08 juillet 2013

Visite du château Augustusburg à Brühl/Allemagne

Au cas où vous désirez passer votre week-end ou vos vacances en Allemagne, n'oubliez pas de visiter le château d'Augustusburg à Brühl. J'y étais ce week-end. Vous ne serez pas déçus. Voici les images que je vous apporte!

Schlosspark Augustusburg Brühl

 Lumbamba Kanyiki

Posté par lumbamba à 19:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


19 juin 2013

Voici les images d'Erftstadt!

Ça fait longtemps que tu es partie. Je viens de monter une vidéo pour te rappeler ta ville, Erftstadt. Les endroits que tu connais très bien pour y avoir grandi. J'y ai ajouté les mélodies de chez moi. Peut-être par nostalgie, peut-être parce qu'elles font aussi partie de toi, n'est-ce pas? Tu ne me contrediras pas parce que tu te réclames aussi cette identité.

La qualité n'est, certes, pas excellente, j'en conviens. Si tu  étais là, on corrigerait certaine parties. Mais hélas! Souffre de ces quelques imperfections liées à notre nature humaine. Tu montreras à ta soeur cette vidéo. Elle se fera déjà une idée de la ville qu'elle va visiter en décembre. Sauf qu'en ce moment-là, ça sera un autre temps, une autre saison. Sans plus tarder, je te laisse revoir ta ville du moins en partie. Voici donc la vidéo!

L'été à Erftstadt

Papa

Posté par lumbamba à 20:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 avril 2013

Les Balubas du Kasai et d'ailleurs

Je pensais que les Balubas où qu'ils se trouvaient gardaient la même éducation telle que nous l'avons reçue de nos parents. Je me suis trompé. Je me disais que les Balubas où qu'ils se trouvaient respectaient, du moins en grande partie, les us et coutumes reçus de leurs parents. Là aussi, je me suis trompé. J'en suis arrivé à distinguer les Balubas du Kasai et d'ailleurs. Je ne m'attarderai pas sur les Balubas du Kasai. Ce sont ceux-là qui respectent leur mode de vie et leur culture, du moins la plupart. Au contact des autres peuples, ils sont restés les mêmes et ont gardé leur identité.

Les Balubas d'ailleurs. Ils vivent ailleurs ou sont nés ailleurs et ont acquis les habitudes du milieu où ils vivent. Les Balubas d'ailleurs sont des assimilés dans la culture de leurs pays d'accueil. De leur propre culture, ils n'en gardent que quelques souvenirs. Ce sont ceux-là qui parlent le tshiluba rarement. L'homme et la femme peuvent être du Kasai, ils connaissent le tshiluba, mais toute fois préfèrent communiquer en lingala ou en français.

Les Balubas d'ailleurs, surtout de Kinshasa, respectent la religion Kitendi (habillement) et préfèrent les apparences. Ils peuvent ne pas avoir beaucoup d'argent, mais ils chercheront à s'habiller au-dessus de leurs moyens, au risque de sacrifier même la famille. "Poussa ambiance; bana baliya matembele lobi." (Amuse-toi bien; les enfants se nourriront des légumes demain!) Souvent, lorsqu'ils ne peuvent se défendre de ce qu'ils ne peuvent remplir convenablement leur rôle de parents, on les entend dire: "Je ne peux tout de même, pas sacrifier ma vie pour les enfants" Mais le muluba du Kasai a appris que "Kapumbu kakatu kapungila mibanga yaku to."

Le Muluba d'ailleurs dira à son enfant: "Fais la vie tant que tu es encore jeune et tant que tu le peux, si tu meurs et que tu laisses ton argent, ce sont plutôt les autres qui en profiteront". Le carpe diem, quoi! Les épicuriens en savent quelque chose. Il apprendra à sa fille comment profiter du mari (koleyila mobali) Tandis que le Muluba du Kasai dira à son enfant: "Wadia kamue walama kamue, bualu makelela udiku"

