15 décembre 2016

LE CONSTITUTIONNALISTE ANDRÉ MBATA CORRIGE LE FONCTIONNAIRE FRANÇAIS À LA RETRAITE DIDIER MAUS

A PROPOS DES ARRÊTS DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE ET DE LA VACANCE DU POUVOIR LE 19 DÉCEMBRE 2016:   LE CONSTITUTIONNALISTE ANDRÉ MBATA CORRIGE LE FONCTIONNAIRE FRANÇAIS À LA RETRAITE DIDIER MAUS

André Mbata

 Paris, le 12 décembre 2016. Sollicité par le régime de Kinshasa agissant par l’entremise de Me Kiboko, une avocate congolaise peu connue, Mr Didier Maus, fonctionnaire français à la retraite et constitutionnaliste inconnu de la plupart des spécialistes en droit constitutionnel congolais, faisait une sortie médiatique très risquée en déclarant au cours d’une conférence que la Cour constitutionnelle de la RD Congo avait bien dit le droit en se basant sur l’article 70 alinéa 2 de la Constitution pour prolonger le mandat de Mr Kabila, que cette Cour pouvait valablement siéger même si le quorum n’était pas atteint, que les juges qui avaient refusé de siéger avaient commis une faute lourde, et qu’il n’y aurait aucune vacance à la tête de l’Etat congolais le 19 décembre 2016. Cette sortie de Didier Maus qui avait été fort médiatisée par la presse congolaise et reprise en boucle durant tout le weekend par les télévisions du pouvoir comme la RTNC et Télé 50 énervait les Congolais autant que l’avait fait le Prof Evariste Boshab dans son ouvrage intitulé Entre la révision constitutionnelle et l’inanition de la nation. Comme on pouvait s’y attendre, elle  ne pouvait laisser indifférent le plus célèbre de nos constitutionnalistes et l’un de plus fervents défenseurs de la Constitution de la République. Dans une « Mise au point scientifique » de 25 paragraphes nous  transmise par sa secrétaire Rosalie Muananyime, le tombeur d’Evariste Boshab vient de se charger du français Didier Maus en infligeant au français une correction exemplaire qui lui fera regretter sa sortie téméraire de la retraite que l’Etat français lui a imposée depuis mars 2012. Dans la foulée, André Mbata administre une sévère gifle ou une « chicotte » (intellectuelle) à  un autre professeur congolais, Auguste Mampuya, professeur à la retraite (parce qu’émérite) à la Faculté de droit de l’Université de Kinshasa, produit de l’université française et Officier de l’Ordre national des Palmes académiques de la République française comme Didier Maus lui-même.

