25 février 2014

Arrivé à Bukavu où il est bloqué avec sa suite : V. Kamerhe empêché d’arriver à Walungu et à Uvira

 
Le leader de l’UNC rentre ce jeudi 27 février à Kinshasa via Goma. 
Arrivé à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, jeudi 20 du mois en cours en fin d’après midi, Vital Kamerhe, président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) et sa suite n’ont pas encore quitté cette ville.

En effet, selon des informations recueillies auprès des notabilités de cette formation politique au Sud Kivu, le leader de l’UNC et la délégation qui l’accompagne sont bloqués au chef lieu de cette province, les portes des territoires respectifs de Walungu et Uvira ayant été verrouillées par les autorités locales très probablement à la demande du régime politique en place à Kinshasa!
D’après la même source, la suite de Vital Kamerhe est attendue ce mercredi à Goma tandis que ce dernier arrivera dans la même ville le lendemain jeudi avant de prendre l’avion qui le ramènera directement à Kinshasa!
Dans l’entourage immédiat du président national de l’UNC. On rapporte en substance que le programme de la caravane de la paix élaboré par les instances dirigeantes de ce parti politique prévoyait les étapes de Kalemie au Nord-Katanga, de l’Ituri et de Kisangani en Province Orientale où des groupes armés avaient durablement éprouvé les populations locales.
 
Un sujet à débat!
 
On pense généralement qu’à son retour dans la capitale du pays, Vital Kamerhe convoquera une réunion extraordinaire de son parti, puis celle de la plate forme politique dont il est l’autorité morale en vue de tirer toutes les leçons des entraves mises sur son itinéraire pour l’empêcher de communier avec les populations concernées de l’Est de la République!
 
Après la tenue de cette réunion qui promet d’être révélatrice de “ choses d’une extrême gravité, rapporte-ton, le président national de l’UNC animera une importante conférence de presse élargie à l’intention des journalistes de la RDC et de l’étranger et des diplomates accrédités à Kinshasa.
 
Prenant à témoins la MONUSCO, les représentants des organisations de défense de droits de l’homme et des personnalités de bonne volonté opérant dans les régions situées sur l’itinéraire suivi par Vital Kamerhe et sa suite avant d’atteindre le chef-lieu du Sud-Kivu, l’UNC pourrait initier des actions contre le régime politique en place à Kinshasa auprès des instances internationales qui veillent sur le respect de droits de l’homme et de traditions démocratiques de par le monde. Après les infortunes du président national de l’UNC dans les deux Kivu face aux échéances électorales à venir on est en droit de se demander à quel chef de parti politique le prochain tour dans les véritables réservoirs à suffrages que la majorité présidentielle veut être seule à contrôler à l’Est du pays ! un sujet à débat!

KAMBALE MUTOGHERWA

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Kasaï-Oriental: 4 bandits armés arrêtés à Keena Nkuna

 
Une vue de la prison de Lodja, lors d’une visite des quelques responsables des agences des Nations unies le 18/1/2003. Ph- Don JohnUne vue de la prison de Lodja, lors d’une visite des quelques responsables des agences des Nations unies le 18/1/2003. Ph- Don John

La police a arrêté lundi 24 février un groupe de quatre bandits armés appelés « suicidaires » dans la cité de Keena Nkuna, chef-lieu du territoire de Kabeya Kamuanga au Kasaï-Oriental. Une femme et un repris de justice font partie du groupe.

Des sources de la société civile de Kabeya Kamuanga rapportent que ces bandits se sont introduits dimanche dernier dans la nuit dans plusieurs habitations de la cité de Keena Nkuna, principalement aux quartiers De la mission et Nkita. Ils auraient emporté près de 400 dollars américains.

Le lendemain, les mêmes bandits s’en sont pris à une commerçante du marché central de Kabeya Kamuanga à qui ils ont réclamé de l’argent. Après son refus, les bandits l’auraient  menacée d’attaquer son domicile pendant la nuit.

Alertée par la commerçante, les habitants de la cité et la police se sont mis à la poursuite des bandits qui ont finalement été appréhendés plus tard dans la journée.

L’administrateur du territoire de Kabeya Kamuanga affirme que la police auditionne ces bandits depuis ce mardi 25 février dans la matinée avant leur transfèrement au parquet.

