30 avril 2014

Mbuji-Mayi: enseignants et parents se plaignent du délabrement des écoles

 
Une des écoles de la RDC. Photo dc-kin.netUne des écoles de la RDC. Photo dc-kin.net

Comme chaque année, la République démocratique du Congo commémore ce 30 avril la journée nationale de l’enseignement. Le thème retenu cette année est « Tous pour l’éducation de qualité ». A l’occasion de cette journée, des reporters de Radio Okapi ont visité plusieurs écoles de la ville de Mbuji-Mayi au Kasaï-Oriental. Alors que des écoles sont en train d’être réhabilitées ou construites, d’autres demeurent très délabrées. Une situation que déplorent les enseignants et les parents.

Dans la ville de Mbuji-Mayi au Kasaï-Oriental, les enseignants et les responsables d’écoles se plaignent des conditions d’études dans leurs établissements.

A l’école primaire Monseigneur Kongolo, un établissement conventionné catholique,  les élèves suivent les cours assis à même le sol.

Les responsables de cette école affirment travailler dans un climat d’insécurité.

« Nous sommes très dérangés par l’entourage. Il y a des voyous qui viennent même pendant les heures de classe pour jouer au football [dans l’enceinte de l’école] », a affirmé l’une des responsables de Mgr Kongolo.

Cette école est clôturée en partie. Les murs présentent des fentes et menacent de s’écrouler.

Dans la même ville, les élèves de l’école primaire Bonzola 1 vivent presque la même situation. Dans les salles de classe, les élèves sont assis à cinq sur un même pupitre.

Les responsables de cette école déplorent les effectifs pléthoriques.

« Nous atteignons sept cent cinquante élèves pour toute l’école. Nous avons des salles qui ne sont pas tout à fait spacieuses », a affirmé Robert Tshibanda, maître en chef de l’école primaire Bonzola 1.

Dans plusieurs écoles visitées dans cette ville, les élèves ne peuvent pas bien suivre les cours lorsqu’il pleut. La toiture délabrée laisse entrer les eaux de pluie.

Le 29 avril dernier, un plafond d’une classe du Lycée Mwa Njadi est tombé alors que les élèves sortaient pour la fin des cours.

En dehors des conditions matérielles, certains parents déplorent le fait que la plupart des enseignants sont très âgés et ont des difficultés à assurer la discipline dans les salles de classe.

Les élèves se disent conscients des mauvaises conditions dans lesquelles ils apprennent les matières. L’essentiel pour eux, soutiennent-ils, c’est d’apprendre.

Dans la ville de Mbuji-Mayi, certaines écoles ont été récemment construites ou réhabilitées par les gouvernements provincial et central.

radiookapi.net

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15 mars 2014

Un député s’empare d’un lourd dossier à l’abandon : L’éducation se meurt, Muyaya s’emporte

 
Révolté par le niveau ahurissant du système éducatif RD-congolais, le député PALU de la Funa a consacré ses vacances parlementaires au travail de conscientisation de la jeunesse sur les enjeux d’un développement axé sur l’éducation.

A l’Université Révérend Kim, commune de N’Djili, le jeudi 13 mars 2014, ce licencié en Journalisme s’est retrouvé face à un auditoire composé essentiellement des étudiants en Sciences de l’information et de la communication. Devant ces communicateurs en herbe, le benjamin de l’Assemblée nationale a décidé d’articuler son propos autour de l’impact des médias sur l’éducation.

L’éducation dont il fait son cheval de bataille au Parlement et dans sa vie quotidienne en tant que citoyen. «La multiplicité des médias en RD-Congo ne contribue pas assez au façonnement de l’éducation. Le contexte de leur création guidé par les appétits des hommes politiques et des hommes de Dieu ne fait pas de l’éducation une priorité comme cela devrait l’être», a déploré Patrick Muyaya Katembwe qui n’entend pas se limiter au niveau des étudiants. Prochaine étape : le lobbying auprès de tous les décideurs.
 
Le dernier dossier AfricaNews sur le niveau pitoyable de l’éducation en RD-Congo émeut plus d’un compatriote. Soucieux de l’éducation de la jeunesse, développement durable, Patrick Muyaya, ancien journaliste élu député dans la capitale s’en est emparé pour intensifier sa campagne de conscientisation de la jeunesse RD-congolaise sur la place de l’éducation dans le devenir de la Nation. A l’Université Révérend Kim.