Mise au point du Professeur André Mbata Mangu

  1. Contrairement à ce qui a été présenté par certains médias, Didier Maus a cessé d’être Conseiller d’Etat et Rapporteur général de la Commission des archives constitutionnelles de la Vè République française depuis plusieurs années. Il est un fonctionnaire à la retraite depuis le 5 mars 2012.
  2. Ancien élève de l’Ecole nationale d’Administration, sans détenir un diplôme de Doctorat d’Etat qui était alors le plus grand titre académique dans son pays, mais plutôt un diplôme de l’Institut d’études politiques, un diplôme d’études supérieurs (DES) de droit public et de sciences économiques et une licence en lettres, Didier Maus avait néanmoins été nommé professeur d’universités en France.
  3. Le Conseil constitutionnel est la plus haute juridiction française comparable à la Cour constitutionnelle de la RD Congo. Cependant, Didier Maus n’a jamais été membre du Conseil constitutionnel actuellement présidé par l’ancien Premier Ministre Laurent Fabius.
  4. Didier Maus est un spécialiste de la pratique constitutionnelle sous la Vè République française. On ne lui reconnaît pas d’expertise en droit constitutionnel africain et sa conférence sollicitée du 12 décembre 2016 constituait l’une de ses rares interventions dans un champ intellectuel en dehors de ses compétences.
  5. Les limites des connaissances du droit constitutionnel congolais par Didier Maus peuvent se comprendre dans la mesure où la Constitution française de 1958 qu’il maîtrise ne consacre pas une disposition intangible semblable à l’article 220 de la Constitution congolaise de 2006 et que la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels par cette Constitution a précédé la reforme française de 2008.
  6. Le « recrutement » de Didier Maus comme lobbyiste du gouvernement congolais serait intervenu dans la même ville (Paris, France), au cours de la même période précédant la fin constitutionnelle du mandat du Président de la République (novembre 2016) et il aurait été l’œuvre du même agent « nationaliste » congolais qui avait recruté Dr Cynthia McKinney. Cette tendance d’un gouvernement en panne d’arguments à dilapider les fonds publics pour payer des politiciens, des fonctionnaires ou des universitaires retraités au lieu de se confier aux compétences nationales actives et reconnues est bien déplorable.
  7. Il est admis que les universitaires, les fonctionnaires et les politiciens à la touche ou à la retraite se retrouvent souvent dans une situation de précarité financière alors qu’ils doivent continuer de vivre et faire vivreCependant, la retraite se prépare et l’éthique interdit que l’on puisse chercher à se faire de l’argent par tous les moyens pendant sa retraite. On peut dignement passer ses vieux jours et il faut faire très attention en voulant sortir de la retraite avec le risque de cracher en une seule sortie sur le prestige acquis au terme de nombreuses années d’une carrière qui paraissait honorable.
  8. En France, le Conseil constitutionnel est soumis à la Constitution, à sa loi organique et à son règlement intérieur. C’est un Didier Maus scientifiquement méconnaissable (par ses anciens collègues et étudiants) qui est tombé de son piédestal en affirmant pince-sans-rire que la Cour constitutionnelle congolaise avait raison de juger même en violation de la Constitution, de sa loi organique et de son règlement intérieur !
  1. Les recruteurs de Didier Maus auraient pu lui amener la Constitution congolaise de 2006 ou il aurait pu sortir de sa retraite pour faire quelques recherches qui lui auraient permis de connaître les règles de saisine et de fonctionnement de la Cour constitutionnelle. Une telle démarche lui aurait permis d’éviter le ridicule et de noter que la Commission électorale nationale indépendante (CENI)  n’était pas compétente pour saisir la Cour afin d’obtenir la prolongation du mandat présidentiel et qu’il n’y avait donc pas lieu de lui donner raison ou de vanter son « incompétence ».
  2. Par ailleurs, une faute doit avoir été prévue ainsi que la sanction correspondante. Surprenante mais parfaitement compréhensible dans la cadre d’un recrutement comme lobbyiste est la position de Didier Maus pour qui les professeurs membres de la Cour qui n’avaient pas siégé avaient commis une faute lourde.
