05 juin 2015

DIALOGUE NATIONAL : KABILA FACE À L’ÉQUATION UDPS

 

Joseph-kabila

La mayonnaise du président de la République a encore du mal à prendre. Le dialogue politique envisagé risque de ne pas atteindre des résultats escomptés, à l’instar des concertations nationales. Car, l’exigence d’un format conforme aux prescrits de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba est toujours de mise à 1’UDPS, principale interlocutrice politique du Raïs après le refus des autres partis d’opposition. Pas question de prendre part û un dialogue proposé par Joseph Kabila et ses affidés. C’est du moins la substance de la position de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Pourtant, ce parti d’opposition était le premier à réclamer ce dialogue. Au Palais de la Nation où le président de la République consulte les différents groupes confessions religieuses, partis politiques…). 

l’UDPS, elle, répond aux abonnés absents. Pour cause ? « Comment peut-on parler de consultations et au même moment, parler d’un dialogue ? Je ne sais pas si les deux choses sont interchangeables. Mais en tout cas à l’UDPS, nous nous en tenons à l’Accord- cadre et à la feuille de route telle que définie par le Président Tshisekedi », a déclaré hier, jeudi 4 juin, un des porte-paroles du parti sur les antennes de Top Congo.FM.

Pour l’UDPS, le promoteur du dialogue c’est l’Accord-cadre et non le président de la République. Une position qui est également soutenue par le Secrétaire national chargé des relations extérieures du parti. Félix Tshisekedi. « Le dialogue que nous prônons doit se faire sous ‘égide de la Communauté internationale, sinon nous n’y participerons pas », avait-il affirmé à Jeune Afrique. Avec qui donc Kabila va-t-il dialoguer ? Même l’opposant historique, Etienne Tshisekedi, qui s’était déclaré favorable à ce dialogue est sur le point de faire, volte- face. Les dernières déclarations de son parti laissent désormais planer le doute sur son éventuelle participation à ces discussions. L’on se souviendra que lors de son dernier discours sur l’état de la Nation, Joseph Kabila avait stigmatisé l’attitude de l‘opposition qui a tendance «à recourir systématiquement à l’étranger pour régler » des différends. S’il faut s’en tenir à cette position du Raïs, un dialogue dans le goût de l’UDPS ne serait donc pas convoqué.

Et de facto, l’UDPS risquerait d’être à nouveau hors jeu. Ce qui pousse à dire que le vrai problème qui fait appel à ce dialogue ne sera donc pas résolu. A l’instar des concertations nationales qui aux yeux de certains observateurs, n’ont accouché que d’une petite souris. De la même manière, le dialogue tant entendu risque de produire les mêmes effets, si les gros poissons de l’opposition continuent à nager à contre courant. Article à lire dans son intégralité sur www.kasaidirect.net

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04 juin 2015

Barrage hydroélectrique sur les chutes Katende: Les travaux avancent sûrement

 

chutes katende

D’une capacité de 64 Mégawatts, la centrale hydroélectrique Katende pourra desservir les deux Kasai en énergie électrique. Lisez l'intégralité de cet article sur www.kasaidirect.net

Lumbamba kanyiki

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03 juin 2015

La RDC prépare les obsèques de l’un des « des pères de l’indépendance », Albert Kalonji

pères de l'indépendance

La ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï oriental (centre de la République démocratique du Congo), prépare les obsèques officielles d’Albert Kalonji-Ditunga Mulopwe, l’un des pères de l’indépendance congolaise, décédé en avril dans son village natal à l’âge de 84 ans, a rapporté l’agence de presse associée (APA), reçue mardi à Bruxelles.
M. Kalonji, né le 6 juin 1929 à Hemptinne près de Luluabourg (aujourd’hui Kananga), avait été l’un des cofondateurs, avec Patrice Lumumba – devenu ensuite le premier Premier ministre du Congo indépendant -, du Mouvement national congolais (MNC). Il avait milité pour l’indépendance et avait participé en janvier 1960 à la Table ronde de Bruxelles qui avait fixé la date de cette indépendance au 30 juin suivant.

Des dissensions avaient ensuite surgi avec M. Lumumba, aboutissant à la scission du MNC en deux branches, connues sous les noms de MNC-Lumumba et MNC-Kalonji. En 1960, Albert Kalonji, président du MNC-Kalonji, s’était proclamé empereur des Lubas et « président de l’État autonome du Sud-Kasaï ».

