28 juin 2011

Kasaï-Oriental: la Miba a vendu 20 000 carats de diamant

 – Une drague Miba déjà operationnelle. – Une drague Miba déjà operationnelle.

La Société minière de Bakuanga (Miba) a procédé, lundi 27 juin, à la vente de 20 000 carats de diamant produits au cours du mois de juin. La vente a eu lieu dans les installations de l’entreprise à Mbuji-Mayi, elle a généré 550 000 USD.

L’administrateur directeur général (ADG) de la Miba, Jeffrey Ovian, a affirmé que cette vente respecte le processus de Kimberley.

Le processus de Kimberley est un régime international de certification des diamants bruts, qui réunit gouvernements et industriels du diamant, dans l’objectif d’éviter de négocier sur le marché mondial, l’achat des diamants présentés par des mouvements rebelles dans le but de financer leurs activités militaires.

Selon lui, les acheteurs de diamant installés à Mbuji-Mayi doivent en profiter pour contribuer à la relance de la Miba et de l’économie de la province.

L’Agence nationale de renseignement (ANR), l’Office congolais de contrôle (OCC), et la Direction générale des douanes et assises (DGDA) ont été représentés lors de cette vente.

Jeffrey Ovian a annoncé que la prochaine vente doit être organisée au cours de la troisième semaine du mois de juillet.

C’est la quatrième vente organisée par la Miba depuis la reprise de sa production, le 9 Février. Le comité de gestion de la société s’en félicite. La dernière vente remonte au 27 mai. 12 000 carats de diamant ont été vendus.

Lors de la première vente de diamant qu’elle a organisée le 26 mars, 1 482 carats ont été vendus au prix de 38 USD le carat. 6 000 carats ont été vendus au cours de la deuxième vente, survenue le 26 avril.

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19 juin 2011

Kasaï-Occidental: évaluation des projets financés par la Banque mondiale

La Banque mondiale a déboursé près de 40 millions de dollars américains dans le processus d’appui au développement de la province du Kasaï-Occidental. Au cours d’un atelier d’évaluation organisé samedi 18 juin à Kinshasa, les participants ressortissants de cette province ont déclaré que l’intervention de cette institution financière internationale n’est pas très visible sur le terrain. Au nombre de projets financés par la Banque mondiale, l’on a cité la construction du pont de la Luange et celui de la Luvua.

Des ouvrages qui ont permis de relier l’est à l’ouest de la République Démocratique du Congo par le Kasaï et la province de Bandundu.

La Banque mondiale elle-même s’en  félicite.

Mais, les ressortissants du Kasaï-Occidental à l’atelier de Kinshasa ont déclaré pour leur part ne pas voir l’impact des réalisations de l’institution de Breton Woods, à l’instar de l’abbé Alphonse Gashita.

«Les hôpitaux sont par terre, par où passent ces financements ? Nous, nous ne les voyons pas. On ne sait pas les sentir», a souligné le prêtre catholique.

Côté officiel, le gouverneur de la province, Hubert Kabasu Babu, attribue le peu d’impact de différentes réalisations économiques enregistrées dans sa province par les années de guerre et de dictature connues par le pays depuis son accession à l’indépendance.

Pour sa part, la directrice des opérations de la BM, Marie Françoise Marie Nelly, invite les ressortissants du Kasaï-Occidental à pouvoir se mettre ensemble afin de bien identifier les axes prioritaires de développement de leur province.

 

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Mbuji-Mayi : grève à Sogakor

la principale entreprise de fabrication des boissons du Kasaï-Oriental, Sogakor, est en grève depuis vendredi 17 juin. Il réclame l’amélioration des conditions de travail, particulièrement la paie des arriérés de salaire de 6 à 18 mois.

Ce mouvement de grève intervient au moment où l’entreprise est au plus bas niveau de son fonctionnement: insuffisance des matières premières, vétusté des équipements, tout cela entame même la qualité des produits.

Malgré  toutes  ces  difficultés, la délégation syndicale accuse l’employeur de mauvaise foi.

