08 mars 2013

Quand le pasteur drague

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GROUPES DE PRIERE OU AGENCES DE DIVORCE ?

Ces derniers temps en europe, en Afrique du sud ou aux... USA...nous assistons à un phénomène bizarre qui se développe dans la communauté congolaise : la prolifération tous azimuts des sectes religieuses nébuleuses connues plus sous le vocable de « Groupes de prière ». La quasi-totalité de ces sectes est dirigée par des « Charlatans » qui galvaudent la réputation des véritables « Pasteurs ».

Exploitant la crédulité de leurs fidèles, ces faux « Pasteurs » se permettent souvent d’organiser des veillées de prière soi-disant d’expiation, auxquelles sont conviés les Frères et Sœurs en Christ.

C’est pendant ces veillées que nos « Pasteurs » font des révélations surprenantes à l’endroit de certaines Sœurs en Christ de mœurs légères ; du type : « Nzambe apesi ngai vision, alobi ete yo ozali mwasi oyo mpenza atindelaki ngai. Mobali oyo ozali kovanda na ye akoki na yo te ». (Dieu m’a donné une vision, tu es la femme qu’il m’a envoyée, ton mari n’étant pas l’homme qu’il te faut).

Naïve et déstabilisée par cette fausse révélation, la Sœur en Christ n’a pas d’autre choix que de céder aux avances de notre « Pasteur Kinsekwa ». En rentrant chez elle, c’est la dispute avec son mari légitime et quand ce dernier , irrité par la conduite de sa femme, porte la main sur elle, c’est le moment choisi par Madame pour quitter le foyer et aller squatter chez notre divin Pasteur. Celui-ci, qui profitant de la situation, n’hésite pas à engrosser la Sœur en Christ pour faire le Christ. En plus de ces abus sexuels, nos « Pasteurs » n’hésitent pas à truander leurs fidèles en leur exigeant des Mabonza, toujours au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, alors que celui-ci n’a rien demandé.

Quel mari pourra tolérer que sa femme puisse fréquenter ces Temples du Mal ?

Parmi les femmes congolaises mariées qui fréquentent régulièrement ces groupes de prière et leurs différentes veillées de prière, certaines profitent du laxisme de leurs maris pour se livrer à la débauche en allant passer la nuit avec ou chez leurs amants abusant ainsi de la confiance de leurs maris qu’elles traitent de « de vrais yuma ». « Vrais yuma, ils ne se donnent jamais la peine de vérifier si réellement madame est partie à la veillée de prière ou ailleurs.

Aujourd’hui en europe par exemple, ces groupes de prière sont devenus des véritables agences de divorces ! Dans la quasi-totalité de couples où seule la femme fréquente ces groupes de prière, les disputes conjugales sont monnaie courante et les problèmes tournent toujours autour de « notre pasteur a révélé ceci ou cela. Soit notre maison est envoûtée ou que la famille du mari ne veut pas de notre mariage. Donc, il faut faire appel à notre « Pasteur » pour le désenvoûtement…. Et quand le mari refuse d’accueillir le Pasteur charlatan, à la maison il est alors taxé de « Ndoki ou sorcier et de complice avec sa famille ».

Ces « Pasteurs » qui prétendent être détenteurs des pouvoirs divins et qui trompent leurs fidèles avec des fausses prédications sont-ils conscients des dégâts qu’ils causent dans plusieurs foyers ?

Ce n’est pas en mémorisant quelques passages bibliques que l’on peut se faire passer pour un Pasteur ou « Papa mokambi » dans le but d’abuser sexuellement des femmes d’autrui… et de recueillir l’argent sous forme de « Mabonza ou offrande et collecte » qui ne sert pratiquement qu’au Pasteur et à sa famille.

Le temps est venu que les véritables représentants de Dieu se mobilisent pour mettre hors d’état de nuire ces brebis galeuses.
 
