04 mai 2015

Breaking News: Kabila vient de décider de négocier avec l’opposition pour une transition paisible vers 2016

 

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Jean-Pierre Bemba (MLC), Vital Kamerhe (UNC) et Félix Tshisekedi (UDPS)

Il y a quelques heures, une source nous informait de l’envoi d’un émissaire de Joseph Kabila, aux membres leaders de l’opposition. Elle nous avait cité juste la visite de l’émissaire de Joseph Kabila au Secrétaire national de l’UDPS à Kinshasa, Mr Félix Tshisekedi. Après, nous avions appris que cet émissaire n’était pas seulement parti voir l’UDPS mais il était également allé voir l’UNC et le MLC.

Plusieurspersonnessoupçonnaient déjà que cette visite était pour les corrompre…

Après avoir reçu ces informations qui étaient encore à l’allure des « rumeurs », nous avions contacté nos sources sur place à Kinshasa et nous venons d’apprendre d’une très sure la raison majeure de la visite de l’émissaire de Joseph Kabila à l’encontre de quelques leaders de l’opposition.

En effet, l’émissaire qui n’est rien d’autre que le numéro 1 de l’Agence Nationale de Renseignements, monsieur Kalev Mutond, est allé rencontrer aujourd’hui, quelques leaders de l’opposition, entre autres : Félix Tshisekedi et Bruno Mavungu de l’UDPS, le leader du MLC de Jean-Pierre Bemba, et Vital Kamerhe de l’UNC.

Cette même source nous confirme que Joseph Kabila a envoyé Kalev Mutond avec deux messages clairs et brefs :

1. Joseph Kabila se dit prêt à dialoguer avec toute l’opposition pour l’apaisement en République Démocratique du Congo lors des élections de 2016.

2. Joseph Kabila veut collaborer ensemble avec toute l’opposition pour trouver une solution aux multiples problèmes que connait la République Démocratique du Congo actuellement, pour ainsi, éviter de tomber dans la situation qui se vit présentement au Burundi.

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Kalev Mutond, No1 de l’ANR et l »émissaire de Joseph Kabila

La même source nous informe aussi que lors de cette rencontre, Vital Kamerhe, président de l’UNC a dit à Kalev Mutond qu’il était prêt à participer au dialogue avec Joseph Kabila à condition qu’il libère, avant tout, tous les prisonniers politiques. Il aurait même déclaré à Kalev Mutond : « pas de négociations avant ou sans la libération des prisonniers politiques », en les citant tous par leurs noms.

Sur ce, l’émissaire de Joseph Kabila, monsieur Kalev Mutond aurait rassuré à Vital kamerhe, président de l’UNC, que les prisonniers politiques seraient libérés.

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Directeur exécutif de L’association Les Oubliés de la planète

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03 mai 2015

Burundi: les attaques à la grenade liées à la contestation, « entreprise terroriste » (gouvernement)

Burundi: les attaques à la grenade liées à la contestation, « entreprise terroriste » (gouvernement)

Les auteurs des attaques à la grenade qui ont tué trois personnes dont deux policiers vendredi à Bujumbura sont liés à la contestation au Burundi contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, qui cache une « entreprise terroriste », a estimé samedi le gouvernement burundais.

Les auteurs « ont utilisé des grenades et des fusils, nous les lions à ceux qui disent manifester » à Bujumbura, car « ils considèrent la police, qui est en train de ramener la paix et la sécurité, comme leur ennemie », a dénoncé le ministre de la Sécurité publique, le général Gabriel Nizigama. « On ne savait pas que ces manifestations cachaient une entreprise terroriste », a–t-il ajouté.

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02 mai 2015

Le 02 mai 1968 mourait André Guillaume Lubaya- Message du Sénateur Claudel Lubaya aux Congolais

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de la mort d'André Guillaume Lubaya, tué en 1968 par Mobutu dans des conditions non encore élucidées jusqu'à ce jour. Le Sénateur Claudel Lubaya, le fils de l'illustre disparu, a publié en ce jour mémorable sur son compte facebook, un message  dans lequel il rend un vibrant hommage au défunt père. Je vous invite à le lire.

André Guillaume lubaya

A mon père,

Ce 2 mai 2015, comme le 2 mai de chaque année, nous pensons à toi, et penserons toujours à toi, André Guillaume LUBAYA NTALAJA, mu kua kabombo, précipité en martyr dans l’au-delà, à cause de ton combat pour la démocratie.

Victime expiatoire de l’intolérance politique de la part du régime sanguinaire de Mobutu, tu as été calomnié, traqué, brutalement enlevé et exécuté dans la nuit du 2 mai 1968 au champ des tirs, et tes restes jetés dans un lieu où dont seuls tes bourreaux détiennent le secret.

Privé des funérailles par tes assassins, jusqu’à ce jour, tu n’as ni croix ni terre, ni linceul ni cercueil, ni fleur ni couronne, mais ta mémoire vive continue à demeurer parmi nous, au milieu de nous, à cause de ton juste combat pour un Congo meilleur. Le grand hommage à te rendre, c’est de continuer ce combat.

