18 janvier 2014

Rachel Mwanza : "Je reviens du petit enfer de Kinshasa"

 

© Sarah Leduc/FRANCE 24

Texte par Sarah LEDUC

Actrice congolaise de 17 ans, Rachel Mwanza était il y a trois ans une enfant des rues à Kinshasa. Vedette du film "Rebelle", elle s’engage auprès de l’Unesco pour devenir l’ambassadrice de ces enfants que "personne ne veut voir, ni entendre".

Elle pourrait être une adolescente comme les autres. Peinant à se remettre d’un réveil trop matinal, Rachel Mwanza traîne ses baskets compensées sur l’asphalte du Ve arrondissement de Paris, planquée sous la capuche d’une fourrure synthétique. La jeune actrice congolaise, récompensée d’un Ours d’argent en 2012 et finaliste aux Oscars pour sa prestation magistrale dans "Rebelle", le film de Kim Nguyen sur des enfants soldats en Afrique australe, n’a pas très envie de se raconter ce matin-là. Sa vie, elle la raconte déjà dans son livre "Survivre pour voir le jour", qui vient de sortir. Depuis, elle enchaîne les interviews et frise l’overdose.

Mais quand on lui demande de parler de son engagement pour les enfants des rues en République démocratique du Congo (RDC), elle sort la tête du chocolat chaud qu’elle siffle à la petite cuillère et soudain on oublie qu’elle n’a que 17 ans. Il y trois ans à peine, elle aussi était une "shegué", une enfant des rues en argot  kinois, et elle se battait pour survivre.
 
La sorcellerie qui a volé son enfance
 
Rachel Mwanza a eu une enfance heureuse dans la province du Kassaï, au centre de la RDC, avec ses parents et ses 5 frères et sœurs. "Une vie paisible entre la maison, l’école, les amis, l’église et les promenades dans la nature", écrit-elle dans sa biographie. Une vie d’enfant qui s’arrête brusquement quand son père, remarié, envoie première épouse et progéniture à Kinshasa, à quelque 1000 kilomètres de là. Abandonnée et démunie, sa mère, manipulée par un pasteur évangéliste et une grand-mère hostile, accuse Rachel de sorcellerie. La petite n’a que 10 ans.
 
"Ma maman est allée voir un faux prophète qui lui a dit que j’étais une sorcière. Il a dit que je provoquais le malheur. Je sais que ce n’était pas vrai, mais à l’époque je l’ai cru", raconte Rachel Mwanza à FRANCE24.  Une accusation qui a détruit son enfance. Après diverses tentatives d’exorcisme, administré à des prix dépassant tout entendement par l’une de ces églises dites de "réveil" qui pullulent à Kinshasa, Rachel, accusée de tous les maux de la famille, est jetée à la rue.
 
"On est comme des rats dans un resto chic"
 
Commence alors une vie de misère et d’infortune qui va durer quatre ans. Comme près de 20 000 enfants qui errent dans les rues de Kinshasa, Rachel connait la faim, la violence, la drogue, le viol. Elle dort sur un carton  et se nourrit dans les poubelles. "Les 'shegués' sont comme des rats dans un restaurant chic et propre. On fait tâche. Les gens ne veulent pas de nous, ils ne veulent pas nous voir, pas nous entendre. Ils nous détestent", raconte-t-elle.
 
"J’ai cherché tous les moyens pour me nourrir, j’ai vendu du chanvre, j’ai nettoyé des habits, fait le ménage ", poursuit-elle, avant de préciser : "Mais j’ai gardé mon corps. C’est très important pour les Baluba [son peuple, ndlr]". Entendre : elle a échappé à la prostitution, mais pas aux mauvaises rencontres. "Dans la rue, tu peux aimer, mais tu vas toujours tomber sur de mauvaises personnes qui vont te faire du mal", prévient-elle.
 
Quand la nuit tombe, les 'shegués' comme elle sont la proie des "phaseurs" (mendiants plus âgés), des "kulunas" (voyous armés), des flics véreux ou encore des vieux vicieux. Un soir de pluie, alors qu’elles sont affamées et grelottantes, Rachel et sa petite sœur qu’elle a retrouvé dans la rue sont hébergées par un homme qui a l’âge d’être leur grand-père. Il abuse d’elles. Rachel se réfugie dans le silence à l’évocation de cet épisode : "Je reviens du petit enfer", résume-t-elle pudiquement.  
 
C’est pourtant en se remémorant cet épisode que sa vie a basculé, en 2010. Lorsque Rachel participe par hasard au casting sauvage du  reportage belge "Kinshasa Kids", elle doit prononcer la phrase : "Monsieur le gendarme, on m’a violée". C’est la révélation : "Je ne joue pas une scène écrite mais ma vie. (…)  Je dis ma réplique et tout le monde reste bouche bée", écrit-elle dans sa biographie. Elle a 14 ans et c’est le début d’une nouvelle vie. Après cette première expérience, elle décroche le  premier rôle pour le film de Kim Nguyen et la suite est celle que l’on sait.
 
