26 février 2014

CHARLES ONANA: "ON OBTIENT PAS DE RECONCILIATION A TRAVERS UNE INFLATION DE LOIS D'AMNISTIE"


La loi d’amnistie pour faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politiques, promulguée  le 11 février dernier par le président de la RDC, Joseph Kabila, alimente encore les conversations dans l’opinion nationale et internationale. Interrogé à ce sujet, Charles Onana, journaliste d’investigation et l’un des meilleurs spécialistes de la région des Grands Lacs africains, donne son point de vue sur ce texte, l’un des engagements pris par le gouvernement congolais à l’issue de la guerre dans l’Est contre le mouvement du M23, et considérée par une majorité des Congolais comme un chèque en blanc accordé aux rebelles.        
En tant que journaliste d’investigation, vous travaillez beaucoup sur la situation dans la région des Grands Lacs et vous y avez consacré un certain nombre d’ouvrages. Avec l’éclairage qui est le vôtre, pourriez-vous dire aujourd’hui que la guerre est finie dans l’Est de la RDC avec la défaite du M23 ?
Au risque de vous décevoir, Non ! La guerre n'est pas finie et rien ne prouve que le M23 a disparu. Le nom du mouvement va probablement disparaître mais pas ceux qui l'ont créé, armé  et financé. Ceux qui ont installé le RCD, le CNDP et le M23 n'ont pas encore disparu de la région.  A chaque fois qu'ils sont débusqués notamment par les rapports des experts de l'ONU, ils font le vide et remettent les compteurs à zéro en attendant de revenir sous un autre visage.
L’armée congolaise a toujours été perçue comme une armée indisciplinée et désorganisée. A quoi attribuez-vous les prouesses réalisées par les FARDC ?
Il n'y a pas encore d'armée congolaise patriotique comme il existe une armée coréenne, américaine, française, britannique, canadienne, sud-africaine, marocaine, etc. Il ne faut pas oublier que les FARDC sont un produit du DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion, ndlr) fabriqué par l'Union Européenne et dans lesquelles se trouvent encore des mercenaires de l'Armée Patriotique Rwandaise, des collègues de Bosco Ntaganda, Laurent Nkunda, etc. Beaucoup d'excellents officiers congolais ont été assassinés, empoisonnés, parce qu'ils menaient la vie dure aux occupants illégaux et aux terroristes de l'Est du Congo. Des enquêtes judiciaires sérieuses n'ont jamais été menées pour identifier les vrais auteurs de ces crimes. Vous comprendrez que je garde de très grandes réserves sur de quelconques « prouesses » des FARDC contre le M23.
Que vous inspire la loi d’amnistie, promulguée en RDC, censée favoriser la réconciliation nationale en permettant la réinsertion sociale d’anciens rebelles ?
On n'obtient pas de réconciliation à travers une inflation de lois d'amnistie. Que signifie d'abord le terme « réconciliation » pour les Congolais aujourd'hui ? Est-ce l'urgence d'absoudre tous ceux qui ont commis des viols et des crimes contre l'Humanité en RDC ? Est-ce le fait d'ignorer l'immense traumatisme causé au peuple congolais depuis 1998 ? Est-ce le fait pour eux d'oublier toutes les fraudes électorales précédentes pour des promesses d'un développement et d'une vie démocratique incertains ? Le terme de « réconciliation » est tellement galvaudé qu'il risque de plus signifier grand chose aussi bien pour ceux qui l'emploient que pour ceux qui en sont les destinataires. Ce qui se passe en RDC est en dessous de toute rationalité. Pourtant, les institutions congolaises sont remplies de gens très rationnels et particulièrement intelligents. Mais bien des observateurs ont du mal à comprendre pourquoi certaines décisions ne reflètent pas cette intelligence.
Une écrasante majorité des Congolais ont le sentiment que cette loi a fait la part belle aux rebelles du M23 , qui restent menaçants  pour la paix et la sécurité dans l’Est de la RDC, à partir de leurs bases en Ouganda et au Rwanda. Partagez-vous ce sentiment ?
Je pense finalement que la rationalité est davantage du côté de cette écrasante majorité des Congolais. C'est dommage que cette majorité ne soit pas celle qui décide.
Les autorités congolaises ont-elles accordé un chèque en blanc au M23 ?
Il faut leur poser cette question car les négociateurs ont certainement eu une feuille de route et tous ceux qui ont participé aux discussions doivent être en mesure de dire s'ils ont défendu les intérêts du Congo et du peuple congolais ou s'ils ont agi dans le sens contraire de ces intérêts.
