24 février 2014

Mbuji-Mayi: destruction des engins non explosés

 
Dans un dépôt d’armes à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John BompengoDans un dépôt d’armes à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Des engins non explosés ont été détruits au dépôt secondaire d’armes et minutions du camp brigade lundi 24 février à Mbuji-Mayi. Ces engins avaient été récupérés dans la ville et dans sa périphérie après la dépollution par les experts de l’agence UNMACC des Nations unies et des ONG MAC, Pupil Aid APN de la Norvège sous la supervision de la 5e région militaire. Il s’agissait de mortiers, de rockets, de fusées mines et de grenades.

La destruction des engins non explosés s’est effectuée vers le polygone minier, dans une zone qui ne présente aucun risque. Les habitants du camp brigade n’ont entendu qu’une légère détonation.

Mais les détonations seront plus fortes lors de la deuxième phase de cette opération prévue pour le vendredi prochain, ont prévenu les organisateurs. Une grande quantité d’engins sera détruit à une dizaine de km de la ville.

Les organisations impliquées en ont averti la population afin d’éviter tout mouvement de panique.

Les mêmes sources ont affirmé que les engins détruits présentaient un danger imminent pour la population locale.

L’explosion d’un dépôt d’armes le 24 janvier dernier avait causé la mort de 18 personnes. Plus 60 personnes avaient été blessées et des dégâts matériels importants avaient été enregistrés.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 22:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


RDC: la société civile désapprouve la révision constitutionnelle proposée par la Ceni

 
Abbé Apollinaire Malu Malu le 24/02/2014 à Kinshasa, lors d’une rencontre avec des acteurs de la société civil. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Des organisations de la société civile de la RDC ont rejeté la révision constitutionnelle proposée par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) en vue d’appliquer le mode de scrutin indirect pour les élections provinciales. Ils l’ont fait savoir au cours d’une rencontre avec le président de la Ceni, Apollinaire Malumalu, lundi 24 février à Kinshasa. Le moment n’est pas propice pour une telle reforme, selon la société civile, qui redoute le risque de corruption de «grands électeurs ».

A l’issue de cette matinée d’échange, la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) basée à Kinshasa a purement et simplement rejeté ce scrutin indirect, au regard du degré de corruption qui prévaut en RDC.

 
Des membres du bureau de la commission électorale nationale indépendante(Ceni) le 24/02/2014 à Kinshasa, lors d’une rencontre avec les acteurs de la société civil. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Des membres du bureau de la commission électorale nationale indépendante(Ceni) le 24/02/2014 à Kinshasa, lors d’une rencontre avec les acteurs de la société civil. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Des participants à la rencontre des membres du bureau de la commission électorale nationale indépendante(Ceni) et les acteurs de la société civil le 24/02/2014 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Des membres du bureau de la commission électorale nationale indépendante(Ceni) le 24/02/2014 à Kinshasa, lors d’une rencontre avec les acteurs de la société civil. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Des participants à la rencontre des membres du bureau de la commission électorale nationale indépendante(Ceni) et les acteurs de la société civil le 24/02/2014 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Abbé Apollinaire Malu Malu le 24/02/2014 à Kinshasa, lors d’une rencontre avec des acteurs de la société civil. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

«Cette option-là ne donne pas la possibilité aux pauvres d’émerger et de participer au processus comme candidat, parce qu’il sera aussi question de grands électeurs qui seront facilement corruptibles», a estimé le coordonnateur de la NSCC, Jonas Tshiombela.

Le délégué  de la société civile de la province de l’Equateur, Fabien Mongwenza, a pour sa part estimé que le mode de scrutin proposé par la Ceni était inopportun:

«Pour préserver la quiétude dans la pays, je proposerais que l’ancien système continue, et qu’à la fin de ce cycle électoral on puisse entrevoir une révision qui ferait que les députés provinciaux puissent être élus au suffrage indirect pour nous permettre de gagner du temps

Lors de cet échange, le président de la Ceni a passé en revue la feuille de route de la poursuite du processus électoral en République démocratique du Congo qu’il avait présentée jeudi 30 janvier à l’Assemblée nationale. Il s’est plus appesanti sur la possibilité de reformer la loi électorale en vue d’appliquer le mode de scrutin indirect pour les élections provinciales et sénatoriales, ainsi que celle des gouverneurs.

