25 avril 2015

Kamerhe récupère Constant N’dom Nda Ombel

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L’Union pour la Nation Congolaise (UNC), troisième grande parti politique à travers la Rdcongo, tient à renforcer son piédestal politique et idéologique.

C’est dans ce contexte précis que son Président national, Vital Kamerhe vient de renforcer son équipe par une décision N°0020/PN/UNC/2015 du 18 avril 2015 portant nomination de Monsieur Constant N’dom Nda Ombel, ancien compagnon de Pierre Mulele comme son Conseiller politique; poste important au sein du parti pouvant apporter une certaine dose aux multiples réflexions et initiatives politiques de l’UNC. C’est en ces termes que se poursuit le texte de cette importante décision :

Le Président National,
Vu la constitution de la République Démocratique du Congo
Vu la loi n°04/003 du 15 mars portant organisation et fonctionnement des partis politiques ;
Vu les statuts de l’Union pour la

Nation Congolaise, UNC en sigle, tels que modifiés et complétés à ce jour;
Vu le procès-verbal de désignation du Président National de l’Union pour Nation Congolaise, signé par les membres fondateurs le 14 décembre 2010.
Vu la lettre n°25/CAG/VPM/MININTERSEC/160/2011 du 26 février 2011 de Monsieur le Vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité prenant acte de la désignation du Président National de l’Union pour la Nation Congolaise;
Revue la décision n°036/PN/UNC/ 2011 portant nomination des membres du Cabinet du Président National de l’Union pour la Nation Congolaise
Vu la nécessité ; Décide
Article 1 Est nommé Conseiller Politique du Président National de I’UNC, Monsieur Constant N’DOM NDA OMBEL
Article 2 Le Secrétaire Général et le Directeur du cabinet du Président National de I’UNC sont chargés, en ce qui le concerne, de l’exécution de la présente décision qui entre à la date de sa signature. Fait à Kinshasa le 18 avril 2015 (Sé) Vital Kamerhe
Constant N’dom Nda Ombel provient bien entendu, d’autres partis de l’opposition dont le MLC et la plateforme de l’Alliance pour le Développement et la République (ADR) d’où il fut d’ailleurs le Premier Vice-président national et membre co-fondateur, avant d’atterrir à l’UNC qu’il estime que ses convictions et orientations se marient parfaitement avec ce parti politique.

Plusieurs fois député et ministre notamment aux ministères de l‘Intérieur et Affaires coutumières, de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel ainsi qu’à l’Agriculture, Ndom est jugé comme l’un des leaders politiques s’opposant aux déviationnismes, aux traitrises s’accrochant à l’argent et aux injustices sociales. Bref, Il adore la transparence.
Considérant les échéances électorales actuelles, N’dom estime que” l’oubli exprès des millions des jeunes ayant accompli depuis 2011 l’âge de 15, 16 ou 17 ans reste une entorse grave et une préoccupation majeure pour aller ainsi aux élections. L’on se retrouverait encore devant une tricherie décriée partout. Le pays ne perdrait en rien si l’on renversait le calendrier actuel de la CENI en reportant des élections locales et urbaines aux années qui suivent en vue d’éviter le glissement qui se pointe à l’horizon, ‘ a-t-il insisté. “ La RDC a beaucoup souffert avec des morts évitons ce qui énerve la population et les observateurs”, a déclaré l’élu d’Idiofa.
Quant à sa nomination à l’UNC, tout en admirant le courage de Kamerhe et de ses proches, sa venue, a-t-il enchaîné, serait davantage le renforcement de toutes les stratégies “a-t-il conclu.

(Se) Placide Tabass

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24 avril 2015

Guerre au sein des partis de la Majorité : ça chauffe fort !

deputeMajor

Alors qu’ils sont censés se mettre en ordre de bataille en vue des prochaines joutes électorales, certains partis de la Majorité sont minés par des querelles intestines. C’est le cas de l’UNAFEC, où l’on déclare avoir limogé le Président Kyungu tandis que ce dernier demande à Matata de chasser du gouvernement la ministre Bijou Mushitu Kat, présumée initiatrice de cette fronde. C’est aussi les cas de l’ECT où le ministre de la santé, Kabange Numbi est sur des charbons ardents.