D’aucuns disent que la communauté internationale a fait pression sur la RDC pour faire adopter cette loi à l’Assemblée nationale ? Qu’en pensez-vous ?
Je ne suis un membre de la communauté internationale mais si j'en juge par mon expérience de ce qui passe au sein de l'Union Européenne, il est évident que certains s'épuisent à faire constamment des pressions plutôt qu'à sanctionner les agents de déstabilisation de la RDC. Ils y trouvent probablement une grande satisfaction à maintenir le Congo et les Congolais dans une position de soumission à leur diktat.
Pourquoi les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) ne bénéficieraient-elles pas du même traitement que le M23, Selon vous ?
Parce qu'ils ne sont pas si importants que ça ! On fatigue les Congolais avec les FDLR. Tout le monde sait que ce groupuscule de Rwandais n'a pas les moyens d'entretenir une guerre longue, coûteuse, traumatisante contre la RDC. C'est l'alibi qui a été trouvé depuis dix ans pour entretenir le mensonge sur le drame de l'Est du Congo. Je connais le poids de ce mouvement et même celui de ses membres en Europe. Ils n'ont ni la valeur ni le pouvoir qu'on veut absolument leur donner. Combien de fois nous a-t-on dit qu'on démantelait les FDLR ? Kagame avait dit qu'il fallait les éradiquer. Kinshasa semblait aussi partager cette position. Où en est-on avec ce projet d'éradication des FDLR ? En vérité, s'il n'y a plus le nom des FDLR en RDC, on sera obligé de parler des vrais gangsters de la région. Pour ne pas avoir à en parler, il faut faire vivre les fantômes, c'est rassurant pour certains !
N’y aurait-il pas un risque, en RDC, que d’autres inciviques se lancent dans des aventures criminelles identiques à celles du M23 pour être eux aussi récompensés ?
C'est déjà le cas. C'est pour cela qu'on parle de démantèlement du M23 ou des FDLR même si, pour moi, ces deux mouvements ne sont pas à mettre au même niveau de nuisance ou de criminalité en RDC. Mais le discours envahissant sur ces mouvements évite de parler de façon exhaustive des vrais prédateurs, y compris les nouveaux. On essaye, par ce procédé, de faire croire que la situation est figée depuis des années et qu'elle tourne uniquement autour du M23 ou des FDLR. Que cette présentation des choses est commode !
Comprenez-vous la différence faite par la CPI entre « crimes ethniques » et « crimes contre l’humanité » à propos des accusations portées contre Jean-Bosco Ntaganda, mercenaire Rwandais, nommé général au sein des FARDC ?
L'arrestation de cet individu a été vécu avec beaucoup d'enthousiasme par certains à l'époque. Mais son passage dans une « cellule de dégrisement » ou de « débriefing » à l'ambassade des Etats-Unis à Kigali semble avoir donné la direction vers laquelle son procès allait s'acheminer : nulle part. Ce serait d'ailleurs intéressant de savoir si Kinshasa participe activement à la collecte des preuves contre Ntaganda, ex CNDP et ex-général des FARDC.
En tant que spécialiste de la région des Grands Lacs, que préconisez-vous comme solution pour mettre un terme à la crise qui secoue la partie Est de la RDC depuis bientôt vingt ans ?
Il y a d'imminentes personnalités à la tête de la RDC payées par le contribuable congolais et agissant en son nom. Ce sont ces personnalités qui doivent trouver des solutions à la crise du Congo. Elles ont la légitimité ou le pouvoir d'agir. Si elles ne trouvent pas de solution depuis vingt ans, c'est un peu surprenant et c'est même très étonnant. Si elles n'ont pas d'idées, il faut donc faire un référendum pour demander aux Congolais quelles mesures faut-il prendre contre les prédateurs nationaux ou étrangers de la RDC et contre les auteurs et responsables des crimes contre l'Humanité au Congo. Il est certains qu'en moins de 24 heures, les imminentes personnalités qui peinent depuis une décennie auront l'embarras du choix dans la liste des mesures urgentes que leurs proposeront le peuple congolais. Je suggère donc qu'en cas de difficulté majeure à trouver la solution, le peuple congolais peut la trouver très rapidement et ce sera certainement plus efficace.
A qui profite le désordre en RDC ?
A tous ceux qui n'agissent pas pour que ça s'arrête. Mais aussi à ceux qui racontent des sornettes pour faire illusion. Ils s'opposent farouchement à la vérité et refusent de voir le peuple Congolais debout et digne.
Propos recueillis par Robert Kongo, correspondant en France 