«Les conseillers des communes, des chefferies et des secteurs élus pourront élire, en un même jour, députés provinciaux, gouverneurs et vice-gouverneurs, sénateurs, conseillers urbains, bourgmestres et bourgmestres adjoints», a-t-il expliqué.

Pour y arriver, l’abbé Malumalu juge indispensable la révision de quelques articles de la constitution. «On devrait, dans ce cas là [réviser] au niveau de la constitution un article qui concerne [le scrutin des] sénateurs et deux articles qui concernent les institutions provinciales: 197 et 198», a précisé la président de la Ceni.

Aux dires de certains participants à cette rencontre, il appartient aux députés tant de la majorité que de l’opposition de traiter avec délicatesse de la révision de la constitution telle que proposée par la Ceni.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 22:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Kasaï-Occidental : ouverture du procès en appel de 11 policiers et militaires accusés de vol

 
Une vue de la salle d'audience du tribunal militaire ce 29/04/2011 à Kinshasa, dont au fond les juges du seant et en avant plan, les prévenus lors du procès des presumés insurgés Eniele. Ph John Bompengo/ Radio OkapiUne vue de la salle d'audience du tribunal militaire ce 29/04/2011 à Kinshasa, dont au fond les juges du seant et en avant plan, les prévenus lors du procès des presumés insurgés Eniele. Ph John Bompengo/ Radio Okapi

Le procès en appel de cinq policiers et six militaires, condamnés au premier degré à de peines allant de 20 ans de prison à la peine capitale pour vol, a commencé samedi 22 février au tribunal militaire de Kananga, au Kasaï-Occidental. Ces agents de l’ordre son accusés d’avoir cambriolé le domicile d’un changeur de monnaie pendant qu’ils effectuaient une patrouille de nuit dans la capitale provinciale. Le ministère public et la défense ont tous deux interjeté appel estimant, l’un, que les peines étaient insuffisantes, et l’autre, que le jugement était mal rendu.

Au cours de cette première journée du procès, le tribunal a procédé à l’identification des prévenus. Les deux parties ont ensuite justifié leur rejet du verdict du premier degré.

Pour le ministère public, deux autres infractions doivent être ajoutées à la charge des condamnés, notamment la violation des consignes pour tous et la concussion pour le sous-lieutenant militaire Lofumbwa Bwale.

Quant aux condamnés, ils estiment que le premier jugement était mal rendu.

L’audience, qui a ensuite été suspendue, devrait reprendre mardi.

Au premier degré, le sous-lieutenant Lofumbwa Bwale et trois policiers avaient été condamnés à la peine capitale. Les autres prévenus, soit 5 militaires et 2 policiers, avaient écopé de 20 ans de servitude pénale principale.

Des membres de force de l’ordre avaient été arrêtés samedi 8 février après avoir cambriolé le domicile d’un changeur de monnaie à Kananga, pendant qu’ils effectuaient une patrouille de nuit, emportant une importante somme d’argent, dont le montant n’a pas été précisé, ainsi que plusieurs biens.

Le commissaire provincial de la Police dans cette province, le général Lukumbilo, avait déploré le fait que les protecteurs de la population se transforment en voleurs, sollicitant l’organisation d’une audience publique pour flagrance dans cette affaire.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 11:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 février 2014

l'Eglise dénonce la manipulation en sous-main de milices au Katanga

AFP 

L'Eglise catholique dénonce la manipulation
en sous-main de milices semant la terreur au Katanga, dans le Sud-Est
de la République démocratique du Congo et "l'attentisme du
gouvernement central" face à la crise dans cette province.

Dans une lettre pastorale obtenue jeudi par l'AFP, les évêques du Katanga
reviennent sur les crimes commis par des groupes armés "maï-maï"
(ex-milices populaires d'autodéfense) ou "Bakata Katanga"
(indépendantistes) depuis plus de trois ans et dont le rayon d'action
n'a cessé de s'étendre au cours des derniers mois.

