29 avril 2015

Crise à l’UDPS : Tshisekedi partagé entre son fils Félix et son SG

 

drapeau udps

Formation politique phare de l’Opposition depuis les années 90,1’ Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) est quasiment au bord de l’implosion. Si rien n’est fait, un schisme risque de s’installer au sein du parti cher à Etienne Tshisekedi.

Avec la deuxième place occupé par Etienne Tshisekedi lors de la présidentielle de 2011 avec près de 33%, d’aucuns avaient cru que l’UDPS allait davantage s’organiser pour viser le podium en 2016. Mais dans la pratique, on se rend vite compte que le parti de l’ancien Premier ministre de Mobutu n’a pas chassé ses vieux démons de la division. Depuis quelques jours, en effet, l’UDPS émet deux sons de cloche sur le dossier ayant trait à l’organisation des élections provinciales, locales et municipales. En tournée dans l’Est de la République démocratique du Congo, plus précisément à Goma, dans le Nord-Kivu – où il a tenu un meeting populaire sans être inquiété – Félix Tshisekedi, Secrétaire national du parti chargé des Relations extérieures, prenait à contre-pied le bureau politique de l’UDPS.

Le Secrétaire général de 1’UDPS, Bruno Mavungu, signait, avec les autres partis politiques de l’opposition, la déclaration au terme de laquelle ils prenaient la décision de ne pas prendre part aux élections provinciales, locales et municipales. Et de Goma où il se trouvait, Félix Tshisekedi va surprendre tout le monde en affirmant que son parti prendra part aux élections provinciales et locales, et qu’il conditionnait seulement la présidentielle de novembre 2016. Félix Tshisekedi a maintenu sa position même après que la direction de son parti ait rectifié le tir afin de le ramener à l’ordre.
La question que d’aucuns se posent aujourd’hui est celle de savoir qui dirige réellement l’UDPS ? Est-ce Félix Tshisekedi, le Secrétaire national chargé des Relations extérieures ? Ou Bruno Mavungu, le Secrétaire national du parti?

Silence coupable ou complice d’Etienne Tshisekedi

Que dit le président national du parti par rapport à ce débat sur la position finale que doit prendre l’UDPS en ce qui concerne les élections provinciales et locales ? L’homme s’alignerait-t-il sur la position de son fils Félix Tshisekedi ou sur celle de Bruno Mavungu, le Secrétaire général de son parti ? D’aucuns auraient voulu entendre Etienne Tshisekedi se prononcer officiellement sur ce sujet. Mais jusque-là, c’est le silence radio.

Cependant, l’on apprend qu’Etienne Tshisekedi a, depuis Bruxelles, indiqué que son parti, participera à toutes les élections. Cette information a été donnée par Rubens Mikindu, un membre influent du parti qui avoue avoir parlé pendant plusieurs minutes au téléphone avec son leader, Etienne Tshisekedi. Il a même souligné que l’entretien avait été facilité par Félix Tshisekedi.

Au niveau de la base, les combattants ne savent plus qui écouter ou qui suivre. Déjà, certains observateurs de la scène politique congolaise, surtout ceux qui suivent de près la marche de l’UDPS depuis sa création n’hésitent pas à conclure que Félix Tshisekedi parle au nom de son père, mais surtout comme probable futur président national de 1’UDPS.

Autre information au sein de l’UDPS : Valentin Mubake, jusqu’ici, Conseiller politique d’Etienne Tshisekedi est en train de tourner les pouces à Bruxelles, en Belgique, où il remue ciel et terre pour être reçu par son mentor. L’homme dit, à qui veut l’entendre qu’on lui a fait dire que le président de son parti ne veut pas le recevoir, Pour quelle raison ? La question reste posée !

Par CONGO NOUVEAU

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ELECTIONS : L’OPPOSITION FAIT PART DE SES INQUIÉTUDES A LA MONUSCO

ELECTIONS : L’OPPOSITION FAIT PART DE SES INQUIÉTUDES A LA MONUSCO

Après avoir rencontré les membres du Bureau de la CENI, les acteurs politiques de l’opposition ont rencontré, ce mardi 28 avril 2015, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies.

Les représentants des partis politiques de l’opposition ont fait part à Martin Kobler de leurs inquiétudes sur le processus électoral en cours.

Tout en réaffirmant leur volonté de participer à un processus électoral crédible et apaisé, les opposants ont évoqué les contraintes et inquiétudes liées au respect des délais constitutionnels, la prise en compte de tus les majeurs non enrôlés ainsi que le décaissement des fonds.

Les acteurs politiques de l’opposition ont souhaité une implication de la mission onusienne.

