14 juillet 2014

Le Parquet général de la RDC en phase d’auditions dans l’affaire « forces politiques et sociales contre l’Abbé Malumalu »

Les auditions dans l’affaire qui oppose plus de 100 organisations des forces politiques et sociales à l’Abbé Apollinaire Mulohongu Malu Malu, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) accusé de « tentative insidieuse d'amender intentionnellement l'esprit et la lettre de la Constitution au profit d'un groupe d'individus », sont en cours au Parquet général de la République démocratique du Congo (PGR) depuis le vendredi 11 juillet 2014 à Kinshasa.

« Monsieur Mulohongu Malu Malu Apollinaire, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), s’est rendu coupable des faits constitutifs d’atteinte aux droits garantis aux particuliers et de délit d’initié, faits prévus et punis par les articles 180 du Code pénal livre 2 et 178 alinéa 3 de la loi n°10/010 du 27 avril 2010 relative aux marchés publics », arguent-t-elles en rapport à la « feuille de route de la poursuite du processus électoral en RDC » proposée par le président de la Ceni en janvier dernier.

Elles précisent qu’« en l’espèce, la Constitution de la République (art. 101 al. 1er et 197 al. 4 et 6) et la loi électorale (art. 118 et 144) garantissent au peuple congolais, en matière électorale pour les députés provinciaux, le droit d’élire et d’être élu au scrutin universel direct ».

Vendredi, le parquet général de la République a auditionné l’un des signataires de la plainte, le président de l’Ecidé et député national Martin Fayulu, qui a « confirmé la plainte et les griefs formulés à l’encontre de l’Abbé Malu Malu ».

« La série des auditions va se poursuivre avec d’autres leaders. La démarche du parquet consiste à s’enquérir, auprès des leaders de l’opposition politique, les motivations de leur plainte. C’est après qu’elle pourra être confirmée ou non », renseigne une source proche du dossier.

« Les intérêts fondamentaux de la Communauté en jeu »

Réunis le mercredi 25 juin 2014 à Kinshasa, les leaders des forces sociales et politiques ont publié une « Déclaration » dans laquelle ils ont invoqué « les intérêts fondamentaux en jeu » pour justifier leur démarche.

« La sagesse nous apprend que lorsque les intérêts fondamentaux de la Communauté sont en jeu, il est demandé à toute personne de bonne foi de privilégier l'intérêt commun au détriment des ambitions personnelles », ont-ils dit.

Ainsi, ont-ils expliqué, « c'est sans ambiguïté ni ambivalence que les leaders de l'Opposition se sont engagés dans cette voie afin que l'histoire ne retienne pas que cette génération a failli face à sa mission historique de sortir notre pays de l'ornière du désespoir et de l'affaiblissement dans laquelle les forces de l'immobilisme, et de l'attentisme veulent, à tout prix le maintenir ».

« Une démarche censée violer la loi »

La Majorité présidentielle (MP) a, pour sa part, estimé que la plainte des forces sociales et politiques contre l’Abbé Malu Malu « est une démarche qui est censée violer la loi ».

« C’est un coup d’épée dans l’eau, qui n’aboutira presque jamais. Ce qui est en train d’être fait aujourd’hui l’est en violation du principe d’indépendance de la Ceni », a soutenu Benoît Yolama, membre de la cellule de communication de la MP et cadre du PPRD.

Disant ne « pas comprendre pourquoi comment ces opposants s’en prennent à l’abbé Malu Malu alors que des délégués de l’opposition et de la société civile siègent également dans la plénière de la commission électorale », il leur a suggéré de « soulever leurs préoccupations au niveau de l’Assemblée nationale ».

« C’est la seule structure à pouvoir étudier, écouter et juger les défaillances de la Commission nationale électorale indépendante. Sincèrement, je ne vois pas la disposition légale qui a été violée (par Malu Malu et qui peut) leur permettre d’aller en justice », s’est-il interrogé.

La « feuille de route électorale » controversée

Dans la « feuille de route de la poursuite du processus électorale en République démocratique du Congo » présentée le 30 juin 2014 à l’Assemblée nationale, l’Abbé Malu Malu a soumis en deux hypothèses son document intitulé « La RDC, deux ans après les élections de 2011. Etats des lieux et perceptives ».

