19 janvier 2013

RDC: l’Anapi a agréé 145 investissements en 2012

 
Mathias Buabua Wa Kayembe, Expert Congolais en Droit Fiscal. Radio Okapi/Ph. Aimé-NZINGAMathias Buabua Wa Kayembe, Expert Congolais en Droit Fiscal. Radio Okapi/Ph. Aimé-NZINGA

L’Agence nationale pour la promotion des investissements (Anapi) a agréé cent quarante-cinq projets en 2012 pour un coût de plus de 4 milliards des dollars américains. Ces projets devraient créer environ vingt mille emplois, a indiqué le directeur général de l’Anapi, ce lundi 14 janvier, à Radio Okapi.

Le secteur de l’immobilier, des télécommunications et de l’industrie sont les secteurs qui ont les plus attiré les investisseurs.

Le secteur  de l’agriculture par contre est  toujours  peu attrayant. Pour susciter l’intérêt des hommes d’affaires pour ce secteur, le directeur de l’Anapi,  Mathias Bwabwa wa Kayembe, a fait état de plusieurs préalables qui ne dépendent cependant pas de son agence:

«En ce qui concerne l’agriculture, il y a le préalable de routes de desserte agricole et de l’accès à la terre. Les gens voudraient bien faire de l’agriculture, mais ils ont besoin de la terre. Il y a le préalable d’accès aux financements, ça demande de l’argent, un accès aux équipements. Il y a le préalable de la formation, etc

Il a appelé l’ensemble de la population congolaise à s’impliquer pour la relance de l’agriculture.

En dehors de projets agréés par l’Anapi, plusieurs délégations d’hommes d’affaires étrangers ont par ailleurs visité la RDC, en dépit de la situation de guerre qui prévaut dans l’Est du pays. Mathias Bwabwa s’est dit optimiste :

«Les vrais investisseurs qui s’intéressent au Congo [viennent]. Celui qui veut avoir ses minerais, il a besoin de sa concession minière malgré la guerre.  Les gens cherchent à se positionner. »

Et la RDC n’est pas la seule dans ces conditions en Afrique. Le directeur de l’Anapi a réaffirmé sa détermination à sensibiliser les investisseurs étrangers:

«Il y a plusieurs pays africains dans les mêmes conditions. L’Afrique est un continent avec beaucoup de problèmes : les infrastructures ne sont pas là, la sécurité juridique laisse à désirer… Mais, l’Afrique fait rêver beaucoup de gens aujourd’hui. C’est le continent où l’on enregistre un taux de croissance élevé dans le monde. C’est le continent où l’on n’a pas encore fait les affaires.  Donc, moi, je vais continuer à demander aux investisseurs de venir

L’Anapi avait agréé en 2011, 156 projets d’investissements. Par rapport à la nature de l’investissement, 78 étaient des investissements de création, soit 50%; 56 de diversification, soit 36% et 22 de modernisation, soit 14%.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 00:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


14 janvier 2013

Un diamant de 144 carats découvert à Mbuji-Mayi par la MIBA

L'usine d'exploitation de diamant de Disele, au polygone minier de la société minière de Bakwanga (Miba) à Mbuji-Mayi  a ramassé une pierre de diamant de 144 carats dans la ville de Mbuji Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï oriental. Reste que cette pierre sera soumise à une expertise nationale et internationale pour en déterminer la valeur exacte.

"Cette nouvelle pierre sera soumise à une expertise nationale et internationale afin de connaître sa valeur exacte avant sa mise en vente", selon un communiqué de la Société minière de Bakwanga cité par l'agence Chine nouvelle. Celui-ci a ajouté que "c'est depuis plus de douze ans que la Miba n'a jamais trouvé une pierre d'une telle valeur".

La société minière de Bakwanga a rassuré que la pierre concernée se trouve sous le contrôle de son propriétaire exclusif, en attendant sa mise en vente au milieu du mois de janvier 2013, à travers une procédure transparente de vente aux enchères, et sous le contrôle vigilant des services compétents de l'Etat.

La mission de la Miba est de rechercher des gisements miniers et d'obtenir l'achat, la cession, la location, l'affermage et l'amodiation des mines et des concessions minières en République démocratique du Congo (RDC).

 

Kléber Kungu

Posté par lumbamba à 00:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 décembre 2012

Connaissez-vous les Chinois du Congo ?

