fins d’examiner la situation nuisible et dangereuse
d’insécurité généralisée qui prévaut à l’heure actuelle dans notre
pays, au regard notamment :
- du piétinement du processus électoral ;
- des massacres récurrents à Béni ;
- des manœuvres malveillantes du pouvoir tendant à préjudicier les
partis politiques de l’opposition à la veille des échéances
électorales;
- de la confiscation des droits de la minorité à l’Assemblée nationale ;
- ainsi que du vent d’insécurité soufflant davantage sur le pays suite
aux récents évènements survenus au Burundi.
Après avoir pris la mesure de la gravité de la situation, prélude à
des perspectives très sombres pour la Nation, l’Opposition Politique
Congolaise déclare ce qui suit :
A. DU PROCESSUS ELECTORAL
L’Opposition Politique Congolaise rappelle que, dans le souci
d’apporter sa contribution à la tenue des élections apaisées dans
notre pays, elle avait saisi la CENI en son temps et lui avait remis
sa déclaration du 27 février 2015, contenant sa contre-proposition au
calendrier électoral irréaliste, hypothétique et inconstitutionnel
publié le 12 février 2015 par la CENI ;
Toujours dans un élan patriotique, elle avait, lors de l’audience lui
accordée par la CENI le 27 avril 2015, déposé un mémorandum contenant
ses revendications, sous forme de préalables, réitéré sa
contre-proposition au calendrier de la CENI, actuellement dépassé. Ce
mémorandum a été également transmis à la MONUSCO.
A ce jour, la CENI n’a répondu ni à la contre-proposition, ni au
mémorandum, et il n’est pas nécessaire de relever ici que le
calendrier électoral de la CENI est maintenant complètement
désarticulé. Car, beaucoup d’opérations prévues à des dates précises
n’ont, à ce jour, connu un début d’exécution.