Il assure que des mesures de sécurité ont été prises pour mieux sécuriser les habitants de son territoire.

Ces dernières semaines, des bandits armés s’en sont pris régulièrement aux habitants de la cité de Kenna Nkuna. A la fin de l’année dernière, un groupe de bandits a attaqué des négociants de diamant à qui ils ont ravi des pierres précieuses.

radiookapi.net

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Un ancien cadre du M23 kidnappé à Kinshasa, selon son épouse

 
Boulevard du 30 juinBoulevard du 30 juin

Le député national honoraire et ancien cadre de la rébellion du M23, Moïse Tshembo Tshokwe aurait été enlevé lundi 24 février à Kinshasa au moment où il revenait d’un rendez-vous – qui n’aurait plus eu lieu – avec le Procureur général de la République. Il était parti voir le procureur général pour s’enquérir des modalités d’application de la loi d’amnistie. Son épouse, Mireille Tshokwe qui a livré cette information à Radio Okapi depuis Lubumbashi, soupçonne des agents de l’Agence nationale de renseignement (ANR) d’avoir opéré ce kidnapping.

« Il s’est fait que mon mari n’avait pas pu rencontrer le PGR. 20 minutes après, mon mari était dans son véhicule avec son assistant comme chauffeur. Ils se sont retrouvés sur le boulevard [du 30 juin] quelques minutes après, tamponné par un véhicule venu de nulle part. De ce véhicule ont surgi des individu qui ont pris de force brutalement mon mari pour l’emmener vers une destination inconnu. Mais fort heureusement l’assistant de mon mari qui avait reconnu ces individus m’a rapporté que c’était des éléments de l’ANR [l’Agence nationale de renseignement] », a-t-elle déclaré.

le Procureur général de la République a dit ne pas être au courant de cette affaire, ni avoir eu un rendez-vous avec Moïse Tshembo. Il a toutefois promis de vérifier ces informations.

Moïse Tshembo avait rejoint l’ancienne rébellion du M23 après son échec aux élections législatives de 2011.

Le chef de l’Etat Joseph Kabila avait promulgué le 11 février la loi portant amnistie pour faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politiques. Cette amnistie couvre la période allant du 18 février 2006 au 20 décembre 2013. La promulgation de cette loi est l’un des engagements que le gouvernement avait pris lors de la signature de la déclaration marquant la fin des pourparlers de Kampala avec les rebelles du M23.

radiookapi.net

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RDC : la Monusco condamne les exactions contre les civils à Masisi

 
Moustapha Soumare, DSRSG le 27/12/2012 au studio de radio okapi à Kinshasa.Ph. John BompengoMoustapha Soumare, DSRSG le 27/12/2012 au studio de radio okapi à Kinshasa.Ph. John Bompengo

Près d’une quarantaine de personnes auraient été tuées et des villages incendiés depuis plusieurs semaines dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu. Dans une déclaration faite ce lundi 24 février à Kinshasa, le coordonnateur humanitaire en RDC, condamne ces exactions commises à l’encontre des civils. Selon Moustapha Soumaré, l’aide humanitaire distribuée par les Nations Unies et les ONG a même été pillée par endroit, constituant une grave atteinte à l’action humanitaire en RDC.  

« Je condamne vigoureusement le climat délétère qui s’est installé depuis plusieurs semaines dans le Territoire de Masisi où les pertes en vie humaines et autres atteintes à l’intégrité physiques des personnes et la destruction d’infrastructures civiles se multiplient », a déclaré Moustapha Soumaré. 

Masisi est devenu le théâtre de multiples exactions. Des rapports alarmants font état d’assassinats exécutés pour la plupart sur une base ethnique. Ces assassinats seraient perpétrés par des groupes armés dans la partie sud du territoire.

Au nord-ouest de Masisi centre, des affrontements entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et des groupes armés ont été rapportés depuis le 15 janvier. Ils poussent plusieurs milliers de civils à fuir leurs habitations et trouver refuge où ils peuvent.

Des sites de personnes déplacées ont été pillés, plusieurs centres de santé ont également été ciblés, certains ont cessé temporairement toute activité suite au retrait du personnel médical.