« La Ceni organise en premier les élections municipales et locales au suffrage direct avant de poursuivre avec des élections au suffrage indirect des députés provinciaux, sénateurs, bourgmestres, gouverneurs, maires et conseillers urbains », propose-t-il dans la première hypothèse.

Après cette étape, la Ceni pourra alors « organiser des élections au suffrage universel direct des députés nationaux, du président de la République en 2016 ».

Dans la seconde hypothèse, l’Abbé Malu Malu a proposé « organiser des élections au suffrage universel direct des députés provinciaux, nationaux, et du président de la République en 2016 ».

Au final, il projette « les élections au suffrage indirect des sénateurs, gouverneurs et vice-gouverneurs en 2017 ».

Cette proposition est considérée par les forces sociales et politiques de la RDC comme étant « un subterfuge visant à leur accorder implicitement un second mandat quinquennal gracieux 2011-2017 plus un bonus d’une année ».

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13 juillet 2014

Kasaï-Oriental: 30 directeurs d’écoles primaires suspendus pour détournement

 
En avant plan de droite à gauche en chemise verte un enseignant en conversation avec des élèves habillés en bleu blanc devant le bâtiment d'une école à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph John BompengoEn avant plan de droite à gauche en chemise verte un enseignant en conversation avec des élèves habillés en bleu blanc devant le bâtiment d'une école à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph John Bompengo

Le secrétaire général de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), Dieudonné Lufunisabo Bunduki, a suspendu samedi 12 juillet environ 30 chefs d’établissements du primaire dans les provinces éducationnelles du Kasaï I, II et III (Kasaï-Oriental). Il leur reproche notamment le détournement des frais de fonctionnement du Programme d’appui au redressement du secteur éducatif (PARSS) dont le montant n’a pas été révélé à la presse.

Les gestionnaires scolaires ont reçu l’ordre d’ouvrir des actions disciplinaires contre les chefs d’établissement incriminés.

Cette mesure touche 26 chefs d’établissements scolaires conventionnés catholiques, protestants, kimbaguistes et orthodoxes de la province éducationnelle du Kasaï-Oriental I.

Les autres enseignants poursuivis se trouvent dans les provinces éducationnelles I et II, notamment dans les écoles du territoire de Lodja et Kabinda (Kasaï-Oriental).

Des sources proches de l’EPSP indiquent que ces chefs d’établissements sont sommés de rembourser l’argent détourné au Trésor public.

radiookapi.net

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Mbuji-Mayi : plusieurs quartiers privés d’eau potable depuis 2 semaines

 
Pénurie d’eau potable à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John BompengoPénurie d’eau potable à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

L’eau ne coule plus dans les robinets depuis près de deux semaines dans plusieurs quartiers de la ville de Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental). Le gouverneur Alphonse Ngoyi Kasanji a déploré cette situation au cours des réunions du gouvernement provincial organisées mercredi 10 et jeudi 11 juillet derniers. Il a promis d’y remédier dans les jours à venir.

En attendant que la solution soit trouvée, les bornes fontaines de la Fondation Miba sont débordées de monde.

Les revendeurs de l’eau en bidon profitent de cette situation pour vendre un bidon de vingt litres à 600 (0,65$US), 700 (0,76$US) voire 800 Francs congolais (0,86$US). Cette quantité d’eau était vendue à moins de 500 Franc congolais (0,54$US) avant la carence d’eau dans la ville.

A l’issue de ces deux réunions, le porte-parole du gouverneur a informé à la population qu’un calendrier de ravitaillement de la Regideso sera publié dans les prochains jours. Un autre, de la société Enerka sera aussi publié et concernera la fourniture en énergie électrique.

Il a indiqué que les directeurs de ces deux entreprises ont adopté cette décision.

Selon le porte-parole du gouverneur, le directeur de la Regideso a promis de fournir de l’eau potable à la population tous les jours à partir de 15 heures locales pour qu’elle se constitue des réserves d’eau.

A en croire le porte-parole du gouverneur, le gouvernement provincial avait aussi débattu de la question de la relance de l’agriculture.

Le gouverneur du Kasaï-Oriental a insisté sur la nécessité d’une bonne préparation de la saison agricole.

Il a demandé au ministre provincial de l’Agriculture de présenter, dans un bref délai, la planification des opérations et les prévisions des résultats.