  3. L’argument de Didier Maus pour qui « la Cour (constitutionnelle congolaise) a eu raison de faire valoir l’article 70… parce que notamment si on fait prévaloir l’article 75, l’article 70 ne servirait plus à rien…  » est tout simplement spécieux. Mais on comprend qu’il avait été recruté pour faire prévaloir l’article 70 alinéa 2 sur les dispositions constitutionnelles comme les articles 73 – 76 et 220.
  4. Au moment où Didier Maus intervient, l’actualité constitutionnelle en RDC était dominée par l’Accord signé par les participants au Dialogue de la Cité de l’Union africaine qui prévoyait que le Premier Ministre devait provenir de l’Opposition. Un constitutionnaliste à la page aurait pu également se pencher sur cette question et la valeur juridique de cet Accord.
  5. Comme l’auteur d’Entre la révision constitutionnelle et l’inanition de la nationauparavant et pour la même cause que lui, Didier Maus a fait du droit politique, de la politologie, et non pas du droit constitutionnel.
  6. Se situant dans la lignée des Apôtres d’Emmaüs qui avaient marché avec le Seigneur Jésus Christ sans vraiment le connaître et malgré sa longue carrière, ses nombreuses distinctions honorifiques et son passage dans les universités françaises, Didier Maus semble avoir longtemps évolué sur le terrain du droit constitutionnel français sans se pénétrer du principe du constitutionnalisme fondé sur les trois piliers que sont la limitation des pouvoirs, l’Etat de droit (démocratique) et les droits de l’homme.
  7. On ne saurait pas non plus reprocher à Didier Maus, qui est français, son ignorance des derniers développements en droit constitutionnel africain avec la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance à la lumière de laquelle le lobbying pour lequel il a été recruté revient à un lobbying en faveur d’une situation de changement inconstitutionnel de gouvernements.
  8. L’on ne peut que déplorer l’inconstance de certains universitaires à la fin de leur carrière scientifique. Le cas du retraité Didier Maus n’est pas sans rappeler celui d’un autre universitaire français, Georges Lavroff qui, au crépuscule de sa carrière, avait remis ses enseignements en cause en prétendant que le pouvoir constituant originaire (le peuple) avait les mêmes droits que le pouvoir constituant dérivé (le parlement) et qu’une révision constitutionnelle pouvait être totale, ce qui constitue des hérésies parce que le mandataire ne peut se substituer au mandant et une révision constitutionnelle totale ne serait plus une simple révision, mais un changement de constitutions. Dans sa folle croisade pour la monarchisation du pouvoir présidentiel en RDC, Prof Evariste Boshab s’était néanmoins appuyé sur une telle argumentation fallacieuse et obscurantiste pour amener le parlement dominé par sa coalition politique à réviser l’article 220 afin d’accorder un mandat présidentiel illimité à son Autorité morale.
  9. Le vagabondage intellectuel n’est pas l’apanage des scientifiques ou des juristes français. En RDC, il rappelle celui récent du Prof Auguste Mampuya, chef de département de droit public international de la Faculté de droit de l’Université de Kinshasa, produit de l’université française et Officier de l’Ordre national des Palmes académiques de la République française comme Didier MausEvoluant à la fois sur le terrain du droit constitutionnel et celui du droit public international dans le cadre de la politique du ventre et devenu l’un des plus grands tambourinaires d’un pouvoir finissant, cet enseignant qui a fait l’exploit d’être admis à l’éméritat (retraite) sans avoir formé un seul professeur comme exigé ailleurs, a récemment multiplié des bouquins sans grande valeur dans les milieux scientifiques internationaux et dont le dernier en date porte sur les sanctions ciblées contre des responsables congolais. On attend que le régime dont il est devenu l’un des thuriféraires en chef saisisse rapidement la Cour internationale de Justice pour se prononcer sur la validité de ces sanctions en droit international et démontre ainsi tout le sérieux qu’il accorde à son expertise. En continuant avec les « sanctions ciblées », les Américains et les Européens ont cependant démontré qu’ils n’étaient pas intéressés à ces productions scientifiques « locales » d’un professeur au soir de sa carrière n’hésitant même pas à cracher sur les idées qu’il avait produites quelque temps seulement auparavant dans une publication sur l’article 70 et la vacance de pouvoir.