Pendant que le Muluba du Kasai dira à sa fille qui se marie: "tu te maries une et une seule fois; tu n'as plus de lit ici chez moi, le Muluba d'ailleurs dira à sa fille, "Dès qu'il se joue de toi, plie bagage et rentre ici."  Chez les Balubas d'ailleurs, c'est souvent le flou total et artistique. L'homme et la femme vivent dans deux mondes différents. Lorsqu'ils sont en présence des étrangers, ils jouent au parfait amour. Alors, comme d'habitude, dans des telles situations, ce sont les enfants qui en souffrent. Dans certains milieux, les amis connaissant bien les habitudes des Kasaiens s'étonnent lorsqu'ils observent les comportements des Balubas d'ailleurs. Le Tshibawu n'existe plus? se demandent-ils. Bana betu, tuyaya kunyi?

D'ailleurs, un de mes frères voulait appliquer la génèse 24. C'est-à-dire qu'il voulait comme Abraham chercher une femme muluba pour son fils. Je lui ai demandé de faire beaucoup d'attention. En effet, 'il mettrait beaucoup de temps avant de découvrir chez les filles balubas d'ici les mêmes signes que les ouvriers d'Abraham attendaient de la fille qui allait devenir la femme d'Isaac. Les Balubas d'ailleurs ne sont plus comme ceux de chez nous. "Kulu kumuenesha muana dikenga" lui ai-je dit.

Tshiamba ya Bende 

Posté par lumbamba à 00:18 - - Commentaires [21] - Permalien [#]

16 mars 2013

Femmes, dialoguez ave vos maris

L'homme, dépassé par les évènements, gardait sa tête baissée, assis sur une chaise devant moi dans mon bureau. J'essayais, du mieux que je pouvais, de le consoler, sans être sûr d'y parvenir, moi-même. C'est justement dans ces genres de situations qu'on pense que la vie n'a pas de sens d'être vécue. Les évènements vous surprennent au moment où vous vous attendez le moins. L'histoire que je venais d'entendre dépassait les limites du raisonnable, incompréhensible surtout qu'elle sort du milieu des gens qui prient.

Un soir, une fille se plaint des douleurs intenses d'estomac. Le père qui ne soupçonne rien, l'accompagne aux urgences dans un hôpital de la place. En attendant qu'on traite sa fille, il prend un journal, question de "tuer" le temps dans une salle d'attente presque vide pendant cette heure de la soirée. Au bout des quelques minutes, le médecin vient lui annoncer que la fille a besoin de beaucoup de repos et surtout qu'elle ne doit pas faire beaucoup de mouvements. Au cas contraire, elle va perdre son enfant!

- Quoi? Quel enfant, docteur?

- Mais tu ne le savais pas? Ta femme est enceinte de six mois.Lui dit le docteur d'un air de surprise.

- Ce n'est pas ma femme mais ma fille. Corrige le père qui tombe à la renverse sur la chaise et évite, de près, de s'évanouir.

Plus tard, il s'est rendu compte que son épouse était au courant de toute la situation, mais n'avait pas pris soin de l'informer. Lorsque le père lui annonce la triste nouvelle, elle rétorque simplement d'une voix inaudible:

- J'ai souffert de cette histoire ça fait des semaines. Excuse-moi si je ne t'en ai pas parlé plus tôt.

Alors, le père se retourne vers moi, les bras en l'air comme pour me prendre à témoin:

- Monsieur Tshiamba, Cette femme est sorcière!

Ce drame me rappelle un autre qui s'est passé dans notre quartier à Kananga. Notre voisine qui devait avoir 17 ans à l'époque, élève de cinquième commerciale au collège, avait mis au monde à la surprise de tous. Un jour que nous rentrions du cinéma, nous rencontrâmes son père qui revenait à vélo  de l'hôpital général, encore sous le coup de l'émotion.

- Tshiamba, me dit-il, ta soeur vient d'accoucher d'un garçon.

- Et comment papa Théodore? Kapi était enceinte?Je lui demandai.

-Je suis aussi surpris que toi, Tshiamba.

