01 mars 2014

COMESA, Rd-Congo pas encore prête


C’est hier 27 février 2014 que les travaux du 17èmesommet du Comesa se sont clôturés à Kinshasa qui en assure désormais la présidence succédant à l’Ouganda.  Joseph Kabila assure donc la présidence de ce vaste espace commercialqui peine à concrétiser l’intégration des 19 pays de l’Afrique de l’est qui la composent.

 

Comme d’habitude dans ce genre de forum, un communiqué a été fendu par les chefs d’Etat et des gouvernements présents dans lequel a été décliné un chapelet de bonnes intentions pour une meilleure intégration des économies africaines  afin de réduire la pauvreté. Rien de nouveau dans ces résolutions qui peuvent être regroupées en quatre catégories. La première relative à la formation des hommes pour maitriser la science et la technologie. Pour tester le sérieux de chaque gouvernement, il faut jeter un regard sur les budgets alloués à l’éducation. Deuxième catégorie, la stabilité qui passe par la paix et la sécurité. Ici également, il n’y a qu’avoir combien des chefs d’Etat de cet espace veulent conserver leur pouvoir autocratique en modifiant la Constitution notamment. Ce qui est source des conflits. Tertio, la question des infrastructures. Les membres du Comesa promettent de construire des voies de communication afin de renforcer l’interconnexion. Enfin quatrièmement, il s’agit de l’industrialisation pour mettre fin à l’exportation des matières premières brutes.   Ce sommet avait été mis un accent particulier sur les PME et PMI.

Toutes ces résolutions vont moisir bien entendu dans les tiroirs car la plupart des dirigeants africains sont d’abord préoccupés à se maintenir au pouvoir afin de s’enrichir au lieu de travailler à la prospérité collective. En ce qui la concerne, la RDC doit se poser d’abord se remettre en question car à ce jour elle n’est pas absolument prête pour l’ouverture de ses frontières. Un coup d’œil à la structure de son budget, en dit long sur la vulnérabilité de la RDC si la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux étaient effective dans l’espace Comesa et dans les autres espaces sous-régionaux  auxquels elle appartient.  Plus de 50% des recettes publiques proviennent de sa douane. L’ouverture des frontières serait fatale, en l’état actuel de la structure de l’économie rd- congolaise dont l’extraversion est la marque de fabrique. En RDC, de manière générale on produit ce qu’on ne consomme pas et on consomme ce qu’on ne produit pas. 

Ce sont donc les droits et taxes prélevés sur l’entrée et la sortie des biens et services que proviennent la majorité des ressources de l’Etat. La RDC au lieu de prendre des engagements qu’elle ne respectera pas, doit d’abord travailler profondément à l’intégration de sa propre économie. En Afrique en général et dans l’espace Comesa en particulier, les économies domestiques ne sont pas elles-mêmes intégrées. Il y a donc des pays aux intégrations nationales inachevées qui se promettent une intégration plus aboutie au  niveau sous régional. Les Etats Comesa dans leur immense majorité ne peuvent pas le moins mais se promettent le plus.  Entendons voir ! La RDC est écartelée entre plusieurs organisations sous régionales notamment : SADC, CEAC, CEMAC, COMESA, CIRGL.

Il y va les mains vides n’ayant rien à y offrir. Ces espaces sont à l’avantage des Etats qui ont des biens et des services à vendre. Car il s’agit entre nations du rendez-vous du donner et du recevoir. La RDC sera si elle ne définit pas une politique commerciale claire, un déversoir des produits commerciaux de ses rivaux et partant restera un valet économique.   Aux congolais de choisir d’abord la meilleure organisation sous régionale en fonction de ses intérêts. On en est encore loin. Mais quoiqu’on dise, l’union fait la force dit-on mais pas n’importe laquelle. Il faudra d’abord que chaque Etat travaille son intégration.

