30 septembre 2013

Allemagne: Un couple de Congolais sans domicile fixe à Cologne

Sie sehen aus, als würden sie verreisen. Doch Ehepaar Muembo lebt hier.

Ils vivent depuis mars de cette année à la gare de bus de Cologne, sur Breslauer Platz. L'homme, 51 ans, répond au nom de Kitenge Muembo. Son épouse, 43 ans, s'appelle Marie-José Muembo. Ils sont d'origine congolaise. Ils disent avoir tout perdu: résidence, boulot et fils. Désormais, ils vivent de l'aumône des passants.

Selon le journal Express du 29 septembre, l'homme serait arrivé en Europe avec une bourse d'études. Ils priaient chez les témoins de Jéhovah. Leur malheur a commencé lorsqu'ils ont eu des démêlées avec le Jugendamt (Service pour la jeunesse). Selon eux, leur fils , 10 ans, était très intelligent, mais était maltraité par son école. Le Jugendamt leur a ravi leur fils et ça fait trois ans qu'ils ne l'ont plus vu. La situation s'est aggravée lorsqu'ils avaient quitté les témoins de Jéhovah. Comme l'appartement qu'ils occupaient appartenait à cette église, ils étaient obligés de sortir. Plus tard, monsieur a perdu son travail et c'est pourquoi  le couple n'arrive plus, depuis lors, à se prendre en charge.

Toujours d'après Express, monsieur et madame Muembo veulent savoir où leur fils se trouve. Sans cela, ils ne seraient pas prêts à quitter l'Allemagne. Interrogé à ce sujet, le service social de Cologne s'abstient de tout commentaire, la loi sur la protection de la vie privée oblige!

Lumbamba Kanyiki

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26 septembre 2013

Kinshasa: trois enfants meurent dans l’incendie de leur maison

 

 
Paysage urbain de la ville de Kinshasa, 2004.Paysage urbain de la ville de Kinshasa, 2004.

Trois enfants d’une même famille, respectivement âgés de 12, 5 et 2 ans, sont morts dans la nuit du mardi au mercredi 25 septembre dans l’incendie de leur maison dans la commune de Kisenso à Kinshasa. Deux autres enfants dormaient dans la même maison. L’un d’eux, fille âgée de 9 ans, affirme que le feu est parti d’une bougie restée allumée pendant la nuit.

La même source indique que le drame s’est produit en l’absence de deux parents. Le père des enfants était en voyage tandis que la mère avait passé la nuit dans une veillée de prière. Avant de partir à la prière vers 21 heures, la maman aurait demandé à la fille ainée de fermer la porte.

 

Le même enfant raconte que leur petit-frère de 2 ans avait demandé du thé à leur sœur aînée vers 23 heures.

 

Faute de courant, la fille aînée a allumé une bougie pour éclairer la maison pendant qu’elle préparait le thé. Elle aurait oublié de l’éteindre quand elle est allée dormir.

 

La rescapée raconte:

 

«On a vu le  feu sur le matelas. C’est mon petit frère qui l’avait constaté le premier et il m’a éveillée. J’ai tiré mes petits-frères. Ma grande sœur ne  bougeait  pas. J’ai pris de l’eau pour asperger la mousse mais ils étaient déjà morts ».

 

Les deux enfants ont ensuite cherché la clé pour ouvrir la porte en vain. Les voisins, alertés par leurs bruits, ont accouru mais il n’ont réussi à casser la porte et à entrer dans la maison au bout de deux heures.

 

Les témoins affirment que le petit garçon de deux ans est mort dans un centre de santé quelques minutes après leur intervention.

 

Ils expliquent aussi que les deux autres victimes ne seraient pas mortes de leurs blessures. Leurs corps ne portaient pas de grande trace de brûlure. Les enfants auraient succombé en silence après avoir inhalé la fumée dégagée par la combustion du matelas.

radiookapi.net

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19 septembre 2013

SDF, Glen James rend les 30 000 euros trouvés dans la rue et en reçoit 45 000 de la part des internautes

 Publié par Victor Quattrochi

Les internautes du quatre coin du monde ont donné 66 857 dollars (50 000 euros) à Glen James en seulement deux jours ! Glen James est un SDF zonant dans les rues de Boston. Le 14 septembre, il trouve un sac oublié par un passant et dans lequel se trouvent pas moins de 41 000 dollars (30 000 euros) ainsi qu'un passeport. Le sans-abris rendra tout au commissariat. Touché par son intégrité et son histoire les internautes du monde entier se cotisent. Sa cyber-cagnotte a dépassé les 60 000 dollars.