Ci-dessous, le lien du compte rendu fait par le modérateur Jean-Lucien BUSSA.

https://www.youtube.com/watch?v=H0jhNwbvGuE&feature=youtu.be

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Dr Denis Mukwege: en RDC, «beaucoup de victimes attendent la justice»

RFI   

Par Sonia Rolley

Dr

Il a été le prix Sakharov 2014, un prix pour la liberté de l’esprit remis par le Parlement européen. Le Dr Denis Mukwege est ce médecin congolais qui depuis plus de 15 ans soigne les femmes victimes de viol à l’hôpital de Panzi à Bukavu dans l’est de la RDC.
Un film documentaire lui est aujourd’hui consacré : L’homme qui répare les femmes, la colère d’Hippocrate. Signé des Belges Thierry Michel et Colette Braeckman, le long métrage sort officiellement le 15 avril sur les écrans belges, et est depuis deux semaines présenté en avant-première aux Pays-Bas, en Belgique et en France, avant le Québec et les Etats-Unis. De passage à Paris, le docteur Mukwege est l’invité de Sonia Rolley. 
Dans le film qui vous est consacré, vous racontez une anecdote terrible qui dit beaucoup : un jour vous avez opéré une fille de 8 ans, née à Panzi, issue elle-même d’un viol. Et c’est là que vous vous êtes décidé à prendre votre bâton de pèlerin pour témoigner à travers le monde. Où en est la situation aujourd’hui ?
Dr Denis Mukwege : Il y a deux ans, avec la diminution des zones de conflit après la défaite du M23, il y a beaucoup de groupes armés congolais qui ont rendu leurs armes. On constate quand même qu’il y a une diminution du nombre des victimes de viols et de violences sexuelles qui arrivent à l’hôpital. Par contre, ce qui est triste, c’est de constater que c’est un mal qui est entré et est en train de se propager dans la société comme une métastase d’un cancer. Ça arrive dans des zones où il n’y a pas de conflits. Ça ne veut pas forcément dire que ce sont des civils qui commettent ces actes puisqu’il y a un gros problème dans la démobilisation. Les personnes qui constituent aujourd’hui l’armée et la police viennent des groupes armés, la plupart de ces jeunes gens sont entrés dans des groupes armés très jeunes, ils ont appris à faire des atrocités sur les populations civiles. Ce n’est pas le fait de changer de tenue qui va changer leur façon de faire. Donc il y a un gros travail à faire sur le plan psychologique de tous ces jeunes qui ont pris les armes très jeunes.
Dans le film, on voit également beaucoup d’enfants arriver à l’hôpital. Est-ce que c’est aussi un phénomène que vous constatez, c’est-à-dire plus de viols sur mineurs ?
Absolument. Ça, c’est un phénomène tout à fait nouveau. Et c’est ce qui nous inquiète : ça se passe dans des endroits où il n’y a pas de conflits et ça se passe sur des mineurs, des enfants de moins de cinq ans. Pendant le conflit, on n’avait très peu d’enfants et aujourd’hui, le nombre d’enfants ne fait que s’accroître.
Dans le film, vous dites : « L’impunité a commencé ici à Lemera », Lemera c’est l’hôpital où vous vous trouviez dans les années 1990. Qu’est-ce qui s’est passé dans cet hôpital ? Et pourquoi, c’est un phénomène qui perdure jusqu’à aujourd’hui ?
En effet, à ce moment-là, on devait déjà se poser des questions par rapport à la guerre qui a commencé en 1996 puisque la première attaque s’était faite au niveau de l’hôpital de Lemera où les malades ont été massacrés dans leur lit. A cette époque-là, pour moi, c’était inimaginable que le monde puisse se taire devant une telle atrocité. Et j’en avais parlé avec les autorités internationales qui auraient dû agir. Mais il ne s’était rien passé. Quand vous tuez quelqu’un dans son lit de malade, après tout est permis.
On a vu quelques procès se dérouler, notamment le procès de deux groupes armés sur ces questions de viols. Est-ce que vous avez l’impression que les efforts sont suffisants pour lutter contre l’impunité ?
Ce n’est pas suffisant. Il y a beaucoup de victimes qui attendent de savoir pourquoi elles ont subi ce qu’elles ont subi et elles attendent la justice. Si on prend des cas isolés, ça ne pourra pas résoudre la question. Il faut pouvoir dire la vérité sur ce qui s’est passé entre 1996 à ce jour. Pourquoi les civils sont massacrés sans qu’il y ait des suites ? Pourquoi il y a ces viols massifs qui donnent une très mauvaiseimage de notre pays alors que ces viols massifs n’ont jamais existé avant, quand on a connu d’autres guerres, on n’avait jamais connu des viols massifs comme on en connaît aujourd’hui. Il faut qu’il y ait d’abord la vérité. On ne doit pas vivre dans un esprit de haine. Il faut absolument pouvoir avancer. Et il faut absolument une réconciliation.