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Accord d’Addis-Abeba : la communauté internationale salue les progrès réalisés

 
Conférence de presse animée par Mary Robinson, l’envoyée spéciale du secrétaire général de l’Onu pour la région des Grands Lacs le 4/09/2013 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John BompengoConférence de presse animée par Mary Robinson, l’envoyée spéciale du secrétaire général de l’Onu pour la région des Grands Lacs le 4/09/2013 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Un an après la signature de l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération intervenue le 24 février 2013 à Addis-Abeba par onze chefs d’Etat, les envoyés spéciaux de la communauté internationale  saluent « des progrès indéniables » obtenus grâce à cet engagement.

« Nous avons vu le mouvement rebelle du M23 vaincu et le gouvernement de la RDC conclure avec les rebelles un processus de paix. Nous avons également assisté à une construction progressive de la confiance et du consensus dans la région et une plus forte détermination de la part de ses leaders à trouver des solutions à travers l’accord-cadre pour la Paix, la Sécurité et la Coopération », déclarent dans un communiqué les envoyés spéciaux de Ban Ki-moon dans les Grands Lacs et en RDC, les envoyés spéciaux de l’Union européenne, de l’Union africaine et des Etats-Unis dans les Grands Lacs.

« Les volets social et économique de l’Accord-cadre pour la Paix, la Sécurité et la Coopération devront être accélérés. La paix ne saurait s’enraciner sans que les entreprises et l’emploi prospèrent. Les énergies productives des femmes, de la jeunesse et la Société civile devront être incorporées dans la recherche des solutions durables et la responsabilité de rendre compte par toutes les parties dans la mise en œuvre de l’Accord », souligne le document.

Quoiqu’il reste encore des tâches importantes à accomplir, les indicateurs sont tout à fait positifs pour atteindre les objectifs de la paix et la sécurité dans la Région des Grands Lacs, estiment par ailleurs les envoyés spéciaux.

Deux autres signataires ont parafé l’accord-cadre d’Addis-Abeba en 2013, ce qui porte à 13 le nombre total de signataires de ce document.

Le communiqué a été signé par :

  • Mary Robinson, Envoyée Spéciale du Secrétaire-général des Nations Unies pour la Région des Grands Lacs
  • Martin Kobler, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo et Chef de la Monusco
  • Boubacar Diarra, Représentant Spécial de l’Union Africaine pour la Région des Grands Lacs
  • Russel Feingold, Envoyé spécial des Etats-Unis pour la Région des Grands Lacs et la RDC
  • Koen Vervaeke, Coordonnateur principal de l’Union Européenne pour la Région des Grands Lacs

radiookapi.net

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RDC: arrestation d'un député faisant signer une pétition contre la Commission électorale.

KINSHASA, AFP Le député de l'opposition Martin Fayulu a été arrêté lundi à Kinshasa avec un dizaine de collaborateurs alors qu'il faisait signer une pétition demandant notamment la "démission immédiate" du président de la Commission électorale, a-t-on appris auprès de l'opposant.

"Nous sommes retenus à la police. Nous sommes une dizaine. Nous avons été arrêtés alors qu'on faisait signer la pétition" demandant entre autres le départ du président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), l'abbé Apollinaire Malu-Malu, a déclaré M. Fayulu dans un cours entretien téléphonique à l'AFP.

"Nous (...) exigeons la démission immédiate de monsieur l'abbé Apollinaire Malu-Malu", indique une pétition datée du 17 février notamment signée par des partis d'opposition, dont ceux réunis dans la plateforme Forces acquises au changement (FAC) que dirige M. Fayulu, un opposant très actif.
 
Mi-janvier, l'abbé Malu-Malu, 52 ans, a annoncé des élections locales pour fin 2014.
 
Il "ne donne aucun gage de transparence ni de neutralité dans l'organisation des élections, au contraire il démontre une inféodation à la mouvance kabiliste (du président Joseph Kabila) comme lors des élections de 2006" qu'il avait organisées, affirme la pétition.

