16 décembre 2013

La RDC, un emprunteur peu sûr, selon Standard & Poor’s

Le siège de Standard & Poor's, à New York.
Le siège de Standard & Poor's, à New York.
Reuters
Par RFI

L'agence de notation américaine Standard and Poor’s a évalué les chances pour les prêteurs à la République démocratique du Congo de récupérer leur argent. Elle a attribué à la RDC la note B-. Une note assez faible.

La RDC a demandé à Standard and Poor’s d'évaluer la qualité de sa dette à long terme, afin de rassurer les prêteurs, au moment où le pays est à la recherche de financements sur les marchés pour se développer. La note est tombée : elle est à B-, ce qui fait de la RDC un emprunteur relativement peu sûr. En septembre dernier déjà, le même examen avait été demandé à l'agence Moody’s. Il avait abouti à une note équivalente, B3.

Standard and Poor’s relève cependant des aspects positifs dans la situation économique et financière de la RDC : une croissance économique rapide avec des ressources minières agricoles et hydrauliques considérables, ainsi qu’un faible niveau d'endettement. La RDC a en effet bénéficié d'une remise de dette de la part de ses principaux créanciers internationaux, ramenant l'endettement de 146 % à 46 % du PIB.

Mais l'agence de notation pointe également de forts déséquilibres extérieurs, une mauvaise gestion de la dette et une instabilité politique qui pèsent lourdement dans le manque de crédibilité financière du pays.

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06 décembre 2013

PROJET DE TRANSPORT MULTIMODAL : 18 NOUVELLES LOCOMOTIVES POUR LE RÉSEAU FERROVIAIRE DE LA RDC

  • Écrit par OLIVIER KAFORO


Dans les tout prochains jours, le réseau ferroviaire de la RDC verra son charroi augmenté de 18 nouvelles locomotives diesel électriques de ligne. La signature du contrat y relatif est intervenue hier jeudi 5 décembre à Kinshasa, entre la Cellule d’exécution du projet de transport multimodal (CEPTM), à travers l’Unité de projet basée à Lubumbashi (UPL) et CSI/CNR-BRE, un consortium d’entreprises chinoises.

Le gouvernement y a été représentée par le ministre des Transports et Voies de communication, Justin Kalumba Mwana Ngongo. L’UPL, quant à elle, était représentée par son coordinateur, Michel Mulongo.

En signant ce contrat, le consortium des entreprises chinoises s’est engagé, suite aux résultats de l’appel d’offres international, à livrer à Lubumbashi dans un délai de 13 mois, la totalité des 18 locomotives neuves et d’apporter une assistance technique complète durant 12 mois. Et ce, pour une valeur de 31 517 130,67 USD, sur financement de la Banque mondiale.

Ces locomotives devront répondre aux normes et standards internationaux en matière de capacité et de fiabilité.

Dans son allocution, le coordinateur de l’UPL, Michel Mulongo, a indiqué que ces nouvelles locomotives contribueront énormément à la mobilité des populations à travers le pays. « Ces locomotives seront affectées au transport ferroviaire des marchandises et des voyageurs sur le réseau ferroviaire de la RDC, avec possibilité de circuler sur les réseaux interconnectés », a-t-il précisé.

Allusion faite aux interconnexions avec des sociétés des pays tels que la Zambie, l’Angola, le Zimbabwe, la Tanzanie et la République Sud-africaine.

Pour Michel Mulongo, la signature de ce contrat traduit en acte l’engagement de plus hautes autorités du pays et de la Banque mondiale, à apporter aux populations de la RDC un transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises de grande qualité. Et ce, pour un développement socioéconomique durable. Ce qui permettra au Projet de transport multimodal (PTM) cofinancé par la Banque mondiale et le gouvernement d’atteindre l’un de ses objectifs majeurs, à savoir la réduction de la pauvreté des populations congolaises.

Quant à lui, le ministre des Transports et Voies de communication a salué la signature de ce contrat. Un événement qui, à ses yeux, marque un tournant décisif dans la mesure où, en RDC, les dernières locomotives neuves ont été achetées il y a plus de 30 ans.  