Chaque ministre provincial du Kasaï-Oriental devra donner l’exemple en ayant son propre champ, a recommandé Alhonse Ngoyi Kasanji.

radiookapi.net

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Notre album "Les anciens du petit séminaire" s'est encore enrichi

Notre classe 1970 2

Grâce à Adaly Mulumba, notre album "Les anciens du petit séminaire" s'est enrichi de plusieurs photos essentiellement de la promotion de 1970. Personnellement, je suis aux anges! Nous attendons encore d'autres photos surtout de la part des amis d'autres promotions. Je propose que contacts soient pris avec monsieur l'abbé Réné en Belgique qui pourrait nous ouvrir sa mine d'or pour notre plaisir et celui de nos enfants.

Merci beaucoup, Adaly.

Lumbamba Kanyiki

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Le Kasaï Occidental oublié ou banni

 

Magistrature : Aux termes d’une ordonnance présidentielle rendue publique le lundi 7 juillet 2014,  neuf juristes ont été nommés membres de la Cour constitutionnelle de la RDC. Toutefois, le constat est que, relativement à la disposition constitutionnelle qui exige l’équilibre provincial

dans les institutions de la République, le Kasaï Occidental ne se trouve pas représenté. Quid ? Oublié ou banni ? Une correction s’impose.

Cette omission devrait être corrigée dans la composition de la Cour de cassation et du Conseil d’Etat.

L’opinion a applaudi l’initiative prise par le président de la République de vouloir compléter la nomenclature du pouvoir judiciaire et rompre avec le cumul assumé jusque-là par la Cour suprême de justice qui faisait office à la fois, entre autres de Cour constitutionnelle et de Cour de cassation.

Dans un premier temps, c’est la Cour constitutionnelle qui a été concernée. Conformément à l’article 158 de la Constitution, les trois premiers membres de cette Cour ont été désignés par le parlement réuni en Congrès avant d’aller en vacances en juin dernier. La liste a été complétée et confirmée par une ordonnance présidentielle datée du 7 juillet 2014.

Il ne reste plus que la désignation du président de la Cour constitutionnelle. Ce dernier, au regard de l’alinéa 4 de l’article 158, doit être élu par ses pairs pour une durée de trois ans avant d’être investi par ordonnance présidentielle.

Globalement,  la Cour constitutionnelle  est chargée du contrôle de la constitutionnalité des lois et des actes ayant force de loi (Article 160). Elle  est le juge pénal du président de la République et du Premier ministre pour des infractions politiques de haute trahison, d’outrage au parlement, d’atteinte à, l’honneur à la probité ainsi que pour les délits d’initié  et pour les infractions de droit commun commises dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions(Article 164).

La liste complète  des neuf membres de la Cour constitutionnelle se présente de la manière suivante : Vunduawe Te Pemako(Equateur), Corneille Wasenda(Nord-Kivu),  Luzolo Bambi(Bas-Congo), Banyaku Luape(Bandundu), Jean Louis Esambo(Kasaï Oriental),  Lwamba Benda (Katanga), Mfunga Sungu(Province Orientale), Kalonda kele (Maniema), et Kilomba Landa(Sud-Kivu).

En scrutant les provinces d’origine de ces heureux récipiendaires, d’aucuns ont relevé qu’une province n’est pas représentée dans cette importante Cour qui caracole au sommet de la pyramide du pouvoir judiciaire en RDC. Il s’agit de la province du Kasaï Occidental. Question : est-ce par oubli ou par bannissement ? Difficile à dire pour l’instant.

Toutefois, ce constat malheureux est fait relativement au principe constitutionnel qui recommande la prise en compte de la représentativité  nationale au sein des institutions de la République. Le législateur n’avait-il pas compris que l’exclusion ou la discrimination était à la base de beaucoup de conflits qui ont déchiré le pays à l’indépendance et au cours de différents régimes qui se sont succédé à la tête du pays?

Ici, les avis sont partagés. Les uns font mention du nombre limité des membres de la Cour constitutionnelle (neuf) et soutiennent que toutes les provinces, au nombre de onze(11), ne pouvaient pas être représentées. Les autres, par contre, se demandent quel est ce critère qui a pu peser pour que les neuf provinces puissent être représentées au grand dam du Kasaï  Occidental.