Ton sang crie justice. Il rejette toute forme de vengeance. Il interdit la haine et ne veut pas de rancœur. C’est un sang pieux, le sang d’un innocent. Comme pour parapharaser Chateaubriand, le sang des méchants, la terre le boit et le transforme en boue quelconque tandis que celui de l’innocent, la terre le rejette parce que le ciel l’aspire et Dieu le venge.

Nous, ta postérité, accordons notre pardon à tes bourreaux. Repose en paix, papa, monsieur le Député Lubaya, le Gouverneur Lubaya, le Ministre Lubaya, le Leader charismatique. Repose en paix, là où tu es.

andré lubaya


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Kinshasa: les membres de l’ASBL Grand-Kasaï discutent des enjeux électoraux

 

 

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Une vue aérienne de la ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental (RDC). Panoramio.com/Ph. VINCENT Francois
Les membres de l’ASBL “Grand-Kasaï” discutent, du 1er au 2 mai à Kinshasa, des enjeux électoraux, de la décentralisation, du découpage territorial, de l’industrialisation et des potentialités de développement de leur espace géographique. Cette structure regorupe les ressortisants du Kasaï-Oriental et ceux du Kasaï-Occidental pour le développement de l’espace kasaïn.

Placé sous le thème: «L’unité et diversité culturelle et politique», ce conclave de Kinshasa réunit une centaine de membres et invités venus de tous les coins du pays.

Avec le découpage territorial, l’espace Grand-Kasaï compte désormais cinq nouvelles provinces à savoir: Kasaï, Kasaï-central, Kasaï-Oriental, Lomami et Sankuru.

Le président de l’ASBL Grand-Kasaï, Denis Kambayi, donne le sens de ce conclave:

«Nous sommes en train de faire une grande sensibilisation comme il est souvent dit mieux vaut prévenir que guérir. Il s’est posé beaucoup de questions sur le découpage territorial. Le Grand-Kasaï qui avait deux provinces est aujourd’hui devenu un Kasaï de cinq provinces. Comment amener une coexistence pacifique dans ce milieu car nous nous connaissons !»

Ce forum de deux jours entend également préserver l’identité culturelle de l’espace kasaïn même après le découpage territorial.

A l’issue de leur sixième rencontre bipartite en juin 2013, les deux Kasaï avaient réaffirmé leur volonté de consolider la paix et la cohabitation pacifique.

Les deux provinces du Kasaï s’étaient également engagées à vulgariser leurs limites légales à l’intention des populations des villages limitrophes  en conflit.

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01 mai 2015

Fosse commune de Maluku:Evariste Boshab attendu à l’Assemblée nationale

 

 

 

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Evariste Boshab, Vice Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité de la RDC le 4/04/2015 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Evariste Boshab Mabudj, sera de nouveau face aux députés samedi 2 mai ou lundi prochain, à la suite  d’une motion de défiance initiée contre lui par des députés de l’opposition sur l’affaire de la fosse commune de Maluku. Les députés signataires de cette motion dont Delly Sessanga Ipungu lui reprochent l’enterrement massif le 19 mars dernier de 425 Congolais dans des conditions qu’ils jugent inhumaines dans une fosse commune dans la commune urbano-rurale de Maluku.

«Il y a eu des atteintes grave à la dignité humaine. Il a y eu une forte banalisation de ce qui s’est passé. Et il nous semble que la responsabilité politique du vice-Premier ministre [Boshab] est engagée. Et nous attendons nous en expliquer dans le cadre de ce que prévoit la constitution», a affirmé le député Sessanga.

Il a par ailleurs dit avoir été surpris que cette motion n’ait pas été débattue en plénière depuis son inscription au bureau de l’Assemblée nationale, il y a plus d’une dizaine de jours. «Alors que de droit, elle [motion de défiance] doit pouvoir être alignée et que la condition de recevabilité est purgée par la présence de plus de cinquante signatures apposées sur le document», a estimé la même source.

A en croire Aubin Minaku, le retard enregistré dans la programmation de cette motion en plénière de la chambre basse est consécutif à son absence au pays. Le président de l’Assemblée nationale a tenu donc à préciser que le dépôt de cette motion avait coïncidé avec son voyage pour la République du Corée.

Les signataires de la motion reprochent notamment à Evariste Boshab l’enterrement massif le 19 mars dernier de 425 à Maluku. La découverte de la fosse commune avait été faite par la population riveraine du cimetière Fula-Fula de Maluklu qui avait saisi la Monusco, la Mission de l’Onu pour la stabilisation en RDC. Elle avait à son tour saisi le Procureur général de la République qui a ouvert une enquête sur cette affaire.