Après une période de désinvestissement, a-t-il rappelé, le pays a acheté des locomotives reconditionnées avant de penser plusieurs années après, à l’achat de nouvelles locomotives diesel électriques de ligne.

Au consortium des entreprises chinoises, Justin Kalumba a recommandé le respect des engagements, notamment en termes de délai de livraison. Le consortium a également été appelé à respecter les spécifications techniques, la garantie ainsi que l’accompagnement sous forme de maintenance.

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07 octobre 2013

LE CHEMIN DE FER DILOLO-LOBITO ROUVERT PERMET DE « NE PLUS FAIRE TRANSITER LES MARCHANDISES PAR LA RSA OU LA TANZANIE »

Written by Angelo Mobateli/Lepotentiel


La réouverture jeudi 3 octobre 2013 du chemin de fer Dilolo (Katanga)-Lobito (Angola), interrompu depuis 30 ans, permet aux exportateurs de la RD Congo de « ne plus faire transiter leurs marchandises par l’Afrique du Sud ou la Tanzanie pour les exporter en Europe ».


« A partir de Lobito, ils pourront les acheminer directement vers d’autres destinations par la mer. C’est un gain de temps et d’argent », a expliqué l’administrateur délégué de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC), Vincent Tshongo, à l’arrivée à Dilolo d’une locomotive en provenance du port angolais de Lobito, en bordure de l’océan Atlantique.

Il s’est aussi réjoui d’« une opportunité historique » qui permet à la SNCC de « pouvoir bénéficier d’un autre trafic international important et permettre de contribuer progressivement à notre redressement ».

« C’est à la SNCC maintenant de proposer un transport de qualité de manière à ce que les clients puissent nous faire confiance », a estimé Vincent Tshongo qui s’est réjoui d’« un rapprochement entre les deux pays ».

Un plan intégré

Réunis en février 2013 à Luanda (Angola) pour leur première rencontre sous le thème « Unité, Intégration et Développement économique », les ministres angolais Augusto Tomás, congolais Justin Kalumba Mwana Ngongo et zambien Yaluma Christopher Bwalya des Transports avaient décidé d'élaborer un « plan intégré pour la réhabilitation, la manutention et l’opération du réseau du Chemin de fer du Couloir de Lobito au niveau de chaque  Etat ».

Ce réseau comprend le système du Chemin de fer de Benguela (CFB), de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) et de la Zambia Road Limited (Chemin de fer de la Zambie).

Le « plan intégré » vise à « proportionner un tronçon de transport ferroviaire, mais plus court et plus efficient du port pour la ceinture du cuivre de la RDC et de la Zambie.

L'objectif final étant de « créer un réseau de routes pour proportionner la circulation des personnes et des biens des trois pays, ainsi que le transport international », les trois ministres avaient convenu de « définir la concession et le développement des tronçons routiers de Jimbe, Luau et Dilolo comme postes frontaliers interconnectés pour améliorer l'efficacité ».

Ils avaient décidé d'« harmoniser les politiques, règlements, lois, le commerce et les transports, en vue de faciliter la fourniture des infrastructures et services sans discontinuité » et d’« élaborer un instrument juridique, mémorandum d'entente ».

Cet instrument juridique devrait « faciliter un mécanisme pour une gouvernance conjointe du couloir de Lobito, comme création des institutions de gestion avec une plate-forme de coordination et de planification pour l'Angola, la RD Congo et la Zambie ».

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28 septembre 2013

RDC : $US 26 millions de la DGRAD non retracés



L’ASADHO exhorte le Procureur Général à ouvrir une information judiciaire contre cette régie financière.