De ce qui précède, la position de l’Opposition se résume comme suit :
1. Le report, après 2016, des élections locales, municipales et
urbaines, beaucoup plus complexes et, dans le contexte actuel,
porteuses des germes de conflits sur terrain à cause de
l’impréparation, de manque des infrastructures, y compris celui de la
cartographie judiciaire nécessaire pour connaitre du contentieux
électoral ainsi que du personnel qualifié pour gérer ces provinces et
entités nouvellement créées ;
2. L’organisation d’une nouvelle opération d’enrôlement, en ce
compris les nouveaux majeurs depuis le 27 novembre 2011 afin de
constituer un nouveau fichier électoral fiable et produire de
nouvelles cartes d’électeur différentes de celles présentement en
circulation et qui sont trafiquées;
3. La tenue des élections provinciales ainsi que celles indirectes
y rattachées, en vue du renouvellement des mandats, largement
dépassés, des animateurs des institutions qui souffrent du déficit de
légitimité, à savoir : le Sénat, les Assemblées provinciales et les
Gouvernements provinciaux ;
4. Le respect de la Constitution en ce qui concerne la date du 27
novembre 2016 prévue par la CENI pour les élections présidentielle et
législatives nationales afin de permettre l’installation, dans les
délais, des nouveaux dirigeants élus, notamment la passation du
pouvoir le 20 décembre 2016 ;
5. Le refus de cautionner toute idée de transition débouchant sur le
glissement des mandats en cours au-delà des délais constitutionnels ;
6. La neutralité de la CENI afin qu’elle se conforme à l’esprit et à
la lettre de la loi Organique portant organisation et fonctionnement
de la CENI. Car, l’intérim prolongé et questionnable assuré par son
Vice-Président du fait de l’absence prolongée pour des soins
appropriés à l’étranger de son Président, l’Abbé MaluMalu, ne nous
rassure pas ;
7. L’Opposition politique Congolaise est prête pour aller aux
élections et attend obtenir de Monsieur Kabila, de sa mouvance et de
la CENI des réponses précises aux préoccupations ci-haut soulevées
dans les meilleurs délais ;
8. C’est cette position commune qui a été communiquée à l’émissaire de
Monsieur Kabila dépêché, les 02, 09 et 11 mai 2015 auprès des leaders
des partis politiques, des regroupements politiques et des groupes
parlementaires de l’Opposition congolaise qui se sont sentis en devoir
de porter la démarche de l’émissaire au sein de la Dynamique pour
l’Unité d’Actions de l’Opposition ;
9. En d’autres termes, l’Opposition Politique Congolaise ne trouve pas
d’opportunité d’un dialogue qui risque de nous entraîner dans un
schéma de transition et de déboucher au glissement du calendrier
électoral en violation de la Constitution.
Par conséquent, adhérant aux principes qui guident une gouvernance
électorale inclusive, crédible, rationnelle et apaisée, l’Opposition
politique en appelle à la tenue urgente d’un Forum Inclusif sur le
Processus Electoral tel que recommandé par le Conseil de Sécurité des
Nations-Unies dans sa résolution 2211 du 26 mars 2015 ;
B. DES MASSACRES RECURRENTS A BENI
Plus de trois cents de nos compatriotes ont été récemment tués à la
machette, au couteau, à la baïonnette et par balles à Béni. Et chaque
jour, on enregistre des cas de violence à l’Est du pays. L’Opposition
Politique Congolaise fustige l’impuissance du pouvoir en place à qui
incombe au premier chef la responsabilité d’assurer la protection des
personnes et de leurs biens ;
Non seulement que la persistance de cette situation inquiète
sérieusement l’Opposition Politique Congolaise, mais son incidence
potentielle sur le processus électoral la trouble aussi. L’Opposition
Politique Congolaise s’interroge finalement si ce climat d’insécurité
n’est pas entretenu à dessein de créer un environnement qui pourrait
donner prétexte à Monsieur Kabila, d’une part de retarder la tenue des
élections et d’autre part de continuer à favoriser le pillage des
ressources dans notre pays ;
L’Opposition Politique exige du pouvoir de mettre tout en œuvre, en
collaboration avec la MONUSCO, pour sécuriser nos compatriotes à l’Est
aujourd’hui complètement abandonnés dans leur calvaire et mettre fin
aux pillages des ressources.
C. DES MANŒUVRES MALVEILLANTES CONTRE LES PARTIS POLITIQUES DE L’OPPOSITION
Après avoir crée et entretenu des conflits oiseux en son sein, le
régime en place s’évertue maintenant à y installer la confusion en
agréant un soi-disant nouveau parti politique, le ‘’MLC/L’’, appelé à
entrer en compétition avec le MLC en violation des articles 7 de la
loi numéro 04/002 du 15 mars 2004 portant organisation et
fonctionnement des partis politiques et 12 de la loi électorale
numéro 15/001 du 12 février 2015 ;
Pour favoriser un climat d’apaisement, l’Opposition Politique
Congolaise exige la fin de cette balourdise, la clarification de
l’affaire du charnier de Maluku par la mise en place d’une Commission
d’enquête internationale et indépendante, la libération de tous les
détenus politiques, d’opinion, des défenseurs des droits de l’homme,
des activistes de la société civile Filimbi et Lucha, des
journalistes, la fin de la traque, de la violence physique, de la
torture, de tracasseries administratives (confiscation de passeport),
de l’instrumentalisation de la justice contre les leaders de
l’opposition, ainsi que l’ouverture des médias fermés, la suspension
et le report de la migration numérique des medias, radios et
télévisions ;
D. DE LA CONFISCATION DES DROITS DE LA MINORITE A L’ASSEMBLEE NATIONALE
L’on se souviendra qu’en rapport avec le charnier de Maluku,
l’Opposition politique congolaise avait régulièrement introduit, le 17
avril 2015 auprès du Bureau de l’Assemblée nationale, une motion de
défiance contre le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’intérieur et
Sécurité.
L’opinion se rappellera également que s’agissant d’une question réglée
par la Constitution et le règlement intérieur de l’Assemblée
nationale, la majorité au pouvoir avec la complicité de son Président,
Aubin Minaku, avait décidé d’empêcher tout débat sur le problème du
charnier de Maluku.

