01 juin 2012

Construction d'un site touristique à la rivière Luluwa.

De source sûre, il vient de nous être signalé que la mairie de Kananga a amenagé un site touristique à la rivière Luluwa. Pour ceux qui ont été seulement de passage à Kananga et qui n'ont pas eu l'occasion d'admirer la beauté de cette rivière, nous les invitons à y aller un jour- s'asseoir sur une grosse pierre comme Lamartine immortalisant Elvire- et communier aux secrets mouvants de ses eaux.

Motivations historiques de la rivière Luluwa

On trouve la rivière Luluwa à quelques douze kilomètres du centre-ville. Sur le chemin qui va jusqu'à la mission catholique de Mikalayi, construite par le père Cambier depuis 1891. Cette rivière évoque de souvenirs que ceux qui peuvent s'appeler encore "Kasaiens" ne doivent pas oublier. En effet, qu'il s'agisse de l'un ou de l'autre flanc du vieux Kasayi, balkanisé honteusement par les cupides vers 1957-58, nombreux congénaires retiendront que l'allemand Wissman longeant la rivière Kasayi, en provenance de la province angolaise de Malange ( nom qui deviendra par la suite Malandji pour signifier Kananga), s'est établi sur la colline de "Malandji Makulu", surplombant la poétique rivière de la Luluwa. C'est ici qu'il a installé sa station, çàd.son bureau politico-administratif, après son bref séjour dans la cour du chef Kalamba.

Le Kasayi, que les pseudo-politiciens nomment aujourd'hui "Grand Kasayi", en tire son existence. Où est par opposition le "Petit Kasayi"? Hypocrisie. Egoïsme. Manque de courage. Pourquoi ne pas revitaliser cette nostalgie d'appartenir à ce grand et fort Pays qu'est le "Kasayi", le vrai, l'unique et l'indivisible et en élaborer un projet de développement intégral fort? Quel en sera le péché? Aucun. Les allemands ne sont-ils pas contents aujourd'hui d'appartenir à un Etat puissant et fort politiquement, économiquement, etc? L'Amérique du Nord, du Sud et du Centre, ne se reconnaissent-elles pas en un seul président qu'est Obama? Une seule Amérique. Grande puissance du monde. Et quelles sont les motivations politiques de créateurs/concepteurs du concept "Grand Kasayi"? Sûrement pas les mêmes que celles qui ont vu l'Amérique se former pour devenir forte. Sans nul doute, les leur se justifient par l'appétit glouton du bas pouvoir évaluable seulement dans le présent.

Comme on peut bien l'avoir peut-être appris, la rivière Luluwa, en sa qualité de "Mfuki", a vu le vrai Kasayi des ancêtres pousser ses premiers surgissements purs. Elle a vu Kalonji et Mukenge naître et grandir ensemble comme les enfants d'un même père et d'une même mère. Elle les a vus pêcher des poissons ensemble. Elle a vu Munkamba et Tshisekedi s'y laver dans sa partie de Kamponde, à Tshimbulu. Elle a vu les uns à Lwebo, à Mweka, à Mikalayi, et partout où ses affluents mugissent en amis. La rivière Luluwa consolide, en plus, les liens naturels des locuteurs de ciluba au Kasayi, en rapport avec leur marche historique. Partis de l'Orient, dans le désert du Sahara jusqu'à Nsang'a Lubangu, à la recherche d'un espace où vivre, les luba de l'actuel Katanga, ceux du Kasayi oriental et la majorité du Kasayi occidental, se sont répartis les aires de vie où ils vivent tous aujourd'hui. Les Katangais se sont établis au large de la Lwalaba. Les Luluwa aux abords de la Luluwa d'où ils porteront son nom. Les Luba au large de la Lubilanshi. Ils sont d'ailleurs appelés"Luba-Lubilanshe". Tous ces trois groupes sociaux, vous le voyez, ont cherché là où ils pouvaient trouver l'eau ( Lwalaba, Lubilanshi, Luluwa) et la terre pour s'y établir. Donc là où ils étaient sûrs de vivre.

