01 mai 2015

La philosophie africaine « Penser l’Afrique, une tâche intellectuelle de tous »

 

La philosophie africaine « Penser l’Afrique, une tâche intellectuelle de tous »

Y a-t-il une philosophie africaine ? Dans quelle mesure peut-on parler de « philosophie africaine » comme on parle de philosophie européenne ? A quand peut-on faire remonter sa naissance ? Qui en sont les principaux acteurs ? Quelles sont les grandes idées lancées par ces philosophes ? Comment la philosophie africaine pense-t-elle l’universalité, la présence africaine dans le monde, la démocratie, la modernité?

Telles sont quelques-unes des questions abordées dans le dossier très exhaustif du n° 82 de la revue Africultures, consacrée à la pensée africaine, réparti en quatre sections : géo-socio-politique, philosophique, littéraire et artistique.

Faire la part des choses entre l’historique et l’idéologique

« Penser n’est pas entendu ici au sens exclusif du penser philosophique, même si des philosophes prennent une part active au débat », prévient d’emblée l’Ivoirienne Tanella Boni, coordinatrice de ce remarquable dossier. Ce dossier souligne que « Penser l’Afrique est une tâche intellectuelle à accomplirqui incombe aux Africains eux-mêmes, où qu’ils habitent et quelles que soient les disciplines qu’ils ont en partage ». Cela ne l’empêche pas de donner la parole,et c’est heureux, à d’éminents africanistes non-Africains.

Partant des représentations géopolitiques convenues de l’Afrique basées sur des dichotomies spatiales (Afrique noire/Maghreb) ou temporelles (coloniales/postcoloniales), les articles et entretiens de la première section s’attachent à souligner ce qu’il y a d’inquiétant dans ces représentations « discours hantés par le paradigme du cœur des ténèbres ».

Le contenu de textes écrits par des Africains

Dans la deuxième section consacrée aux corpus philosophiques africains, le Sénégalais Souleymane Bachir Diagne analyse avec brio la crise de sens à laquelle le projet philosophique se trouve confrontée en Afrique. Mais c’est au Béninois Paulin Houtondji qu’on doit l’état des lieux le plus structuré sur la philosophie africaine. « La première urgence sur le terrain de la philosophie en Afrique était donc à mes yeux, de clarifier un débat encore trop souvent confus», proclame-t-il.

Séparant la philosophie des mythologies des cosmogonies, mais aussi des commentaires ethnologiques, anthropologiques sur les systèmes de pensée, il définit la philosophie africaine comme un corpus de textes écrits par des Africains. Ces textes qui existent depuis au moins le Moyen-âge (manuscrits de Tombouctou, penseurs wolofs et éthiopiens du 17e siècle) ont produit une pensée philosophique au sens le plus rigoureux du terme, c’est-à-dire une pensée dont l’objet est de réfléchir sur « les causes premières, la réalité absolue ainsi que les fondements des valeurs humaines », la philosophie selon le Petit Robert. « Nous sommes, donc je suis », « notre identité est à venir », « la décolonisation conceptuelle » : voici, selon le philosophe béninois, quelques-unes des thématiques principales de la pensée philosophique africaine contemporaine.

Les artistes et la pensée sur la modernité africaine

Moins ardues, sans être pour autant moins originales, les deux dernières sections de ce dossier donnent la parole aux écrivains et artistes qui montrent comment les créations culturelles, à leur tour, prennent en charge l’historicité africaine, les débats sur l’Etat, et la démocratie qui continuent de secouer les sociétés africaines postcoloniale, apportant ainsi une contribution majeure à la pensée sur la modernité africaine. Par ailleurs, il sied de noter que ce dossier est publié dans la revue Africultures n° 82, parue aux éditions l’Harmattan.

(Onassis Mutombo)

 

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27 avril 2015

Descendants de Pharaon, réconciliez-vous avec votre passé !

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L’Afrique paraît aujourd’hui comme le continent le moins nanti où la misère et le sous-développement ont pris le dessus sur tout. Pourtant, la plus grande richesse culturelle eut pour berceau l’Afrique. Ce constat malheureux a été fait par les participants au symposium international de l’Union des médias francophones, tenu à Kinshasa du 24 au 25 avril 2015.