L’hémicycle avait été transformé en un lieu d’animation politique et
chants à la gloire du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur,
qui devrait pourtant éclairer l’opinion sur ce drame humanitaire.
Pour l’Opposition Congolaise, ceci est un incident majeur en ce qu’il
traduit la confiscation des droits de la minorité au niveau de
l’Assemblée nationale, et face à ce climat de violation des droits de
l’opposition en matière de contrôle parlementaire et débat dans
l’hémicycle, l’Opposition a décidé de suspendre sa participation aux
plénières de l’Assemblée nationale jusqu’à ce que le Bureau offre des
garanties du respect de la Constitution et du règlement intérieur de
l’Assemblée nationale.
En attendant l’aboutissement des travaux de la Commission Spéciale
suggérée par le Président de l’Assemblée nationale à cet effet,
l’Opposition maintient donc sa suspension aux travaux de l’Assemblée
nationale.
De toutes les façons, s’agissant du charnier de Maluku, l’Opposition
Politique continue d’exiger une enquête internationale et indépendante
avec exhumation des corps et prise d’ADN en vue de faire toute la
lumière sur cette macabre affaire ;
C. DES EVENEMENTS DU BURUNDI
L’Opposition Politique Congolaise, suit attentivement les évènements
du Burundi où le peuple a décidé avec détermination de rependre son
destin en main en rejetant toute violation de la Constitution et des
Accords d’Arusha qui avaient mis fin à l’une des guerres civiles les
plus meurtrières d’Afrique.
Tout en déplorant des tueries inutiles, la violence, les violations
massives des droits humains notamment avec les bombardements des
médias privés et les déplacements massifs des populations, nous tenons
à présenter nos condoléances aux familles éprouvées et à exprimer
toute notre compassion au peuple Burundais.
Que Dieu bénisse la RDC et son vaillant peuple.

Fait à Kinshasa, le 18 mai 2015.

LES SIGNATAIRES

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RD CONGO : Ils veulent trahir le peuple congolais par un faux dialogue

Au peuple congolais,
Aux partis politiques de l’opposition, 
A la société civile congolaise,
Chers compatriotes,
 