Cette indépendance de fait avait duré jusqu’en septembre 1962. A cette date, il avait été renversé lors d’un coup d’État militaire (instigué par son Premier ministre, Joseph Ngalula), s’exilant en Espagne. (article à lire dans son intégralité sur www.kasaidirect.net)

Kasai Direct

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02 juin 2015

C’EST AVEC PLUS DE CERTITUDE CETTE FOIS-CI:LE DIALOGUE POLITIQUE VOULU PAR J. KABILA N’AURA PAS LIEU !

 

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L’Opposition veut plutôt un forum de vérité où ce dernier ne serait pas à la fois juge et partie… 

Tombées en panne vendredi de la semaine écoulée au moment même où elles devraient céder le pas à l’ouverture samedi du Dialogue politique annoncé, les consultations initiées par Joseph Kabila ont repris hier lundi là où elles avaient été interrompues face aux délégués des confessions religieuses !

Si les choses avaient marché comme on s’y attendait à la Majorité présidentielle, les formations politiques de l’opposition authentique devraient rencontrer le précité hier lundi, mais le destin en a décidé autrement !

En effet, contre toute attente, ces partis politiques de l’opposition dans leur immense majorité, débout comme un seul homme, ont annoncé à la face du monde qu’ils refusent solennellement de prendre part à un dialogue politique aux contours et aux conclusions identiques à ceux des concertations nationales de septembre-octobre 2013 et où Joseph Kabila et ses affidés seraient à la fois juges et parties !

Parmi les partis politiques de l’opposition membres de ce front de refus figurent en bonne place l’UDPS, l’UNC, le MLC, ENVOL, le CDR, le MPCR, Congo na biso et autres Forces Acquises au Changement, FAC en sigle.

Les plus inattendues des forces politiques du pays qui apportent de l’eau au moulin de l’opposition authentique sont sans nul doute celles se réclamant de l’opposition républicaine sous la houlette ou non de Léon Kengo wa Dondo qui a eu à siéger à la direction collégiale de tristement célèbres concertations nationales en 2013 !

La parole à Kengo…

Aussi curieux que cela puisse paraître aux yeux des observateurs averti de la scène politique nationale, Kengo wa Dondo refuse sa caution à joseph Kabila qui en avait pourtant un urgent besoin pour faire avaler sa pilule amère aux Congolais encore friands de guérisons miracles.

Le monde entier qui suit avec un intérêt soutenu ce qui se dit et se fait autour de ce projet de dialogue politique voulu inclusif est de plus en plus persuadé à présent que ce forum de tous les enjeux et dangers n’aura plus lieu et cela pour une raison bien simple : » les forces politiques qui comptent dans ce pays enlèvent énormément au poids de cette rencontre qui se veut représentative des intérêts bien compris de la nation du fait de leur absence » !

L’opposition authentique qui est finalement rejointe par d’autres sensibilités politiques se réclamant de l’opposition rejette avec force le dialogue voulu par Kabila.

Elle veut plutôt un forum politique de vérité conforme à la lettre et à l’esprit de l’accord-cadre conclu à Addis-Abeba, à la résolution 2098 du Conseil de Sécurité des Nations Unies et non une réunion des partisans, des courtisans et autres fanatiques triés sur le volet où Joseph Kabila serait à la fois juge et partie !

Ainsi qu’on a vu défiler hier lundi les délégués des confessions religieuses au Palais de la Nation, le train des Concertations nationales bis que l’opposition authentique et les forces acquises au changement récusent est déjà à ses premières manœuvres de lancement, mais pour quelle destination finale ? La parole est à Léon Kengo wa Dondo, co-président des Concertation nationales de triste mémoire.

Par Kambale Mutogherwa

Pour plus d'informations, prière visiter www.kasaidirect.net

Kasai Direct

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29 mai 2015

Berlin: Journée économique de la République Démocratique du Congo avec le ministre Bahati Lukwebo

Modeste-Bahati

L’association Africa  Verein organise le mercredi, 10 juin 2015 une journée économique pour la République Démocratique du Congo. La journée commencera à 9:00 heures et se terminera vers 16 heures. Le ministre de l’économie nationale Bahati Lukwebo sera de la partie avec sa délégation pour parler des opportunités d’investissements qu’offre le Congo dans tous les domaines. Nous demandons à tous les Congolais de la diaspora d’Allemagne et des environs de répondre présents à ce rendez-vous.