Le 14 septembre dernier, Glen James, un SDF de Boston aux Etats-Unis, trouve un sac oublié. A l'intérieur : 2 400 dollars en liquide (1 800 euros), 39 400 dollars en chèques (25 500 euros) et un passeport. De quoi se reconstruire une nouvelle vie en oubliant la détresse ordinaire. Mais il n'en sera rien. Glen James décide de rendre l'intégralité du sac au commissariat de South Bay Mall (Boston) dans l'espoir qu'il retrouve son propriétaire. De plus, si sa vie est un morne cumul d'infortunes, il ne demande pourtant aucune contrepartie pour sa bonne action raconte The Boston Magazine. Il devient alors un personnage suscitant la stupéfaction et l'admiration de la police qui lui décerne un titre honorifique pour son "extraordinaire démonstration de personnalité et d'honnêteté." Cet encensement symbolique s'est déroulé pendant une cérémonie où James Glen a révélé ce qui l'a motivé à une telle initiative. "Même si j'étais prêt à tout pour de l'argent, je n'aurais pas gardé ne serait-ce... qu'un centime du pactole que j'ai trouvé. Je suis extrêmement religieux. Dieu s'est toujours très bien occupé de moi"

Le "bon samaritain" récolte 60 000 dollars sur les trottoirs du Web

Touché par cette histoire, un homme, Ethan Whittington, décide de lancer un appel aux dons ce 16 septembre. Cela se déroule sur la plateforme d'autofinancement GoFundMe où il prie les gens de soutenir "un bon samaritain, porteur d'espoir et d'humanité." Il semblerait que les trottoirs du Web soient bien plus généreux et chaleureux que les pavés froids des villes sur lesquels les sans-abri ne semblent plus guère susciter d'émoi. Ce sont 60 000 dollars (45 000 euros) qui ont en effet été récoltés en seulement deux jours pour Glen James et les dons ne cessent d'affluer des quatre coins du globe. De quoi vivifier le mythe du rêve américain où tout devient possible. Aujourd'hui, Ethan Whittington annonce pouvoir lui fournir un toit et un travail, en plus de ces fonds qu'il encourage à faire grimper jusqu'à 500 000 dollars (environ 375 000 euros). L'intégralité de cette cagnotte devra être reversée à Glen James, mais de nombreux internautes s'interrogent quant à la logique de récompenser si massivement un seul homme alors que tant d'autres pourraient aussi bénéficier d'aides grâce à tout cet argent. Bien que cette mobilisation soit des plus touchantes, il apparaît en filigranes que la générosité ne semble plus qu'apparaître comme une récompense de l'extraordinaire.


En savoir plus: http://www.gentside.com/sans-abri/sdf-glen-james-rend-les-30-000-euros-trouves-dans-la-rue-et-en-recoit-45-000-de-la-part-des-internautes_art54719.html

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03 septembre 2013

Accident de circulation: Koffi Olomidé et le magistrat Tshamala au coeur d’un scandale judiciaire



Le mal poli Koffi Olomidé, artiste musicien à l’ego surdimensionné connu pour ses chansons obscènes qui polluent la jeunesse rd-congolaise, est à nouveau impliqué dans un scandale judiciaire au Tribunal de Grande Instance de la Gombe dans une affaire d’accident routier, où le frère d’un magistrat a été grièvement blessé et sa voiture Mercedes 190 de couleur beige complètement endommagée. L’infortuné s’appelle Landu.