L'abbé Malu-Malu avait présidé la Commission électorale indépendante (CEI), créée après les accords de paix inter-congolais de 2002, qui avait organisé en 2006-2007 les élections provinciales, législatives, sénatoriales et présidentielle - premières élections démocratiques du pays.

La CEI a par la suite été remplacée par la Céni, dirigée, avant la désignation de l'abbé Malu-Malu, par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda. Ce dernier a travaillé pour le président Kabila en tant que conseiller "spirituel", tandis que l'abbé Malu-Malu a été expert au service présidentiel d'études stratégiques.

M. Kabila et son camp ont remporté la présidentielle et les législatives contestées du 28 novembre 2011. L'opposition avait rejeté les résultats, accusant la Céni de fraude en faveur du pouvoir.
hab/jpc

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25 février 2014

Arrivé à Bukavu où il est bloqué avec sa suite : V. Kamerhe empêché d’arriver à Walungu et à Uvira

 
Le leader de l’UNC rentre ce jeudi 27 février à Kinshasa via Goma. 
Arrivé à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, jeudi 20 du mois en cours en fin d’après midi, Vital Kamerhe, président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) et sa suite n’ont pas encore quitté cette ville.

En effet, selon des informations recueillies auprès des notabilités de cette formation politique au Sud Kivu, le leader de l’UNC et la délégation qui l’accompagne sont bloqués au chef lieu de cette province, les portes des territoires respectifs de Walungu et Uvira ayant été verrouillées par les autorités locales très probablement à la demande du régime politique en place à Kinshasa!
D’après la même source, la suite de Vital Kamerhe est attendue ce mercredi à Goma tandis que ce dernier arrivera dans la même ville le lendemain jeudi avant de prendre l’avion qui le ramènera directement à Kinshasa!
Dans l’entourage immédiat du président national de l’UNC. On rapporte en substance que le programme de la caravane de la paix élaboré par les instances dirigeantes de ce parti politique prévoyait les étapes de Kalemie au Nord-Katanga, de l’Ituri et de Kisangani en Province Orientale où des groupes armés avaient durablement éprouvé les populations locales.
 
Un sujet à débat!
 
On pense généralement qu’à son retour dans la capitale du pays, Vital Kamerhe convoquera une réunion extraordinaire de son parti, puis celle de la plate forme politique dont il est l’autorité morale en vue de tirer toutes les leçons des entraves mises sur son itinéraire pour l’empêcher de communier avec les populations concernées de l’Est de la République!
 
Après la tenue de cette réunion qui promet d’être révélatrice de “ choses d’une extrême gravité, rapporte-ton, le président national de l’UNC animera une importante conférence de presse élargie à l’intention des journalistes de la RDC et de l’étranger et des diplomates accrédités à Kinshasa.
 
Prenant à témoins la MONUSCO, les représentants des organisations de défense de droits de l’homme et des personnalités de bonne volonté opérant dans les régions situées sur l’itinéraire suivi par Vital Kamerhe et sa suite avant d’atteindre le chef-lieu du Sud-Kivu, l’UNC pourrait initier des actions contre le régime politique en place à Kinshasa auprès des instances internationales qui veillent sur le respect de droits de l’homme et de traditions démocratiques de par le monde. Après les infortunes du président national de l’UNC dans les deux Kivu face aux échéances électorales à venir on est en droit de se demander à quel chef de parti politique le prochain tour dans les véritables réservoirs à suffrages que la majorité présidentielle veut être seule à contrôler à l’Est du pays ! un sujet à débat!

KAMBALE MUTOGHERWA

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Kasaï-Oriental: 4 bandits armés arrêtés à Keena Nkuna

 
Une vue de la prison de Lodja, lors d’une visite des quelques responsables des agences des Nations unies le 18/1/2003. Ph- Don JohnUne vue de la prison de Lodja, lors d’une visite des quelques responsables des agences des Nations unies le 18/1/2003. Ph- Don John

La police a arrêté lundi 24 février un groupe de quatre bandits armés appelés « suicidaires » dans la cité de Keena Nkuna, chef-lieu du territoire de Kabeya Kamuanga au Kasaï-Oriental. Une femme et un repris de justice font partie du groupe.