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20 février 2014

Kasaï-Oriental : 5 cadres de la Banque centrale poursuivis pour détournement de fonds

 
Le siège de la Banque Centrale du Congo, Kinshasa 2010Le siège de la Banque Centrale du Congo, Kinshasa 2010

Cinq cadres de la Banque centrale du Congo (BCC) à Mbuji-Mayi sont poursuivis pour le détournement de 300 millions de francs congolais, soit plus de 326 000 dollars américains. Deux de ces cadres, le chef de bureau de la division provinciale des finances et le chef de division, ont été arrêtés. Ils ont été interrogés par les services de renseignements de la police nationale congolaise, mercredi 19 février. Les trois autres suspects sont toujours recherchés. Le gouverneur de province, Alphonse Ngoyi Kasanji, les a suspendus de leurs fonctions.

Parmi les suspects, l’ordonnateur délégué des finances de la province, Mme Françoise Ngomba, actuellement recherchée, est considérée comme le cerveau moteur de cette opération.

Selon le gouverneur de province, ce détournement, qui aurait eu lieu depuis le mois de décembre dernier, a été facilité par une erreur survenue au niveau de la Banque Centrale.

Le chef de bureau de la division provinciale des Finances, qui est aux arrêts, affirme que Mme Françoise Ngomba a signé en décembre une lettre le désignant comme son intérimaire.

Le gouverneur de province a aussi annoncé la suspension d’un comptable public, conjoint de l’ordonnateur délégué, ainsi que d’un autre cadre de la BCC/Mbuji-Mayi ; tous portés disparus depuis le week-end dernier.

Le dernier suspect est en outre accusé d’avoir verrouillé tout le système de décaissement des fonds de la BCC avant de disparaître.

radiookapi.net

 

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14 février 2014

Des mesures draconiennes prises en RDC, assèchent l’économie du Rwanda !


Le Rwanda est obligé de serrer la ceinture après le train de mesures pris par la Rdc avec l’appui des pressions de la Communauté internationale.

Il consiste essentiellement à empêcher l’exploitation frauduleuse des matières premières dans la partie Est de la République en complicité avec les groupes armés locaux et étrangers. Quand bien même beaucoup restent à faire, mais les effets se font déjà ressentir de l’autre côté de l’Est de la frontière.
 
En effet, selon certaines indications du Fonds monétaire international, l’économie rwandaise n’a crû que de 3,9 % au troisième semestre 2013. C’est la plus mauvaise performance trimestrielle du pays  depuis 2009. Après des années fastes, symbolisées par un important décollage économique avec un taux de croissance annuel moyen de 7,6 % entre 2008 et 2012, le léger ralentissement a été observé.
 
Autres raisons évoquées de cette faible croissance expérimentée durant l’année écoulée, figure le resserrement de la politique fiscale de Kigali au cours du premier semestre 2013. Cela se justifie du fait de la suspension de l’aide accordée par les donateurs internationaux à savoir 40 % du budget national ; ce resserrement budgétaire a été essentiellement maintenu après la reprise des aides.
 
La modération budgétaire et la quête d’une nouvelle émancipation face aux aides financières internationales, quoique douloureuses à court terme, œuvreraient dans le sens d’une croissance plus équilibrée et plus forte ê moyen terme, expliquait à Jeune Afrique Claver Gatete, ministre rwandais des Finances et de la Planification.
 
Cette faiblesse est aussi due à une diminution de la production agricole soit un tiers du Produit intérieur brut du pays ainsi que d’une contre- performance du secteur des services: près de la moitié de la valeur ajoutée. Il intervient, par ailleurs, dans un contexte de forte dépréciation de la devise rwandaise. Aussi, selon les estimations de la Banque mondiale, le déficit des comptes courants du Rwanda devrait s’aggraver au cours des prochaines années. D’une moyenne de -6 % du PIB entre 2000 et 2009, il devrait atteindre -8,2 % en 2014 et-8,5% en 2015.
 
