12 juin 2014

Félix Tshisekedi en conférence de presse à Bruxelles ce vendredi

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Tout passe, tout lasse, tout casse ; Le crépuscule d’un règne de la médiocratie …

 
Le séjour dernièrement à Kinshasa des diplomates envoyés spéciaux respectivement du Secrétaire général de l’Onu, de l’Union européenne, de l’Union africaine et du Président américain dans la région des Grands

Lacs, et celui, peu de temps, avant du Secrétaire d’Etat John Kerry, ont laissé le pouvoir issu du scrutin controversé du 28 novembre 2011 dans de beaux draps, et l’ambiance politique et sociale en ébullition dans la Capitale.
 
Ces plénipotentiaires ont été dans nos murs au moment où le paysage politique national était chargé de crispation et d’émotions par suite des remous provoqués par le calendrier électoral vivement décrié du Président de la CENI Apollinaire Malu Malu, et des velléités de révision téméraire de la Constitution en vue de la représentation de Joseph Kabila pour un troisième mandat à l’issue de sa seconde et dernière mandature constitutionnelle en cours.
 
Ils ont apporté aux dirigeants des institutions et aux forces politiques et sociales anti-pouvoir un message à l’avenant du climat très préoccupant à Kinshasa et dont la quintessence peut être schématisée en deux observations :
 
1° respect de la Constitution par les instances dirigeantes, ce qui implique la mise en garde contre toute tentative de modification de l’art 220 de la Constitution ; 2° obligation pour Malu Malu de revoir sa copie en établissant un échéancier global et complet de toutes les étapes électorales jusqu’à la présidentielle.
 
Le samedi 31 mai, le Président Joseph Kabila réunit les ambassadeurs étrangers accrédités à Kinshasa et leur fait grief des réunions qu’ils tiennent dans leurs chancelleries avec des politiciens congolais sur des questions de politique interne relevant de la souveraineté de son pays. Lundi 2 et mardi 3 juin, s’amènent à Kinshasa les envoyés spéciaux du Secrétaire général de l’Onu, de l’Union Européenne, de l’Union Africaine, du Président américain, qui ont consulté le Président Joseph Kabila, des leaders politiques et des activistes de la société Civile sur la situation du pays en rapport avec les prochaines échéances électorales. Au nez et à la barbe des autorités malgré la mise en garde contre l’immixtion dans la politique interne de la RDC.
 
La substance de leur message vient d’être schématisée ci-dessus en deux observations majeures. Que le secrétaire d’Etat américain John Kerry arrive à Kinshasa au lieu que ce soit le sous-secrétaire chargé des Affaires africaines, et en dépit de la présence de l’envoyé spécial du Président Obama ayant déjà transmis et répété à plusieurs reprises le point de vue de Washington, il faut y regarder à deux fois plutôt que de prendre cela à, la légère.
 
L’UDPS et d’autres forces se rallient
 
Le massage de John Kerry, repris à leur compte par les émissaires spéciaux de l’ONU, de l’Union Européenne, de l’Union africaine et Washington est très clair et il n’y a pas photo là-dessus.
Pas de prolongations astucieuses à très hauts risques prévisibles. Il faut s’apprêter à tirer l’échelle en 2016 et débarrasser le plancher. On fait semblant d’ignorer que le pouvoir auquel on s’accroche contre vents et marées repose sur un système dont les puissances occidentales détiennent les leviers de régulation et sur lequel elles ont le droit de regard. La souveraineté et l’indépendance dont ses puissances impérialistes qui tirent les ficelles des scrutins organisés notamment en Afrique. Si elles ont déjà scellé le sort des intendants catapultés au pouvoir, nul ne peut résister à l’opération de leurs décrets, et nul ne peut en contourner le cours ni en contrarier l’exécution. Même le projet de loi de modification de la Constitution apprêté lundi 09 juin par le gouvernement pour montrer qu’on se met résolument en ordre de bataille, ne peut en rien déteindre sur un sort déjà scellé. A ra limite, ce jusqu’au-boutisme peut brusquer la fatalité des événements.
 