Par Muriel Devey

À Kinshasa, le boulevard du 30 juin a été rénové par les Chinois. © Muriel Devey

 

 

Kinshasa, le boulevard du 30 juin a été rénové par les Chinois. © Muriel Devey

À Kinshasa, à la différence des autres expatriés, petits commerçants et grands patrons chinois ne parlent pas français, mais lingala !

C'est bien connu, à Kinshasa, les Chinois sont partout. Ils refont la voirie, rénovent, construisent des immeubles, opèrent dans l'agriculture périurbaine, notamment dans le domaine de Nsele. Voilà pour les grandes sociétés chinoises, implantées dans le pays à la faveur du contrat sino-congolais et des accords de partenariats bilatéraux, qui ont évidemment fait venir en RD Congo nombre d'ingénieurs et d'ouvriers chinois.

Indépendants

Dans leur sillage, des centaines de petits indépendants ont suivi, pour la plupart des boutiquiers, également à l'oeuvre dans le commerce d'import et celui de détail, une activité jusqu'à présent réservée, en principe, aux Congolais. Établis sur les marchés et au fin fond des quartiers populaires de toute la capitale, ils proposent dans leurs échoppes des vêtements, de l'électronique et autres produits manufacturés made in China. Il existe aussi une autre catégorie d'entrepreneurs chinois, présente dans la petite industrie, pharmaceutique notamment, et dans la restauration.

Lingala

À la différence de nombreux expatriés, ces petits commerçants et grands patrons chinois ne parlent pas français mais lingala, une langue qu'ils ont apprise en Chine ou en arrivant sur place, pour mieux communiquer avec les Congolais. Petits ou grands, les milieux d'affaires chinois se sont organisés au sein de deux structures, une chambre de commerce, créée en 2002, et l'Association chinoise pour l'assistance mutuelle, créée en 2006.


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Connaissez-vous les Chinois du Congo ?

Posté par lumbamba à 19:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 décembre 2012

RD Congo : le FMI claquera-t-il la porte ?

Par Frédéric Maury

Le FMI reproche à la RDC son manque de transparence. © AFP

Le FMI reproche à la RDC son manque de transparence. © AFP

Faute d'avoir donné des renseignements suffisamment précis sur la vente d'une société minière par la Gécamines, la RD Congo pourrait définitivement perdre les 225 millions de dollars de prêts promis par le Fonds monétaire international.

Selon des informations divulguées ces derniers jours par l'agence de presse Bloomberg, le Fonds monétaire international (FMI) aurait décidé de mettre un terme à son programme de prêt sur trois ans en faveur de la RD Congo. Les agences citent « le manque de transparence dans les transactions minières ». Si la décision était confirmée, le pays verrait ainsi s'envoler 225 millions de dollars de prêts, qui auraient pu servir à consolider les réserves extérieures du pays. Selon Bloomberg, le FMI mettrait en cause « l'incertitude » autour d'une opération minière remontant à 2011, conclue entre la Gécamines, une société commerciale totalement détenue par l'État congolais, et un acheteur mystérieux, baptisé Straker International Corp.

"Contentieux technique"

Selon des documents rendus publics récemment par le ministère des Mines de la RD Congo, la Gécamines aurait vendu une part de 25% dans la société La Congolaise de Mines et de Développement (Comide Sprl), qui détient les licences d'exploration dans les mines de cuivre de Kii, Mashitu et Pangalume, à Straker, une société basée dans les Îles Vierges britanniques dont on ne connaît toujours pas les propriétaires. L'acquéreur n'aurait rien payé, l'opération étant présentée comme le règlement d'un « contentieux technique ». Le FMI avait demandé il y a quelques mois que la transparence soit faite sur cette opération.

Le FMI aurait jugé les éléments divulgués par la RD Congo insuffisants. « Nous avons appliqué le concept d'une conditionnalité stricte parce que nous croyons que la transparence dans le secteur minier est un élément clé pour le pays », aurait déclaré à Bloomberg Oscar Melhadole représentant du FMI en RD Congo.

Pas de commentaires

Pour l'instant, le FMI n'a fait aucune communication officielle sur le sujet et aucun document n'est disponible à ce propos sur son site. Jeune Afrique n'a pas, au moment où nous mettons en ligne, reçu de réponse de la part de l'institution basée à Washington concernant la décision de suspension. Joint au téléphone, Albert Yuma, président du conseil d'administration de la Gécamines, s'est refusé à tout commentaire. « Je n'ai pas de commentaires dans la mesure où nous n'avons pas été informés officiellement de cette décision », a répondu à Jeune Afrique celui qui est aussi patron des patrons congolais.