"Nous dénonçons la main noire qui manipule des jeunes gens transformés en tueurs
impitoyables" et "l'attentisme du gouvernement central", qui "devrait
se préoccuper davantage de la souffrance atroce des populations
sinistrées", écrivent les évêques des huit diocèses de la province.

Le texte dénonce également "l'approvisionnement en armes et munitions dont bénéficient
les miliciens, manipulés par d'obscurs personnages". Selon le Bureau
de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), on compte
aujourd'hui plus de 400.000 personnes déplacées au Katanga (soit près
de huit fois plus qu'en 2011).

Pour les évêques, la revendication de l'indépendance du Katanga n'est qu'un "prétexte généralement évoqué
pour justifier un [...] déchaînement de la violence". Le Katanga est
la région la mieux dotée de la RDC, du fait de son sous-sol
extrêmement riche en matières premières, mais l'extraction minière
n'est vraiment développée que dans sa partie sud, et la majeure partie
de la population de la moitié nord de la province, d'où sont
originaires les "maï-maï" locaux, vit dans une misère insondable.

Originaires du nord du Katanga, les "maï-maï" qui agissent dans la
province, et qui épousent parfois la cause Kata Katanga,
ont étendu leur emprise en 2013 en descendant progressivement vers le
sud et ils déstabilisent désormais la région de Lubumbashi, la
capitale provinciale et deuxième ville du pays.

Selon le dernier rapport des experts de l'ONU sur la RDC, le mouvement Kata Katanga
manque de coordination entre ses différents chefs de guerre et
servirait "les intérêts des élites politiques et économiques
nationales et provinciales, qui l'utilisent pour fomenter des troubles
ou, au contraire, améliorer la stabilité, selon leurs besoins".

Posté par lumbamba à 15:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Sud-Kivu : la société civile exige l’ouverture d’une enquête après des incidents de Bukavu

 

 
La police disperse les manifestants de l'UNC jeudi 20 février à la place de l'indépendance à Bukavu (Sud-Kivu)/ Ph. UNCLa police disperse les manifestants de l'UNC jeudi 20 février à la place de l'indépendance à Bukavu (Sud-Kivu)/ Ph. UNC

Le bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu exige l’ouverture d’une enquête indépendante après des incidents survenus jeudi dernier à la place de l’indépendance à Bukavu, lors du meeting raté du président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), Vital Kamerhe. Au cours d’un point de presse organisé samedi 22 février, cette organisation citoyenne demande que les coupables soient sanctionnés et que les autorités congolaises respectent la constitution de la République démocratique du Congo (RDC).

Cette organisation citoyenne demande aussi la tolérance politique du côté des partis politiques et l’observance des lois et principes qui les régissent.

 

« Aux autorités politiques nous recommandons de respecter la constitution ainsi que les autres textes légaux réglementant la vie politique en RDC, de respecter et de préserver les principes de la démocratie auxquelles notre pays a souscrit », a déclaré la vice-présidente du bureau de coordination de la Société civile du Sud-Kivu, Elie Matabaro.

 

Vital Kamerhe, président de l’UNC devait tenir un meeting jeudi 21 février à la place de l’indépendance. Cette manifestation a été relocalisée au stade de la Concorde. Ce qui n’avait pas enchanté les sympathisants de l’UNC, estimant que cet endroit était exigu pour contenir tous leurs militants. La police les avait alors dispersés, à base des gaz lacrymogènes et des balles tirées en l’air. Un mort et plusieurs blessés ont été enregistrés. Un bilan contesté par des sources officielles qui estiment qu’il n’y a pas eu de mort.

 

La Société civile a AUSSI demandé « aux forces de l’ordre d’être effectivement au service de la population et non à la solde des politiciens. Elle est au service de la nation congolaise et nul ne peut la détourner à ces fins tel que stipule l’article 183 de la constitution ».

 

Suspension du gouverneur du Sud-Kivu

 

De son côté, la plate-forme politique « Sauvons la RDC » exige la suspension du gouverneur du Sud-Kivu et celle du maire de la ville de Bukavu qu’elle considère comme premiers responsables de ces incidents. Les membres de ce regroupement politique de l’opposition l’ont déclaré vendredi 21 février au cours d’un point de presse organisé à Kinshasa.