Denis Kabiona Kaseke Mukulungu
 

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21 janvier 2013

Situation confuse au sein de l'orchestre Dynastie Mutuashi, Tshala Mwana et MJ 30 se jettent la balle

Devenue depuis quelques temps, la coqueluche de l'orchestre Dynastie Mutwashi, la chanteuse à la voix gémissante, MJ 30, n'est plus en odeur de sainteté avec sa patronne et protectrice, l'artiste musicienne Tshala Mwana dit Reine de Mutwashi ou Mamu Nationale. Et pour faire  propre,  il a même été signifié à celle-ci qu'elle est révoquée du groupe.

Mais pour quelle raison s'interroge plus d'un mélomane, dès lors qu'avec le largage sur le marche discographique de l'album " Mastor ", le climat devait en principe être au beau fixe entre ces deux artistes.

Personne parmi les deux ne prend le courage de livrer à l'opinion, les raisons profondes de cette pomme de discorde.

Pour sa part Tshala Mwana clame à qui veut l'entendre que celle qui était hier sa pouliche aurait versé dans la trahison, l'anarchie et l'indiscipline, non sans  avouer dans ses déclarations qu'en dépit de toutes ces accusations, elle continue  à la considérer, comme sa propre fille.

De son côté, MJ 30 nie toutes ces accusations, lorsque l'on arrive à l'aborder sur la question. Elle souligne avec insistance qu'à aucune occasion, elle ne s'est dérobée des directives de sa patronne. " J'attends que cette révocation me soit signifiée officiellement " a-t-elle déclaré sur une chaîne de radio. Quoiqu'il arrive note-t-elle, Tshala Mwana demeure pour elle une mère, qui a beaucoup contribué à sa promotion.

Mais au cas où MJ 30 se serait rendue réellement coupable d'un quelconque manquement, pourquoi Tshala n'a pas recouru à la procédure disciplinaire normale qui consisterait soit par une mise en garde, plutôt que de prendre une décision extrémiste. C'est ce qui ressort de l'avis de l'opinion, la même qui se demande s'il ne s'agit pas là d'une stratégie vernie aux couleurs d'une querelle, juste pour faciliter la vente de l'opus réalisé par les deux, qui est sur le marché.

Les deux sont pour le moment en train de se jeter la balle dans un élan où le respect mutuel semble être de mise, dépouillé de tout décor polémique.

De toute façon, révoquée d'une manière ou d'une autre, il est connu de tous que le milieu de nos musiciens congolais,  est un monde à part. Que M.J 30 qui a encore toute la jeunesse devant elle, prenne son courage en mains, en vue d'une autre aventure ailleurs. Le monde ne s'est pas arrêté de tourner. Aussi, même sans elle, Tshala Mwana qui n'est pas encore au bout du rouleau continuera à faire danser son  mutwashi.

Maurice Bakeba

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16 janvier 2013

Commune de Gombe : un cadre de concertation pour résoudre le problème des enfants de la rue



La structure a été initiée à  l'issue d'une sensibilisation faite par Mme José Kalombo, chef de bureau à la division urbaine du genre, famille et enfant de la ville-province de Kinshasa. Chefs de quartiers, parents, responsables des ONG et de certaines écoles de la commune de la Gombe ont tous répondu à l'appel de la division urbaine du genre, famille et enfant dans l'objectif de trouver des solutions sur l'encadrement des enfants dans cette municipalité.

Parmi les problèmes épineux qui dérangent cette commune, les participants ont, au cours des échanges, cité les enfants de la rue qui envahissent le terrain et qui, pour la plupart, viennent de l'est de la capitale et des camps militaires. L'arrivée des bateaux dans les ports viennent aussi déverser des jeunes dans la ville, lesquels deviennent des enfants de la rue, ont souligné les participants.

Pour réduire sensiblement le nombre de ces enfants dans la rue, les familles sont appelés à prendre leurs responsabilités en mains pour assurer un encadrement adéquat à leurs enfants. Les chefs de quartiers également doivent contribuer à cet exercice. Par ailleurs, les médias aussi sont appelés à sensibiliser la communauté tout entière sur la nécessité d'assurer un avenir meilleur aux enfants.