Si ce n’est pas un bannissement d’une province qui ne manque de compétences, ce serait donc un oubli. Dans ce cas, ceux qui ont procédé à la désignation des neuf membres de la Cour Constitutionnelle pourraient être crédités de bonne foi et avoir droit au bénéfice du doute.  Dans le cas contraire, ils auront créé un fâcheux précédent sur le plan politique.  Surtout en cette période où tout le monde appelle à la cohésion et la solidarité nationales.

S’il est établi que c’est réellement un oubli, un mécanisme devrait être trouvé pour procéder à la correction de cette omission. Le rattrapage pourrait s’effectuer, proposent certains observateurs avisés, lors de la désignation des membres des structures qui restent, notamment la Cour de cassation et le Conseil d’Etat.

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Minaku confirme le respect de la Constitution

 

Face à la difficile diaspora congolaise du Canada. « Le président de la République et sa Majorité sont déterminés à observer la Constitution, à respecter le peuple congolais, seul détenteur du pouvoir et à n’agir que dans le respect de la volonté de ce même peuple ».

C’est en ces termes que s’est exprimé le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, devant les Congolais de la diaspora du Canada, en marge de la 40ème Assemblée parlementaire francophone tenue à Ottawa. Cette déclaration, faite par le secrétaire général de la Majorité présidentielle, peut-elle calmer les esprits, mettre fin à la polémique et autre suspicion sur une éventuelle volonté de Joseph Kabila de se représenter en 2016 ? Wait and see.

 La 40ème session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) tenue du 7 au 8 juillet 2014 à Ottawa, au Canada, a vécu. La délégation congolaise, conduite par le sénateur Modeste Mutinga, a déjà regagné Kinshasa. A noter qu’au sein de cette délégation dans la capitale canadienne figurait le président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku, vice-président international de l’APF.

Avant de quitter le sol canadien, celui-ci a été pris d’assaut par la communauté congolaise du Canada. Il devait les éclairer sur cette question qui fait l’actualité au pays, à savoir les rumeurs sur l’éventualité d’une révision de la Constitution actuellement en vigueur. Démarche qui, selon une certaine opinion nationale et internationale, aurait pour finalité de permettre au président Joseph Kabila de se présenter à l’élection présidentielle de 2016, malgré le verrouillage contenu dans l’article 70 de la Constitution, à savoir : « Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois ».

En sa double qualité de président de la Chambre basse du Parlement et de secrétaire général de la Majorité présidentielle (MP), Aubin Minaku ne pouvait se dérober à cet exercice démocratique et républicain. En deux temps, il a déroulé une communication bien maîtrisée qui a meublé les débats entre lui (plus proche collaborateur du président Kabila) et les compatriotes qui ont choisi de vivre au Canada. En lieu et place de l’électricité dans l’air, c’est plutôt à un duel constructif sur les idées et principes que les échanges s’étaient déroulés.


Sa déclaration restera à jamais gravée dans la mémoire de ses interlocuteurs réputés bouillants et cassants. Aussi est-il allé droit au but, en évitant les circonlocutions : « Le président de la République et sa Majorité sont déterminés à observer la Constitution, à respecter le peuple congolais seul détenteur du pouvoir et à n’agir que dans le respect de la volonté de ce même peuple ».

Acte suicidaire ou téméraire, cette prise de position du secrétaire général de la MP, ont estimé certains observateurs, ne serait pas en contradiction avec ses précédentes sorties  publiques et pour lesquelles il n’aurait reçu aucun reproche. En clair, Aubin Minaku a, au nom du président Joseph Kabila, fourni une réponse à cette délicate question qui ne cesse de tarauder les esprits tant au pays qu’à l’étranger.

En revanche, cet éclairage donne de l’eau au moulin de certains pays amis qui en ont fait même une fixation, notamment les Etats-Unis. Washington ne rate aucune occasion pour répéter et marteler que la révision de la Constitution actuelle n’était pas acceptable ; et donc ne devrait être à l’ordre du jour.

Il va de soi que dans la déclaration du président de l’Assemblée nationale, les dispositions visées sont celles touchant aux articles verrouillés de la loi fondamentale. Ce qui paraît également limpide dans la déclaration d’Aubin Minaku, c’est aussi cet engagement de « n’agir que dans la volonté de ce même peuple ». L’ensemble des groupes représentatifs du peuple, tout comme une large opinion des Congolais soutiennent toute tendance visant le respect de la Constitution pour des raisons de stabilité.