 

Le député Mayo de l’UNC a déclaré que la coalition rejetait la version officielle au sujet de cet incident. Selon elle, il y a bel et bien eu un mort et des nombreux blessés à Bukavu lors du meeting dispersé qui se déroulait dans le cadre de la campagne de la « caravane de paix ».

 

Il estime que seule une enquête internationale pourra élucider cette situation et établira les responsabilités de chacun.

 

La plate-forme « Sauvons la RDC » invite également ses membres à revenir à Kinshasa pour ne pas s’exposer « à l’atteinte de leurs intégrités physiques ».

 

« Nous demandons aussi à la délégation qui se retrouve dans l’Est de la RDC de revenir à Kinshasa afin de ne pas donner au pouvoir de monsieur Kabila l’occasion de porter atteintes à l intégrité physique des citoyens congolais déjà meurtris par deux décennies de guerre aux causes inavouées dans l’Est du pays ainsi qu’ à leurs biens », a-t-il ajouté.

 

La coalition « Sauvons le Congo » est composée notamment de l’UNC de Vital Kamerhe, l’Ecide [Engagement pour la Citoyenneté et le Développement] de Martin Fayulu et d’une frange de la Société civile.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 10:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


21 février 2014

Martin Kobler déplore les violences qui ont entouré l’arrivée de Kamerhe à Bukavu

 
Martin Kobler, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC répondant aux questions des étudiants de l’Université de Kinshasa, le 18/02/2014, lors d’une conférence -débat. Radio Okapi/Ph. John BompengoMartin Kobler, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC répondant aux questions des étudiants de l’Université de Kinshasa, le 18/02/2014, lors d’une conférence -débat. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le chef de la mission onusienne en RDC (Monusco) s’est dit vivement préoccupé par les violences qui ont entouré jeudi 20 février l’arrivée du président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), Vital Kamerhe, à Bukavu, dans le Sud-Kivu. Des policiers ont tiré des grenades lacrymogènes et des coups de feu pour disperser le rassemblement de ce parti sur la place de l’indépendance. Une personne a été tuée et 47 autres blessées. De son côté, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, affirme qu’il n’y a eu aucun mort dans ces événements.

Pour le chef de la Monusco, Martin Kobler, ces évènements interpellent tout le monde.

«Je tiens à rappeler la responsabilité partagée des acteurs politiques et des autorités administratives et sécuritaires. La préservation de la paix et de la sécurité de tous ainsi que le respect des droits de l’homme sont le devoir de chacun», a-t-il affirmé.

Dans son communiqué, le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC affirme que les services de la Monusco ont visit vingt personnes blessées, civils comme policiers, et écouté leurs témoignages.

Martin Kobler rappelle que les libertés de réunion et de manifestation pacifique sont reconnues et garanties par la constitution de la RDC.

Aucun mort, selon le gouvernement

Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a pour sa part démenti la mort d’une personne au cours des violences qui ont accompagné la dispersion par la police du rassemblement de l’UNC.

«Il n’y a eu aucun mort dans les évnements de Bukavu, contrairement à ce qui se dit», a-t-il affirmé au cours d’un point de presse tenu vendredi à Kinshasa.

Le ministre Lambert Mende a en outre annoncé l’ouverture d’une enquête pour «tirer les choses au clair, puisqu’officiellement, il n’y a pas eu usage d’armes létales».

La police a lancé des grenades lacrymogènes et tiré des coups de feu pour disperser un rassemblement de l’UNC jeudi 20 février à la place de l’indépendance à Bukavu, faisant un mort et 47 blessés, selon des sources locales.

Pour le président de l’UNC, Vital Kamerhe, ces violences auraient pu être évitées si les autorités avaient fait preuve de plus de responsabilité.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 20:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 février 2014

RDC : plusieurs blessés dans la répression d'un rassemblement de Vital Kamerhe à Bukavu

Vital Kamerhe a commencé sa 'caravane de la paix' dans l'est de la RDC le 18 février, à Goma. Vital Kamerhe a commencé sa "caravane de la paix" dans l'est de la RDC le 18 février, à Goma. © AFP

La dispersion par la police d’un rassemblement de Vital Kamerhe jeudi à Bukavu (est de la RDC) a fait 20 blessés, selon les autorités. Le parti de l'opposant affirme, lui, que deux personnes ont été tuées.