Son malheur, c’est d’avoir croisé le 21 juin dernier le cortège de Koffi, qui se rendait à vive allure à un concert à Banza-Ngungu. L’accident s’était produit sur la Nationale n°1 au niveau du village Ndeke, situé entre Kinshasa et Banza-Ngungu. La Hummer de Koffi que conduisait un des ses courtisans, Sippo Jazz, est entré en collusion avec la Mercedes de sieur Landu, lui causant à lui et à sa voiture des gros dommages. Le choc était d’une telle violence que la robuste Hummer de Koffi est déclassée. Imaginez le sort du conducteur de la Mercedes. L’accidenté, grièvement blessé, fut immédiatement évacué à Kinshasa pour y recevoir des soins appropriés. Le hasard a fait que monsieur Landu admis en soins intensifs aux cliniques Ngaliema à une proche parente à lui, sa propre soeur, qui est magistrate : Landu Bulala. Celle-ci n’a rien demandé d’autre que Justice soit faite à son frère. Mais hélas c’était sans compter avec la pourriture qui pullulent dans la magistrature et qui multiplie les obstructions dans l’instruction du dossier confié au substitut du procureur Yuk (Yuk étant les initiales du magistrat instructeur). Des sources judiciaires, nous ont fait part de l’immixtion dans ce dossier du magistrat Tshamala, ami au fourbe Koffi Olomide. Substitut du procureur aussi Tshamala fait tout pour que son ami Koffi se tire d’affaires. Pour tous dommages causés à Landu, par le biais de ce magistrat véreux, Koffi a proposé en tout et pour tout que la modique somme de 6000 $ Usd en précisant que c’est à prendre ou à laisser. Face à cette mauvaise foi manifeste les avocats de Landu ont rejeté cette offre la jugeant infamante. Cette somme ne couvre ni les soins de santé ni la valeur de la voiture endommagée. Se croyant sans doute au-dessus de la loi, Koffi Olomidé de son vrai nom Antoine Agbwepa Mumba, continue à narguer la Justice rd-congolaise avec la complicité du magistrat Tshamala qui au lieu de rejoindre son nouveau poste d’attache dans le Bandundu ne veut pas y aller au prétexte que dans cette partie de la République, il n’y a pas de chemises Mugler. Quelle bassesse pour un magistrat d’avoir un raisonnement aussi trivial. D’ailleurs dans la corporation Tshamala n’a pas bonne presse. «C’est un commissionnaire de voitures», lâche un magistrat rencontré sur le perron du Palais de la Justice de la Gombe. Le substitut du procureur Tshamala, immortalisé dans plusieurs albums de Koffi, a poussé son outrecuidance jusqu’ à dire à son collègue magistrat Yuk que la partie Landu venait de «rater la chance de leur vie en refusant l’offre de 6000 $». Selon les sources proches du dossier, c’est Tshamala qui est aussi soupçonné d’avoir fait disparaître la réquisition obtenue de la SONAS sur le parc immobilier de Koffi. Cette réquisition a bizarrement disparu au Secrétariat du Parquet près le Tribunal de Grande Instance de la Gombe. Les avocats de Landu ont fait une deuxième réquisition à la SONAS.
Mais déjà la première réquisition renseigne sur l’incivisme de Koffi. Lui le «Mopao» le «Patraon» -13ième Apôtre- n’est pas capable de faire assurer son charroi automobile à la Société nationale d’Assurance (SONAS). Incroyable, aucun de ses véhicules n’est assuré pour celui qui claironne sa fortune sur tous les toits du monde. Même la voiture Jaguar remise à Cindy le coeur est une véritable supercherie car ce véhicule est toujours au nom de son fils Del Pierro. Une façon pour lui de prendre en otage Cindy. Avec la complicité de Tshamala, qui au passage viole l’esprit corporatiste des magistrats qui veut que quand un de leurs à un dossier, ils doivent être solidaires sans pour autant violer la loi, Koffi se croit donc tout permis. Koffi n’en fait qu’à sa tête, ne répondant à aucune convocation lui adressée par la Justice.
Le magistrat Tshamala est devenu son porteur de mallette et son porte-parole. C’est lui qui fait tout pour ce musicien qui pollue les moeurs avec des clips obscènes et des paroles remplies d’insanités. Koffi n’est pas à ses premières démêlées avec la Justice nationale comme internationale. Kengo, alors premier ministre l’avait envoyé en prison pour cris obscènes (Etutana yango na yango entendez par là des relations sexuelles sans usage du préservatif). A l’international, il est poursuivi pour proxénétisme et abus sur mineurs. Koffi est accusée par ses anciennes danseuses de les avoir forcées à se faire avorter.
Il est aussi accusé de les avoir séquestrées et de les avoir contraintes à avoir des relations sexuelles non consenties. Koffi est une véritable plaie pour la jeunesse rd-congolaise, lui qui n’a pas honte à renier la paternité des enfants qui l’a fait ça et là. Au pays, il avait fait tabasser un cameraman de la RTGA. Récemment encore pour la pacotille somme de 3.000 $ il s’est battu avec le mécène Diego Music dans un hôtel de la place. Là aussi grâce à une Justice complaisante il s’en est bien tiré. Il est temps que les magistrats porteurs des mallettes de musiciens fassent honneur à leur rang sinon le Conseil supérieur de la Magistrature doit prendre ses responsabilités pour écarter ses brebis galeuses qui passent tous leurs temps dans les concerts des musiciens amoraux comme le magniaco-exhibitionniste Koffi Olomide. Koffi doit répondre de ses actes devant la Justice et doit assurer ses véhicules, car s’il n’est pas en mesure de prendre en charge les victimes en cas d’accident son assureur lui viendra au secours. Entre-temps les avocats de Landu restent vigilants sûrs de leur bon droit. Au Conseil Supérieur de la Magistrat de s’occuper du pseudo magistrat Tshamala qui monnayent ses services à Koffi.
Et à la Justice de remettre l’immoral Koffi à sa place. Lui dont l’ego a coûté son job à Papy Mboma, chroniqueur musical à Congo Web TV. Koffi le chantre de la Kabilie se croit certainement immunisé pour avoir chanté pour le Raïs. Ainsi va la République «démoniaque» du Congo, une vraie République bananière ou magistrat véreux et musicien amoral font un cocktail explosif pour la jeunesse et pour les faibles qui ne demandent que Justice. La Justice les entendra-t-elle?