Lors de la dernière rencontre organisée par cette association, il y a eu beaucoup de mensonges qui avaient été distillés sur la situation politique du Congo (voir notre publication du 21 avril dans www.grandkasai.com). A lire sur www.kasaidirect.net

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28 mai 2015

Nord-Kivu: Vital Kamerhe qualifie la situation sécuritaire de drame humanitaire

Le même article se trouve sur www.kasaidirect.net

 

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Vital Kamerhe lors de son arrivée à l'aéroport de Kindu, le 17/11/2011. Radio Okapi
«La situation sécuritaire dans la région de Beni et tout le Nord Kivu est un drame humanitaire et doit attirer l’attention du gouvernement congolais et de la communauté internationale», a déclaré Vital Kamerhe, mercredi 27 mai à Goma.

 

Il a estimé que les tueries des populations à Beni dépassent le terrorisme qui sévit au Nigeria, au Niger, au Cameroun et ailleurs et doit mobiliser le monde entier.

Près de 300 personnes ont été massacrées à Beni depuis octobre 2014, le plus souvent à l’arme blanche. Les habitants de plusieurs localités de ce territoire ont manifesté dans la rue pour demander plus d’engagement des autorités contre les criminels, régulièrement présentés comme étant les rebelles ougandais des ADF.

Le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) a, à cet effet, proposé trois pistes de solution pour mettre fin à cette insécurité. Il a évoqué la planification des opérations conjointes entre les FARDC et la Monusco pour traquer les ADF, l’implication des pays voisins et celle des communautés locale.

«Le gouvernement congolais doit s’engager dans une véritable traque des ADF et tous les groupes armés et donc nous pensons en ce qui nous concerne qu’il faut un plan opérationnel bien conçu, concerté entre les FARDC motivées et la Monusco », a suggéré Vital Kamerhe.

Sur le plan régional, le président de l’UNC a appelé tout le monde à « parler le même langage ».

« Nous devons avoir des intérêts commun, une vision commune de ce que nous voulons faire de la région de Grands lacs. Nous devons faire en sorte que la paix au Rwanda, au Congo, au Burundi soit l’affaire de tout le monde », a-t-il ajouté.

Vital Kamerhe dit avoir l’impression qu’il y a ceux qui pensent qu’on peut exporter l’insécurité chez les autres et vivre en paix.

radiookapi.net

"Non, c’est éphémère ces genre des solutions. Nous sommes pour une solution durable dans la région des Grands Lacs», a martelé Vital Kamerhe."

radiookapi.net

Pour plus d'informations, prière visiter www.kasaidirect.net

Kasai Direct

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27 mai 2015

La cultivatrice et le corbeau

L’histoire se passe quelque part, dans la brousse, au Congo vers la fin de la saison sèche. En prévision des premières pluies qui n’allaient pas tarder à tomber, tous les cultivateurs se rendaient aux champs pour les travaux de défrichage. Plus une famille était nombreuse, grand était le champ à cultiver. C’est la raison pour laquelle même les enfants participaient aux travaux de champs. Tous les villageois y allaient tôt le matin et en revenaient tard le soir. Parmi eux, il y avait une jeune cultivatrice, mère d’un bébé de quelques mois, mais elle n’avait personne qui pouvait s’occuper de son bébé.

Lorsque la cultivatrice arrivait au champ, elle donnait d’abord du sein à l’enfant. Elle aménageait ensuite un bon endroit à l’ombre d’un grand arbre et le couchait lorsqu’il dormait. Enfin, elle prenait sa houe et se mettait au travail. Le problème de la jeune cultivatrice était que le bébé se réveillait après quelques minutes de sommeil et commençait à pleurer, obligeant la mère à interrompre son travail pour s’occuper de lui.

 « Tu t’es déjà réveillé ? Mais qui s’occupera de toi pendant que je travaille ?», se plaignait la cultivatrice. « A ce rythme, je ne pourrai pas terminer mon champ. De quoi allons-nous vivre ? ». La cultivatrice travaillait alors des heures durant avec le bébé sur son dos, ce qui n’était pas facile. La situation de la cultivatrice avec son bébé qui pleurait tout le temps était connue de tous les villageois, mais personne ne venait l’aider.