La situation sécuritaire au Nord-Kivu et au Sud-Kivu est très préoccupante. Tous les observateurs avisés s’accordent à dire qu’il y a péril dans la demeure. Pour cette raison, chaque Congolaise et chaque Congolais et digne de ce nom doit s’engager corps et âme pour sauver la Mère Patrie en danger.
En effet, le gouverneur Julien Paluku vient de confirmer une nième incursion des soldats rwandais sur nos terres, dans le territoire de Nyiragongo, tandis que l’armée ougandaise s’est invitée à son tour en secteur de Rwenzori.
Au Sud-Kivu, plusieurs réfugiés venant du Burundi écument le territoire et font des pressions inacceptables sur nos populations autochtones. Leur présence massive et suspecte cache insidieusement des intentions bellicistes à peine voilées. Comme d’habitude, ces incursions récurrentes sont rendues possibles par la complicité du régime illégitime et illégal qui dirige notre pays par défi. Les populations kivutiennes vivent en permanence dans la crainte de revivre les affres de la guerre d’occupation de triste mémoire menée par l’AFDL : œuvre diabolique d’extermination du peuple congolais initiée par le triumvirat Rwanda, Ouganda et Burundi dans les années 1996-1997. Entre-temps, à Kinshasa, le pouvoir d’occupation et son opposition dansent le tango. Plutôt que de prendre des positions formelles contre le danger permanent qui menace l’intégrité de notre territoire national, les acteurs du système travaillent à sécuriser l’insécurité pour pérenniser le chaos et ainsi justifier leur maintien à la tête du pays et, par voie de conséquence, maximiser leurs profits.
On se rappelle que les manifestations des 19, 20 et 21 janvier 2015 menées vaillamment par notre jeunesse ont eu pour but d’empêcher le régime de se maintenir au pouvoir pour éviter de nombreuses arrestations et son cortège des morts. Cet objectif noble et patriotique de l’opposition, qui en a été l’artisan et qui a demandé à la population de Kinshasa de descendre dans la rue, semble s’éloigner du but à atteindre dans un futur proche. Dans le registre des horreurs qui ont suivi les dates macabres de janvier, on a compté le 19 mars 2015 les corps de 425 de nos Concitoyens tués et jetés sans ménagement à Maluku – dans la banlieue kinoise – dans une fosse commune au mépris de la dignité due aux morts. Cet événement très révoltant, qui aurait dû permettre à notre peuple d’en finir avec le régime répressif et de tourner ainsi définitivement la page de l’imposture, semble également s’éloigner de la préoccupation immédiate de l’opposition qui préfère s’occuper des débats électoralistes, en sollicitant un dialogue afin de partager le pouvoir avec les tricheurs patentés qui ont rendu notre pays ingouvernable.
Face aux multiples atermoiements d’une partie de l’opposition congolaise qui, au moment des événements tragiques qui frappent nos populations, évite de qualifier le régime totalitaire de Joseph Kabila de pouvoir d’occupation et de le sanctionner en conséquence, des résistants congolais résidant en Suisse et en Allemagne accusent et taxent de collaborationnistes ces femmes et ces hommes qui travaillent avec ce régime qui opprime et humilie le peuple congolais. Le moment venu, les Congolais jugeront et détermineront qui sont ceux qui combattent réellement l’occupation étrangère. Il y a mille raisons d’en finir avec ce régime d’un autre âge qui a planifié dans son projet funeste l’implosion du Congo dans sa forme actuelle et l’extermination des Congolais en tant que Peuple historique. Plusieurs faits illustrent aisément cette stratégie. Aux millions de Congolais sacrifiés depuis l’agression du Congo par l’AFDL, il faut ajouter le nombre de femmes violées, les assassinats crapuleux des adeptes de Bundu dia Kôngo dans le Bas-Congo, les tueries des adeptes de Joseph Mukungubila le 31 décembre 2013 à Kinshasa, à Lubumbashi et à Kindu, les tueries des militants de l’UDPS le 20 décembre 2011, les assassinats de Chebeya Bahizire et Fidèle Bazana, Armand Tungulu, Bapwa Mwamba, Franck Ngicke, Kabungulu et son épouse, Marius Gangale (MLC), Député Boteti (MLC), Colonnel Mamadou Ndala, Félicien Bahuma, Général Bunza Mabe, Monseigneur Kataliko. Cette liste, qui est loin d’être exhaustive, s’allonge avec les récentes tueries dans la ville de Muanda (Bas-Congo). Ces tueries sont l’œuvre criminelle des soldats rwandais mutés à Kitona avec la mission d’exterminer des Congolais dans cette partie de la République.
Il est n’est plus possible de mettre en doute les intentions machiavéliques de ce pouvoir catapulté à la tête de la RDC par la mafia internationale.
La Résistance congolaise demande avec insistance aux citoyens Congolais de ne jamais négocier et composer avec ce pouvoir prédateur et usurpateur. Elle demande à ceux qui soutiennent encore ce régime de quitter le navire pendant qu’il est encore temps pour rejoindre le bon côté de l’Histoire, car, si demain, notre peuple sera le seul Juge et le seul Souverain, déjà aujourd’hui, nous les considérons comme des ennemis de notre peuple et les traiterons comme tels partout où ils se rendront.
 
