14 juin 2013

Mbuji-Mayi – La population salue l’acquisition par la SNCC des nouvelles locomotives

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image L’acquisition par la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) des nouvelles locomotives dont trois affectées sur le tronçon Kamina-Ilebo, a été saluée par la population et les opérateurs économiques de la province du Kasaï-Oriental, a-t-on appris de source proche du bureau provincial de la Fédération des entreprises du Congo (FEC).
Selon la source, la remise en service de la voie ferrée va contribuer à l’amélioration du trafic ferroviaire ainsi qu’à la diminution des prix des produits divers sur le marché de la province grâce à l’abondance qui sera créée. L’exode massif des opérateurs économiques kasaïens vers notamment le Katanga et la ville de Kinshasa sera particulièrement stoppé grâce à la circulation régulière du train, a indiqué la même source.
Les responsables de la SNCC ont, quant à eux, souligné leur détermination d’œuvrer pour la réorganisation du trafic ferroviaire de la RDC, de travailler pour la stabilisation et le redressement de la SNCC.

Baisse sensible des prix des denrées alimentaires dans la ville de Mbuji-Mayi

Par conséquent, les prix des denrées alimentaires de base ont sensiblement baissé sur le marché de la ville de Mbuji-Mayi, notamment le maïs grains dont la mesure est passée de 1700FC à 1300FC dans l’intervalle d’un mois, a-t-on constaté.
Il en est de même pour le prix du bidon d’huile de palme de 20 litres passé de 20.000 Fc à 15.000 FC. La braise, le haricot, le sel, l’arachide, la banane plantain et le soja ont également sensiblement diminué de prix. Les vendeurs approchés attribuent cette baisse à plusieurs raisons dont la nouvelle de l’acquisitions des locomotives, la générosité de la nature, l’abondance de ces produits, les cultivateurs de la province du Kasaï Oriental traversant la période de récolte.
Archi-Kan/ ACP

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20 mai 2013

Michel Camdessus : "Toutes ces ressources détournées, c'est un crime"

Jeuneafrique

 

Michel Camdessus, membre de l'Africa Progress Panel, a notamment dirigé le FMI. © Africa Progress Panel

A l'occasion de la publication du rapport de l'Africa Progress Panel sur la gestion des ressources naturelles en Afrique, Michel Camdessus pousse un cri d'alarme en faveur de la transparence et de la lutte contre l'évasion fiscale.  

 

L’Africa Progress Panel, un groupe de dix personnalités éminentes issues des secteurs privé et public, publie aujourd’hui l’édition 2013 du Rapport sur les progrès en Afrique. Consacré à la gestion des ressources naturelles et baptisé “Equité et industries extractives - Pour une gestion au service de tous”, cette longue étude souligne que, bien que les ressources naturelles aient aidé à alimenter une décennie de croissance économique rapide, la plupart des Africains n’en ont encore retiré aucun bénéfice. L’Africa Progress Panel estime « que l’Afrique peut mieux gérer ses vastes richesses en ressources naturelles pour améliorer la vie de ses populations, en définissant des agendas nationaux ambitieux en faveur du renforcement de la transparence et de la responsabilité ». Entretien avec l’un des membres de ce panel, l’économiste français et ancien directeur général du Fonds monétaire international, Michel Camdessus.

 

 Propos recueillis par Frédéric Maury

 

Jeune Afrique : Le premier point que souligne votre rapport, c’est que, malgré une croissance économique forte depuis dix ans, les progrès en matière de réduction de la pauvreté restent très faibles. C’est un constat qui tranche avec l’euphorie actuelle autour des économies africaines.

 

Michel Camdessus : Vous touchez à l’essentiel. Il est vrai que l’Afrique va mieux, qu’elle est sortie de la crise plus vite que les pays occidentaux. Le boom des matières premières a beaucoup aidé et c’est une bonne chose. Mais tout cela devrait être beaucoup mieux et ces meilleurs taux de croissance ne sont pas traduits par une réduction significative de la pauvreté. Très peu de l’enrichissement qu’a connu l’Afrique cette dernière décennie est arrivé aux plus pauvres. Or, le boom des matières premières va durer en raison de leur rareté par rapport à une demande croissante. Et, en même temps, l’Afrique fait face à un boom démographique qui va faire passer le nombre de ses habitants de 700 millions au tournant de ce millénaire à 2 milliards en 2050. Il faut mieux gérer les ressources, mieux les affecter car le problème majeur de l’Afrique, ce sont les inégalités de revenus.
 
