10 août 2017

BELGIQUE: LA MAISON DU KASAYI ORGANISE LA 25ÈME ÉDITION DE LA JOURNÉE KASAYENNE DU SOUVENIR-CE 15 AOÛT 2017

logo journée kasayenne du souvenir

L’association « La Maison du Kasayi » (MDK) vous invite à prendre part à la 25 ème édition de la journée kasayenne du souvenir qu’elle organise ce mardi, 15 août 2017 à partir de 12 heures sur Basilique de Koekelberg, Parvis de la Basilique 1, 1083 Bruxelles.

Le programme de la journée comporte deux parties principales: La première est consacrée au souvenir de l’épuration ethnique subie par les Kasayens au Katanga en 1992. Les organisateurs ont choisi de parler aussi de la tragédie que les Kasayens vivement actuellement sur leur propre terre. Dans la deuxième partie, qui commencera à partir de 19 heures, il y aura du spectacle avec les artistes comme Pie Tshibanda, Monik Tenday et autres. Pour plus de détails, nous vous prions de jeter un coup d’oeil aux invitations en pièces jointes. Invitation JKS 15 08 2017_finalJKS2017-Soirée de sensibilisation

Chaque année, la Maison du Kasayi commémore à Bruxelles, en Belgique, l’épuration ethnique subie par les Kasaiens en 1992 au Katanga lorsque Nguz-A-Karl-I-Bond était premier ministre du Zaire et Kyungu Wa Kumuanza gouverneur du Katanga.

Kasai Direct

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04 août 2017

Mpokolo (Ma brave mère)

source d'eau

En ce temps-là, il y avait une grande famine dans le pays. Depuis des années, la pluie avait cessé de tomber. Les cours d’eau et les lacs avaient disparu, laissant la place à des rigoles et des plaines argileuses, asséchées par un soleil ardent. Le vent sec et chaud avait fini par brûler les forêts et les savanes. Les arbres nus sur les collines grises, couleur de cendres, donnaient un spectacle désolant. Des sillons qui les traversaient, seuls, étaient témoins d’intenses pluies qui irriguaient toute la région et faisaient vivre ceux qui y habitaient. Mais ça, c’était du temps ancien. La famine était d’autant plus forte que plusieurs d’entre eux avaient déjà péri.

Tous les animaux furent convoqués pour discuter de la famine qui risquait de les exterminer tous. Ils étaient là : Tous les habitants des forêts proches et éloignées, tous les habitants de savanes, de rivières et des cours d’eau. Même l’homme avait été convoqué pour la circonstance. Ils devaient répondre à une et une seule question : Qu’est-ce que nous devons encore faire pour survivre ? En effet, Ils avaient déjà fait des offrandes à Dieu, ils avaient offert des jeunes mâles, ils avaient offert des vierges, ils avaient fait des jeûnes et des invocations. Mais Dieu semblait leur avoir tourné le dos. Car, la pluie ne tombait toujours pas.

L’homme prit la parole : Nous avons tous des mères. Elles nous ont élevés et nous sommes devenus forts et certains d’entre-nous ont de la  progéniture. Nos mères ne peuvent donc pas accepter de nous voir tous mourir. Alors, chacun d’entre-nous devra tuer sa mère, la préparer et manger avec le groupe. Une mère chaque jour »  Après un débat houleux qui dura des heures, les autres approuvèrent, avec regret, la proposition.

Une liste fut établie. Chaque jour, un habitant tuait sa mère, la préparait et tous les autres venaient manger chez lui. Mais l’homme, voyant son tour s’approcher, prit sa mère, une nuit et alla la cacher dans la forêt, au fond d’une source à côté de laquelle se dressait un grand arbre. Sur la cime de l’arbre, habitait un oiseau au long cou et à la tête rouge. Il couvrit l’entrée de la cachette avec une grande pierre que sa mère devait déplacer de l’intérieur pour le laisser entrer. Chaque matin, il allait en cachette lui apporter à manger. Toute fois, pour se faire connaître de sa mère, il devait chanter :

Mamueee, mamu wa balumiana
Bena ba mamuabo
Babadia budiadiadia
Nangata wanyi mamu
Naya kateka ku mpokolo
Mpokolo wa mutshi kayi?
Mutshi wa katongobele
Kudi Kanyunyi kakunze mutu
Nshingu uleba leba leba  
Mamu wanyi ngitaba aku
Mukaji’a balumiana eeeh!