A l’issue d’une analyse profonde des causes qui freinent le développement africain, les participants au forum de Kinshasa sont tombés unanimement d’accord que l’Afrique est malade de ses propres fils. C’est-à-dire, les détenteurs de l’intelligentsia africaine se sont remis en cause pour emprunter un modèle de développement qu’on leur a fait croire être le meilleur de la planète.

Plusieurs éminences grises, ayant exposé en marge des travaux ont démontré, exemples à l’appui, que les maux dont souffre le continent résident dans le fait que les Africains n’ont plus confiance en eux. Ils ont développé une sorte de remise en cause à la suite des discours démobilisant et démoralisants répétitifs des colonisateurs. Ce qui a fini par créer le doute en eux, en les amenant à copier ou prendre pour modèle ce que l’Occident leur dicte.

Pour le professeur Kä Mana, l’un des orateurs, il est temps que les Africains prennent conscience de ce qu’ils furent et ce qu’ils représentent aujourd’hui, afin de lever l’option d’autodétermination pour changer leur destin.

Avant d’en arriver à cette recommandation, l’orateur a jeté un regard sur l’histoire pour comprendre le pourquoi de tares dont le continent africain souffre à ce jour par rapport à d’autres. Après l’analyse des phénomènes, il est parvenu à conclure que la cause principale demeure le fait que les Africains ont renoncé à leur culture pour copier celle du colon ; oubliant que la culture est un facteur déterminant pour le développement.

Des exemples ont été alignés pour étayer cette affirmation. C’est le cas des peuples juif, nippon ou encore chinois qui ayant compris que le secret de l’émergence réside dans les valeurs culturelles, ont dé- montré aujourd’hui de quoi ils sont capables.

Les Juifs par exemple, le fait qu’on répétait toujours et cela des générations en générations que « vous êtes un peuple élu de Dieu », ont fini, partout où ils se trouvent à travers le monde, par intérioriser cet enseignement et se comporter autrement. Quelle que soit leur origine, la plupart des gagnants dans divers domaines ou concours se révèlent des Juifs, a soutenu le professeur, Kä Mana. Idem pour les peuples japonais et chinois qui, ayant compris la nécessité de puiser dans leurs propres collures, sont aujourd’hui à la pointe du progrès technologique.

A quand la renaissance de peuple africain, descendant direct de Pharaon, ancêtre de la civilisation du monde ? Pourquoi ceux qui étaient venus apprendre chez leur ancêtre Pharaon, ont-ils pris le dessus, alors que c’est lui l’héritier de Pharaon auprès de qui venaient se ressourcer les autres.

A ces questions capitales, l’orateur a répondu en faisant remarquer qu’on ne pourra jamais décoller en nous écartant de notre propre culture. Une culture d’emprunt ou imposée n’impulse jamais le développement. Il n’y a qu’à regarder pour constater que les aides et autres interventions des institutions financières internationales n’apportent rien en termes de développement réel attendu.

Voilà l’essentiel du message du Symposium international de Kinshasa sur le thème « Médias africains et Renaissance africaine », Consacré â la réflexion et au débat sur le rôle et la responsabilité des médias africains dans la renaissance africaine.

Pendant deux jours, des éminences scientifiques et’ des professionnel des médias se sont succédé à la tribune pour démontrer, la nécessité pour l’Africain de s’investir dans la valorisation de ses richesses, culturelles, gage du développement, plutôt que de continuer à suivre à l’aveuglette le modèle occidental. Les violons des, intervenants se sont, accordés pour affirmer qu’aussi’ longtemps que l’Africain (dirigeant; scientifique, journaliste, etc.) ne se sera pas affranchi du dictat de l’Occident, on ne pourra pas prétendre à l’émergence.