Evariste Boshab va revenir à l’Assemblée pour la deuxième fois pour élucider l’affaire de cette fosse commune. Le 20 avril dernier, le vice-Premier ministre avait, devant la chambre basse du Parlement, reconnu l’inhumation massive de ces Congolais au cimetière Fula-Fula, dans la commune de Maluku, à 80 km de Kinshasa. A la suite d’une question orale qui lui avait été adressée, Evariste Boshab avait estimé que cet enterrement avait respecté la loi en la matière qui date de l’époque coloniale. Pour lui, il s’agit non pas d’une fosse commune, mais plutôt d’une tombe commune.

radiookapi.net

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30 avril 2015

Procès Floribert Chebeya et Fidèle Bazana : La VSV dénonce la volonté persistante de cacher la vérité

Procès Floribert Chebeya et Fidèle Bazana : La VSV dénonce la volonté persistante de cacher la vérité

Les autorités congolaises n’ont jamais voulu de la manifestation de vérité dans le procès de l’Assassinat de Floribert Chebeya Bahizire et Fidèle Bazana Edadi, respectivement ancien directeur exécutif de la VSV (Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme) et ancien chauffeur, membre effectif de cette organisation non gouvernementale des Droits de l’Homme (ong); un procès relatif à un crime d’Etat. Ces deux activistes de Droits de l’Homme avaient été assassinés dans la nuit du 1er au 2juin 2010. La VSV a lancé hier mercredi, 29 avril 2015, lors d’un point de presse organisé à son siège, dans la commune de Ngaliema, un appel aux autorités congolaises pour mettre fin à la « théâtralisation » du procès sur ce crime d’Etat. Elle a signalé qu’après plus de deux ans de suspension, la reprise du procès le 21 avril 2015, n’augure rien de bon avec la proposition – sous prétexte de gagner du temps – de juger uniquement les prévenus présents en opérant une disjonction des poursuites entre eux et les accusés en fuite.

Etait présent à cette rencontre, Justin Chiba Sencey, 2ème directeur exécutif adjoint de la VSV qui avait en charge la lecture de la déclaration de son organisation. Il avait à ses côtés et pendant le débat, Dolly Ibefo et Peter Ntumba, respectivement directeur exécutif et coordonnateur de la VSV. A ce sujet, Justin Chiba a noté que le Major Paul Mwilambwe, un des prévenus en fuite, était rentré en avril 2011 en RDC pour se présenter devant I justice, mais il en avait été empêché délibérément et soustrait ipso facto. Elle a précisé que les autres prévenus « en fuite », notamment Christian Ngoy Kenga Kenga et Jacques Mugabo se sont à maintes reprises retrouvés sur le territoire congolais, notamment à Lubumbashi sans être inquiétés. Enfin, elle note que le suspect n°1 dans cet ignoble assassinat, le Général John Numbi, n’a jamais été arrêté et continue par conséquent à circuler librement. Les responsables de la VSV estiment qu’il serait mieux pour les autorités congolaises de déclarer clairement à la prochaine audience fixée au jeudi 30 avril 2015 qu’elles ne veulent plus de ce procès et qu’elles y mettent un terme.

Fosse commune de Maluku : une révoltante banalisation de la vie humaine

Parlant de la découverte d’une « fosse commune » au cimetière Fulafula dans la commune de Maluku, à Kinshasa, la VSV s’est dit très choquée ; d’autant que cette découverte macabre est intervenue après une série de répressions violentes et sanglantes de la population dont celles du 19 au 21 janvier 2015, l’Opération Likofi par les forces de l’ordre.
Elle a salué le courage des ONGDs tant nationales qu’internationales qui ont dénoncé l’existence de cette fosse commune qui prouve la banalisation de la vie humaine en RDC. Pour cette ong, cela ressemble bien à un crime contre l’humanité en l’absence de toute lumière sur les catégories réelles des personnes ayant été nuitamment inhumées. Elle a exigé la sécurisation du site en question. Concernant la proposition de loi portant statut d’anciens chefs de l’Etat, elle a souhaité qu’elle ne puisse pas constituer une occasion en or pour consacrer l’impunité des violations des droits humains et autres crimes que pourrait commettre, encourager de commettre ou faire commettre un chef d’Etat en fonctions.

Enfin, le cas de l’ancien Bâtonnier Jean Claude Muyambo, considéré comme prisonnier politique, a été dénoncé, car il a été fait prisonnier pour avoir exigé le respect de la Constitution de la RDC, en rejetant la tentative d’un troisième mandat du Président Joseph Kabila et pour avoir pris part les 19, 20 et 21janvier 2015, aux manifestations de protestation de la population contre la révision de la loi électorale.

Par RSK

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Monusco-Opposition : Köbler brandit la Résolution 2211

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Après l’étape de la  CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), l’Opposition s’est retrouvée le mardi 28 avril 2015  au quartier général de la  Monusco pour s’entretenir avec le Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC sur le processus électoral. Pendant plus d’une heure, sa délégation conduite par son modérateur, Jean-Lucien Bussa, accompagné de Vital Kamerhe, Martin Fayulu, Jean-Claude Vuemba, José Makila, Alexis Lenga et Samy Badibanga, a soumis au patron de la Monusco ses préoccupations sur le processus électoral.
            Ces inquiétudes portent essentiellement sur l’enrôlement de nouveaux majeurs et le décaissement des fonds destinés aux élections.
 
