27 novembre 2019

INVITATION À UNE CONFÉRENCE SUR LA FAMILLE CE SAMEDI 30.11.2019 À COLOGNE-EHRENFELD, EN ALLEMAGNE

famille africaine

Ce samedi, 30 novembre 2019, les associations AGK et GOEK. e.V. organisent,  dans les installations de l’AGK situées sur Weinsbergstr. 190, à 50825 Cologne Ehrenfeld, une conférence sur le thème de la famille.  Que signifie la famille du point de vue africaine, juridique et biblique? Trois conférenciers sont attendus:

Lumbamba Kanyiki qui présentera la famille africaine traditionnelle  hier et aujourd’hui, Toussaint Botuli qui parlera de la famille sur le plan juridique et le pasteur Affo Mudiandambu qui  nous dira ce que la bible pense de la famille selon la parole divine.

La salle sera ouverte à partir de 13 heures 30 pour vous accueillir et la conférence commencera à 14 heures pour se terminer autour de 17 heures.

Vu l’importance du thème proposé, nous souhaitons vous voir nombreux dans la salle pour assister à cette  conférence.

Veuillez cliquer ici pour voir le prospectus de la conférence: Flyer Veranstaltung am 30.11.2019

 

Lumbamba Kanyiki

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14 novembre 2019

Le couteau de la mamelle (Kele ka ku dibele)

mère africaine

Un piégeur professionnel vivait dans un village avec sa femme et son fils de bas âge. Il travaillait tellement bien que sa réputation avait franchi les frontière de son village. Lorsque son fils atteignit l’âge où les jeunes garçons laissent pousser une barbiche et où la voix bourdonne comme dans une grosse calebasse, le piégeur lui dit un soir : « Tu deviens tout doucement un homme ; à partir de demain, tu devras m’accompagner en forêt pour apprendre mon métier ; ainsi tu devras mieux subvenir plus tard aux besoins de ta famille. »

A partir du jour suivant, comme il l’avait dit, le père sortait avec son fils au premier chant du coq et prenait le chemin de la forêt. Il lui apprit à détecter les traces laissées par les bêtes et même à reconnaître avec précision quelles bêtes les auraient laissées. Il lui apprit les différentes sortes des pièges et dans quels cas, il fallait les utiliser. Ainsi le fils apprit les pièges à lacet, les pièges à corde, les nasses à souris et celles à poisson, les pièges à filet, etc. Il apprenait chaque jour et chaque jour, il progressait dans son apprentissage.

Quelques années plus tard, ayant vu le progrès réalisés par son fils, le père lui dit: « Maintenant que tu as acquis la technique nécessaire au métier, tu devras désormais travailler seul ; tu n’as donc plus besoin de moi. » A partir du jour suivant, le jeune piégeur sortait seul dans la forêt et tendait ses pièges comme son géniteur le lui avait appris. Mais ses pièges n'attrapaient que du petit gibier comme les souris, les oiseaux et parfois des lièvres, ce dont il n’était pas content.

Un après-midi, pendant qu’il visitait ses pièges, il aperçut une belle et grosse antilope qui venait d’être capturée à l’un des pièges de son père. Fâché, il s’écria : «  Il n’y a que lui qui fait de belles prises et qu'on admire et pourquoi pas moi aussi ? ». Sans hésitation, il dénoua soigneusement la corde qui étranglait la bête et alla l’attacher à son propre piège tendu à un arbre un peu plus loin. Puis, il courut du mieux qu’il put au village appeler son père : « Papa, papa, viens voir ; moi aussi, je viens de faire une belle prise : une antilope, plus grosse qu' une jeune vache ! »

Son père, très content, lui emboîta les pas en direction de la forêt. Étant arrivé au piège, le père observa tranquillement la prise, puis demanda à son fils de descendre la bête et de la dépecer. Le fils coucha l’antilope sur l’herbe battue à l’occasion, saisit son couteau et chercha à l’enfoncer dans le ventre de l’animal, mais le couteau bondit et ne laissa aucune égratignure sur la peau tendre du ventre de l'animal. Il fit une seconde tentative, sans succès. Alors, le père, qui observait toujours la scène, lui prêta le sien ; mais le fils ne put réussir à dépecer l’antilope. Le père lui demanda d’aller aiguiser les deux couteaux sur la roche toute proche. Mais même avec les deux couteaux bien tranchants, le fils ne parvint pas à ouvrir le ventre de la bête.