Un jour, comme à l’accoutumée, elle vint très tôt matin avec son bébé, l’allaita, le berça du mieux qu’elle pouvait avec sa voix douce et le coucha en-dessous de l’arbre. Mais le bébé se réveilla en pleurs après seulement quelques minutes de sommeil. Grande fut la tristesse de la jeune femme qui se mit à pleurer à chaudes larmes : « Seigneur, qui pourra s’occuper de mon bébé ? Je n’ai personne ! »  

Sur le grand arbre, un vieux corbeau venait régulièrement se reposer. Il écoutait chaque fois les plaintes de la cultivatrice en-dessous de l’arbre. Ce matin-là, pris de pitié, il descendit et se posa en face de la femme dans un frou-frou des ailes qui effraya cette dernière. " Jeune femme, du haut de cet arbre, j’entends toujours tes pleurs et tes lamentations." lui dit-il. " Si tu veux, je m’occuperai de ton bébé afin que tu finisses vite ton champ comme les autres. Mais tu ne diras à personne que c’est moi qui garde ton bébé"  lui proposa-t-il.  

La cultivatrice accepta la proposition du corbeau et l’accord fut conclu entre les deux. Le corbeau prit le bébé et s’envola avec lui, laissant la mère travailler dans son champ. A partir de ce jour-là, le corbeau venait chaque matin prendre le bébé et l’emmener avec lui, laissant la mère défricher son champ qui s’agrandissait de jour en jour. Il le lui ramenait le soir avant son retour à la maison.

Les autres cultivateurs  ne tardèrent pas à remarquer le silence dans le champ de la cultivatrice, eux qui étaient déjà habitués à entendre les pleurs lointains du bébé. Une villageoise voulut en savoir plus et vint demander à la cultivatrice : « Qu’est-ce que tu fais pour calmer ton bébé ? En effet, nous avons constaté qu’il ne pleure plus comme avant ? » La jeune cultivatrice oublia le deal qu’il avait conclu avec le vieux corbeau et eut le malheur de révéler la vérité à la villageoise.

Le matin suivant, la femme allaita son bébé comme elle en avait l’habitude et le confia au corbeau. Ce dernier le prit et s’envola avec, mais lorsqu’il ramena l’enfant le soir au moment où la mère l’attendait pour rentrer à la maison, eh voilà, le bébé était mort !

Moralité : Bimpe kulama ludimi ! 

C'est le conte tel qu'il nous a été envoyé par mamu Adolphine Mushiya.

Lumbamba Kanyiki

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Kasaï-Oriental : la Monusco appelée à s’impliquer pour la libération de Bruno Kabangu

Kasaï-Oriental : la Monusco appelée à s’impliquer pour la libération de Bruno Kabangu

Des femmes de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) du Kasaï-Oriental sollicitent l’implication de la Mission onusienne en RDC dans la libération de Bruno Kabangu. Elles ont rencontré lundi 25 mai les responsables de la Monusco pour faire leur plaidoyer en faveur du secrétaire fédéral du parti d’Etienne Tshisekedi détenu en prison depuis plus d’une année à Mbuji-Mayi et dont sa santé se serait dégradée.

« En tant que femmes, mères de tous les fils et filles de la République démocratique du Congo, nous Demandons au représentant du bureau Conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme et de la Monusco, de passer vite à l’action pour sa libération, conformément à la résolution 1925 du conseil de sécurité », a affirmé la présidente de l’UDPS du Kasaï Oriental Célestine Kayowa, au sortir de leur rencontre avec les responsables de la Monusco.

Bruno Kabangu Tshizubu a été condamné à 20 mois de servitude pénal, pour outrage au chef de l’Etat.

Les femmes de l’UDPS condamnent « avec fermeté son incarcération pour des causes injustes qui ne cadrent pas avec notre droit » et exigent sa libération.

« Nous exigeons la libération immédiate et sans conditions de monsieur le secrétaire fédéral Bruno Kabangu Kabatshi. Et nous invitons la famille biologique de monsieur le secrétaire fédéral Bruno Kabangu Kabatshi à saisir les instances judiciaires internationales pour les imputations condamnables », a déclaré Célestine Kayowa.

Pour sa part, le chef de l’antenne de la Monusco Mbuji-Mayi, Corinne Nguegang, a donné son engagement à suivre ce dossier.

Elle a demandé aux femmes de l’UDPS d’être patientes, et de laisser la justice faire son travail, étant donné que Monsieur Kabangu a déjà accompli le gros de la peine.

 

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Wow !

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Arrivé ce mardi 26 mai 2015 à Goma, le Président National de l’Union pour la Nation Congolaise Vital KAMERHE a été porté en triomphe par les habitants de la ville venus nombreux l’ovationner.