Le problème majeur de l’Afrique, ce sont les inégalités de revenus. Quelles sont les raisons de cet échec en matière de réduction de la pauvreté ?

 

Le modèle colonial s’est poursuivi avec l’absence de toute transparence, en faveur des dirigeants et de leurs clans. Beaucoup de pays en Afrique s’engagent aujourd’hui dans une nouvelle voie en la matière, avec une meilleure gestion budgétaire depuis une décennie mais il faut continuer à renforcer la gouvernance en matière économique. Il faut introduire de la transparence où il y a de l’opacité, de la rigueur où il y a de l’évasion fiscale.

 

A ce sujet, vous soulignez le rôle des sociétés offshore dans la corruption et le détournement des richesses nationales. Pourquoi, selon vous, les multinationales ont-elles recours à des places financières comme les Iles Caymans, les Iles Vierges britanniques ?

 

Tout simplement parce qu’elles veulent payer moins d’impôts et accroître leurs revenus. Tout ce qu’elles peuvent faire dans l’opacité les arrange à court terme. A long terme, en revanche, elles savent désormais que cela peut se retourner contre elles notamment lorsque ces paradis fiscaux opaques permettent à des concurrents malhonnêtes de remporter des marchés dans des conditions litigieuses. J’attire ainsi l’attention de vos lecteurs sur la partie de notre rapport concernant la RD Congo. Nous y avons analysé 5 transactions commerciales dans les mines, qui selon nos calculs ont fait perdre 1,36 milliards de dollars au pays. C’est plus du double du budget de l’éducation dans un pays où sept millions de jeunes ne sont pas scolarisés. Toutes ces ressources détournées, c'est un un crime.

 

Le lien entre sociétés offshore et corruption n’est pas toujours prouvée...

 

Très généralement, on peut soupçonner des affaires de corruption derrière l’utilisation de sociétés offshore.

 

Entre 2008 et 2010, la perte pour l’Afrique liée à l’évasion fiscale est estimée à 38,5 milliards de dollars, davantage que l’aide au développement sur la même période. Les services fiscaux africains sont-ils armés pour défendre les intérêts budgétaires des Etats ?

 

 Ils ne boxent pas dans la même catégorie que des entreprises ou des individus qui peuvent s’offrir des conseils très sophistiqués. Les pays du G7 et du G20 doivent faire des efforts importants, s’impliquer sur ces sujets car que peuvent faire les services fiscaux africains face à certains types d’évasion fiscale ? 60% du commerce international est réalisé entre des filiales du même groupe. L’évasion fiscale passe alors par des prix de cession intra-groupes inférieurs aux prix de marché. C’est criminel. Entre 2008 et 2010, la perte pour l’Afrique liée à l’évasion fiscale est estimée à 38,5 milliards de dollars, davantage que l’aide au développement sur la même période, qui s’est élevé à une trentaine de milliards.

 

Les comptes nationaux ont tout de même en partie profité de ce boom des prix des matières premières. Mais vous soulignez dans le rapport que la gestion aurait pu être meilleure et davantage orientée vers les besoins de base des populations...

 

On ne change pas le monde du jour au lendemain. Il faut que l’opinion publique internationale mette la pression sur les multinationales et les gouvernements mais il faut aussi que l’opinion publique africaine mette la pression sur les gouvernements locaux. Il faut qu’elle puisse avoir entre les mains les éléments, les détails des comptes publics afin de pousser les Etats à mieux gérer et utiliser leurs ressources.

 

Votre rapport met également en cause l’opacité d’un grand nombre d’entreprises publiques. N’est-ce pas la preuve qu’un certain nombre de dirigeants ne souhaitent pas la transparence des revenus tirés du pétrole ou des mines ?

 

Vous avez raison. La mobilisation de la société civile doit finir par démontrer aux gouvernements qu’ils ont intérêt à la transparence.

 

Pour revenir à une note plus positive, comment, pour reprendre une expression du rapport, peut-on débloquer les potentiels pour les générations futures ?