Toutefois, en marge du bras de fer entre e pouvoir et les décideurs qui l’ont tenu sur les fonts baptismaux à deux reprises consécutives, l’événement jusque-là inattendu, inespéré et inimaginable est le ralliement spectaculaire et retentissant des ‘forces politiques et sociales patriotes acquises au changement.
 
Ce qui rend l’événement inattendu, inespéré, spectaculaire et inimaginable et qui l’entoure de crédibilité et de sérieux c’est sans aucun doute la présence et la souscription de l’UDPS du Président Etienne Tshisekedi à ce ralliement politique ; représentée à la cérémonie par le Secrétaire général Bruno Mavungu et le Secrétaire national chargé des Fédération extérieures, Félix Tshisekedi.
 
Quand on cannait la popularité hors série de l’UDPS, son enracinement sans égal dans le pays et dans les cœurs des fils et filles de ce pays, sa combativité, le charisme de son leader Président Etienne Tshisekedi et la manière dont ce chef et son parti pèsent dans la balance sur la scène politique, ce flirt avec d’autres forces politiques et sociales radicales confère du ressort inexprimable à ce ralliement des forces vives combattantes et amorce une nouvelle tournure décisive dans la donne politique en RDC.
 
Quid de la vérité des urnes et 2016 ?
 
D’ailleurs et par voie de conséquence, les diplomates étrangers et les observateurs avertis, de même que les intellectuels congolais engagés, entrevoient par ce rapprochement les signes imminents évidents précurseurs du crépuscule d’un règne de la médiocratie, de la voyoucratie et de l’arbitraire, faisant ainsi place à l’apparition d’une ère nouvelle pour la restauration de la démocratie et de l’Etat de droit en RDC.
 
Mais qu’en est-il donc de la vérité des urnes dont l’UDPS n’a jamais démordu ? Quel dividende tire-t-elle de son adhésion à ce ralliement à d’autres forces politiques et sociales qui semblent avoir abandonné l’option “la vérité des urnes ‘ du scrutin du 28 novembre 2011 ? Ces forces politiques et sociales mettent désormais le cap sur l’échéance de 2016 avec la disqualification constitutionnelle du Président Joseph Kabila mis hors concours.
 
L’UDPS a-t-elle cautionné ce ralliement pour les beaux yeux des autres comme l’éternel dindon de la farce, sans aucun avantage pour elle et sans être publiquement départie de sa lutte pour l’impérium ? Autant de questions que les gens ne cessent de se poser avec courage. Pour quelle raison Bruno Mavungu et Félix Tshisekedi ont-ils souscrits à ce ralliement avec pompes et solennités ostensibles sans plus cure de la vérité des urnes qui est leur cheval de bataille ?
 
Quoi qu’il en soit, on pense qu’il doit y avoir du non-dit en faveur de la thèse de l’UDPS, en vertu de quoi ce grand parti populaire souvent trahi aurait alors accepté de coqueter avec ces forces politiques et sociales pour faire cause commune avec elles. Néanmoins, il faut qu’on se le tienne pour dit que si la crise de légitimité n’est pas du tout résolue par rapport au scrutin du 28 novembre 2011, on sera rattrapé inévitablement par la vérité des urnes, quel que soit le scrutin organisé à l’échéance de 2016. Seul le rétablissement de la vérité des urnes du scrutin du 28 novembre 2011 en tant que l’expression de la volonté du peuple, revalorisera l’indépendance et la souveraineté jusqu’ici avilies par les puissances impérialistes pour préserver à jamais leur système sur lequel reposent des régimes despotiques dirigés par des intendants qui leur sont soumis.
 