De façon concrète, les participants à cette rencontre ont adhéré à la mise en place d'un cadre de concertation permanente pour partager les idées au sujet de l'encadrement des enfants de la rue. « Cette table de concertation sera animée avec le concours des communes limitrophes de la Gombe, où nous discuterons sur les mécanismes d'encadrement des enfants de la rue et sur le partage des responsabilités pour y parvenir », a déclaré le bourgmestre de la commune de la Gombe, Dolly Makambo Nawezi. Les membres de cette concertation devront se réunir très prochainement et de façon régulière sous la coordination du bourgmestre.

Gypsie Oïssa Tambwe

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28 décembre 2012

Les vieux Kasaiens résidant en Allemagne sont-ils réellement des bibliothèques pour les jeunes ?

Avant l'enterrement du vieux Mario au cimetière de Cologne, j'étais en conversation avec un vieux du Kasai dont je tais le nom. C'était devant la chapelle ardente à l'intérieur de laquelle se déroulaient les obsèques du Vieux Mario. Soudain, arrive un autre vieux Kasaien. Après les échanges d'usage, il interpelle celui avec qui j'étais en conversation: " Tu es toujours ici en Allemagne? ça fait combien d'années que nous ne nous sommes pas vus?" L'autre de répondre: "Je ne sais pas; cinq ou six". Alors, je n'ai pu m'empêcher de m'exclamer. "Vous vivez l'un l'autre dans un rayon de 30 kilomètres et vous faites cinq ou six ans sans vous voir!"  Quelques années auparavant, j'avais croisé l'un de ces deux vieux à une fête. Je le salue chaleureusement: "Tutu, wetu'awu!". Et lui de me répondre: "Bonjour monsieur!". Chacun analysera comme il l'entend.

Par ailleurs, nous savons tous que lorsqu'un vieux meurt en Afrique, c'est une bibliothèque qui brûle. Etre vieux chez nous, c'est connaître plus, c'est être sage, c'est être conseiller et un modèle pour les plus jeunes. Les jeunes, surtout eux, ont besoin de vieux pour les questions liées à la vie et à la culture.  Lorsque nous avons créé le Grand Kasai e.V., au lieu de rencontrer un encouragement de la part de nos vieux, nous avons été déçus par leurs propos: "Vous n'irez pas loin; nous avons tenté à notre époque, sans succès. Nous les Kasaiens, c'est comme une malédiction. Allez-y; nous allons voir!".

Aujourd'hui, le Grand Kasai e.V. a totalisé quatre ans et elle se porte très bien. Les mêmes vieux n'ont ni répondu favorablement à nos invitations, ni cotisé pour le Grand Kasai e.V. Par contre, aujourd'hui, l'un d'eux vient d'engager une polémique au sein de notre association pour créer la zizanie. Ayant été pris au dépourvu par un cas de deuil d'une cousine résidente dans une ville voisine et dont il n'avait même pas appris l'existence de son vivant, il se retourne vers le Grand Kasai e.V., s'empare abusivement de sa banque de données pour informer ses membres de son cas de deuil. Mais lorsque nous lui avons répondu que nous ne pouvions pas engager le Grand Kasai e.V. pour ce cas et que les Kasaiens qui le voulaient pouvaient se rendre individuellement au deuil, il nous emmène dans des polémiques qui ne peuvent pas nous élever.

Le Grand Kasai e.V. s'appuie sur trois piliers solides pour sa stabilité: il s'agit de 1) la volonté de ses membres de vivre ensemble, 2) la rigueur et la discipline dans l'application de ses statuts et règlement d'ordre intérieur et 3) la transparence dans la gestion. De toutes les façons, nous ne nous laisserons pas distraire. Notre jeunesse a besoin de "bibliothèques" et nous devons nous y préparer. L'adhésion au Grand Kasai e.V. est souhaitable pour tout Kasaien, mais il n'est pas obligatoire. Ceux qui adhéreront seront les bienvenus dans ce que nous considérons comme une grande famille.  Bualu bulanda bua mikolo mbupite bua biuma. Nous respectons aussi la volonté de ceux qui ne veulent pas adhérer, mais de grâce, qu'ils ne viennent pas nous déranger lorsqu'ils sont dans des problèmes. "Mvula wakaleja kalume kuabu".