Dans la déclaration finale sanctionnant les assises de Kinshasa, les participants ont réaffirmé certains principes débattus et adoptés durant les travaux. Il s’agit, entre autres, de cet appel pathétique lancé aux hommes des médias à se spécialiser davantage, à s’investir pour l’émergence africaine en s’émancipant de l’aliénation occidentale dans laquelle on est longtemps demeuré. Pour ce faire, il faut imprimer la dynamique africaine dans le travail.
Au sujet de ce que nombre d’intervenants, ont qualifié d’aliénation, le professeur Kä Mana a brillé par une multitude de qualificatifs pour l’Africain, à savoir « l’homme africain créé, forgé, formaté par des stations cruelles de l’histoire contemporaine du continent ».

L’orateur n’est pas allé par quatre chemins pour souligner que l’homme africain n’a plus de repères. Il a tout perdu de ses richesses culturelles pour se laisser piloter par l’Occident qui lui ‘dicte tout. De la politique à la culture, en passant par le système de l’enseignement; tout est occidentalisé. Un dangereux modèle qui ne peut pas permettre le’ développement, soutient-il.

De la même manière que l’Occident dicte sa loi en politique, avec parfois des positions ambigües (Combattre des dictateurs là-bas, et en fabriquer ici), le système n’épargne à ce jour aucun domaine de la vie en Afrique.

Face à cela, l’orateur invite ses frères africains à combattre l« imposition » du modèle occidental qui freine le développement du continent afin de continuer à servir le « maître inspirateur». C’est ici qu’il en appelle au nouveau formatage pour le peuple africain qui doit prendre conscience de sa condition et lever l’option dé rompre définitivement d’avec ‘le modèle d’emprunt.

L’Occident a fait des Africains de véritables aliénés acquis à sa cause, soutient-il. Il accuse, sur la même lancée, les églises d’aider à précipiter le peuple dans l’imbécilisation.
Dans le secteur de l’enseignement, il fait remarquer que tous les cours ont d’origine occidentale. Ceux d’origine africaine atteignent à peine 2%.

Face à la situation, il propose la prise de conscience des Africains et l’option de rompre avec l’aliénation qui ne peut jamais promouvoir le développement.

 

Par Dom

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13 avril 2015

Un appel pour le grand retour

Villy et grand-mère

Comme promis dans notre publication d'hier en rapport avec le mariage de Tracy Ilunga, fille de Ilunga Mufukadibua, Je reviens sur notre rencontre avec Villy Kabamba Mukengeshayi, ce digne fils du Kasai. L'émotion était vraiment intense. Je vous avais parlé de son vibrant appel pour un grand retour et promis d'y revenir en profondeur.

"Kananga vous attend; faites-y un tour. C'est votre terre qui ne vous fera que du bien"

Le message de Villy s'adresse à tous ceux et toutes celles qui vivent dans la diaspora à travers le monde. "kwetu kundela, nansha bakuamba nzala". Nous devons déjà nous familiariser avec l'idée du retour à la mère patrie, Kananga, Malandji wa nshinga. Comme les Juifs qui ont rebâti Israel, nous devrons songer à rentrer et rebâtir le Grand Kasai.

Un ami, reprenant pour son compte les paroles bibliques, me disait dernièrement: "Kanyiki, la terre que foulera votre plante de pied, dit le Seigneur, je vous la donnerai en héritage". Je lui ai tout de suite répondu que l'Allemagne ne sera jamais ma terre! En effet, "un tronc d'arbre a beau séjourné dans l'eau, il ne sera jamais un crocodile". Kuetu, nkuetu kua ba muana, nansha bakuamba nzala!

Villy m'a envoyé les photos qu'il m'avaient déjà montrées à la fête du mariage dont je vous ai déjà parlé. Ce sont les photos prises pendant ses voyages à l'arrière-pays: Matamba, Kwa Kalamba, aux chutes katende, etc. J'ai décidé d'en faire un album que j'appellerai "le grand retour" pour vous familiariser avec cette idée du retour à la terre natale. Nous lançons un appel à ceux qui le souhaitent d'enrichir cet album avec d'autres photos.