Est-ce que ce que vous suggérez, ce serait une Commission de vérité et réconciliation (CVR) ?
Absolument. Lorsqu’on a signé les accords de Sun City, parmi les Commissions qui étaient mises en place, il y avait une CVR. C’est finalement la seule Commission qui n’a jamais fonctionné.
Certains vous reprochent d’avoir des discours trop politiques et peut-être vous soupçonnent d’avoir des ambitions. Que leur répondez-vous ?
Ce que je dis, c’est tout simplement un discours citoyen. Je rencontre des filles, des femmes, qui ont souffert énormément et qui n’ont pas la possibilité de s’exprimer. Je porte tout simplement leur voix.
Vous êtes parfois accusé de ternir l’image du pays, de ternir l’image de l’armée par vos discours à travers le monde. Est-ce que vous comprenez cette attitude des autorités congolaises, et finalement parfois ce manque de soutien à ce que vous êtes en train de faire au Sud-Kivu ?
Je suis Congolais, j’aime mon pays, je me bats pour mon pays. Je suis au Congo malgré toutes les difficultés que je peux rencontrer. Ce n’est pas en cachant la vérité, en vivant dans le déni d’une situation qui est grave qu’on va trouver des solutions. Je pense que dire tout simplement que ça ne va pas, ce n’est pas forcément donner une mauvaise image de son pays. La bonne image du pays devrait venir du fait que nous voulons résoudre le problème pour avancer une bonne fois pour toutes.
L’hôpital de Panzi a eu des problèmes tout récemment avec le fisc congolais, avec les impôts. On vous réclamait plusieurs millions de dollars. On a même saisi les comptes de l’hôpital. Est-ce que ce problème est réglé ?
Le personnel de l’hôpital était dans la rue pour demander son droit et refuser la discrimination. C’est un droit qu’il soit traité comme les autres qui ont le même statut. Et aujourd’hui l’affaire est toujours pendante.
Le même statut que d’autres hôpitaux qui bénéficient d’une certaine exonération...
Exactement, on en avait bénéficié depuis la création de l’hôpital. Et donc en novembre, nos comptes avaient été saisis et c’était leur droit de pouvoir réclamer puisque ça fait plus de quinze ans que nous travaillons avec ce statut. Pourquoi seulement au mois de novembre ? C’est là où on se réveille le matin et on se rend compte qu’il faut changer le statut. Mais l’affaire est pendante, nous attendons que le gouvernement puisse se déterminer sur cette question.
Cette année, l’année prochaine, un grand cycle électoral s’ouvre au Congo. Qu’est-ce que vous espérez pour votre pays ?
J’espère que tout peut se passer en toute démocratie et qu’il puisse y avoir une alternance. Nous, peuple congolais, nous rêvons une alternance démocratique, que nous ayons des élections qui nous permettent à ce qu’il y ait d’autres équipes qui peuvent proposer autre chose. Si chez vous, les choses marchent, c’est parce que l’opposition peut s’exprimer, peut venir avec ses propositions. Et si la population tranche pour un camp ou un autre, on fait progresser les choses. Si on échoue, il faut accepter qu’on ait échoué et on passe la main. Ce que j’espère pour le Congo, c’est que 2016 soit une année où nous allons vraiment jouir d’élections libres et transparentes et qui vont permettre au pays de construire une démocratie solide. Car si on y arrive en 2016, j’espère que ça pourra continuer après et que peut-être on va écarter les cycles de violence pour avoir le pouvoir.
La communauté internationale semble inquiète ces dernières semaines avec l’arrestation de jeunes activistes de la société civile congolaise et aussi de la société civile africaine en terme général, puisque « Y en-a-marre » et « le Balai citoyen » qui étaient à Kinshasa pour des rencontres autour de l’investissement des jeunes dans la citoyenneté. Ces jeunes sont aujourd’hui accusés de terrorisme, d’avoir voulu créer une insurrection armée au Congo. Qu’est-ce que ça vous inspire cette situation ?
C’est triste parce que cette jeunesse est une jeunesse qui réclame tout simplement qu’on s’occupe d’elle. C’est une jeunesse qui sent que leur avenir est hypothéqué, c’est une jeunesse qui ne voit pas l’espoir d’un emploi, qui ne voit pas un avenir devant lui. S’ils ne peuvent même pas avoir le droit de réclamer, c’est triste.