Mwamba Kajingulu,  président de la délégation Syndicale, explique:

«Notre société souffre, nous fonctionnons avec beaucoup de difficultés. Mais la délégation syndicale Sogakor a aidé l’employeur en lui proposant des pistes de solution. Mais l’employeur n’a pas pu profité. Nous ne demandions pas à l’employeur nos arriérés, mais le fruit de la production. C’est ainsi qu’on était tombé à 27% de la production pour pouvoir payer d’une manière régulière les salaires… Mais l’employeur n’a pas pu continuer avec ces 27%. Nous avons trouvé qu’il faisait preuve de mauvaise volonté.»

Le directeur général de cette entreprise reconnaît  les arriérés de salaire mais pour lui, le moment est mal choisi pour  déclencher la grève.

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31 mai 2011

Projet d’érection d’un port sec à Mwene Ditu

L’Office de gestion du fret maritime (OGEFREM) projette d’ériger un port sec dans la commune de Bondoyi à Mwene-Ditu, au Kasaï Oriental, en vue de désenclaver la province et de faciliter les opérations relatives au mouvement des marchandises par le circuit informatique, sans se déplacer.

La nouvelle a été portée à la connaissance du vice gouverneur de la province Bruno Kazadi Bukasa par une délégation de cet office conduite par Mme Bénédicte Tshinyama Kabedi, directrice régionale. Les opérateurs économiques se disent très satisfaits de ce projet à moindre coût qui aura une incidence sur les prix des produits sur le marché de Mbuji-Mayi.

Au-delà de cette action, les hommes d’affaires souhaitent voir la relance effective de la SNCC pour le transport à temps des marchandises, signale-t-on. ACP/Mask

 

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30 mai 2011

Mbuji-Mayi: le sac de ciment de 50 Kg passe de 60 à 40 USD

 – Des sacs de ciment gris. infobascongo.net – Des sacs de ciment gris. infobascongo.net

Le prix du sac de ciment de 50 Kg est passé, depuis le lundi 30 mai, de 60 USD à 40 USD sur le marché de Mbuji-Mayi. La nouvelle réjouit les consommateurs dont les travaux de construction étaient aux arrêts depuis plusieurs mois.

La Fédération des entreprises du Congo (FEC)/Kasaï-Oriental attribue cette baisse au ravitaillement rapide du marché de Mbuji-Mayi par voie routière.

Le réseau routier entre Mbuji-Mayi et Kinshasa et entre Mbuji-Mayi et Lubumbashi est plus accessible avec la diminution de pluies.

Ce ciment est fabriqué à la cimenterie de Lubudi au Katanga et à la cimenterie de Lukala au Bas-Congo.

La FEC pense que pendant les trois mois à venir, les prix du ciment et d’autres biens de première nécessité devront baisser davantage sur les marchés de Mbuji-Mayi.

Le sucre et la farine de froment abondent déjà sur les marchés du Kasaï-Oriental, a constaté un reporter de Radio okapi.

Au mois de février, le prix du sac de ciment gris de 50 Kg était passé de 45 USD à55 USD.

Les importateurs de ce produit avaient évoqué l’insuffisance des locomotives de la Société nationale des chemins de fer (SNCC) pour assurer l’acheminement du ciment vers le Kasaï-oriental.

 

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12 mai 2011

Les «clubs de mère» se dressent contre la pauvreté

La savonnerie, la coupe et couture, l’élevage des porcs, la volaille, l’alphabétisation, l’agro alimentaire…. sont les domaines de prédilection de ces dames qui ont été rejointes par quelques hommes. Les clubs des mères ont été initiés par la Croix-Rouge de la RDC, section du Kasai Oriental.  Les sociétaires de Lusambo, Buena Muntu, Kankelenge ont surtout bénéficié de l’encadrement technique et même parfois d’une assistance financière des volontaires kasaiens. Marthe Mputu, chef de bureau  chargé du Genre à la Croix Rouge dans ce coin du pays est la coordinatrice de ces clubs de mères.

Des journalistes kinois de passage à Mbuji- Mayi  ont effectué une descente surprise au Club de mère « Dinanga » situé sur l’ avenue Matadi, commune de Diulu. Ils ont été  accueillis par leurs hôtes par des cris des joie et des chants,  Dinanga, pionnier en la matière,  compte 20 dames et deux hommes. 
Les poules, canards, dindes,… élevés par Chantal Tshinguta et ses consoeurs sont répartis dans plusieurs maisonnettes.  Les poules élevées sur l’avenue Matadi se vendent parfois à 10 dollars la pièce, a-t-on entendu.