Muyaya a édifié les étudiants. Pour lui, les médias ont le pouvoir de changer toute une culture et qu’il y a des cultures qui naissent à partir des médias. Il qualifie ce phénomène de médiacultures. Mal utilisés, les médias peuvent négativement influencer et abimer toute une génération. Conscient du rôle de vecteur du bien et du mal que jouent ces canaux, l’élu de la Funa a exhorté son auditoire à ne pas demeurer des consommateurs passifs car l’éducation aux médias doit être une éducation critique. Pour y parvenir, il est important de développer chez le jeune un sens critique et éthique à l’égard des médias et lui donner des occasions de produire des documents médiatiques en respectant les droits individuels.
 
«L’éducation aux médias c‘est rendre chaque jeune capable de comprendre la situation dans laquelle il se trouve lorsqu‘il est le destinataire des messages médiatiques. C‘est le rendre apte à être un lecteur, un auditeur et un téléspectateur actif vis-à-vis des médias capable de s‘approprier un maximum d’informations originales à partir de n‘importe quel type de documents médiatiques et, particulièrement, des documents audiovisuels», a-t-il précisé avant de renchérir : «l’éducation aux médias n’a pas de visée normative. Elle a pour vocation de déterminer ce qui est bon ou mauvais, bien ou mal et positif ou négatif. L‘éducation aux médias n‘a pas non plus pour vocation de créer des normes auxquelles l’individu est censé adhérer.

Elle a pour but d’outiller chaque individu afin qu‘il soit en mesure d‘appréhender tout message médiatique avec les clés indispensables à sa compréhension et son analyse. Elle contribue également au développement de la personnalité de chaque individu et son intégration dans la société comme citoyen actif et responsable». Pour permettre à ces étudiants de ne rien ignorer, Patrick Muyaya a, de manière concise, fait l’historique de l’origine et de l’évolution des médias. Loin de lui l’idée de diaboliser ces derniers, il a plaidé pour qu’ils soient utilisés en parfaite connaissance de cause pour qu’ils s’avèrent d’excellents stimuli dans la construction de soi, la perception des autres et le développement intellectuel de l’enfant ainsi que de l’adolescent.

Captivés par cette conscientisation, les étudiants n’ont pas hésité un seul instant à poser des questions pour dissiper toute zone d’ombre. Des questions auxquelles ce jeune loup du PALU a répondu de manière satisfaisante. Aux étudiants qui le prennent pour un modèle idéal, il a lancé: «nous sommes juste un exemple de ce que vous pouvez dépasser si vous vous engagez dans l‘optique de faire mieux pour le développement de notre pays». Visiblement laissés sur leur soif au regard de la qualité de l’exposé du conférencier, le secrétaire général académique de l’Université Révérend Kim et ses étudiants ont demandé à Patrick Muyaya de revenir la prochaine fois.

Le moins que l’on puisse dire est que les vacances parlementaires de cet élu du peuple ont été des vacances utiles. Des vacances mises à profit pour permettre aux jeunes de devenir des citoyens responsables et respectueux des valeurs démocratiques. Partout où il est déjà passé. Muyaya a mis un accent particulier sur les maux qui rongent le système éducatif en RD-Congo et plaidé pour des réformes courageuses.
Barick BUEMA

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17 décembre 2013

Le Japon remet un lot de matériels à l’INPP : Maurice Tshikuya rafle un troisième prix à l’international



Son nom est désormais collé aux trophées. Et cela, sur le plan international. Paris, Genève et aujourd’hui Vienne, Maurice Tshikuya, ‘‘l’Homme de trophée’’, est plus que comblé. Le Top Manager de l’INPP est récompensé pour ses qualités managériales éprouvées. ‘‘European Award for Best Practices’’. C’est le dernier prix en date, raflé par l’ADG Tshikuya Kayembe, à Vienne, la Capitale autrichienne, le dimanche 8 décembre 2013. Géré par l’ESOR, ce prix reconnait, au niveau international, l’engagement exceptionnel, le soutien et les résultats en matière de gestion de la qualité à la fois dans les grandes entreprises/organisations et dans les petites et moyennes entreprises/organisations.    