Si les signes d’un ralentissement durable sont rares, la baisse de régime de 2013 met en évidence les fragilités de cette économie. C’est en creux le diagnostic porté par le FMI. Selon les recommandations de cette institution, le Rwanda, qui ambitionne d’être un pays à revenu intermédiaire à l’horizon de 2020, doit dorénavant trouver des leviers pour renforcer ses sources de revenu fiscal afin de financer son développement. Le recours aux marchés financiers internationaux - qui a vu les émissions obligataires du pays sursouscrites plus de 8 fois - n’est pas forcément sans risques.
LP

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03 février 2014

Les « surdoués » déshabillés par la FEC

Écrit par LE POTENTIEL

« La RDC ne peut pas être gérée comme une épicerie » 

La Fédération des entreprises du Congo (FEC) s’est servi des chiffres pour démonter une à une les prétendues performances alignées par l’équipe Matata. Albert Yuma Mulimbi, son président n’a pas raté sa cible. Une attaque en règle ! Il n’y est pas allé par quatre chemins pour déshabiller l’équipe des « surdoués ». Sur le terrain qu’affectionne le gouvernement Matata, la FEC s’est livré sans retenue à la démonstration du contraire ! Toutes les frustrations du monde des affaires étaient la trame de ce catilinaire.

Entre la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et le gouvernement, les violons ne s’accordent plus. Même si le divorce n’est pas encore consommé, du moins, le patronat congolais ne cache plus son désamour envers le gouvernement.  Des signes avant-coureurs annoncent de profondes turbulences entre les deux partenaires.

Tout est parti de la cérémonie de présentation des vœux aux operateurs économiques et à la nation présidée le jeudi 30 janvier 2014 par le président national de la FEC, M. Albert Yuma. Dans son allocution de circonstance, celui-ci a fait publiquement part de toutes les frustrations que ressent le monde des affaires. En substance, Albert Yuma a rendu  totalement responsable le gouvernement de la grave détérioration du climat des affaires.

Ce qu’il faut noter d’entrée de jeu, c’est que jamais la FEC n’a tenu un langage aussi violent à l’égard du gouvernement. Albert Yuma a franchi le Rubicon. Sans ambages, le président de la FEC a relevé que le gouvernement conduit par Matata Ponyo Mapon faisait fausse route. A l’en croire, le pire est à craindre si rien n’est fait entre-temps pour recadrer le tir.

En clair, l’Exécutif central actuel, pour la FEC, se conjuguerait au passé. Aussi place-t-elle d’ores et déjà tous ses espoirs dans le futur gouvernement de cohésion nationale, convenu au terme des concertations nationales qui se sont tenues en septembre et octobre 2013 à Kinshasa.

Preuve de son  attachement à la nouvelle équipe gouvernementale, Albert Yuma s’est adjugé le rôle d’en tracer le portrait-robot, des personnes appelées à animer le prochain gouvernement. « Quant aux profils des candidats au prochain gouvernement, a-t-il déclaré, la FEC attend que ce soient : des femmes et des hommes qui partagent la vision du président de la République de ne jamais trahir le Congo et dont la loyauté envers le pays et son chef ne seront pas circonstancielle ; des femmes et des hommes qui seront vecteurs d’unité nationale et de concorde et non d’exclusion et de sectarisme ; des femmes et des hommes qui veilleront à ce que l’Etat soit géré de façon impartiale et impersonnelle ; des femmes et des hommes compétents dans le domaine des fonctions à assumer, sur base de la vérification d’une expérience passée et réussie et qui seront comptables de leur accomplissement ; des femmes et des hommes qui sauront qu’entrer au gouvernement est un sacrifice, pourquoi pas un sacerdoce au service des autres, sous tendu par une moralité irréprochable ; des femmes et des hommes qui viendront indistinctement de toutes les provinces du pays, avec l’objectif commun de travailler en équipe pour redresser le défi du développement autocentré de la RDC avec une vision prospective audacieuse ; enfin, des femmes et des hommes qui, tous les jours, dans l’exercice de leur fonction auront en mémoire la devise du pays : Justice-Paix-Travail ».