Alors, le père prit la parole et lui dit : « Va au village, demande à ta mère de te remettre le couteau de la mamelle. Car, il n’y a que ce couteau qui puisse ouvrir le ventre d'une telle antilope. » Mais le fils ne comprit pas le sens de la parole de son père. Il courut au village et trouva sa mère qui s’affairait à la cuisine.

-  Maman, maman, papa m'envoie chercher le couteau de la mamelle pour que je puisse dépecer mon antilope. »,lui dit-il, tout essoufflé de la course.

 - Le couteau de la mamelle ? », lui demanda sa mère, tout étonnée

- Oui, le couteau de la mamelle., lui répondit son fils.

Alors, la mère demanda à son fils comment il avait attrapé son antilope. Celui-ci lui expliqua que la bête était tombée dans son piège tendu au haut d'un arbre. « Mon fils, dis la vérité ; l'antilope ne monte jamais aux arbres ! »

Après une courte discussion, la mère arriva à persuader son fils de lui avouer son forfait. L'ayant entendu, elle lui demanda de rentrer auprès de son père et de lui dire la vérité. Ainsi, le fils suivit le conseil de sa mère ; il retourna dans la forêt, avoua sa faute et s'excusa auprès de son père. Ce dernier lui ordonna, comme la première fois, de dépecer l'antilope. Le fils reprit son couteau et dépeça toute la bête sous le regard calme de son père.

Les leçons à tirer de ce conte :

  1. Les oreilles ne dépassent jamais la tête ; l'enfant doit toujours du respect à son père et ne devra, en aucune façon, chercher à entrer en concurrence avec lui.

  2. « Kunangidi muvuala-vuala Kabuta, utakavuala tshiebe tshidimu ». Il ne faut pas envier les autres ; à chacun son tour !

  3. « Kabiena kuluila, amu Nzambi ngubipapa bantu ». Il ne faut pas courir derrière les richesses de ce monde ; il n'y a que Dieu qui pourvoit aux besoins de ses enfants.

  4. La plus grande leçon dans ce conte, c'est le rôle de la mère dans la société traditionnelle. Revenons d'abord au titre : le couteau de la mamelle. Le couteau a une grande signification : nous nous en servons pour couper, trancher tout ce qui est dur pour nos mains nues. En cela, le couteau est une solution. Le couteau est aussi un instrument de justice pour ceux ou celles qui veulent se faire justice en blessant ou en tuant les autres. Et qu'est-ce que le couteau de la mamelle ? Nous savons tous que la mamelle sert à nourrir un bébé. Elle établit une relation de confiance entre l'enfant et sa mère. C'est sur elle que ce dernier, fatigué, vient poser sa tête et s'endormir. Le couteau de la mamelle est donc un jugement qui vient de la personne en qui le jeune homme fait le plus confiance : sa mère. Le père avait, de prime à bord, remarqué la supercherie de son fils. En homme sage, il l'a envoyé auprès de sa mère, auprès de la personne de confiance qui pouvait le faire revenir à la raison. Ainsi dans ce conte, la mère joue un rôle très important, car elle y apparaît comme la gardienne de la tradition.

Je remercie mon frère Benoît Bambamba Kanyinda qui a accepté que je raconte son conte en francais afin d'édifier celles et ceux qui ne comprennent pas notre langue maternelle, le tshiluba.

amour maternel

Lumbamba Kanyiki

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04 novembre 2019

LE PRÉSIDENT FÉLIX ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO ATTENDU DU 14 AU 16 NOVEMBRE 2019 EN ALLEMAGNE

Fatshi (1)

Ce qui était une simple rumeur se concrétise enfin: le président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, est attendu du 14 au 16 novembre 2019 en République Fédérale d’Allemagne pour une visite officielle de trois jours. La confirmation vient de l’Ambassade de la République Démocratique du Congo en Allemagne qui a livré l’information sous forme d’un communiqué de presse, en annexe .  L’auteur de ce communiqué, monsieur l’Ambassadeur Jeannot Tshoha Letamba  invite les Congolaises et les Congolais de la diaspora  à réserver au président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo un accueil digne de son rang.