(Ma mère, ma brave mère
Les autres espèces ont tué leurs mères.
A la source lointaine
Je cachai la mienne
Près d’un arbre géant
Au sommet duquel trône
L’oiseau au long cou et à la tête rouge
Réponds-moi, ma mère
Ma brave mère.)

Alors, sa mère venait lui ouvrir et il se glissait à l’intérieur avec la nourriture. Cela se passa ainsi pendant quelques jours. Quand, enfin, son tour vint, il tua le crocodile qui errait ça et là, sans logis fixe depuis que sa rivière s’était asséchée. Il prit soin d’enlever les os et la peau qu’il alla cacher dans un trou et couvrit avec la terre. Il prépara la viande et la mangea avec ses compères. Personne d’entre eux ne remarqua la supercherie. Très content d’avoir réussi son coup, l’homme s’en alla dormir du sommeil du « juste ». Le lendemain matin, Il se réveilla de bonne heure et se rendit en forêt pour apporter de la nourriture à sa mère. Arrivé devant l’entrée de la source, il se mit à chanter comme d’habitude.

Mamueee, mamu wa balumiana
Bena ba mamuabo
Babadia budiadiadia
Nangata wanyi mamu
Naya kateka ku mpokolo
Mpokolo wa mutshi kayi?
Mutshi wa katongobele
Kudi Kanyunyi kakunze mutu
Nshingu uleba leba leba  
Mamu wanyi ngitaba aku
Mukaji’a balumiana eeeh!

Mais personne ne vint lui ouvrir.  Il chanta désespérément pendant longtemps.  Toujours pas de mère. Il éleva les yeux sur la cime du grand arbre, L’oiseau au long cou et à la tête rouge l’observait toujours.  L’homme, très triste, s’en alla à la cherche de sa mère, toujours en train de chanter :

Mamueee, mamu wa balumiana
Bena ba mamuabo
Babadia budiadiadia
Nangata wanyi mamu
Naya kateka ku mpokolo
Mpokolo wa mutshi kayi?
Mutshi wa katongobele
Mudi Kanyunyi kakunze mutu
Nshingu uleba leba leba   
Mamu wanyi ngitaba aku
Mukaji’a balumiana eeeh!

Après beaucoup de temps, la pluie finit par tomber dans le pays. La verdure couvrit toute la région, les lacs se remplirent et les cours d’eau débordèrent. Les décès des mères n’étaient plus qu’un triste souvenir pour les autres espèces d’animaux. Mais l’homme qui ne croit pas à la mort de sa mère, continue toujours à la chercher jusqu’à ce jour en chantant :

Mamueee, mamu wa balumiana
Bena ba mamuabo
Babadia budiadiadia
Nangata wanyi mamu
Naya kateka ku mpokolo
Mpokolo wa mutshi kayi?
Mutshi wa katongobele
Mudi Kanyunyi kakunze mutu
Nshingu uleba leba leba  
Mamu wanyi ngitaba aku
Mukaji’a balumiana eeeh!

Si jamais vous le voyez tout près de chez vous en train de chanter, je vous prie de l’aider à retrouver sa mère. S’il vous plaît !

Moralité : Évitons de faire aux autres ce que nous ne voulons pas qu’on nous fasse. Il y a des gens qui induisent toujours les amis en erreur, se croyant, eux, très malins. Mais comme on dit souvent : « Tout se paie ici bas ».

Lumbamba Kanyiki

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31 juillet 2017

LES FEMMES CONGOLAISES DEBOUT POUR LE SOUTIEN À MARTHE TSHISEKEDI 31 JUILLET 2017 ANALYSES 0

maman marthe

Chers frères et sœurs,
Suite au cri de douleur de Marthe TSHISEKEDI, les associations féminines de la RDC prévoient d’ organiser une marche sur toute l’étendue de la République.
Aussi, nous sommes nous demandées ici en Belgique ce que nous pouvons faire. J’ai reçu personnellement plusieurs coups de fil me demandant ce qu’on pourrait faire ( cette demande est faite à la Coordinatrice de l’ONG « EVEIL DE LA FEMME ») , J’ai donc proposé que nous puissions faire un sit-in devant l’ambassade du Congo. Nous attendons que nos sœurs sur place au Congo nous donnent la date afin que nous agissions de concert.
Nous avons déjà l’adhésion de celles de l’Italie et celles de l’Afrique du Sud.
Nous vous demandons de voir si vous pouvez faire quelque chose et aussi contacter d’autres pays.
Au delà de l’affaire du droit à une sépulture sur la terre de ses ancêtres par TSHISEKEDI, ce sont tous les droits fondamentaux du Congolais qui sont bafoués et piétinés.
Un proverbe luba dit ceci :  » kayanda kimpe nuakela ba yaya, kela balume, n’tshiyandayanda » =  » un bon défi est celui qui est lancé aux  femmes, lancé aux hommes, c’est un semblant de défi »
Nous pouvons écrire aux différentes instances; notre manifestation  pacifique dans le monde sera un signal fort.
Comme on le dit encore,  » que celui qui nous nargue n’ait pas été allaité par une femme »