La "caravane de la paix" de Vital Kamerhe dans l’est de la RDC a donné lieu, jeudi 20 février, à des scènes de chaos dans le centre-ville de Bukavu. Selon des sources concordantes, plusieurs partisans de l’opposant, qui s’étaient rassemblés pour le porter en triomphe jusqu’au lieu de son meeting, ont été blessés par les forces de l’ordre lorsque celles-ci les ont dispersés, utilisant notamment des tirs de gaz lacrymogène. Des tirs à balles réelles auraient également été entendus.

Marcelin Cishambo, le gouverneur de la province du Sud-Kivu, faisait état en fin de journée d’un bilan de 20 blessés, dont 12 civils et 8 policiers, tandis que l’Union pour la nation congolaise (UNC, le parti de Kamerhe) affirmait avoir dénombré deux morts et une douzaine de blessés dans ses rangs.

Interdiction tardive

Arrivé à Goma, dans l’est du pays, le 18 février, pour sa "caravane de la paix", Vital Kamerhe avait prévu de tenir un meeting ce jeudi sur la place de l’indépendance de Bukavu, la capitale provinciale du Sud-Kivu. La veille du rassemblement, les autorités municipales lui avaient interdit l’accès à cette place.

Selon plusieurs témoins, vers 17 heures, la centaine policiers qui empêchaient l’accès à la place ont effectué des tirs de sommation avant d'employer des gaz lacrymogène et de charger les manifestants. Vital Kamerhe, qui était porté par certains de ses partisans sur un tipoye (chaise à porteur) en direction de la place, aurait lui-même fait une chute.

Plusieurs boutiques et véhicules ont été cassés ou incendiés, dont une jeep de la police.

Plusieurs boutiques et véhicules, dont une jeep de la police, ont été cassés ou incendiés. Des groupes de partisans de Vital Kamerhe étaient toujours rassemblés dans la ville en fin de journée, certains brûlant des pneus en signe de protestation.

L’UNC avait demandé l’autorisation de tenir son meeting sur la place de l’indépendance il y a plusieurs jours. "Le maire avait accepté que le rassemblement se tienne, mais il avait indiqué à l’UNC la veille qu’il devait avoir lieu au stade de Kadutu", affirme le gouverneur Marcelin Cishambo. "Ce sont ses partisans qui ont commencé à jeter des pierres sur les forces de l’ordre. Celles-ci ont répliqué avec des tirs de gaz lacrymogène. Elles n’avaient pas d’armes létales", assure-t-il.

Stade trop petit ?

"Ce sont les forces de l’ordre qui ont ouvert le feu sur nos partisans, d’abord avec des gaz lacrymogène, ensuite à balles réelles", rétorque André Claudel Lubaya, premier secrétaire général adjoint de l’UNC. Le maire a voulu nous cantonner dans un stade de 10 000 places tout en sachant que c’était impossible : il y avait 300 000 personnes dans les rues." Lubaya affirme ne pas savoir si les deux morts évoqués par l’UNC ont été tués par balles ou lors de la bousculade.

Le déplacement de Vital Kamerhe dans l’est du pays avait déjà été reporté à deux reprises au début du mois, les autorités congolaises empêchant l'ancien président de l'Assemblée nationale de décoller de Kinshasa. Le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej, avait alors indiqué à Jeune Afrique qu’une des raisons de ces reports était sa volonté de mieux organiser le déplacement de l’opposant, afin d’éviter que le calme précaire qui prévaut dans la région ne soit perturbé.

________

Pierre Boisselet, avec Trésor Kibangula


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Opposition congolaise | RDC : plusieurs blessés dans la répression d'un rassemblement de Vital Kamerhe à Bukavu | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Posté par lumbamba à 22:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Les images de l'accueil de Kamehre à Bukavu

Avant l'intervention de la police de Kabila

Kamehre accueilli à Bukavu2

Kamehre accueilli à Bukavu

Kamehre accueilli à Bukavu1Les images de la brutalité policière

1009942_761650990511629_407376249_n

1800488_761651020511626_1339236413_n

1912064_761651170511611_425291738_n

1959212_761651317178263_1230271871_n

 

Lumbamba Kanyiki

Posté par lumbamba à 22:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Gouvernement de cohésion nationale : « Je mange… tu manges ! »

Annoncé  depuis la clôture des Concertations Nationales, en octobre 2013, le Gouvernement de cohésion nationale se fait toujours attendre.