Auguste Mampuya n’en est pas à ses premiers revirements intellectuels. Dans son livre Entre la révision constitutionnelle et l’inanition de la nation (pages 340-341),  Evariste Boshab le considérait déjà comme « l’un des chantres de la dictature de Mobutu » qui avait professé que le vote par acclamation était le plus démocratique. Evariste Boshab était d’avis que c’était un « crime » et l’attitude d’Auguste Mampuya relevait de la « trahison des clercs » pour qui « il était plus facile de ramper pour être invité au repas du ‘Seigneur’ que de demeurer tête haute et ventre creux ».

Au début du second mandat du Président Kabila, Prof Mampuya se donnait un beau rôle d’opposant au régime, « donnant à chaque instant des leçons de démocratie ».  Evariste Boshab s’interrogeait: « Est-il amnésique ou croit-il que les crimes d’hier sont automatiquement pardonnés ? Qui lui a donné pareille absolution pour qu’il se regarde dans le miroir de l’histoire sans frémir ? ». On croyait qu’il avait compris la critique de Boshab, mais « amnésique », il s’est mis à « ramper de nouveau » en chantant ses louanges pour être invité à la table du Seigneur Kabila qu’il avait critiqué et qu’il croit avoir la mémoire courte.

  1. Sans l’accuser de raciste, la position de Didier Maus s’apparente en réalité à celle défendue dans le passé par plusieurs autres politiciens et intellectuels français qui avaient estimé que les peuples africains n’avaient pas droit au constitutionnalisme ou à la démocratie comme les peuples occidentaux. On n’est pas loin des propos du Président français Nicolas Sarkozy qui avait osé affirmer à Dakar que l’Afrique n’était pas encore entrée dans l’Histoire ni ceux de l’un de ses prédécesseurs, Jacques Chirac, qui avait  déclaré le 23 février 1990 au terme d’une visite au Président Houphouët Boigny de la Cote d’Ivoire que le multipartisme était un luxe pour l’Afrique. Curieusement, Didier Maus appartient à la droite comme ces deux anciens présidents français.
  2. C’est sur base de l’«expertise » des personnes comme Didier Maus que la Françafrique avait été créée et que la France dite « Patrie des droits de l’homme et de la démocratie » avait pendant des décennies soutenu des régimes autoritaires qui se recrutent essentiellement parmi ses anciennes colonies ou les pays francophones comme ceux de l’Afrique centrale. Cette époque de production scientifique au service des autoritarismes est à jamais révolue. Prof André Mbata n’aimerait pas être accusé de manquer de respect envers les aînés qu’il ne saurait cependant pas suivre dans leurs égarements scientifiques et qu’il ne saurait laisser tranquilles dans leur « retraite ».
  3. Malgré les imperfections inhérentes à toute œuvre humaine, la Constitution congolaise de 2006 est meilleure que la Constitution française de 1958 et celles de plusieurs autres pays démocratiques. Le problème est surtout celui d’absence de leadership démocratique ou des hommes et des femmes capables de vivre et de défendre les valeurs constitutionnelles.
  4. La limitation de la durée et du nombre des mandats présidentiels a été consacrée dans la Constitution congolaise bien avant la réforme constitutionnelle intervenue en France en 2008. Bien plus, elle a été inspirée par le régime politique des Etats-Unis. Cette situation ne place pas les constitutionnalistes français ou leurs anciens étudiants qui n’ont pas été recyclés dans une position idéale pour donner des leçons de droit aux juristes et aux juges constitutionnels congolais.
  5. En nous inspirant de la Constitution et du système américain qui l’a inspiré à ce sujet, le Président congolais actuel aura perdu toute légitimité pour diriger le pays ou le représenter valablement après le19 décembre 2016. Il cessera également d’être un président constitutionnel ou légal, l’Arrêt tant vanté de la Cour constitutionnelle sur lequel il fonderait son pouvoir ayant été rendu en violation de la Constitution, du Règlement intérieur de la Cour et de la loi organique sur l’organisation et le fonctionnement de celle-ci.
  6. Ni le « Monologue » ou le « dialogue exclusif» des 300 personnes réunies à la Cité de l’Union africaine sous la facilitation d’Edem Kodjo ni le « dialogue très inclusif ( ?) » des 32 personnes réunies au Centre interdiocésain par la CENCO ne peut légitimer ou légaliser le  régime spécialintérimaire ou de transition qui pourrait être mis en place au terme d’un accord politique dans la mesure où un tel régime n’est pas prévu par la Constitution  et qu’il ne saurait énerver la Constitution adoptée par référendum ni s’imposer au peuple souverain. Par ailleurs, l’article 220 qui contient des dispositions intangibles a une valeur juridique supérieure à l’article 70. Dans le cas d’espèce de la fin du second et du dernier mandat présidentiel et de la non-organisation de l’élection présidentielle,  les Congolais devraient s’inspirer du modèle américain pour que la vacance soit déclarée et que le Président du Sénat soit investi Président ad intérim avec mandat d’organiser l’élection présidentielle en 2017 dans les délais prévus par la Constitution. L’argument souvent entendu selon lequel le Président du Sénat serait lui-même disqualifié pour avoir « glissé » est un argument politique et non de droit constitutionnel. S’il était pris en compte, toutes les lois votées par les deux chambres du Parlement depuis 2012 n’auraient plus aucune valeur en droit, le Sénat les ayant aussi adoptées.
  7. S’il n’y aura pas vacance comme l’affirme Didier Maus avant même l’arrivée de l’échéance du 19 décembre 2016, ce n’est pas parce qu’elle ne serait pas constitutionnelle, mais tout simplement parce que la Cour constitutionnelle qui est totalement soumise au régime aura une fois de plus manqué d’audace pour la déclarer. On aurait pu s’attendre à ce que Didier Maus honore sa retraite en conseillant au Président congolais de suivre l’exemple de François Hollande à qui plusieurs années de pouvoir, les richesses amassées, les fanfares et les honneurs militaires ainsi que le réalisme politique n’ont pas fait perdre sa lucidité.
  1. Cependant, il ne faut pas désespérer. Nous avons encore quelques jours devant nous. Plus concrètement, 5 à 10 minutes au maximum suffiront pour permettre au Président de la République de s’adresser à la Nation et prendre seul la bonne décision qu’on attend de lui depuis longtemps: remercier le peuple congolais au terme de 15 ans de règne, assumer pleinement son actif mais aussi son passif tout en présentant ses regrets et en demandant pardon pour n’avoir pas pleinement rempli sa mission de garant de la nation, de l’indépendance et de l’intégrité du territoire et surtout pour n’avoir pas réussi à organiser les élections dans le délai constitutionnel, s’engager au strict respect de la Constitution, se libérer de la charge présidentielle  et se préparer à prendre son siège  comme membre à vie du Sénat.

Kinshasa, 14 décembre 2016

Assistante Rosalie Muananyime

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05 décembre 2016

DES CRIMES DE GUERRE ET CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ À TSHIKAPA

crimes de la fardc

les militaires de la garde de Kabila posent avec  le corps d’un enfant qu’ils ont abattu.