«  La patisserie était notre principale activité. Des raisons indépendantes de notre volonté nous ont amenés plus tard à nous  intéresser à autre chose. Nous attendons de nos partenaires un appui conséquent pour nous permettre de moderniser notre mini porcherie. Si tel n’est pas le cas, nous risquons de perdre tous  nos porcs », a-t-on entendu de la bouche de Chantal Tshinguta, la présidente du club précité.  Tenaces et persévérants, ils misent sur leurs maigres cotisations pour tenir le coup.

«Modèle», logé   au quartier Nkonga, commune de la Muya, a été également visité par les journalistes kinois. Modèle produit surtout de l’huile de noix de coco. La matière première provient de Lusambo. Pour produire 5 litres d’huile, les fabricants doivent disposer de 150 noix de coco.  Astrid Musau, et ses amies s’intéressent aussi à l’élevage des lapins.
L’huile de noix coco produit au quartier Nkonga est très prisé des mbuji-mayiens. «Modèle»  espère voir des bienfaiteurs potentiels lui venir à la rescousse pour une production à grande échelle de l’huile de noix de coco. Jusqu’ici, ils en fabriquent avec des moyens rudimentaires. Dans les différents clubs précités, on trouve des volontaires et bien sûr d’autres personnes.

La création des associations féminines entrent dans le cadre du  Programme d’Initiative Congo « PIC » mis en place par la Croix Rouge de la RDC. Et cela au terme de la mission d’évaluation effectuée par la Fédération Internationale de la Croix-Rouge « FICR » et du  Comité International de la Croix Rouge « CICR » dans plusieurs coins de la RDC en 2002. En somme, les délégués du FICR et du CICR ont palpé du doigt les principaux problèmes  qui se posent au niveau de la communauté. Mais aussi de définir les capacités de la Société Nationale  en matière de formation  pour permettre le « Redéveloppement » de la Croix Rouge de la RDC. Le Kasai Oriental figure parmi les provinces visitées par les délégués  du FCIR et du CICR.
L’auto-prise en charge est l’une des stratégies adoptées par la hiérarchie de la Croix Rouge de la RDC, section Kasai Oriental pour  permettre à la femme kasaienne de se libérer de la pauvreté.  Le FICR a apporté un appui  réel au projet « Clubs des mères » qui est devenu aujourd’hui une réalité au Kasai Oriental.

Jean- Pierre Nkutu, Envoyé spécial (Le Phare)

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04 mai 2011

Mbuji-Mayi: le carburant, rare et cher

 

Une avenue de Mbuji Mayi

La ville de Mbuji-Mayi, capitale de la province du Kasaï oriental,  fait face depuis près d’une semaine, à une forte carence en carburant. Mardi 3 mai,  le litre d’essence s’est vendu mardi à 3 200 francs congolais (près de 3 $) contre 1 800 habituellement. Cette situation a des répercussions sur les prix d’autres biens et services sur le marché local.Les propriétaires des dépôts, qui ont stocké du carburant lors des périodes d’abondance, font actuellement de bonnes affaires à Mbuji-Mayi.

Dans les stations-service, c’est la sécheresse à la pompe.

Le carburant ne coule qu’au marché noir, avec les «Kadhafi», ces revendeurs en détails des produits pétroliers qui ont pratiquement doublé le prix.

Les «Kadhafi» justifient cette flambée par le fait que le prix d’un fût de carburant serait passé, selon certains d’entre eux, de 600 à 800 dollars américains.

Conséquence de cette surenchère des produits pétroliers, le marché de Mbuji-Mayi s’est emballé, à commencer par le transport en commun, dont une course ordinaire est passée de 300 à 700 francs congolais.

Les prix des denrées alimentaires en ont subi un grave coup.

Mardi, la mercuriale indiquait que le sac de sucre est passé de 75 à 100 dollars américains.

Les grossistes, de leur côté, se plaignent du difficile acheminement de leurs produits en provenance de Kinshasa, par la voie ferrée à partir d’Ilebo, au Kasaï-Occiental.

Pour contourner la difficulté, ils utilisent la voie routière, pour faire passer leurs marchandises, de Kinshasa à Mbuji-Mayi, via Kananga.

Ce qui leur coûte très cher.

La pénurie des produits pétroliers et la surenchère qu’elle entraîne vient donc aggraver la situation.