Notre prise de position
 
Depuis la liquidation du premier gouvernement démocratiquement élu en 1960, notre pays est dans une crise politique profonde. Le Congo a déjà connu un nombre impressionnant de dialogues. Mais toutes les concertations n’ont abouti qu’à l’impasse. Elles se sont révélées être un marché de dupes.
Donc, depuis 1960, une multitude de recommandations issues d’innombrables dialogues et rapports des Nations Unies sur la crise congolaise n’ont jamais été appliquées. A cela s’ajoutent les résolutions de la Conférence nationale souveraine, les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies (depuis l’ONUC jusqu’à la MONUSCO) ainsi que les résolutions des dialogues précédents  et des dernières concertations nationales.
Ces dialogues et concertations n’ont abouti à aucune mise en application sérieuse et conforme aux attentes des Congolaises et des Congolais. Ils n’ont apporté aucune solution efficace à la tragédie que subit notre peuple. Au contraire, ils ont enfoncé notre pays dans un gouffre sans fond.
L’expérience montre clairement que le recours à ce genre de dialogue n’a plus de raison d’être.
Un Congolais raisonnable et rationnel ne peut pas négocier avec un gouvernement illégitime issu d’un pouvoir usurpé. Certes, après le hold-up électoral qui a suivi l’élection présidentielle du 28 novembre 2011, le président élu au suffrage universel direct par le peuple, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, a exigé un dialogue, non pas avec l’actuel régime illégitime, mais avec les représentants des institutions nationales et internationale tout en prenant le peuple congolais à témoin. Mais les circonstances ne sont plus les mêmes et ce dialogue-là a déjà perdu tout son sens.
Nous fondant sur l’expérience du passé, au nom de la diaspora congolaise dispersée à travers le monde, nous demandons au peuple congolais de refuser toute forme de dialogue avec ce pouvoir usurpateur et illégitime qui gouverne notre pays par défi. Nous appelons le peuple congolais à se soulever de manière résolue, indépendamment des appartenances politiques, philosophiques ou religieuses, contre le pouvoir de Joseph Kabila pour le mettre hors d’état de nuire. Suivons l’exemple d’autres peuples qui ont recouvré la liberté, car notre avenir se trouve dans nos mains et dans nos seules mains. Nous prenons à témoin la Communauté internationale contre toute atteinte au droit et à la liberté de manifester et à l’intégrité physique des manifestants par la soldatesque du régime tyrannique de Kinshasa. Toute vie retranchée à la nation congolaise devra conduire les commanditaires et les exécutants devant la Cour Pénale Internationale de la Haye.
 
Fait à Lausanne le 17 mai 2015
Les soussignés :
Paul Kahumbu Ntumba, Jeanne-Marie Sindani, Roger Buangi Puati, Fweley Diangitukwa


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17 mai 2015

Communiqué nécrologique: La mère du Docteur Kadinekene Kapuku n'est plus

Maman Véronique Bakatuisuila

Il a plu au Seigneur de rappeler à lui son humble servante maman Véronique Kabatusuila Tshitadi , née en1940, mère de notre collègue et ami , Dr Joseph Kadinekene Kapuku, chirurgien aux cliniques universitaires de Kinshasa.
Maman Véronique nous a quittés le vendredi 15 mai de cette année. L'inhumation est intervenue hier samedi, 16 mai. Le deuil se tient à la résidence du Dr Kadi au Plateau des Professeurs/Unikin.
Pour les messages des condoléances, nous vous prions de contacter le docteur Kadinekene sur (00243)(0)902 386 989 ou par email en utilisant l'adresse électronique suivante: jkadinekene@gmail.com
Grand Kasai présente ses condoléances les plus attristées à Kadi.
 
Requiescat in pace
Kasai Direct

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Boxe: Ilunga Makabu met Thabiso Mshunu KO au onzième round à Durban

makabu ilunga

Hier soir à Durban, le boxeur congolais Ilunga Makabu met le boxeur sud-africain Thabiso Mshunu KO au onzième round et devient le challenger autorisé pour affronter le champion du monde de mi-lourd version WBC Grigory Drozd de la Russie.

Et pourtant, selon le marquoir de WBC, c’est le Sud-africain qui menait aux points après les quatre premiers rounds. Le Congolais a réussi à prendre le dessus sur son adversaire dans la deuxième partie d’un combat très disputé. Mshunu apparaissait de plus en plus épuisé, ce qui a permis à Makabu Ilunga, ce digne fils du Kasai Occidental de prendre le dessus sur lui.

Au onzième, Makabu Ilunga réussit à mettre son adversaire KO sur un superbe uppercut de gauche. Ilunga Makabu devient, par cette victoire, le prochain challenger de l’actuel champion du monde version WBC, Grigory Drozd de la Russie.

Lumbamba Kanyiki

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16 mai 2015

72 ème anniversaire du Père Boniface Tshinyama Badibanga

Père Boniface Tshinyama (640x478)

Il a plu au Seigneur de permettre à son humble serviteur, TATU BONYI, de fêter ses 72 ans en dépit de ses difficultés de santé.

La journée de ce dimanche 10 mai 2015 a débuté par une messe d’action de grâce rehaussée par la présence de ses proches de différents horizons qui avaient fait le déplacement pour la circonstance.