            Le modérateur de l’opposition a souligné la nécessité pour  la Commission Electorale Nationale Indépendante d’enrôler près de 10 millions de nouveaux majeurs dont l’âge varie entre 18 et 22 ans. Jean-Lucien Bussa a également plaidé pour l’enrôlement des RD Congolais refoulés de Brazzaville.
            Concernant le décaissement des fonds, le président du CDER a fait noter le manque de volonté politique du gouvernement de prendre en charge financièrement l’ensemble du processus électoral. A ce jour, a-t-il indiqué, le gouvernement n’a débloqué que  15 % du budget prévu pour les élections.
            Il a rappelé que  dans sa contre-proposition du calendrier électoral, l’Opposition a suggéré que les élections locales soient postposées après les présidentielles et les législatives, afin de permettre à la CENI  de faire face au volet financier des élections.
            Outre le décaissement des fonds et l’enrôlement de nouveaux majeurs, l’Opposition a abordé avec Martin Köbler d’autres problèmes qui rendent délétère le climat politique à la veille des élections, notamment l’insécurité à l’Est du pays, l’accès non équitable aux médias, les violations massives des droits de l’homme, les atteintes à la liberté de presse et d’expression, la négation des droits de l’Opposition …
            Dans sa réponse, le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU en RDC a passé en revue, avec ses hôtes, la Résolution 2211 adoptée par le Conseil de Sécurité le 26 mars 2015. Il a démontré que cette Résolution, dans ses dispositions 19 et 20 sur les élections, répond aux principales revendications de l’Opposition sur le processus électoral.
            En son article 19, la Résolution 2211 du Conseil de Sécurité « demande au gouvernement de la RDC et à ses partenaires nationaux de veiller à la transparence et à la crédibilité du processus électoral, étant donné qu’il incombe au premier chef de créer des conditions propices à la tenue des prochaines élections et notamment d’en faire une priorité, la présidentielle et les législatives étant prévues, conformément à la Constitution, pour novembre 2016, et exhorte le gouvernement et toutes les autres parties à créer les conditions pour que le processus électoral soit libre, juste, crédible, ouvert, transparent, pacifique et conforme à la Constitution de la RDC et au calendrier électoral, pour qu’il s’accompagne d’un débat politique libre et constructif, et pour que soient assurés la liberté d’opinion et d’expression , la liberté de réunion, un accès équitable aux médias, y compris aux médias d’Etat, et la sécurité et la liberté de circulation de tous les candidats, ainsi que des observateurs, des journalistes, des défenseurs des droits de l’homme et des acteurs de la société civile, notamment les femmes».              
            Dans la même Résolution, en son point 20, le Conseil de Sécurité « se félicite de la promulgation et la publication, par la Commission Electorale Nationale Indépendante, d’un calendrier complet couvrant la totalité du cycle électoral, et demande au gouvernement de la RDC d’élaborer rapidement le budget et un code de bonne conduite et d’actualiser les listes électorales en toute régularité, afin que les élections puissent se tenir dans le temps, en particulier la présidentielle et les législatives de novembre 2016 prévues par  la Constitution et le calendrier électoral, dans le respect de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, et invite toutes les parties prenantes à engager un dialogue politique ouvert,  sur les préparatifs des  élections à venir, conformément à la Constitution ».      
            Au vu de cette résolution 2211, la communauté internationale via le Conseil de sécurité, fait des élections présidentielle et législatives, une priorité et ne trouve aucun inconvénient que les élections locales, municipales et urbaines soient repoussées au-delà de 2016.
            Ladite Résolution insiste également sur l’actualisation des listes électorales, une opération qui pourra permettre l’enrôlement de nouveaux majeurs tant réclamé par l’Opposition. Elle renvoie enfin à la Constitution de la RDC qui fixe les délais inflexibles pour la tenue des élections présidentielle et législatives
ERIC WEMBA                                           
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Tshisekedi a refusé de rencontrer Mubake à Bruxelles

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Conseiller politique du président de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), Valentin Mubake Numbi, 62 ans, vient de passer une semaine à Bruxelles. But : rencontrer Etienne Tshisekedi wa Mulumba. La rencontre n’a pas eu lieu. Mubake dit haut et fort sa « désolation ». Outre la situation interne au sein de l’UDPS, il répond à quelques questions de Congo Indépendant sur l’actualité congolaise. Pour Mubake, « le décor est planté pour qu’il y ait ‘glissement’ du calendrier électoral ».

Quel est le but de votre séjour à Bruxelles ?

Je suis à Bruxelles depuis une semaine. Le but est de rencontrer le président de mon parti, M. Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Comme vous le savez peut-être, l’UDPS fait face à des problèmes internes. J’entendais évoquer avec lui non seulement ces questions mais aussi les enjeux électoraux à venir. C’était l’occasion de lui proposer des pistes de réflexions et obtenir des orientations éventuelles. Je tiens à préciser pour ceux qui ne le savent pas que je n’ai pas de fonctions statutaires au sein du parti. En tant que conseiller politique, je dépends directement de mon chef hiérarchique qui est le président national de l’UDPS.

Avez-vous rencontré Etienne Tshisekedi ?