Le principe de cumul du pouvoir divise désormais les membres du gouvernement et certains partis politiques. Le ministre de la Santé Kabange Numbi l’aura vécu à ses dépens. Désormais le vice-président de l’Eveil de la conscience pour le travail et le développement (ECT) assure la présidence de ce parti de la Majorité présidentielle.

Il remplace ainsi le ministre de la Santé, Félix Kabange, frappé d’incompatibilité au regard de l’article 97 de la Constitution. Les cadres n’ont pas toléré que leur leader qui a eu à se départir des activités du parti pour avoir choisi de savourer les délices du gouvernement, puisse y retourner au regard des enjeux de prochaines élections provinciales.

De ce fait, réunis mercredi 22 avril dernier à Kinshasa, les membres du conseil politique de l’ECT ont levé l’option d’élever le vice-président au rang de président de leur parti.

Ainsi, l’ECT se dit prêt pour le dépôt des candidatures de ses membres pour les élections provinciales. ‘Notre objectif, par le temps qui court, c’est de nous atteler à retirer les dossiers pour que nous puissions déposer les listes de nos candidats”, a poursuivi la même source.
“Nous avons actuellement au niveau du parti un nouveau président en la personne de Baitshura, parce que [...] le président honoraire, Félix Kabange, est ministre de la Santé. Et en vertu de l’article 97 de la Constitution, il est en incompatibilité, il ne peut plus engager le parti’, a-t-il expliqué.

C’était même la demande de tous les cadres du parti, selon laquelle le président Kabange se conforme à la loi pour que nous puissions déposer en bonne et due forme nos dossiers avec toutes les chances qu’ils soient reçus. Nous devons gagner les élections, c’est ça l’essentiel. « avant de rassurer : « Il n’y a pas péril en la demeure, au niveau du parti les structures fonctionnent normalement. Et donc, la présence des policiers et des agents de l’ordre, c’est de l’abus de certains commandants de police”.
Il est clair que les membres du Bureau politique de’ ce parti ne se remettent pas de l’affront subi après l’intrusion deux jours durant des services de la police et de sécurité dans les locaux du siège de ce parti pour empêcher cette rencontre.
Pour la petite histoire, mardi dernier, les éléments de la police nationale ne se sont pas fait prier deux fois pour empêcher les membres d’éveil pour la conscience, le développement et le travail (ECT) de se rassembler à Kinshasa alors que les cadres dudit parti avaient au préalable obtenu toutes les autorisations de leur hiérarchie. Les militants et cadres de ce parti de la Majorité présidentielle s’apprêtaient ainsi à finaliser les listes de leurs candidats aux prochaines élections provinciales.

En tendant de s’enquérir de la présence insolite des forces de l’ordre en ce lieu de la manifestation, le secrétaire général- adjoint de l’ECT, le ministre provincial de l’Agriculture du Katanga, Barthélemy Mumba Gama, a failli tomber à la renverse en apprenant que les policiers avaient été envoyés par le ministère de l’intérieur sur requête du président de leur parti Félix Kabange Numbi. Réagissant à la presse, le patron de l’Agriculture au Katanga s’est étonné que son président ait demandé à la police de disperser cette réunion alors qu’il avait lui-même désigné le vice- président Batshura pour le rem placer à la direction du parti lorsqu’il avait pris ses fonctions au gouvernement.

Par LP

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Nord-Kivu : un notable et un officier FARDC cités dans le réseau de « Manoti »

 

 
Procès de Manoti poursuivi par le tribunal militaire de Goma pour six chefs d'accusation dont les enlèvements. Le 20/04/2015 Photo MonuscoProcès de Manoti poursuivi par le tribunal militaire de Goma pour six chefs d'accusation dont les enlèvements. Le 20/04/2015 Photo Monusco
Le procès de Jean-Emmanuel Biritsho « Manoti » et ses co-accusés s’est poursuivi jeudi 23 avril à Rutshuru-centre au Nord-Kivu. Lors de sa déposition devant le tribunal, il a cité d’autres présumés membres de son réseau. Parmi eux, il y a un haut officier des Forces armées de la RDC, un notable du territoire et un responsable d’un groupe armé actif dans le territoire.