Importance du tourisme dans l'économie locale

Revenons un peu à nos moutons. Nous nous exprimerons, dans les prochains jours, sur" L'aventure de la langue Luba au Congo-Kinshasa"(José Tshisungu wa Tshisungu, Glopro, Canada, 2002, 135 pages). Pour l'instant, retenons que la rivière Luluwa, dans ses différents affluents et plages du Kasayi, offre d'énormes possibilités d'entretenir des sites touristiques dans le but de renfluer les caisses de l'Etat et d'élaborer des projets de développement local. Soit-dit en passant, le tourisme est l'unique industrie, au monde, qui ne tarit jamais. Il n'est pas comme les mines du diamant de Cikapa, de Demba, Ntambw'a Kabongo ou de Kamako qui finissent par s'épuiser au bout d'une période donnée. L'Egypte avec ses divers sites touristiques dont le mont Sinaï. Les débris de la guerre des Almoravides au Maroc. Les sites de "Carthago delenda est" en Tunisie. Les ïles de Gorée au Sénégal,...et tant d'autres sites touristiques naturels ou artificiels aménagés, créés et/ou réhabilités dans le monde, font partie des sources intarissables de production des capitaux au profit des trésoreries de leurs Pays. La ville de Kananga peut faire plus que ce qu'elle a fait à Luluwa. La province du Kasayi Occidental aussi.

En considérant ce travail de la mairie, toute la joie est pour nous de la féliciter, mais de lui demander de continuer sur cette lancée, vu qu'il n' y a pas seulement que la rivière Luluwa qui peut attirer les éventuels admirateurs de la ville et/ou de la province du Kasayi. Bravo à elle pour avoir construit un bâtiment administratif, un bar-restaurant, un magasin, trois paillotes et un jardin où des touristes peuvent s'évader dans les doux et amoureux propos avec ceux (celles) qu'ils (elles) aiment. Vraiment, les vingt-cinq millions de franc congolais ne sont pas perdus.

Autres types de couvertures touristiques

A part cette réalisation qui entre dans le cadre du tourisme de loisir, l'adminsitration urbaine, pourquoi pas celle de la province, réhabiliterait les objets et sites historiques comme l'immeuble où les congolais ont signé la première constitution du Pays à Kamayi, la tombe de l'abbé Charles Mbuya à Mikalayi, le site où Kambala wa Mudimbi avait été tué aux abords de la rivière Mwanza Ngoma (à Mudimbi); le musée provincial, les sites naturels qui entourent la ceinture verte de la ville comme l'orphélinat de Kankala, les marais de la rivière Lubi, le lac Fwa, le lac Munkamba, la rivière mystique Moyo, etc. Ajoutons à tout ceci une couverture hôtelière moderne, entendez ici hôtels, restaurants, bars et toutes les structures connexes. Certes, la question de l'énergie se pose. Mais elle ne doit pas emporter avec elle tout le génie de la créativité des fils et des filles de la province. Petit à petit, l'oiseau fait son nid. Un tien vaut mieux que deux tu l'auras, disent les français. Aujourd'hui, c'est le tour du site de la rivière Luluwa. Demain n'a pas encore dit son mot. Tout compte fait, l'espoir dans l'action, non dans les magouilles et la paresse, fait vivre.

Os

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29 mai 2012

Fraude minière en RDC: une enquête démasque 59 compagnies fictives

 
 
Des camions chargés des minerais bloqués sur la route de Kolwezi dans la province du Katanga/RDC, 11/03/2011.

Cinquante neuf compagnies fictives exploitant frauduleusement les minerais de la RDC sont basées dans les îles vierges britanniques et à Gibraltar, révèle une enquête menée par le parlementaire britannique Eric Joyce. Son ONG Free Fair DRC a rendu public les résultats de cette enquête, lundi 28 mai, à Kinshasa.

Le représentant spécial de Free Fair DRC, Herman Nzeza, a précisé qu’une bonne partie de ces compagnies appartient à un homme d’affaires juif qui entretiendrait des relations d’amitié avec le sommet de l’Etat congolais: 

«Nous avons [en RDC] un gouvernement qui vend secrètement les ressources de l’Etat aux soi-disant compagnies, à des prix fortement en dessous de leur valeur réelle. Ces sociétés fictives n’investissent pas. Elles finissent par vendre ces ressources naturelles, aux plus gros intérêts, à des compagnies minières qui les exploitent et en font des bénéfices [sans indiquer les noms de ces entreprises].»

 Ces entreprises fictives continuent à percevoir ainsi, chaque année, des millions de dollars américains, a poursuivi Herman Nzeza, précisant que certaines d’entre elles apparaissent à la Bourse de Londres.