La garde présidentielle de Kabila est en train de commettre depuis le week-end dernier des crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Tshikapa. Les images circulent sur les réseaux sociaux montrant des militaires en train d’exhiber les corps des prétendus miliciens de Kamwina Nsapu, qui sont en fait des petits garcons entre 8 et 15 ans. Parmi les corps, se trouve même un fou répondant au nom de Bilget connu dans tout Tshikapa. Ces militaires ne diffèrent en rien des terroristes djahdistes qui tuent en Syrie et en Irak leurs ennemis et les traînent partout en ville  comme trophées.

Nous exigeons que lumière soit faite autour de cette prétendue incursion des miliciens de Kamwina Nsapu d’autant plus que le vice-gouverneur du Kasai parle de manifestants dont le mobile serait la fin du deuxième et dernier mandat de Kabila. Les images sont insoutenables.

Le Chef coutumier Kamwina Nsapu a été abattu avec toute sa famille au mois d’août dernier sur ordre du ministre de l’Intérieur sortant Boshab et du gouverneur du Kasai Central Alex Kande. Depuis lors, toute la région est plongée dans une forte insécurité, forcant ici et là les déplacements des milliers de villageois et plusieurs morts d’hommes. Places aux images. Coeurs sensibles s’abstenir!

cadavres-miliciens-kamwena-nsapuassassinat-de-bilget-a-tshikapacrimes-de-la-fardc

Lumbamba Kanyiki
www.kasaidirect.net

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27 novembre 2016

NOUVEAUTÉ À COLOGNE: IFEG, L’ARBRE DE VIE, UNE MAISON DE COMMERCE À CARACTÈRE SOCIAL

communiqué

Désormais, si vous voulez vous procurer un meuble ou un appareil ménager de seconde main qui peut encore vous servir pendant des années, venez voir dans l’entrepôt de l’IFeG, Baum des Lebens, soit en francais IFeG, l’arbre de vie. Le choix y est vaste et il y en a pour toutes les bourses: meubles et appareils ménagers de toutes sortes et de toutes les marques, les tenues de seconde main, etc.

Selon son concept, IFeG, arbre de vie veut soutenir tous ceux et toutes celles qui ont des revenus modestes à se procurer des produits de qualité à moindres coûts. Les articles que vous propose IFeG ont été testés par des professionnels avant leur mise en vente.

Par ailleurs, IFeG offre des services suivants: Evacuation des mobiliers et autres appareils après la liquidation des entreprises, évacuations des maisons après dissolution des ménages ou décès et le service de déménagments.

Veuillez visiter IFeG, Baum des Lebens sur Im Weidenbruch 116 à 51061 Cologne.

Heures d’ouverture:
Du lundi au vendredi: de 10 heures à 18 heures
Samedi: de 10 heures à 16 heures

Contacts: 
Tél: 0221-96892919
Mob: 0152 12064383
E-Mail: inter.fegbaumdeslebens@gmail.com

Kasai Direct

 

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25 novembre 2016

Vidéo: Message à Samy Badibanga, premier ministre de Kabila

auteur message

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INFORMATION A SAMY Badibanga

 

Kasai Direct

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24 novembre 2016

VIDÉO: DÉCLARATION DES NOTABLES KASAIENS DE LA DIASPORA SUR L’ASSASSINAT DU CHEF COUTUMIER KAMUINA NSAPU

déclaration assassinat kamuina nsapu

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Kasai Direct

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EDEM KODJO RÉCOMPENSÉ EN NATURE PAR KABILA?

yuma et kodjo plateforme de perenco

Un mois après la fin du dialogue politique sous sa facilitation, Edem Kodjo a été vu sur la plateforme de Perenco à Moanda.  En compagnie de…Albert Yuma, le PDG de la Gecamines et président de la Fédération des Entreprises du Congo. Moanda n’est pas une commune de la ville de Kinshasa; il est à plus de cinq cents kilomètres de la capitale. Qu’est-il donc allé y faire en compagnie d’Albert Yuma, cité dernièrement dans plusieurs dossiers de détournements d’argent? Et qu’est-ce qu’il cherche encore à Kinshasa un mois après le dialogue de Kabila? Voilà les questions que se posent les Congolais qui soupconnent Kabila  de brader les ressources de la RDC, car habitué à gérer le pays comme son officine privée.