"Je ne veux pas qu’on ait pitié de moi"
 
"Elle est d’une force incroyable. Elle fait partie de ces gens à qui l’on peut prédire un grand destin, loin de ce qu’ils pourraient imaginer eux-mêmes", prophétise son éditeur parisien Yves Michalon. Comme tous ceux qui rencontrent la jeune femme, il est tombé sous le charme de cette force de caractère, modèle de résilience et de détermination. Rachel a ainsi séduit Valérie Trierweiler, la compagne du président François Hollande qu’elle appelle son "amie", ou Yamina Benguigui. La ministre française de la Francophonie n’a pas hésité à décrocher son téléphone pour convaincre le gouvernement congolais de donner son feu vert pour que la jeune femme puisse être ambassadrice de bonne volonté de l’Unesco. Chose faite. À 17 ans seulement, Rachel Mwanza a été nommée porte-parole des enfants des rues.
 
"Je ne veux pas qu’on ait pitié de moi. J’ai écrit un livre pour qu’il soit porteur d’espoir. Il n’y a pas longtemps, j’étais 'shegué'. Je veux maintenant les aider, les encourager à aller à l’école", explique-t-elle. La jeune fille, dont la priorité est aujourd’hui de réapprendre à lire et écrire, fait soudainement preuve d’une maturité qui va bien au-delà de ses 17 ans. "La rue c’est d’une violence que vous, ici [en France, ndlr], vous ne pouvez pas imaginez. Chez moi, il y a des enfants qui ont des enfants ; des enfants qui mangent dans les poubelles ; des enfants qui se font tuer. Vous ne vous rendez pas compte de la chance que vous avez", insiste-t-elle, en plantant ses yeux de jais dans ceux de son interlocuteur, avec l’aplomb d’un vieux sage qui a porté la vie sur ses épaules.
 
Puis un cri suraigu, dont seule les adolescentes ont le secret, coupe court à la méditation qu’avait imposé cette leçon de vie. Rachel vient de récupérer un magazine people qui lui a consacré un article : "On parle de moi dans le même journal que Beyoncé !". Rachel pouffe de joie et se met à danser sur le trottoir parisien. Elle a retrouvé ses 17 ans et sa joie de vivre. La rue ne lui aura pas tout volé.
 
Rachel avec le magazine people qui lui a consacré un article : "On parle de moi dans le même journal que Beyoncé !" chanteuse dont elle est complètement fan. © Sarah Leduc

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14 janvier 2014

La mort du guide phacochère (troisième et dernière partie)

La deuxième partie date du 03 août 2012. Je vous prie de la relire pour comprendre la troisième et dernière partie. Merci

La résidence du chef des chacals, l'imposteur qui dirigeait le pays des grandes plaines, était une grande bâtisse entourée d'une vaste cour au bord d'un grand fleuve. Isolée du reste de la ville par un grand parc, elle était une forteresse lourdement protégée. Les chacals étaient rassemblés derrière la résidence de leur chef et festoyaient comme chaque soir. Les battements des tambours s'entendaient à des kilomètres de là. Les chanteurs chantaient à gorges déployées. Et les danseurs, vêtus de jupes en fronces de couleurs variées, flèches en mains, dansaient et sautillaient en balançant leurs têtes couvertes de plumes d'aigle majestueusement. Pendant ce temps, la bière coulait à flots et les conversations allaient bon train. Tout le monde était gai et riait aux éclats. La joie d'avoir conquis les terres de grandes plaines qu'ils convoitaient depuis des siècles. Mais leur joie ce jour-là fut de courte durée.

Les jeunes phacochères se rapprochèrent sans résistance jusqu'à la résidence du grand chacal. Grâce à l'obsurité, qui couvrait doucement le pays, ils n'eurent pas de difficultés à se déployer tout autour. En effet, les bruits des tambours et des chants couvraient leurs mouvements. Ils repérèrent les gardes qui,  étaient assis, en petits groupes, dans des paillotes en train de causer en prenant de la bière. Bien qu'étant un peu éloignés du lieu de la fête, ils se trémoussaient aussi au rythme de la musique traditionnelle de leur pays.

L'attaque fut foudroyante. Les jeunes phacochères lâchèrent un cri de guerre à l'unisson et se lancèrent en masse dans la cour de la résidence. Ils attrapèrent sans ménagement les gardes qui n'eurent même pas le temps de s'emparer de leurs armes et les mirent rapidement en miettes. Ensuite, les phacochères furent irruption dans la résidence. D'autres la contournèrent et se retrouvèrent aussitôt derrière la résidence où se tenait la fête. La surprise fut totale. Ils se jetèrent sur les chacals et les dévorèrent. Ceux qui réussirent à s'enfuir dans les souterrains furent poursuivis jusqu'à leurs derniers retranchements.

"Où est leur chef?" crièrent les phacochères. Ils vérifièrent parmi les cadavres, mais ne le virent pas. "Cherchons partout dans la résidence!" se dirent-ils. Après des longues minutes de recherche, ils le virent avec toute sa famille au fond d'une cave. Les jeunes phacochères leur mirent, chacun, la corde autour du cou et les traînèrent dans les rues de la cité. Ils les battirent avec tout ce qu'ils pouvaient avoir à portée de leurs mains jusqu'à ce que mort s'en suive. La nouvelle de l'arrestation du grand chacal et de sa famille se répandit cette nuit-là comme une traînée de poudre. Les habitants du pays des grandes plaines sortirent de leurs demeures et fêtèrent la victoire des phacochères durant toute la nuit.