PAUL MULAND

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28 août 2013

Allemagne: Un jeune Congolais et son ami somalien meurent dans un accident d'autos

Accident sur A44 Ford Ka

Deux jeunes gens, un Congolais de 23 ans et son ami somalien de 21 ans, sont morts sur le champ samedi aux environs de trois heures du matin dans un accident sur l'autoroute A44 entre Osterath et Fichtenhain. Ils roulaient en direction d' Aachen. La Ford Ka dans laquelle se trouvaient les deux amis a, pour des raisons encore inconnues, freiné brusquement. Une voiture mercedes qui la suivait n'a pas eu le temps de l'éviter et l'a percutée de plein fouet par derrière. Les deux amis sont morts sur le champ. Le chauffeur de la mercedes, 27ans, s'en est sorti avec des graves blessures, mais ses jours ne sont pas en danger.

Quelques photos de l'accident:

Accident sur A44 secours

Accident sur A44

Voiture mercedes

 

 

 

Lumbamba Kanyiki

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26 juillet 2013

Un passager clandestin tombe de la trappe d'atterrissage d'un avion Air France

Un avion d'Air France. Un avion d'Air France. © AFP

Un passager clandestin caché dans la trappe d’atterrissage d’un avion d’Air France en provenance de Ouagadougou est mort à Niamey, ce jeudi 26 juillet, alors qu’il tentait de rejoindre Paris.

L’accident est survenu mercredi 25 juillet. Une personne est tombée de la trappe du train d'atterrissage d’un Airbus A330 parti de Ouagadougou. Son corps a été retrouvé à Niamey, au Niger, non loin de l'aéroport. 

Le porte-parole de la compagnie Air France a indiqué que les circonstances du décès laissaient « supposer qu’il s’agissait d’un passager clandestin ». Pour l’heure, l’avion est immobilisé à Niamey pour une durée indéterminée pour les besoins de l’enquête.

« Aucune trace de sang n'a été trouvée à l'intérieur de la cabine », a affirmé le porte-parole, démentant les informations selon lesquelles du sang avait été retrouvé à l'intérieur de l'avion. Selon lui, des traces de couleur rouge ont en revanche été constatées sur un volet d'une aile. « Mais à ce stade de l'enquête, nous ne savons pas si ces traces sont du sang de la personne retrouvée morte ou si elles proviennent d'un oiseau ou même du liquide hydraulique », a-t-il expliqué.

Un clandestin burkinabé ?

Une source aéroportuaire à Niamey a indiqué de son côté à l'AFP qu'il s’agissait « d’un corps tombé du train d’atterrissage d’un avion d’Air France à environ une dizaine de kilomètres de l'aéroport de Niamey. (...) Le corps a été retrouvé sans vie, il s’agit probablement d’un clandestin burkinabé », a ajouté cette source. Marou Amadou, porte-parole du gouvernement nigérien, a lui confirmé qu'une enquête était ouverte.

Les passagers clandestins cachés dans la trappe d'atterrissage succombent généralement au froid en altitude et leur corps tombe quand l'avion sort son train d'atterrissage.