D’après les révélations de Jean-Jacques Lumumba, l’ex-banquier de la BGFI, Albert Yuma serait un « presque frère » de Kabila Kanambe. Il est cité dans les diverses ponctions des fonds de la banque centrale, tantôt dans le cadre du financement de la Gecamines dont les intérêts très élevés sont percus par la BGFI, tantôt dans la création d’Egal, une entreprise d’importation alimentaire à Kinshasa. Une entreprise dont Yuma serait encore Président Directeur Général!  Ces fonds n’ont jamais été remboursés par ce dernier.  Si l’on observe bien les choses, un triangle se crée entre Kabila, Albert Yuma et les financements louches, occultes ou pillage de la RDC, appelez cela comme vous voulez. Il serait un membre très influent du gouvernement parallèle qui agirait en sous-main pour le compte de Kabila.

Le malheur en est que tout se passe au vu des Congolais. La soi-disante opposition avec une multitude de plates-formes, reste muette pendant que le pays est saigné à blanc par les prédateurs de tout bord. Ces révélations iront rejoindre dans les oubliettes de l’histoire le dossier des comptes de Jaynet Kabila à Panama, les fosses communes de Maluku, l’assassinat du Colonel Ndala, le financement du M23, l’accident de voiture du fils de Boshab, l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, etc. Pauvre Congo.

Lumbamba Kanyiki
www.kasaidirect.net

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18 novembre 2016

PHÉNOMÈNE KAMUINE NSAPU ET INSÉCURITÉ AU KASAI CENTRAL

PHÉNOMÈNE KAMUINE NSAPU ET INSÉCURITÉ AU KASAI CENTRAL : POUR UN PROGRAMME DE RELEVEMENT COMMUNAUTAIRE POST-CONFLIT DANS LES ZONES SINISTREES.

jacques nkongolo 2

Par Jacques Nkongolo Musungula (*)

A en croire le journaliste Sosthène Kambidi de la Radio Télévision Chrétienne, les éléments de Kamuine Nsapu se seraient encore signalés dans la périphérie de la paisible ville de Kananga depuis le mardi 15 novembre courant et feraient face à une robuste contre-offensive des FARDC semant ainsi la mort, la désolation et le déplacement des populations sans compter des pertes considérables en biens matériels signalées çà et là. Si cette information se confirme, elle ne peut nous laisser indifférent. Tout en nous associant aux communautés et autorités locales pour condamner vigoureusement cette recrudescence gratuite de l’insécurité, nous voulons dans les lignes qui suivent apporter, sans parti pris, notre modeste contribution à la recherche des pistes de solution idoines à cette crise et éviter qu’elle ne devienne endémique.

A notre entendement, la persistance de cette crise sécuritaire et son extension jusqu’à toucher des contrées inoffensives et jadis reconnues pour leur pacifisme et leur stabilité sociale, ne serait essentiellement que le fait des réponses inappropriées qui y auraient été adressées pour y mettre fin. Nous assimilons cet état de choses à un feu de paille vivace et dévastateur en face duquel l’effort d’extinction n’a été que superficiellement et maladroitement négocié alors que ses conséquences sociales et économiques pour les populations locales et même urbaines se font, chaque jour qui passe, de plus en plus néfastes et insoutenables et ce, dans l’indifférence totale…

Il y a donc lieu d’agir et de faire mieux dans l’intérêt bien compris des populations et de la province toute entière. Aussi, estimons-nous, dans cet ordre d’idées, qu’en plus d’une réponse sécuritaire étatique qui devrait plutôt être axée sur la protection des vies humaines en lieu et place des représailles et de la chasse aux sorcières, la recherche d’une solution programmatique, adaptative et durable s’impose pour redonner vie et espoir dans les zones sinistrées. En effet, il ne fait l’ombre d’aucun doute que les frappes aveugles et incontrôlables des forces de sécurité dans ces contrées ont ajouté au désastre en multipliant le nombre de victimes innocentes et en favorisant, dans une certaine mesure, la « radicalisation » gratuite et le ralliement inattendu d’autres jeunes au mouvement mis en cause, au lieu d’ouvrir la voie au rétablissement durable de la paix sociale et à la reconstruction de la vie communautaire et du tissu économique. Il conviendrait, dans ces conditions, de requalifier la mission des forces de sécurité en plaçant en avant la protection des populations et de leurs biens, et, d’envisager parallèlement et sans plus tarder la mise en place, avec le concours des partenaires spécialisés, d’un programme de relèvement post-conflit intégrant de façon méthodique et harmonieuse des stratégies ayant fait leurs preuves, dans les circonstances identiques, sous d’autres cieux ou dans d’autres provinces du pays.