    

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28 avril 2015

Burundi: les opposants au 3e mandat de Nkurunziza promettent de continuer à manifester

 

manifestants burundais

Burundi: les opposants au 3e mandat de Nkurunziza promettent de continuer à manifester © AFP

Les opposants à un troisième mandat présidentiel de Pierre Nkurunziza ont promis de poursuivre mardi les manifestations de protestation à Bujumbura, interdites et violemment réprimées par la police depuis dimanche.

Le pouvoir burundais restait de son côté tout aussi déterminé. La RPA, radio indépendante la plus écoutée du pays, était toujours muette après avoir été fermée lundi car accusée de relayer les appels à manifester.

Pierre-Claver Mbonimpa, patron de la principale organisation de défense des droits de l'Homme du pays, qui avait appelé à descendre dans la rue, est toujours aux mains de la police.

Un mandat d'arrêt a par ailleurs été émis contre Vital Nshimirimana, le principal organisateur au sein de la société civile de la campagne anti-Nkurunziza, passé dans la clandestinité mais qui, dans un entretien téléphonique à l'AFP, a promis de poursuivre le mouvement.

Lundi soir, le porte-parole du Service national de renseignement (SNR), Télésphore Bigirimana a confirmé à l'AFP l'arrestation par cet organisme de M. Mbonimpa dont ses proches et avocats ignoraient jusqu'alors où il était détenu.

"Oui, il est bien détenu dans nos services", a déclaré M. Bigirimana, refusant d'en dire plus.

M. Mbonimpa a été arrêté sans mandat "dans une procédure de flagrance car il était en train d'appeler la population à l'insurrection", dans une émission de radio en direct, a de son côté expliqué à l'AFP un haut cadre des services de renseignement, ayant requis l'anonymat.

La fermeture de la RPA et l'arrestation de cette figure de la société civile, aux avant-poste de la contestation, risquent de faire monter encore d'un cran la colère des manifestants. Ils protestent depuis dimanche contre la désignation samedi, par le parti au pouvoir (Cndd-FDD), de Pierre Nkurunziza candidat à la présidentielle prévue le 26 juin.

Une candidature pour un troisième mandat que la société civile et l'opposition estiment inconstitutionnelle, la loi fondamentale du Burundi limitant à deux le nombre de mandats présidentiels.

Mais le camp de M. Nkurunziza assure que son premier mandat (2005-2010), en tant que premier président post-transition élu par le Parlement et non au suffrage direct, tombe sous le coup d'une disposition particulière et n'entre pas en ligne de compte dans la limitation.

 

- 'Nous ne partirons pas d'ici' -

Lundi, l'annonce de la fermeture de la radio et l'arrestation de Pierre-Claver Mbonimpa ont provoqué des heurts dans le quartier périphérique de Musaga, dans le sud de Bujumbura, où des jeunes ont affronté la police à jets de pierre, auxquels répondaient des tirs de grenades lacrymogènes et assourdissantes, et parfois des tirs d'intimidation à balles réelles.

Au moins un policier a été blessé, ont constaté des journalistes de l'AFP et un manifestant touché par balle, selon un ambulancier. Plusieurs personnes ont été arrêtées.

Les jeunes du quartier ont joué plusieurs heures durant au chat et à la souris avec la police, disparaissant dans les ruelles adjacentes à chaque charge de la police, appuyée par un canon à eau monté sur un camion.

"Nous ne partirons pas d'ici, tant que" M. Nkurunziza ne renoncera pas à se présenter, a assuré Thierry, musicien de 29 ans. "En plus maintenant ils ferment les radios", a-t-il souligné en référence à la coupure du signal de la RPA (Radio publique africaine).

"Ce ne sont que des voyous qui cherchent à provoquer le désordre", a pour sa part expliqué un officier de police à l'AFP.

Dans la matinée lundi, dans le quartier de Cibitoke, un déploiement massif de police avait empêché les jeunes de descendre vers le centre de la capitale burundaise, déserte toute la journée, où de nombreux magasins et entreprises sont restés fermés.

"Demain, mardi, ça va continuer", affirmait toutefois Jonathan, 26 ans qui vient de finir ses études et se retrouve au chômage comme de nombreux Burundais. "Le problème n'est pas que (le maintien au pouvoir de Nkurunziza) soit trop long, c'est qu'il (le président) passe en dehors de la loi".

Pour l'heure, la contestation reste endiguée par la police aux quartiers périphériques et les opposants au 3e mandat de M. Nkurunziza n'ont pas réussi à converger massivement vers le centre de Bujumbura, leur objectif principal.



Lire l'article sur Jeuneafrique.com : | Burundi: les opposants au 3e mandat de Nkurunziza promettent de continuer à manifester | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique 

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Tensions à Bujumbura: afflux des réfugiés burundais à Uvira

 
Un quartier de la cité d'Uvira, dans la province du Sud-Kivu (RDC).Un quartier de la cité d'Uvira, dans la province du Sud-Kivu (RDC).

Plus de 2800 réfugiés burundais ont été déjà enregistrés, à la date du vendredi 24 avril, par la Commission nationale pour les réfugiés (CNR) dans les territoires d’Uvira et de Fizi au Sud-Kivu. Ces réfugiés, qui traversent sporadiquement en masse depuis fin mars dernier, disent avoir fui «l’enrôlement forcé dans la milice du pouvoir» au Burundi voisin. Les services congolais aux frontalières s’attèlent à leur enregistrement.