Le départ de Joseph Kabila ne signifie pas nécessairement la disparition de ce système. C’est le même système depuis Mobutu et qui lui a survécu. Il est maintenant aux mains des josephistes dits kabilistes et des néomobutistes. On aura le même système sans Joseph Kabila mais géré par de nouveaux intendants soumis, au service des maîtres néocolonialistes. Maintes fois trahie, l’UDPS doit cette fois-ci s’entourer de toutes les précautions de prudence.
Jean N’SAKA wa N’SAKA

 

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Mbuji-Mayi: 3 ans de prison requis pour le secrétaire fédéral de l’UDPS

 
Etienne Tshisekedi, président de l’UDPS. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le procès de Bruno Kabangu, secrétaire fédéral de l’Union pour la démocratie pour le progrès social (UDPS) à Mbuji-Mayi a débuté mercredi 11 juin devant le tribunal de paix de la capitale provinciale du Kasaï-Oriental. Le prévenu est poursuivi pour « faux bruits tendant à troubler la paix publique et offense à la personne du chef de l’Etat ». Le ministère public a requis trois ans de prison pour Bruno Kabangu, alors que la défense a plaidé l’acquittement. Le verdict est attendu dans deux semaines.

Tout  est allé vite au cours de la première audience de ce procès : instruction du dossier par le tribunal de paix, le réquisitoire du ministère public, plaidoirie des avocats.  L’audience s’est tenue dans le calme, dans une salle pleine à craquer.

De part et d’autre de la salle d’audience, un dispositif important de la police était déployé. Après l’instruction, le président a suspendu l’audience pour accorder le temps au ministère public constitué en collectif de préparer son réquisitoire.

L’audience a repris trente minutes plus tard. Le ministère public a alors demandé au tribunal de condamner Bruno Kabangu à trois ans pour “faux bruits et offense au chef de l’Etat”, et au paiement des frais de justice.

Du côté de la défense, le collectif d’avocats avec à la tête Me Mukendi wa Mulumba a demandé  au tribunal de dire non établies les deux infractions mises à charge de leur client et de l’acquitter pour  absence de la plainte de la personne offensée.

Au sujet de faux bruits  tendant à troubler la paix sociale, selon la même source, les propos tenus par leur client ont reflété le point de vue de son parti politique.

Il est reproché au prévenu d’avoir déclaré que les attaques que le pays a connues en date du 30 décembre 2013 étaient une machination et une mise en scène. Ce jour-là, plusieurs sites stratégiques avaient été attaqués simultanément à Kinshasa, au Katanga et au Maniema par des hommes armés qualifiés de «terroristes» par le Gouvernement.

Bruno Kabangu avait été interpellé  à la sortie d’une émission de débat politique –où il avait tenu ces propos – sur la radio Fraternité émettant de Mbuji-Mayi en date du 2 janvier dernier. Il avait été transféré à Kinshasa par l’Agence nationale des renseignements (ANR). Quatre mois après, il a été ramené à Mbuji-Mayi pour y être jugé.

L’affaire est prise en délibéré et le verdict est attendu au plus tard le 23 juin.

radiookapi.net

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Procès Ntaganda : HRW invite la CPI « à cibler les vrais responsables »

 
Bosco Ntaganda lors de la première audience de confirmation des charges à la CPI le 10 février 2014 © ICC-CPIBosco Ntaganda lors de la première audience de confirmation des charges à la CPI le 10 février 2014 © ICC-CPI

Après le renvoi en procès de Bosco Ntaganda, l’ONG britannique Human rights watch (HRW) demande à la Cour pénale internationale (CPI) « de cibler les vrais responsables soupçonnés d’avoir soutenu des groupes armés dans le Nord-Kivu ». Dans un communiqué publié mercredi 11 juin, cette organisation estime que la justice ne sera pas complète « si les individus qui ont appuyé et armé les milices sanguinaires de la RDC ne sont pas inquiétés ».

L’affaire Ntaganda est en procès après que la CPI a confirmé les charges contre cet ancien chef de guerre accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en Ituri (Province Orientale) entre 2002 et 2003. A l’époque, il était l’un des chefs militaires des Forces patriotiques pour la libération du Congo.

D’après le communiqué de HRW, des responsables politiques et militaires de la RDC, du Rwanda et de l’Ouganda ont fourni un appui financier, militaire et politique à des milices responsables de nombreuses exactions en Ituri et dans les deux Kivu, en étant pleinement conscients que ces milices se livraient à des violations généralisées du droit international.