Dans un communiqué publié hier jeudi 26 septembre 2013, l’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme (ASADHO) se dit vivement préoccupée par l’indifférence que les autorités politiques et judiciaires observent au sujet de 26 millions de dollars Américains qui n’ont pas été retracés par l’Inspection Générale des Finances (IGF) auprès de la Direction Générale des Recettes Administratives et Domaniales (DGRAD). Selon l’Asadho, les 26 millions de dollars représentent une partie de paiements faits en 2010 par les entreprises extractives au profit de la DGRAD, pour le compte du trésor public, auprès des banques commerciales.
Selon l’Ongdh, dans le cadre de la certification des déclarations faites par la DGRAD pour l’élaboration du rapport ITIE 2010, l’Inspection Générale des Finances (IGF) avait, émis des réserves au sujet de la sincérité desdites déclarations et n’était pas arrivée à retracer plus de 86 millions de Dollars Américains déclarés auprès de cette régie financière.
Après plusieurs travaux de contrôle et conformément à la lettre n°06/PR/IGF/OM-31/ WLTO/CMM/2013 du 12 juin 2013, l’IGF a retracé 62286917,2 USD et 26 052 005,11 USD n’ont pas été retracés jusqu’à ce jour, précise l’Asadho dans son communiqué.

Indifférence de la Justice congolaise

L’ONG constate avec regret que les autorités politiques et judiciaires de la RDC ne fournissent aucune information sur les mesures administratives et judiciaires prises pour contraindre la DGRAD à justifier ce montant non retracé ni pour ouvrir une quelconque information judiciaire à charge des responsables de la DGRAD et de toute autre institution publique impliquée dans la perception des fonds non retracés.
L’Asadho s’inquiète aussi du fait qu’aucune mesure administrative (suspension) n’ait pas été prise contre les responsables de la DGRAD face à cette situation qui doit interpeller la conscience des autorités engagées dans la lutte contre la mauvaise gouvernance.
L’Ongdh invite le gouvernement Matata à prendre des sanctions administratives contre les responsables de la DGRAD en attendant que la justice fasse son travail.
Le Parquet général de la République est appelé à ouvrir une information judiciaire à charge des responsables de la DGRAD au sujet de plus-de 26 millions de Dollars Américains non retracés par l’IGF, en vue de communiquer au Comité Exécutif de mise en œuvre de l’ITIE toutes les mesures prises par la justice pour investiguer sur cette importante somme non retracée.
L’Association Africaine de défense des droits de l’homme prie par ailleurs l’Inspection Générale des Finances à fournir au Procureur Général de la République toutes les informations relatives aux 26 millions de Dollars Américains non retracés.
GODE KALONGI MUK.

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28 août 2013

Kananga : les petits commerçants acceptent de payer l’impôt forfaitaire sur le bénéfice

 
Une vue des commercants et cliens au Marché de Matete (Kinshasa/RDC), Ph. Aimé-NZINGAUne vue des commercants et cliens au Marché de Matete (Kinshasa/RDC), Ph. Aimé-NZINGA

Les petits commerçants de Kananga acceptent de payer l’impôt sur le bénéfice fixé à 50 000 francs congolais (environ 50 dollars américains). Ils l’ont déclaré le mardi 27 août au terme de leur rencontre avec le directeur provincial de la Direction générale des impôts (DGI), Justin Milonga Milonga. La semaine passé, ils avaient pourtant fait savoir au gouverneur que cette somme était trop élevée au regard de leurs recettes. Les commerçants ont finalement accepté de payer cet impôt après la promesse de la DGI d’étudier l’hypothèse d’un paiement échelonné.

L’impôt forfaitaire sur le bénéfice exigé aux micro-entreprises dont les petits commerces quelle que soit leur forme juridique sur l’ensemble de la RDC fait polémique. Certains petits commerçants estimant qu’il est trop élevé.

« J’ai fait parvenir les orientations de ma hiérarchie et à leur niveau ils [les commerçants] ont accueilli cela avec chaleur », a affirmé Justin Milonga Milonga.

Selon lui, cet impôt doit être payé parce qu’il est fixé par la loi. Mais, a-t-il estimé, si les assujettis ont des protestations, c’est aux autorités provinciales d’en faire part au gouvernement central. Ce dernier pourrait, à son tour, saisir le Parlement pour une éventuelle discussion de la loi instaurant ledit impôt.