Lumbamba Kanyiki

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15 octobre 2012

Reejer : 8950 jeunes filles sont dans la rue de Kinshasa



Le Réseau des éducateurs des enfants et jeunes de rue (Reejer) est préoccupé par la situation de la jeune fille en République démocratique du Congo. En tant que plate-forme de prévention du phénomène « enfant de la rue », de protection et de promotion des droits des enfants, le Reejer sensibilise tous les acteurs impliqués pour empêcher la descente des enfants dans la rue, particulièrement les jeunes filles. C'est ce qu'a déclaré Maguy Djokaba de cette plate-forme, le 11 octobre, lors de la commémoration, pour la première fois à Kinshasa de la Journée internationale de la jeune fille. La jeune fille en tant qu'acteur de sa propre protection, soutient-elle, doit suffisamment être formée et informée sur les risques que représente le mariage précoce dans sa vie et dans son épanouissement, lequel la prive de jouir pleinement de ses droits, notamment l'éducation, la participation active à la vie de la société. Maguy Djokaba estime que l'école est le seul moyen qui permettra d'échapper au mariage précoce : « Accrochons-nous à nos études qui, à la fin, ferons de nous des filles et mères responsables, capables d'assumer l'éducation de nos progénitures. Particulièrement pour vous les filles, à moins de 18 ans, vous n'êtes pas prêtes sur le plan physiologique, votre corps n'est pas prêt à recevoir la maternité », dit-elle.

Les statistiques disponibles au ministère du genre indiquent que trente-neuf millions de filles n'ont pas accès à l'école primaire et quatorze millions de filles âgées de 15 à 19 ans accouchent chaque année dans le monde entier. À Kinshasa, 8950 jeunes filles sont dans la rue. La conséquence est que deux bébés naissent tous les jours dans la rue, soit trois mille naissances chaque année. Près de 50% des filles de moins de 15 ans sont victimes d'agression sexuelle.

La RDC a souscrit à plusieurs instruments internationaux et régionaux qui protègent l'enfant congolais, en l'occurrence, la jeune fille. Il s'agit notamment de la convention relative aux droits de l'enfant, la charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant, le protocole interdisant la vente d'enfants, le trafic d'enfants et la pornographie impliquant les enfants, etc. La loi portant protection de l'enfant promulguée le 10 janvier 2009 démontre l'engagement du gouvernement à assurer la protection sociale, judiciaire et pénale de l'enfant.

Gypsie Oïssa Tambwe

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23 septembre 2012

KANANGA – Bientôt un projet diocésain de protection des droits des artistes kasaiens

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Chasseur traditionnel représenté en statue et exposé au Musée National de Kananga.

Un siège royal luba à cariatide agenouillée, attribuée au Maître de Buli de la République démocratique du Congo, a été adjugé à 5,44 millions d’euros, a indiqué Sotheby’s, la maison organisatrice de la vente aux enchères d’arts d’Afrique et d’Océanie à Paris. Cette pièce exceptionnelle, achetée –il y a deux ans par un collectionneur anonyme, était estimée entre 3,5 et 4,5 millions d’euros. C’est le deuxième prix le plus haut jamais atteint pour un objet d’art africain, derrière une pièce adjugée 5,9 millions d’euros en 2006, à l’Hôtel Drouot, a indiqué Sotheby’s.
Plus que son diamant, son or ou son bois, le Kasaï a démontré que le génie créateur de ses fils et filles peut le placer sur l’orbite. Dans le souci d’aider l’artiste Kasaien à vivre du fruit de son œuvre, l’archidiocèse de Kananga veut monter un projet de valorisation de nos arts du Kasaï. La première phase va consister à sensibiliser les artistes à se regrouper en association. Ces derniers devront collectivement entrevoir toutes les démarches administratives avec l’état. Ce projet vise à offrir plus de visibilité à nos artistes. Leur offrir une salle d’exposition de leurs objets d’art. Une page web ou facebook créée à leur intention pourrait également leur ouvrir une fenêtre sur le monde. En tout cas, le diocèse de Kananga veut promouvoir non seulement la culture kasaienne dans son ensemble, mais surtout son fer de lance. A Kananga, on y pense déjà à voix haute. Le musée du grand séminaire de Kabwe contiendrait des œuvres artistiques de qualité. Nul doute que ce musée pourrait servir de première phase du projet. En attendant, voici le portrait d’une œuvre anonyme luba qui a fait le bonheur du Maître de Buli.