Voici les photos de Villy:

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Lumbamba Kanyiki

 

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12 avril 2015

Tracy Ilunga, la fille de notre vice-président Athy Ilunga Mufukadibua s’est mariée

tracy et gael

Tracy, la première fille d’Athy Ilunga Mufukadibua, le vice-président de l’association Grand Kasai, s’est mariée coutumièrement hier, 11 avril avec un jeune homme répondant au nom de Gael Kizola. La cérémonie du mariage coutumier a eu lieu en famille devant les deux familles réunies.

Après la célébration du mariage coutumier, les deux familles et leurs invités, estimés à environs trois cents, se sont retrouvés dans la salle Hubertus de Lontzen, en Belgique pour fêter l’événement. L’ambiance y était superbe.

Comme d’habitude, les fêtes sont des moments de retrouvailles. Hier, nous avons eu l’occasion de revoir beaucoup de gens.  Nous commencerons par le vieux Lwakabuanga, l’ancien gouverneur du Kasai Occidental accompagnée de sa nièce. Nous avons aussi noté la présence du pasteur Adam Kabasele et son épouse, de Bob Caiembe et son épouse, du pasteur Mpandanjila, Kabasele Ngalamulume, Kapena et Villy Kabamba Mukengeshayi.

Les fêtes sont aussi les occasions de parler affaires et de songer à certains projets. C’est dans ce cadre que Villy qui fait régulièrement des descentes au pays nous lancera un appel pour le grand retour. “Kananga vous attend; faites-y un tour. C’est votre terre qui ne vous fera que du bien”.  Joignant la parole à l’acte, il nous sort son portable et nous montre les photos prises dans des villages du Kasai Occidental lors de ses visites dans l’arrière pays et des photos de certains amis comme Nono Kande, Mpiana Jeff et autres. Nous y reviendrons. Promis.

La fête de tracy et de Gael s’est déroulée  jusqu’aux petites heures du matin. Le Grand Kasai souhaite une union heureuse au jeune couple et félicite les deux familles pour l’organisation. Chapeau!

Quelques photos de la fête:

La rencontre avec L'ancien gouverneur Lwakabwanga
La rencontre avec l’ancien gouverneur du Kasai Occidental Lwakabwanga

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Lumbamba Kanyik

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11 janvier 2015

Clôture du deuil de Patrice Munabe Kambala Ka Muyaya à Bruxelles

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Hier, le  10/01/2015 a eu lieu à Bruxelles la clôture  du deuil organisé  en mémoire du Professeur Patrice Munabe Kambala Kamuyaya décédé le 01/01/2015 à Kinshasa.
A cette occasion, une messe d’action de grâce a été célébrée à Berchem Saint Agathe par le père Gilbert Kabongo en présence des membres de la famille du disparu, des amis et connaissances. L’office  a débuté vers 18h30 pour prendre fin vers 19h15.
Après la messe, un repas d’amitié  a été offert aux participants dans une ambiance très cordiale. La soirée s’est passée dans le calme.
Voici quelques images de la clôture du deuil:
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Kasai Direct

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18 décembre 2014

Vidéo: Anniversaire de Denis Kapuku Mukuna

Vous pouvez aussi voir cette vidéo sur www.kasaidirect.com.

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Kasai Direct

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08 novembre 2014

En images: Pierre Ndibu a pleuré son frère Cosmos

Pendant presqu'une semaine, Pierre Ndibu avait effectué le déplacement de Paris à Bruxelles  pour se joindre à sa famille et pleurer Mukenge Kabamba Joseph, son frère, connu dans les milieux kanangais sous le surnom de Cosmos. Il est décédé le 24.10.2014 à Lubumbashi. Le deuil a Bruxelles s'est tenu jusqu'au 01 novembre dernier.

Pour la levée du deuil, comme prévu, un office religieux a été organisé en mémoire du disparu par monsieur l'Abbé Jeannot Mukeke à l'Eglise Epiphanie, à Schaerbeek. Après la messe, la famille et les amis se sont rendus à la résidence d'Axelle Kabamba à Jette où un  repas d'amitié a été servi aux convives. La soirée s'est terminée dans le calme et recueillement.
Veuillez revivre, en images, la levée du deuil.