Le conseil territorial de sécurité d’Uvira s’est réuni lundi matin pour dégager un plan de contingence sur cet afflux des sujets burundais, qui traversent la frontière congolaise. Il a été recommandé aux services de sécurité (la migration, la police et autres) à procéder à leur enregistrement aux frontières.

D’après ces services de l’Etat, ce sont en majorité les jeunes gens, les femmes et les enfants qui se déplacent avec bagages en mains.
Selon l’assistant aux opérations de rapatriement à la Commission nationale pour les réfugiés/Uvira, Frederik Salumu, jusqu’à vendredi passé, plus de 2800 Burundais ont été enregistrés.

Certains, munis des documents migratoires et provenant des provinces burundaises de Bubanza et de Cibitoke, sont localisés dans la plaine de la Ruzizi. D’autres en provenance de Makamba, Bururi et Nyanza Lacs traversent le lac Tanganyika par pirogue pour rejoindre le territoire congolais de Fizi.

La même source affirme que ces Burundais évoquent la peur et l’insécurité en prévision de l’élection présidentielle dans leur pays ainsi que l’enrôlement forcé dans une milice du pouvoir en place.

Après cette opération de pré-enregistrement, d’autres mesures pourraient être envisagées par le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) et le gouvernement congolais, a rassuré Frederik Salumu.

Tensions à Bujumbura

Et pour ce qui est de la situation sur place au Burundi, des heurts opposent les manifestants et forces de l’ordre à Bujumbura depuis l’annonce samedi de la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat présidentiel. Deux nombreux manifestants ont été tués dimanche.

Et malgré l’interdiction de manifester décrétée par le pouvoir, les opposants à cette candidature sont de nouveau descendus dans la rue ce lundi. Et selon RFI, Pierre

Claver Mbonimpa, militant de la société civil, qui avait appelé à manifester, a été arrêté ce lundi matin. Dimanche, ce sont 200 personnes qui ont été arrêtées. L’armée est déployée dans les quartiers de Bujumbura depuis la nuit de dimanche à ce lundi, mais ne participe pas aux actions anti-émeute.

La Radio publique africaine (RPA) n’émet plus à Bujumbura. Le signal de la principale radio privée au Burundi a été coupé à la mi-journée par les autorités.

radiookapi.net

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27 avril 2015

RDC: l’opposition s’inquiète de l’indisponibilité de Malumalu

 

opposition

Des opposants congolais à Kinshasa, le 27/04/2015 devant le siège de la Ceni. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

L’opposition politique se dit inquiète de l’indisponibilité du président de la Commission électoral indépendante (Ceni), abbé Apollinaire Malumalu. Une délégation des présidents de partis politiques et des groupes parlementaires de l’opposition l’a signifié lundi 27 avril à Kinshasa lors d’une rencontre avec le bureau de la Ceni, axée les propositions et les préalables des opposants à l’organisation de prochaines élections en RDC.

Après une longue absence pour des soins, l’abbé Malumalu est réapparu le 16 avril dernier à Kinshasa au cours d’une réunion extraordinaire de l’assemblée plénière de la Ceni. Depuis lors, il n’est plus visible.

Cette situation inquiète les opposants. Pour eux, l’indisponibilité de l’abbé Apollinaire Malumalu (issu de la société civile) depuis un temps laisse ainsi le champ libre au parti présidentiel (PPRD) à travers son délégué, le premier vice-président de la commission.

Vital Kamerhe, Martin Fayulu, José Makila, Jean-Claude Vuemba, Alexis Lenga, Jean-Lucien Busa, Ingele Ifoto, Martin Mukonkole et Samy Badibanga, qui ont constitué cette délégation de l’opposition, voulaient avoir de la Ceni des réponses à leurs préoccupations contenues dans leur mémorandum du 27 février.

 
Des opposants congolais à Kinshasa, le 27/04/2015 devant le siège de la Ceni. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Le rapporteur de la Ceni, Jean-Pierre Kalamba Mulumba N’galula le 27/04/2015 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Des opposants congolais à Kinshasa, le 27/04/2015 devant le siège de la Ceni. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Des opposants congolais à Kinshasa, le 27/04/2015 devant le siège de la Ceni. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Il s’agit notamment de «l’exclusion de plus de dix millions de Congolais qui avaient moins de 18 ans en 2011» à ces nouvelles élections, la question des délais irréalistes contenus dans le calendrier électoral, la présentation par la Ceni du plan de décaissement des fonds pouvant convaincre que l’organisation électorale se fera sans problème.

Pour l’opposition, cette rencontre s’est tenue dans un esprit de construction démocratique pour éviter à la RDC et à ses citoyens un chaos électoral pourtant évitable maintenant.