Très tôt le matin, les jeunes phacochère se rendirent en procession chez le vieux phacochère, tirant les cadavres du vieux chacal et de sa famille. L'un d'eux se rapprochant de l'arbre de palabre cria: "Grand phacochère, tu es grand et tu es immortel. Tu n'es pas mort, car tu vis en chacun de nous. Aujourd'hui, nous sommes là pour te dire que désormais, nous sommes libres. Les chacals ne sont plus. Voilà les cadavres de leur chef et sa famille. Comme on dit chez nous, " les morts ne sont pas morts.", nous croyons fermement que tu seras parmi nous. Mort, tu nous seras encore plus utile. Car maintenant, tu es parmi nos ancêtres, ceux qui nous protègent. Eh bien, bénis-nous et bénis le pays de grandes plaines! Et plus jamais, nous ne nous laisserons manipuler par qui que ce soit. Et nous ne laisserons aucun étranger s'emparer de nos terres." Les autres crièrent à l'unisson: " Nous ne laisserons aucun étranger s'emparer de nos terres". Ils coupèrent du bois et firent un grand feu devant la maison du guide phacochère sur lequel ils brûlèrent les corps du chacal et sa famille. Et la paix revint dans tout le pays de grandes plaines pour des jours infinis.

Lumbamba Kanyiki

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01 janvier 2014

"J'ai voulu tuer le serpent, mais le serpent est autour de la calebasse"

Calebasse

Le docteur Denis Kapuku Mukuna, qui est aussi pédagogue, m'a proposé de parler de ce proverbe luba à l'intention de nos lecteurs. Il pourra ainsi édifier un plus grand nombre: "Mvua musue kushipa nyoka, kadi nyoka udi ku tshilowo". Littéralement parlant, nous traduirons par "J'ai voulu tuer le serpent, mais le serpent est autour de la calebasse".

Imaginez que vous êtes au village et que vous rentrez chez vous après une longue journée de travail. Dès que vous franchissez le seuil de votre case, vous allez tout droit au coin où vous avez laissé votre calebasse d'eau afin de vous désaltérer. Tout de suite, vous vous rendez compte qu'un serpent s'est enroulé autour de votre calebasse. Quelle sera votre attitude?

Je vois déjà l'insensé dire: "Je prends un bâton et je le tue immédiatement!", Mais cher ami, en le tuant directement, n'allez-vous pas aussi casser votre calebasse avec de l'eau? Eh bien! C'est ici qu'intervient la sagesse de nos ancêtres: "Nakadi musue kushipa nyoka, kadi nyoka udi ku tshilowo!" . J'ai voulu tuer le serpent, mais le serpent est autour de la calebasse.

Pour beaucoup d'entre-nous, nous savons que, pour un villageois, une calebasse est un objet important pour son ménage. D'abord, pour l'obtenir, il faut attendre longtemps qu'elle pousse dans le champs ou dans la brousse. Ensuite, il faut la laisser sécher pour mieux la débarrasser de tout son contenu. Enfin, on peut la décorer avec des motifs variés pour la rendre agréable à voir. Par ailleurs, pour un muluba, une calebasse est le symbole de la maternité. Lorsqu'une femme meurt, les pleureuses chantent toujours "Tshilowo tshiakufua ne ntete yatshio" (La calebasse est morte avec ses grains). La calebasse porte en elle la vie (l'eau ou la nourriture). Alors, que dirons-nous du serpent? Tout le monde sait qu'un serpent, même très petit, fait peur. Sa morsure est souvent mortelle. Le serpent est souvent le symbole du mal qu'il faut à tout prix détruire. Maintenant, le serpent est autour de la calebasse. En voulant tuer le serpent, on risque aussi de perdre sa calebasse avec son contenu.

La sagesse luba recommande de laisser le serpent autour de la calebasse aussi longtemps qu'il faudra. La patience. S'il faut tuer le serpent, alors, il convient d'user d'une stratégie appropriée consistant à l'éloigner de la calebasse afin de le neutraliser sans dégâts collatéraux.

Transposée dans la vie sociale, ce proverbe revêt une grande importance. Que ça soit dans nos familles ou dans la société dans laquelle nous vivons, nous sommes appelés à la patience et à la tolérance. Cette sagesse s'appliquera dans la vie de couple comme dans l'éducation de nos enfants.

Nous devons faire preuve de beaucoup de patience et de tolérance pour l'harmonie du couple. Chasser son conjoint ou sa conjointe, mère ou père des enfants n'est toujours pas une bonne solution. "Dibaka, nkasaka kambwile mwena menji".(Le mariage est comme un panier porté par un sage!). Dites-vous toujours: "Mvua musua kushipa nyoka, kadi nyoka udi ku tshilowo".