Je vous remercie pour votre prompte réaction.
Albertine Tshituka
0032484728889

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18 juillet 2017

Kapinga Ntumb’a Makabu et l’ogre

ogre

Des jeunes filles étaient descendues un après-midi puiser de l’eau à la rivière. Mais avant de remonter vers le village, elles voulurent d’abord nager dans l’eau fraîche de la rivière. Après qu’elles s’y étaient amusées à divers jeux, vint l’heure de rentrer au village. Les autres sortirent de l’eau, s’habillèrent en hâte pour retourner au village. Mais Kapinga Ntumb’a Makabu, l’une d’entre elles, préféra rester quelques instants dans l’eau. « Je vous suis dans quelques minutes », leur dit-elle.

Emportée par des rêves de petite fille, elle se laissa planer sur la surface de l’eau, le visage aux rayons pourpres du soleil couchant. Finalement,  Kapinga Ntumb’a Makabu sortit à son tour  de l’eau. Pendant qu’elle s’habillait à côté de sa calebasse, elle entendit un bruit derrière elle. Se retournant, elle se trouva en face d’un personnage difforme, très gros et très grand qui l’observait en ricanant avec un gros tam-tam sous son bras.  Apeurée, Kapinga Ntumb’a Makabu voulut se sauver, mais fut attrapée en quelques secondes par l’ogre. « S’il vous plaît, ne me tuez pas » le supplia-t-elle de sa voix fine. L’ogre la contempla un instant. Elle était d’une beauté irréprochable avec son cou gracile et sa hanche de guêpe qui mettait en valeur son jeune bassin de ses 14 ans. Il décidera plus tard de son sort. Pour l’instant, il l’emprisonna dans son tam-tam et l’emmena très, très loin.

Pendant ce temps, ne voyant pas rentrer leur fille, les parents de Kapinga descendirent la chercher à la rivière et dans les forêts environnantes. Mais ils ne la trouvèrent pas.

Un jour que l’ogre jouait de son tam-tam dans un village devant une multitude de spectateurs venus l’écouter, Kapinga Ntumb’a Makabu, du tam-tam où elle était cachée, se mit à chanter :

Kapinga Ntumb’a Makabu eee Nyengele
Kapinga tubadi baye kowa Tshibaji
Tshilume tshikulu tshiankwata
Tshia ngela mu ngoma
Tshia ngele mu ngoma watshio wa ditumba
Bena ngoma bakadi banteke eee Nyengele
Bena ngoma bakadi banteke bu kangimba

 

(Je suis Kapinga Ntumba, fille de Makabu Nyengele
Nous étions allées nous baigner à la rivière
J’ai été enlevée par l’ogre
Et enfermée dans ce tam-tam
Aujourd’hui, je suis devenue sa chanteuse)

Les gens voulurent en entendre davantage, mais l’ogre arrêta le concert et s’en alla ailleurs. A chaque fois que l’ogre donnait son concert de tam-tam, Kapinga Ntumba chantait sa chanson dans laquelle elle racontait sa triste histoire. Un jour, l’ogre jouait dans un village proche de celui de Kapinga Ntumb’a Makabu, mais il ne le savait pas. Vers la fin de son concert, Kapinga Ntumba commença à chanter de sa voix fine et limpide.