Interrogé sur l’occurrence de ce genre d'accident, le porte-parole d'Air France a rappelé que le dernier décès similaire d'un clandestin sur un vol de la compagnie remontait à décembre 2007. Il avait alors embarqué au Caire et avait été retrouvé mort à l'arrivée à Paris.

(Avec AFP)

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21 juin 2013

Sénégal : elle refuse un visa pour la France plutôt que d'être "traitée comme une moins que rien"

Bousso Dramé, lauréate du concours d'orthographe de l'Institut français de Dakar. Bousso Dramé, lauréate du concours d'orthographe de l'Institut français de Dakar. © DR

Bousso Dramé, lauréate du concours d'orthographe organisé par l'Institut français de Dakar, a refusé de participer à un voyage en France pour suivre une formation à laquelle son prix lui donnait droit. Indignée, elle explique son geste et les raisons de sa colère.

C'est le geste symbolique d'une Africaine indignée. En avril, Bousso Dramé remportait le concours d'orthographe organisé par l'Institut français de Dakar dans le cadre de la semaine de la Francophonie. Le 27 juin, en guise de récompense, la lauréate devait se rendre en France pour y suivre une formation en réalisation de films documentaires. Mais au lendemain de l'obtention de son visa, la jeune consultante a décidé de renoncer à séjour en signe de protestation.

Elle s'en explique dans une lettre ouverte adressée au consul général de France et au directeur de l'Institut français, qu'elle vient de publier sur Internet : « Durant mes nombreuses interactions avec, d’une part, certains membres du personnel de l’Institut Français, et, d’autre part, des agents du Consulat de France, j’ai eu à faire face à des attitudes et propos condescendants, insidieux, sournois et vexatoires. »

Le consul général de France à Dakar, Alain Jouret, se dit quant à lui « désolé » d'apprendre la mésaventure de Bousso Dramé, non sans préciser qu'il lui eût semblé préférable de prendre contact avec ses services afin de tirer la situation au clair avant de prendre sa décision.

Jeune Afrique : comment s'est passée la rencontre visant à préparer le voyage ?

On nous a expliqué comment allaient se dérouler le séjour et la formation. Ce qui m'a frappée, c'est que notre interlocutrice formulait avec insistance des recommandations infantilisantes : nous devions bien nous comporter et veiller à véhiculer une bonne image, car nous étions en quelque sorte les représentants de l'Institut français du Sénégal… En substance, elle nous demandait de bien nous tenir pendant ce séjour. Je n’ai pas apprécié cette attitude paternaliste.

L'objet de ce voyage c'est de suivre une formation, pas de faire du tourisme et de profiter de la France.

Y a-t-il eu d'autres réflexions qui vous aient choquée ?

Oui. On nous a précisé que nous allions recevoir un per diem extrêmement généreux, tout en nous mettant en garde : « Faites attention, vous allez être tentés par le shopping, il y a beaucoup de choses à acheter à Paris. Et surtout, gardez-vous de tout dépenser et de laisser une note impayée à l'auberge de jeunesse sinon vous empêcheriez les futurs candidats de bénéficier de cette opportunité ! »

Ensuite, on nous a expliqué que la formation prendrait fin le 11 juillet et que nous rentrerions à Dakar dès le lendemain, sans même une journée de battement. Étant donné que j'ai de la famille et des amis en France, j'ai souhaité étendre mon séjour de trois jours, en prenant tous les frais à ma charge. Je les ai senties très frileuses, prétextant que ce serait impossible, que l'ambassade soupçonnerait que je compte rester en France illégalement. Là aussi, on m'a rétorqué : « Vous savez, personne n'a le profil-type d'un immigré clandestin », ce que j'ai trouvé insultant. « Mademoiselle, l'objet de ce voyage c'est de suivre une formation, pas de faire du tourisme et de profiter de la France », m'a-t-on rétorqué. Il m'a fallu énoncer par écrit que j’étais prête à renoncer au voyage pour obtenir gain de cause.

Pourquoi, dans ce cas, avez-vous annulé votre séjour ?