 

Paris: un objet d’art luba vendu à 5,44 millions d’euros

Sotheby’s a vendu à Paris l’une des œuvres les plus importantes de l’année, tous marchés confondus. Ses propriétaires, une famille de colons belges, ne l’avaient pas montrée publiquement depuis plus de 65 ans.

 

Cette pièce exceptionnelle de l’art Luba, achetée par un collectionneur anonyme, a été vendu à 5,44 millions d’euros.

L’objet est haut d’environ cinquante centimètres et sculpté dans un bois dense et lourd, il représente une femme assise sur ses talons dont les mains allongées supportent un plateau, qui fait office d’assise. Le visage de la porteuse exprime une intériorité rare, alors que la plastique générale de l’œuvre est toute en tension.
Ce siège à cariatide ayant appartenu à Harry Bombeeck compte parmi le petit nombre de chefs-d’œuvre que comporte le corpus des sculptures attribuées au « Maître de Buli ». Ce maître, ou ces maîtres, car les opinions des experts divergent en la matière, était actif au Katanga, dans l’actuelle République démocratique du Congo. Le « Maître de Buli » produisait des artefacts destinés aux personnes qui exerçaient le pouvoir : les rois, les princes et les « chefs ». Chez les Luba, l’idée même du siège à cariatide est intimement liée au statut de celui qui exerce l’autorité et qui l’utilise pour remplir bon nombre de ses fonctions. Il s’agit véritablement d’un trône, qui assoit tant le pouvoir spirituel que le pouvoir politique d’un chef.

Archi-kan

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30 août 2012

Ces noirs qui veulent devenir blancs!

Pourquoi cherchons-nous toujours à avoir le contraire de ce que l’on a? Pourquoi se blanchir la peau quand on a la peau noire? Voilà une tendance, qui n’est pas nouvelle, mais en forte augmentation chez les femmes à la peau noire.

Malgré son interdiction en France, la dépigmentation se pratique dans l'Hexagone, mais également en Afrique et dans les départements d’Outre-Mer.

Pourquoi un tel engouement pour cette pratique?  

«Pour répondre à des normes culturelles qui établissent que la peau claire est « plus belle que la peau foncée», lit-on sur le site Terrafemin.

Un diktat culturel que les femmes s’imposent, selon la militante anti-raciste Rokhaya Diallo:

«Défrisages réguliers, perruques, voire produits éclaircissants, tout cela a un coût. Ce budget exceptionnel n’est pas le fait d’une coquetterie particulière ou d’une hypothétique culture portant aux nues le culte du corps, mais bel et bien le prix d’une normalisation.»

L’histoire coloniale permet de comprendre ce phénomène. Certains chercheurs font un lien entre la politique d’assimilation de la France et cette pratique.

«Il faut comprendre que lors de la colonisation, il y avait une volonté d’assimilation culturelle. Cette pratique assimilatrice faisait considérer la couleur de peau des blancs et des métisses comme un critère de beauté», affirme Djiby Diakhaté, sociologue à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

En Afrique, la pression de la peau blanche serait encore plus forte que chez la diaspora.

«Là-bas, les hommes aiment les femmes plus claires, même si cela a beaucoup diminué. Il y a des complexes. Je pense que c’est pour les hommes si elles s’éclaircissent la peau», confie Emma, une pharmacienne d’origine ivoirienne.

Jusqu’ici, seules les femmes étaient attirées par cette pratique, mais selon Djiby Diakhaté, même les hommes suivent cette tendance et commencent à s’éclaircir la peau à l’aide de crèmes éclaircissantes.

«Cette pratique était encore inimaginable il y a dix ans en Afrique de l’Ouest», note-t-elle.

Lu sur Terrafemina

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04 août 2012

Mbuji-Mayi : début de la semaine du livre

 
Des mains d'une lectrice tenant un livre. Radio OkapiDes mains d'une lectrice tenant un livre. Radio Okapi

La semaine du livre de Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental) a débuté le mercredi 1er août. Cette manifestation organisée par le conseil provincial des associations et centres « Club Unesco » a pour objectif de sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics sur les difficultés que rencontrent les professionnels du livre (écrivains, imprimeurs, bibliothécaires, libraires, etc.). Il s’agit notamment du manque d’éditeurs, de mécènes et de la culture de la lecture.