Tenez ! Les compagnies, les organisations et les personnalités sélectionnées de l’Europe, d’Asie, d’Amérique, d’Afrique et de l’Australie, ont reçu leurs prix à l’Hôtel Parkhotel Schönbrunn qui n’est autre que l’ancien palais pour les invités de l’Empereur d’Autriche. C’était donc dans un auditoire où était représentée la communauté internationale du monde des affaires. ‘‘European Award for Best Practices’’ reconnait, en outre, les efforts des employés exceptionnels et talentueux et les motive pour le progrès continuel. Le choix de nominés est opéré dans un congrès composé de leaders d’entreprises de renommée internationale, experts académiques, professionnels de la qualité et représentants du corps diplomatique.      

Rentré à Kinshasa avec ce butin d’honneur, l’ADG Tshikuya Kayembe Maurice a été félicité par le Ministre Bahati ; l’Ambassadeur du Japon en RDC, M. Yoshimasa Tominaga ainsi que l’ensemble du personnel de l’INPP. C’était dans une cérémonie de présentation de ce prix, organisée le jeudi 12 décembre au siège provincial de l’INPP, sis 11ème rue Limete, quartier Industriel.

Bahati Modeste, Ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale a loué, à l’occasion, le sérieux du lauréat qui, par sa façon de faire, a fini par convaincre le Japon qui finance, à ce jour, le bâtiment ultramoderne qui abritera tous les services de l’INPP et dont le coût s’élève à USD 23 millions.

Pou Modeste Bahati, l’INPP est dirigé par un visionnaire qui a l’amour de son institution et du pays. C’est ce qui justifie, souligne-t-il, cette reconnaissance à l’international. Une reconnaissance qui honore le pays, le ministère et le personnel de l’INPP.

Le Ministre de l’Emploi a saisi cette opportunité pour bénir Dieu pour sa grâce, remercier le Chef de l’Etat, pour la paix retrouvée ainsi que le Premier Ministre, sans oublier le Japon qui veille sur l’INPP tel un parent au chevet de ses enfants.

Don du Japon à l’INPP


Félicitant à son tour ‘‘l’homme de trophée’’ pour son classement dans le Top 10 de meilleurs mandataires publics de la RDC, M. Yoshimasa Tominaga a affirmé que c’est grâce à Tshikuya que la coopération INPP-Japon se développe davantage d’année en année.

Parlant de la remise de matériels didactiques dans le cadre du projet de l’expansion de la Direction provinciale de l’INPP/Kinshasa, M. Yoshimasa Tominaga a fait savoir que ces matériels seront utilisés dans les nouveaux bâtiments en cours de construction, financés par le Japon dont les travaux prendront fin en 2014. Ce don, a révélé M. l’Ambassadeur, est l’œuvre de la société japonaise ‘‘OKAWA CITY’’ qui a également assuré la formation de renforcement des capacités des formateurs de l’INPP. Ces matériels de haute technologie à la pointe sortent de la série de fabrication datant du 12 juin 2013. Comme pour dire que c’est véritablement du neuf.

‘‘Je suis convaincu que le Japon restera durablement le premier partenaire de l’INPP…nous avons encore beaucoup de travail à réaliser ensemble’’, a conclu M. Yoshimasa Tominaga.

Visiblement très ému, Tshikuya Kayembe a rappelé la situation catastrophique d’où sort l’INPP, pour faire comprendre le niveau glorieux atteint actuellement.

‘‘Nous sommes, nous INPP, champions toutes catégories des métiers de base pour booster le développement socioéconomique de la RDC’’, a rappelé ‘‘l’Homme de trophée’’, comme pour encourager son personnel à maintenir le cap. Et d’ajouter que ‘‘notre objectif est d’inverser les tendances du système éducatif existant au pays, caractérisé par un enseignement classique théorique par un enseignement de professionnalisation susceptible de conférer au pays des compétences techniques dans les métiers de base.

Ben Akul

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20 septembre 2013

L'éducation des filles est un moteur du changement mondial

 

Pauline Rose

Pauline Rose

Pauline Rose est directrice du Rapport mondial de suivi sur l'éducation pour tous publié par l'Unesco.