Lorsque je me suis rendue au consulat de France pour déposer mon dossier de demande de visa, et une autre fois pour récupérer mon passeport, j'ai été reçue par une guichetière extrêmement désagréable. Quand j’ai fini par lui faire remarquer qu'elle ne respectait pas la plus élémentaire courtoisie, elle m'a répondu qu'elle n'était pas payée pour être courtoise ni pour distribuer des sourires. Je lui alors expliqué qu'aujourd'hui, à cause de ce genre d'attitudes, l'image de la France se trouvait écornée en Afrique, particulièrement chez nous.  « Que vous me trouviez désagréable ou pas, cela importe très peu », m'a-t-elle répondu. J'étais très en colère et le ton est monté au point qu’un garde sénégalais est même venu m’extirper de la cabine. En quittant l'ambassade, j'ai décidé, le cœur lourd, de renoncer à ce voyage.

Quel message entendez-vous faire passer en prenant cette décision ?

Si le prix à payer pour bénéficier de cette formation est d'être traitée comme une moins que rien, je préfère renoncer à ce privilège dans sa totalité. Subir une telle attitude dans mon propre pays est quelque chose que je ne peux accepter sans réagir. J'ai aussi voulu poser un acte symbolique pour mes frères et soeurs sénégalais qui, tous les jours, se font écraser dans les ambassades de la zone Schengen.

Je veux espérer que ma décision fera réfléchir les autorités consulaires des différents pays qui adoptent ce type d'attitude à l'égard des Sénégalais, nous traitant comme des voleurs ou des clandestins en puissance.

________

Propos recueillis à Dakar par Mehdi Ba


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12 juin 2013

RDC: un instructeur chinois abat un soldat congolais à Kamina pour un écureuil

 
Des travailleurs chinois et congolais sur une avenue de Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John BompengoDes travailleurs chinois et congolais sur une avenue de Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Un instructeur chinois a abattu, lundi 10 juin, un soldat congolais à la base militaire de Kamina (Katanga). Selon des sources militaires, l’instructeur chinois a reproché à sa victime, un adjudant-chef, d’avoir laissé échapper dans la brousse un écureuil qu’il domestiquait. L’animal sauvage avait réussi à échapper à la vigilance de l’adjudant-chef.

Enervé par la perte de son animal, l’instructeur chinois avait ordonné à son garde du corps d’aller chercher l’animal et de le ramener au camp.

L’adjudant-chef est effectivement parti en brousse mais n’a pas pu retrouver l’écureuil. C’est après avoir fait rapport à son chef que ce dernier a tiré à bout portant sur lui le tuant sur le coup, indiquent des sources militaires ayant requis l’anonymat.

Les militaires congolais de ce camp se sont soulevés pour venger leur compagnon d’arme. L’instructeur chinois n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention des autorités militaires de la base de Kamina.

Le corps du militaire abattu est gardé à la morgue de l’hôpital de Kamina.

Le colonel Raymond Mayanga Mwema, commandant de la base militaire de Kamina, affirme que ce dossier est en instruction au niveau de la justice militaire.

radiookapi.net

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04 juin 2013

Un enfant sans-papiers français coincé en RDC

Un passeport français.
Un passeport français.
DR
Par RFI

C’est l’histoire triste et peu banale d’un sans-papier. Un sans-papier français, en République démocratique du Congo. Il s’agit d’un enfant, parti de Paris en vacances avec son père, direction Kinshasa. Le père a abandonné l’enfant depuis le début de l’année dans la capitale congolaise. Un calvaire pour l’enfant, et un casse-tête pour le consulat de France.

Il s’appelle Joël, il a 12 ans, il a passé une enfance difficile dans des foyers en région parisienne avant que son père ne le récupère. Joël était en classe de sixième dans un collège de Nanterre. Au mois de février, son père, Français d’origine congolaise, l’emmène soi-disant en vacances à Kinshasa. Le père le confie à une cousine et disparaît. On apprendra plus tard qu’il a repris l’avion, emportant le passeport de l’enfant.

Joël se retrouve donc sans papier en RDC, son visa a expiré, explique Me Mopotu, l’avocat qui suit son cas : « Il est en situation irrégulière en RDC. On se demande, même, si les autorités apprenaient la situation, que serait le sort de l’enfant, parce qu’il vit irrégulièrement à Kinshasa. »

L’avocat et la famille congolaise ont donc pris contact avec les autorités françaises. « Nous sommes allés à l’ambassade de France à Kinshasa, nous avons emmené l’enfant pour qu’il soit identifié. Il a été reconnu comme citoyen français », explique l'avocat.