A la question savoir s’il y a eu ou non compromis lors de cette rencontre, le rapporteur de la Ceni, Jean-Marie Kalamba, a répondu:

«L’essentiel est que la Ceni reste à l’écoute des uns et des autres, mais prend ses décisions souverainement conformément et à la constitution et à la loi organique et à la loi électorale. Il n’y a pas un problème de compromis. Parce que, si nous trouvions un compromis avec les opposants maintenant à 14 heures, dites-vous qu’à 18 heures, nous aurons à recevoir ceux de la majorité et, le lendemain, nous recevrons ceux de la société civile.»

De leur côté, les opposants déclarent attendre de la Ceni des réponses formelles le plus rapidement possible.

radiookapi.net

 

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RDC – Rwanda : l’ONU inquiète les Congolais

RDC – Rwanda : l’ONU inquiète les Congolais

Des troupes de l’armée rwandaise se sont signalées au milieu de la semaine dernière dans le territoire de Nyiragongo, au Nord-Kivu. Des autorités civiles et militaires congolaises ont fait état d’infiltrations qui se sont étendues sur environ un kilomètre, avant que les « assaillants » ne décrochent, après avoir ouvert le feu sur une patrouille de FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo), dans le Parc de Virunga.

Cette énième bavure militaire rwandaise est intervenue, comme par hasard, au moment où Hervé Ladsous, Secrétaire général Adjoint des Nations Unies chargé des Opérations de maintien de la paix, était en visite d’information dans la partie Est du pays. Interrogé au sujet de ce qui venait de se passer, il a fait savoir que s’il y a eu effectivement une présence militaire rwandaise en RDC – ce qui restait à vérifier – cela constituerait une violation de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba signé pat les Etats de la sous-région des Grands Lacs en février 2013. Il a juste souligné que les Nations Unies étaient pour le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC Sans plus.

Il va sans dire que les Congolais se sentent un peu déçus par ce type de discours qui laisse croire que les Nations Unies se trouveraient dans’ le doute au sujet des accusations de Kinshasa contre Kigali. En lieu et place d’une attitude de réserve, ils auraient aimé entendre un discours de fermeté, dans la droite ligne des opérations, de traque des «forces négative », internes et’ externes, pour lesquelles, le Conseil de Sécurité a décidé de reconduire en mars dernier, pour une année supplémentaire, le mandat de la Monusco en
RDC.

Si la sécurité n’était pas menacée au Nord-Kivu et au Sud-Kivu par des « forces négatives » instrumentalisées par l’Ouganda et le Rwanda, comme attestées par plusieurs rapports d’enquêtes onusiennes, les effectifs de la Monusco ne tourneraient pas autour de 20.000 hommes et qu’on n’aurait pas arrêté la fourchette de 10% pour la première vague de rapatriement des Casques bleus.

Retour aux années sombres des rébellions ?

La nouvelle approche onusienne de la situation sécuritaire à l’Est de la RDC fait penser aux années sombres de la négation, par le Rwanda, de la présence de ses’ troupes au Nord-Kiwi et au Sud-Kivu, e dépit des occupations à répétition de plusieurs-villes et villages par des mouvements rebelles tels que le RCD, le CNDP et dernièrement le M23. La voix de Kinshasa était inaudible à la tribune des Nations Unies, de 1996 sous Mobutu à 1999 sous Laurent Désiré Kabila.

Il avait fallu que les armées rwandaise et ougandaise s’affrontent pendant six jours, en pleine ville de Kisangani, en juin 2000, pour convaincre la communauté internationale de la situation sécuritaire précaire de la RDC. Le décor du moment s’apparente à celui des préparatifs d’une nouvelle épopée militaire rwandaise en RDC. Les incursions de juin 2014 et d’avril 2015 sont révélatrices des intentions de Kigali de reprendre pied au Nord-Kivu, cette fois à visages découvert, à la faveur du nouveau bornage de la frontière commune par une commission d’experts congolais et rwandais.

La révision des limites territoriales héritées de la Conférence Internationale de Berlin (1885) et de la colonisation belge (1911) se présente comme un prétexte inespéré pour le Rwanda de revendiquer, de la manière la plus officielle qui puisse être, des pans entiers du territoire de Nyiragongo aujourd’hui, et ceux d’autres contrées d l’Est de la RD dans les mois et années à venir.

Si la RDC ne s’organise pas ici et maintenant pour la défense de sa souveraineté et de l’intégrité de son territoire, elle risque d’être surprise par son belliqueux voisin, dans la course à un nouvel espace vital. Comme dit et répété plusieurs fois, la réforme, de l’armée ne doit plus attendre, en termes d’hommes de troupes, de cadres militaires, d’équipements, de moyens financiers et de patriotisme.