D’après Moustapha Soumaré, ces derniers épisodes rappellent, une fois de plus, la fragilité du Nord-Kivu et des autres provinces de l’Est de la RDC où sévit une  crise humanitaire. Les défis que rencontrent les travailleurs humanitaires demeurent encore nombreux.

« Nous devons tous conjuguer nos efforts pour maintenir et renforcer notre action en faveur des plus vulnérables », a souligné le coordonnateur humanitaire et représentant spécial adjoint du secrétaire général adjoint de l’ONU en RDC.

radiookapi.net

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24 février 2014

Mbuji-Mayi: destruction des engins non explosés

 
Dans un dépôt d’armes à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John BompengoDans un dépôt d’armes à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Des engins non explosés ont été détruits au dépôt secondaire d’armes et minutions du camp brigade lundi 24 février à Mbuji-Mayi. Ces engins avaient été récupérés dans la ville et dans sa périphérie après la dépollution par les experts de l’agence UNMACC des Nations unies et des ONG MAC, Pupil Aid APN de la Norvège sous la supervision de la 5e région militaire. Il s’agissait de mortiers, de rockets, de fusées mines et de grenades.

La destruction des engins non explosés s’est effectuée vers le polygone minier, dans une zone qui ne présente aucun risque. Les habitants du camp brigade n’ont entendu qu’une légère détonation.

Mais les détonations seront plus fortes lors de la deuxième phase de cette opération prévue pour le vendredi prochain, ont prévenu les organisateurs. Une grande quantité d’engins sera détruit à une dizaine de km de la ville.

Les organisations impliquées en ont averti la population afin d’éviter tout mouvement de panique.

Les mêmes sources ont affirmé que les engins détruits présentaient un danger imminent pour la population locale.

L’explosion d’un dépôt d’armes le 24 janvier dernier avait causé la mort de 18 personnes. Plus 60 personnes avaient été blessées et des dégâts matériels importants avaient été enregistrés.

radiookapi.net

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RDC: la société civile désapprouve la révision constitutionnelle proposée par la Ceni

 
Abbé Apollinaire Malu Malu le 24/02/2014 à Kinshasa, lors d’une rencontre avec des acteurs de la société civil. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Des organisations de la société civile de la RDC ont rejeté la révision constitutionnelle proposée par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) en vue d’appliquer le mode de scrutin indirect pour les élections provinciales. Ils l’ont fait savoir au cours d’une rencontre avec le président de la Ceni, Apollinaire Malumalu, lundi 24 février à Kinshasa. Le moment n’est pas propice pour une telle reforme, selon la société civile, qui redoute le risque de corruption de «grands électeurs ».

A l’issue de cette matinée d’échange, la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) basée à Kinshasa a purement et simplement rejeté ce scrutin indirect, au regard du degré de corruption qui prévaut en RDC.

 
Des membres du bureau de la commission électorale nationale indépendante(Ceni) le 24/02/2014 à Kinshasa, lors d’une rencontre avec les acteurs de la société civil. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Des membres du bureau de la commission électorale nationale indépendante(Ceni) le 24/02/2014 à Kinshasa, lors d’une rencontre avec les acteurs de la société civil. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Des participants à la rencontre des membres du bureau de la commission électorale nationale indépendante(Ceni) et les acteurs de la société civil le 24/02/2014 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Des membres du bureau de la commission électorale nationale indépendante(Ceni) le 24/02/2014 à Kinshasa, lors d’une rencontre avec les acteurs de la société civil. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Des participants à la rencontre des membres du bureau de la commission électorale nationale indépendante(Ceni) et les acteurs de la société civil le 24/02/2014 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Abbé Apollinaire Malu Malu le 24/02/2014 à Kinshasa, lors d’une rencontre avec des acteurs de la société civil. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

«Cette option-là ne donne pas la possibilité aux pauvres d’émerger et de participer au processus comme candidat, parce qu’il sera aussi question de grands électeurs qui seront facilement corruptibles», a estimé le coordonnateur de la NSCC, Jonas Tshiombela.