Des sources de la société civile de Kabeya Kamuanga rapportent que ces bandits se sont introduits dimanche dernier dans la nuit dans plusieurs habitations de la cité de Keena Nkuna, principalement aux quartiers De la mission et Nkita. Ils auraient emporté près de 400 dollars américains.

Le lendemain, les mêmes bandits s’en sont pris à une commerçante du marché central de Kabeya Kamuanga à qui ils ont réclamé de l’argent. Après son refus, les bandits l’auraient  menacée d’attaquer son domicile pendant la nuit.

Alertée par la commerçante, les habitants de la cité et la police se sont mis à la poursuite des bandits qui ont finalement été appréhendés plus tard dans la journée.

L’administrateur du territoire de Kabeya Kamuanga affirme que la police auditionne ces bandits depuis ce mardi 25 février dans la matinée avant leur transfèrement au parquet.

Il assure que des mesures de sécurité ont été prises pour mieux sécuriser les habitants de son territoire.

Ces dernières semaines, des bandits armés s’en sont pris régulièrement aux habitants de la cité de Kenna Nkuna. A la fin de l’année dernière, un groupe de bandits a attaqué des négociants de diamant à qui ils ont ravi des pierres précieuses.

radiookapi.net

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Un ancien cadre du M23 kidnappé à Kinshasa, selon son épouse

 
Boulevard du 30 juinBoulevard du 30 juin

Le député national honoraire et ancien cadre de la rébellion du M23, Moïse Tshembo Tshokwe aurait été enlevé lundi 24 février à Kinshasa au moment où il revenait d’un rendez-vous – qui n’aurait plus eu lieu – avec le Procureur général de la République. Il était parti voir le procureur général pour s’enquérir des modalités d’application de la loi d’amnistie. Son épouse, Mireille Tshokwe qui a livré cette information à Radio Okapi depuis Lubumbashi, soupçonne des agents de l’Agence nationale de renseignement (ANR) d’avoir opéré ce kidnapping.

« Il s’est fait que mon mari n’avait pas pu rencontrer le PGR. 20 minutes après, mon mari était dans son véhicule avec son assistant comme chauffeur. Ils se sont retrouvés sur le boulevard [du 30 juin] quelques minutes après, tamponné par un véhicule venu de nulle part. De ce véhicule ont surgi des individu qui ont pris de force brutalement mon mari pour l’emmener vers une destination inconnu. Mais fort heureusement l’assistant de mon mari qui avait reconnu ces individus m’a rapporté que c’était des éléments de l’ANR [l’Agence nationale de renseignement] », a-t-elle déclaré.

le Procureur général de la République a dit ne pas être au courant de cette affaire, ni avoir eu un rendez-vous avec Moïse Tshembo. Il a toutefois promis de vérifier ces informations.

Moïse Tshembo avait rejoint l’ancienne rébellion du M23 après son échec aux élections législatives de 2011.

Le chef de l’Etat Joseph Kabila avait promulgué le 11 février la loi portant amnistie pour faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politiques. Cette amnistie couvre la période allant du 18 février 2006 au 20 décembre 2013. La promulgation de cette loi est l’un des engagements que le gouvernement avait pris lors de la signature de la déclaration marquant la fin des pourparlers de Kampala avec les rebelles du M23.

radiookapi.net

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RDC : la Monusco condamne les exactions contre les civils à Masisi

 
Moustapha Soumare, DSRSG le 27/12/2012 au studio de radio okapi à Kinshasa.Ph. John BompengoMoustapha Soumare, DSRSG le 27/12/2012 au studio de radio okapi à Kinshasa.Ph. John Bompengo

Près d’une quarantaine de personnes auraient été tuées et des villages incendiés depuis plusieurs semaines dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu. Dans une déclaration faite ce lundi 24 février à Kinshasa, le coordonnateur humanitaire en RDC, condamne ces exactions commises à l’encontre des civils. Selon Moustapha Soumaré, l’aide humanitaire distribuée par les Nations Unies et les ONG a même été pillée par endroit, constituant une grave atteinte à l’action humanitaire en RDC.  

« Je condamne vigoureusement le climat délétère qui s’est installé depuis plusieurs semaines dans le Territoire de Masisi où les pertes en vie humaines et autres atteintes à l’intégrité physiques des personnes et la destruction d’infrastructures civiles se multiplient », a déclaré Moustapha Soumaré. 