DES CHIFFRES TROMPEURS

Mais, c’est sur le terrain économique que le président de la FEC s’est fait le plus tranchant. Tout en appréciant les efforts du gouvernement en matière de stabilité du cadre macroéconomique et de la consolidation de la croissance économique, Albert Yuma a fait remarquer que « l’analyse qualitative de cette croissance met suffisamment en lumière sa nature non inclusive et non distributive, bref sa fragilité. En effet, elle est caractérisée par sa faible capacité à générer des emplois décents et durables et à distribuer des revenus qui permettraient de réduire significativement la pauvreté. Les Congolais restent pauvres et attendent toujours les retombées de cette croissance dans leur vie quotidienne ».

La FEC est d’avis que les bonnes performances dont se félicite le gouvernement ne traduisent pas la réalité des faits. Ce ne sont, pense-t-il, que de la poudre aux yeux qui cache une situation sociale alarmante au niveau aussi bien de la population que des entreprises. « Je pense qu’il est bon, pour l’édification de tous, qu’on fasse une analyse plus approfondie de toutes ces données statistiques pour comprendre pourquoi, malgré des performances apparemment si bonnes, la situation économique et sociale reste difficile. Les opérateurs économiques se plaignent et les ménages se plaignent », a lancé Yuma.

Pour la FEC, les statistiques dont le gouvernement s’attribue la paternité sont trompeuses. Elles ne cadrent nullement, soutient-elle, avec la réalité.

De l’avis de la FEC, « si on a atteint de tels résultats (Ndlr : ceux communiqués par le gouvernement), c’est encore et toujours parce que l’Etat ne tient pas ses engagements en ne payant pas la dette intérieure. A ce jour, l’encours de la dette intérieure est de plus d’1 milliard 300 millions de dollars (1,3 milliards USD) ». Il poursuit en relevant que « si on avait payé ne fût-ce que 30% de cette dette, ni le taux d’inflation, ni le taux de change ne seraient stables. La conséquence, par contre, est que l’activité économique réelle a baissé de 20 à 30% avec un impact sur les emplois et sur les recettes réellement encaissées par l’Etat. Je voudrais quand même rassurer les membres qu’il est prévu de payer 80 millions de USD sur le budget 2014 ».

Contre une dette intérieure évaluée à plus d’un milliard Usd, Albert Yuma « suppose qu’on fera un tirage au sort pour savoir qui sera payé sur base d’une si grande allocation budgétaire ». L’ironie utilisée ne doit avoir pas échappé à l’attention des observateurs pointus !

« Il faut ainsi noter qu’en 2013, c’est 165,2 milliards de francs congolais (près de 170 millions de USD) de ressources IADM qui ont été consommés », a souligné Yuma, estimant que « sans cet artifice, le taux de croissance ne serait pas celui annoncé ».

D’où, son pamphlet. « C’est ici l’occasion de nous interroger, en regardant uniquement les dépenses effectuées via les ressources IADM, pourquoi les attributions des marchés et les paiements se font systématiquement par le BCECO, qui devait déjà être fermé depuis l’arrêt des financements par la Banque mondiale des projets sociaux qui avaient justifié sa création. Pourquoi les appels d’offres et attributions ne sont pas réalisés par les organismes de l’Etat mandatés à cet effet, l’ARMP ou la DGCMP et pourquoi les paiements ne sont pas effectués directement par la Banque centrale ? Il y a là un problème de bonne gouvernance, d’éthique et de transparence qui devraient tous nous interpeller », note-t-il.

C’est dire que dans les rangs de la FEC, les statistiques ronflant du gouvernement sont montées de toutes pièces pour servir les intérêts d’une cause, celle de la communication. La FEC accuse ainsi l’équipe Matata de maquillage de la vérité dans le but de camoufler les graves erreurs en matière de gestion.