 

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28 avril 2011

SNCC: plus de 80 wagons redonnent la vie à la ville de Mwene-Ditu

 

Un train de la SNCC

Les responsables de la Société nationale des chemins de fer (SNCC) à Mwene-Ditu ont confirmé, le mercredi 27 avril, la reprise des activités à la gare de cette ville du Kasaï oriental. Depuis deux semaines, plus de quatre-vingts wagons de marchandises  sont arrivés dans cette gare, où l’ambiance des klaxons de train ont repris.

Selon le service commercial de la SNCC, pour la seule journée de mardi 26 avril, 28 wagons sont arrivés à la gare de Mwene-Ditu en provenance de Kamina, Kanyama et Luena au Katanga.

Cette opération devrait se poursuivre à l’aide de deux locomotives récemment empruntées de l’Afrique du Sud.

Dans ces wagons se trouvaient divers produits, notamment:

  • du sucre,
  • de la farine de fromant,
  • le ciment gris,
  • le carburant,
  • les vivres frais.

Cette reprise du trafic a redonné vie à cette ville située à environ 120 kilomètres de Mbuji-Mayi.

L’espoir renait ainsi parmi les opérateurs économiques de cette province, dont certains ont vu leurs marchandises bloquées plus d’une année sur la voie ferrée, dans les dépôts des gares de la SNCC dans la province voisine du Katanga.

Pour cette société, c’est l’heure de bonnes recettes.

Et pour les opérateurs économiques, fini les bousculades et les inquiétudes d’avant, comme l’a indiqué Roger Lumbala de la Fédération des enterprises du Congo (Fec)/ Mwene-Ditu.

Cette reprise, selon lui, va mettre fin à la carence des produits sur le marché local et jouer ainsi sur les prix.

«Nous sommes en train de sensibiliser toujours nos membres qui veulent rentrer à Lubumbashi [Katanga], à regagner le Kasaï oriental», fait-il savoir.

Mais, du côté de la population, cette reprise d’activités à la gare de Mwene-Ditu n’a pas encore produit des effets sur les prix des biens sur le marché local, qui continuent de grimper.


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09 avril 2011

Transformation des entreprises publiques Pillage organisé du portefeuille de l’Etat

 

L’assaut final pour le bradage du portefeuille de l’Etat a été lancé. Vingt (20) entreprises publiques transformées en sociétés commerciales doivent ouvrir leur capital aux privés. Belle occasion offerte à ceux qui se sont enrichis aux mamelles de l’Etat de blanchir leur argent sale. Le bal des charognards est ouvert. Au grand dam du peuple congolais, toujours médusé.

La transformation des entreprises publiques en diverses catégories n’a pas résolu le problème des contreperformances décriées dans ces unités de production. Bien au contraire, le processus de réforme n’a fait que précipiter la mort programmée du portefeuille de l’Etat.

Aujourd’hui, l’on se trouve en face des monstres juridiques. C’est le cas notamment de 20 entreprises publiques transformées depuis le 1er janvier 2011 en sociétés commerciales, avec pour seul actionnaire l’Etat congolais. Surprenant ! Surtout lorsque l’on sait que le droit congolais des sociétés exige au minimum sept (7) actionnaires.

20 SOCIETES COMMERCIALES A DECAPITER

Dans les tout prochains jours, la Société nationale des assurances (Sonas), la Société congolaise des transports et des ports (SCTP, ex-Onatra), la Regideso, la Snel, la Régie des voies aériennes (Rva), notamment, devront s’ouvrir aux privés. Ainsi en a décidé la Banque mondiale qui conduit, via le Comité de pilotage de la réforme des entreprises du portefeuille de l’Etat (Copirep), le processus de désengagement de l’Etat.

A qui l’Etat devra-t-il ouvrir le capital de 20 entreprises qu’il a déjà transformées en sociétés commerciales ? N’est-ce pas à tous ces « intouchables » qui se sont enrichis aux mamelles de l’Etat ? En filigrane, il transpire une stratégie très subtile. Les tenants de la réforme s’apprêtent à ouvrir le capital aux privés en vue d’atteindre le plafond légal requis dans l’actionnariat. Mais au terme du processus, ce sont des « actionnaires d’office », communément appelés nouveaux riches, qui vont récupérer toutes ces entreprises et poursuivre sur le patrimoine de l’Etat sous un nouveau système.