Dans le même registre, les enfants que nous éduquons ne sont pas les mêmes. Certains viennent au monde avec des défauts difficiles à corriger. Il y en a qui deviennent voleurs, drogués, voyous, etc et posent des sérieux problèmes en famille. Allons-nous les chasser définitivement de chez nous ou de la société pour le mal qu'ils nous causent? Parents, usez de beaucoup d'amour et de patience dans l'éducation de vos enfants. "J'ai voulu tuer le serpent, mais le serpent est autour de la calebasse!" Ce proverbe rejoint un autre qui vient le compléter: "Biosha mwana nzubu, kabatu bamwosha ne nzubu!". Lorsqu'un enfant brûle la maison, on ne le brûlera pas avec la maison. 

A vous tous qui avez des problèmes de couple ou des problèmes avec vos enfants, surtout vous qui vivez en occident entre deux cultures, je  recommande cette sagesse luba. Soyez patients, soyez tolérants, cherchez toujours des stratégies, des voies et moyens de pouvoir porter cette lourde charge jusqu'à bon port. Je sais que, par moment, ce n'est pas facile. Mais nos ancêtres disent encore: "Wa bomba mupika, nanku wamanya mua kumuleka".

Je pense m'être déchargé de cette lourde tâche, docteur Denis Kapuku Mukuna. Personnellement, je ne suis ni sociologue, ni pédagogue et ni même religieux, mais j'ai grandi dans cette culture qui m'a nourri à travers ses contes, ses chansons, ses pensées et ses proverbes.  Je laisse donc le thème ouvert au débat.

Paix dans vos foyers!

Lumbamba Kanyiki

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19 décembre 2013

RDC : le concert de JB M'Piana au Zénith de Paris finalement annulé

Annulation du concert de JB M'Piana au Zénith de Paris. Annulation du concert de JB M'Piana au Zénith de Paris. © Capture d'écran/J.A.

Alors que les artistes musiciens de l'orchestre Wenge musica Bcbg de JB M'Piana s'apprêtaient à quitter Kinshasa pour venir se produire à Paris, le site du Zénith – La Villette a annoncé, jeudi matin, que le concert prévu le 21 décembre était annulé.

Finalement, le concert de JB M'Piana et de son groupe, Wenge musica Bcbg, prévu le 21 décembre à Paris, n'aura pas lieu. L'annulation du spectacle a été annoncée, jeudi, sur le site de la salle Zénith de la capitale française. Une nouvelle qui surprend les artistes musiciens congolais qui s'apprêtaient à quitter Kinshasa, après avoir reçu "40 visas".

"C'est chaud !", s'est exclamé Roger Ngandu, le porte-parole du groupe musical. Contacté par Jeune Afrique, il dit n'être "pas encore au courant de l'annulation" du concert. "Pourquoi l'ont-ils annulé ?" s'interroge-t-il, terriblement déçu.

"Blocus"

Depuis l'annonce du concert de JB M'Piana au Zénith de Paris, des groupes d'opposants congolais radicaux vivant en Europe, dénommés des "combattants", ont multiplié des menaces à l'endroit de l'artiste, lui promettant "l'apocalypse" en cas de maintien du concert. Des délégations ont même quitté Bruxelles et Londres pour venir entraver le bon déroulement du spectacle.

Depuis près de cinq ans, les "combattants" ont imposé un "blocus" dans plusieurs villes européennes, empêchant tout concert d'artiste musicien congolais, à qui ils reprochent de se produire régulièrement en faveur du président Joseph Kabila.

___________________

Par Trésor Kibangula


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Polémique | RDC : le concert de JB M'Piana au Zénith de Paris finalement annulé | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

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12 décembre 2013

Procès en annulation du concert de JB Mpiana au Zénith : la décision du juge du TGI de Paris sera annoncée jeudi



Le Tribunal de Grande Instance de Paris (TGI) a annoncé lundi 09 décembre 2013 que le juge fera connaître sa décision  jeudi 12 décembre 2013 à 16h00 (heure locale) dans le procès en annulation du concert de l’artiste-musicien congolais JB Mpiana programmé le 21 décembre courant au Zénith.

« Pour ce concert à très hauts risques dont le motif d'accusation est  le risque évident et très grave de troubles à l'ordre public, le juge français qui présidait l'audience a déclaré que la décision sera communiquée le jeudi 12 décembre 2013 à 16h00 », rapporte la presse congolaise de l'Europe.

« En prévision des troubles d’ordre public avéré », le Collectif « Convergence pour l’Emergence du Congo » a déposé « une assignation en annulation du concert de JB Mpiana prévu dans la nuit du 21 décembre 2013 au Zénith de Paris, de 23 heures à l’aube ».

Le procès en annulation de ce concert, produit par l’Haïtien Claude Alain, avait été fixé le 9 décembre 2013 à16 heures au TGI de Paris, à la Chambre du Conseil de la Première Chambre.

Dans un communiqué de presse, ce Collectif disait craindre « la violence (qui) s’organise d’une manière incontrôlée au sein des différents groupes non identifiés (de la diaspora congolaise), venant de partout en Europe; ce qui laisse présager de très violents affrontements ».