Sans prétendre à une énumération exhaustive de ses composantes, le programme ainsi proposé pourrait s’articuler autour de ce qui suit : (i) une composante d’urgence et de transition comprenant, entre autres volets, l’assistance psycho-sociale, l’assistance médicale et l’appui judiciaire en faveur des groupes vulnérables (veuves , orphelins, blessés et handicapés ) ; (ii) une composante en charge du rétablissement participatif et durable du climat de confiance entre d’une part, les communautés locales touchées, y compris les autorités coutumières et, d’autre part, les éléments de la Police nationale congolaise et ce, par la mise en œuvre du concept de «police de proximité» ; et, (iii) une composante qui serait dédiée à un processus négocié de désarmement, démobilisation et réinsertion économique et sociale en faveur des ex-miliciens et leurs dépendants. Si ces genres d’action ont été engagés avec succès dans d’autres provinces du pays affectées par les conflits et les crises de même nature, on ne devrait pas attendre que la crise de Kamuine Nsapu entraine autant de morts que partout ailleurs encore en RDC pour que le Kasai Central puisse bénéficier du même type d’appui… Cependant, pour qu’elle aboutisse à des projets d’action qui soient pertinents et efficaces, cette démarche exigera des études préalables de contexte et de faisabilité. Ce travail devra être commandé auprès des agences ou institutions spécialisées au lieu d’être inscrit, comme c’est malheureusement souvent de mise en cas de crise sécuritaire dans la province, au seul agenda des réunions de sécurité qui, elles, auraient plutôt tendance à parer au plus pressé sans se soucier ni des ressorts profonds des phénomènes problématiques en cause ni de leur potentiel de nuisance aux plans politique, économique et social aux niveaux tant local que provincial. De même, les interpellations éventuelles de l’organe délibérant à l’endroit de l’exécutif provincial ne sauraient, à elles seules, en dépit de la bienveillance supposée de leurs initiateurs, mettre un terme durable à la crise, tant qu’elles ne se préoccuperont pas de susciter des mesures appropriées et reposant sur une démarche objective et méthodique de résolution des problèmes.

Ne banalisons pas le phénomène Kamuine Nsapu et la menace qu’il représente pour la paix, la sécurité et le développement de la province du Kasai Central et des provinces voisines. Arrêtons de nous noyer dans des conjectures stériles ou d’envenimer la crise par des solutions réactives et sans lendemains ; proposons des solutions durables et profitables pour les communautés locales ! Car, si l’on n’y prend garde, cette crise multiforme qui sévit actuellement au Kasai Central peut perdurer et en entraîner d’autres, si ce n’est déjà le cas, tels que les conflits intercommunautaires, la baisse tendancielle et durable du niveau d’activité économique, la famine et l’exode rural dans les zones touchées. La mise en place d’un programme de relèvement communautaire post-conflit dans les zones sinistrées du Kasai Central peut donc aider à y faire face de façon efficace et durable.

Jacques Nkongolo Musungula

(*) Economiste de formation et consultant indépendant en analyse d’économie politique, ancien conseiller et directeur de cabinet du gouverneur dans l’ex-province du Kasai Occidental, ancien conseiller de vice-premier ministre au niveau du gouvernement central, Jacques Nkongolo Musungula jouit d’une longue et pertinente expérience de gestion des programmes de bailleurs de fonds en matière de gouvernance en RDC.

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11 novembre 2016

Douce enfance

Mon cher Johnny Nkongolo,

Nos échanges suscités sur facebook par l'image de la maison qui t'a vu naître m'ont inspiré. Le résultat en est ce petit poème que je te dédie. Par ailleurs, j'ai appris que tu étais souffrant. Je te souhaite une prompte guérison.

Douce enfance pleine d’innocence
Enfance pure
comme l’eau qui coule de nos sources
Douce enfance de l'insouciance
loin des vautours et autres prédateurs

Des jeux des rues et des cris d’oiseaux
Beaucoup de rires mais aussi des pleurs vite oubliés
Enfance heureuse des amours timides
des cœurs qui se cherchent, mais noyés
dans des profondeurs sombres d'interdits

Je ne connaissais ni richesse ni pauvreté
Je ne connaissais ni haine ni jalousie
Le racisme m’était étranger
et inconnue la peur de l’autre

Blanc et noir étaient juste des couleurs
Car je croyais
que nous étions tous des hommes
créés à l’image de l’Eternel

De cette enfance douce et heureuse
passée à Kananga Malandji wa nshinga
je me souviendrai toujours.