Autonomiser les filles et les jeunes femmes n'est pas seulement l'un des plus grands défis moraux de notre génération, c'est aussi une nécessité pragmatique. Tant que nous n'aurons pas remédié aux racines des inégalités entre filles et garçons, notamment en donnant accès aux filles -sur un pied d'égalité- à une éducation de qualité, le monde continuera de passer à côté des énormes opportunités de changement et de croissance offertes par l'éducation des filles et des femmes.

Prenons l'exemple de Mariam Khalique, une enseignante du Pakistan qui a utilisé l'éducation pour favoriser la confiance en soi au sein de sa classe de filles et lui donner la capacité de défendre ses libertés. L'une de ses élèves était Malala Yousafzai, la jeune activiste et défenseur de l'éducation des filles, témoin vivant du pouvoir transformateur d'une scolarisation de qualité.

Cette semaine, alors que les dirigeants du monde s'apprêtent à se rendre à New York pour l'ouverture de l'Assemblée générale des Nations Unies, l'équipe du Rapport mondial de suivi a publié de nouvelles observations démontrant que l'éducation joue un rôle fondamental en donnant aux filles et aux femmes la liberté de prendre des décisions améliorant leurs vies.

Les mariages d'enfants concernent une fille sur huit en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud et de l'Ouest. Une fille sur sept donne naissance à un enfant dès l'âge de 17 ans. L'éducation peut donner la parole à ces filles et leur permettre de s'exprimer sur leurs choix de vie. Notre nouvelle analyse démontre que si toutes les filles bénéficiaient d'une éducation primaire, il y aurait une diminution de 14% des mariages d'enfants, et que si toutes les filles suivaient des études secondaires, il y aurait une diminution de 64% des filles soumises au mariage à un âge où elles devraient encore être à l'école.

L'éducation aide également les filles et les jeunes femmes à résister aux contraintes sociales injustes et accablantes régissant ce qu'elles peuvent faire ou ne pas faire. Au Pakistan, par exemple, seulement 30% des femmes qui n'ont pas été éduquées estiment qu'elles ont leur mot à dire sur le nombre d'enfants qu'elles auront. Cette proportion grimpe à 63% parmi les femmes qui ont suivi un premier cycle du secondaire.

En termes pragmatiques, également, améliorer l'alphabétisation des filles et des jeunes femmes procure d'énormes avantages économiques. Tant que le nombre de filles scolarisées ne sera pas égal à celui des garçons, il y aura toujours beaucoup plus de femmes que d'hommes analphabètes, et beaucoup moins de femmes occupant des emplois stables et bien payés.

Lorsque les dirigeants du monde se réunissent à New York pour tenter de déterminer pour quelles raisons les objectifs du Millénaire pour le développement demeurent hors d'atteinte, ils doivent se focaliser sur la formidable capacité de l'éducation à transformer la vie des gens.

Notre analyse apporte la preuve que les filles éduquées sont nettement plus susceptibles d'être en mesure de protéger leurs enfants contre les maladies évitables, et d'éviter la malnutrition pendant les premières années de leurs enfants. Au moins 12 millions d'enfants - soit un quart du nombre total d'enfants actuellement affectés par ce problème - pourraient échapper à la malnutrition si toutes les mères des pays pauvres bénéficiaient d'une éducation secondaire. La malnutrition n'est donc pas uniquement une question d'alimentation, mais aussi de scolarisation, et de compétences de base en lecture, écriture et calcul.

De même que l'autonomisation des filles grâce à l'éducation fait partie intégrante de la solution à apporter à la malnutrition des enfants, aux maladies et à la mortalité, l'éducation joue également un rôle crucial en permettant aux femmes de choisir combien d'enfants elles veulent avoir et d'espacer les naissances. Offrir aux filles non éduquées d'Afrique subsaharienne une éducation secondaire, par exemple, permettrait de faire passer le nombre de naissances par mère de près de sept à quatre.

Offrir aux filles une éducation de qualité leur permet également de devenir suffisamment confiantes en elles-mêmes pour s'attaquer de manière résolue à ceux qui sont au pouvoir et mettre un terme aux profondes inégalités qui existent encore dans le monde entier et dont souffrent les filles et les femmes.

L'inégalité des sexes dans l'éducation fait rarement la une des journaux. Cependant, les preuves rassemblées par l'équipe du Rapport mondial de suivi démontrent clairement que lorsque ces inégalités sont éliminées, les filles et les jeunes femmes éduquées continuent d'améliorer leurs propres perspectives ainsi que celles de leurs familles et de leurs communautés.