Pour la directrice du plaidoyer au sein du programme Justice Internationale de HRW Géraldine Mattioli, le procès de Ntaganda devrait donner à la procureure de la CPI la motivation nécessaire pour faire passer son enquête sur la RDC à un niveau supérieur.

Elle a invité la procureure à s’occuper des responsables de haut rang qui, en dernière analyse, portent la vraie responsabilité des atrocités commises.

Quant aux autorités congolaises, HRW leur a demandé de réaliser des progrès en vue de l’adoption d’une proposition du gouvernement pour créer des chambres spécialisées mixtes. Celles-ci seraient chargées de traiter ces dossiers dans le cadre du système judiciaire congolais, à condition qu’elles soient indépendantes et efficaces.

En réaction à la demande de HRW, le porte-parole de la CPI en RDC, Paul Madidi, a souligné que depuis quelques années, le bureau du Procureur mène des enquêtes par rapport aux crimes dans les deux Kivu. Il a souligné que cela demande suffisamment d’éléments d’informations et qu’il faudrait du temps avant de voir ces enquêtes aboutir.

Après la scission du M23 en deux branches, Bosco Ntaganda a été défait par l’autre branche de Sultani Makenga au Nord-Kivu. Dans sa fuite, il avait trouvé refuge à l’ambassade américaine à Kigali. C’est de là qu’il a demandé à rejoindre la Haye où il est détenu depuis mars 2013.

radiookapi.net

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Accrochages à la frontière RDC-Rwanda: Martin Kobler appelle au calme

 
Des militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) à Kibati (Nord-Kivu), non loin de Kanyesheja ou des accrochages ont opposé mercredi et jeudi 12 juin 2014 l'armée congolaise et rwandaise.Des militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) à Kibati (Nord-Kivu), non loin de Kanyesheja ou des accrochages ont opposé mercredi et jeudi 12 juin 2014 l'armée congolaise et rwandaise.

Après les accrochages entre les armées congolaise et rwandaise à la frontière les deux pays, le patron de la Monusco, Martin Kobler, appelle les deux pays au calme. Dans un communiqué rendu public le jeudi 12 juin, le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC exhorte la RDC et le Rwanda à désamorcer la tension et à s’abstenir de tout acte de violence.

«J’appelle les deux parties au calme et les exhorte à prendre urgemment les mesures qui s’imposent pour rétablir la sécurité dans la zone frontalière. La Monusco appuie pleinement l’initiative qui consiste à recourir au Mécanisme conjoint de vérification élargi pour mener une enquête exhaustive sur les circonstances de cet incident. J’encourage également les deux parties à s’engager de nouveau à la résolution pacifique des questions liées à la délimitation des frontières», indique Martibn Kobler.

Le chef de la Monusco déplore, par ailleurs, la perte en vies humaines enregistrée au cours de ces accrochages.

Il affirme que la mission onusienne est prête à appuyer toute initiative visant la restauration de la stabilité dans la zone frontalière entre la RDC et le Rwanda.

Ce jeudi dans la matinée, des accrochages ont brièvement opposé des militaires congolais et militaires.

La veille dans la matinée, un autre accrochage avait opposé les soldats de deux armées. Selon l’armée congolaise, les FARDC avaient riposté à une provocation des Forces pour la défense du Rwanda (RDF) qui auraient tenté de s’installer sur une colline de Kanyesheja, sur le territoire congolais. Un caporal de l’armée congolaise a ensuite été enlevé par les éléments de l’armée rwandaise, avait affirmé le porte-parole des FARDC au Nord-Kivu, le colonel Olivier Hamuli.

En début de soirée du même jour, des tirs avaient encore été entendus brièvement dans le même secteur de Kanyesheja.