 

Comme promis lors del’audience de lundi dernier, « Manoti » a cité quelques noms faisant partie de son réseau. Il s’agit de Fidèle Mungu Iko de la 34e région militaire des FARDC, le directeur du domaine de Katale, le chef de la localité de Rubare, situé à environ 7 km de Rutshuru-centre, un certain Kabasha et le responsable du mouvement « Force pour la défense des intérêts du peuple congolais », FDIPC. Ce dernier se faisait passer pour un officier FARDC et ami direct du chef de l’Etat.

Ils sont considérés par « Manoti » comme les acteurs clés de son réseau.

Toutes ces personnes citées étaient déjà suspectées par les services spécialisés pour leur appartenance à un réseau criminel.

Ces prévenus sont actuellement aux arrêts, affirment les sources du tribunal militaire en foraine à Rutshuru.

Selon les mêmes sources, ces nouveaux prévenus promettent à leur tour de citer d’autres personnes impliquées dans cette affaire.

L’audience de jeudi a été suspendue pour permettre aux nouveaux prévenus de prendre contact avec leurs avocats.

Depuis l’arrestation de « Manoti » la semaine dernière, au moins une dizaine de personnes, ont étés enlevées sur les différents tronçons routiers du territoire de Rutshuru.

radiookapi.net

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RDC: la marche de l’UDPS étouffée à Mbuji-Mayi et Kinshasa

 

 

 
La police contrôle la circulation des véhicules et des passants vers le quartier général de la Monusco à Kinshasa, le 24/04/2015, jour prévu pour la marche de protestation de l’UDPS. Radio Okapi/Ph. John BompengoLa police contrôle la circulation des véhicules et des passants vers le quartier général de la Monusco à Kinshasa, le 24/04/2015, jour prévu pour la marche de protestation de l’UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
La police a étouffé vendredi 24 avril la marche de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) prévue à Mbuji-Mayi et à Kinshasa. Selon la hiérarchie nationale de ce parti d’Etienne Tshisekedi, les forces de l’ordre ont interpellé son président fédéral du Kasaï-Oriental, Denis Kalombo et dix-huit membres. Une marche similaire a été dispersée le même jour à Kinshasa avec l’interpellation du secrétaire général du parti, Bruno Mavungu, son adjoint et quelques sympathisants.

Des responsables des services spéciaux de la police au Kasaï-Oriental indiquent à Radio Okapi que l’intervention des forces de l’ordre a été faite sur demande du maire de Mbuji-Mayi.

La marche devrait débuter au siège provincial de l’UDPS, à Mua Luse, dans la commune de la Muya. Elle a été dispersée par les éléments de la police déployés en ce lieu.

Les responsables de l’UDPS affirment avoir informé, en début de semaine, le maire de Mbuji-Mayi de leur intention d’organiser une marche pacifique vendredi, pour réclamer une enquête internationale sur le dossier des fosses communes de Maluku à Kinshasa.

Une requête que l’autorité urbaine a rejetée.

Entre temps, le dispositif de la police est maintenu dans tous les endroits jugés névralgique de la ville.

 
La police contrôle la circulation des véhicules et des passants vers le quartier général de la Monusco à Kinshasa, le 24/04/2015, jour prévu pour la marche de protestation de l’UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
La police contrôle la circulation des véhicules et des passants vers le quartier général de la Monusco à Kinshasa, le 24/04/2015, jour prévu pour la marche de protestation de l’UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
La police contrôle la circulation des véhicules et des passants vers le quartier général de la Monusco à Kinshasa, le 24/04/2015, jour prévu pour la marche de protestation de l’UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le même jour, le parlement debout de l’UDPS Kasaï-Oriental a remis à la Monusco, un mémorandum dans lequel il exige cette enquête internationale et la libération de Bruno Kabatshi, l’un des responsables de l’UDPS détenu à la prison de Mbuji-Mayi, depuis plus d’une année.

Pour sa part, la police ne confirme pas encore le nombre exact de personnes interpellées qui sont, précise-t-elle, amenées par vague.

Toutes ces personnes seront auditionnées dans les heures qui suivent, indique la police qui affirme que ces manifestants sont auteurs des dégâts sur les bâtiments d’une école où l’on compterait des blessés parmi les élèves.

A Kinshasa, une marche similaire prévue le même jour a également été dispersée par la police, indiquant que cette activité n’a pas été autorisée.

La permanence de l’UDPS affirme que la police a interpellé son secrétaire général, Bruno Mavungu et de son adjoint Bruno Tshibabi, ainsi que de certains militants.