Toujours en rapport avec l’accueil du président Fatshi, il est demandé aux Congolaises et Congolais de la Rhénanie du Nord de prendre un peu de patience; d’ici-là, ils seront informés sur les dispositions qui seront prises pour le voyage de Berlin et le lieu de rencontre avec le président.

Voici en annexe le communiqué de l’Ambassade:

Lumbamba Kanyiki

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12 octobre 2019

CRASH DE L’AVION AFFRÉTÉ PAR LA PRÉSIDENCE: LES COMBATTANTS DE L’UDPS POINTENT DU DOIGT L’AUTORITÉ MORALE DU FCC

udps-logo

Les combattants de l’UDPS sont descendus hier dans la rue, à Kinshasa à l’annonce de la disparition des radars de l’avion du type Antonov 72 affrété par la présidence de la République pour le besoin de logistique. Ils dénoncent un coup monté par Kabila et son entourage qui voudraient neutraliser le président Tshisekedi pour revenir aux affaires. Ils souhaitent même la fin de l’alliance entre le FCC et le CACH qu’ils jugent contre nature. La situation semble se calmer depuis l’intervention de Marc Kabund qui leur a demandé d’attendre la fin de l’enquête pouvant déterminer avec exactitude les causes du crash.

Ils sont plusieurs à penser que le crash serait un coup monté par Kabila pour appliquer le schéma tant décrié: éliminer le président Tshisekedi, créer un vide du pouvoir, faire venir Tambwe Mwamba pour assurer l'intérim et préparer les élections que Kabila « gagnerait » à tout prix. Mais arrêtons toute spéculation et attendons que la boîte noire nous livre ses secrets!

Lumbamba Kanyiki

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21 juillet 2019

VIDÉO: L’ARRIVÉE DU GOUVERNEUR MARTIN KABUYA À KANANGA. ANALYSE

martin kabuya

La vidéo postée sur youtube date de quelques mois; elle n’est donc pas récente. Néanmoins, nous avons choisi  de la revisionner et de l’analyser, car elle révélait déjà la personnalité de Martin Kabuya. A la sortie de l’avion qui le ramenait de Kinshasa à Kananga, monsieur Martin Kabuya apparaît en tenue blanche de …maréchal, copie de celle du Maréchal Mobutu Sese Seko de triste mémoire. Il salue militairement la foule immense venue l’accueillir et amorce une descente de l’escalier sans tenir compte de son épouse qui le suivait à quelques mètres. Après les honneurs militaires et l’accueil des notables de la ville, le nouveau gouverneur sort dans un  cortège long de plusieurs voitures, des 4×4 pour la plupart. A un certain moment, il décide de sortir de sa voiture et de marcher pour être au plus près de la foule compacte amassée le long de la route. Il avance toujours, agitant les mains à gauche et à droite, sans tenir compte de son épouse qui peine à le suivre. La pauvre, au début a tenu l’effort d’ être à sa hauteur, mais à un certain moment, n’en pouvant plus, elle a commencé à ralentir. Lorsque notre gouverneur la remarque, enfin,  loin derrière lui, il lui fait signe de rester et il  continue seul son chemin. A la fin de la vidéo, j’ai dit à mon voisin de gauche: « Voilà un homme très agité, un homme vraiment en vadrouille ! »

Analyse

D’abord la tenue blanche de maréchal. Monsieur a choisi pour sa prise des fonctions de gouverneur, une tenue blanche de maréchal Mobutu, un dictateur. Ce qui nous montre un homme rempli de son ego. Mais à l’opposé de Mobutu qui faisait attention à son épouse à chacune de leurs apparitions, monsieur Kabuya a totalement oublié la sienne! Sur la vidéo, à aucun moment, il ne l’a regardée, n’a veillé sur elle. Le seul moment où il a remarqué sa disparition à ses côtés, il lui a demandé de rester. ( à revoir sur la vidéo vers la 6 ème minute). Un chef qui ignore sa compagne, sa plus proche, que peut-il faire des autres? Tout doit commencer par là: respecter sa compagne, respecter sa famille. La vidéo nous révèle un homme embrouillé, rempli de son ego et c’est comme ça qu’il est dans sa manière de gérer la province! Il n’est en rien différent de son prédécesseur Kambayi.