 
Des militaires congolais à Kibati (Nord-Kivu) en train de lire "Echos de la Monusco" le bulletin de communication interne de la Monusco, jeudi 12 juin 2014.Des militaires congolais à Kibati (Nord-Kivu) en train de lire "Echos de la Monusco" le bulletin de communication interne de la Monusco, jeudi 12 juin 2014.
Une vue de Kibati (Nord-Kivu), non loin de Kanyesheja où des accrochages sont survenus mercredi et jeudi 12 juin 2014 entre l'armée congolaise et rwandaise.Une vue de Kibati (Nord-Kivu), non loin de Kanyesheja où des accrochages sont survenus mercredi et jeudi 12 juin 2014 entre l'armée congolaise et rwandaise.
Des militaires congolais assis à l'arrière d'une voiture 4X4 surmontée d'une arme automatique à Kibati (Nord-Kivu) non loin de Kanyesheja où des accrochages sont survenus entre l'armée congolaise et rwandaise, mercredi et jeudi 12 juin 2014.Des militaires congolais assis à l'arrière d'une voiture 4X4 surmontée d'une arme automatique à Kibati (Nord-Kivu) non loin de Kanyesheja où des accrochages sont survenus entre l'armée congolaise et rwandaise, mercredi et jeudi 12 juin 2014.

Interrogé par Radio Okapi à ce sujet, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende a qualifié ces affrontements d’un «acte délibéré de provocation» de Kigali.

«On dirait que certains responsables à Kigali sont sérieusement contrariés par la perspective de la réussite de l’opération de désarmement volontaire des FDLR. C’est comme si on leur enlevait le prétexte béni qui leur a toujours permis de venir pêcher les fruits de leur pillage en RDC. Et ils veulent empêcher absolument que ceci ne réussisse», a-t-il dénoncé.

Pour le retour de la paix dans cette contrée, Kinshasa en appelle à l’arbitrage de la Conférence internationale pour la région des Grands lacs (CIRGL), de l’Union africaine (UA) et des Nations unies.

radiookapi.net

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Reprise des combats à la frontière entre soldats de RDC et du Rwanda

par

mediaNouvel accrochage à la frontière entre les soldats de la RDC et les soldats du Rwanda, le 12 juin 2014.REUTERS/Kenny Katombe

Les affrontements ont repris ce jeudi 12 juin dans la zone frontalière entre le Rwanda et la République démocratique du Congo. Hier déjà des échanges de tirs ont eu lieu entre troupes militaires des deux pays, non loin de Goma, la capitale du Nord-Kivu. Ce qui n'était pas arrivé depuis des mois. Selon Kinshasa, les hostilités ont débuté quand un caporal congolais a été enlevé, et tué au cours d'une incursion rwandaise au Congo. Kigali a une autre version, et dénonce une incursion congolaise sur son territoire. Le Rwanda annonce la mort de cinq Congolais.

Des tirs ont repris tôt ce matin, au niveau de la frontière, dans cette petite localité de Kanyesheza juste à la sortie de Goma, la capitale du Nord-Kivu. Cette zone où les accrochages ont eu lieu hier. Il s’agit de tirs à l’arme lourde. Ces tirs ont cessé depuis, selon le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, joint par RFI.

Qui a ouvert les hostilités ?

Il est impossible de dire avec certitude, pour le moment, qui est à l'origine des affrontements. Kinshasa accuse le Rwanda d’avoir commencé . « Nous n’avons aucune intention de faire la guerre », a insisté le gouverneur du Nord-Kivu. « Nous voulons la paix dans la région », ajoute-t-il.

L’armée congolaise a également renforcé ses positions défensives près de la frontière. Des témoins ont vu au moins trois chars congolais passer dès mercredi soir pour se diriger vers cette zone frontalière. Des mouvements de renfort qui ont continué ce matin.

 

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RDC : l’Asadho demande au gouvernement de ne pas modifier l’article 220 de la constitution

 
Des témoins des candidats devant les urnes le 28/11/2011 dans un bureau de vote au quartier Makelele dans la commune de Bandalungwa à Kinshasa, pour les élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John BompengoDes témoins des candidats devant les urnes le 28/11/2011 dans un bureau de vote au quartier Makelele dans la commune de Bandalungwa à Kinshasa, pour les élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

L’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho) se dit très préoccupée par l’adoption par le conseil de ministres du projet de loi relatif à la révision de certains articles de la constitution. Dans un communiqué publié mercredi 11 juin, l’ONG demande au gouvernement de ne pas modifier l’article 220 qui limite les matières non révisables de la constitution dont celui portant sur la durée et le nombre de mandats de la République.