Aussi, pense-t-il que « nous ne devons pas nous satisfaire de statistiques ; il faut résolument se tourner vers des politiques économiques ambitieuses et volontaristes, tournées vers la facilitation de la production intérieure et la création de vraies valeurs ajoutées locales », rappelant que « la vision du président de la République est de faire de la RDC un pays émergeant à l’horizon 2030 ». Pour cela, estime la FEC, « il faudra initier de vraies réformes économiques structurelles, une refonte totale de la fiscalité et des procédures de mobilisation de recettes, une politique monétaire et de crédit ambitieuse, bref une politique tournée vers une révolution économique ».

LA FEC A CHOISI SON CAMP

Espère-t-elle trouver gain de cause avec l’actuel gouvernement. Ce n’est pas de l’avis d’Albert Yuma, son président de la FEC, qui est convaincu que « La RDC ne peut pas se satisfaire d’être gérée, avec prudence, comme une épicerie sur base caisse ». Selon il est plus qu’urgent d’accélérer le dossier de la mise en place d’un nouveau gouvernement pour sauver ce qui reste. S’il y en a encore, évidemment, semble-t-il dire.

La FEC a donc choisi son camp. Car, dans les rangs du patronat congolais, l’on est convaincu qu’« il ne suffit pas d’avoir un taux de croissance positif mais l’accent doit être mis sur la qualité de cette croissance qui doit être redistribuée et offrir davantage de possibilités de développement au plus grand nombre de nos concitoyens en boostant la production manufacturière et agro-industrielle, et la sous-traitance locale vers la création d’une valeur ajoutée de plus en plus croissante ».

« C’est l’un des défis à relever », se défend farouchement Albert Yuma. Bref, excédents budgétaires, maîtrise du cadrage macroéconomique, politique restrictive en lieu et place de celle expansive, on n’en veut pas à la FEC parce qu’elle plombe le pays dans sa marche vers son émergence.

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31 janvier 2014

Le professeur Evariste Mabi Mulumba '' la RDC est très loin d'être considérée comme une économie émergente''

(KINSHASA)- Le professeur Evariste Mabi Mulumba, président de la  commission économique, financière et de la bonne gouvernance du sénat  a indiqué que le Congo-Kinshasa n'est pas encore sur la voie des pays  à économie émergente.

L'émergence, selon lui, est caractérisée par une  forte intégration de l'économie nationale à l'économie internationale  du point de vue commercial et financier. L'ancien premier commissaire  d'état sous Mobutu ajoute que l'émergence est liée aussi à la  diversification et la modernisation de la structure de l'économie  nationale.

Sa thèse contredit les prétentions du premier ministre,  Augustin Matata Ponyo qui parle du Congo comme pays en voie de  l'émergence. D'après les données de la Banque centrale du Congo,  l'économie congolaise connait une volatilité liée à la nature de ses  exportations. Les produits miniers et hydrocarbures occupent une part  prépondérante avec plus de 98% du total des recettes d'exportation  alors que la part des produits agricoles et industriels est plus que  marginale. Le professeur Mabi Mulumba rappelle qu'à l'accession de la  RDC à l'indépendance, les produits miniers représentaient près de 58%  et les produits agricoles 42% dans les recettes d'exportations.

Ainsi,  il fait voir à travers son analyse que la vulnérabilité de l'économie  congolaise s'est accentuée d'années en années depuis l'indépendance.  Des facteurs tels que la qualité de la législation et la  réglementation sur l'exercice des affaires, la qualité du système  juridique et judiciaire, la nature des procédures administratives  liées à l'exercice des affaires, la qualité de la main d'oeuvre, la  qualité de la logistique économique et commerciale prouvent que le  pays pose encore des problèmes sérieux pour prétendre obtenir ce  statut d'émergent. Le président de la commission Ecofin croit que le  Congo-Kinshasa se trouve dans l'obligation de se doter d'un schéma  directeur contenant un programme intégrant des objectifs à atteindre  mais s'appuyant surtout sur un chronogramme précis s'il veut entrer  dans l'émergence. C'est la seule façon d'éviter que l'émergence en  tant qu'objectif ne se résume en simple slogan, a-t-il conclu.