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Kasai Direct

 

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07 novembre 2014

En images: Le jubilé de monsieur l'Abbé Martin Bayamba en Belgique

Lors de ses vacances en Belgique, monsieur l'Abbé Martin Bayamba Kasonga, recteur du grand séminaire de Kabue, a fêté ses 25 ans de sacerdoce. C'était le 12 octobre de cette année en l'Eglise Saint Etienne, à Corroy-Le-Grand. La messe d'action de grâce était dite par le jubilaire entouré de ses confrères de Belgique (Brabant Wallon).

Après la messe, monsieur l'Abbé Emery Kabongo, Curé du lieu et ses paroissiens ont  organisé une réception pour la circonstance dans le jardin  de sa résidence. L'ambiance était festive avec à manger et à boire à gogo. Dommage que Nsenda Mutombo, Tshiala Muana et Bayuda ne furent pas de la partie.
Un cadeau fut remis au jubilaire par monsieur l'Abbé Jean-Pierre Mbelu avant la fin de la fête vers 22 heures.
Place aux  images:

messe d'action de grâce

les chrétiens de Saint Etiene

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28 octobre 2014

Simon Ndaye et Mamu Pépé se sont encore dit "oui" devant Dieu et devant les hommes

Le samedi, 25 octobre passé restera inoubliable dans la famille Ndaye Mpumbu. Car, c'est le jour que ce dernier et Mamu Pépé avaient choisi pour renouveler leurs serments d'amour et de fidélité devant Dieu et les hommes. Après la bénédiction nuptiale à Welkenraedt, les invités, venus en grand nombre, se sont retrouvés à Oupeye-Vivegnis, pour fêter l'événement. C'était une soirée riche en couleurs.

Nous avons approché l'heureux marié afin de connaître le sens à donner à ce mariage, vu que le couple vit ensemble depuis longtemps et qu'ils ont des enfants et petits enfants. "Nous sommes déjà mariés depuis longtemps. Nous avons voulu poser ce geste parce que demain, nous serons appelés à bénir les mariages dans le cadre des activités qui nous seront confiées au sein de l'Eglise. Comment allons-nous le faire si nous-mêmes nous n'en avons pas donné l'exemple? C'est ça, le sens à donner à la cérémonie de ce jour"

Le moment crucial de la soirée reste sans aucun doute la danse traditionnelle que les jeunes filles et garçons du Kasai, issus de la diaspora kasaienne ont offerte aux invités. Ils avaient entre six et quinze ans. Ils se sont trémoussés au rythme des Bayouda, tournant harmonieusement leurs hanches comme le feraient leurs frères et soeurs restés dans le Congo profond. Une chorégraphie impéccable. Tous les invités en étaient tellement au comble du bonheur que certains ont sorti leurs portables et tablettes pour les images d'archives. Cette jeunesse est le porte-étendard des valeurs culturelles de notre terroir.

La soirée a aussi été un moment des retrouvailles. Retrouvailles des enfants du Grand Kasai qui étaient venus avec leurs épouses s'associer à la joie de Simon et de Pépé: Pontien Kayumba, Théo Dibala Banayi, le pasteur Mpandanjila, le docteur Kapuku Mukuna, Martin Mayiki, Daniel Kitenge, Adam Kabasele, le présentateur de la soirée, Kankonda, etc. Tous étaient au rendez-vous. Le Grand Kasai les félicite pour leurs manifestations d'amour et les marques de sympathie envers Mamu Pépé et Simon Ndaye.

"Monayi mudibio bilengele,
mudibio disanka
bua kusomba kaba kamue,
bu bana ba tatu umue "

Lumbamba Kanyiki

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20 octobre 2014

L’idéal panafricain et interculturel à travers la réalité du livre

Le professeur Kalamba Nsapo nous parle de la nécessité de soutenir les chercheurs et savants issus du continent africain et de sa diaspora.

MAP Info : Bonjour Monsieur Kalamba Nsapo, merci de consacrer un peu de temps à cette interview. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs du MAP ?