«Nous demandons au gouvernement de s’abstenir de faire modifier les dispositions de l’article 220 de la constitution», affirme Jean-Claude Katende, président de l’Asadho.

L’article 220 de la constitution interdit aussi de modifier la forme de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du gouvernement.

Alors que le gouvernement n’a pas encore officiellement précisé les articles qui feront l’objet de modification, certains opposants redoutent une modification qui permettrait au président Kabila de briguer un autre mandat pour se maintenir au-delà de 2016.

Avant de modifier les articles en rapport avec les élections, l’ONG demande au gouvernement de consulter toutes les forces politiques et sociales.

Elle invite également le gouvernement à s’abstenir de toute manipulation de la constitution en faveur de la majorité au pouvoir.

L’Asadho demande également aux organisations de la société civile « d’organiser des actions conjointes visant à empêcher toute modification de la constitution pendant cette période pré-électorale ».

Par ailleurs, l’ONG se dit opposer au mode de scrutin indirect proposé pour l’élection de certains responsables politiques, expliquant que ce scrutin risque d’amplifier le clientélisme, l’achat de conscience et la corruption.

Le chef de l’État élu au second degré ?

Le parti de l’opposition Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe s’oppose aussi à la révision de la constitution.

Il soupçonne le pouvoir de préparer une tricherie aux prochaines élections.

Jean-Bertrand Ewanga, député national et secrétaire général de cette formation politique, affirme que lors du débat sur le projet de loi à l’Assemblée nationale, une motion sera présentée, proposant d’élire le chef de l’Etat au second degré. Actuellement, le président congolais est élu au suffrage universel.

« Vous allez voir, dans le débat à l’Assemblée nationale, il y aura une motion pour dire mais pourquoi on n’élirait pas le chef de l’Etat au second degré. Et nous allons tomber dans ce schéma où le chef de l’Etat doit être élu au second degré », explique-t-il.

Jean-Bertrans Ewanga demande aux députés de ne pas prendre cette responsabilité.

Lors du dernier conseil de ministres, quatre nouveaux projets de loi ont été adoptés. L’un d’eux est relatif  à la révision de certains articles de la Constitution. Les autres textes portent sur le processus électoral.

Selon le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, ce réaménagement permettra de doter chaque niveau d’élections de dispositions légales particulières afin de faciliter leur organisation.

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11 juin 2014

Nord-Kivu: accrochage entre militaires congolais et rwandais à Kabagana

 
Des soldats congolais au Nord-Kivu le long de la frontière avec le Rwanda. © MONUSCO/Sylvain LiechtiDes soldats congolais au Nord-Kivu le long de la frontière avec le Rwanda. © MONUSCO/Sylvain Liechti

Les militaires congolais et rwandais se sont affrontés mercredi 11 juin sur la colline de Kanyesheja, dans la localité de Kabagana II, en territoire de Nyiragongo, à une trentaine de kilomètres au Nord de Goma (Nord-Kivu). Des sources concordantes rapportent que les Forces armées de la RDC ont riposté à une provocation des Forces pour la défense du Rwanda (FDR) qui auraient tenté de s’installer sur l’une des collines de Kanyesheja, sur le territoire congolais. Les mêmes sources renseignent qu’un soldat rwandais a été blessé tandis qu’un militaire congolais tué à l’issue de cet accrochage qui a duré quelques minutes.

Le porte-parole des FARDC au Nord-Kivu, colonel Olivier Hamuli, a déclaré que tout a commencé à l’aube, quand un caporal congolais a été enlevé par des membres de l’armée rwandaise.

Selon Olivier Hamuli, le caporal kidnappé est toujours aux mains des Rwandais. Une délégation congolaise serait en train de négocier sa libération.