Le gouvernement provincial de Kinshasa a récemment fait savoir qu’il plaidera pour que cet impôt soit revu  à la baisse compte tenu des revenus modestes des petits commerçants.

radiookapi.net

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20 août 2013

KANANGA – Les prix des denrées alimentaires prennent l’envol avec la saison de semaille

BY archi-kananga.org 

imageLe mois d’août ou « Tshimungu wa mashika » (en Tshiluba) se caractérise au Kasayi par une période de grand froid, les Incendies des brousses et la Cueillette des mangues. C’est la période de grands champs qui précédent septembre, le mois de la semaille. Sur les marchés ,c’est la rareté des produits vivriers.
Les prix de certains produits de première nécessité ont augmenté sur le marché , a-t-on constate ce jeudi 15 aout sur place à Kananga. Tenez, le Meka ( une mesurette de 2,5 kgs de maïs) se négocie à 1 000 FC (1,1 dollar américain) contre 700 FC auparavant (0,7 dollar américain) et la mesure de farine qui coûtait 800 (0,9 dollar américain) se vend à 1 200 FC (1,5 dollars américains). Le litre d’huile de palme passe de 600 FC (0,6 dollar américain) est actuellement vendue à 1000 (1,1 USD). L’augmentation des prix du maïs, de la farine et de l’huile de palme a entraîné celle d’autres produits sur le marché. Un kilo de riz est parti de 1000 (1,1 dollar américain) à 1 200 FC (1,5 dollars américains). Les services économiques accusent les vendeurs de spéculer sur le prix en vidant les dépôts pour stocker les produits à la maison. Les vendeurs de leur côté pointent du doigt la multiplicité des taxes. Préoccupé par cette flambée des prix, le gouverneur de la province du Kasaï-Occidental, Alex Kande Mumpopa appelle tout le monde au « bon sens » pour le bien-être de la société.

Même son de cloche à Mbuji-Mayi : la mesure de maïs est passée de 1,3 USD à 2 USD

imageLa mesure de maïs est passée, depuis une semaine, de 1 200 francs congolais (1,3 USD) à 1 800 francs congolais (2 USD) sur les marchés de la ville de Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental). Selon des sources concordantes, cette hausse de prix met en mal le panier de la ménagère dans la capitale provinciale du Kasaï-Oriental. Le responsable de la Ligue des consommateurs attribue cette situation à la rétention des stocks de maïs par les opérateurs économiques et accuse certains de vendeurs d’utiliser des mesures truquées pour gagner plus de bénéfices. «Il y a augmentation vertigineuse des prix de produits comme maïs qui coute désormais 1 850 FC la mesure. On peut parler de la mauvaise de commerçants qui créent la rareté sur le marché pour augmenter le prix», a-t-il dénoncé. Des vendeurs de maïs trouvés au marché de la commune de Dibimbi expliquent que cette hausse est due aux tracasseries fiscales. Pour sa part, le chef de la division provinciale de l’Economie au Kasaï-Oriental estime que cette hausse de prix est due à la période des semailles pour la saison agricole A. «La province connait souvent de période où il y a une pénurie avec la réduction de stocks dans le centre de production. Les agriculteurs étant occupés à préparer une saison prochaine», a-t-il expliqué.
Le chef de division de l’Economie au Kasaï-Oriental appelle tout le monde à s’investir dans l’agriculture pour éviter des saisons charnières caractérisées par la carence de produits.
L’an dernier, le chef de division de l’Economie avait scellé deux dépôts de maïs dont les propriétaires étaient accusés de vouloir entretenir la surenchère sur le prix sur le marché de Bakwadianga, Mbuji-Mayi et environs. Six personnes, des intermédiaires, étaient également arrêtées pour la même raison.

Archi-Kan

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12 août 2013

Kasaï-Oriental: la mesure de maïs est passée de 1,3 USD à 2 USD à Mbuji-Mayi

 
Le Boulevard Laurent Désiré Kabila dans la Commune de Diulu, ville de Mbuji-Mayi (Kasaï Oriental).Le Boulevard Laurent Désiré Kabila dans la Commune de Diulu, ville de Mbuji-Mayi (Kasaï Oriental).
Le Boulevard Laurent Désiré Kabila dans la Commune de Diulu, ville de Mbuji-Mayi (Kasaï Oriental).

La mesure de maïs est passée, depuis une semaine, de 1 200 francs congolais (1,3 USD) à 1 800 francs congolais (2 USD) sur les marchés de la ville de Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental). Selon des sources concordantes, cette hausse de prix met en mal le panier de la ménagère dans la capitale provinciale du Kasaï-Oriental.