Contacté depuis Moanda au Kongo central, le commissaire général de la police affirme qu’aucune interpellation n’a été effectuée à Kinshasa, mais qu’il y en a eu quelques unes à  Mbuji-Mayi.

radiookapi.net

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Nord-Kivu : les FARDC sont déployées pour sécuriser les frontières, annonce Julien Palu

 

 
3 décembre 2014. Beni, Nord Kivu, RD Congo : Des soldats des Forces armées de la RD Congo en patrouille pour sécuriser la ville contre les attaques des groupes armés. Photo MONUSCO/Abel Kavanagh.3 décembre 2014. Beni, Nord Kivu, RD Congo : Des soldats des Forces armées de la RD Congo en patrouille pour sécuriser la ville contre les attaques des groupes armés. Photo MONUSCO/Abel Kavanagh.
Après l’incursion des militaires rwandais sur le sol congolais, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku annonce le déploiement des Forces armées de la RDC pour sécuriser les frontières du pays. Dans une interview accordée jeudi 23 avril à Radio Okapi, il a aussi dénoncé «des réunions qui se tiennent en Ouganda et au Rwanda pour déstabiliser le Congo».

 

«Parmi les mesures prises il y a notamment la sécurisation de nos frontières, parce que depuis bientôt une semaine, nous avions appris qu’il y avait des réunions secrètes en Ouganda pour la reconstitution de l’ex-M23», a affirmé le gouverneur du Nord-Kivu.

Selon lui, l’ex-M23 se serait mué en Mouvement chrétien pour la reconstruction du Congo (MCRC).

«C’est le nouveau nom qu’on veut donner à ce mouvement rebelle. Et nous nous interrogeons si la présence de l’armée rwandaise sur le sol congolais ne constitue pas une diversion pour permettre à ce mouvement de nous infiltrer lorsque nous aurons tous l’attention focalisée sur cette incursion», a estimé Julien Paluku.

Il a précisé que l’armée congolaise est déployée sur les frontières non seulement pour sécuriser la RDC mais aussi empêcher les forces négatives de déstabiliser les voisins depuis l’est du Congo.

«Il peut y avoir des forces négatives qui pourraient éventuellement profiter de ces genres de climat de tension pour entrer au Rwanda et amener ce pays à dire qu’il a reçu des FDLR [rebelles rwandais] qui sont entrés chez nous et usons du droit de poursuites», a expliqué Julien Paluku.

Cette situation ne va pas perturber les élections et le processus de développement de la province, a promis le gouverneur du Nord-Kivu.

Le député Juvénal Munubo, élu au Nord-Kivu, a conseillé le gouvernement de «prendre cette affaire au sérieux». Il craint que cette situation ne perturbe le processus électoral.

C’est depuis dimanche que l’armée rwandaise a fait son incursion dans le territoire de Nyiragongo, province du Nord-Kivu.

radiookapi.net

 

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23 avril 2015

Folles rumeurs sur la mort d’Albert Kalonji Mulopwe

kalonji mulopwe

Depuis 48 heures, des rumeurs folles circulent sur la mort d’Albert Kalonji dans la nuit d’avant-hier dans son village situé dans la localité de Katende au Kasaï Oriental. Les mêmes rumeurs indiquent que cet homme hors du commun qui avait été intronisé, il y a quelques temps, comme chef suprême des Bakwa Dishi, avait été immédiatement enterré la nuit dans son village d’origine, selon les rites traditionnels locaux.

Cependant, toutes les démarches entreprises pour en savoir plus se sont avérées vaines car les personnalités supposées proches de cet homme n’ont pas voulu en dire plus. Se contentant tout simplement de signaler que l’état de santé du «Mulopwe » était devenu préoccupant depuis quelques temps. Mais selon une source proche des traditions ancestrales, il faut trente jours pour annoncer le décès d’un grand chef coutumier. En attendant d’en savoir plus sur la situation de celui que l’on appelait affectueusement « Mulopwe », veillons et prions.