Ainsi, la 3ème République aura réussi un joli coup. Pendant la 2ème guerre, la tentative de privatisation a échoué. Mais, depuis 2001, et grâce à la manie de la Banque mondiale, en complicité avec l’élite au pouvoir, les entreprises publiques sont actuellement livrées à la vindicte populaire.

Le peuple, désabusé, assiste impuissant au pillage organisé du portefeuille de l’Etat. L’édifice s’écroule. Pendant ce temps, impuissant, il est incapable d’arrêter la machine. Le portefeuille est en train de s’écrouler.

Les fissures sont telles que l’irréparable paraît inévitable. A défaut d’un sursaut d’orgueil collectif.

De toute façon, pour les entreprises publiques, la sentence a été déjà prononcée avec la grande bénédiction de la Banque mondiale même si elle tente de se dédire aujourd’hui en reconnaissant l’échec du processus qu’elle a proposé à travers le Projet compétitivité et développement du secteur privé (PCDSP).

LE BAL DES CHAROGNARDS

La peste n’épargne nullement les entreprises d’économie mixte. Dans cette catégorie, le processus de désengagement a été déjà mis en œuvre. La Cimenterie nationale (Cinat) en a d’ailleurs fait les frais, avec la cession par l’Etat de 41% d’actions qu’il détenait sur cette entreprise, à côté du groupe Beltexco qui en comptait près de 8%. Le processus de désengagement de l’Etat dans la Cinat s’est passé dans une opacité telle que les nouveaux acquéreurs de 41% d’actions de l’Etat tardent à rentrer dans leurs droits.

Comme la Cinat, les 20 entreprises publiques transformées se préparent à subir le même sort. Affaiblies à souhait avec une trésorerie chaotique, ces sociétés commerciales feront bientôt l’affaire aux charognards qui ont amassé d’importantes sommes d’argent pour rentrer dans leur capital. Il y a un drame qui est en train de se mettre en place. Il y a lieu de se mobiliser pour éviter ce qui a tout l’air d’un pillage organisé du portefeuille de l’Etat.

L’on ne peut que s’inspirer du constat malheureux fait dernièrement devant la presse réunie au siège de la Banque mondiale par sa directrice des opérations en RDC, Marie-Françoise Marie-Nelly. Sans coup férir, elle a reconnu ouvertement que la réforme telle que menée par le gouvernement a été un échec à tout point de vue.

Pour illustrer ses affirmations, Marie-Nelly s’était appuyée sur les services indésirables que continuent à livrer des entreprises du secteur énergétique, en l’occurrence la Regideso et la Snel, alors que des millions USD ont été engagés depuis des années par la Banque mondiale pour les remettre à niveau et leur permettre d’offrir un service de qualité à leurs abonnés. Ou, en cas de privatisation, les vendre à un prix intéressant.

Les exemples sont légion. Il se dégage qu’un plan macabre de dilapidation des entreprises, jadis publiques, a été concocté en haut lieu pour les vider de leur sève. Cela devant passer par les affaiblir, les mettre dans les conditions d’être cédées aux tiers à vil prix. Les barons du régime actuel et leurs dépendances, dans toute leur diversité, vont se servir, directement ou par des noms d’emprunt. Ils vont hériter des unités de production qu’ils ont, par préméditation, condamnées à la déconfiture.

Le Portefeuille de l’Etat est aujourd’hui la proie des charognards qui se recrutent dans tous les milieux nationaux et expatriés. Le pillage est déjà lancé ; le mode opératoire est connu ; il ne reste plus que l’assaut final. Il va passer par le lancement des offres publiques d’achat (Opa). Des scenarii ont été montés pour que les nouveaux acquéreurs et leurs alliés se servent les premiers.

La Banque mondiale devra un jour faire publiquement son mea culpa pour avoir ouvert la brèche aux affameurs du peuple congolais qui se montrent déterminés à décapiter ce qui reste encore du portefeuille de l’Etat. Alors que, ailleurs, l’Etat sauve les entreprises en les rachetant.