Je n’ai pas rencontré le président Tshisekedi ! A partir de Kinshasa, j’ai tenté de renouer le contact avec lui. En vain. C’est ainsi que j’ai décidé de me rendre en Belgique. Lorsque je suis arrivé à Bruxelles, j’ai mis trois jours pour savoir à quelle porte frapper. Après trois jours, j’ai pu obtenir les coordonnées téléphoniques de son épouse, Mama Marthe. Je lui ai fait part de ma demande. Trois jours après, soit le vendredi 25 avril, j’aurai au téléphone Maître {Papis} Tshimpangila. Celui-ci me dira qu’il a un message pour moi de la part du président Tshisekedi. Il me fixera rendez-vous à l’hôtel Sofitel.

Quelle était la teneur de ce message ?

Il m’a délivré le message ci-après : « M. Tshisekedi est offusqué par le fait que vous avez méconnu son autorité à travers trois décisions. A savoir, celles démettant M. Pierre-Adolphe Mbuyi et Claude Kiringa en qualité respectivement de représentant de l’UDPS au Benelux et au Canada et renommant M. Bruno Mavungu en qualité de secrétaire général du parti. Avant de vous recevoir, M. Tshisekedi vous demande de réparer cette offusquation ».

En faisant quoi ?

C’est la question que j’ai posée au messager : «En quoi consisterait la réparation ? ». M. Tshimpangila me dira : « Il ne m’a pas dit en quoi consiste cette réparation ».

A votre avis ?

J’ai dit à mon interlocuteur deux choses. Premièrement : « c’est la première fois que je vois M. Tshisekedi transmettre à un de ses collaborateurs, via un messager, une « demande de réparation » à son endroit. Ce n’est pas le Tshisekedi que je connais ». En second lieu, j’ai demandé au messager de transmettre à M. Tshisekedi l’objet de ma visite. « S’il y avait des problèmes notamment de décisions méconnues, nous aurons l’occasion d’en parler », avais-je ajouté tout en soulignant que ce n’était pas le but de ma venue à Bruxelles.

Avez-vous méconnu des décisions prises par le président de l’UDPS ?

Je suis le conseiller politique de M. Tshisekedi. Celui-ci, signe, en toute souveraineté, des décisions. A-t-il franchement besoin de ma « réparation » pour conférer la légitimité à sa signature ? M. Tshisekedi ne peut pas me demander, à travers un messager, de « réparer », au préalable, « quelque chose » qui l’aurait offusqué. Connaissant M. Tshisekedi depuis 1991 jusqu’à ce jour, j’ai la conviction qu’il y a des « gens » qui ont posé des actes en ses lieu et place. Ces gens cherchent une « blanchisserie ». Une couverture.

Quel est votre sentiment en votre qualité de « vieux cadre » de l’UDPS?

C’est une grande désolation. Non pas pour moi dans la mesure où mon voyage ne procède pas d’une initiative personnelle. Mais bien pour tous les militants aux quatre coins du pays. Des militants qui attendent mon retour pour savoir si j’avais rencontré le président Tshisekedi. Je ne vous dis pas les supputations que cette rencontre manquée pourrait générer au niveau de la base de notre parti. Je me garde de me lancer dans des spéculations. Je ne peux m’empêcher de faire remarquer que notre parti est arrivé à un point où deux choses doivent être clarifiées. Il y a, d’une part, la famille biologique du président Tshisekedi. Celle-ci a le droit de s’occuper de sa santé. Il y a, d’autre part, la famille politique de M. Tshisekedi devant laquelle celui-ci est comptable pas seulement devant les membres et cadres du parti mais aussi à l’égard de toute la nation congolaise. Une nation qui a placé tout son espoir en cet homme-là. Le moment est venu de mettre fin au « mélange » entre les « ayant-droits biologiques » et les « ayant-droits politiques ». Je me trouve en Belgique au nom des ayant-droits politiques. J’ai des comptes à rendre à ceux-ci par rapport à ce voyage.

Qui, selon vous, doit mettre fin à cette confusion ?

Chacun de nous doit rester à sa place. Quelle est ma place ? Je suis le conseiller politique du président Tshisekedi. J’ai, par conséquent, le droit de m’entretenir avec lui dans le cadre de mes fonctions. Si je ne peux pas le faire, ce qu’il y a un problème. S’il s’avérait que je ne peux pas le rencontrer pour une raison ou une autre, la famille devrait comprendre qu’elle a, sur le plan politique, l’obligation de mettre cartes sur table en disant les raisons politiques pour lesquelles je ne peux pas rencontrer le Président du parti. C’est à ce niveau-là que nous sommes arrivés. C’est pourquoi, je dis que la situation me semble grave ! Si cet aspect de choses n’est pas clarifié, nous allons ouvrir la porte aux spéculations. Et les spéculations entrainent toujours des dérapages aux conséquences imprévisibles…

Que répondez-vous à ceux qui soutiennent que l’UDPS est tiraillée entre plusieurs courants antagonistes ?