Il a, par ailleurs, lancé un appel aux politiques congolais et à la société civile de lutter pour la transparence dans le secteur minier en RDC:

«Nous venons d’adresser une lettre ouverte à Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale, lui demandant de constituer une commission d’enquête pour statuer sur les personnalités étrangères et congolaises qui exploitent le secteur minier en RDC.» 

A la veille des élections présidentielle et législatives de novembre dernier en RDC, le député Eric Joyce avait publié les résultats d’une enquête similaire dans laquelle il accusait les dirigeants politiques congolais d’avoir fait perdre à l’Etat 5,5 milliards de dollars américains en sous-évaluant les contrats miniers contractés avec des sociétés fictives des îles vierges britanniques.

Ces genres d’allégations ne sont pas nouveaux. Au mois de juillet 2011, l’ONG Action contre l’impunité pour les droits humains (ACIDH) avait publié un communiqué pour dénoncer «la vente en catimini» par la Gecamines de ses parts dans les sociétés minières Mutanda Mining et Kansuki Sprl, assossiées respectivement aux sociétés Actifs rowny ltd et Biko Invest, liées à l’homme d’affaire israélien Dan Gertler. Ces transactions avaient été révélées dans un document du groupe Glencore, publié lors de son introduction à la Bourse de Londres au mois de mai 2011.

radiookapi.net

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16 mars 2012

Exploitation minière : La Miba aux prises avec la police des frontières suite à une découverte embarrassante



Deux bagages appartenant au directeur général de la société, Jeffrey Ovian, en partance de Kinshasa, ont fait l'objet d'une attention particulière de la part des services de l'aéroport de Mbuji-Mayi, à cause de la présence suspecte de diamants. L'incident rapporté par l' « Agence congolaise de presse » (ACP), le 14 mars, a eu lieu le week-end dernier. L'information a commencé à filtrer maintenant en raison de la délicatesse du dossier et des implications possibles, à en juger les points encore à élucider, au nombre desquels le non-respect des modalités de l'expédition d'un colis destiné à la vente.

La réglementation n'autorise pas, en effet, aux responsables de l'entreprise, pour le cas d'espèce la Minière de Bakwanga (Miba), d'accompagner le colis. Celui-ci, conformément aux textes en vigueur, doit suivre la procédure normale qui consiste à passer avant tout par le service de l'expertise pour évaluation de sa valeur. À cette question fondamentale liée à la présence de ces colis et surtout leur passage éventuel par le service de l'expertise, la source aéroportuaire qui a rapporté les faits à l' « ACP » a fait remarquer que le directeur général retenu par les services a confirmé que « les deux colis ont bien été visités par les services concernés et qu'il ne s'agissait pas d'un cas de vol ».

Le numéro un de la Miba a été relaxé « quelques minutes après une audition ». De nationalité canadienne, Jeffrey Ovian, porté à la tête de la Miba au terme d'âpres négociations, a hérité d'une entreprise en difficulté et même prête à disparaître sans une intervention financière soutenue pour relancer sa production au point mort. Certes, des fonds ont pu être débloqués mais pas encore à la hauteur des besoins réels de la société.

L'incident de l'aéroport de Mbuji-Mayi, capitale du Kasaï Oriental et siège de l'entreprise, survient au moment où une lutte est engagée contre la sortie anarchique des produits miniers. Il ne manquera pas de donner du grain à moudre aux analystes les plus réfractaires à l'assistance technique étrangère. Récemment, la ministre du Portefeuille a rappelé aux entreprises mixtes où l'État est le principal actionnaire, à l'instar de la Miba, la nécessité de verser régulièrement les dividendes aux actionnaires.

Laurent Essolomwa 

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10 mars 2012

9 millions de francs congolais pour la relance d’une usine de fabrication de biscuits à Kananga

Kananga, 09/03 (ACP)- Un chèque de 9 millions de francs congolais a été remis dernièrement par le gouverneur du Kasaï Occidental, Hubert  Kabasu Babu, à l’asbl « Caritas développement » pour  relancer les activités d’une usine de fabrication de biscuits à base de soja à Kananga, à l’arrêt depuis 17 ans.

Ce geste traduit la détermination du gouverneur du Kasaï Occidental de soutenir les activités de développement endogènes de sa juridiction.