Lumbamba Kanyiki

 

 

 

 

 

 

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08 novembre 2016

LE RASSEMBLEMENT DOIT ARRÊTER UNE STRATÉGIE EFFICACE POUR DES ACTIONS À VENIR

rassemblement de l'opp

Jusque-là, l’opposition subit les affres des forces de l’ordre de Kabila. Et pourtant leur technique est connue et est très simple: Lorsqu’elle veut empêcher toute manifestation de l’opposition, la police nationale de Kabila sort ses gros moyens, organise des faux tournois de football au lieu proposé pour la dite manifestation, elle verrouille tous les lieux stratégiques et coupe les signaux des médias de l’opposition. Et à chaque fois, l’opposition échoue dans ce bras de fer. Il revient aussi à l’opposition de trouver une bonne stratégie pour contourner le dispositif policier de Kabila. Nous présentons ici quelques pistes dans la recherche d’une stratégie efficace.

Les moyens de communication

De nos jours, la communication joue un grand rôle dans le bon fonctionnement des institutions. Le rassemblement devra se chercher des émetteurs radio mobiles pour pouvoir communiquer avec la base qui est le peuple. Ces émetteurs devront être activés à des heures différentes avec des fréquences variées qui seront connues de toute la population. Des animateurs aguerris devront les utiliser et garder le peuple mobilisé dans sa lutte pour l’alternance. Ainsi, la population sera toujours informée et alertée par radio. Ils recevront des directives et autres mesures par ce canal.

Blocage des grandes artères avant toute manifestation

Kinshasa a beaucoup de véhicules appartenant aux particuliers acquis au changement. Plusieurs heures avant toute manifestation, les conducteurs des véhicules alertés par radio peuvent faire des opérations tortues, provoquer des bouchons sur les avenues et artères qui mènent au lieu du rassemblement afin d’empêcher la police de déployer son dispositif criminel avec des chars et canons à eau. Ils seront obligés de venir à pied et en ordre dispersé. D’où leur action ne sera plus efficace face à une foule compacte.

Une mobilité permanente pour les dirigeants

Nous assistons chaque fois au même scénario. Combien de fois doit-on interdire au président Tshisekedi de se rendre à des manifestations? Nous recommandons que le président soit en mobilité permanente. Il ne devrait pas être facilement localisé comme c’est le cas aujourd’hui. Les forces de Kabila ne doivent pas savoir où passe le président Tshisekedi ses nuits. De toutes les facons, le peuple ne sait pas où Kabila passe les siennes.

Une équipe stratégique pour le rassemblement

Pour des actions futures à prendre, étant donné que nous sommes en présence des gens qui sont dans la logique d’affrontement, le rassemblement doit constituer une équipe avec des anciens officiers et cadres des renseignements qui les aideront à donner du fil à retordre aux forces de l’ordre de Kabila, voire à les épuiser.

Toutes ces mesures ne sont pas exhaustives. Certains compatriotes peuvent en suggerer d’autres. « Du choc des idées, jaillit la lumière », dit-on.

Lumbamba Kanyiki
www.kasaidirect.net

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07 novembre 2016

LES AMIS DE BALOS FÊTENT SES SOIXANTE ANS

Rita, Ya marie , Balos

Il croyait accompagner son ami et frère Adaly Mulumba Nkashama à une fête quelconque hier à Charleroi, Balos Balumuene Dijiba (étang en francais) a eu difficile à contenir les vagues d’émotions provoquées par l’étang de ses proches, amis et connaissances rassemblés pour fêter ses soixante ans d’âge. A l’entrée dans la salle de l’Eglise Saint Barthélémy, il a été surpris par la célèbre chanson populaire de « joyeux anniversaire » et les cris de joie qui l’ont fortement touché . L’émotion a été d’autant plus grande qu’il voyait sa fille Oriane et sa mère parmi les amis et connaissances qui s’étaient rassemblés et investis pour faire de cet événement un jour mémorable.

Dans son mot d’accueil, monsieur l’abbé Jeanot Mukeke, l’un des organisateurs, a souligné la chaleur des relations que Balos entretient avec tous ses amis. Selon ses dires, Ceux-ci ne sont même plus à considérer comme ses amis et amies, mais plutôt comme ses frères et soeurs. Prenant à son tour la parole, Balos a remercié toutes et tous, en commencant par les prêtres Jeanot Mukeke et Jean-Pierre Badidike, pour cette marque d’amour qu’ils ont témoignée à sa modeste personne et pour les dépenses engagées pour faire de ce soixantième anniversaire un jour mémorable dans sa vie.

Kasai Direct, qui y était comme invité, encourage ces genres d’initiatives. Car, elles démontrent que bwana bwetu, notre fraternité n’est pas un vain mot, mais plutôt une réalité!

Voici quelques images de la fête!

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Kasai Direct

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