Mais d'après les bruits qui circulaient les jours suivants dans le quartier,  il semblait que la mère de Kapi était au courant et connaissait même l'auteur des oeuvres. L'enfant de Kapi reçut le nom de Tshitenge kabamuambidi. ( Tshitenge est le nom de papa Theodore. Kabamuambidi signifie "On ne l'avait pas informé ). S'étant senti trahi, il avait trouvé mieux de prendre une deuxième femme. Voilà comment on devient polygame en Afrique sans le vouloir. 

Un conseil: Quelle que soit la gravité de la situation, hommes et femmes,sachez communiquer et dialoguer en famille. Car une famille dans laquelle il n'y a pas de transparence est comparable à une association des malfaiteurs. Ce qui s'est passé là est tout simplement criminel.

Tshiamba ya Bende

Posté par lumbamba à 03:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

09 mars 2013

Lorsqu'on perd les pédales...

Le téléphone sonne une fois, deux fois,...Avant de décrocher, je prends vite mes lunettes. Un coup rapide sur le display, question de ne pas me laisser prendre par ceux qui quémandent toujours de l'argent. De toutes les façons, je ne suis pas le seul à faire ce rituel. Qui ne le fait pas? Lorsque le numéro commence par le 00243, on est comme électrisé. Alors, on regarde les deux ou trois derniers chiffres. Si c'est bon, on prend. Au cas contraire, on le laisse sonner jusqu'à ce qu'il cesse de lui-même. Tshiamba n'est pas là! Mais cette fois-ci, ce n'est pas le 00243, mais plutôt Pierrot. Je ne vous ai pas encore présenté Pierrot. Un sexagénaire à la retraite comme moi et qui passe toutes ses heures sur internet. On le lit ici et là dans tous les fora. Des débats qui n'en finissent pas. Un jour que j'étais en visite chez lui, nous étions en train de discuter, à bâton rompu, sur la politique du Congo, comme toujours.  Son épouse nous regarde avec pitié et lâche: Politiciens d'ordinateurs; quand irez-vous prendre le pouvoir chez-vous?" Avant, il s'énervait, mais les temps ont changé.  Il lui répond simplement d'une voix monocorde, fatiguée par l'âge, mais gardant toujours espoir: " Le jour viendra où le fils de Dieu sera glorifié" Les Baluba diraient: "Mulum'a dituku udiku". C'est ça aussi l'Europe. Les rêves sont devenus des utopies. L'image de l'homme en a pris le coup et l'autorité s'est écornée. Tu parles, on se moque de toi sous cape comme pour dire: "Tu es déconnecté des réalités sur terrain"

Retournons à l'appel téléphonique. Pierrot me dit: "Tshiamba, rends-toi sur youtube, une bonne vidéo t'y attend." Il me communique le titre que je note rapidement. Mon ordi étant déjà allumé, je tape sans attendre le titre de la vidéo et la voici qui dévoile ses secrets. Il s'agit d'une émission avec un pasteur combattant. Un grand vantard qui parle sans retenue. Il est pasteur, combattant et informe que bientôt il sera acteur de film, vantard comme beaucoup de gens de son espèce..  S'il était un Muluba, il confirmerait l'assertion kinoise selon laquelle les Baluba sont des vantards. Mais heureusement qu'il ne l'est pas.  Intéressons-nous plutôt à ce qui se dit dans l'émission... Une Congolaise est morte à Londres.  Sa dépouille a fait trois mois à la morgue par manque d'argent pour l'enterrement. Les cousines de la défunte et même son église n'ont pas voulu en prendre la responsabilité. Et le réalisateur de demander à quoi servent les offrandes et les dîmes que les croyants versent dans cette église. Au cours de la même émission, j'ai même appris qu'un autre faux pasteur qui couchait avec les femmes d'autrui et les baptisait la nuit pendant que les maris étaient absents, a été condamné à neuf ans de prison ferme. Pauvres Congolais!