Tôt ou tard, l’histoire exigera des comptes. En attendant, d’aucuns exigent que l’opération tolérance zéro passe par là pour sauver ce qui peut encore l’être. Pillage organisé du portefeuille de l’Etat

Encadré

Entreprises publiques transformées en sociétés commerciales

1. Caisse générale d’épargne du Congo, CADECO Sprl

2. La Congolaise des hydrocarbures, COHYDRO Sarl

3. Entreprise minière de Kisenge manganèse, SCMK-Mn Sarl

4. Hôtel Karavia Sarl

5. La Générale des carrières et des mines, GECAMINES Sarl

6. Lignes aériennes congolaises, LAC Sarl

7. Lignes maritimes congolaises, LMC Sarl

8. Régie de distribution d’eau de la RDC, REGIDESO Sarl

9. Régie des voies aériennes, RVA Sarl

10. Société des chemins de fer Uélé-Fleuve, CFUF Sarl

11. Société commerciale et industrielle d’explosifs, SOCIDEX Sarl

12. Société commerciale des transports et des ports, SCTP Sarl

13. Société congolaise des postes et des télécommunications, SCPT Sarl

14. Société congolaise des voies maritimes, SCVM Sarl

15. Société de développement industriel et minier du Congo, SODIMICO Sarl

16. Société minière de Kilo-Moto, SOKIMO Sarl

17. Société nationale d’assurances, SONAS Sarl

18. Société nationale d’électricité, SNEL Sarl

19. Société nationale des chemins de fer du Congo, SNCC Sarl

20. Société sidérurgique de Maluku, SOSIDER Sarl

Le potentiel

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06 avril 2011

Kasaï Oriental : le Gouverneur Ngoy Kasanji remet un marché moderne à la population de Kabeya Kamuanga, fruit du partenariat Car

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Le Gouverneur Ngoy et sa suite après la visite du marchéMbuji-Mayi, le 1er avril 2011 (caritasdev.cd) : Le marché moderne de la démocratie de Kabeya Kamuanga, situé à 45 km à l’Ouest de Mbujimayi, a été inauguré et remis le samedi 19 mars 2011 à la population par Alphonse NGOYI KASANJI, Gouverneur du Kasaï Oriental en présence de plusieurs personnalités de la province et une foule nombreuse. Les travaux ont été exécutés par la Caritas Congo Asbl, en collaboration avec le PRESAR Kasaï Oriental, avec le financement de la Banque Africaine de Développement à la hauteur de 80% et  le Gouvernement Congolais à la hauteur 20 %,  rapporte caritasdev.cd

 


Ce marché de Kabeya Kamuanga est le 3ème du genre après ceux de Kasansa et Bakua Mulumba Tshileo, construits par la Caritas Développement en collaboration avec le PRESAR. Avec ses 3 pavillons, 2 toilettes, un bureau pour l’administration du marché, un entrepôt de 110 tonnes, une borne fontaine, ce marché met fin à l’exposition et étalage de produits et d’autres biens de consommation à même le sol et, pourra permettre ainsi à ceux qui le fréquentent, d’y vendre dans de très bonnes conditions hygiéniques.

M. Dieudonné BANZA DITADI, Directeur de la Caritas Développement Mbujimayi, a exprimé toute sa joie à la presse de voir les travaux achevés en un temps record, malgré les nombreuses difficultés et les incertitudes liées à l’accès difficile et à la pénurie des matériaux de construction.
Tout est bien qui finit bien dit-on, la Caritas Congo Asbl continue à démontrer qu’elle est un partenaire fiable, crédible et performant du Gouvernement, au service des populations congolaises. Il faut noter qu’une grande clé symbolique, fabriquée en bois, a été remise par le Chef de Projet PRESAR, M. Narcisse BONZELE au Gouverneur de Province afin d’ouvrir officiellement les portes du marché de la démocratie.

Le coût total des travaux s’élève à cent vingt cinq mille dollars américains a fait voir le Coordonnateur provincial de PRESAR Kasaï Oriental. Quatre mois ont suffi pour leur réalisation. Le Chef de l’exécutif provincial et le coordonnateur provincial de PRESAR ont, à juste titre, félicité la Caritas Congo pour la bonne exécution de tous ces travaux à travers la province.

Emery NGALAMULUME/Chargé de Presse Caritas Mbujimayi

 Le Directeur de Caritas Mbuji-Myi et le Chargé du Projet PRESAR/Caritas devant le marché de la démocratie

 

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