Certains confrères de Belgique et d’Italie étaient passés la veille pour une visite de réconfort et lui souhaiter bonne fête.

Après la messe, une réception a été organisée dans le jardin de la résidence de Charleroi.

L’ambiance était festive comme en témoignent les quelques images de la journée.

Grand Kasaï, témoin de l’évènement, a voulu l’immortaliser et souhaiter une fois de plus bon anniversaire à Tatu Bonyi et surtout prompt rétablissement.

Voici quelques images de l'anniversaire de Tatu Bonyi:

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anniversaire tatu bonyi8 (640x478)

anniversaire tatu bonyi5 (640x478)

 

Kasai Direct

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15 mai 2015

Burundi : entêtement suicidaire de Nkurunziza

Burundi : entêtement suicidaire de Nkurunziza

Il ne s’y attendait peut-être pas car il a été surpris par la réaction du peuple burundais qui s’est exprimé à haute voix sans peur ni honte pendant plus de deux semaines, contre la violation de sa constitution arrachée pat les larmes, les souffrances et les morts à l’issue des négociations politiques entre les différentes forces protagonistes tenues pendant de longs mois en 2004, dans la ville historique d’Arusha, en Tanzanie.

Pierre Nkurunziza n’est pas encore au bout de sa surprise et de son étonnement, lui qui a continué à croire que lr pouvoir est toujours au bout des armes de ses miliciens dénommés les « lmboneralure ». Cet homme est arrivé au pouvoir à la suite de ces négociations politiques destinées à mettre un terme à la longue guerre civile entre les deux communautés, tusti et hutu, partant curieusement la même langue, partageant les mêmes traditions et habitant ensemble dans les mêmes villages depuis des millénaires.

Elu la première fois par les deux chambres réunies en congrès au mois d’avril 2005 conformément aux Accords politiques conclus à Arusha, il a ensuite été réélu en 2010 pour un second et dernier mandat de cinq ans. Alors que l’opinion tant intérieure qu’extérieure s’attendait à le voir respecter scrupuleusement la constitution en ne briguant pas un troisième mandat, voilà que le chef d’Etat en exercice au Burundi s’est permis sans vergogne, de se moquer de la loi fondamentale régissant son pays. En invoquant des arguments fantaisistes ne résistant pas à la moindre critique et violant superbement la constitution et surtout les accords politiques ayant mis fin à la longue guerre civile qui a déchiré le pays de 1993 à 2006.

Des assassinats en cascade

Aveuglé, enivré par le pouvoir et sourd devant les signes de temps et l’évolution du contexte politique international, Pierre Nkurunziza a raté l’occasion d’inscrire son nom dans le Panthéon de l’histoire de ce pays qui compte le plus grand nombre des dirigeants assassinés ou chassés du pouvoir par les armes. Du Prince Louis Rwagasore, le tout premier ministre du Royaume et héros de l’indépendance assassiné en 1962 par des extrémistes tusti burundais dirigés par un certain Anicet Ntakiyicha sous l’instigation des milieux d’affaires grecs en passant par son successeur, Pierre Ngendandumwe, un hutu lui aussi assassiné en 1963 par un extrémiste tutsi rwandais à la sortie de la Clinique Royale où il était venu rendre hommage à son épouse qui venait d’accoucher d’un joli bébé, d’autres dirigeants dont le Prince Ntare V qui avait fait un coup d’Etat contre son propre père, le Roi Mwambusta 1er en 1967, à été renversé par le capitaine Michel Michornbero avec l’appui de Mobutu, pour être assassiné en 1972 lors de la tentative d’un coup d’Etat préparé par un groupe des jeunes officiers hutu dirigés par le capitaine Marc Ndayahose pour renverser le régime militaire du président Michel Michombero. Il s’en suivit un massacre de près de 300.000 hutu sous prétexte d’avoir préparé un génocide contre les tutsi.