« Vu que la Préfecture de Police saisie par plusieurs courriers recommandés depuis le 14 octobre ne réserve aucune réponse. C’est ainsi que nous avons saisi les autorités judiciaires en nous basant sur les termes de l’article 808 du Code de Procédure Civile dans le cas des conflits avérés, en rappelant aussi le fait que l’interdiction ne doit être prononcée que si elle est le seul moyen d’éviter le trouble à l’ordre public. Or, tel est le cas en l’espèce », a-t-il expliqué dans le même communiqué parvenu samedi 07 décembre 2013 à Lepotentielonline.com.

Audience du lundi 09 décembre


L'audience judiciaire pour l'annulation du spectacle musical d'un chanteur de la ville de Kinshasa du nom de JB Mpiana a eu lieu lundi 9 décembre 2013 à partir de 16h00 au Tribunal de Grande Instance de Paris/Chambre du Conseil de la 1ère Chambre.

« L'association +Convergence pour l'Emergence du Congo+, représentée par son président Jean Louis Tshimbalanga et défendue par l'avocat français Yann Gré, avait assigné en référé la société Harissa Music affichée comme producteur de ce concert », rapporte la presse congolaise de l'Europe.

Elle signale que, « devant les organes légaux de l'Etat français et le fisc de la France, le nommé Alain Claude, un Haïtien, dit +producteur de ce fameux concert+,  n'existe pas juridiquement et judiciairement ».

Le président de la Chambre du Conseil de la Première Chambre ayant demandé aux avocats des deux parties de prendre la parole pour plaider, « l'avocate des +producteurs+ a pris la parole en premier lieu ».

« L'Haïtien Alain Claude qui habite à Aulnay-Sous-Bois (région parisienne) est venu en retard pendant le procès avait déjà commencé. Il était accompagné par un monsieur. Après, Me Yann Gré a exposé les faits. Ensuite, l'avocate de la partie adverse a repris la parole. Et à la fin, le juge des référés a communiqué aux deux avocats que la décision judiciaire sera communiqué à eux le 12 décembre 2013 à 16h00 », selon la presse congolaise de l'Europe.

Elle rapporte également que, « dans cette salle où a eu l'audience, il y avait  une soixantaine de Congolais dont quelques-uns étaient venus de l'Allemagne, de la Belgique et du Canada ; et en dehors du Palais de justice, il y avait aussi plus de 70 Congolais ».

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09 décembre 2013

Pascal Tabu ley repose pour l’éternité au Nécropole



(KINSHASA)- L’artiste-musicien, Pascal Tabu Ley décédé samedi 30 novembre à Bruxelles, a été inhumé lundi au cimetière Nécropole de Kinshasa après les derniers hommages officiels lui rendus par le chef de l’état, Joseph Kabila, les présidents de deux chambres du parlement, le premier ministre et ses collègues musiciens. Aux premières heures du matin, toutes les autorités se sont rendues au palais du peuple pour se recueillir devant la dépouille de la pop star congolaise. Le premier ministre, Augustin Matata Ponyo et l’ensemble de son gouvernement, le président du sénat, Léon Kengo wa dondo,  celui de l’assemblée nationale, Aubin Minaku, le procureur général de la république, Flory Kabange Numbi ainsi que le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta étaient présents. Quand le président Joseph Kabila est arrivé, le protocole l’a conduit directement pour déposer sa gerbe de fleur suivi  des autorités présentes et les membres de la famille. A cette occasion, Yvette Tabu Ley, l’une des filles de l’illustre disparu a lu un message de cœur adressé à son père. Elle a rappelé qu’elle ne pouvait pas dire Adieu à Tabu Ley parce que Seigneur Ley est immortel de par ses œuvres. Yvette a regretté que son père soit mort sans pour autant terminer tous les projets de développement qu’il envisageait. De son coté, le ministre de la culture et arts, Baudouin Banza Mukalay a vanté le talent de Tabu Ley le qualifiant de monument vivant et de symbole de la cohésion nationale pour avoir prêché l’amour de la patrie à travers sa chanson ‘‘Congo avenir’’. Le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta a annoncé qu’il a signé un arrêté débaptisant l’avenue Tombalbaye. Elle s’appellera désormais avenue Pascal Tabu ley, a confirmé Kimbuta. Une manière, dit-il, d’honorer sa mémoire pour tous les loyaux services rendus à la nation. Des musiciens congolais ont, pour leur part, demandé aux autorités pour que la date du 30 novembre-jour de la mort de Rochereau soit consacrée jour de la fête nationale de la musique. Au nom des artistes congolais, Koffi Olomidé l’a dit clairement devant  toutes les autorités. Le président de l’assemblée nationale, Aubin Minaku a clôturé la série des discours en faisant savoir que Tabu Ley est un baobab qui est tombé mais ses œuvres, affirme-t-il, vont continuer à inspirer les générations futures. Il a précisé que Tabu Ley est une icône mondiale de la trempe de Miriame Makeba et de Michael Jackson. ‘‘ Aucune phrase, aucun mot ne peut exprimer notre tristesse aujourd’hui mais nous savons que tu survivras au delà de tout’’, a indiqué Aubin Minaku. Koffi Olomidé, JB Mpiana, Werra son, Adoplh Dominguez, Nyoka Longo, Tshiala Muana, Mbilia Belle et les autres patrons de groupes musicaux de Kinshasa et de Brazzaville étaient présents lors de cette cérémonie. Sachez que la journée de ce lundi 11 décembre a été décrétée fériée par le gouvernement provincial de Kinshasa. Magasins, banques, marchés, écoles et administrations publiques ont été fermés.