Mlle Bilowa, directrice de Caritas développement, qui a réceptionné le chèque, a salué ce geste qui témoigne de l’esprit managérial de l’autorité urbaine, avant de l’inviter à œuvrer davantage pour le développement de la province.ACP/M@s/MaH.-

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28 février 2012

Ngandajika: le chef de la division provinciale des finances aux arrêts pour détournement de salaires

Le chef de la division provinciale des finances et l’ordonnateur des dépenses du Kasaï-Oriental sont devant la justice à Mbuji-Mayi, ont indiqué des sources judiciaires, ce lundi 27 février. Ils ont été mis en cause dans une affaire de détournement des fonds destinés à la paie des salaires des fonctionnaires du territoire de Ngandajika

Les deux responsables des finances de la province sont au cachot depuis le week end dernier. Ils sont poursuivis par le parquet général du Kasaï-Oriental pour complicité dans le détournement des fonds destinés à la paie des fonctionnaires du territoire de Ngandajika. L’instruction du dossier suit son cours normal. 

Ils ont été incriminés par une commission d’enquête dirigée par le vice gouverneur Bruno Kazadi Bukasa. C’est donc le gouvernorat qui a déposé la plainte à la justice contre le comptable publique 0515 pour détournement de plus de 166 millions de francs congolais (18000 USD), pour la paie de novembre et décembre 2011 ainsi que janvier 2012. 

Bruno Kazadi Bukasa a souhaité que la justice traite avec célérité ce dossier de détournements de salaires des fonctionnaires, de plus en plus récurrents dans cette province. 

Selon lui, le comptable Ramazani Tambwe est passé aux aveux devant la commission d’enquête. Il aurait déclaré que l’ordonnateur des dépenses et le chef de la division provinciale des finances soutirent chaque mois, chacun plus de un million de francs congolais ( 1085 USD) sur son enveloppe destinée à la paie des fonctionnaires de Ngandajika. 

Les fonctionnaires de l’Etat dans ce territoire avaient accusé, lundi 6 février, un comptable public d’avoir retiré de l’argent de leurs salaires de novembre et décembre 2011. Le chef de la division provinciale des Finances avait reconnu cette situation, indiquant que «le comptable est responsable des fonds qu’il retire seul à la banque».

radiookapi.net

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14 février 2012

La Banque mondiale suspend sa contribution au budget général de la RDC

Le  président de la Banque mondiale, Robert Zoellick a annoncé, jeudi 9 février, que son institution ne va pas contribuer au budget général de la  RDC par manque de contre-pouvoir dans ce pays, indique une dépêche de l’AFP.Au cours d’une conférence de presse à Pittsburgh (Etats-Unis), il a estimé que « les contrôles démocratiques lui semblent insuffisants en République Démocratique du Congo , raison pour laquelle, il faut stopper d’alimenter son budget ».


Il  a par ailleurs précisé que les programmes sur la nutrition, l’éducation, le Sida et le paludisme continueraient à être soutenus. Robert Zoellick a qualifié la RDC de « zone grise » à l’image de l’Afghanistan et d’Haïti.

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10 janvier 2012

Lubumbashi: les agents licenciés de la CMSK réclament leurs décomptes finals

 
 – Une vue de l'immeuble de la banque centrale à Lubumbashi. Photo cabemery.org – Une vue de l’immeuble de la banque centrale à Lubumbashi. Photo cabemery.org

La paix sociale est troublée à la Compagnie Minière du Sud Katanga (CMSK) où plus d’une centaine de travailleurs licenciés réclament leurs décomptes finals. D’autres agents s’opposent à leur mis en congé technique. Les manifestants ont brulé les pneus et barricadé les voies d’accès à l’Entreprise Générale Malta Forrest avant d’être dispersés par les policiers qui ont usé des gazs lacrymogènes.

Ce trouble a fait quelques blessés et des arrestations.

Un des manifestants s’est exprimé à Radio Okapi:

«Nous ne sommes pas là pour faire du désordre mais, pour revendiquer nos droits. Notre patron doit nous payer nos décomptes finals car nous n’avons besoin d’être remis au travail», a-t-il expliqué.

A l’origine de cette situation, un conflit oppose deux géants miniers du Katanga : EGMF et la Gécamines.

Selon des sources, ces entreprises minières ont des parts au sein de la CMSK qui détient une grande carrière de cobalt à Lwisishi, à une vingtaine de km de Lubumbashi, sur la route Likasi, au Katanga.