C’est possible qu’il y ait des courants politiques antagonistes. S’il n’y avait que des courants politiques, je ne vois rien à redire. Les divergences doivent faire l’objet de débat. C’est d’ailleurs pour cela que les partis organisent des congrès ou des universités d’été. Ce sont des lieux propices à la discussion.

Etes-vous en train de sous-entendre qu’il manque à l’UDPS un « fédérateur »?

Vous allez trop loin ! Il y a un Président du parti. Selon nos statuts, c’est lui qui engage notre formation politique. A titre d’exemple, nous aurons bientôt des élections. Avant que le président Tshisekedi ne vienne en Belgique, nous parlions souvent de l’impérium. Il tient à son impérium et il a raison. Et ce tout simplement parce qu’il a gagné les élections en 2011. Cette victoire est inaliénable.

Quatre années après, cette question de l’impérium ne devient-elle pas anachronique ?

Elle ne peut pas être anachronique parce que c’est un droit. S’il parvenait à arracher son impérium, c’est son droit. Or au même moment, on parle de dialogue et de feuille de route.

Bruno Mavungu Puati et Félix Tshisekedi Tshilombo {Ndlr : respectivement secrétaire général et secrétaire national aux relations extérieures de l’UDPS}, demandent le dialogue. Apparemment, vous n’êtes pas pour…

Je voudrais savoir en quoi va consister ce dialogue. D’après ce que j’avais entendu, au départ, le dialogue avait pour but de fixer le momentum de la passation de pouvoir entre Kabila et Tshisekedi. On imagine donc que les deux hommes vont se retrouver autour d’une table en présence de la communauté internationale. Aussitôt, Kabila invoque la « fatigue » et demande à Tshisekedi de prendre sa place. Il ne faut pas être naïf !

N’est-ce pas une contradiction de votre part par rapport à l’impérium ?

Absolument pas ! Je n’ai jamais dit que l’impérium s’obtiendra autour d’une table de négociation. M. Tshisekedi tient à son impérium. Il a le droit de l’arracher…

Comment ?

Il vous souviendra qu’à l’occasion de son adresse à la nation congolaise en 2012, M. Tshisekedi s’est adressé à l’armée, la police ainsi qu’aux services de sécurité. Il leur a demandé de lui faire allégeance. Une allégeance sans laquelle il ne peut pas avoir cet impérium. Au début, ce dialogue devait être convoqué par la communauté internationale dans le cadre de l’accord-cadre d’Addis-Abeba. Le dialogue dont on nous parle aujourd’hui aurait pour but de convenir des conditions pour des « élections apaisées ». Ce dialogue devrait-il constituer un préalable ? Voilà autant des questions que je devais évoquer avec le président Tshisekedi.

Il y a apparemment des divergences fondamentales au sein de l’UDPS…

Bien-sûr ! Je suis convaincu que le dialogue, tel qu’entendu au départ, devait aboutir à une « passation de pouvoir » entre Kabila et Tshisekedi, Celui-ci n’y a jamais cru. Kabila avait dépêché le chef de sa maison civile, M. Mugalu, à Limete, dans ce sens-là. Tshisekedi lui avait donné la réponse que je connais. Comment voulez-vous que le même Tshisekedi envoie aujourd’hui certains de ses collaborateurs pour finaliser un dialogue dans le même sens ? Ce n’est pas le Tshisekedi que je connais.

A vous entendre parler, on est tenté de conclure qu’Etienne Tshisekedi serait devenu « l’otage » d’un groupe de gens…

Je ne voudrais pas me lancer dans des supputations. Reste que l’objet de mon séjour bruxellois c’était aussi cela. Etant donné que je n’ai pas rencontré le Président du parti, comment pourrais-je interdire à des membres de l’UDPS ou à des journalistes, comme vous, d’arriver à penser ainsi ? Je ne suis pas tenu de donner une explication précise pour la simple raison que je ne l’ai pas rencontré. C’est fort dommage !

La tonalité de votre voix trahit une certaine déception …

Bien entendu ! Tshisekedi, c’est mon chef. Je milite à ses côtés, sans discontinuité, depuis 1991. Je connais M. Tshisekedi. C’est un homme très valeureux pour un pays comme le Congo. C’est un immense investissement pour ce pays-là. Il est tout à fait normal que j’éprouve quelques sentiments de tristesse.

Nous sommes aujourd’hui dimanche 26 avril 2015. Peut-on dire que M. Valentin Mubake Numbi est toujours le conseiller politique du président Etienne Tshisekedi ?

Je me considère comme tel jusqu’à preuve du contraire !

(Suite à la prochaine édition)

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L’opposition politique conditionne sa participation aux provinciales à l’enrôlement des électeurs âgés de 18 ans et plus

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Dans un mémo déposé hier à la Ceni

La Commission électorale nationale indépendante a reçu l’opposition politique congolaise hier lundi 27 avril 2015 à son siège dans la commune de Gombe.

L’opposition politique s’y était rendue en vue de remettre à la centrale électorale congolaise un mémorandum contenant entre autre les conditions de sa participation aux élections provinciales.