Par Kimp

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25 avril 2015

Kamerhe récupère Constant N’dom Nda Ombel

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L’Union pour la Nation Congolaise (UNC), troisième grande parti politique à travers la Rdcongo, tient à renforcer son piédestal politique et idéologique.

C’est dans ce contexte précis que son Président national, Vital Kamerhe vient de renforcer son équipe par une décision N°0020/PN/UNC/2015 du 18 avril 2015 portant nomination de Monsieur Constant N’dom Nda Ombel, ancien compagnon de Pierre Mulele comme son Conseiller politique; poste important au sein du parti pouvant apporter une certaine dose aux multiples réflexions et initiatives politiques de l’UNC. C’est en ces termes que se poursuit le texte de cette importante décision :

Le Président National,
Vu la constitution de la République Démocratique du Congo
Vu la loi n°04/003 du 15 mars portant organisation et fonctionnement des partis politiques ;
Vu les statuts de l’Union pour la

Nation Congolaise, UNC en sigle, tels que modifiés et complétés à ce jour;
Vu le procès-verbal de désignation du Président National de l’Union pour Nation Congolaise, signé par les membres fondateurs le 14 décembre 2010.
Vu la lettre n°25/CAG/VPM/MININTERSEC/160/2011 du 26 février 2011 de Monsieur le Vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité prenant acte de la désignation du Président National de l’Union pour la Nation Congolaise;
Revue la décision n°036/PN/UNC/ 2011 portant nomination des membres du Cabinet du Président National de l’Union pour la Nation Congolaise
Vu la nécessité ; Décide
Article 1 Est nommé Conseiller Politique du Président National de I’UNC, Monsieur Constant N’DOM NDA OMBEL
Article 2 Le Secrétaire Général et le Directeur du cabinet du Président National de I’UNC sont chargés, en ce qui le concerne, de l’exécution de la présente décision qui entre à la date de sa signature. Fait à Kinshasa le 18 avril 2015 (Sé) Vital Kamerhe
Constant N’dom Nda Ombel provient bien entendu, d’autres partis de l’opposition dont le MLC et la plateforme de l’Alliance pour le Développement et la République (ADR) d’où il fut d’ailleurs le Premier Vice-président national et membre co-fondateur, avant d’atterrir à l’UNC qu’il estime que ses convictions et orientations se marient parfaitement avec ce parti politique.

Plusieurs fois député et ministre notamment aux ministères de l‘Intérieur et Affaires coutumières, de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel ainsi qu’à l’Agriculture, Ndom est jugé comme l’un des leaders politiques s’opposant aux déviationnismes, aux traitrises s’accrochant à l’argent et aux injustices sociales. Bref, Il adore la transparence.
Considérant les échéances électorales actuelles, N’dom estime que” l’oubli exprès des millions des jeunes ayant accompli depuis 2011 l’âge de 15, 16 ou 17 ans reste une entorse grave et une préoccupation majeure pour aller ainsi aux élections. L’on se retrouverait encore devant une tricherie décriée partout. Le pays ne perdrait en rien si l’on renversait le calendrier actuel de la CENI en reportant des élections locales et urbaines aux années qui suivent en vue d’éviter le glissement qui se pointe à l’horizon, ‘ a-t-il insisté. “ La RDC a beaucoup souffert avec des morts évitons ce qui énerve la population et les observateurs”, a déclaré l’élu d’Idiofa.
Quant à sa nomination à l’UNC, tout en admirant le courage de Kamerhe et de ses proches, sa venue, a-t-il enchaîné, serait davantage le renforcement de toutes les stratégies “a-t-il conclu.

(Se) Placide Tabass

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24 avril 2015

Guerre au sein des partis de la Majorité : ça chauffe fort !

deputeMajor

Alors qu’ils sont censés se mettre en ordre de bataille en vue des prochaines joutes électorales, certains partis de la Majorité sont minés par des querelles intestines. C’est le cas de l’UNAFEC, où l’on déclare avoir limogé le Président Kyungu tandis que ce dernier demande à Matata de chasser du gouvernement la ministre Bijou Mushitu Kat, présumée initiatrice de cette fronde. C’est aussi les cas de l’ECT où le ministre de la santé, Kabange Numbi est sur des charbons ardents.

Le principe de cumul du pouvoir divise désormais les membres du gouvernement et certains partis politiques. Le ministre de la Santé Kabange Numbi l’aura vécu à ses dépens. Désormais le vice-président de l’Eveil de la conscience pour le travail et le développement (ECT) assure la présidence de ce parti de la Majorité présidentielle.

Il remplace ainsi le ministre de la Santé, Félix Kabange, frappé d’incompatibilité au regard de l’article 97 de la Constitution. Les cadres n’ont pas toléré que leur leader qui a eu à se départir des activités du parti pour avoir choisi de savourer les délices du gouvernement, puisse y retourner au regard des enjeux de prochaines élections provinciales.