Le commandant des forces de la Monusco, général Dos Santos Cruz, a confirmé l’accrochage. Il a précisé que la situation est revenue au calme:

«Nous avons sur la frontière entre la RDC et le Rwanda des endroits où la frontière n’est pas clairement définie. A ces endroits, les troupes de deux pays sont très très proches. Nous savons que ce matin il y a eu un incident qui nous a été rapporté mais nous ignorons sa gravité. A l’heure actuelle, la situation est calme. Nous allons pouvoir mener des investigations pour savoir la nature de cet incident».

Le général Dos Santos Cruz a dit espérer qu’il s’agit d’un incident mineur qui «ne sera pas exploité pour d’autres problèmes ultérieurs».

radiookapi.net

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Révision de la constitution: Kabila défie Washington

Le gouvernement de la RDC ayant officiellement opté pour la révision de certaines dispositions de la Constitution : Kabila défie Washington


Selon le porte-parole Lambert Mende, il s’agit, d’une part, de corriger les faiblesses qui ont été à la base des disfonctionnements observés lors des élections de 2006 et 2011, d’autre part, de finaliser la décentralisation au moyen de l’organisation effective des élections au niveau local.

C’est un véritable défi que Joseph Kabila vient de lancer à Washington qui a récemment délégué ses émissaires à Kinshasa pour dire « NON » à la révision ou à la violation de la Constitution. Pour Barack Obama et l’ONU, Kabila doit passer le flambeau avant 2016, conformément aux dispositions législatives de la République démocratique du Congo.
 
Selon des indiscrétions, Russ Feingold le lui a personnellement signifié lors de l’audience lui accordée au Palais de la Nation, avant d’en parler également au président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku.
 
En réponse à cet appel au respect de la constitution, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, a animé un point de presse samedi 7juin dernier au cours duquel il a pratiquement tonné sur ces émissaires américains, leur demandant de ne pas s’ingérer dans les affaires domestiques de la République démocratique du Congo (RDC) qui est un pays souverain.
 
Dans un langage peu diplomatique, donc sans porter les gants, il a stigmatisé le rappel à l’ordre fait aux dirigeants congolais par la communauté internationale. Et bien, lundi 9 juin courant, le conseil des ministres de la RD Congo a tenu sa 23ème réunion extraordinaire à la cité de l’Union africaine, sous la présidence du 1er ministre Augustin Matata Ponyo. Parmi les points à l’ordre du jour, la révision de la loi électorale et de certains articles de la constitution, sans pour autant les spécifier.
 
Selon plusieurs analystes, il y a risque de modifier les modes de scrutin pour certaines élections, dont celle du président de la République et des députés provinciaux. En suite, l’article 220, “fruit défendu “ pour Vital Kamerhe et Martin Fayulu, risque également d’être retouché. Pourtant, c’est cette disposition qui fixe le nombre et la durée du mandat du président de la République.
 
La sonnette d’alarme est tirée. Les partis politiques de l’Opposition et la société civile doivent se mobiliser pour sauver la RD Congo et ses fils de la dictature qui se profile à l’horizon. La nation est en danger.
D’aucuns craignent déjà une guerre civile, si jamais ce passage en force se réalisait, avec tous les risques de retourner à la situation de 1998, après la prise de pouvoir par Laurent-Désiré Kabila.
 
En effet, lors de cette 23ème réunion extraordinaire du conseil des ministres, le ministre de l’intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Richard Muyej, a présenté quatre projets de loi qui ont été examinés et adoptés. Il s’agit du projet de loi portant organisation des élections urbaines, municipales et locales du projet de loi portant organisation des élections provinciales, sénatoriales, des gouverneurs et vice-gouverneurs ; du projet de Loi portant organisation des élections présidentielle et législatives ainsi que du projet de loi portant révision de certains articles de la constitution telle que modifiée par la loi N°11/002 du 20janvier 2011 portant révision de certains articles de la constitution de la RDC. A en croire le compte rendu du gouvernement signé par Lambert Mende, ces projets de loi sont la résultante d’une évaluation rigoureuse des élections de 2006 et 2011. Cette évaluation a mis à jour la nécessité de réaménager le cadre légal qui régit les élections en RDC.
 