Masisi est devenu le théâtre de multiples exactions. Des rapports alarmants font état d’assassinats exécutés pour la plupart sur une base ethnique. Ces assassinats seraient perpétrés par des groupes armés dans la partie sud du territoire.

Au nord-ouest de Masisi centre, des affrontements entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et des groupes armés ont été rapportés depuis le 15 janvier. Ils poussent plusieurs milliers de civils à fuir leurs habitations et trouver refuge où ils peuvent.

Des sites de personnes déplacées ont été pillés, plusieurs centres de santé ont également été ciblés, certains ont cessé temporairement toute activité suite au retrait du personnel médical.

D’après Moustapha Soumaré, ces derniers épisodes rappellent, une fois de plus, la fragilité du Nord-Kivu et des autres provinces de l’Est de la RDC où sévit une  crise humanitaire. Les défis que rencontrent les travailleurs humanitaires demeurent encore nombreux.

« Nous devons tous conjuguer nos efforts pour maintenir et renforcer notre action en faveur des plus vulnérables », a souligné le coordonnateur humanitaire et représentant spécial adjoint du secrétaire général adjoint de l’ONU en RDC.

radiookapi.net

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24 février 2014

Mbuji-Mayi: destruction des engins non explosés

 
Dans un dépôt d’armes à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John BompengoDans un dépôt d’armes à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Des engins non explosés ont été détruits au dépôt secondaire d’armes et minutions du camp brigade lundi 24 février à Mbuji-Mayi. Ces engins avaient été récupérés dans la ville et dans sa périphérie après la dépollution par les experts de l’agence UNMACC des Nations unies et des ONG MAC, Pupil Aid APN de la Norvège sous la supervision de la 5e région militaire. Il s’agissait de mortiers, de rockets, de fusées mines et de grenades.

La destruction des engins non explosés s’est effectuée vers le polygone minier, dans une zone qui ne présente aucun risque. Les habitants du camp brigade n’ont entendu qu’une légère détonation.

Mais les détonations seront plus fortes lors de la deuxième phase de cette opération prévue pour le vendredi prochain, ont prévenu les organisateurs. Une grande quantité d’engins sera détruit à une dizaine de km de la ville.

Les organisations impliquées en ont averti la population afin d’éviter tout mouvement de panique.

Les mêmes sources ont affirmé que les engins détruits présentaient un danger imminent pour la population locale.

L’explosion d’un dépôt d’armes le 24 janvier dernier avait causé la mort de 18 personnes. Plus 60 personnes avaient été blessées et des dégâts matériels importants avaient été enregistrés.

radiookapi.net

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RDC: la société civile désapprouve la révision constitutionnelle proposée par la Ceni

 
Abbé Apollinaire Malu Malu le 24/02/2014 à Kinshasa, lors d’une rencontre avec des acteurs de la société civil. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Des organisations de la société civile de la RDC ont rejeté la révision constitutionnelle proposée par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) en vue d’appliquer le mode de scrutin indirect pour les élections provinciales. Ils l’ont fait savoir au cours d’une rencontre avec le président de la Ceni, Apollinaire Malumalu, lundi 24 février à Kinshasa. Le moment n’est pas propice pour une telle reforme, selon la société civile, qui redoute le risque de corruption de «grands électeurs ».

A l’issue de cette matinée d’échange, la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) basée à Kinshasa a purement et simplement rejeté ce scrutin indirect, au regard du degré de corruption qui prévaut en RDC.

 
Des membres du bureau de la commission électorale nationale indépendante(Ceni) le 24/02/2014 à Kinshasa, lors d’une rencontre avec les acteurs de la société civil. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Des membres du bureau de la commission électorale nationale indépendante(Ceni) le 24/02/2014 à Kinshasa, lors d’une rencontre avec les acteurs de la société civil. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Des participants à la rencontre des membres du bureau de la commission électorale nationale indépendante(Ceni) et les acteurs de la société civil le 24/02/2014 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Des membres du bureau de la commission électorale nationale indépendante(Ceni) le 24/02/2014 à Kinshasa, lors d’une rencontre avec les acteurs de la société civil. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Des participants à la rencontre des membres du bureau de la commission électorale nationale indépendante(Ceni) et les acteurs de la société civil le 24/02/2014 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Abbé Apollinaire Malu Malu le 24/02/2014 à Kinshasa, lors d’une rencontre avec des acteurs de la société civil. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

«Cette option-là ne donne pas la possibilité aux pauvres d’émerger et de participer au processus comme candidat, parce qu’il sera aussi question de grands électeurs qui seront facilement corruptibles», a estimé le coordonnateur de la NSCC, Jonas Tshiombela.