KN : Je m’appelle Kalamba Nsapo. Je suis docteur en sciences théologiques, diplômé en philosophie. J’enseigne à l’Université Protestante d’Etudes Interculturelles de Bruxelles. Dans cette institution, je suis également doyen de la faculté d’études interculturelles. Je suis auteur de plus de 17 livres. Je publie surtout dans le domaine de la théologie et de l’interculturalité. J’écris aussi dans les domaines de la sociologie, de l’historiographie, de l’anthropologie religieuse et des religions africaines.

En outre, je suis professeur à l’Institut universitaire africain d’études prospectives (INADEP). Cet Institut à vocation africaine est sous la responsabilité du ministère congolais de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Une section Europe de l’INADEP a été créée au début de cette année.

MAP Info : Vous venez de participer au Salon du livre panafricain qui s’est déroulé à Bruxelles les 4 et 5 octobre 2014, que pouvez-vous nous dire sur cet événement international ?

KN : Ce fut un événement grandiose, aux dires de nombreux participants. Pour d'aucun, il a redonné l’espoir au continent. Pour ma part, je tiens à dire que le Salon du livre panafricain a donné l’occasion de nous réunir, de nous retrouver, de communier à l’idéal panafricain et interculturel à travers la réalité du livre. En outre, il nous a été donné de consacrer les plus grands savants africains et de récompenser l’effort et la créativité des jeunes chercheurs et de leurs aînés. C’était un grand bonheur.

MAP Info : Qu’est-ce que le Prix international Cheik Anta Diop ?

KN : En tant que fondateur du Prix International Cheikh Anta Diop, je perçois celui-ci comme une récompense de portée internationale attribuée aux plus grands chercheurs kamites pour encourager leur gros labeur, leur éthique du sacrifice intellectuel et de l’abnégation, et saluer leur créativité.

MAP Info : Existe-t-il à votre avis suffisamment de dispositifs pour soutenir et encourager les chercheurs et savants du continent africain et de la diaspora ?

KN : La réponse est négative. Les chercheurs et savants du continent africain et de la diaspora travaillent dans la solitude et la précarité. Ils ne bénéficient généralement d’aucun soutien. Ils sont parfois obligés de s’endetter pour financer leurs publications.

MAP Info : En quoi le Prix international Cheik Anta Diop pourrait contribuer au développement du continent Africain ?

KN : Le Prix international Cheik Anta Diop pourrait contribuer au développement du continent Africain en stimulant une émulation féconde, en poussant les récipiendaires et les jeunes chercheurs à intensifier la recherche en laboratoire, à rattraper le retard du continent et à inverser la tendance de la courbe.

Ce Prix est susceptible de faire naître une nouvelle Afrique dans la mesure où il vise la promotion d’une autre image du Continent, avec une Afrique redevenue compétitive, inventive, capable de participer à son propre développement et à la recherche mondiale. Ce Prix peut faire éclore une image positive et une estime de soi qui sont indispensables à la promotion des peuples, en général, et des nations kamites, en particulier. Il porte les germes d’un nouvel imaginaire et d’une révolution mentale indispensable à l’avènement d’un nouvel ordre culturel, économique, politique, etc.

MAP Info : Pour conclure, quel message enverrez-vous au continent africain et à sa diaspora ?

KN : L’Afrique ne représente aujourd’hui que 1,7 % de la production scientifique mondiale. Cette situation est plus que préoccupante. C’est pour corriger ces statistiques sévèrement désavantageuses pour notre Continent que j’ai créé le Prix International Cheikh Anta Diop. J’invite tous les Kamites du monde à le soutenir. Je lance un appel aux responsables politiques du continent et à toutes les institutions susceptibles de mesurer l’enjeu d’un Prix International d’accompagner mes efforts et les actions que je compte mener avec mes collègues et collaborateurs dans le cadre de ce Prix International en vue de permettre à l’Afrique de retrouver une place de choix dans le concert des nations du monde. J’attire également leur attention sur le fait que les chercheurs africains dotés de grandes capacités d’inventivité ne devraient pas se retrouver continuellement dans l’état d’isolement qui les affecte aujourd’hui. Il importe de les encadrer, de les soutenir, de les mettre à l’abri des soucis alimentaires.

collectifmap.org


Comment adhérer au MAP?

L’adhésion au MAP peut se faire sur la base du volontar...

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