Les services français de la protection de l'enfance restent silencieux

Le seul but poursuivi par Me Mopotu est que l’enfant retourne en France. « Il est en train de perdre son année scolaire, il est important et urgent que cet enfant soit rapatrié ».
Mais ce n’est pas évident. Le consulat de France explique qu’il ne peut pas remettre un enfant de 12 ans dans un avion sans personne pour l’accueillir en France.

On attend depuis assez longtemps des nouvelles du service de protection de l’enfance de la ville de Nanterre. Pas très bavard, le petit Joël exprime cependant sa volonté : « J’aimerai rentrer en France, et reprendre mes études ».

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28 avril 2013

Arrestation à San Francisco: un congolais se faisait passer pour le fils du président de la RD Congo

Roger Musandji/oeil d'Afrique

Un homme qui prétendait être le fils du président du Congo (RDC) a été arrêté et accusé de fraude pour avoir escroqué un agent immobilier du comté de Marin et sa petite amie de 1,6 millions de dollars.

Hervé Marvelous bénie, 41 ans, a été accusé de fraude dans une plainte pénale fédérale mercredi et arrêté à San Francisco, selon le procureur des États-Unis, Melinda Haag.

La plainte a été déposée sous scellés et a été rendu public après la comparution d’Hervé devant le tribunal fédéral de San Francisco jeudi dernier.

Hervé, qui est en garde à vue, a été condamnée à retourner devant la cour du magistrat Nathaniel Cousins lundi pour une audience de libération sous caution. L’accusation de fraude est passible de 20 ans de prison.

Selon l’agent du FBI, Brian Weber, Hervé serait né en République démocratique du Congo (RDC), a obtenu l’asile aux États-Unis en 1999 et est devenu citoyen américain le mois dernier.

Pour l’agent Weber, Hervé aurait arnaqué un l’agent immobilier non identifié et sa petite amie de 1,6 millions de dollars entre 2006 et 2012 en leur disant une série d’histoires.

Hervé aurait d’abord dit à l’agent que son père était le président du Congo (RDC) et voulait acheter plusieurs maisons de plusieurs millions de dollars dans la Bay Area.

Plus tard, il a dit qu’il avait besoin d’aide pour récupérer 43 millions de dollars que le gouvernement américain avait prétendument saisis chez lui. Il a promis aux agents des millions de dollars de bonus, selon la déclaration sous serment.

L’agent du FBI affirme également que l’agent immobilier a donné à Hervé $ 635,000 en 2009. Du côté de la petite amie de l’agent, on découvre qu’elle fournissait à l’escroc de l’argent grâce à des virements bancaires jusqu’à un total de 970,000 $.

En 2008, Hervé aurait dit à l’agent immobilier qu’il était en procès dans une affaire d’un tribunal fédéral de San Francisco pour récupérer son argent. Mais il a dit à l’agent qu’il ne pouvait pas assister aux audiences parce qu’ils étaient à huit clos en vertu de la Loi sur la Foreign Intelligence Surveillance US.

Weber a également déclaré que Hervé a dit l’agent immobilier qu’il vivait dans l’Hôtel Four Seasons à San Francisco et que l’agent l’a rencontré régulièrement dans le hall de l’hôtel. Mais l’agent n’a jamais vu ses chambres et l’hôtel possède aucune trace de vie de ce Herve en 2008 ni 2012.

Pour les années 2009 à 2012, Hervé  donne une explication à l’agent et sa petite amie; il était en détention dans une prison fédérale dans le cadre de l’affaire judiciaire alléguée et communiqué avec eux que par téléphone, promettant qu’il allait obtenir ses fonds dès qu’il a été libéré.

Pour l’agent immobilier, Hervé semblait crédible parce qu’il avait des documents, y compris une lettre gratuit à partir d’un sénateur américain et semblait confiant et connaît bien la région marché immobilier Bay réel.

L’agent du FBI a écrit que l’instruction de l’affaire indique que Hervé n’est pas le fils du président congolais, Joseph Kabila, qu’il n’avait «aucune intention ou les moyens » pour rembourser ses victimes, n’avait aucune affaire judiciaire concernant la saisie présumé de 43 millions de dollars et n’était pas dans une prison fédérale 2009-2012.

Weber a écrit que les actions présumées de Herve semblent avoir été une variation d’une escroquerie parfois appelé « nigérian Prince» ou système de «Lettre nigérian », dans laquelle une personne prétend avoir un lien vers un dignitaire étranger riche et cherche l’avance des frais pour avoir accès aux cette richesse.

Roger Musandji

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