Les activités commerciales ainsi que la circulation routière ont été paralysées ce jour. Depuis la matinée des longs cortèges motorisés se sont formés les long des artères pour accueillir l’Opposant politique congolais à la tète d’une forte délégation des cadres de l’UNC. Vital KAMERHE et sa suite ont été contraints de traverser la Ville de Goma à pied pendant trois bonnes heures. Le point de chute a été le stade ouvert Afya de Goma où près de cents mille personnes sont venus l’écouter.

Le message de Vital Kamerhe a porté sur le processus électoral avec en toile de fond le respect des délais constitutionnels. Il a fait le point de la lutte de l’opposition pour apporter l’alternance que toute la population souhaite. La masse a été particulière¬ment attentive au sujet du dialogue politique dont elle voudrait connaitre les tenants et les aboutissants. Les habitants de Goma ont bien accueilli par des applaudissements frénétiques les raisons du refus données par le Président de l’UNC. Pour cette population de Goma , toute manoeuvre politicienne visant un glissement sera combattue. Plusieurs mes¬sages dans ce sens étaient repris dans des banderoles.

Vital Kamerhe est attendu à Bukavu où il est invité à participer au tournage d’un film documentaire sur la RDC. Cette production associe une trentaine des témoins clés sur la situation de l’Est du pays parmi les acteurs politiques , les gouvernants, la société civile, les entre¬prises minières ainsi que les simples citoyens congolais.
PAUL MULAND

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26 mai 2015

RDC:changement de cap risqué àl’UDPS

 

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Félix Tshiseki est chargé des relations extérieures du parti, un poste clé, qui lui permet de s’imposer aux commandes de l’UDPS © Ch. Rigaud – 2011 – Afrikarabia

Sclérosé, en perte de vitesse et isolé dans l’opposition, l’UDPS change de stratégie. Après avoir refusé de reconnaître la réélection contestée de Joseph Kabila, en novembre 2011, refusé d’envoyer ses députés à l’Assemblée nationale, refusé de participer aux Concertations nationales… le parti d’Etienne Tshisekedi vient, contre tout attente, d’accepter le dialogue national proposé par le président congolais. Un changement de cap, qui intervient alors que le président historique de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, malade et absent depuis 2014, laisse peu à peu les rênes du parti à son fils, Félix, responsable des relations extérieures de l’UDPS.

Confusion et contre-temps

Adepte de l’isolement politique, l’UDPS risquait de se laisser, petit à petit, marginaliser par les deux autres grands partis d’opposition : l’UNC de Vital Kamerhe et le MLC du sénateur Jean-Pierre Bemba. Jusqu’à aujourd’hui, UNC et MLC marchent main dans la main dans la contestation anti-Kabila. A la pointe de la fronde contre la modification de la Constitution et organisateurs des manifestations de janvier de 2015, UNC et MLC ont réussi à fédérer d’autres partis d’opposition, dont certains, déçus de l’UDPS de Tshisekedi. Lors de la violente contestation de janvier 2015, contre la modification de la loi électorale, l’UDPS de Tshisekedi avait en effet pris le train en marche, au deuxième jour des manifestations, dans l’incompréhension généralisée de ses militants. Souvent à contre-temps, les errements de l’UDPS tiennent avant tout dans la longue maladie du « sphinx de Limete », 83 ans, dont le discours et les déclarations deviennent de plus en plus confus et inaudibles.

Félix aux commandes

La principale erreur d’Etienne Tshisekedi, ces dernières années, réside dans le refus de préparer dans la sérénité sa succession. L’opposant historique s’est accroché à l’idée qu’il avait gagné les élections présidentielles de 2011. Si le scrutin a en effet été entaché de nombreuses irrégularités et de fraudes massives, il est toutefois difficile d’affirmer qu’Etienne Tshisekedi a bien remporté l’élection. Avec le temps, la revendication de « l’imperium » par le camp Tshisekedi devenait de plus en plus stérile, frisant ridicule. Pendant ce temps, le fils, Félix, assisté de « maman Marthe » Tshisekedi, prenait peu à peu les commandes du parti, suscitant la colère des barons de l’UDPS, dont certains  se voyaient bien en prendre les rênes.