Le secrétaire général de la MP le reconnaît plus explicitement quand il laisse entendre que « les institutions de la République ont pour mission de promouvoir la démocratie, consolider l’unité nationale et œuvrer pour la stabilité institutionnelle, économique et sociale ». La Majorité présidentielle qui fait de ces agrégats le socle de son bilan lors des scrutins à venir ne peut se permettre de faire écrouler l’édifice.  L’autre sujet abordé est celui portant sur la double nationalité.

Une porte entrouverte

Le choix du Canada pour faire cette déclaration n’est pas fortuite. Il a une portée symbolique non négligeable. Le Canada partage une longue frontière avec les Etats-Unis, dont le gouvernement se fait le défenseur incontesté des Constitutions africaines « actuelles ».

En rassurant les Congolais du Canada, Aubin Minaku touche également ceux des Etats-Unis. En même temps, le speaker de la Chambre basse du Parlement tenterait de rassurer les partenaires américains que l’idée d’une révision visant les articles verrouillés de la Constitution n’aurait jamais traversé l’esprit de sa famille politique, à commencer par le président Kabila.

Certains sceptiques continuent, en ce qui les concerne, de considérer que ce discours n’avait pour objectif que d’endormir les Congolais de la diaspora. Ce que rejettent catégoriquement d’autres participants à cette rencontre pour qui, il apparaît clairement que tous « les gouvernements partenaires qui poussent sur le respect de la Constitution forcent une porte entrouverte. Personne dans la Majorité ne va modifier la Constitution ».

Cette frange importante de participants est convaincue par le discours d’Aubin Minaku au point de considérer que le débat n’avait plus sa raison d’être après toutes ces assurances reçues.

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12 juillet 2014

Plainte contre Malu malu : Fayulu, Mavungu et Ewanga chez le PGR

 

Des Forces politiques

(KINSHASA)- Les leaders de l’Udps, de l’Unc et de l’Ecidé  ont rencontré vendredi un des inspecteurs du parquet général de la république pour confirmer la plainte contre l’abbé président de la commission électorale nationale indépendante. A cette occasion, Fayulu, Mavungu et Ewanga

ont rappelé les griefs mis à charge du président de la commission électorale nationale indépendante. L’action judiciaire est déclenchée contre Malu malu, s’est félicité Maitre Kabengele qui apprécie le fait que le parquet général ait mis en mouvement la procédure de poursuite de Malu malu. Pour le président de l’Ecidé et l’un des responsables ‘‘de Sauvons le Congo’’, l’abbé Malu malu doit subir la rigueur de la loi pour avoir violé les lois de la république. ‘‘Nous faisons confiance en la justice congolaise. Malu malu a violé les lois de la république. En plus, il a commis le délit d’initié en nommant les gens sans faire appel à candidature comme l’exige la loi en matière de passation des marchés publics’’, a  dénoncé Fayulu. Après le parquet, l’affaire pourra être portée devant la cour suprême de justice et ça sera donc, la bataille judiciaire entre les deux parties.

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Nord-Kivu : une manifestation de l’opposition empêchée par la police

 
Entrainement de la police à Kisangani, décembre 2010.Entrainement de la police à Kisangani, décembre 2010.

La police a empêché une marche de l’opposition vendredi 11 juillet dans les rues de Goma, dans le Nord-Kivu. Le maire de la ville a obtenu le déploiement de policiers sur l’itinéraire de la manifestation. Ces militants voulaient manifester contre la feuille de route de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) qui prévoit le suffrage indirect pour l’élection des députés provinciaux.

Pour le porte-parole de ces partis politiques, Me Lumbulumbu, les autorités veulent tuer la démocratie.

«Nous avons donné des consignes claires à nos manifestants sur le respect des biens publics, le respect de l’itinéraire de la marche et su l’objectif de notre marche. Donc, il n’y avait pas à présumer que l’ordre public allait être perturbé», s’est il défendu.

L’opposant accuse le maire de Goma de vouloir étouffer les droits et libertés consacrés par la constitution, et particulièrement celles de l’opposition politique.