Le délégué  de la société civile de la province de l’Equateur, Fabien Mongwenza, a pour sa part estimé que le mode de scrutin proposé par la Ceni était inopportun:

«Pour préserver la quiétude dans la pays, je proposerais que l’ancien système continue, et qu’à la fin de ce cycle électoral on puisse entrevoir une révision qui ferait que les députés provinciaux puissent être élus au suffrage indirect pour nous permettre de gagner du temps

Lors de cet échange, le président de la Ceni a passé en revue la feuille de route de la poursuite du processus électoral en République démocratique du Congo qu’il avait présentée jeudi 30 janvier à l’Assemblée nationale. Il s’est plus appesanti sur la possibilité de reformer la loi électorale en vue d’appliquer le mode de scrutin indirect pour les élections provinciales et sénatoriales, ainsi que celle des gouverneurs.

«Les conseillers des communes, des chefferies et des secteurs élus pourront élire, en un même jour, députés provinciaux, gouverneurs et vice-gouverneurs, sénateurs, conseillers urbains, bourgmestres et bourgmestres adjoints», a-t-il expliqué.

Pour y arriver, l’abbé Malumalu juge indispensable la révision de quelques articles de la constitution. «On devrait, dans ce cas là [réviser] au niveau de la constitution un article qui concerne [le scrutin des] sénateurs et deux articles qui concernent les institutions provinciales: 197 et 198», a précisé la président de la Ceni.

Aux dires de certains participants à cette rencontre, il appartient aux députés tant de la majorité que de l’opposition de traiter avec délicatesse de la révision de la constitution telle que proposée par la Ceni.

radiookapi.net

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Kasaï-Occidental : ouverture du procès en appel de 11 policiers et militaires accusés de vol

 
Une vue de la salle d'audience du tribunal militaire ce 29/04/2011 à Kinshasa, dont au fond les juges du seant et en avant plan, les prévenus lors du procès des presumés insurgés Eniele. Ph John Bompengo/ Radio OkapiUne vue de la salle d'audience du tribunal militaire ce 29/04/2011 à Kinshasa, dont au fond les juges du seant et en avant plan, les prévenus lors du procès des presumés insurgés Eniele. Ph John Bompengo/ Radio Okapi

Le procès en appel de cinq policiers et six militaires, condamnés au premier degré à de peines allant de 20 ans de prison à la peine capitale pour vol, a commencé samedi 22 février au tribunal militaire de Kananga, au Kasaï-Occidental. Ces agents de l’ordre son accusés d’avoir cambriolé le domicile d’un changeur de monnaie pendant qu’ils effectuaient une patrouille de nuit dans la capitale provinciale. Le ministère public et la défense ont tous deux interjeté appel estimant, l’un, que les peines étaient insuffisantes, et l’autre, que le jugement était mal rendu.

Au cours de cette première journée du procès, le tribunal a procédé à l’identification des prévenus. Les deux parties ont ensuite justifié leur rejet du verdict du premier degré.

Pour le ministère public, deux autres infractions doivent être ajoutées à la charge des condamnés, notamment la violation des consignes pour tous et la concussion pour le sous-lieutenant militaire Lofumbwa Bwale.

Quant aux condamnés, ils estiment que le premier jugement était mal rendu.

L’audience, qui a ensuite été suspendue, devrait reprendre mardi.

Au premier degré, le sous-lieutenant Lofumbwa Bwale et trois policiers avaient été condamnés à la peine capitale. Les autres prévenus, soit 5 militaires et 2 policiers, avaient écopé de 20 ans de servitude pénale principale.

Des membres de force de l’ordre avaient été arrêtés samedi 8 février après avoir cambriolé le domicile d’un changeur de monnaie à Kananga, pendant qu’ils effectuaient une patrouille de nuit, emportant une importante somme d’argent, dont le montant n’a pas été précisé, ainsi que plusieurs biens.

Le commissaire provincial de la Police dans cette province, le général Lukumbilo, avait déploré le fait que les protecteurs de la population se transforment en voleurs, sollicitant l’organisation d’une audience publique pour flagrance dans cette affaire.

radiookapi.net

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