A en croire Jean Lucien Bussa, le modérateur de l’opposition politique qui s’est confié à la presse, » la démarche de l’opposition de ce jour dictée par élan patriotique d’aider la CENI à se ressaisir, à offrir au peuple congolais un processus électoral inclusif, crédible, apaisé et de lui épargner les désordres inutiles « .

Selon Jean Lucien Bussa, l’opposition congolaise veut effectivement aller aux élections. » Mais elle ne s’engagera surement pas tête baissée dans un processus gibbeux et biaisé, comme ce fut le cas en 2006 et en 2011 « .

L’opposition politique congolaise conditionne sa participation aux élections provinciales à l’enrôlement de tous les électeurs âges de 18 ans et plus sur toute l’étendue du territoire national ; à l’adoption par toutes les parties prenantes d’un calendrier électoral réaliste ; à la neutralité de la CENI conformément à l’esprit et à la lettre de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Commission Electorale Nationale Indépendante telle que modifiée à ce jour.

Pour Jean Lucien Bussa, la République Démocratique du Congo est confrontée à une crise multiforme sans précédent sur les plans politique, sécuritaire, économique et sociale qui a sérieusement mis à mal à la cohésion nationale indispensable à la paix, la stabilité, la coopération, la solidarité et au développement durable du pays et de la région.

Depuis son indépendance, le 30 juin 1960, a-t-il rappelé, la RDC est confrontée à des crises politiques récurrentes dont l’une des causes fondamentales est la contestation de la légitimité des institutions et de leurs animateurs , le constituant a résolu d’y mettre fin en instaurant un nouvel ordre politique ,fondé sur la constitution du 18 février 2006 et sur la base de laquelle le peuple congolais puisse choisir souverainement ses dirigeants au terme des élections libres, pluralistes, démocratiques, transparentes et crédibles.

Cependant, tous les observateurs sérieux nationaux comme internationaux sont unanimes pour admettre que deux raisons fondamentales sont à l’origine de cette situation à savoir, les élections chaotiques du 28 novembre 2011 ainsi que la faillite des institutions congolaises, du fait de la mauvaise gouvernance.

En effet, ces élections ont été bâclées, entachées de nombreuses irrégularités, de fraudes massives et ont donc souillé la crédibilité de leurs résultats ,tels que publiés par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), brisant ainsi le pacte républicain péniblement scellé dans l’Accord Global et Inclusif le 17 décembre 2002 à Pretoria en Afrique du Sud et provoquant une rupture de la cohésion nationale.

Pour l’opposition politique,la décision de la CENI de janvier 2014 présentée devant l’Assemblée nationale d’organiser les élections provinciales au suffrage indirect violait certaines dispositions constitutionnelles notamment les articles 197 et 220.

La loi électorale initiée par le gouvernement de connivence avec la CENI, intentionnellement attentatoire à la Constitution présentée au parlement et qui conditionnait les élections au recensement et à l’identification de la population par l’ONIP a provoqué la colère du peuple congolais qui l’a exprimée, au prix de sang, dans semaine du 19 au 25 janvier 2015.

Finalement , la CENI va publier , le 12 février 2015 , le calendrier global réclamé par le peuple mais en prenant bien soin de le surcharger à dessein ,le rendant ainsi incohérent, irréalisable, inopérationnel ,couteux et renfermant le risque d’un chaos électoral programmé ;l’opposition politique congolaise , dans sa déclaration du 27 février 2015 avait suffisamment élaboré sur tous les points relevé le » ponce pilatisme » de la CENI exprimé dans les contraintes externes à la réalisation de son calendrier :elle avait néanmoins noté les acquis importantes qui en ressortaient notamment la date des élections présidentielle et législatives soit le 27 le 20 décembre 2016.

Elle avait corrigé la violation des articles 5 et 6 de la constitution en procédant à l’enrôlement des nouveaux majeurs depuis novembre 2011.

L’opposition congolaise avait , en toute responsabilité , pris position le 20 avril 2015 , en décidant de rejeter purement et simplement l’activité en rapport avec le dépôt des candidatures aux élections provinciales débutée le 15 avril 2015 en attendant l’issue de la rencontre pour un processus électoral inclusif ,crédible et apaisé.

La position de l’opposition congolaise est davantage confortée par le fait que la CENI à ce jour, n’a pas respecté son propre calendrier , et les contraintes qu’elle a énumérées n’ont pas été évacuées aux dates critiques mentionnées, hypothéquant ainsi sa réalisation.

L’opposition politique congolaise exige donc de la CENI , des assurances attenantes à ce qui a été déjà réalisé à ce jour et qui justifie ses affirmation que les élections provinciales auront bel et bien lieu en octobre 2015. L’opposition a été représente par Vital Kamerhe UNC, Martin Fayulu FAC ET ECIDE, Jean marie Bamporiki UNL, José Makila ATD, Jean Claude Mvuemba.