«Nous allons réécrire au maire de la ville de Goma, et fixer une autre date [pour la manifestation], la semaine prochaine. Nous nous réservons le droit de saisir les instances judiciaires pour intenter une action contre le maire de la ville», a-t-il affirmé.

radiookapi.net

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11 juillet 2014

Paix à l’Est de la RDC : inquiétants démentis


Après la défaite militaire du M23 en octobre 2013, face aux forces conjointes FARDC-Monusco-Brigade Internationale, il ne restait plus, théoriquement, qu’à liquider les rebelles ougandais de l’ADF/Nalu et rwandais des

FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda) pour garantir le retour d’une paix durable à l’Est de la République Démocratique du Congo. Le processus de pacification totale du Nord-Kivu et du Sud-Kivu paraissait bien enclenché car il ne restait plus aux FARDC et aux forces onusiennes qu’à nettoyer les dernières poches de résistance de ces deux « forces négatives ».
 
Le sentiment de la fin imminente de l’insécurité était renforcé par les actes de reddition en chaîne enregistrés dans les rangs des FDLR, dont de nombreux combattants avaient souscrit au principe de désarmement volontaire, de démobilisation, de cantonnement provisoire dans des sites aménagés à leur intention, avant leur rapatriement au Rwanda où vers un pays d’accueil autre que la RDC.
 
Mais, depuis un certain temps, l’on note un regain d’activisme des forces négatives aussi bien internes qu’étrangères dans la partie Est du grand Congo. Les accrochages à répétition entre la coalition FARDC/ Monusco et l’ADF/ Nalu ou les FDLR commencent à apparaître comme d’inquiétants démentis aux déclarations officielles congolaises et onusiennes faisant état de la phase finale des opérations de ratissage. Car, chaque jour qui passe, l’on assiste à une sorte de remise en question générale de tous les efforts de paix, militaires comme diplomatiques, déployés par les autorités congolaises, l’Onu, l’Union Européenne, l’Union Africaine et la CIRGL (Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs) en vue de régler les problèmes sécuritaires du Congo.
 
Pacification de l’Est : un échec ?
 
Ces dernières semaines en effet, les populations civiles de l’Est du pays sont de nouveau victimes de l’insécurité entretenue par l’ADF/ Nalu, les FDLR, les nébuleuses Mai-Mai, voire les résidus du M23. Les déplacements massifs des gens, marqués par un certain ralentissement autour des derniers mois de 2013 et du premier trimestre de 2014, ont repris de plus belle. Le spectacle des civils fuyant les combats entre troupes loyalistes et forces négatives est redevenu permanent.
 
L’on se demande, dans certains cercles politiques et diplomatiques, si la pacification de l’Est du Congo n’est pas un échec. Et pour cause ? Toutes les forces négatives, congolaises comme étrangères, qui paraissaient avoir été éradiquées ou considérablement affaiblies, ont repris du service, pour mener des opérations de guérilla contre les FARDC et la Monusco. Le mois dernier, les soldats congolais ont eu même à en découdre avec des militaires rwandais à l’arme lourde, non loin de Goma, en territoire congolais, à la suite d’un incident frontalier qui a dévoilé les intentions belliqueuses du Rwanda voisin, manifestement désireux de revenir au Nord-Kivu.
 
L’on a signalé, au début de cette semaine, de violents affrontements entre Ougandais à la frontière congolo-ougandaise, dans le périmètre du territoire de Beni. L’impression laissée par ces affrontements portait à croire à une manœuvre de diversion visant à recréer l’insécurité au Nord-Kivu, car de nombreux civils fuyant les hostilités se sont retrouvés en territoire congolais, ce qui était de nature à favoriser l’infiltration de cette partie de la République par’ des éléments armés.
 
Bref, l’Est du Congo continue d’être une zone de fortes turbulences sécuritaires. C’est peut-être en raison de cette insécurité « incurable » que les USA ont décidé, par la voix de leur président, Barack Obama, d’en faire leur problème personnel. Selon le message que ce dernier a transmis au Congrès le mardi 08 juillet 2014, parallèlement aux opérations congolaises et onusiennes de traque des groupes armés, à laquelle Washington va apporter un soutien plus prononcé, des sanctions économiques et financières frappant ces der-, fiers vont être étendues à toutes les personnalités de l’ombre qui les parrainent, en République Démocratique du Congo comme en Ouganda, au Rwanda et ailleurs. Convaincu que le règlement de la situation sécuritaire de l’Est du Congo devrait aller de pair avec la stabilité politique, le pays de l’Oncle Sam a fait savoir sa détermination à voir le processus électoral, de 2014 à 2014 obéir aux textes légaux, afin de permettre au peuple congolais de désigner, à partir des urnes, des élus crédibles et incontestables, appelés à animer des institutions fortes.
Kimp