Tout compte fait, le nom d’Albert Kalonji restera gravé, ad vitam aeternam, dans l’histoire politique du pays de par son discours à la Conférence Nationale Souveraine dans lequel il avait dénoncé à la face du monde certaines vérités sur le conflit qui l’avait opposé à son ancien compagnon politique Patrice Lumumba. Dont, entre autres, les circonstances de son assassinat à Elisabethville au Katanga en 1961. Il fait partie des personnalités politiques congolaises convoquées et auditionnées sur procès-verbaux en 1999 par la Commission Sénatoriale Belge chargée de faire la lumière sur les circonstances de cet assassinat odieux commis par des sujets belges et katangais sur instigation de la CIA et des services secrets du gouvernement du Royaume de Belgique.

Albert Kalonji était revenu au pays depuis plus de deux ans et faisait de temps en temps des navettes entre son village, Mbuji-Mayi et Kinshasa.
On l’apercevait parfois au Grand Hôtel Kinshasa devenu Hôtel Pulman depuis sa réfection, où il dévissait souvent avec des acteurs politiques, toutes tendances confondues, au sujet de l’histoire politique de ce pays depuis la colonisation et les années chaudes de l’accession à la souveraineté internationale. Comme le dit un adage, un vieux qui meurt est une bibliothèque qui brûle. Si le décès du patriarche Albert Kalonji est confirmé, ce sera une grande mémoire sociopolitique qui disparaitra au sujet de l’histoire tumultueuse de ce pays béni des dieux. Cet homme trimballe à lui tout seul des archives riches et palpitantes de la vie politique de ce pays pour avoir été l’un de deux derniers Pères Fondateurs, dont Marcel Bisukiro, ayant siégé à la Table Ronde Politique en 1959 pour arracher l’indépendance du Congo. Que des ouvrages avaient été rédigés sur sa carrière politique très riche et variée I Ce témoin des évènements douloureux et tragiques du Congo a joué un rôle capital pour ramener la paix et la sécurité des personnes et leurs biens particulièrement dans les deux provinces du Kasaï.

Albert Kalonji est un homme politique et d’affaires congolais, né en 1929 à Hemptinne près de Luluabourg (aujourd’hui Kananga) au Congo belge, actuelle République Démocratique du Congo). Cofondateur, avec Patrice Lumumba, du Mouvement national congolais (MNC), il milita avec lui pour l’indépendance du Congo. Des dissensions éclatèrent entre lui et son compagnon de lutte Patrice Lumumba et aboutirent en 1959 à la scission du MNC en deux branches, connues sous les noms de MNC-Lumumba et MNC-Kalonji. En 1960, Albert Kalonji, président du MNC-Kalonji, se proclama Empereur des Balubas du Kasaï et chef d’État du Sud-Kasaï. Cette indépendance de fait durera jusqu’au mois de septembre 1962. Diplômé en 1948 comme assistant agronome, il va être, en 1951, engagé à la colonie en qualité d’assistant agricole. Il devient ensuite expert-comptable auprès du tribunal de Luluabourg. En 1957, il siège au Conseil provincial du Kasaï. Il est invité à Bruxelles pour l’Exposition universelle de 1958. La même année, il adhère au Mouvement national congolais et est accueilli au sein de l’ordre de la Rose-Croix. En 1959, il ouvre (au Kasaï) un cabinet fiscal. Il devient membre du Conseil de législation. Condamné en août 1959 pour «incitation à la haine raciale lors du conflit entre les Lulua et les Baluba, il est envoyé en relégation à Kole dans l’actuel territoire du Sankuru pour être ensuite libéré. Toujours cette année, il est élu président du MNC-Kalonji. Il participe, en 1960, à la Table ronde belgo-congolaise. Élu député national en juin, il est pressenti comme ministre avant d’être écarté par Patrice Lumumba En août, il devient président de l’Etat autonome du Sud-Kasaï». Proclamé «roi du Sud-Kasaï» (sous le nom d’Albert 1er) en 1961, il dissout le gouvernement et opte pour le titre de mulopwe du «Royaume fédéré du Sud-Kasaï». En septembre 1962, Albert Kalonji est renversé lors d’un coup d’Etat militaire instigué par son premier ministre, M. Joseph Ngalula avec la complicité du pouvoir central de Léopoldville. Il s’exile alors pendant 18 mois en Espagne. Il est ministre de 1964 à 1965 dans le gouvernement dirigé par son ami Moïse Tshombe. Il quitte le gouvernement peu avant le coup d’Etat de Mobutu. En 1980, il intègre le parti unique de Mobutu, le Mouvement Populaire de la Révolution. En 2008, les Baluba du Kasaï lui rendent hommage pour ses 80 ans.