Le programme de prêt sur trois ans, d'un total de 532 millions de dollars, avait été conclu fin 2009 entre le FMI et la RD Congo. Les relations entre le FMI et la RD Congo sont tendues depuis plus d'un an en raison du manque de transparence dans le domaine des contrats et des opérations minières.

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : RD Congo : le FMI claquera-t-il la porte ?

Posté par lumbamba à 01:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 septembre 2012

Mbuji-Mayi/Kananga – Les prix des denrées alimentaires en furie

BY 

 

Depuis une semaine, les prix des denrées ont prix l’envol au grand marché de Kananga. Villes enclavées, Kananga et Mbuji-Mayi dependent largement du train Ilebo-Lubumbashi qui les ravitaillent mensuellement de produits alimentaires.

Les prix des produits de première nécessité dont le maïs, la farine de froment et l’huile de palme ont pris de l’ascenseur, depuis une semaine sur le marché de Kananga au Kasaï-Occidental, a-t-on constaté sur place. Ce mardi 25 septembre 2012, 2,5 kg de mesure de maïs communément appelée Meka, se négocient à 1 800 FC (2 USD) contre 1 200 FC (1,5 USD) il y a quelques jours.
La mesure de farine qui coutait 800 FC (0,9 USD) se négocie à 1 200 FC (1,5 USD) tandis que la bouteille d’huile d’un litre se vend à 800 FC (0,9 USD).
L’augmentation des prix du maïs, de la farine et de l’huile de palme a entraîné celle d’autres produits sur le marché. Un kilo de riz est parti de 1000 FC (1,1 USD) à 1 200 FC (1,5 USD).
Sur place à Kananga, une frange de la population accuse la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) de tracter de manière irrégulière des wagons qui transportent des denrées de première nécessité vers Kananga.
Au Kasaï Oriental voisin, les prix ont aussi augmenté sur le marché de Mbuji-Mayi. Une augmentation de 30% a été constatée sur le prix du maïs et l’arachide. Dans cette ville du Kasaï-Oriental, 3kg de maïs se vend actuellement à 2 800 FC (3 USD) alors qu’il se vendait à 2 000 FC (2,3 USD).
Selon les mêmes sources, 1 kg d’arachide est passé de 4 000 (4,4 USD) à 4 800 FC (5,4 USD) et beaucoup d’autres produits encore comme le manioc et l’huile de palme figurent dans la course à la hausse.
A Mbuji-Mayi, la population attribuait les causes de cette hausse des prix à la dégradation des routes de desserte agricole due au retour de la pluie, indiquent des commerçants.

 

Archi-Kan

Posté par lumbamba à 19:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


23 septembre 2012

Mbuji-Mayi – Hausse des prix des denrées alimentaires sur le marché

BY  

La mesure de maïs qui coûtait,la semaine dernière sur le marche local, 1500FC ( soit 2,5 USD) est négociée ce jour à 3000FC (soit 3,3 USD).

Les prix des produits de première nécessité ont pris, depuis la fin de la semaine dernière, une hausse vertigineuse sur les marchés de Mbuji-Mayi, a-t-on costaté sur place. Les coûts du maïs et de l’arachide ont augmenté de plus de 30%. La mesure de maïs qui coûtait,la semaine dernière sur le marche local, 1500FC (soit 2,5 USD) est négociée ce jour à 3000FC (soit 3,3 USD), tandis que celle de haricots est passée de 3000FC(soit 3,3 USD à 3500FC (soit 3,7 USD ). Par ailleurs, le kg d’arachide est passé de 4 000 (4,4 USD) à 4 800 FC (5,4 USD) et beaucoup d’autres produits encore comme le manioc et l’huile de palme figurent dans la course à la hausse.
Certains opérateurs économiques du secteur contactés par notre rédaction lient cette hausse aux difficultés de transport et au coût élevé de ce dernier, surtout avec les problèmes que connaît la SNCC (Société nationale des chemins de fer du Congo).