Pour Alphonse Kabeya, coordonateur du conseil provincial des associations et centres « Club Unesco » au Kasaï-Oriental, cette semaine du livre permet aussi à tous les professionnels du livre de discuter de l’évolution de leur métier.

Il affirme que les organisateurs de cette semaine du livre ont invité des personnes qui peuvent aider financièrement les écrivains à publier leurs écrits.

Alphonse Kabeya estime que pour promouvoir les métiers du livre, il faut organiser plus souvent ce genre de manifestations.

Son organisation compte organiser un salon du livre avant la fin du mois de septembre.

Comme lors de la Foire annuelle du livre de Francfort en Allemagne, les écrivains pourront présenter leurs œuvres au public de Mbuji-Mayi, aux éditeurs et aux mécènes au cours de ce salon.

La Foire du livre de Francfort est un événement, qui a lieu en octobre, où durant cinq jours, les professionnels du livre viennent acheter et vendre des droits.

C’est la plus grande manifestation mondiale autour du livre. Elle regroupe plus de 7 300 exposants, venus d’une centaine de pays et accueille 299 000 visiteurs sur 175 000 mètres carrés. En comparaison, le salon du livre de Paris se déroule sur 50 000 mètres carrés et reçoit 198 000 visiteurs.

radiookapi.net

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03 août 2012

La mort du guide phacochère-deuxième partie

Tous les jeunes se retirèrent chez eux. Les jours passèrent comme des semaines et aucun incident ne vint perturber le cours normal de la vie.  Ils avaient presqu' oublié leur condition misérable lorsque ce qui devait arriver arriva. Cet après-midi -là, le soleil lançait ses premiers rayons après la pluie qui s'était abattue le matin,  bloquant tous les habitants chez eux. Les hibiscus faisaient un tango au rythme du vent léger qui soufflait dans les branches. Les papillons multicolores volaient dans tous les sens, d'arbre en arbre, donnant dans le décor des allures de fête.  Monsieur le bouc sortit avec son épouse et son enfant pour une petite promenade. Ils causaient, saluaient gaiement les amis qu'ils rencontraient et échangeaient des nouvelles sur le temps. Le jeune cabri courait derrière les papillons, s'arrêtait par moment pour admirer les fleurs qui souriaient au soleil. Au bout de la rue, un véhicule aux vitres fumées qui venait en sens inverse s'arrêta à leur niveau. Trois jeunes chacals en descendirent et obligèrent l'épouse de monsieur le bouc à monter à bord. Mais celle-ci résista fermement.

- Où voulez-vous l'amener? C 'est mon épouse! Intervint le pauvre époux. Les chacals  l'ignorèrent un moment et s'emparèrent de force de la femme. Lorsque monsieur le bouc voulut s'interposer, un des chacals, muni d'un gourdin, lui asséna un coup mortel sur la nuque. Le pauvre tomba inerte. Son enfant, qui devait avoir environ trois ans, pleurait et courait derrière la mère qui se débattait entre deux chacals. Alors, le chacal, qui avait tué le père, lui lança un coup de pied sur la poitrine, le renvoyant plusieurs mètres dans la brousse. L'enfant tomba et manqua de s'évanouir. Il revient haletant vers son père qui gisait à terre; mais l'enfant ne savait pas que son géniteur n'était plus de ce monde. Il le prit par la main et pleura:

- Papa, lève-toi, nous allons chercher maman! Lève-toi, papa! Mais voyant que ce dernier ne bougeait pas, il s'assit à côté de lui et se mit à pleurer.  Quelques gens qui avaient observé la scène accoururent en criant leur indignation. Au bout de quelques minutes, tout le pays des plaines était informé du drame. Ils accourent tous et tout en pleurant, se fabriquèrent une civière de fortune avec les branches coupées des arbres. Ils  y placèrent le corps sans vie du bouc et confièrent temporairement l'enfant à une femme des femmes qui étaient dans la foule. Ensuite, en procession, ils  prirent, tous, la route qui menait chez le vieux phacochère. Ils le trouvèrent comme à l'accoutumée assis à l'ombre de son arbre à palabre. Il ne montra même pas d'émotions lorsque les jeunes descendirent le corps du bouc inanimé devant lui. Un des jeunes prenant la parole lui dit:

- Phacochère, notre guide, nous mourrons jusqu'au dernier sur notre propre sol si tu ne nous aides pas. Envoie-nous au combat; nous nous libérerons de ces ennemis qui nous ravissent nos femmes et nous tuent sans ménagement. En guise de réponse, le vieux s'inclina et se mit à écrire avec son doigt sur la terre. Des longues minutes s'écoulèrent. Le vieux semblait sourd aux lamentations de son peuple. Pris de colère, un des jeunes sortit sa machette et lui trancha la tête. Il coupa un morceau de sa chair et en mangea. Ensuite, il recueillit le sang qui coulait de ses artères ouvertes et en but quelques gorgées. Aussitôt, le miracle se produisit. En un clin d'oeil, Il se transforma en un jeune phacochère, vigoureux, avec des longues canines sortant de sa bouche comme des cornes pointues. Il était prêt pour le combat.

Les autres jeunes ayant vu le miracle qui venait de se produire sous leurs yeux, n'eurent pas à raisonner. Ils se jetèrent tous sur le corps du vieux, se l'arrachèrent et burent son sang. En quelques minutes, tous les jeunes, filles et garçons mangèrent la chair qui n'en finissait pas et burent le sang qui continuait à couler du corps du vieux.   Et naturellement, ils devinrent tous des phacochères, vigoureux, avec des canines sortant de leurs bouches, longues comme des cornes et pointues comme des flèches. Ils criaient à l'unisson: " A nous, les chacals, à nous les chacals". Il était presque sombre, lorsqu'ils sortirent pour  l'assaut final. A suivre.

Lumbamba Kanyiki

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01 août 2012

Mbuji Mayi : la fête des parents vidée de son sens par la crise, selon un parent

 
Un parent viens de récupérer ses enfants à l’école le 5/9/2011 à Kinshasa, lors de la rentrée scolaire 2011-2012. Radio Okapi/ Ph. John BompengoUn parent viens de récupérer ses enfants à l’école le 5/9/2011 à Kinshasa, lors de la rentrée scolaire 2011-2012. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

La fête des parents célébrée ce mercredi 1er aout en RDC est vidée de son sens à cause des difficultés socioéconomiques qui minent les familles, témoigne un parent de Mbuji-Mayi, dans le Kasaï-Oriental. Pour Baba Isaac Kalonji, le parent actuel n’est pas seulement financièrement pauvre, mais il est aussi « pauvre en esprit », car incapable de gérer sa famille.


Baba Isaac Kalonji dresse en ces termes le portrait du parent actuel :

« Les parents ne sont pas seulement pauvres aux avoirs. Ils sont pauvres même en esprit : incapacité de gérer la famille, de gérer les enfants, la progéniture, et incapacité due à la crise, due aussi à l’inconscience, faute de travail. Moi-même j’ai des petits fils et des petites filles qui n’ont pas pu avoir leurs bulletins à cause de la situation que traversent les parents ».

Pour lui, les parents sont aujourd’hui loin d’être «l’arbre à ombrage protecteur» d’autrefois.

« De 1965 à 2011, nous avons connu plus d’un million d’enfants de rue. Ils ont des parents qui les ont abandonnés. Aujourd’hui, cette fête n’a pas son sens. Qu’est-ce que je peux dire, en tant que parent, aux enfants qui n’ont pas le moyen d’aller à l’école, qui n’ont pas la possibilité de se faire soigner et qui n’ont pas à manger. Actuellement, nous n'avons pas d'argent et  nous sommes confrontés à d’énormes problèmes d’ordre social, si bien que je doute fort que la fête des parents soit réellement une fête ».

En RDC, la fête des parents est couplée de la journée dédiée aux morts. C’est l’occasion pour certains d’aller visiter les cimetières où ont été inhumés des proches disparus.

radiookapi.net

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