L’on avait pourtant cru, au lendemain de ce forum et surtout de la démission de l’équipe Matata, que les choses iraient très vite. Le décor d’un remaniement ministériel imminent semblait davantage planté après la sortie de la circulaire adressée par le Premier ministre aux ministres et mandataires publics, leur interdisant toute initiative en rapport avec des dépenses non courantes ou des mesures administratives portant nouvelle mise en place, promotion ou révocation de cadres ou agents.

Quatre mois après, les spéculations succèdent aux supputations aussi bien au sujet du non moins sûr « Informateur » ou « Formateur » que de la composition même du futur gouvernement. Mais, au regard des ambitions qui s’expriment au niveau de la Majorité Présidentielle, de l’Opposition institutionnelle et non institutionnelle ainsi que des différentes sensibilités de la Société Civile, les candidats ministrables semblent plus animés par l’intention de « se servir » que de « servir ».

Au regard des bousculades qui s’observent du côté du Comité de Suivi des Concertations Nationales, animé par le tandem Kengo-Minaku, l’on a la nette impression que la famille politique du Chef de l’Etat se trouve engagée dans d’interminables tractations avec les plateformes de l’Opposition et de la Société civile ayant pris part aux Concertations Nationales pour se partager le « gâteau national » en attendant les échéances électorales. Des promesses de partage équitable et équilibré des postes circulent avec force à travers la « Ville haute », tant et si bien que le mot d’ordre pour calmer les esprits n’est pas loin du fameux « Je mange… tu manges ! ».

Lorsqu’un ministre en poste ou un candidat ministrable sent le parfum de son élimination de la liste de nouveaux futurs « élus », il se met à secouer à la fois les médias et ses parrains politiques, de manière à ne pas rater le train du Gouvernement de cohésion nationale, censé apporter à tous des dividendes financiers suffisants pour les campagnes électorales de 2014, 2015 et 2016. Le concept de « cohésion nationale » s’apparente sous cet angle à celui de la participation du plus grand nombre des représentants de la Majorité Présidentielle, des « Oppositions » et des « Sociétés civiles » à la gestion des portefeuilles ministériels.

A l’école de Louis Michel

A ce sujet, Louis Michel, ancien ministre belge des Affaires Etrangères, avait montré le mauvais exemple aux Congolais lors du Dialogue Intercongolais, en soutenant la thèse du partage équitable et équilibré des responsabilités entre ex-belligérants comme gage de la réconciliation nationale, de l’unité nationale, de l’unification administrative et territoriale, de la stabilité des institutions de la République, de l’émergence d’une armée républicaine, du retour à une paix durable, etc. Véritables génies du mal, les nouveaux maîtres de la Transition n’avaient pas trouvé mieux que de multiplier par deux, trois, quatre voire cinq les effectifs de leurs ex-combattants, ce qui leur a permis d’engranger d’importants fonds publics pour la paie des fantômes et de se faire millionnaires en quelques mois. Point n’est besoin de rappeler que la période de Transition a été celle du pillage organisé des ressources nationales.

         En principe, la possibilité laissée aux ex-belligérants de « s’installer » et d’ « installer » aurait dû avoir pour retombées positives d’engager effectivement le pays dans la voie de la paix durable et de la prospérité. Mais, contrairement aux attentes, l’insécurité s’est installée dans la durée, jusqu’aujourd’hui, dans plusieurs parties du territoire national, engendrant des situations de « non-Etat ». Tous les mécontents politiques et économiques qui en ont les moyens n’hésitent pas à prendre les armes pour revendiquer leur part du gâteau national. Les vrais faux accords de paix et les deals politiques entre le pouvoir en place à Kinshasa et des seigneurs de guerre que l’on caresse dans le sens du poil ne se comptent plus.