 

Avec tout ce que nous venons de dire... Il faut appuyer sur la transparence, la lutte contre l’évasion fiscale et la dilapidation des richesses par une minorité. Pour donner les moyens à l’éducation, à la création d’emplois. Permettre aux pays africains d’apporter de la valeur ajoutée dans un continent qui n’exporte bien souvent que des matières premières non transformées.

Il faut comprendre qu’il existe une véritable fenêtre d’opportunités actuellement. Qu’attendez-vous de ce rapport ? Comment allez-vous l’utiliser pour influer positivement ?

 

Il faut que ces réalités soient connues et il faut comprendre qu’il existe une véritable fenêtre d’opportunités actuellement. C’est aujourd’hui que cela se passe.

 

 
 

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Beltexco trafiquant de la mort à Kananga



La santé des consommateurs des produits fabriqués par BELTEXCO, vient en dernier rang. Preuve, cette société qui vante ses mérites à longueur des journées sur les médias rd-congolais a voulu faire consommer des produits périmés à ses consommateurs de Kananga, dans la province du Kasaï Occidental. Plus de 300 cartons de sardine à huile impropres à la consommation allaient être vendus à Kananga.

Grâce à l’oeil vigilant de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), cette mafia, a été déjouée. Les services d’Albert Kasongo Mukonzo, ont réquisitionné cette cargaison, qualifiée d’impropre à la consommation. Ces mêmes services ont détruit cet important lot des cartons de sardine le jeudi 16 mai dernier, en présence du n° 1 de l’exécutif provincial, Alex Kande et aussi des responsables de l’Office Congolais de Contrôle. Depuis Kinshasa, le ministre de l’Economie et Commerce, Jean-Paul Nemoyato Bagebole avec ses différents services qui, tiennent à la qualité des produits vendus à travers la République, suivaient de près l’évolution de ce dossier. A l’heure actuelle Nemoyato et ses services ont rendu et continuent à rendre d’énormes services aux rd-congolais. Son défi, doter ses compatriotes des produits de qualité à la consommation. A l’OCC, son Administrateur ne croise pas les bras. Albert Kasongo indique que l’oeil de l’Office Congolais de Contrôle comme le renseigne le «logo» de l’entreprise va continuer à être la sentinelle de la population rd-congolaise. Et donc, la population peut faire confiance aux différents services de l’OCC avec ses laboratoires modernes pour veiller à la santé des consommateurs.
X. PERES

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13 mai 2013

La bancarisation des salaires des enseignants des écoles catholiques en RDC pose problème

Des évêques, membres de la conférence épiscopale nationale de la République Démocratique du Congo.
Des évêques, membres de la conférence épiscopale nationale de la République Démocratique du Congo.
cenco.cd
Par RFI

Le président de la Conférence épiscopale de la République démocratique du Congo a adressé une lettre au Premier ministre Matata Ponyo. Mgr Nicolas Djomo se plaint de la manière dont les enseignants des écoles conventionnées catholiques sont payés par l'Etat depuis trois mois. Il y a deux ans, l'Eglise avait obtenu le droit d'acheminer elle-même, via ses propres réseaux, les salaires des enseignants de son ressort. Mais au début de l'année, le gouvernement a imposé la bancarisation des salaires afin d'éviter notamment les détournements d'argent liquide. Toutes les paies sont désormais virées sur des comptes en banque ou via des sociétés de téléphonie mobile. Cela paraît fort simple, sauf dans les nombreuses localités où il n'y a ni banque, ni filiale de société de téléphonie, et où percevoir son salaire tourne au casse-tête.

Payer les salaires par voie bancaire est une procédure qui permet aux fonctionnaires de percevoir la totalité de leur solde, mais également au Trésor public de récupérer des centaines de millions de francs congolais de reliquats.

Mais le problème demeure pour les enseignants qui travaillent dans les coins les plus reculés du pays, là où les banques sont absentes. Et selon la Conférence épiscopale, le recours aux sociétés de téléphonie cellulaire pour payer les salaires dans ces endroits reculés n’est pas une véritable solution. Les représentations de ces entreprises sont dans certains cas très éloignées de plusieurs centres ruraux. Il faut parfois six jours de marche pour y arriver.

Des perturbations des cours sont ainsi observées dans certaines écoles de l’enseignement conventionné catholique, explique un membre de Caritas (confédération internationale d'organisations catholiques à but caritatif). Et c’est depuis trois mois que le gouvernement s’est détourné de l’église catholique qui se prévaut d’avoir le réseau le mieux implanté dans la RDC.