A l’avènement de la démocratie en 1990, il adhère à I’UDPS comme membre actif du Comité National pour reprendre sa liberté d’actions en 1999 sous le régime de l’AFDL de feu Laurent-Désiré Kabila. Depuis lors, il va se réfugier en France pour s’occuper des activités de son mouvement de la Rose-Croix. Cela ne l’empêchera de revenir de temps en temps au Congo pour humer l’air du pays natal et partager avec ses compatriotes.

Par F.M.

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Opposition – Ceni : le temps des non-dits !

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Ceni_1L’Opposition a lancé, le lundi 20 avril 2014 à partir de la paroisse Notre Dame de Fatima, un appel au boycott des opérations de dépôt de candidatures aux élections locales, municipales, urbaines et législatives provinciales, lancées par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) le mercredi 15 avril 2015. Elle pose, entre autres préalables à toute participation à ces scrutins, l’audit du fichier électoral, le rejet du calendrier électoral actuel au profit d’un calendrier électoral consensuel, l’enrôlement de nouveaux majeurs présentement privés du droit de vote, la résolution des contraintes financières liées à l’organisation du processus électoral.

Selon cette famille politique, toutes les zones d’ombres relatives au dossier des élections devraient faire l’objet d’une rencontre de clarification entre elle et la CENI. C’est du reste l’esprit de la lettre qu’elle a adressée, le vendredi 17 avril 2015, au Président du Bureau de cette institution d’appui à la démocratie, le convalescent Abbé Apollinaire Malumalu. Cette correspondance, apprend-on, est demeurée sans suite.

            Nombre d’observateurs sont d’avis qu’en optant pour le boycott du processus électoral en cours, l’Opposition voudrait faire passer un passage plein de non-dits.

 

Doute sur l’indépendance de la CENI

 Parmi les non-dits en question, il y a la persistance du doute sur l’indépendance de la Ceni. Les membres de l’Opposition, dont certains siègent à l’Assemblée Nationale et au Sénat, ont le sentiment que cette institution d’appui à la démocratie agit sous la dictée de la majorité au pouvoir. Lorsque cette dernière avait décidé de la révision de la loi électorale, en conditionnant l’organisation des élections au recensement et à l’identification de la population, la Ceni était restée muette, pensant même que c’était la bonne recette pour actualiser le fichier électoral.

 Il avait fallu des manifestations de rue pour remettre les pendules à l’heure et contraindre le pouvoir en place ainsi que la CENI à mettre une croix sur les données démographiques, pour le moment inopportunes, dès lors qu’elle avait déjà levé l’option, de ne pas enrôler de nouveaux majeurs. S’agissant de ces derniers, le « pouvoir organisateur » des élections s’est rangé à l’avis de la Majorité selon lequel leur enrôlement en 2015 entraînerait un glissement du calendrier électoral. Pourtant, cette option est violatrice de l’alinéa 5 de l’article 5 de la Constitution qui reconnaît à tout citoyen congolais âgé d’au moins 18 ans et jouissant de ses droits civils et politiques de voter et d’être voté.

Flou sur la direction de la Ceni

L’autre non-dit concerne la neutralité de la CENI. C’est dans cette optique que le législateur avait disposé que le président de son bureau provienne de la Société Civile et, plus précisément, des confessions religieuses. Malheureusement, les expériences de 2006 et 2011 avaient démontré que l’abbé Malumalu et le pasteur Ngoy Mulunda s’étaient comportés en défenseurs acharnés des intérêts de la Majorité Présidentielle.

 Le retour aux affaires du prélat catholique, contre la volonté de l’Eglise catholique du Congo et du Vatican, a relancé la méfiance de l’Opposition vis-à-vis d’un responsable qui avait brillé par sa partialité dans la conduite du processus électoral de 2006. Ce qui vient davantage compliquer les bidons, c’est l’état de santé, devenu fort précaire, de l’abbé Apollinaire Malumalu. Absent du pays pendant plus de deux mois et de retour à Kinshasa voici quelques jours, des indiscrétions le donnent toujours en délicatesse de santé, ce qui laisse craindre le contrôle total de la Ceni par la majorité au pouvoir.