Alors que s'approche l'échéance des objectifs du Millénaire pour le développement et des objectifs de l'Éducation pour tous, et que nombre d'entre eux sont loin d'avoir été atteints, les dirigeants du monde doivent se souvenir de cette simple vérité: l'éducation transforme les vies.

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12 septembre 2013

Allemagne: Une grande conférence sur les difficultés des enfants issus de l'immigration dans le système scolaire allemand

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Dans notre édition du 2 septembre, nous vous parlions d'une conférence que Elternnetzwerk e.V. (Réseau des parents d'Allemagne) et AGK (association africaine de Cologne) doivent organiser ce samedi, 14 septembre à Cologne-Ehrenfeld. Les thèmes choisis tournent autour des difficultés des parents à encadrer leurs enfants dans le système scolaire allemand. Comme promis, nous vous apportons des détails relatifs au lieu et programme de la dite conférence.

La conférence se tiendra sur Weinsbergstr.190, 50825 Cologne-Ehrenfeld. Vous trouverez en annexe, la description du chemin à suivre jusqu'au lieu de la conférence. Le programme s'étendra de 11 heures à 15 heures. Plusieurs intervenants sont attendus dont messieurs Daniel Kitenge, détenteur d'une maîtrise en rapport avec les difficultés des parents dans l'éducation des enfants dans le système scolaire allemand et Christopher Tshimwanga, responsable de Jugendaustausch Europa e.V., une association s'occupant des échanges entre les jeunes de l'Europe. Il sera question de la présentation du système éducatif allemand, des difficultés que les parents issus de l'immigration éprouvent pour aider leurs enfants dans ce système et de la recherche des pistes des solutions pour que l'enfant issu de l'immigration puisse trouver sa place dans le pays d'accueil et s'y intégrer. Nous joignons le programme à ce texte.

Les organisateurs souhaitent que beaucoup de parents de Cologne et des environs prennent part à cette conférence qui constitue en fait un échange des connaissances et d'expériences entre parents.

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Lumbamba Kanyiki

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05 septembre 2013

KANANGA – Rentrée scolaire en dents de scie

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Les élèves finalistes de l'institut St Joseph Mfuki

Les élèves finalistes de l’institut St Joseph Mfuki

Comme le fixe le calendrier officiel du Gouvernement central, les élèves ont repris timidement le chemin de l’école ce lundi 02 septembre 2013 au Kasaï Occidental. La ville de Kananga a été pleine des bleu-blancs dans la matinée de ce jour. Cette rentrée, avons-nous constaté a été effective dans certaines écoles comme Buena Muntu et Collège Saint Louis, timide dans d’autres comme E.P. Moyo Mupeluke, tandis que la majorité des écoles de l’intérieur n’ont pas repris les activités scolaires pour cette année scolaire 2013-2014 parce que les enseignants sont sur la ville pour chercher leurs salaires chez airtel.
En effet, L’année scolaire 2013-2014 a ouvert ses portes avec beaucoup de peine du côté des parents enseignants de l’intérieur qui ont eu quatre mois d’impaiement suite à la politique de paie par des sociétés de télécommunication comme airtel. Pour la plupart, cette société ne couvre pas leurs milieux de vie et cela fait qu’ils n’ont même pas de téléphone pour avoir l’argent électronique. Aussi ceux de la ville se plaignent du phénomène de la bancarisation qui, pour la plupart n’est pas adapté à nos milieux qui ont à peine une seule banque pour la ville et rien dans les villages.

La bancarisation des paiements des salaires: casse-tête pour certains enseignants