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Un rapport contesté évalue à 3,7 milliards de dollars la fraude fiscale au Katanga

Un rapport non-publié, consulté par "Reuters", dénonce des malversations douanières et fiscales mettant en cause des compagnies minières opérant dans la région du Katanga en RD Congo, ainsi que les agences douanières locales. Le montant total des fraudes présumées pourrait atteindre à 3,7 milliards de dollars.

Un rapport non rendu public estime que près de 3,7 milliards dollars seraient dus à la RD Congo pour des taxes et amendes impayées, rapporte l'agence de presse Reuters qui indique avoir eu accès au rapport. Ce document, daté de novembre 2013, présente les premiers éléments d'une enquête toujours en cours menée par le procureur général de la République démocratique du Congo, Flory Kabange Numbi, au sujet des différentes violations ayant lieu dans la vaste région du Katanga.

Revenus sous-déclarés

Ce document accuserait plusieurs compagnies opérant dans cette région au riche potentiel minier d'avoir eu recours à des malversations et à des mauvaises pratiques fiscales en complicité avec des autorités douanières de la région, entre 2008 et 2013. Elles seraient notamment soupçonnées d'avoir sous-déclaré leurs revenus d'exportations et d'importations de façon à économiser plusieurs milliards de dollars de taxes.

Une mission a été conduite dans la région afin d'établir les premières éléments d'enquête. Celle-ci aurait étudié 25 cas d'infractions douanières potentielles et identifié onze compagnies soupçonnées de devoir 741 millions de dollars à l'État congolais pour taxes et amendes impayées. La mission disposerait encore de 252 cas présumés de fraude en suspens, portant sur un montant total de 3 milliards de dollars.

Présomption d'innocence

Flory Kabange Numbi a refusé de commenter directement ce rapport, indiquant à Reuters que l'enquête est toujours en cours. Selon le magistrat congolais, il est trop tôt pour tirer des conclusions sur la portée de l'investigation. Plus encore, les sociétés citées dans le rapport bénéficient de la présomption d'innocence, a-t-il rappelé.

Parmi ces sociétés, révèle l'agence de presse, figure Mutanda Mining, une compagnie minière exploitant le cuivre au Katanga, détenue à 69% par le géant Glencore Xstrata. Pour autant, la plupart de ces compagnies contestent la véracité des éléments avancés par le rapport. "Contrairement à ce qui est indiqué dans le projet de document, aucun contact n'a été établi entre la 'mission' et Mutanda Mining. Mutanda ne compte pas de taxes ou d'amendes impayées", a déclaré un porte-parole de Glencore dans un communiqué envoyé à l'agence de presse.

Même son de cloche chez les agences douanières, dont certaines sont pourtant accusées d'avoir détruit intentionnellement des preuves d'évasion fiscale. Ces agences parlent même "d'inflation des montants" en question. Les autorités douanières précisent aussi qu'aucune discussion n'a eu lieu entre les différentes parties concernées.

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27 décembre 2013

Bunia : un hélicoptère saisi par la DGDA s’évapore dans la nature

 
Carte de Bunia en Province OrientaleCarte de Bunia en Province Orientale

Un hélicoptère cloué au sol depuis janvier 2013 par la Direction générale de douanes et assises (DGDA) a disparu mercredi 25 décembre à l’aéroport de Bunia (Province Orientale). Cette régie financière attendait de la compagnie propriétaire de l’aéronef deux millions des dollars américains, en guise de frais des douanes avec pénalités. Six personnes sont aux arrêts.