            Les membres de l’Opposition qui réclament à cor et à cri un dialogue autour du calendrier électoral veulent connaître celui qui conduira la délégation de la CENI, car ils ont l’impression que cette dernière est pilotée par une main noire attachée aux stratégies de glissement, notamment le découpage territorial, le saupoudrage des moyens financiers entre le processus électoral, les nouvelles provinces, les infrastructures de base et le dossier sécuritaire, etc.

            Bref, l’Opposition considère que sans audit du fichier électoral, sans calendrier électoral consensuel, sans volonté affirmée d’élimination des contraintes financières liées aux élections, sans clarification du véritable leadership de la CENI, les chances d’obtenir des élections libres, démocratiques, transparentes, crédibles et apaisées restent minimes. Pourtant, c’est l’une des exigences des partenaires extérieures de la RDC pour valider les résultats.

                                               Kimp

 

 

 

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Fosse commune de Maluku: l’ASADHO exige l’expertise d’une commission indépendante

 

asadho_logo_298281592« Asadho dit non aux enquêtes conduites par le Parquet de Kinkole. L’Asadho réclame  des enquêtes indépendantes et l’exhumation des corps car les enterrements collectifs actuels ne sont qu’une diversion du gouvernement ». Telle est la position de l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (Asadho) au sujet de ce dossier chaud de la fosse commune de Maluku. C’était au cours d’une conférence de presse tenue hier mardi 21 avril 2015 à son siège où Jean Claude Katende, son président a fait le point sur une affaire considérée par le gouvernement comme « un enterrement collectif ». Cela, une semaine après les comptes rendus du vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Evariste Boshab, du ministre de la Justice, du Parquet Général de la République et du gouvernement provincial,

Le président de l’Asadho est monté au créneau pour rejeter la décision prise par le gouvernement de confier l’enquête à une instance nationale qu’est le « Parquet de Kinkole ». Ce, alors que ce Parquet rejette l’exhumation des corps pour connaitre les causes desdits décès. Raison pour laquelle,  « L’Asadho réclame les enquêtes indépendantes et l’exhumation des corps ». Pour assoir son argumentation, Jean-Claude Katende a rappelé que dans un passé proche, l’une des autorités du pays avait déclaré qu’elle ne faisait pas confiance à la justice congolaise. D’où l’Asadho réclame la mise en place d’une commission indépendante internationale pour mener ladite enquête afin d’établir les vraies causes et les circonstances de ces décès, étant donné que le Parquet ne pourra produire que ce qui conforte la position déjà défendue par  le gouvernement.

En outre, l’Asadho demande que les acteurs au développement puissent accompagner cette démarche puisqu’il s’agit d’une question extrêmement sensible et portant une forte charge émotionnelle.  L’Asadho en a profité pour dénoncer la guerre des sémantiques entre le gouvernement et les organisations de défense des droits de l’homme, notamment l’usage des expressions comme « Les enterrements collectifs qui ne sont qu’une diversion du gouvernement ». L’orateur du jour a estimé que le gouvernement fait preuve d’une appréciation assez étonnante et très légère de ces évènements tragiques alors qu’il s’agit des pertes en vies humaines. Et, l’Asadho de s’interroger sur les raisons qui font que le gouvernement refuse l’expertise de la communauté internationale.

Dorcas NSOMUE

 

 

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Trois membres de Filimbi s’exilent en Belgique

kabila

Malmenés par le régime de Kinshasa
Sylvain Saluseke libéré par l’Anr

Malmenés par le régime de Kinshasa depuis le 15 Mars 2015 lors de leurs activités à Masina à Kinshasa, trois des fondateurs du mouvement citoyen congolais Filimbi (RDC) viennent de s’exiler en Europe, plus précisément en Belgique après s’être cachés pendant plusieurs semaines à Kinshasa pour fuir la répression organisée par Kinshasa. Il s’agit entre autres de Floribert Anzuluni, Yangu Kiakwama et Dr Franck Otete, ancien cadre chez Nestlé Congo SA.

Tout a commencé le 15 Mars à Kinshasa quand le mouvement Filimbi (sifflet en Swahili) s’apprête à tenir sa première conférence de presse lorsque les forces de l’ordre débarquent et arrêtent tout le monde : journalistes, diplomates, militants sénégalais et burkinabè venus soutenir cette initiative, et, donc, militants congolais.