Mgr Nicolas Djomo, le président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) prévient sur les « remous sociaux » que risque d’entraîner cette rupture unilatérale du contrat qui liait le gouvernement à l’église catholique.

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09 mai 2013

RDC: environ 500 tonnes de grumes exportées frauduleusement depuis janvier à Kalemie

 
Troncs d'arbres dans la concession Safbois à Djabir, prêt de Isangi, dans la province orientale, 2005.Troncs d'arbres dans la concession Safbois à Djabir, prêt de Isangi, dans la province orientale, 2005.

Des opérateurs asiatiques sont accusés d’avoir exporté frauduleusement, depuis janvier dernier, plus ou moins 500 tonnes de grumes de Kalemie, dans le Katanga, via le port zambien de Mpulungu. Selon des sources locales, plusieurs cargaisons de grumes ont tout récemment quitté le port de Kalemie à destination de ce port zambien.Soixante-dix tonnes de grumes seraient parties dans un bateau le 14 avril et deux-cents mètres cubes dans un autre le 6 mars dernier, précisent-elles.

En janvier dernier, une cargaison de bois de quatre-vingt-cinq tonnes a été transportée par le bateau Misisi.

A chaque fois, la manutention de ces quantités de bois a été assurée en plein jour par les grues géantes de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC), affirment des sources sur place.

Le port de la SNCC n’est pas cependant la seule voie de sortie du bois vers l’extérieur du pays.

On cite également le Beach de la Coopérative mutuelle des transporteurs par boat (COOMTB), où des planches sciées sont exportées à destination de la Tanzanie.

Au début du mois de mars dernier, l’ONG internationale Greenpeace avait dénoncé l’exploitation illégale des bois en RDC.

Dans un rapport de 12 pages intitulé: «Coupez ! L’exploitation forestière illégale en République Démocratique du Congo. Un mauvais scénario», elle a affirmé que cette pratique plonge le pays dans un «chaos organisé» et fait perdre au trésor public beaucoup d’argent.

Le rapport de Greenpeace avait également expliqué que l’exploitation illégale des bois dans les forêts congolaises est favorisée par l’absence de gouvernance, de l’application des lois et de transparence dans le secteur forestier.

radiookapi.net

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05 mai 2013

Fini le “contrat chinois” – Exim Bank se retire

Kabila et son gouvernement viennent d’essuyer un échec de plus retentissant. Ils sont dans une impasse terrible. Et pour cause, le fameux « contrat chinois » -d’un montant initial de 9 milliards USD revu par la suite à la baisse pour 6.2 milliards USD sur conseil du Fonds monétaire international (FMI)- a du plomb dans l’aile après le retrait de China Export -Import (Exim Bank), l’unique financier de ce deal particulier où l’Etat s’était engagé à offrir ses mines contre un projet ambitieux de construction d’infrastructures. Cette nouvelle a été annoncée dans The European Financial Review par Patrick Smith s’appuyant sur une étude de l’influence de la Chine en Afrique publiée en mars par Johanna Jansson sous le titre « China in African : Think again ».

Cette nouvelle est une véritable bombe car Joseph Kabila avait fait du contrat chinois la pierre angulaire de son ambitieux programme de reconstruction appelé « Cinq chantiers » avant d’être rebaptisé « révolution de la modernité ». Le motif de cette rétractation de la banque chinoise se justifie par le risque trop élevé que comporte ce contrat après le retrait de la garantie de l’Etat opérée en 2008 suite aux recommandations des institutions de Bretton Wood. Interrogé par Johanna, Moïse Ekanga le responsable du Bureau de Coordination et de Suivi du Programme Sino-Congolais, la vraie appellation du “contrat chinois”, a affirmé que ce retrait découle du refus par le gouvernement de céder les 32% de la Gécamines dans la Sicomines. Les investisseurs chinois voulaient absolument avoir 100% de la Sicomines pour compenser l’absence de garantie de l’Etat.