Les enseignants eux-mêmes n’ont pas un compte bancaire et ne peuvent même pas épargner parce que le salaire les trouve déjà endettés. Et cela fait que le jour de la paie ils se bousculent au risque de se blesser pour attraper leur salaire. Le souhait de tous, est de voir le gouvernement remettre le salaire de ceux de l’intérieur à la Caritas qui a fait ses preuves dans la facilitation de ce travail. Chose que le gouvernement vient de comprendre.
A côté de ces difficultés financières, les parents affirment la hausse des prix des objets classiques comme les cahiers, les uniformes, les stylos, les crayons… Tout cela a fait que certains n’envoient pas leurs enfants à l’école ce premier jour de la rentrée scolaire.
De son côté, Madame la Ministre Provinciale de l’enseignement, Kankolongo Ndaye qui a effectué une ronde des écoles, a été satisfaite du respect de la date de la rentrée scolaire 2013-2014 sur la ville de Kananga. Pour sa part, la sœur Kalele, Préfet du Lycée Buena Muntu, a affirmé sa détermination de travailler ensemble avec les enseignants, les élèves ainsi que leurs parents à relever le défi d’un enseignement de qualité. Bien que l’enseignement soit devenu fantaisiste et complaisant parce que sans discipline ni sérieux dans le travail, beaucoup de parents croient encore en l’Eglise catholique pour une lueur d’espoir. Quelque chose peut changer avec l’implication des autorités ecclésiastiques pour redorer le blason terni par la corruption, le monnayage des points, … a affirmé un Michel Muamba, élève de l’école primaire Nsanga Bantu.

Mbuji-Mayi – La rentrée pose aussi problème: Morosité mais aussi détermination des parents

La rentrée scolaire a été différemment préparée par les parents selon leurs classes sociales, a-t-on constaté lundi, le jour de la rentrée et même quelques jours avant, après avoir fait un tour dans les marchés centraux du chef-lieu de la province du Kasaï Oriental. Les marchands des fournitures classiques déplorent la vente timide de leurs marchandises, insistant sur le fait que seules des familles nanties arrivent à faire une bonne préparation de la rentrée scolaire. Cette réaction est la même chez les couturiers qui estiment qu’ils sont surpris par le manque d’engouement dans l’achat des uniformes. Certains parents contactés dans la ville de Mbuji-Mayi et qui n’ont pas préparé la rentrée scolaire sont parmi les familles des travailleurs de la MIBA, constituant à ce jour une majorité non négligeable, ainsi que les fonctionnaires de l’Etat qui fustigent la modicité des salaires.
Malgré ces difficultés, les parents se disent déterminés à faire inscrire les enfants pour leur meilleure formation. Les autorités scolaires exigent de l’argent comme frais d’inscription, bafouant ainsi des mesures prises par le ministère de l’EPSP en vue d’encourager les études de tous

Abbé Augustin KALAMBA

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01 septembre 2013

KANANGA – Plaidoyer pour la redynamisation de l’enseignement supérieur

Par archi-kananga.org

Bâtiment de l'ISP Kananga

Bâtiment de l’ISP Kananga

La formation dispensée dans les établissements d’enseignement supérieur et universitaire a atteint un seuil de régression qui ne permet pas de prétendre à une qualification professionnelle de niveau supérieur.Le Pr Oratien Mokonzi Bambanota de l’université de Kisangani, s’est déclaré dernièrement en faveur de la redynamisation de l’ESU en régression en RDC lors de son séjour à Kananga. Selon lui, cette décomposition de l’Enseignement supérieur et universitaire a rongé ses dimensions les plus essentielles, à savoir, la pédagogie, la bibliothèque et la formation. Tout en reconnaissant que le redressement de cette situation nécessite une solution globale, le Pr Mokonzi a souligné la nécessité de mener des actions au niveau de la communication pédagogique et de l’évaluation en redynamisant la formation initiale et continue des enseignants. Pour sa part, le Pr Oratien Molonzi a appelé l’université à la production des têtes bien faites capables de démontrer leurs compétences avant de fractionner l’histoire de l’enseignement supérieur et universitaire en République Démocratique du Congo en quatre périodes notamment, la période coloniale, celle de 1960 à 1971, de 1971 à 1981 et de 1981 à nos jours.

Les partenaires éducatifs entrent dans la dernière semaine des préparatifs de la rentrée scolaire

Les partenaires éducatifs entrent dans la dernière semaine des préparatifs de la rentrée de l’année scolaire 2013-2014, afin de réaliser un programme d’enseignement complet dans le respect du calendrier scolaire qui ira du 02 septembre 2013 au 02 juillet 2014, a constaté la presse. Toutes les dispositions sont prises pour assurer une bonne rentrée scolaire, laisse-t-on entendre du côté du ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), qui a rencontré certains partenaires, laissant planer l’espoir que tout va se passer normalement malgré quelques difficultés éprouvées par les enseignants dans certains coins du pays pour la paie de leurs salaires par voie bancaire. Le gouvernement s’attèle à résoudre ces difficultés avec ses partenaires, notamment Caritas Congo et des sociétés cellulaires, pour améliorer les conditions de la paie, indique-ton.