« Nous lançons un appel à M. Floribert Anzuluni, tonne, quelques jours plus tard, le ministre de la Communication, Lambert Mende, en conférence de presse. Où qu’il se trouve, il y a intérêt, pour lui et pour la recherche de la vérité, qu’il se présente devant les enquêteurs.

 » Ce qui a poussé ces trois membres de Filimbi à prendre au sérieux les menaces en exilant en Europe, pour échapper à la répression de Kinshasa.

Pourtant pendant plusieurs semaines, Anzuluni et ses compères ont vécu dans la crainte d’une arrestation surtout que leurs compagnons de lutte, Fred Bauma, Sylvain Saluseke et Yves Makwambala, arrêtés lors de la première descente de police, sont toujours en détention, à l’Anr.

Des sources proches du dossier ont indiqué que l’un des trois membres de Filimbi détenu à l’Anr, Sylvain Saluseke a été libéré le mardi dernier dans la nuit.

Un autre membre influent de ce mouvement Orly Ndjoli continue à vivre en clandestinité craignant de vivre le sort de Fred Bauma et Yves Makwambala. Sa famille se trouve en danger à cause de la visite effectuée chaque fois par les prétendus agents des services de sécurités minus des documents signés au plus haut sommet de l’Etat.

La pression s’accentue sur Kinshasa

Après la libération de Sylvain Saluseke, deux membres de Filimbi restent en détention à l’ANR. En vue de réclamer leur relâchement, le jeudi 30 avril 2015, une grande mobilisation aura lieu à Dakar, au Sénégal devant l’Ambassade de la RDC dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Cette manifestation serait l’œuvre du Mouvement Y en a marre et d’autres organisations de la société civile sénégalaise de défense et de promotion des droits de l’Homme.

En effet, depuis l’arrestation avec brutalité des leaders pro démocratie de Filimbi, Lucha, Y a en marre et Balai citoyen, des pressions se sont accentuées sur Kinshasa, pour exiger la libération de ces braves jeunes.

Des manifestations ont été organisées à Goma, chef lieu de la province du Nord Kivu, pour réclamer la libération des leaders pro démocratie parmi lesquels le plus populaire Fred Bauma de Lucha.

Par Godé Kalonji Mukendi

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Rupture : Kyungu wa Kumwanza tourne la page Kabila

Gabriel-Kyungu

(LUBUMBASHI)- Piqué à vif, le patriarche Gabriel Kyungu wa Kumwanza ne supporte plus le jeu malsain du pouvoir. Ses prises de position démontrent que la rupture est consommée avec le régime Kabila. La
confusion qui règne au sein de son parti avec le départ de ses députés nationaux et le désavoeu qu’il a subi ces derniers jours, l’a poussé à durcir le ton. Lors d’un meeting mardi à Lubumbashi, le président de
l’Unafec a dénoncé les arrestations, les intimidations, et les menaces proférées par ceux qui planifient déjà la fraude. ‘‘Nous nous insurgeons contre toute forme de tricherie. Nous voulons les élections
crédibles et transparentes. Nous ne voulons plus la fraude’’, a-t-il crié devant la foule. Gabriel Kyungu wa Kumwanza a prévenu les fraudeurs qu’ils ne vont pas réussir comme par le passé. Devant ses partisans, Baba a appelé à la vigilance totale. Il a demandé au pouvoir de libérer tous les prisonniers politiques. ‘‘ Libérez, libérez, libérez les prisonniers politiques. Les dirigeants de ce pays, libérez, libérez les politiciens injustement arrêtés’’, a-t-il ajouté. On est chef de la population mais on n’est pas chef des arbres pour ne pas écouter, conseille le président de l’assemblée provinciale du Katanga. Pour une première, Kyungu a même souhaité publiquement la guérison et le retour rapide d’Etienne Tshisekedi au pays. ‘‘Soyons unis Bandundu, Bas-Congo, Equateur, Kivu, Kasaï et c’est comme mon frère et ami qui est en soins en Europe, que Dieu le guérisse rapidement pour qu’il rentre au pays’’, a affirmé Kyungu wa Kumwanza. A cette même occasion, il a annoncé que son parti n’est plus représenté au gouvernement. Au sujet de députés frondeurs de l’Unafec, Baba a été clair. Ils se sont auto-exclus du parti.

 

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