Kapinga Ntumb’a Makabu eee Nyengele
Kapinga tubadi baye kowa Tshibaji
Tshilume tshikulu tshiankwata
Tshia ngela mu ngoma
Tshia ngela mu ngoma watshio wa ditumba
Bena ngoma bakadi banteke eee Nyengele
Bena ngoma bakadi banteke bu kangimba

(Je suis Kapinga Ntumba, fille de Makabu Nyengele
Nous étions allées nous baigner à la rivière
J’ai été enlevée par l’ogre
Et enfermée dans ce tam-tam
Aujourd’hui, je suis devenue sa chanteuse)

Parmi les spectateurs, certains villageois se rappelèrent de la disparition de la jeune fille du village voisin répondant au nom de Kapinga. Ils coururent du mieux qu’ils pouvaient annoncer la nouvelle au village de Kapinga Ntumb’a makabu. Après les avoir entendus, les habitants de ce village décidèrent d’inviter, à leur tour, l’ogre chez eux. Le jour convenu, l’ogre qui ne se doutait de rien, vint jouer de son tam-tam. A la fin du concert, Kapinga Ntumba commença à chanter dans le tam-tam de l’ogre :

Kapinga Ntumb’a Makabu eee Nyengele
Kapinga tubadi baye kowa Tshibaji
Tshilume tshikulu tshiankwata
Tshia ngela mu ngoma
Tshia ngela mu ngoma watshio wa ditumba
Bena ngoma bakadi banteke eee Nyengele
Bena ngoma bakadi banteke bu kangimba

(Je suis Kapinga Ntumba, fille de Makabu Nyengele
Nous étions allées nous baigner à la rivière
J’ai été enlevée par l’ogre
Et enfermée dans ce tam-tam
Aujourd’hui, je suis devenue sa chanteuse)

Lorsqu’elle finit de chanter, les villageois, émus par la chanson et la voix triste de Kapinga qu’ils reconnurent facilement, avaient déjà arrêté leur stratégie. Ils donnèrent à manger et à boire à l’ogre. Ce dernier mangea et but beaucoup, plus même que d’habitude. Il s’enivra et s’endormit. Alors, les villageois s’emparèrent de son tam-tam, réussirent à l’ouvrir et à libérer Kapinga Ntumb’a Makabu de l’emprise de l’ogre.

Ce conte m’a été raconté par mon jeune frère Martin Dimuka Kataka en vacances en Allemagne

Lumbamba Kanyiki

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13 juillet 2017

La pintade et le serpent

pintade

La pintade avait passé plusieurs jours à couver ses œufs dans son nid. Elle en sortit, un avant-midi, pour s’alimenter. Pendant qu’elle était partie, le serpent s’invita chez elle et s’enroula autour de ses œufs. Ne se doutant de rien, la pintade revint vers son nid et y trouva un curieux visiteur autour des œufs. Prise de peur, elle alla se poser sur une branche en face pour appeler du secours. Elle se mit à chanter cette chanson lugubre par laquelle elle s’adressait à ceux de son espèce et ces derniers qui écoutaient la chanson venaient pour en connaître la cause. Voici la chanson :  

Pintade :

Bakwa nyunyu totototo toooo totoo
Bakwa nyunyu ba tutende ba tulaji
lwayi nu mune mayu enu.

(Vous tous, oiseaux de la terre
Vous, petits et grands
Venez voir vos œufs !)

Répondant :

Dikangala wa mukombo, tshi dila-dila butuku ne munya ntshinyi ?

(Pourquoi te lamentes-tu nuit et jour ?)

Pintade :

Nyoka wa tshimpaka mumpaka ne mayu anyi.

(Le méchant serpent s’est emparé de mes œufs)

Répondant:

Oh awu wakatumana aaaaaaaaaaaa !

(Oh celui-là nous a exterminés depuis des siècles)

La première à s’intéresser fut la perdrix, sa vieille amie d’enfance. Elle lui demanda : « Chère amie, pourquoi te lamentes-tu comme ca ? Que t’est-il arrivé ? » La pintade lui montra son nid plein à craquer avec le serpent autour de ses œufs. Pour toute réponse, la perdrix lui répondit : « Celui-là nous a presque tous exterminés depuis des siècles ». Elle ne voulut même pas s’approcher du nid. Elle prit de l’altitude et s’en alla dans la vallée verdoyante.

La pintade continua de chanter et de se lamenter. Vint aussitôt le héron au long cou : « Pourquoi pleures-tu depuis des heures, chère amie ? Que t’est-il arrivé ? ». Du regard, la pintade lui montra l’entrée de son nid. Y apercevant le serpent, le héron lui dit ; «  Celui-.là nous a exterminés depuis des siècles ». Il s’envola et disparut vers le lac qu’on voyait un peu plus loin, en forêt comme un disque d’argent abandonné dans la nature.