Le délégué  de la société civile de la province de l’Equateur, Fabien Mongwenza, a pour sa part estimé que le mode de scrutin proposé par la Ceni était inopportun:

«Pour préserver la quiétude dans la pays, je proposerais que l’ancien système continue, et qu’à la fin de ce cycle électoral on puisse entrevoir une révision qui ferait que les députés provinciaux puissent être élus au suffrage indirect pour nous permettre de gagner du temps

Lors de cet échange, le président de la Ceni a passé en revue la feuille de route de la poursuite du processus électoral en République démocratique du Congo qu’il avait présentée jeudi 30 janvier à l’Assemblée nationale. Il s’est plus appesanti sur la possibilité de reformer la loi électorale en vue d’appliquer le mode de scrutin indirect pour les élections provinciales et sénatoriales, ainsi que celle des gouverneurs.

«Les conseillers des communes, des chefferies et des secteurs élus pourront élire, en un même jour, députés provinciaux, gouverneurs et vice-gouverneurs, sénateurs, conseillers urbains, bourgmestres et bourgmestres adjoints», a-t-il expliqué.

Pour y arriver, l’abbé Malumalu juge indispensable la révision de quelques articles de la constitution. «On devrait, dans ce cas là [réviser] au niveau de la constitution un article qui concerne [le scrutin des] sénateurs et deux articles qui concernent les institutions provinciales: 197 et 198», a précisé la président de la Ceni.

Aux dires de certains participants à cette rencontre, il appartient aux députés tant de la majorité que de l’opposition de traiter avec délicatesse de la révision de la constitution telle que proposée par la Ceni.

radiookapi.net

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Kasaï-Occidental : ouverture du procès en appel de 11 policiers et militaires accusés de vol

 
Une vue de la salle d'audience du tribunal militaire ce 29/04/2011 à Kinshasa, dont au fond les juges du seant et en avant plan, les prévenus lors du procès des presumés insurgés Eniele. Ph John Bompengo/ Radio OkapiUne vue de la salle d'audience du tribunal militaire ce 29/04/2011 à Kinshasa, dont au fond les juges du seant et en avant plan, les prévenus lors du procès des presumés insurgés Eniele. Ph John Bompengo/ Radio Okapi

Le procès en appel de cinq policiers et six militaires, condamnés au premier degré à de peines allant de 20 ans de prison à la peine capitale pour vol, a commencé samedi 22 février au tribunal militaire de Kananga, au Kasaï-Occidental. Ces agents de l’ordre son accusés d’avoir cambriolé le domicile d’un changeur de monnaie pendant qu’ils effectuaient une patrouille de nuit dans la capitale provinciale. Le ministère public et la défense ont tous deux interjeté appel estimant, l’un, que les peines étaient insuffisantes, et l’autre, que le jugement était mal rendu.

Au cours de cette première journée du procès, le tribunal a procédé à l’identification des prévenus. Les deux parties ont ensuite justifié leur rejet du verdict du premier degré.

Pour le ministère public, deux autres infractions doivent être ajoutées à la charge des condamnés, notamment la violation des consignes pour tous et la concussion pour le sous-lieutenant militaire Lofumbwa Bwale.

Quant aux condamnés, ils estiment que le premier jugement était mal rendu.

L’audience, qui a ensuite été suspendue, devrait reprendre mardi.

Au premier degré, le sous-lieutenant Lofumbwa Bwale et trois policiers avaient été condamnés à la peine capitale. Les autres prévenus, soit 5 militaires et 2 policiers, avaient écopé de 20 ans de servitude pénale principale.

Des membres de force de l’ordre avaient été arrêtés samedi 8 février après avoir cambriolé le domicile d’un changeur de monnaie à Kananga, pendant qu’ils effectuaient une patrouille de nuit, emportant une importante somme d’argent, dont le montant n’a pas été précisé, ainsi que plusieurs biens.

Le commissaire provincial de la Police dans cette province, le général Lukumbilo, avait déploré le fait que les protecteurs de la population se transforment en voleurs, sollicitant l’organisation d’une audience publique pour flagrance dans cette affaire.

radiookapi.net

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23 février 2014

l'Eglise dénonce la manipulation en sous-main de milices au Katanga

AFP 

L'Eglise catholique dénonce la manipulation
en sous-main de milices semant la terreur au Katanga, dans le Sud-Est
de la République démocratique du Congo et "l'attentisme du
gouvernement central" face à la crise dans cette province.