Il s’agit pour le gouvernement, d’une part, de corriger les faiblesses qui ont été à la base des disfonctionnements observés lors de ces deux scrutins et, d’autre part, de finaliser la décentralisation instituée par la Constitution de 2006 au moyen de l’organisation effective des élections au niveau local.
 
“Il paraît en effet indispensable d’élaborer des règles simples et adaptées aux moyens disponibles. Chaque niveau d’élection se voit ainsi doté de dispositions légales particulières qui régentent son organisation », peut-on lire dans ce compte-rendu.
 
Quant aux élections provinciales, sénatoriales, des gouverneurs et vice-gouverneurs, poursuit ce document, elles n’ont été organisées qu’une seule fois au cours des huit dernières années. Seules les élections présidentielle et législatives nationales ont été organisées à deux reprises comme le requièrent les dispositions constitutionnelles et légales en vigueur. “ Pareille asymétrie est porteuse de graves disfonctionnements. C’est la raison pour laquelle le gouvernement a pris l’initiative de dissocier les différents scrutins en dotant chacun d’eux des règles spécifiques et adaptées afin de rendre plus aisées leur organisation et consolider ainsi le processus démocratique “, explique-t-on.
En clair, cela veut dire que chaque type d’élection sera doté d’une loi propre.
Parmi d’autres points à l’ordre du jour, figuraient aussi ceux relatifs à l’approbation du relevé des décisions du conseil des ministres, au rapport sur l’état du territoire, et à l’examen et adoption des textes.
LEFILS MATADY

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La révision constitutionnelle: Les Congolais en alerte maximale appelés à veiller au grain !

La révision constitutionnelle à l’ordre du jour malgré le tollé suscité au pays et à l’étranger ; Les Congolais en alerte maximale appelés à veiller au grain !


Mais que cache le silence observé sur les articles ciblés par les protagonistes de cette aventure antidémocratique?  Après avoir fait l’objet de longs mois de jeu de cache-cache dans le camp de la majorité présidentielle, la révision constitutionnelle abhorrée par tous est désormais à l’ordre du jour malgré le tollé suscité par son projet au pays et à l’étranger ! En effet, lundi dernier, le gouvernement réuni en conseil extraordinaire a décidé de présenter au parlement le projet de révision constitutionnelle en sa possession depuis belle lurette!
Ainsi qu’il a été indiqué le même lundi par le ministre en charge de la presse et porte parole du gouvernement, ce projet de révision constitutionnelle portera sur un certain nombre d’articles, sans autre précision !

Mais que cache le silence observé par la Majorité présidentielle sur les articles de la constitution ciblés par elle? C’est à ce niveau de débat sur la question que se situe le vrai problème qui se pose au peuple congolais à l’heure présente.
 
Un peuple en Etat d’alerte !
 
Afin de justifier l’option levée par elle de réviser la constitution actuellement en vigueur au pays, la majorité présidentielle prétend qu’il s’agit de corriger les faiblesses qui ont été à la base des dysfonctionnements observés lors des élections de 2006 et 2011 et de finaliser la décentralisation instituée par la constitution de 2006 au moyen de l’organisation effective des élections au niveau local.
 
La majorité présidentielle prétend aussi qu’elle a également levé l’option de réviser la constitution actuelle par le souci « d’élaborer des règles simples et adaptées aux moyens disponibles » (notamment financiers)!
 
Mais la vérité se trouve où dans toutes les explications que la majorité présidentielle fournit à l’opinion publique pour justifier son initiative qui reste très discutable sur toute la ligne? Beaucoup pensent qu’il est encore trop tôt pour pouvoir répondre à cette question sans risque de se tromper. Il faut donc donner du temps au temps pour en savoir mieux!
 
En attendant la réponse à la question ainsi posée, les états-majors de partis politiques d’opposition entrent dans leur laboratoire d’analyse pour y réfléchir en prenant soin de mettre l’ensemble du peuple en état d’alerte maximale, la consigne étant de veiller au grain et de se prendre en charge si les forces de la réaction venait à violer L’intangibilité de l’article 220 et suivants de la constitution en vigueur au pays!
KAMBALE MUTOGHERWA

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