La campagne du ministère de l’EPSP pour la gratuité d’inscription: un coup d’épée dans l’eau

Le ministère de l’EPSP a lancé dernièrement une campagne d’inscription de tous les enfants à l’école visant à inscrire gratuitement et maintenir à l’école au moins 2 millions d’enfants de six à sept ans, en 1ère année primaire. Les effets de cette campagne ne se feront sentir qu’à la rentrée et l’on espère inscrire dans les écoles, à conditions égales, les filles et les garçons pour donner à tous les enfants les chances de fréquenter l’école dans le cadre du mot d’ordre « tous à l’école » édicté par le gouvernement et ses partenaires du système éducatif.
Selon le ministère, des réflexions sont aussi en cours pour étendre à Kinshasa et à Lubumbashi la gratuité de l’enseignement de la 1ère à la 3ème année primaire, qui n’est appliquée, à ce jour, que dans les écoles d’autres villes et provinces du pays. Le gouvernement provincial de Kinshasa, qui n’a pas encore rendu public le montant officiel des frais scolaires à payer à la prochaine rentrée scolaire, a pris un train de mesures interdisant aux chefs d’établissements de rendre obligatoire l’achat des uniformes et des objets classiques à l’école. L’autorité urbaine a interdit, d’autre part, la pratique parascolaire de « maquis » des élèves finalistes du secondaire dans le cadre des préparatifs de l’Examen d’Etat.
Du côté des parents, les avis divergent entre les optimistes, les pessimistes et les « désespérés ». Un parent qui a requis l’anonymat a affirmé avoir déjà préparé la rentrée de ses enfants et acheté tous les objets classiques afin de démarrer l’année scolaire en beauté. D’autres attendent encore d’affronter les dépenses relatives à cette rentrée, faute de moyens financiers nécessaires, alors qu’on observe déjà une majoration des prix des objets classiques sur le marché. Ce qui fait penser à certains que très peu d’enfants seront présents dans les écoles à la rentrée le 2 septembre prochain, en dépit de la bonne foi des parents et des dispositions prises par le gouvernement pour démarrer comme prévu la rentrée scolaire 2013-2014.

Archi-Kan

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21 août 2013

Léon de Saint Moulin : « Le Père Ekwa était un homme performant qui avait le goût du travail »

 

 
A gauche, le Père Martin Ekwa, à côté de la fille de l'ambassadeur Antoine Ghonda (Photo droit tiers)A gauche, le Père Martin Ekwa, à côté de la fille de l'ambassadeur Antoine Ghonda (Photo droit tiers)
« Le Père Ekwa était un homme agréable, performant et qui avait le goût pour le travail », a déclaré le mardi 20 août le Père Léon de Saint Moulin, rendant hommage à ce jésuite décédé le dimanche et qui a consacré une grande partie de sa vie à l’organisation du système éducatif congolais. Le Père Martin Ekwa, mort à l’âge de 86 ans, est notamment connu pour son combat pour l’éducation des jeunes filles.

« Je l’ai connu quand il était aux études en Belgique où il a fait sa théologie entre 1955 et 1959. Il a été ordonné en 1958. Comme homme, c’était un compagnon extrêmement agréable, attentif aux autres et plein de ressources. Face aux difficultés, cet homme n’a jamais été ébranlé », raconte Léon de Saint Moulin qui rappelle les deux initiatives majeures du disparu :

« C’est lui qui a dit ‘’Instituons un enseignement national’’. Il a organisé ce qu’on a appelé un enseignement national avec le même programme et le même statut ».

D’autre part, ajoute-t-il, « il a été la cheville ouvrière  de la reforme de l’enseignement secondaire qui a permis de le généraliser. On a créé un CO [cycle d’orientation], deux années initiales pour le secondaire qui permettaient ensuite d’aller dans divers cycles courts ou complets ».

Le Père Léon de Saint Moulin explique également que le Père Ekwa a été l’un des artisans de l’école normale pour former des enseignants en RDC.