L’hélicoptère immatriculé en Afrique du Sud était affrété par la compagnie minière Ashanti Gold Field Kilo (AGK). Il a décollé à Bunia sans aviser la tour de contrôle de l’aéroport. Jusque là, la destination de cet appareil n’est pas encore connue.

Les auteurs de cet acte ne sont pas non plus connus. Les autorités de la DGDA disent avoir confié la garde de cet hélicoptère à la police des frontières. Ce que dément le directeur national de la police des frontières.

Le parquet de grande instance de Bunia et l’auditorat militaire de garnison saisis de l’affaire parlent de détournement d’une marchandise sous douane.

Six personnes soupçonnées d’être impliquées dans ce détournement sont déjà aux arrêts. Il s’agit d’un officier de la police des frontières et un autre des forces aériennes commis à l’aéroport. Ils sont accusés d’avoir violé les consignes en facilitant le détournement de l’aéronef.

Deux cadres de la DGDA sont aussi au parquet. Ils sont accusés d’avoir incité des éléments de la police et des militaires commis à la sécurité de l’aéroport à commettre des actes contraires à la loi.

De son côté, le parquet de grande instance a mis la main sur un fonctionnaire de la Régie des voies aériennes (RVA) ainsi qu’un agent de l’entreprise qui a fourni le fuel ayant permis à l’aéronef de décoller. L’enquête suit son cours.

radiookapi.net

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24 décembre 2013

Dossier Riyad Bank : les preuves de la compromission de l’Etat congolais

Lepotentiel

Le litige qui oppose l’Etat congolais à la Riyad Bank est au cœur de la grande maffia qui mine certains services de l’Etat.

Dans ce dossier, l’Etat congolais s’est compromis sur toute la ligne. Conscient de la gravité des faits, Jean-Baptiste Ntahwa, alors ministre du Budget, l’avait clairement signifié à son collègue des Finances, Matata Ponyo, à l’époque.

« Après examen dudit dossier par mes services, écrivait-il, il s’avère qu’en cette période de reconstruction nationale à travers les cinq chantiers de la République, ce genre d’investissement privé mérite notre encouragement ».

 

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16 décembre 2013

Scandale au Katanga : l’opposant Emery Okundji dénonce le coulage de trois milliards de dollars



(KINSHASA)- Trois milliards de dollars américains de l’état congolais ont été coulés au Katanga par la maffia. Le député Emery Okundji a dénoncé cette situation à la tribune de l’assemblée nationale lors du débat sur la loi portant reddition des comptes 2012. Il a déploré que la mission judiciaire d’enquête diligentée par le procureur général de la république ait été rappelée à Kinshasa alors que dans ses investigations, elle avait déjà identifié 741 millions de dollars d’amendes et pénalités que la DGDA devait recouvrer dans onze entreprises pour trois ans. Pourtant, cette régie n’avait projeté de mobiliser pour la même période les recettes de l’ordre de 154.975.533 millions de dollars. ‘‘Même si les statistiques nous présentées sont trompeuses et ne reflètent pas la réalité des recettes entendues, la DGDA sur 3 ans, sur un total de 154.975.533 dollars prévu, ne récolte qu’un chiffre ridicule de 18.139.953 dollars, c’est le taux de réalisation le plus faible que l’on puisse imaginer’’, a indiqué Emery Okundji. Pour élucider cette situation, le procureur général de la république avait dépêché une mission sur place mais vite retournée à Kinshasa sur ordre d’un membre du gouvernement. Des signes de corruption, de concussion et de fraude douanière sont patents à la DGDA-Katanga. Deo Rugwiza, le patron de la DGDA était favorable à cette mission pour éventrer le boa.