Tous les oiseaux de la terre entendirent la chanson triste de la pintade et vinrent pour en savoir plus. Mais aussitôt qu’ils apercevaient le serpent autour des œufs de la pintade, ils s’en envolaient sans apporter aucune aide à la malheureuse. Même l’aigle au bec puissant et acéré ne pouvait s’attaquer au serpent et libérer les œufs de la pintade. « Celui-là nous a tous exterminés depuis des siècles », lui répétaient-ils tous avant de disparaître.  Mais,  la pintade, bien que fatiguée d’avoir longtemps chanté, n’abandonna pas pour autant.

Pintade :

Bakwa nyunyu totototo toooo totoo
Bakwa nyunyu ba tutende ba tulaji
lwayi nu mune mayu enu.

(Vous tous, oiseaux de la terre
Vous, petits et grands
Venez voir vos œufs !)

Tout à coup, elle vit venir une fourmi. " Ca fait longtemps que je t’entends pleurer. Que t’est-il arrivé, mon amie ?" Tous ceux de mon espèce qui se sont intéressés à mon malheur ne m’ont pas aidée. Que pourrais-je attendre de ce minable insecte ? se demanda la pintade.  Elle voulut la rabrouer, mais se retint. Sans mot dire, elle lui montra le serpent dans son nid. La fourmi observa longtemps l’imposteur et disparut dans les feuillages. La pintade ne remarqua même pas sa disparition. Jetant un œil à gauche, jetant un œil à droite, elle chantait toujours et toujours, mais sans grand espoir. Pendant ce temps, le serpent immobile se reposait autour de ses œufs.

Ni la pintade ni le serpent ne remarquèrent toute la grande armée de fourmis qui investissaient le lieu.  Elles étaient partout. Sous l’humus qui tapissait la terre humide de la forêt, sur une grande partie du tronc et sur la branche qui soutenait le nid, Au premier signal donné par leur chef, l’attaque fut foudroyante. Les fourmis qui étaient autour du nid tombèrent sur le serpent qui abandonna aussitôt le nid. Dans sa fuite, il tomba par terre où il fut accueilli par les soldats-fourmis. Ceux-ci l’y attendaient avec impatience. En quelques minutes, il ne restait qu’un long squelette, sans vie. La pintade put ainsi regagner son nid où elle retrouva ses œufs intacts.

 

Moralité :

Souvent, nous mettons nos espoirs dans des personnes en qui nous pensons avoir pleine confiance. Mais des solutions à nos problèmes, nous les obtenons parfois des gens sur qui nous ne comptons pas. La pintade de ce conte n’oubliera jamais le geste de la fourmi qui l’a aidée à procréer pendant que ceux de son espèce l’avaient littéralement abandonnée.

 Ce conte m'a été raconté par Martin Dimuka Kataka en vacances en Allemagne

Lumbamba Kanyiki

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09 juillet 2017

COMMUNIQUÉ NÉCROLOGIQUE: DÉCÈS DE MAMAN MADELEINE NGALULA, LA MÈRE DE THÉRÈSE NGANA KADIEBUE

madeleine ngalula

Madame Thérèse Ngana Kadiebue nous fait part du décès de sa mère, maman Madeleine Ngalula, en date du 22 juin 2017 à l’hôpital Saint Joseph de Kinshasa. Née en 1947, maman Madeleine est morte à l’âge de 70 ans de suite d’une courte maladie.

Madame Thérèze Ngana Kadiebue organise le deuil d’un jour ce samedi, 29 juillet 2017 à Freie Christen Gemeinde Köln sur Theodor Heuss Str. 9  à 51149 Köln (C’est l’église du pasteur Pandanjila à Porz). Elle invite toutes celles et tous ceux qui veulent la consoler à se joindre à elle en cette date à partir de 18 heures.

Ce communiqué tient lieu de faire part.

Kasai Direct

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20 juin 2017

ALLEMAGNE: LES MAMANS CONGOLAISES DE KERPEN ORGANISENT UN BARBECUE LE 1ER JUILLET 2017, ALLEON Y SERA AUSSI

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femmes congolaises grill 2017

L’arbre ne peut pousser plus haut et porter de bons fruits que si ses racines s’enfoncent dans les profondeurs de la terre.