Le responsable de la Ligue des consommateurs attribue cette situation à la rétention des stocks de maïs par les opérateurs économiques et accuse certains de vendeurs d’utiliser des mesures truquées pour gagner plus de bénéfices.

«Il y a augmentation vertigineuse des prix de produits comme maïs qui coute désormais 1 850 FC la mesure. On peut parler de la mauvaise de commerçants qui créent la rareté sur le marché pour augmenter le prix», a-t-il dénoncé.

Des vendeurs de maïs trouvés au marché de la commune de Dibimbi expliquent que cette hausse est due aux tracasseries fiscales.

Pour sa part, le chef de la division provinciale de l’Economie au Kasaï-Oriental estime que cette hausse de prix est due à la période des semailles pour la saison agricole A. «La province connait souvent de période où il y a une pénurie avec la réduction de stocks dans le centre de production. Les agriculteurs étant occupés à préparer une saison prochaine», a-t-il expliqué.

Le chef de division de l’Economie au Kasaï-Oriental appelle tout le monde à s’investir dans l’agriculture pour éviter des saisons charnières caractérisées par la carence de produits.

Au mois d’octobre dernier, le chef de division de l’Economie avait scellé deux dépôts de maïs dont les propriétaires étaient accusés de vouloir entretenir la surenchère sur le prix sur le marché de Bakwadianga, Mbuji-Mayi et environs. Six personnes, des intermédiaires, étaient également arrêtées pour la même raison.

radiookapi.net

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01 août 2013

RDC: l’ONG WWF s’oppose au projet d’exploitation pétrolière dans le parc des Virunga

 
Les buffles dans le parc national des Virunga. Photo Gratien Bashonga/ www.bashonga.e-monsite.comLes buffles dans le parc national des Virunga. Photo Gratien Bashonga/ www.bashonga.e-monsite.com

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) invite la compagnie britannique Soco International à abandonner son projet d’exploitation pétrolière dans le parc des Virunga. D’après cette ONG environnementaliste, ce serait une erreur d’exploiter du pétrole dans le parc national des Virunga qui abrite des gorilles en voie de disparition et 3 000 autres espèces d’animaux.

«Les compagnies pétrolières s’apprêtent à pénétrer dans un des lieux les plus précieux et fragiles au monde », a déclaré Lasse Gustavsson, directeur exécutif du WWF, à des journalistes.

Le parc des Virunga alors parc national Albert avait été créé en 1925 et il s’étend sur 7.800 km².

Pour sa part, le directeur du WWF pour la RDC, Raymond Lumbuenamo, reproche au gouvernement congolais d’avoir accordé des concessions pétrolières dans ce parc en 2007 malgré ses propres législations environnementales et les accords internationaux signés.

WWF soutient, de son côté, qu’une industrie pétrolière ne peut pas être un avantage pour une région affectée depuis longtemps par des conflits entre des groupes ethniques, des rebelles, le gouvernement et des voisins tels que le Rwanda.

En RDC, ajoute l’ONG, l’arrivée massive d’étrangers à la recherche d’un emploi éventuel pourrait être une source de conflits au sein du pays.

Un rapport publié par la même organisation a mis en évidence qu’une meilleure exploitation de la pêche, de l’électricité hydraulique et de l’écotourisme au sein du parc des Virunga pourrait générer un revenu de 1,1 milliard de dollars par an, tout en reconnaissant que le retour à la paix était nécessaire pour atteindre un tel résultat. Aujourd’hui, les revenus liés au parc sont d’environ 50 millions de dollars.

Mais dans un communiqué publié en début de semaine, le directeur de Soco, Rui de Sousa, a affirmé que son entreprise était « extrêmement sensible à l’importance environnementale du parc national des Virunga », et qu’il était prêt à trouver des solutions grâce auxquelles développement et préservation pourraient « aller de pair » dans cette partie du pays.

Pour l’Unesco, l’exploration et l’exploitation de pétrole serait une violation du statut de patrimoine mondial du parc des Virunga.