La Sicomines est cette Joint-Venture qui garantissait les prêts chinois. L’Etat via la Gécamines y détient 32% contre 68% au consortium chinois. Elle a hérité de deux gisements riches en cuivre et cobalt, celles de Dikulwe et Mashamba au Katanga. La dernière a été dépossédée à l’homme d’affaires belge Forrest qui continue à réclamer son dû estimé à 800 millions USD. Pour Exim Bank, le retrait de la garantie de l’Etat avait lézardé l’édifice. Et pour le consolider, les chinois en vrais capitalistes, ont exigé les 32% de la Gécamines dans cette JV. De ce fait les chinois allaient contrôler la coentreprise à 100% de telle sorte que qu’on ne parlerait plus de JV mais d’une entreprise chinoise à part entière.

L’Etat n’a pas cédé à cette exigence d’Exim Bank d’où l’impasse dans lequel se trouve ce projet avec un décaissement qu’on peut qualifier de dérisoire. Sur les 3 milliards USD destinés aux projets d’infrastructures et sur les 3.2 milliards dédiés à l’érection de la mine, seuls à peine 468 millions USD en près de 5 ans ont été décaissés. Ce sont notamment les fameux « pas de porte » versés à la Gécamines » : 175 millions USD.

Le différend entre le gouvernement et la banque chinoise a donc eu raison du « contrat chinois ». Le dernier signe qui atteste de la crédibilité de cette information, c’est la lettre qu’Exim Bank a adressé à la Snel (société nationale d’électricité) et dans laquelle elle l’informait de son retrait du projet de construction de la centrale hydroélectrique de Busanga, celle même qui doit fournir de l’énergie à la Sicomines. Pas d’énergie pas de production de cuivre et partant pas de remboursement du prêt. Le projet est donc à l’arrêt. Joseph Kabila essuie là une déconfiture économico-politique majeure qui doit l’amener à reconsidérer sa stratégie en matière de développement des infrastructures. Selon des experts interrogés par Congonews, cela était prévisible, disent-ils. Le fait que le tout nouveau président chinois, XI Ping, ait zappé la RD-Congo lors de son périple africain en dit long sur les rapports entre les deux Etats. Le président chinois a pris la peine de faire escale en Zambie pour souligner les liens forts qui existent entre les deux pays notamment dans les mines. Il s’est aussi rendu au Congo Brazza. La Chine, faut-il le rappeler, s’était abstenue lors du vote au conseil de sécurité des nations-unies sur la mise sur pied de la Force neutre internationale pour combattre les mouvements rebelles qui écument l’Est de la République. Ceci mis ensemble avec cela, fait donc dire aux analystes avertis que la RD-Congo ne compte que pour du beurre dans ses rapports diplomatiques avec l’empire du milieu. Avec cet échec du « contrat chinois », la Rd-Congo vient de révéler qu’elle est incapable de garder même les investisseurs les moins rigoureux que sont les chinois. Aujourd’hui que le socle de la reconstruction selon la vision présidentielle est sérieusement compromis, il y a lieu d’initier un véritable débat national pour tirer les responsabilités des uns et des autres dans ce fiasco économique. Nos mines troquées aux chinois contre les infrastructures était la panacée de Kabila pour résoudre la problématique de la carence en infrastructure. Le retrait d’Exim Bank est un désaveu à la politique de Kabila. Il faut que des explications soient fournies à l’opinion afin que des mesures palliatives soient prises. Il sied de rappeler que « le contrat chinois » avait été signé dans des conditions contestables car en dehors des responsables gouvernementaux attitrés. Il a fallu une forte pression de la communauté internationale et de l’opposition pour qu’une version de ce contrat soit débattu en plénière à l’Assemblée nationale. Avec ce contrat le gouvernement avait promis monts et merveilles à la population notamment la construction des plusieurs kilomètres de route, la construction des plusieurs kilomètres de rail pour relier Lubumbashi à Matadi en passant par les deux Kasai et le Bandundu, l’érection des universités et hôpitaux à travers la République ainsi que la construction des barrages hydroélectriques. Le bilan du « contrat chinois » s’impose donc pour savoir de quoi il retourne exactement plus de 5 ans après son entrée en vigueur. A ce jour, selon Moïse Ekanga lors du débat public sur le « contrat chinois » organisé par l’ITIE-RDC en novembre dernier, il a ventilé les dépenses comme suite : sur le volet infrastructure du contrat chinois, seulement 468 millions USD ont été dépensés. A peu près 100 millions pour l’hôpital du Cinquantenaire, 54 millions pour le boulevard du 30 juin, 44 millions pour l’avenue du Tourisme, le tronçon Lubumbashi Kasomeno pour 135 millions et la bretelle Beni-Luna pour 64 millions. On est loin du compte des 3 milliards USD. Des questions demeurent tout de même sur le sort des sommes déjà décaissés par les chionis tant sur le volet infrastructure que sur le volet construction de la mine où on nous apprend que 548 millions ont été libérées notamment pour actualiser les études de faisabilité de la mine. Quoi qu’on dise, il y a dans ce « contrat chinois » trop des zones d’ombres, et c’est la réponse des responsables gouvernementaux comme le ministre des mines Martin Kabwelulu où celui des infrastructures Fridolin Kasweshi qui doivent éclairer la lanterne des rd-congolais. En tous les cas, le retrait d’Exim Bank vient de porter un coup dur à Joseph Kabila et son projet de reconstruction. Le gouvernement est dos au mur car il ne peut pas accéder à l’exigence des chinois alors qu’il est entrain de négocier un programme économique formel avec le FMI après l’échec du PEG II. D’où la nécessité de définir une nouvelle stratégie de construction des infrastructures