Dans le cadre des échanges culturels, les mamans congolaises, réunies dans une association dénommée « LES MAMANS LA PROMESSE », organisent le samedi 1er juillet prochain un barbecue sur Grill-Hütte, Brüchhöhe à Kerpen-Sindorf, à partir de 15 heures. Au menu, il y aura de la viande de chèvre, du poisson, du poulet grillés avec de la banane plantain et de la sauce pimentée.

La maison de la mode « Alleon » sera de la partie avec sa création, reflet de la rencontre des cultures occidentale et africaine. En effet, le design d’Alleon marie le wax traditionnel à la coupe moderne pour habiller aussi bien l’Africaine que l’Européenne.   Alleon offre une gamme variée de ses produits de très haute qualité: des robes, des jupes, des pantalons, des vestes et des blouses pour femmes et des baskets et des pantoufles pour les deux genres.

Enfin, toujours dans le cadre des échanges culturels, monsieur Lumbamba Kanyiki, votre serviteur, présentera son livre « Les contes du Congo suivis de la chasse aux chacals ». Ce recueil de contes est, pour les jeunes congolais comme européens, une petite fenêtre sur la culture du Grand Congo.

Avons-nous éveillé votre curiosité, alors n’attendez pas; rendez-vous est donc pris pour le 1er juillet 2017 à Kerpen-Sindorf, à partir de 15 heures!

Kasai Direct

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15 juin 2017

IN MEMORIAM: ABBÉ BONIFACE TSHINYAMA BADIBANGA

abbé boniface tshinyama badibanga

Le 23 mars 2017, à 15h15,  Le Père Boniface TSHINYAMA BADIBANGA terminait son pèlerinage sur terre. Comme il l’avait tant souhaité sur une terre mariale.

Il est monté vers la Jérusalem Céleste pour y célébrer la Pâques et y recevoir son trophée (à l’instar de Saint Paul) au terme de sa mission accomplie sur cette terre des hommes.

En sa mémoire, ses confrères célébreront une messe d’action de grâces le 18 juin 2017 à 16 h en l’église Saint Charles sise avenue KARRELVELD  n° 13 – 15   1080 Bruxelles (Molenbeek)

Après la messe, un verre d’amitié sera partagé.

Les organisateurs

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03 juin 2017

KABILA, LES CONGOLAIS NE SONT PAS DUPES!

Réfugiés kasaiens en Angola

Après avoir donné l’ordre de massacrer les pauvres citoyens qui n’aspiraient qu’à vivre paisiblement sur la terre de leurs ancêtres dans le Grand Kasai et après avoir mis sur le chemin de l’exil des milliers de Kasaiens, monsieur Kabila vient se présenter en homme de paix. Il vient jouer à son éternel jeu de théâtre de « consultations des couches de la population pour une paix durable ». Et ce qui est triste dans tout ca est que plusieurs naifs du Kasai Central y ont cru. Combien de consultations populaires a-t-il organisées à Kinshasa et qui sont demeurées sans suite jusqu’aujourd’hui?  Depuis quand on déplore les massacres perpétrés par ses forces de l’ordre sur les civils innocents et pourquoi réagit-il seulement maintenant? Qui pourrait croire en sa bonne foi?

Sa tournée honteuse dans le Grand Kasai est une mise en application de son plan macabre ficelé dans ses petites officines et intentionnellent préparé pour mettre le feu au pays et venir se  présenter comme l’homme de paix pour se maintenir au pouvoir! Nous ne sommes pas dupes!

Nous publions ci-bas un extrait d’une vidéo  d’une télévision angolaise montrant un flux important de Kasaiens, hommes, femmes et enfants, fuyant les massacres des forces de Kabila et allant chercher refuge en Angola.

Lumbamba Kanyiki

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29 mai 2017

L’ARRIVÉE DE KABILA À KANANGA: UN NON-ÉVÉNEMENT

kananga en feu

Kanangaises et Kanangais,

Nous apprenons que monsieur Kabila, le pompier-pyromane, va arriver incessamment à Kananga, chef-lieu du Kasai Central pour soi-disant consoler les familles éprouvées par les massacres  de ses forces de l’ordre. Faites de son arrivée un non-événement et vaquez à vos occupations quotidiennes. Que personne ne vous oblige à aller l’accueillir! Nous pensons ici aux mamans maraîchères, aux commercants de différents marchés,  aux écoliers et aux fonctionnaires des travaux publics. Faites-lui savoir qu’il n’est pas le bienvenu sur nos terres!

C’est comme qui dirait: L’assassin revient toujours au lieu du crime.

Lumbamba Kanyiki

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