Ici, chez nous, les églises continuent de faire des victimes. La semaine passée, j'étais à un deuil. Non loin de moi, un jeune homme est en conversation avec des amis. Il leur raconte comment les Allemands sont des racistes  et comment la direction de l'école de son fils, qui est encore à l'école primaire, n'arrête de le convoquer pour lui parler des problèmes de son fils et de son comportement agressif à l'école. D'après lui, l'école chercherait à casser l'avenir de son fils. Mais lorsqu'un autre monsieur qui était à côté de lui tente de lui expliquer comment il doit s'impliquer dans le système et comment il doit s'y prendre pour suivre l'évolution de l'enfant à l'école. Il s'écrie: "Est-ce que mon père à moi, m'avait suivi comme ca à l'école? Soki boye, wana Kolo Yesu nde akosala!" Lisez en francais: S'il en est ainsi, il n'y a que Jésus qui pourra s'en occuper!  C'est ça, l'homme congolais actuel. Egoiste, il préfère passer des heures et des heures à l'église pour sauver son âme et abandonne les enfants à "Nkolo Yesu"qui devra faire "ses miracles"

Les églises congolaises sont, de nos jours, sources des tensions dans des familles. Les hommes se disputent avec leurs femmes à cause des églises;  les parents se disputent avec leurs enfants à cause des églises. Les "Kinderheim", ces maisons qui accueillent des enfants en difficultés, se remplissent avec nos enfants qui ont des problèmes avec leurs parents... à cause des églises. "Mutshi muimpe badi baumanya ku bimuma biawu!" Notre  Dieu est un Dieu d'amour, un Dieu d'ordre. Quand comprendront-ils cela?

Tshiamba Ya Bende

Posté par lumbamba à 01:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


05 mars 2013

Affaire imperium

L'homme vient devant moi avec un grand sourire: " Bonjour, mukulu" me salue-t-il en prenant ma main entre les siennes. Il a bonne mine, contrairement à la description que m'avait donnée Kanyeba, il y a exactement une année.

- Qu'est-ce que tu deviens, petit-frère? J'ai appris que tu as divorcé d'avec ton épouse." Je lui demande. Il me répond avec le même sourire:

- Mukulu, je viens de récupérer l'imperium.

Là, je ne pige rien. Qu'est-ce que l'imperium vient faire là dedans?.Devinant l'ambarras dans lequel je me trouvais, il enchaîne.

- Mukulu, j'étais au pays; j'en suis revenu, ça fait de cela un mois. J'ai récupéré l'imperium comme je le disais tout à l'heure. Une belle femme que j'ai épousée. Vraiment "Kasusu" ( pour signifier une jeune fille à la poitrine ferme).

- Ah, Bonkodi, ton imperium est donc une femme? je lui demande.

Il feint la surprise.

- Et alors? Tu ne le savais pas, Mukulu?

- Et quand viendras-tu me la présenter? je lui demande.

- Mukulu, mon imperium ne viendra jamais en Europe! Je ne commettrai plus la même erreur. Mon imperium restera au pays aussi longtemps qu'elle sera avec moi. Je viens ici pour affaires et je la rejoins là-bas. Point à la ligne. "Nyoka wa kansuma, nkadi ntshina mitu ya misodia" (J'ai été mordu par un serpent; maintenant, même les têtes de lézard me font peur!)

Alors, il se met à m'expliquer sa mésaventure. Cela faisait des mois que ca n'allait plus dans son foyer. Les disputes étaient fréquentes non seulement entre son épouse et lui mais aussi entre lui et ses enfants. Tous avaient finalement fait bloc contre lui. C'est ça, la vie en Europe. Un jour, il est rentré chez lui. Il voulait ouvrir la porte de son appartement, mais la serrure refusait d'accueillir sa clé. Lorsqu'il est ressorti de l'immeuble, son épouse, barricadée dans l'appartement avec les enfants, surveillait le moment où il allait sortir. Elle lui  jeta ses affaires par la fenêtre en lui criant "bonne chance dans la vie. Imaginez les sacs-poubelles, contenant des habits et des chaussures, jetés du quatrième étage par la fenêtre en plein hiver! Ils tombaient en faisant plop-plop sur la pelouse gelée, vomissant leurs contenus dans la nature. Alors, commença une période d'errance qu'il qualifie, lui-même, de descente aux enfers, dormant ici et là, chez des amis ou des connaissances.