L’Adg de l’EGMF, Yvonne Peyraud a indiqué qu’à la fin de l’année 2011, la majorité de clients habituels et fidèles de la CMSK n’ont pas renouvelé leur contrat à la crainte du conflit qui oppose EGMF à la Gécamines.

Cela oblige CMSK à réduire sensiblement ses activités.

De leur côté, les responsables de la CMSK ont promis de payer les décomptes finals des agents d’ici quelques jours.

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23 novembre 2011

Arrêt de travail à la Miba : les agents réclament cinq mois de salaires

 – Une drague Miba déjà operationnelle. – Une drague Miba déjà operationnelle.

La paix sociale est troublée à la Minière de Bakwanga (Miba). Les agents et cadres de cette société mixte réclament leurs cinq mois d’arriérés de salaires. Après le passage dimanche 20 novembre du président Joseph Kabila, candidat à sa propre succession, au chef-lieu du Kasaï-Oriental, ces agents disent être à bout de patience puisqu’aucune solution n’a été trouvée quant à la situation de leur entreprise.

Ils soulignent qu’au lieu du paiement, ils constatent  plutôt l’achat des chiens bergers censés sécuriser le polygone minier. Une dépense que les agents de la Miba jugent de trop.

« On a acheté un chien pour sécuriser. Des chiens qui mangent à leur fin alors que les agents n’ont rien. Nos enfants ne sont pas scolarisés. C’est vraiment un assassinat. Là, nous réclamons 5 mois de salaires aujourd’hui et à l’immédiat sinon nous ne travaillerons plus », a fustigé un agent gréviste.

Ce mouvement de débrayage est parti du polygone de la Miba, mardi 22 novembre tôt le matin.

La délégation syndicale de la Miba qui prend acte de ce mouvement déclare le soutenir, elle s’en tient aux multiples promesses faites par la direction sans les honorer.

De passage dimanche 20 novembre à Mbuji-Mayi, le chef de l’Etat sortant avait promis au cours de son meeting de «poursuivre l’action jusqu’à la reprise totale des activités de la Miba».

Le 27 août 2010, Joseph Kabila avait remis un chèque de 10 millions de dollars américains au président administrateur délégué de la Minière de Bakuanga pour la relance de cette entreprise. Depuis la reprise de la production de la Miba en février dernier, la société a déjà vendu 39 500 carats de diamants.

radiookapi.net

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19 novembre 2011

Appel en vue de l’accroissement des produits vivriers du Kasaï Occidental sur le marché du Katanga

Kananga, ACP Hubert Kabasu Babu et Moise Katumbi Chapwe, gouverneurs respectivement du Kasaï Occidental et du Katanga, ont convenu au cours d’un récent entretien à Lubumbashi, de favoriser l’acheminement sur le marché Katangais des produits agricoles et vivriers de l’Ouest kasaïen.

Il s’agit, dans un premier temps de l’huile de palme, de l’ananas, de nyebe et des bananes plantains, dans le cadre d’un accord de coopération allant dans l’intérêt des populations de ces deux provinces.Les deux parties ont reconnu, à cette occasion, le rôle de grenier agricole du Katanga joué jadis par le grand Kasaï. Elles ont déploré, en outre, les effets prévus de blocage au niveau de la SNCC ( Société Nationale des chemins de fer du Congo) des marchandises destinées au Kasaï Occidental, avant de lever l’option de faciliter leur évacuation rapide avec l’implication de cette entreprise commerciale. ACP/Fédé

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25 août 2011

Reprise du travail à la Société des boissons gazeuses du Kasaï Oriental

Mbuji-Mayi, 24/08 (ACP).- Le travail a effectivement repris lundi à la Société des boissons gazeuses du Kasaï Oriental, SOGAKOR, après 67 jours d’arrêt suite à la grève observée par le personnel de cette entreprise filiale de la MIBA qui réclamait la paie de 18 mois des salaires et d’autres avantages sociaux, conformément à la convention collective, a constaté l’ACP.

Les agents affirment avoir repris après la démission du comité de direction accusé de mauvaise gestion, une de leurs exigences contenues dans le cahier de charge. Des concertations se poursuivent encore entre les actionnaires majoritaires et minoritaires ainsi que la délégation syndicale pour la désignation des membres du nouveau comité de gestion. ACP/MBF/BUM.-

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