Depuis la signature de l’ordonnance présidentielle accordant l’exploration et la production du pétrole dans le bloc 5 du rift albertin Est de la RDC à l’entreprise Soco internationale en juin 2010, ce projet bute à des résistances de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), des élus locaux et des ONG environnementales.

radiookapi.net

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29 juillet 2013

XSML finance rehoboth

Par Jeune Afrique

Boma_DR

Le capital-investisseur néerlandais XSML investit dans Rehoboth, un supermarché - boulangerie basé à Boma, dans l'ouest de la RD Congo (RD Congo).

Après la location automobile et les biens d’équipement ménager, l'impact-investisseur néerlandais XSML investit dans l’industrie alimentaire avec Rehoboth, par le biais de son fonds d’investissement Central Africa SME Fund (CASF). Contacté par Jeune Afrique, Marcel Posthuma, associé chez XSML, précise que le montant de l'investissement ne peut être divulgué, mais qu'il mélangera prise de participation en capital et dette à long terme.

M. Malonda, directeur général de Rehoboth, confirme que l’investissement permettra à l’entreprise d’acquérir un plus grand local ainsi que les équipements nécessaires pour ouvrir le premier supermarché et la première boulangerie industrielle modernes, qui seront les principaux fournisseurs de denrées de base à Boma et dans les villages alentour.

Un fonds dédié aux PME congolaises et centrafricaines

En finançant Rehoboth, CASF réalise son quatorzième investissement et le onzième en RD Congo. Le fonds dispose d’un portefeuille de 19 millions de dollars, qu’il investit essentiellement en RD Congo mais aussi en Centrafrique, pour soutenir les petites et moyennes entreprises (PME). Il fournit du capital risque au moyen d’investissements pouvant aller jusqu’à 500 000 dollars. L'entreprise Rehoboth réalise quant à elle un chiffre d'affaires d'environ 400 000 dollars, qui devrait dépasser le million grâce à l'investissement de XSML, affirme Marcel Posthuma.



Lire l'article sur Jeuneafrique.com : RD Congo : XSML finance Rehoboth 
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21 juin 2013

Matières premières : nouveau rapport accablant sur les mines au Katanga



Amnesty International a dénoncé les conditions difficiles de travail des mineurs artisanaux dans un rapport détaillé publié le 19 juin.
L'organisation de défense des droits de l'homme a fait plusieurs constats lors d'une enquête menée en 2011 et 2012. Les mineurs artisanaux seraient maltraités, mal payés et soumis à des règles iniques. Pire, les enquêteurs ont vu de nombreux mineurs en train de travailler à main nue. Ils seraient entre 70000 et 150000 creuseurs à travailler dans ces sites extrêmement dangereux. « Il y a des dizaines de milliers d'enfants employés en raison de leur petite taille dans des galeries mal aérées qui s'enfoncent parfois à plus de cent sous le sol ».

Critique, l'organisation internationale a déploré une complicité des autorités locales. « Ils sont gravement exploités à la fois par les responsables des pouvoirs publics et les acteurs privés qui contrôlent les sites miniers. Des containers sont transformés en cachots où les mineurs sont enfermés plusieurs jours quand ils enfreignent les règles ». Dans le lot, Amnesty a ajouté les cas d'accident,  de glissement de terrain, de meurtres et d'expulsions forcées. Au-delà, l'on sous-évaluerait même la valeur des minerais tirés du  sous sol. « Les creuseurs sont obligés de passer par l'intermédiaire d'entreprises concessionnaires qui sous-payent le résultat de leur travail. Alors que dans un comptoir de vente la teneur du minerai est estimée à 18%, ces acheteurs ne paient que pour une teneur de 4% ». Les principaux marchands seraient pour la plupart d'origine chinoise. Selon elle, la Chine, première productrice mondiale de cobalt raffiné, tirerait l'essentiel de sa matière première de la RDC.

Plusieurs facteurs ont contribué à la détérioration continue des conditions de travail dans les mines congolaises. Amnesty en a épinglé quelques uns dont l'instabilité politique, la faiblesse des institutions, les sévères carences de l'appareil judiciaire, la corruption et la fréquence de graves atteintes aux droits humains. Pour rappel, la production du cuivre est passée de 460000 T en 2001 à 600000 tonnes en 2012.

Laurent Essolomwa

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