- Dieu est grand, Mukulu! L'imperium est là et la vie continue. dit-il en guise de conclusion.

Pris de compassion, je lui prends la main et lui souhaite bon courage dans la vie! Bonkodi s'en va, tête inclinée et les mains dans les poches. Je sens mon coeur se serrer lorsqu'il disparaît au coin de la rue. Le reverrai-je encore? Grand Dieu, fais que son imperium ne lui glisse entre les doigts.

Tshiamba ya Bende

 

Posté par lumbamba à 22:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 février 2013

Aidons mamu Ntumba à combattre la timidité de son fils

L'histoire que je vais raconter ici m'a été rapportée par madame Petkova. Vous rappelez-vous de la dame que je rencontrais souvent l'année passée dans mes sorties matinales avec Muenda Nenda, mon chien? Eh oui! Hier, je l'ai rencontrée comme d'habitude, après une forte pluie qui était tombée toute la nuit sur l'Allemagne. Après les salutations ordinaires, elle me dit:

- Ma voisine a des problèmes avec son fils.

- Quelle voisine? Je lui demande.

En fait il s'agit d'une congolaise. Elle s'appelle Ntumba. Voulant en savoir plus, je la questionnai seulement du regard. Logiquement dans ces genres des situations, tout le monde le sait. La question, c'est "quel genre des problèmes?" Alors, la voilà qui se lance dans une narration monocorde qui la caractérise. Je vous en donne l'essentiel.

Ntumba a un fils de 27 ans. Après avoir terminé avec brio sa formation professionnelle, il travaille comme mécanicien. Un bon salaire. Il habite chez lui.  Mais le hic, le garçon n'a pas de copine. Il est d'une timidité maladive, on dirait un autiste. Madame Ntumba a tout fait pour lutter contre la timidité, mais n'y arrive pas. Le garçon ne cause pas avec les gens. Lorsqu'on lui pose des questions, il répond toujours par des phrases courtes. La plupart de son temps, il le passe à des jeux vidéos ou devant la télé.Toujours seul.

Hier, lors de la visite que madame Ntumba avait effectuée chez lui, elle a remarqué que le jeune homme avait acheté de nouveaux meubles, les fenêtres garnies de nouveaux rideaux, les murs fraîchement peints. Elle lui dit: C'est chouette ça! Y-a-t-il une raison à cette rénovation? As-tu enfin trouvé une compagne pour la vie? Son fils lui répond sans même la regarder: "Je vais recevoir des journalistes demain pour une interview." C'est tout, les yeux toujours rivés sur l'écran de la télévision. Très déçues, elle est retournée chez elle.

Et où est le problème dans tout ca, je lui demande. Tout le monde ne se ressemble pas. Le jour où il en sentira le besoin, il se cherchera une femme. Lui dis-je. Alors,là, Petkova s'emporte directement et je sens la température monter en flêche dans ses veines à cent degrés.

- Tu comprends jamais entre les lignes, Tshiamba ya Bende! Me lance-t-il. Madame Ntumba ne veut pas que son fils soit traité plus tard de "force tranquille", "100%Rais". Comme le grand "la force tranquille"!  Elle a peur que les voisins de son fils ne viennent chez lui, lorsque la femme sera là, pour s'emparer d'elle et voire lui piquer ses biens dans sa maison.

Alors, là, je suis resté sans voix. A vous de dire à mamu Ntumba comment aider son fils à combattre sa timidité pour ne pas ressembler au 100%Rais.

Tshiamba ya Bende

Posté par lumbamba à 15:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 septembre 2012

L'image du jour

Sans commentaire!

Pauvre et riche

Kasai Direct

Posté par lumbamba à 23:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 juin 2012

Ces Africains qui ne savent pas recevoir leurs visiteurs

Un_repas_africainKanyeba est rentrée fâchée ce soir. Elle était allée se laisser tresser les cheveux chez sa coiffeuse, une Togolaise qui habite Cologne. Eh oui,Kanyeba, une femme sans âge! Déjà à son entrée, je me suis dit que quelque chose lui est arrivé. Mpala wa mudimu, elle jette son sac au salon, se dirige vite dans la cuisine et se verse un verre d'eau, sans rien dire. Au bout d'un moment: " Nyama yonso eyi, mmilue kuenza tshinyi kumputu?" Je l'observe sans rien dire, question de la laisser vider son sac.