PAUL MULAND

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05 avril 2013

Le ministre de l’Economie et commerce informé des difficultés des opérateurs économiques de Kananga.

Kinshasa, ACP Les opérateurs économiques évoluant dans la ville de Kananga, dans la province du Kasaï Occidental, ont informé le ministre de l’Economie et Commerce, Jean Paul Nemoyato, des difficultés qu’ils  éprouvent  pour acheminer leurs marchandises dans des  centres de consommation, suite au coût élevé du trafic ferroviaire  de la société nationale des chemins de fer(SNCC). Ils ont fait  part de leurs préoccupations  au cours d’une séance de travail présidée mercredi, à Kinshasa,  par le ministre en présence du conseil du  collège de sage du  Président   de la République  conduit par le conseiller  Kimbembe Mazunga. M. Justin Ngandu Mulumba, président de la FEC/Kananga qui conduisait cette délégation, a laissé entendre, que la loi sur l’exercice du petit commerce réservé aux nationaux n’est pas appliquée dans toute sa rigueur dans cette partie du pays. Cette loi, a-t-il dit, rencontre quelque résistance auprès des certains opérateurs expatriés véreux. Il a informé le ministre  de l’existence d’un réseau des certains opérateurs économiques opérant à Kananga en possession  des documents du ministère de l’Economie, leurs autorisant de vendre en détail, avant de signaler  que cette rencontre fait suite au contact établi lors de la tenue du forum de conférence des gouverneurs tenue dernièrement à Kananga. Le ministre Jean-Paul Nemoyato, a quant à lui, promis de suivre de prêt  le problème et de  sanctionner  les auteurs de ces actes. Il a, à cet effet, remis à la délégation le recueil contenant  la nomenclature déterminant   la vente des articles en gros, demi-gros et en détaille, pour tout opérateur  congolais ou étranger évoluant dans la profession. ACP/FNG/Kul

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01 avril 2013

Tshikapa : Les creuseurs accusent Minoco de fraude - Plus de 6 millions USD échappés du Trésor public.



Réunis au sein de la Fédération Congolaise de l’Or et du Diamant (Fecodi), les creuseurs de diamants ont saisi le ministre des Mines, Martin Kabwelulu, pour dénoncer une situation, obscure qui bat son plein, depuis 9 ans, dans le secteur minier artisanal à Kamonia. District du Kasaï Occidental, dans le territoire de Tshikapa, Kamonia vit, d’après le Secrétariat général de la Fecodi, sous une vive tension qui peut engendrer mort d’hommes si les mesures salutaires tardent à venir pour les creuseurs de ce secteur.