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RDC: les hommes politiques rendent hommage à Tabu Ley

 

Le chanteur romantique Tabu Ley Rochereau, décédé  en Belgique le 30 novembre dernier, sera inhumé lundi 9 décembre à Kinshasa. La dépouille mortelle est exposée au Palais du peuple où les membres de sa famille, des personnalités politiques, des artistes et des curieux défilent pour se recueillir et rendre hommage à ce grand artiste congolais. Godard  Motemona, ministre provincial de Transport, Jeunesse, Sport et Loisirs de Kinshasa, et l’opposant, Gaston Dindo, ont salué la mémoire d’un artiste engagé en politique.

A la fin des années 1980, Tabu Ley s’est exilé aux États-Unis puis en Belgique, d’où il a pris parti contre le régime du Maréchal Mobutu. En 1993, le célèbre chanteur sort la chanson Le glas a sonné qui sera censurée par les autorités de Kinshasa.

Tabu Ley rentrera au pays après la chute du régime Mobutu en 1997 et va se lancer dans la vie politique tout en poursuivant sa carrière artistique. Il a été nommé député à l’Assemblée consultative et législative de transition et a exercé en 2005, les fonctions de vice-gouverneur de la ville de Kinshasa.

Le ministre provincial de Transport indique que la mort de Rochereau est « une perte incommensurable pour les Kinois, les Congolais, les Africains et le monde ».

Mais il se réjouit de l’héritage laissé par le chanteur décédé. C’est « une source intarissable où jeunes et vieux vont puiser ».

« Tabu Ley est un grand parmi les grands », conclut le ministre Motemona.

Pour sa part, l’opposant Gaston Dindo raconte avoir connu Tabu Ley par le canal de son défunt frère, le chanteur Dindo Yogo.

Le Tabu Ley « politique », M. Dindo l’a connu à Paris. L’ancien membre de l’UDPS raconte :

« J’ai connu Tabu Ley dans le cadre politique quand j’étais à Paris comme cadre de l’UDPS. On a eu à organiser des manifestations politiques avec Tabu Ley avant qu’il ne parte aux Etats-Unis. Quand l’AFDL [la rébellion qui renversé le régime de Mobutu en 1997] avançait vers Kinshasa, j’ai été contacté par l’ancien ministre Eddy Angulu, qui était porte-parole de l’AFDL en Europe, pour m’entretenir avec certains musiciens afin qu’ils rentrent à Kinshasa à l’entrée de l’AFDL pour sensibiliser l’opinion. Tabu Ley revenait des États-Unis, il était à Paris. Je l’ai appelé, on s’est donné rendez-vous et tout de suite nous nous sommes mis d’accord  par rapport à cela. Je l’ai convaincu de rentrer à Kinshasa. »

radiookapi.net

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05 décembre 2013

Le programme des obsèques de Tabu Ley



Le ministre de la Culture, Arts, Jeunesse, Sports et Loisirs a animé hier mercredi 4 novembre 2013, une conférence de presse dans la concession de la RTNC 2. L’essentiel de la communication de Baudouin Banza a porté sur la présentation du programme des funérailles de l’artiste musicien Tabu Ley, décédé le 30 novembre 2013 à l’hôpital Saint Luc à Bruxelles.
Comme annoncé dans les médias, la dépouille mortelle de l’illustre disparu est attendue à Kinshasa ce samedi 7 décembre 2013. L’inhumation aura lieu à la Nécropole le lundi 09 décembre.
Baudouin Banza est membre du comité d’organisation des obsèques de Tabu Ley dirigé par le président de l’Assemblée Nationale. Aubin Minaku va ouvrir ce jeudi 5 décembre 2013 le livre des condoléances. Ceci en sa qualité de coordonnateur de ces obsèques.

Vendredi 06 décembre 2013 : Grande veillée à partir de 19 heures à la place du cinquantenaire.

Activités prévues
* Prestations des orchestres et artistes volontaires
* Eloge et témoignages des Kinois.

Samedi 07 décembre 2013
- Arrivée de la dépouille mortelle en provenance de Bruxelles
1. Equipe restreinte d’accueil officiel à l’aéroport
* Hon Président de l’Assemblée nationale
* S.E Ministre de la Jeunesse, Sports, Culture et Arts
* Le Gouverneur de la Ville
* Six représentants de la famille du défunt
* Quatre représentants des artistes congolais.

2. Haie d’honneur
3. Départ pour le Palais du peuple
* Escale à la Place des artistes (Développement de la plaque commémorative par le Ministre de la Jeunesse, Sports Culture et Arts).