De ce fait, réunis mercredi 22 avril dernier à Kinshasa, les membres du conseil politique de l’ECT ont levé l’option d’élever le vice-président au rang de président de leur parti.

Ainsi, l’ECT se dit prêt pour le dépôt des candidatures de ses membres pour les élections provinciales. ‘Notre objectif, par le temps qui court, c’est de nous atteler à retirer les dossiers pour que nous puissions déposer les listes de nos candidats”, a poursuivi la même source.
“Nous avons actuellement au niveau du parti un nouveau président en la personne de Baitshura, parce que [...] le président honoraire, Félix Kabange, est ministre de la Santé. Et en vertu de l’article 97 de la Constitution, il est en incompatibilité, il ne peut plus engager le parti’, a-t-il expliqué.

C’était même la demande de tous les cadres du parti, selon laquelle le président Kabange se conforme à la loi pour que nous puissions déposer en bonne et due forme nos dossiers avec toutes les chances qu’ils soient reçus. Nous devons gagner les élections, c’est ça l’essentiel. « avant de rassurer : « Il n’y a pas péril en la demeure, au niveau du parti les structures fonctionnent normalement. Et donc, la présence des policiers et des agents de l’ordre, c’est de l’abus de certains commandants de police”.
Il est clair que les membres du Bureau politique de’ ce parti ne se remettent pas de l’affront subi après l’intrusion deux jours durant des services de la police et de sécurité dans les locaux du siège de ce parti pour empêcher cette rencontre.
Pour la petite histoire, mardi dernier, les éléments de la police nationale ne se sont pas fait prier deux fois pour empêcher les membres d’éveil pour la conscience, le développement et le travail (ECT) de se rassembler à Kinshasa alors que les cadres dudit parti avaient au préalable obtenu toutes les autorisations de leur hiérarchie. Les militants et cadres de ce parti de la Majorité présidentielle s’apprêtaient ainsi à finaliser les listes de leurs candidats aux prochaines élections provinciales.

En tendant de s’enquérir de la présence insolite des forces de l’ordre en ce lieu de la manifestation, le secrétaire général- adjoint de l’ECT, le ministre provincial de l’Agriculture du Katanga, Barthélemy Mumba Gama, a failli tomber à la renverse en apprenant que les policiers avaient été envoyés par le ministère de l’intérieur sur requête du président de leur parti Félix Kabange Numbi. Réagissant à la presse, le patron de l’Agriculture au Katanga s’est étonné que son président ait demandé à la police de disperser cette réunion alors qu’il avait lui-même désigné le vice- président Batshura pour le rem placer à la direction du parti lorsqu’il avait pris ses fonctions au gouvernement.

Par LP

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Nord-Kivu : un notable et un officier FARDC cités dans le réseau de « Manoti »

 

 
Procès de Manoti poursuivi par le tribunal militaire de Goma pour six chefs d'accusation dont les enlèvements. Le 20/04/2015 Photo MonuscoProcès de Manoti poursuivi par le tribunal militaire de Goma pour six chefs d'accusation dont les enlèvements. Le 20/04/2015 Photo Monusco
Le procès de Jean-Emmanuel Biritsho « Manoti » et ses co-accusés s’est poursuivi jeudi 23 avril à Rutshuru-centre au Nord-Kivu. Lors de sa déposition devant le tribunal, il a cité d’autres présumés membres de son réseau. Parmi eux, il y a un haut officier des Forces armées de la RDC, un notable du territoire et un responsable d’un groupe armé actif dans le territoire.

 

Comme promis lors del’audience de lundi dernier, « Manoti » a cité quelques noms faisant partie de son réseau. Il s’agit de Fidèle Mungu Iko de la 34e région militaire des FARDC, le directeur du domaine de Katale, le chef de la localité de Rubare, situé à environ 7 km de Rutshuru-centre, un certain Kabasha et le responsable du mouvement « Force pour la défense des intérêts du peuple congolais », FDIPC. Ce dernier se faisait passer pour un officier FARDC et ami direct du chef de l’Etat.

Ils sont considérés par « Manoti » comme les acteurs clés de son réseau.

Toutes ces personnes citées étaient déjà suspectées par les services spécialisés pour leur appartenance à un réseau criminel.

Ces prévenus sont actuellement aux arrêts, affirment les sources du tribunal militaire en foraine à Rutshuru.

Selon les mêmes sources, ces nouveaux prévenus promettent à leur tour de citer d’autres personnes impliquées dans cette affaire.

L’audience de jeudi a été suspendue pour permettre aux nouveaux prévenus de prendre contact avec leurs avocats.

Depuis l’arrestation de « Manoti » la semaine dernière, au moins une dizaine de personnes, ont étés enlevées sur les différents tronçons routiers du territoire de Rutshuru.

radiookapi.net

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