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Les pressions directes de Barack Obama sur Kabila



Russ Feingold est passé en compagnie des envoyés spéciaux de la communauté internationale. Puis le secrétaire d’Etat américain John Kerry est venu en personne à Kinshasa avant que l’ambassadeur James Swan

ne rappelle la ligne rouge à ne pas franchir, le respect de la Constitution quant au mandat du Président de la République en RD-Congo.
Voilà Barack Obama qui entre lui-même en scène à la veille du sommet USA-Afrique -prévu du 5 au 6 août prochain- auquel Joseph Kabila est invité. Et de quelle manière le locataire de la Maison-Blanche ajoute aux pressions américaines sur le régime de Kinshasa? Par l’entremise d’un décret -le 13413- rendu public il y a soixante-douze heures. Le décret concerne un certain nombre de pays africains mais il cible singulièrement la RD-Congo. Obama lui-même en donne l’intelligence dans un message au Congrès américain dans lequel il présente la situation en RD-Congo comme une «grave menace pour les Etats-Unis». Retenez bien: une grave menace. Comme on dit aux grands maux, des grands remèdes, la réponse à la menace risque d’être tout aussi grave. Rien que l’avant-goût avec des sanctions américaines -gel des biens et des intérêts- contre toutes «actions ou politiques qui minent le processus démocratique ou les institutions de la République démocratique du Congo» fait déjà palir les hommes au pouvoir à Kinshasa, surtout les tenants de la prolongation. Ceux qui s’entêtaient encore ont compris depuis la publication de ce decret que c’est la fin des haricots, à moins de chercher à pousser Joseph Kabila sur les pas de Laurent Gbagbo. Du coup, ils se mettent à s’interroger entre eux si les Américains n’ont pas déjà élaboré la liste des dignitaires à sanctionner le moment venu. A considérer l’empressement avec lequel Washington agit sur le cas RD-Congo, l’affirmartif n’est pas à exclure. En tout cas, certaines personnalités congolaises sont déjà en raison de la responsabilité dans le processus électoral. Le moindre acte de leur part susceptible de compromettre la bonne marche des élections suffira pour se faire black-lister à temps opportun. L’abbé Apollinaire Malumalu, par exemple et son vice-président PPRD André Pungwe. Une délégation américaine venue à Kinshasa les a prévenu de dire à temps si les moyens ne sont pas disponibles. S’ils attendent de le faire à la dernière minute comme le ténébreux pasteur Daniel Ngoy Mulunda pour prêter à un fait accompli de la part du régime comme en 2011, ils en répondront personnellement, s’étaient-ils entendus menacer. Ce répenti de Ngoy Mulunda -sa disgrâce l’a conduit à des remords d’une rare gravité en privé- en fait déjà l’amère expérience.
Il s’est vu refuser le visa américain alors qu’il a une propriété personnelle aux Etats-Unis. Amplifie encore les pressions des Etats-Unis dans la perspective du sommet de Washington, la sortie de la sous-secrétaire d’Etat chargé des Affaires africaines, Linda Thomas Greenfiield. «Nous ne demandons pas aux Chefs d’Etat de venir avec des longs discours... Nous avons découragé tous les dirigeants des pays où des tels amendements (ndlr: amendements constitutionnels pour se maintenir au pouvoir) sont envisagés, notre position sur ce dossier est très clair», a déclaré Linda, lors d’une conférence de presse avec les journalistes africains, à Washington. Donc, il n’y aura pas à transiger entre Obama et les Chefs d’Etat africains, une cinquantaine au total. Rien à transiger sur la question RDC singularisée de manière aussi dramatique là où les autres disposent encore d’une marge de manoeuvre sur fond d’une bonne gouvernance vantée au niveau des institutions de Bretton Woods et des autres instances financières internationales.
Entre autres pressions, il y a aussi l’article de FORBES sur la fortune de Joseph Kabila prétendument estimée à 15 milliards de dollars. Une méthode des plus pernicieuses, le lynchage médiatique pour préparer les esprits à ce qui sera entrepris par la suite jusqu’au coup de force, le cas échéant.

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