Dans une lettre pastorale obtenue jeudi par l'AFP, les évêques du Katanga
reviennent sur les crimes commis par des groupes armés "maï-maï"
(ex-milices populaires d'autodéfense) ou "Bakata Katanga"
(indépendantistes) depuis plus de trois ans et dont le rayon d'action
n'a cessé de s'étendre au cours des derniers mois.

"Nous dénonçons la main noire qui manipule des jeunes gens transformés en tueurs
impitoyables" et "l'attentisme du gouvernement central", qui "devrait
se préoccuper davantage de la souffrance atroce des populations
sinistrées", écrivent les évêques des huit diocèses de la province.

Le texte dénonce également "l'approvisionnement en armes et munitions dont bénéficient
les miliciens, manipulés par d'obscurs personnages". Selon le Bureau
de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), on compte
aujourd'hui plus de 400.000 personnes déplacées au Katanga (soit près
de huit fois plus qu'en 2011).

Pour les évêques, la revendication de l'indépendance du Katanga n'est qu'un "prétexte généralement évoqué
pour justifier un [...] déchaînement de la violence". Le Katanga est
la région la mieux dotée de la RDC, du fait de son sous-sol
extrêmement riche en matières premières, mais l'extraction minière
n'est vraiment développée que dans sa partie sud, et la majeure partie
de la population de la moitié nord de la province, d'où sont
originaires les "maï-maï" locaux, vit dans une misère insondable.

Originaires du nord du Katanga, les "maï-maï" qui agissent dans la
province, et qui épousent parfois la cause Kata Katanga,
ont étendu leur emprise en 2013 en descendant progressivement vers le
sud et ils déstabilisent désormais la région de Lubumbashi, la
capitale provinciale et deuxième ville du pays.

Selon le dernier rapport des experts de l'ONU sur la RDC, le mouvement Kata Katanga
manque de coordination entre ses différents chefs de guerre et
servirait "les intérêts des élites politiques et économiques
nationales et provinciales, qui l'utilisent pour fomenter des troubles
ou, au contraire, améliorer la stabilité, selon leurs besoins".

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Sud-Kivu : la société civile exige l’ouverture d’une enquête après des incidents de Bukavu

 

 
La police disperse les manifestants de l'UNC jeudi 20 février à la place de l'indépendance à Bukavu (Sud-Kivu)/ Ph. UNCLa police disperse les manifestants de l'UNC jeudi 20 février à la place de l'indépendance à Bukavu (Sud-Kivu)/ Ph. UNC

Le bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu exige l’ouverture d’une enquête indépendante après des incidents survenus jeudi dernier à la place de l’indépendance à Bukavu, lors du meeting raté du président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), Vital Kamerhe. Au cours d’un point de presse organisé samedi 22 février, cette organisation citoyenne demande que les coupables soient sanctionnés et que les autorités congolaises respectent la constitution de la République démocratique du Congo (RDC).

Cette organisation citoyenne demande aussi la tolérance politique du côté des partis politiques et l’observance des lois et principes qui les régissent.

 

« Aux autorités politiques nous recommandons de respecter la constitution ainsi que les autres textes légaux réglementant la vie politique en RDC, de respecter et de préserver les principes de la démocratie auxquelles notre pays a souscrit », a déclaré la vice-présidente du bureau de coordination de la Société civile du Sud-Kivu, Elie Matabaro.

 

Vital Kamerhe, président de l’UNC devait tenir un meeting jeudi 21 février à la place de l’indépendance. Cette manifestation a été relocalisée au stade de la Concorde. Ce qui n’avait pas enchanté les sympathisants de l’UNC, estimant que cet endroit était exigu pour contenir tous leurs militants. La police les avait alors dispersés, à base des gaz lacrymogènes et des balles tirées en l’air. Un mort et plusieurs blessés ont été enregistrés. Un bilan contesté par des sources officielles qui estiment qu’il n’y a pas eu de mort.

 

La Société civile a AUSSI demandé « aux forces de l’ordre d’être effectivement au service de la population et non à la solde des politiciens. Elle est au service de la nation congolaise et nul ne peut la détourner à ces fins tel que stipule l’article 183 de la constitution ».