En effet, explique- t-il, tout est parti de la découverte, en 1987, d’un gisement de diamant dans la terrasse de la source Mpokolo, le long de la rivière Luangatshimo, dans le village Tshivunde. Ce gisement devenu l’objet de convoitise, la société Miniza de Bomboko l’acquiert en 1995 et chasse plus de 3.000 artisanaux miniers qui exerçaient sur cette concession.
Détentrice d’un permis d’exploitation n°241, la société Miniza devenue. Minico, incapable de payer les droits superficiaires et les redevances annuelles selon le Code minier de 2002, a vu tomber caducs tous ses droits miniers ou des carrières en 2004. « Bien que ces titres soient tombés caducs depuis le 30 janvier 2004, Minico a continué à rançonner des milliers des creuseurs détenteurs des cartes de leur métier, en faisant signer des contrats d’amodiation de 2.500 USD, 1.500 USD etc. » a appuyé le Secrétaire général de la Fecodi, se demandant par ailleurs la destination prise par ces droits superficiaires et redevances annuelles versés depuis le 30 janvier 2004. L’affaire a été portée, depuis le 8 janvier 2013, devant l’actuel ministre des Mines, Martin Kabwelulu, apprend-on des sources de la Fecodi avait instruit le Cadastre minier (CAMI). En guise de réponse, dans ses avis et considérations adressés au ministre de tutelle, le Cami a confirmé que « la Minico a été frappée de caducité d’office de tous ses droits miniers depuis 2004, alors que le périmètre 241 semblerait être occupé par les artisanaux miniers ».
Surpris par cette réponse, les creuseurs sont montés au créneau pour confirmer que la société Minico leur a fait signer des contrats d’amodiation depuis 2003 jusqu’à novembre 2012, au moment où elle-même n’a jamais payé ses droits superficiaires, ni donné des rapports de ses activités comme l’exige la loi. Pour preuve, la société avait fui pour ne pas présenter ses titres devant la Commission dirigée par le directeur Kanga des Services généraux au secrétariat général des Mines à Kinshasa en novembre 2012, en mission dans le territoire de Tshikapa/Kamonia.

Tour de passe-passe

Comme par enchantement, les milieux du diamant artisanal ont exprimé leur surprise de voir la même société Minico adresser une lettre au Procureur général de la République le 7 février 2013 pour prétendre récupérer le PE 241 qu’elle a continué à exploiter illicitement sous la couverture des services des mines. A en croire le secrétaire général de la Fecodi, Minico oublie que ses droits tombés caducs, le recours devait se faire dans un délai de 5 ans en payant des droits superficiaires et redevances annuelles. A cela, il faut ajouter les pénalités prévues à l’article 501 du règlement minier; l’absence de communication de rapport annuel; le défaut de bornage ; l’exploitation illicite ; et l’impôt sur la superficie de la concession minière. Tout compte fait, c’est une rondelette somme de 6.191.835,028 USD que la Minico doit au Trésor public congolais, d’après la Fecodi.
Société n’ayant jamais dépassé un effectif de 10 personnes, Minico a cependant réussi à faire chasser des milliers des Congolais de leurs terres, provenant ainsi une émigration massive vers l’Angola. D’où l’opposition ferme des creuseurs de la revoir obtenir un certificat PEPM, seule garantie pour faire régner la paix sociale à Kamonia.

Tshieke Bukasa

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01 février 2013

Le Rwanda, pays sans potentiel économique significatif implante une bourse de matières précieuses à Kigali

Les assises sur les mines à Lubumbashi sauteront-elles sur l’occasion pour dénoncer cette initiative du pays de mille collines qui prépare l’accélération du pillage de richesses nationales?

Se trouvant personnellement à la tête d’une importante délégation de son pays au quatrième forum écologique tenu il y a quelques jours à Davos dans la confédération helvétique

(Suisse), le Président Paul Kagame a annoncé en fanfare la création, à Kigali d’une bourse de matières premières dont celles identifiées comme précieuses et semi-précieuses minérales !

Etaient assis comme par hasard, aux côtés du Chef de l’Etat rwandais Madame Jandayi Frazer, ancienne sous-secrétaire d’Etat américaine aux affaires africaines sous l’autorité du Président George Walter Bush, et Monsieur Nicolas Berggruen, Président d’un important Holding qui porte son nom.

Si à Davos Nicolas Berggruen représentait sa propre entreprise, Jendayi frazer représentait quant elle les intérêts d’un consortium international qui l’employait, à savoir la Fifty Ventures.

S’agissant de la bourse elle-même qui opérera sous l’anonymat, ses éminents fondateurs l’ont appelée East Africa Exchange, en abrégé EAX.

Appelée à être la première partie d’une bourse régionale dont l’ambition est d’accroître la transparence (sic !) de marchés de produits de la région de Grands lacs (africains) selon ses créateurs, EAE portera ses efforts sur la création d’un centre de vente aux enchères et le négoce au comptant pour l’agriculture et les produits non agricoles.