Social : espoirs éternellement déçus

Depuis la chute de Mobutu, en mai 1997, les Congolais des catégories défavorisées assistent à la montée au pouvoir de nouveaux bourgeois politiques, sans que leurs conditions sociales et économiques ne changent positivement. La misère généralisée qui s’abat sur la majorité d’entre eux contrastent avec les richesses potentielles dont l’exploitation ne profite qu’à une infime minorité. Cela fait ainsi 17 ans que les espoirs d’amélioration du social sont éternellement déçus. A ce titre, d’aucuns sont tentés de ne plus croire aux promesses électorales annonçant un Congo émergent d’ici 2030 car en 2014, tous les paramètres sociaux et économiques indiquent que l’objectif ne sera pas atteint, en raison de la prédation érigée en mode de gestion des affaires publiques.

         Aussi, lorsque l’on parle de gouvernement de cohésion nationale, les Congolais d’en-bas pensent non pas à l’arrivée aux affaires de nouveaux serviteurs des autres mais plutôt à celle d’une nouvelle caste de citoyens mus par la recherche de leur confort personnel.

Kimp

Posté par lumbamba à 20:54 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Collecte de signatures en appui à la pétition contre Malumalu : Les Congolais de l’intérieur impatients de signer !

Le taux le plus élevé de signataires potentiels de ce document est enregistré parmi les fidèles des églises chrétiennes...
La campagne menée depuis quelques jours à Kinshasa en faveur de la signature de la pétition collective visant à obtenir la démission de l’Abbé Apollinaire Malumalu de ses fonctions de président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) se poursuit.

Lancée le mardi dernier à partir de la Place commerciale de Kintambo/Magasins, cette campagne a connu beaucoup d’entraves dans cette commune à travers des interférences injustifiées de la police qui sommait ses animateurs de se retirer de tous les points de rencontre supposés avec la population !
 
Les responsables de l’opération “ Sauvons la République démocratique du Congo qui se recrutent au sein des Forces acquises au changement et de la coalition pour le vrai dialogue pilotées respectivement par Martin Fayulu et Vital Kamerhe ont indiqué à ce propos que des éléments de la police qui n’ont pas hésité d’user de la force pour disperser les gens qui s’apprêtaient à signer pour arracher et confisquer les copies de la pétition déjà signées ainsi que le matériel destiné à la sensibilisation du public.
 
D’après les mêmes responsables de “ Sauvons la RDC” la collecte de mardi au point de Kintambo/Magasins s’était clôturée avec un gain de 600 signatures.
 
Une campagne bien partie
 
L’étape suivante de la collecte a été celle de la Commune de Ngiri-Ngiri qui a accueilli hier mercredi les animateurs de l’opération au marché Bayaka.
Beaucoup de Congolais estiment que l’opération de collecte de signatures d’appui à la pétition exigeant le départ sans condition d’Apollinaire Malukalu de la tête de la Ceni se déroule à une “ vitesse de tortue » !
On signale à ce propos que des milliers de compatriotes habitant les régions de l’arrière-pays qui ne veulent plus voir se répéter les fraudes électorales massives du 28 novembre 2011 sont très impatients de signer la pétition initiée par
Sauvons la RDC “ en vue d’obtenir la démission de l’Abbé Malumalu qui se trouve, à leurs yeux, sur la trajectoire suivie en 2011 par son devancier de triste mémoire, le Pasteur Daniel Ngoy Mulunda
Pendant ce temps, des spécialistes en matière der prospective s’échinent à faire d’audacieuses projections autour des suffrages à obtenir pour décider l’Abbé Malumalu à franchir la porte de sortie de la CENI.
S’interdisant d’anticiper sur les chances de réussite de la campagne de collecte de signatures initiées par les Forces acquises au changement et la Coalition pour un vrai dialogue, lesdits spécialistes affirment néanmoins que cette campagne est bien partie étant donné que le taux le plus élevé de signataires potentiels du document très attendu est enregistré parmi mes fidèles des églises chrétiennes … dont l’Eglise catholique romaine qui est en RDC !
KAMBALE MUTOGHERWA

Posté par lumbamba à 20:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]