4. Veillée mortuaire
*Accueil au Palais du Peuple par les Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat
* Recueillement populaire
* Témoignages
* Prestations d’artistes : «Les musiciens congolais et africains chantent Tabu Ley» avec l‘accompagnement des anciens de l’Afrisa International
* Animations religieuse et traditionnelle.

Dimanche 08 décembre 2013
Procession et dépôt de gerbes de fleurs de la famille, des artistes, des forces vives de la Nation, des Institutions de la République et des délégations étrangères.

De 8h00’ à 13 heures
* Membres de la famille Tabu Ley
* Délégation de la FEC
* Confessions religieuses
* Forces de défense et de sécurité
* Délégations de la Société civile

De 13h05 à 15h00
* Délégations étrangères officielles
* Membres du Cabinet du Président de la République et leurs conjoints
* Membres du bureau de l’Assemblée nationale et leurs conjoints
* Membres du bureau du Sénat et leurs conjoints
* Membres du Cabinet du Premier Ministre
* Députés Nationaux
* Sénateurs
* Membres du Gouvernement Central
* Cours et Tribunaux
* Armée et Police

De 15h00’ à 15h30’
* Président de l’Assemblée Provinciale de Kinshasa
* Membres du Gouvernement provincial de la ville de Kinshasa et leurs conjoints
* Membres du bureau de l’Assemblée provinciale de Kinshasa et leurs conjoints
* Députés provinciaux de Kinshasa
* Délégations des Communes de Kinshasa et des Provinces de la République.

De l5h05’ à 16h00’
* Corps Diplomatique
* Délégations étrangères non officielles

De 16h05 à l’aube
* Forces vives de la nation (suite)

Veillées mortuaires
* Recueillement populaire
* Hommage à Tabu Ley par les Anciens de Léopoldville
* Témoignages
* Prestations d’artistes «Les musiciens congolais et africains chantent Tabu Ley avec l’accompagnement des anciens de l’Afrisa International
* Animation religieuse et traditionnelle.

Lundi 09 décembre 2013
Cérémonie solennelle

09h30 : Eloge du Gouverneur à son illustre Ministre disparu
10h00 ; Messe d’action de grâces Dépôts de gerbes de fleurs par :
* S.E.M. le Président de la République
* Hon. Président de l’Assemblée Nationale
* Hon. Président du Sénat
* S.E.M. le Premier Ministre
* Le Premier Président de la Cour Suprême de Justice
* Le Procureur Général de la République
• S.EM. le Ministre de la Jeunesse, Sport, Culture et Arts
* S.E.M. le Ministre de la Culture du Congo-Brazzaville
* Doyen du Corps diplomatique
* Hon. Président de l’Assemblée Provinciale de Kinshasa
* Le Gouverneur de la Ville de Kinshasa
• Le Maire de Brazzaville
* La Famille du défunt.

Prise de parole pour Oraisons funèbres
Mot de la famille
Hommages des personnalités étrangères
* Mot du Ministre de la Jeunesse, Sport, Culture et Arts
* Oraison funèbre de la République par l’Honorable Président de l’Assemblée Nationale, au nom du peuple congolais en deuil
* Interprétation solennelle de la chanson «Congo Avenir» et «Merci Ley» par tous les grands artistes musiciens congolais et africains présents à Kinshasa
* Départ de la dépouille mortelle pour l’inhumation à la nécropole «Entre terre et ciel» de la N’Sele.
* Avant la mise en terre, interprétation solennelle de la chanson «Asambelela» par Peghy Tabu (Fils de Tabu Ley).

Fin du programme

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02 décembre 2013

Baobab de la rumba congolaise : Tabu Ley Rochereau s’en est allé


 
La mégastar de la rumba congolaise n’est éteinte. Tabu Ley Rochereau a tiré sa révérence, le samedi 30 novembre à Bruxelles (Belgique). Une grande vedette de la musique congolaise s’en est allée, le samedi 30 novembre 2013, à l’hôpital Saint- Luc de Bruxelles (Belgique), des suites d’un accident cardiovasculaire (AVC). Il s’agit de Tabu Ley Rochereau. La nouvelle de sa mort a bouleversé bien des Kinois.

Agé de soixante-treize ans, « le Baobab de la rumba congolaise » laisse derrière lui, plus de 3 000 chansons et a vendu des milliers de disques.

De son vrai nom, Pascal-Emmanuel Sinamoyi Tabu compose des chansons et se fait recruter comme chanteur dans l’African Jazz de Grand Kallé. Il prend le sobriquet de Rochereau qu’il abandonne quelques années après, rapporte RFI.

Avec le guitariste Nico Kasanda, dit Docteur Nico, et tant d’autres amis, il fonde l’African Fiesta. Son savoir-faire  et surtout son talent artistique lui ont permis d’introduire la batterie dans la rumba. Conséquence : Seigneur Rochereau se retrouve à l’Olympia de Paris en 1970.

Devenu Tabu Ley à la faveur du recours à l’authenticité, la vedette de la chanson congolaise entreprend une tournée en Amérique et en Europe. Il s’exile en France et regagne dans son pays, la République démocratique du Congo après la prise de pouvoir par l’AFDL.