Le Père Martin Ekwa a dirigé beaucoup d’institutions chargées de l’enseignement et de l’encadrement des jeunes. Il a été à la tête du Bureau de l’enseignement catholique (BEC) pendant 14 ans. Il a également été au Centre d’action pour cadres et dirigeants d’entreprises au Congo (Cadicec). Au début des années 1990, il a présidé la Commission de l’éducation nationale.

Ces dernières années, le Père Martin Ekwa regrettait la baisse du niveau de l’éducation en RDC. Elevé au grade de docteur honoris Causa en décembre 2009, il déplorait la corruption, la tricherie et toutes les antivaleurs qui caractérisent le secteur éducatif du pays. « Avec ces antivaleurs, le pays ne peut pas se développer », avait-il souligné.

Dans un entretien accordé à Radio Okapi en juin 2010, le Père Martin Ekwa a parlé de l’évolution du système éducatif congolais depuis 1960. Vous pouvez écouter cet entretien.

radiookapi.net

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24 juin 2013

Maker Mwangu: «Les dispositions sont prises pour que l’examen d’Etat se déroule dans les zones de conflit»

 
Quelques élèves finalistes attendent devant le centre d'examen d'Etat 20/06/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John BompengoQuelques élèves finalistes attendent devant le centre d'examen d'Etat 20/06/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Plus de cinq cents mille élèves démarrent ce lundi 24 juin les épreuves de l’examen d’Etat qui clôturent le cycle de l’enseignement secondaire. Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, Maker Mwangu affirme que toutes les dispositions ont été prises pour que ces épreuves se déroulent sans problème sur toute l’étendue du pays. L’Est du pays est en proie à des groupes armés dont le M23 qui occupe plusieurs localités dans la province du Nord-Kivu.

« Toutes les dispositions ont été prises pour que même dans ces zones à conflit, l’Examen d’État ait lieu sans problème », assure le ministre qui reconnait cependant que « dans les zones qui ont été identifiées comme des zones très chaudes », les centres de passation des épreuves ont été délocalisés. « Mais partout ailleurs, ajoute-t-il, l’examen d’État va avoir lieu ».

Maker Mwangu se dit confiant sur le déroulement de ces épreuves. « Le gouverneur [du Nord-Kivu] s’est impliqué avec nos collaborateurs pour que tout se déroule normalement parce que déjà lors de la passation de la dissertation, tout s’est passé sans problème. Nous pensons rééditer cet exploit », déclare-t-il.

De leur côté, les responsables de l’enseignement primaire et secondaire du Nord-Kivu affirment également que l’Examen d’état va bien se dérouler.

Ils assurent même que les questionnaires ont été acheminés dans  les territoires de la province et  aucun centre n’a été délocalisé.

Dans le territoire de Walikale, des responsables de la société civile confirment que tout est prêt pour la passation des épreuves. Tous les axes qui mènent vers les centres d’examen sont calmes, assurent-ils.

A Rutshuru dont une partie est occupée par le M23, le responsable de l’EPSP Mutoo Balingene a assuré que l’examen d’État va se dérouler normalement.

Dans la province éducationnelle du Nord Kivu 1 qui comprend la ville de Goma ainsi que quelques autres territoires, des responsables de l’EPSP font état d’une baisse du nombre d’inscrits par rapport à l’année passée. Cette baisse serait liée aux déplacements des populations suite aux conflits armés.

radiookapi.net

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28 mars 2013

234 lauréats ont satisfait aux épreuves préliminaires de l’examen d’Etat 2012-2013 au Kasaï Oriental

Mbuji-Mayi, ACP Deux cent trente quatre (234) candidats autodidactes de la province éducationnelle du Kasaï Oriental, dont 72 femmes, ont satisfait aux épreuves préliminaires de l’examen d’Etat 2012-2013, selon le communiqué officiel de l’Inspection principale provinciale du Kasaï Oriental I parvenu jeudi à l’ACP. Dans ce lot, précise le document, le centre-ville de Mbuji-Mayi compte 141 réussites dont 61 femmes, 15 pour le territoire de Tshilenge, 19 pour Kabeya Kamwanga  dont 7 femmes, 13 pour Lupatapata dont 4 femmes, 9 pour Tshiala dont 2 femmes, et 4 pour Miabi  dont une femme. ACP/Mat/Kul

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