Grâce au concours des éléments parachutistes dépêchés par Kinshasa, le président Michel Michombero parvint à redresser la situation. En 1976, un groupe d’officiers tutsi conduits par le colonel Jean-Baptiste Bagaza prirent le pouvoir par la force et Michel Michombero fut obligé de partir en exil en Somalie où il mourut cinq ans après. En 1976, empêtré dans des règlements des comptes avec l’Eglise Catholique romaine et en conflit permanent avec le régime de Kinshasa, le colonel Bagaza fut renversé par un coup d’Etat juste au moment où il ‘se trouvait au Sommet des Chefs d’Etat de France et d’Afrique au Québec. Son remplaçant Pierre Buyoya, organisa la démocratie qui aboutit aux élections générales tenues en 1992 qui virent la victoire de la coalition des partis politiqués hutus dirigés par feu Melchior Ndadaye. Lequel sera assassiné en 1992 par des extrémistes militaires tutsi et voilà comment la deuxième guerre civile a été déclenchée jusqu’aux négociations politiques d’Arusha en 2004. Pierre Buyoya revint encore une fois au pouvoir pour réconcilier le Burundais avant de céder le pouvoir â un président hutu du nom de Cyprien Ntaryamira, tué le 6 avril 1994 avec le président Juvénal Habyarimana dans le crash de l’avion présidentiel de retour des négociations politiques inter rwandaises à Arusha. Les burundais portèrent leur choix sur un autre hutu du nom de Sylvestre Ntibantunganya qui dirigea le pays pendant cinq ans, .avant d’être remplacé par un autre hutu du nom de Marc Ndayizeye.

Pendant toute cette période, la guerre civile faisait toujours rage entre l’armée régulière dominée par les tutsi4et la rébellion menée par des hutu qui occupait les 3/5ème du pays. Ainsi donc, l’histoire politique du Burundi ‘est parsemée d’assassinats des chefs d’Etat et de gouvernement.

Entêtement suicidaire

Pierre Nkurunziza n’a pas pris en compte ce nombre effrayant de ses prédécesseurs assassinés dans l’exercice de leurs fonctions ni la comptabilité macabre des victimes de ces longues guerres civiles qui ont endeuillé tant son pays. Cet homme qui a rejoint la rébellion hutu en 1999 devrait songer au nombre des morts, des destructions méchantes, des déplacements forcés des populations burundaises tant à l’intérieur que vers les trois Etats voisins, notamment la RDC, le Rwanda et la Tanzanie où ils ont vécu dans des camps pour réfugiés pendant plus de vingt ans.

Pierre Nkurunziza n’a pas voulu entrer dans l’histoire comme celui qui aurait été le tout premier chef d’Etat burundais à avoir appliqué les accords politiques signés à Arusha qui ont installé la paix, la sécurité et surtout la cohabitation pacifique entre les deux communautés parlant la même langue, ayant vécu ensemble pendant des siècles, partageant les mêmes coutumes et traditions et condamnées à vivre ensemble ad vitam aeternam.

Pierre Nkurunziza n’a pas voulu comprendre qu’après la présidence de la République, il y a toute une vie. Il lui aurait suffi de relire la riche histoire de certains Etats africains pour se rendre compte que de dignes fils de ce continent ont goûté aussi et avant lui aux délices du pouvoir suprême mais ont résolu de se conformer au principe sacro-saint de l’alternance au pouvoir : Mathieu Kérékou, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, Ketumile Masire, Jerry Rawlings, Nicéphore Soglo, Kenneth Kaunda et tous ses successeurs jusqu’à l’actuel chef d’Etat zambien, Joachim Chissano, Léopold Sédar Senghor, Sam Mujoma, Thabo Mbeki, les deux successeurs de Jomo Kenyatta; Jonathan Goodlack, Olusegun Obasandjo, etc. Ceux-ci n’ont pas voulu effectuer un passage en force alors qu’ils en avaient aussi les moyens. Des moyens, certes efficaces, mais qui ne résistent pas devant l’ouragan de l’histoire. Et comme le disait l’un des dictateurs qui a commis les mêmes erreurs comme lui, à savoir feu le maréchal Mobutu, « devant l’ouragan de l’Histoire, un fruit mûr ou pas mûr finit par tomber ». Croyant que cela n’arrive qu’aux autres, il a vite oublié les journées, glorieuses de Ouagadougou qui ont mis fin à un régime ayant régné sans partage au Burkina Fasso pendant 27 ans. A qui le prochain tour?

Par F.M.

Posté par lumbamba à 13:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]