Tout d’un coup, Seigneur Rochereau se lance dans la politique active. Il a été, tour à tour, député national de la transition, vice-gouverneur de la ville Kinshasa, ministre provincial en charge de la Culture.

Pour la petite histoire, Pascal Tabu Ley entame sa carrière musicale dans les années 1950. En 1956, il chante avec Grand Kallé, considéré comme le père de la musique congolaise moderne. C’est le début d’un succès fulgurant.

Repères biographiques

A l’instar de son mentor, Rochereau va apporter avec l’orchestre African Fiesta National beaucoup d’innovations dans la rumba congolaise.

En 2012, lors de ses 72 ans d’âge, Tabou Ley a été décoré à Kinshasa, par le chancelier des ordres nationaux, de deux médailles d’or dont l’une de mérite civique et l’autre des arts, sciences et lettres, en signe de récompense pour ses nombreuses œuvres artistiques qui ont valorisé la culture congolaise à travers le monde.

En 46 ans de carrière, Tabu Ley a composé plus de 3 000 chansons et vendu plusieurs milliers de disques. Quatre de ses fils, Pegguy Tabu, Abel Tabu, Philémon et Youssoupha, ont percé dans le milieu de la musique en tant que chanteur, compositeur.

Né à Banningville, actuellement  Bandundu, Pascal-Emmanuel Sinamoyi Tabu commence par chanter à l'église et dans les chorales des établissements scolaires qu'il fréquente avant de rejoindre, en 1959, l’Éducation nationale du Congo.

Il entame une carrière de fonctionnaire, d’abord comme secrétaire administratif au Fonds du bien-être indigène, puis en tant que responsable administratif et financier à l’Athénée de Kalina, devenu Institut de la Gombe.

Pascal Tabu Ley a tiré sa révérence. Il laisse derrière lui, une nombreuse progéniture. Le journal « Le Potentiel » présente ses sincères condoléances à l’Union des musiciens congolais, ainsi qu’à la famille biologique de l’illustre disparu.

Adieu la star de la rumba congolaise. Que son âme repose en paix.


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30 novembre 2013

Pascal Tabu Ley, dit «Seigneur Tabuley Rochereau», n’est plus

 
Le musicien Pascal Tabu Ley, dit Seigneur Rochereau, décédé le 30 novembre 2013 à Bruxelles (Belgique). Photo droits tiersLe musicien Pascal Tabu Ley, dit Seigneur Rochereau, décédé le 30 novembre 2013 à Bruxelles (Belgique). Photo droits tiers

Pascal Tabu Ley, dit «Seigneur Tabuley Rochereau», est décédé samedi 30 novembre à Bruxelles, en Belgique. Le célèbre chanteur congolais était dans le coma depuis plusieurs jours. Selon son fils Charles Tabu, joint par Radio Okapi, Tabu Ley est mort de suite de diabète après avoir été terrassé par un accident cardiovasculaire il y a plus de deux ans.

Né à Bandundu-ville, Pascal Tabu Ley commence par chanter à l’église puis dans plusieurs chorales scolaires.

Il rejoint ensuite le ministère de l’Education nationale comme fonctionnaire puis responsable administratif et financier à l’Athénée de la Gombe.

Pascal Tabu Ley entame une carrière musicale en commençant à composer dans les années 1950. En 1956, il chante avec Grand Kalle, un chanteur et chef de groupe, considéré comme le père de la musique congolaise moderne. C’est alors le début d’un succès fulgurant pour celui qui prend le nom de scène de Seigneur Tabuley Rochereau.

Comme son mentor, Rochereau va apporter avec son orchestre l’African fiesta National pas mal d’innovations dans la rumba congolaise. On lui attribue notamment l’adoption de la batterie. Une mode qui entraînera la création de plusieurs orchestres comme les Bella Bella des frères Soki.

 
Le Seigneur Tabuley Rochereau. Photo droits tiersLe Seigneur Tabuley Rochereau. Photo droits tiers

Très inspiré par la pop musique et le rhythm and blues des années 1960-1970, Rochereau n’hésite pas à se produire sur scène avec des pantalons«patte d’éléphant» et coiffure Afro. Il est le premier chanteur africain à se produire à l’Olympia.

Bien que très bon et grand chanteur solo, le Seigneur Tabuley a réussi quelques duos assez mémorables avec d’autres chanteurs qui l’accompagnaient avec des chansons comme «Permission» et «Rendez-vous chez là bas» avec Mujos, « Souza» et «Maguy» avec Sam Mangwana, «Ki makango mpe libala» et «Gipsy» avec NDombe Pepe.

En 46 ans de carrière, Tabu Ley a composé plus de 3 000 chansons et vendu plusieurs milliers de disques. Quatre de ses fils, Pegguy Tabu, Abel Tabu, Philémon et Youssoupha, ont percé dans le milieu de la musique en tant que chanteur, compositeur.

Il a notamment chanté «Mokolo na kokufa» (Le jour où je mourrai), que nous vous proposons.

 

La Rédaction de Radio Okapi souhaite ses condoléances aux familles biologique et musicale ainsi qu’aux nombreux fans de l’illustre disparu.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 14:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]