Le comportement qui frise la dictature

Lorsque nous suivons les chambardements qui s’opèrent dans l’administration et à la division de la santé, nous nous disons que nous ne nous sommes pas trompés. Et à voir l’allure où vont les choses, nous ne pouvons rien attendre de Martin Kabuya, à moins d’un changement de cap à 180°! Il révoque par téléphone, il fait arrêter sur simple accusation ou soupcons, sans respecter les procédures  qui pourtant existent; il arrête lui-même les paisibles citoyens et les amène à la justice. Too, tatu gouverneur! Mukalenge wa bantu, bantu wa mukalenge ». Vous êtes gouverneur de toutes et de tous,  des hommes et des femmes, des enfants et des adultes, des cadres et des ouvriers, des bons et des méchants. Mais il faut savoir respecter toutes vos citoyennes et tous vos citoyens et même les mauvais, les voleurs, etc. Que votre action ne soit pas menée par la haine ou la colère, mais par le souci de corriger et d’éduquer, d’améliorer le bon fonctionnement des services pour le bonheur collectif. Plutôt que votre tenue de maréchal, la population vous attend dans une salopette d’ouvrier pour mettre toutes les Kanangaises et tous les Kanangais au travail de développement de leur province. Mayi talala, bakutue bianza!

Lumbamba Kanyiki

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02 juillet 2019

LE GOUVERNEUR MARTIN KABUYA MET TOUTE L’ÉQUIPE TECHNIQUE DE LA DGRKAC À LA DISPOSITION DE LA JUSTICE

KASAI CENTRAL: APRÈS LA REVOCATION PAR TÉLÉPHONE DE SON DIRECTEUR, LE GOUVERNEUR MARTIN KABUYA MET TOUTE L’ÉQUIPE TECHNIQUE DE LA DGRKAC À LA DISPOSITION DE LA JUSTICE

Martin-Kabuya-1

Le gouverneur du Kasai Central, monsieur Martin Kabuya, a mis aujourd’hui toute l’équipe technique de la DGRKAC (Direction Générale des Recettes du Kasai Central), anciennement appelée DGRKOC ,à la disposition de la justice. Ceci arrive quelques jours après la revocation, par un simple coup de fil, de son directeur Bruce Bilolo. Les intéressés ne savent pas exactement de quoi le gouverneur leur reproche. Tous les chefs des divisions y compris le directeur adjoint Katshiayi sont présentement détenus au cachot du parquet général de Kananga. L’interrogatoire d’aujourd’hui a tourné essentiellement autour de leurs biens et avoirs privés.

Plusieurs pensent que monsieur Kabuya chercherait, par ce chambardement constaté dans toute la fonction publique, à déblayer le terrain pour caser ses amis et connaissances. Cette situation arrive une semaine après la mise en place contestée  des médecins qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, voici une dizaine de jours.

Lumbamba Kanyiki

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20 juin 2019

LES ANNÉES PASSENT; TOUT CHANGE

fanfare collège bandayi

Je me trouvais aujourd’hui à Lechenich sur une artère fortement fréquentée en ce jour férié ensoleillé, en train d’observer un courant fluide  de gens un peu pressés qui affluait vers le centre commercial et un autre très espacé qui faisait un mouvement inverse avec des couples, des jeunes gens et des enfants en train de lécher leur crème glacée. Juste à côté de moi, une ruelle débouchait d’un bâtiment commercial abritant des cabinets médicaux, une pharmacie et un home de personnes âgées. Tout à coup, un jeune garcon, 10 ans environ, en sort à pas pressés. « Nicht so schnell, Philipp! » (Pas si vite, Philipp!) lui crie sa mère, une femme d’une quarantaine d’années  qui le suivait à une dizaine de mètres. Lorsqu’elle est arrivée à mon niveau, nous nous sommes souri et j’en ai profité pour lui dire que dans le temps, c’était plutôt le contraire. « Ya richtig » (Oui, c’est exact!) m’a-t-elle répondu tout en continuant sa route vers le centre commercial. Directement, mes pensées sont allées à cette chanson que nous avions apprise, encore enfants, au petit collège Saint Clément de Mwila Mufiedi:

Papa o papa,
Attends-moi. je ne peux pas
Papa si tu vas à grands pas, je ne peux pas
Un pas, c’est un pas
Mais ton pas, je ne l’ai pas
Papa o papa, je ne peux pas!

C’était comme cela que chantait l’enfant en train de suivre péniblement son père qui allait à grands pas, le matin.  Puis vers midi, les deux continuaient côte à côte leur route.  Enfin, vint le soir. Le père, dos voûté par le poid de l’âge, s’en allait tout doucement, courbé sur sa troisième jambe, son bâton. Ne pouvant plus tenir le rythme de son fils, il traînait loin derrière lui. Mais j’ai complètement oublié comment il chantait. Comme bientôt, je serai dans sa situation, je vous prie de me rappeler son couplet. S’il vous plaît!

Kwacila mwana mpasu…

Lumbamba Kanyiki

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19 juin 2019

KASAI CENTRAL: MONSIEUR KABUYA, PASSEZ À L’ESSENTIEL, S’IL VOUS PLAÎT!

martin kabuya

Selon l’article du journaliste Alai Saveur Makoba, lu sur 7sur7.cd sous le titre « Kasai Central: Martin Kabuya promet de doter le gouvernorat d’un nouveau bâtiment de 7 niveaux »
, monsieur Martin Kabuya, gouverneur du Kasai Central, voudrait laisser construire un nouveau gouvernorat de sept niveaux qu’il voudrait laisser comme un bijou à la future génération du Kasai Central. Nous voudrions dire au gouverneur Kabuya que, au vu de la situation actuelle de la province, un nouveau gouvernorat n’est pas une priorité du tout. Le gouverneur devrait se concentrer sur les  projets à caractère économique qui profiteraient à la population surtout dans la satisfaction de leurs besoins et dans la création d’ emplois.  Nous songeons ici à la promotion de la création de petites et moyennes entreprises. Les conditions qu’exigent les investisseurs tant nationaux qu’internationaux sont connues: l’énergie, la sécurité des biens et des personnes, l’instauration d’un bon climat des affaires, etc.
Nous invitons le gourneur à se concentrer sur ces points essentiels qui pourront non seulement profiter à la population, mais aussi, indirectement, à la province, par les taxes et impôts que ces projets pourront générer. En revanche, nous ne voulons plus voir l’application de la politique du tape-à-l’oeil comme du temps de Mobutu, voir pousser des immeubles qui ne profitent nullement à la population, mais dont le but caché est d’encaisser des dividendes et des rétrocommissions. La fin des travaux de la construction du barrage sur les chutes Katende serait à classer parmi les priorités des priorités!

Lumbamba Kanyiki

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07 juin 2019

La solitude

kasai central pont sur lulua

Un silence assourdissant s'abat sur la place
alourdi par les gazouillis des oiseaux dans les herbes douces
et les sifflements du vent dans les branches dansantes

 une nappe d'ombres soyeuses qui invite au repos

 Le coeur vogue vers des versants ensoleillés
de la Lulua

Qu'il est loin de moi, mon pays!

 

Lumbamba Kanyiki

 

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11 mai 2019

Nostalgie

Depuis des jours
Le froid qui nous froisse dans ses griffes
Me gèle le cœur

Au loin, dans un village lointain
Une ribambelle de bambins
Voltigent à la ronde tels des hirondelles
Sur la nappe dorée d’un soleil du Kasai

 Sous un arbre sans âge
Un vieux, les yeux mi-clos
Observe en silence

 Je rêve.

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