 Les consommateurs eux s’en plaignent et dénoncent le fait que l’inflation coïncide avec la rentrée scolaire

Les consommateurs eux s’en plaignent et dénoncent le fait que l’inflation coïncide avec la rentrée scolaire 2012-2013.
D’autres estiment que les causes de cette hausse des prix sont entre autres, la dégradation des routes de desserte agricole due au retour de la pluie, indiquent des commerçants. «Toutes les voies qui mènent à Luilu, Kabinda et Lusambo, principaux foyers agricoles de la province, sont coupées», témoigne l’un d’eux, précisant que des camions en provenance de ces localités mettent une semaine pour atteindre Mbuji-Mayi.
Le retour de la saison de pluie oblige également les agriculteurs de la contrée à remettre des semences en terre, provoquant ainsi la rareté des produits sur le marché. Pour sa part, le gouvernement provincial estime qu’il s’agit d’une situation passagère.

Rareté du soja graine sur le marché

 

Le Méka de soja coûte de plus en plus cher à Mbuji-Mayi. Les vendeurs de ce produit attribuent cette rareté à la forte demande des agriculteurs en ce début de la saison culturale A.

Les graines de soja sont de plus en plus rares sur le marché de la ville de Mbuji-Mayi, au moment où les paysans recherchent des semences et les éleveurs de volailles de la nourriture, a-t-constaté sur place.
Les vendeurs de ce produit attribuent cette rareté à la forte demande des agriculteurs en ce début de la saison culturale A. Une autre raison concerne les difficultés de transport pour évacuer les produits des villages de production vers les centres de consommation à la suite notamment de la dégradation des routes de desserte agricole. Dans les ménages comme dans les centres de nutrition, on fait recours aux graines d’autres légumineuses pour palier à la carence alimentaires et lutter ainsi contre la malnutrition aigue qui peut attaquer les tout petits.

La crise socio-économique qui frappe plusieurs familles de la ville de Mbuji-Mayi

 

Environ 100 000 élèves de 6e année primaire se sont présentés jeudi 7 juin au Test national de fin d’études primaires (Tenafep) au Kasaï Oriental.

La crise socio-économique qui frappe plusieurs familles de la ville de Mbuji-Mayi, causée notamment par les difficultés de fonctionnement de la MIBA, constitue un des facteurs qui est à la base du faible rendement scolaire des élèves dans les écoles, ont indiqué certains parents interrogés jeudi dernier à la presse. Pourtant, on a noté, l’année dernière à Mbuji Mayi, une augmentation significative des élèves au Test national de fin d’études primaires. Environ 100 000 élèves de 6e année primaire se sont présentés en juin au Test national de fin d’études primaires (Tenafep) au Kasaï Oriental. A la province scolaire du Kasaï Oriental I, le nombre d’inscrits est passé de 28 000 en 2011 à 30 900 cette année, dont 13 000 filles. Cependant leurs résultats ont été peu encourageants. Selon Fernand Mubiayi Kabuya, directeur de l’EPSP au Kasaï Oriental I, cette augmentation est liée aux campagnes massives d’inscription des filles et garçons en âge scolaire à l’école primaire, qui se consacrait au travail des mines.

 

Les parents contactés déplorent les très mauvaises conditions sociales caractérisées par des maigres salaires, l’augmentation des prix des denrées alimentaires de première nécessité, l’absence d’emploi et des faillites constatées dans les activités commerciales. Ils appellent le gouvernement central à garantir les bonnes conditions sociales et des salaires décents pour une meilleure protection des enfants et de leurs droits.

Archi-Kan

Posté par lumbamba à 21:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

09 août 2012

Kinshasa : être son propre patron plutôt que tout attendre de l'Etat

De plus en plus de jeunes Kinois souhaitent monter leurs propres boites. Patrons, ils valorisent leurs compétences professionnelles et sont à l’abri du licenciement. Mais, la culture de travailler au service de l’Etat inhibe encore l’initiative personnelle de beaucoup d’entre eux.