Feuille de route

L’absence du père et la montée en puissance du fils au sein de l’UDPS expliquent en partie, le « oui » au dialogue du président Kabila. Pour se justifier, l’UDPS renvoie à sa feuille de route, transmise au pouvoir, pour sortir de la crise politique congolaise. Le document, signé Etienne Tshisekedi, explique que la recherche du consensus n’est pas une approche nouvelle en République démocratique du Congo (RDC) : il y a eu Lusaka, Sun City, le 1+4… autant de tentatives de partage du pouvoir, qui se sont soldées par un échec. Selon l’UDPS, « le contentieux électoral de 2011 se trouve être la cause essentielle de la crise politique actuelle » stipule la feuille de route, qui propose « un dialogue de 10 jours » entre majorité et opposition. Le parti suggère  donc de « régler le contentieux électoral de 2011 » (en réclamant toujours l’imperium ?), de définir un calendrier électoral consensuel en reportant notamment les autres scrutins après la présidentielle et les législatives de novembre 2016. L’UDPS réclame enfin une restructuration de la CENI, avec une présidence collégiale, un audit externe et une révision du fichier électoral, ainsi que le renforcement du mandat de la Monusco pour sécuriser le processus électoral.

Légitimité politique

Dans le cadre d’un futur dialogue avec le pouvoir, que peut espérer l’UDPS ?  Certainement pas l’imperium, à moins de deux ans de la fin du mandat de Joseph Kabila. Seul le calendrier électoral peut encore bouger. Les autres partis d’opposition, UNC et MLC, qui refusent le dialogue, craignent justement que le glissement du calendrier électoral ne permette au président Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà de 2016, en dehors du cadre constitutionnel. Alors que peut bien chercher l’UDPS dans un dialogue avec le pouvoir ? Tout d’abord se démarquer par rapport aux autres partis d’opposition. UNC et MLC se sont fait les chantres de l’opposition frontale avec la majorité présidentielle. Le seul moyen de revenir dans le jeu politique et de reprendre la main pour l’UDPS est de se différencier de la position de Kamerhe et Bemba. Félix Tshisekedi tente donc une sorte de « troisième voie » : ni pouvoir, ni front du refus, mais opposition « constructive ». Pour le moment, Félix a réussi à convaincre deux autre mouvements d’opposition de le rejoindre : le groupe UDPS & Alliés, la SCODE du tout nouvel opposant Jean-Claude Muyambo et bien sûr l’opposition républicaine de Léon Kengo, qui tente toujours de faire son entrée dans l’exécutif congolais.  Deuxième objectif recherché par Félix Tshisekedi : une légitimité politique. Le fils d’Etienne s’est toujours tenu à l’écart des institutions congolaises : ni élu, ni vraiment chef de parti… Félix n’a pour l’instant qu’une légitimité « biologique ». En s’inscrivant dans un dialogue avec le pouvoir, il veut devenir l’interlocuteur privilégié du pouvoir… et peut-être plus. Certains donnent même Félix comme un possible (mais peu probable) Premier ministre d’ouverture du président Joseph Kabila.

Faire exploser l’UDPS

Le pari du dialogue de Félix Tshisekedi apparaît risqué. Cette nouvelle stratégie semble peu lisible pour Gaspard-Hubert Lonsi Koko, essayiste, responsable du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) et ancien membre de l’UDPS. « Si c’est pour cautionner le glissement du calendrier, et prolonger le mandat de Joseph Kabila c’est une perte de temps », souligne ce fin spécialiste de la vie politique congolaise. « Félix Tshisekedi ferait fausse route en acceptant la Primature, il ne ferait plus partie de l’opposition. Il se trompe également en voulant négocier l’imperium en fin mandature ». Pour Gaspard-Hubert Lonsi Koko « on peut reculer le calendrier électoral, sans permettre à Joseph Kabila de s’accrocher au pouvoir. Il suffirait  de faire voter une loi d’exception afin de permettre au président du Sénat ou de l’Assemblée nationale d’assurer l’intérim. Mais bien évidemment cela n’arrange ni la majorité, ni l’opposition ». Derrière le dialogue proposer par Joseph Kabila, Gaspard-Hubert Lonsi Koko y voit un moyen de diviser l’opposition. « Kabila a essayé de diviser le MLC, ça n’a pas marché, il tente maintenant de faire exploser l’UPDS. » Seul avantage du dialogue national insufflé par le président congolais, après l’échec des Concertations de 2013, serait de parler enfin de son sort après 2016. Un sujet sensible qui avait été évité lors des Concertations. « Que fera Kabila après 2016 ? Peut-être aurons-nous une réponse avec ce dialogue » espère Gaspard-Hubert Lonsi Koko.

Christophe RIGAUD – Afrikarabia

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