 

Suspension du gouverneur du Sud-Kivu

 

De son côté, la plate-forme politique « Sauvons la RDC » exige la suspension du gouverneur du Sud-Kivu et celle du maire de la ville de Bukavu qu’elle considère comme premiers responsables de ces incidents. Les membres de ce regroupement politique de l’opposition l’ont déclaré vendredi 21 février au cours d’un point de presse organisé à Kinshasa.

 

Le député Mayo de l’UNC a déclaré que la coalition rejetait la version officielle au sujet de cet incident. Selon elle, il y a bel et bien eu un mort et des nombreux blessés à Bukavu lors du meeting dispersé qui se déroulait dans le cadre de la campagne de la « caravane de paix ».

 

Il estime que seule une enquête internationale pourra élucider cette situation et établira les responsabilités de chacun.

 

La plate-forme « Sauvons la RDC » invite également ses membres à revenir à Kinshasa pour ne pas s’exposer « à l’atteinte de leurs intégrités physiques ».

 

« Nous demandons aussi à la délégation qui se retrouve dans l’Est de la RDC de revenir à Kinshasa afin de ne pas donner au pouvoir de monsieur Kabila l’occasion de porter atteintes à l intégrité physique des citoyens congolais déjà meurtris par deux décennies de guerre aux causes inavouées dans l’Est du pays ainsi qu’ à leurs biens », a-t-il ajouté.

 

La coalition « Sauvons le Congo » est composée notamment de l’UNC de Vital Kamerhe, l’Ecide [Engagement pour la Citoyenneté et le Développement] de Martin Fayulu et d’une frange de la Société civile.

radiookapi.net

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21 février 2014

Martin Kobler déplore les violences qui ont entouré l’arrivée de Kamerhe à Bukavu

 
Martin Kobler, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC répondant aux questions des étudiants de l’Université de Kinshasa, le 18/02/2014, lors d’une conférence -débat. Radio Okapi/Ph. John BompengoMartin Kobler, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC répondant aux questions des étudiants de l’Université de Kinshasa, le 18/02/2014, lors d’une conférence -débat. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le chef de la mission onusienne en RDC (Monusco) s’est dit vivement préoccupé par les violences qui ont entouré jeudi 20 février l’arrivée du président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), Vital Kamerhe, à Bukavu, dans le Sud-Kivu. Des policiers ont tiré des grenades lacrymogènes et des coups de feu pour disperser le rassemblement de ce parti sur la place de l’indépendance. Une personne a été tuée et 47 autres blessées. De son côté, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, affirme qu’il n’y a eu aucun mort dans ces événements.

Pour le chef de la Monusco, Martin Kobler, ces évènements interpellent tout le monde.

«Je tiens à rappeler la responsabilité partagée des acteurs politiques et des autorités administratives et sécuritaires. La préservation de la paix et de la sécurité de tous ainsi que le respect des droits de l’homme sont le devoir de chacun», a-t-il affirmé.

Dans son communiqué, le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC affirme que les services de la Monusco ont visit vingt personnes blessées, civils comme policiers, et écouté leurs témoignages.

Martin Kobler rappelle que les libertés de réunion et de manifestation pacifique sont reconnues et garanties par la constitution de la RDC.

Aucun mort, selon le gouvernement

Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a pour sa part démenti la mort d’une personne au cours des violences qui ont accompagné la dispersion par la police du rassemblement de l’UNC.

«Il n’y a eu aucun mort dans les évnements de Bukavu, contrairement à ce qui se dit», a-t-il affirmé au cours d’un point de presse tenu vendredi à Kinshasa.

Le ministre Lambert Mende a en outre annoncé l’ouverture d’une enquête pour «tirer les choses au clair, puisqu’officiellement, il n’y a pas eu usage d’armes létales».

La police a lancé des grenades lacrymogènes et tiré des coups de feu pour disperser un rassemblement de l’UNC jeudi 20 février à la place de l’indépendance à Bukavu, faisant un mort et 47 blessés, selon des sources locales.

Pour le président de l’UNC, Vital Kamerhe, ces violences auraient pu être évitées si les autorités avaient fait preuve de plus de responsabilité.

radiookapi.net

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