A 37 ans, Susie Bakajika décide d’arrêter ses consultances pour se consacrer à Lisapo, une agence en communication qu’elle a créée en 2009 avec quelques amis. L’ASBL édite également un journal du même nom. "Je trouve de l’harmonie dans la liberté d’être chef de soi et de mieux gérer son temps. Chaque heure qui passe, je la consacre à quelque chose d'utile, avec des deadlines pour tout". La jeune dame dit surtout "ne pas trouver d’attrait dans un travail fonctionnarisé comme c’est le cas en RDC, où les gens sont là de 8 h à 16 h, même quand ils n’ont rien à faire." Christophe Ilunga, 24 ans, a lui préféré quitter le service de maintenance dans l’entreprise qui l’employait pour monter une boutique d’accessoires pour téléphones : "On se sent plus en sécurité en créant sa boite qu’en étant salarié dans une entreprise où l’on est sous la menace constante d’un licenciement." Comme Christophe, ils sont de plus en plus nombreux, les jeunes de Kinshasa qui abandonnent leur statut de salarié pour monter leurs propres affaires.

 "Une petite fierté au pays"
 L’indépendance et l’autonomie que confère le statut de patron viennent en tête des arguments. "Malgré un environnement économique précaire, l’idée de sortir du cadre de travail normal est attrayante pour des jeunes désireux de plus de flexibilité et qui souhaitent travailler pour eux-mêmes", explique le professeur Noël Obotela de l’Université de Kinshasa. "Le statut de patron permet de mieux valoriser ses compétences professionnelles", analyse l’enseignant.
 Dans une entreprise, l'absence de valeurs que l’on défend, explique également que des jeunes gens décident de sortir de la relation de travail traditionnelle. "Je n’en pouvais plus d’être à chaque fois déchiré au-dedans de moi-même du fait du yoyo de la ligne éditoriale de notre journal, évoluant au gré des intérêts.. ", explique l’actuel directeur de l’hebdomadaire Congo News, Hugues-Michel Mukebayi Nkoso. En 2009, à la surprise générale, il a mis fin au contrat qui le liait à une prestigieuse publication de la place pour fonder son propre journal. Bien lui en a pris, car son œuvre rayonne et compte désormais dans le paysage médiatique congolais. "Je sens que nous faisons quelque chose qui touche à la vie des gens. Avec les amis, nous sommes en train d’apporter notre pierre à l’édification de notre pays. C’est même cette dimension qui nous motive davantage." Exit "l’idée d’aller partager un studio à dix à Paris" qui l’a tenté dans sa jeunesse, comme la plupart des jeunes kinois. "A 46 ans, j’ai créé un petit nom, j’ai une petite fierté ici au pays…", se félicite-t-il.

 Créer de l’emploi pour d’autres
 Beaucoup d’autres jeunes nourrissent l’ambition de devenir créateurs d’emplois pour leurs concitoyens, plutôt que d'en laisser l’initiative uniquement à l’Etat. "Notre entreprise existe depuis 2007. Nous sommes présents dans douze des treize quartiers de notre commune (Lemba, Ndlr). Nous employons une dizaine de personnes qui vivent essentiellement de cet emploi. Nous espérons procurer plus de travail aux gens avec l’extension de nos activités", explique Roger Kitenge, administrateur-directeur des ressources humaines de Bopeto, une entreprise spécialisée dans les vidanges des ordures ménagères. Il confie que "les ordures, c’est de l’or pur, il faut les transformer pour faire recette". Mais ils n’en sont pas encore là.
 Toutefois, beaucoup de jeunes attendent encore tout de l’Etat. Chaque jour, ils sont des centaines à aller déposer leurs CV à la direction provinciale de l’Office national de l’emploi (Onem). En RD Congo, depuis toujours, le symbole de l’ascension professionnelle est de travailler au service de l’Etat et non de créer sa propre entreprise. Cela inhibe encore l’initiative personnelle, même si certains Kinois sortent du lot et se mettent avec succès à leur compte.

 Didier Kebongo

Posté par lumbamba à 23:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 juin 2012

Kasaï Oriental: la police réduit de près de moitié ses effectifs à la Miba

 
Police congolaise.Police congolaise.

Le Commissariat provincial de la police au Kasaï Oriental a annoncé jeudi 21 juin la réduction de près de moitié de ses effectifs à la Minière de Bakwanga (Miba). Au cours d’une causerie morale de la police à Mbujimayi, le commissaire Patience Mushid Yav a expliqué que cette décision résulte de pourparlers entre la police et la Miba. Pour cette entreprise, les policiers affectés à la sécurisation de ses installations étaient en surnombre.

La brigade minière comptera désormais 530 éléments, dont 500 hommes de troupe et 30 officiers de commandement, au lieu des 800 habituels.

Selon le commissaire Mushid Yav, la Miba s’est plaint du désordre qui régnait au sein de ses installations à cause du nombre élevé de policiers, qui devenaient de ce fait difficiles à identifier.