- Beaucoup d'Africains ne savent pas comment recevoir leurs visiteurs. Je vais chez cette dame qui me fait d'ailleurs payer cher les tresses et je passe des heures et des heures, sans même boire quelque chose! me dit-elle dans un élan de colère.

- Tu as amplement raison, lui dis-je pour la calmer. Beaucoup d'Africains, voire certains Congolais ne savent pas comment recevoir leurs visiteurs. Elle enchaîne:

- Ce n'est pas tout!  Sachant qu'elle n'offre jamais un verre à ses visiteurs, j'avais pris soin d'amener ma propre bouteille d'eau. Après un moment, j'en ai pris une gorgée. Mais sitôt que je l'ai posée à côté de moi,  voilà la bonne dame, sans même me demander la permission, qui s'en empare et la porte à sa bouche! 

Alors là, Kanyeba n'a pas eu besoin de continuer son recit. La suite, je m'en vais vous la donner. Son problème est qu''elle ne pouvait plus utiliser la même bouteille. Car, elle ne partage jamais une bouteille avec une autre personne, fût-elle son mari ou son enfant. Chez elle, les gens boivent dans un verre ou dans une tasse, mais jamais au goulot.

Les cas comme celui rapporté par Kanyeba se passent dans beaucoup de familles africaines. Peut-être inconsciemment. Mais de l'Afrique profonde d'où je sors, moi, Tshiamba ya Bende, je voyais mon grand-père offrir de l'eau, du vin de palme ou du "Tshorse" à ses visiteurs. Et souvent, ils ne pouvaient s'en aller sans avoir mangé. Kadi lelu, tuyaya kunyi?

Tshiamba ya Bende

Posté par lumbamba à 02:15 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

24 octobre 2011

La déception de Tshiamba ya Bende

Sur invitation du secrétaire général du grand Kasai, je me suis déplacé avec Kanyeba et Muenda Nende ce samedi 22 octobre pour couvrir l’Assemblée Générale qui devait avoir lieu à Cologne. Nous y sommes arrivés à 14heures45 pour l’installation de nos outils de travail. Les premiers invités ont commencé à faire leur entrée vers 15 heures30. L’ouverture de la séance a eu lieu vers les 17heures 35. Curieusement, du côté d’Aachen, on a enregistré la présence de cinq personnes seulement. De la Belgique, personne !

Kanyeba se retourne vers moi : « Bana benu bepi ? ». Ne sachant quelle réponse lui donner, je lui dis : « attendons voir. Ils sont, peut-être, en train de faire des prières d’intersession ; ils finiront par apparaître. » Finalement, j’ai eu tort, car personne n’est venue du côté de la Belgique.

Et pourtant, lorsque cette association a été créée, tout le monde jurait : « cette fois-ci, qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige, nous irons jusqu’au bout ! ». Voilà !  Le Grand Kasai manque des coureurs de fonds et des coureurs de marathon ! Babungi, mba tuluka minu. Bajavi, bashimina ngoma. Ils cherchent des petites occasions jusqu’à provoquer des petites querelles pour fuir devant leur responsabilité. Même s'il y a des problèmes ou des choses qui n'arrangent, peut-être pas, on devrait les poser au sein du Grand Kasai et les solutions finiraient par être trouvées. Ne eyi ngenzelu ditunga didi difua ! Moi, Tshiamba ya Bende, je monterai toujours au créneau pour le dire tout haut. Pa mpala yenu, ki panjila to ! Vous faites tout simplement la honte du Kasai.  

Que direz-vous demain à vos enfants s’ils vous demandent : « tatu ne mamu, kenu kapangu kepi ? » Et vous leur répondrez quoi ? Meme Tshiamba ya Bende, ndi ku biombelu. La prochaine fois, ndi nkuma matumba et Le monde entendra !

Tshiamba ya Bende

Posté par lumbamba à 13:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]