Ouvrir le bon œil !

Au-delà de ces initiatives, EAE aura également à développer des marchés à terme en Afrique orientale.
Les principaux bailleurs de fonds de l’EAE sont Berggruen Holding, une société d’investissement panafricaine, la Fondation Tony Elumelu, 50 Ventures et Rwandan Led Ngali Holdings.

Sur le plan strictement théorique, la bourse de matières premières de Kigali fait partie intégrante de dispositifs d’intégration prévus dans l’accord créant la Communauté économique de l’Afrique de l’Est dont fait partie le Rwanda à l’origine pays francophone devenu anglophone depuis l’avènement de Paul Kagame dont les accointances avec les Etats anglo-saxons ne sont plus à démontrer !

Mais comment le Rwanda, pays sans potentiel économique significatif peut-il implanter une bourse de matières premières dont celles identifiées comme précieuses et semi-précieuses minérales à l’intérieur du périmètre de son territoire ?

Sans forêts, sans gisements miniers, sans nappes pétrolifères, sans produits agricoles de rapport en dehors du thé et du café  cultivés sur espace aux dimensions comparables à celles d’un mouchoir de poche le Rwanda peut-il offrir au monde et à des prix concurrentiels du bois d’oeuvre, des diamants industriels et de joaillerie, du cuivre, de l’or, du colombo Tanalite (Coltan), de la cassitérite (Etain), le Nobium, I Wolfram et autres terres rares?

Or, depuis de longues années le Rwanda s’est ingénié à s’associer avec plusieurs sociétés écran d’origine étrangère pour développer la contrebande autour des ressources naturelles de la RDC.

A ce jour on peut facilement imaginer la provenance de matières premières que le gouvernement de Kigali se propose d’exporter à ciel ouvert à travers sa bourse de création récente à Kigali !

A l’occasion de la tenue à Lubumbashi des assises sur les mines congolaises le gouvernement a intérêt à ouvrir l’oeil et le bon sur nouvelle invention de Paul Kagame. Pourrait-il sauter sur l’occasion ainsi offerte pour dénoncer à la face du monde cette initiative qui prépare l’accélération du pillage de richesses de la République?

KAMBALE MUTOGHERWA

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28 janvier 2013

RD Congo : la Gécamines confirme le rachat de Platmin

Par Jeune Afrique

Gisement de cuivre au Katanga. DR

Gisement de cuivre au Katanga. DR

La Gécamines, le minier national congolais, vient de confirmer l'acquisition de Platmin, une filiale de Copperbelt Minerals, rachetée en septembre. Le sud-africain Africa Rainbow Minerals aurait lui aussi revendu ses parts dans le projet de Kalumines à la société congolaise.

Annoncé en septembre, le rachat de deux concessions situées dans le Katanga, Deziwa et Écaille C a été officialisé la semaine dernière. La Gécamines possède désormais la totalité de parts de la Société Minière de Deziwa et Ecaille C (Somidec), un joint-venture qu’elle avait créée avec Platmin Congo, filiale à 100% de Copperbelt Minerals, et dont elle détenait 32% des parts. L’entreprise devient donc seule propriétaire des deux gisements de cuivre de la Somidec dont le potentiel est estimé à 4,6 millions de tonnes de cuivre. Selon une information de nos confrères de metalbulletin.com, le montant de la transaction s’élèverait à 200 millions de dollars.

 

Opportunisme

La Gécamines a conclu plusieurs opérations durant les derniers mois. Elle a notamment racheté 60% de la Compagnie minière du Sud-Katanga (CMSK), une coentreprise dont elle détenait les 40% restants, auprès du groupe belge George Forrest International.

De plus, dans un article à lire dans la toute dernière édition de Jeune Afrique, la Gécamines confirme que des négociations sont en cours de finalisation pour le rachat des parts du sud-africain Africa Rainbow Minerals dans le projet de Kalumines, toujours au Katanga.

Selon Kalej Nkand, administrateur délégué de la société, la Gécamines est en train de se développer conformément à son plan adopté à la fin 2011. Joint au téléphone, il a expliqué que le groupe n'excluait pas d’autres acquisitions « si des opportunités se présentent ».

Posté par lumbamba à 17:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]