Selon des sources proches de la Miba, certains de ces policiers étaient quasiment confondus aux « suicidaires », ces creuseurs clandestins opérant illicitement dans le polygone de la Miba, rendant difficile les poursuites contre ces clandestins.

Pour permettre au reste de la Brigade d’être plus efficace,  la police demande, notamment, que ces policiers soient rémunérés par la Miba, et qu’ils disposent de moyens logistiques, de véhicules et de matériels de communication.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 11:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 juin 2012

Lancement de la première phase d’activités de Bisoka

By

Monseigneur Marcel Madila

Monseigneur Marcel Madila

La cérémonie du lancement officiel de la première phase des activités de la biscuiterie soja du Kasaï (Bisoka) a eu lieu samedi 16 juin dernier à Kananga. La minoterie de Ntambue St-Bernard va, dans un premier temps, produire la farine de soja, de maïs, et du pain. Ce n’est qu’à l’issue de cette phase qu’interviendra la fabrication des biscuits hautement protéinés de soja. La directrice de Caritas développement, Delphine Bilowa, l’a indiqué tout en précisant que cette usine aura la capacité de production journalière de 1000 kgs de biscuits pour lutter contre la malnutrition au Kasaï-Occidental. «Cette usine va permettre la production d’un supplément nutritionnel local à base de soja et de redynamiser la culture du soja et de maïs à travers les associations paysannes ainsi augmenter le revenu des paysans pauvres», a-t-elle rassuré.

Pour sa part, l’archevêque catholique de Kananga, Monseigneur Marcel Madila, a sollicité le concours de tous pour la réussite de cette unité de production qui va produire des farines de soja, de maïs, du pain et des biscuits utiles pour lutter contre la malnutrition sévère qui sévit dans la province.

Réagissant sur le type de modèle économique que devra adopter cette usine, Monseigneur Marcel Madila, a précisé que Bisoka n’est pas une régie financière pour l’église catholique : «L’archidiocèse de Kananga, propriétaire de cette unité de production est une Asbl». C’est tout dit pour renforcer le caractère non lucratif de cette unité de production.

Rappelons que cette fabrique de Bisoka a fait, vers les années 1980. la fierté de la province du Kasaï Occidental en s’imposant comme un aliment de base pour combattre la malnutrition. Après avoir fonctionné pendant plusieurs années, cette usine a connu une panne majeure. A l’époque, on a même parlé de son transfèrement à Gbadolite. Conséquence: la malnutrition a refait surface, et beaucoup d’enfants de moins de cinq ans en sont morts. Cette biscuiterie est la deuxième unité d’activité que lance l’archidiocèse de Kananga en moins d’un mois après la mini-centrale de la mission catholique Kabwe.
MM

Posté par lumbamba à 23:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 juin 2012

L’archidiocèse catholique de Kananga inaugure une biscuiterie

 
Une vue des biscuits.Une vue des biscuits.

L’archidiocèse catholique de Kananga (Kasaï-Occidental) a officiellement lancé les activités de la Biscuiterie à base de soja de Kananga (Bisoka) samedi 16 juin, témoigne un reporter de la Radio Okapi.

La directrice de Caritas développement, Delphine Bilowa, a indiqué que cette usine d’une capacité journalière de 1000 kg de biscuit à base de soja entend lutter contre la malnutrition au Kasaï-Occidental.

«Cette usine va permettre la production d’un supplément nutritionnel local à base de soja et de redynamiser la culture du soja et de maïs à travers les associations paysannes ainsi augmenter le revenu des paysans pauvres», a-t-elle rassuré.

Pour sa part, L’archevêque catholique de Kananga, Monseigneur Marcel Madila, sollicite le concours de tous pour la réussite de cette unité de production qui va produire des farines de soja, de mais, du pain et des biscuits utiles pour lutter contre la malnutrition sévère qui sévit dans la province.

Monseigneur Marcel Madila, a précisé que Bisoka n’est pas une régie financière pour l’église catholique :

«L’archidiocèse de Kananga, propriétaire de cette unité de production est une Asbl»

On rappelle que cette biscuiterie est la deuxième unité d’activité que lance l’archidiocèse de Kananga après la mini-centrale de la mission catholique Kabwe.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 01:57 - - Commentaires [1] - Permalien [#]