Contre toute attente, la commission économico-financière de l’assemblée nationale a demandé dans son rapport sur la reddition des comptes 2012 que seuls les responsables de la DGDA ayant soutenu la mission, soient sanctionnés protégeant presque la ministre de la justice à la base du rappel de la mission, a dénoncé un syndicaliste de la DGDA-Katanga. Au total, la mission Nyandu du nom de l’avocat général qui a conduit la délégation, n’a pu enquêter que dans 11 entreprises sur les 252 répertoriées. Le député Okundji précise que la mission judiciaire dans son rapport affirme ‘‘en page 9 point 3 qu’il lui restait 252 dossiers à examiner dont le montant en amendes et pénalités était estimé à 2.964.080.060 dollars américains’’. Il a plaidé pour la constitution d’une commission d’enquête parlementaire qui utiliserait l’équipe Nyandu comme expert, pour tirer au clair cette situation. ‘‘Le rapport Nyandu démontre à suffisance que quand le chef de l’état affirme que notre budget est ridicule parce qu’il y a corruption, coulage des recettes et enrichissement illicite, il ne croit pas si bien dire’’, a déploré le secrétaire général des Fonus. Le constat est malheureux, argumente Okundji, s’interrogeant si pour onze entreprises d’une seule province, trois milliards de dollars peuvent se volatiliser et que dire de l’ensemble de provinces et de toutes les entreprises de la république. La Rdc pointe à la 154 émè place sur 177 pays au monde dans le dernier classement de Transparency international sur la corruption. Avec de tels scandales, le pays est loin de quitter le bourbier de la mauvaise gouvernance et l’impunité malgré le semblant de rigueur qu’affiche le premier ministre actuel.

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Monga fraude la douane pour 41 millions Usd avec la couverture de la ministre Mumba



La rédaction de “CONGONEWS” a réussi à mettre la main sur une partie du rapport sur la fraude douanière au Katanga, remis au Procureur général de la République, Flory Kabange Numbi, sous la signature de l’Avocat général de la République, Simon Nyandu. Cette fraction est circonscrite aux activités de l’agence en douane Trade service d’Eric Monga Mumba, le protégé de la ministre de la Justice et Droits humains, Wivine Mumba.

Remarquez la synonimie entre les deux cousins Mumba qui explique la protection que la ministre apporte à son parent (Lire «CONGONEWS» n°606 du vendredi 8 novembre 2013).
Avant elle, Trade service était placée sous la toute-puissante ombre d’Augustin Katumba Mwanke. Des années durant, l’agence n’a pas payé des droits dus à l’importation de ses clients. La commission Nyandu a plongé dedans et elle a conclu à un montant de 261 millions de dollars -droits éludés et pénalités- que Monga doit à la DGDA pour la période ente 2008-2013. Et dire que Monga est le président en exercice de la FEC-Katanga. Plutôt que d’être un modèle, Monga utilise sa position pour monter les autres opérateurs chaque fois que la DGDA décide de procéder à un recouvrement forcé. La dernière fois, il a rallié les autres contrevenants à une menace de grève générale pour donner prétexte à Mumba d’arrêter la mission des enquêteurs dépêchés depuis Kinshasa. Monga avait dû faire le déplacement de Kinshasa. D’abord chez le PGR où il avait fait le pied de grue toute une journée. Ensuite chez Mumba qu’il avait pratiquement assiégé avant d’obtenir de celle-ci une lettre dans laquelle la ministre formulait des allusions claires au PGR pour qu’il mette un terme à la commission Nyandu. Ce qui fut fait. Mais c’était sans compter que la commission avait déjà collecté tous les éléments pour établir un rapport une fois de retour à Kinshasa.
Dans ce rapport, Trade service est mis en cause pour plusieurs infractions, du transfert illégal des fonds estimés à plus de 7 millions de dollars à la soustraction des marchandises au paiement des droits et à la vérification jusqu’à la sous-évaluation.
Pour la seule période 2013, la DGDA réclame à Monga et sa maffieuse agence la somme de 41 millions de dollars de droits éludés (Lire fac similé p. 3,4,5). Des documents de même nature pour 2008 à 2012 seront servis aux lecteurs de «CONGONEWS» dans le prochain numéro. Comme sur le transfert illégal des fonds vers l’extérieur.

PAUL MULAND

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