Par Julie Muadi

 

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Trop des dignitaires absents : Mystère Que cache le séjour prolongé à l’étranger de Malu Malu, Francis Kalombo...

maluKalombo

Le régime mange-t-il ses propres enfants ? C'est la question que la plupart des rd-congolais se posent après avoir constaté qu’un nombre important de dignitaires du régime sont absents du pays pour diverses raisons. La raison qui revient le plus souvent pour expliquer cette absence prolongée des dignitaires du régime à l’étranger c’est la santé. A croire que les 100 millions USD engloutis dans l’Hôpital du Cinquantenaire, rabâché à toutes les oreilles, par les thuriféraires du régime, comme l’hôpital le plus moderne d’Afrique centrale, n’ont finalement servi à rien car l’exode sanitaire se poursuit aux frais de l’Etat. La rédaction de C-NEWS a tenté de comprendre ce phénomène dont l’ampleur commence à inquiéter. Le premier à ouvrir le bal du tourisme « sanitaire » fut le député national Francis Kalombo.

Kabiliste et surtout proche du gouverneur Moïse Katumbi, son départ pour l’Europe avait donné lieu à plusieurs spéculations car il intervenait dans un contexte politique trouble. Le gouverneur Katumbi, après lui aussi un séjour prolongé à l’étranger pour des raisons sanitaires, était dans la tourmente après avoir prononcé sa célèbre allégorie footballistique qui n’était pas du tout du goût du régime. Le départ de Kalombo, intervenu à cette époque, avait été interprété comme une fuite en avant. En quittant Kinshasa, il avait trouvé un moyen de ne pas se prendre position en faveur du gouverneur du Katanga qui venait de s’opposer à l’éventualité d’un 3ème mandat présidentiel. Aux dernières nouvelles, Kalombo serait aux USA où il suit des soins. Un autre dignitaire, pour des raisons sanitaires est à l’étranger, c’est l’abbé Apollinaire Malu Malu, le président de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante). Malu Malu, alors que son institution a plus que besoin de lui, a été opéré d’une tumeur au cerveau. Ses proches parlent d’un caillot de sang qui s’était formé dans son cerveau pour minimiser la gravité de la maladie. Comme pour démentir les nouvelles rassurantes de ses proches, Malu Malu n’a pas tenu une seule semaine après son retour au pays. Aussitôt rentré, aussitôt presque évacué vers l’Afrique du Sud.

Selon des témoins, Malu Malu s’était évanoui peu avant son évacuation sanitaire. Ce qui prouve que le président de la Ceni est gravement malade. Envisager sa succession à la tête du Bureau serait donc faire signe de lucidité à l’aube d’un processus électoral complexe. Si pour Malu Malu, il n’y a aucun doute sur les raisons de son séjour prolongé à l’étranger, il n’en est pas de même pour le patron de la police de Kinshasa, le général Célestin Kanyama. Il est rentré fraîchement au pays après un long séjour aux USA. Lui aussi selon certaines indiscrétions à la Police, était allé se faire soigner au pays de l’oncle Sam. Il y a de quoi, surtout psychologiquement, depuis qu’il est dans le viseur de la communauté internationale pour son zèle dans la répression des émeutes sanglantes de janvier dernier. On comprend la difficulté qu’il a à trouver son sommeil. Honni par les Kinois et même par ses coreligionnaires, Kanyama dit « esprit de mort » est aussi sur la sellette pour sa conduite brutale et inhumaine de l’opération Likofi contre le banditisme urbain et juvénile. A ce propos, les conclusions du rapport sur cette opération controversée sont attendues. Il ne reste plus qu’à Evariste Boshab de les rendre publiques car ils sont déjà sur sa table depuis longtemps.

Peut-être le vice-premier ministre en charge de l’Intérieur et sécurité attendait le retour de Kanyama à qui il réserve la primeur des conclusions de l’enquête ? On ne le sait pas encore. Est-il que Kanyama n’était pas le seul de l’appareil sécuritaire du régime à rechercher la douceur des pays respectueux des droits humains. Le patron de la DGM (Direction générale des migrations) François Beya est aussi à l’étranger pour des raisons aussi « sanitaires ». Un 4ème bonze le serait aussi. Souvent les demandes de sortie des autorités nationales pour des raisons de santé, cachent la volonté de s’exiler ou celle de prendre un peu du recul par rapport à un régime qu’on sert et qui au fil du temps vous bouffe la santé aussi bien physique que psychique. Les missions à l’étrangers et les sorties pour raisons sanitaires ont toujours constitué des moyens pour se désolidariser d’un régime dont on sent qu’il a bout de souffle. Le régime de Kadhafi et celui de Saddam Hussein l’ont démontré à leur crépuscule. Ce n’est pas encore le cas avec le régime de Kinshasa qui bien qu’affaibli fait mine de bien se porter. Mais cela n’abuse que les aveugles. Bien qu’aucun dignitaire à l’étranger pour tel ou tel autre motif n’ait encore fait défection ouvertement, cela ne veut pas dire que cette hypothèse est exclue. Mais au moins une chose est certaine, trop des dignitaires à l’étranger n’est jamais bon signe. Cela traduit la lassitude morale en l’absence des perspectives claires pour ne pas avoir trop se salir pour se maintenir au pouvoir.

PAUL MULAND

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