25 mars 2014

Descente punitive de Claude Mashala avec le nom de Kabila à Radiokapi


C’est une scène digne d’un film hollywoodien à laquelle ont eu droit, le vendredi 21 mars 14, les journalistes et les agents de sécurité de la Radiokapi après la diffusion de l’émission à grande audience Tribune de la presse qu’animée Samuel Katshak.

Le fanfaron Claude Mashala, Secrétaire National du PPRD,  non content de voir sa pétition critiquée par  Ambroise Mamba, un journaliste invité à cette émission, a littéralement pété  les plombs. Brandissant le nom de J. Kabila, il a effectué autour de 20 heures une descente punitive à la station onusienne située dans la Commune de la Gombe non loin des Galeries présidentielles. Incontrôlé et incontrôlable, Claude Mashala dit le « Mbingazor » était à la recherche du journaliste Ambroise Mamba de CongoWeb. Son tort avoir critiqué l’initiative de ce cadre de la Majorité présidentielle dans sa tentative de faire réviser, via la pétition, la Constitution pour permettre à Joseph Kabila de concourir à la présidentielle de 2016  alors qu’il n’y a plus droit. Au cours de l’émission, diffusée le vendredi passé sur les ondes de Radiokapi entre 19h10 et 20h,  Ambroise Mamba et d’autres journalistes ont relevé le caractère opportuniste de la démarche de ce cadre de la Majorité.

Ce qui a irrité C. Mashala outre la pauvreté morale et intellectuelle de son initiative, d’ailleurs épinglés par les journalistes invités à commenter l’actualité, c’est le fait qu’on ait rappelé son passé peu glorieux à la tête de la Sonal (société nationale de loterie). Il est de notoriété publique qu’à l’époque où Claude Mashala était PCA de cette entreprise publique, il avait été contraint à la démission à cause d’un scandale dans la gestion de cette société publique avec le détournement d’une somme importante mis à sa charge par le Parquet. Les faits remontent à 2010. Le PGR avait même émis un mandat d’arrêt contre lui. Pour se soustraire à la Justice il s’était réfugié en Afrique du Sud. Finalement, il a dû user des trafics d’influence pour faire taire la Justice. Son passage à la Sonal est un mauvais souvenir pour les agents de cette société.  Pour revenir à l’incident lui-même dans cette soirée du vendredi à la station onusienne, Claude Mashala a proféré des menaces à l’endroit des journalistes et du personnel de Radiokapi parce qu’il voulait qu’on lui livre le journaliste Ambroise Mamba. Il ne savait pas que l’émission était enregistrée quelques heures plus tôt. Elle n’était pas en direct. 

Et partant, le journaliste n’était plus là.  Injures  publiques par ci, avec son arrogance légendaire, et menaces par là, c’est sur ces entrefaites qu’il a quitté la station onusienne. Quel culot !  Quelle maladresse ! Descendre avec le nom de Kabila à la bouche pour tabasser un journaliste pour ses propos, on se croirait dans le Far West américain. Voilà le comportement des lieutenants de Kabila. Pitoyable ! Claude Mashala, n’ayons pas peur des mots, est un véritable lèche- bottes. Même le ministre des médias et porte parole du gouvernement, Lambert Mende, l’a désavoué en disant qu’il exprimait des états d’âmes à propos de sa pétition.  Après son échec à Radiokapi, il s’est dirigé à la chaine de télévision Congoweb, situé sur Huileries. Là aussi pas de chance, le journaliste avait déjà quitté sa rédaction.

Dans tous ses états, le très superficiel C. Mashala a pris son téléphone pour appeler Ambroise Mamba. S’en est suivi comme vous pouvez vous en doutez, des insultes et des menaces. « obiki petit soki na kangaki yo olingaki osambwa » a-t-il dit au téléphone. Ainsi va la Kabilie. Des énergumènes, sans foi ni loi, pour leurs prébendes et privilèges personnels se servent de Joseph Kabila en flattant ses bas instincts.  Reste à espérer que le président de la République reste sourd aux appels des trublions de son camp qui veulent saper le fragile consensus politique. La démarche du très creux C. Mashala est une vaste escroquerie politique, une véritable distraction. Claude Mashala. Ph. “CONGONEWS”. matthieu kepa

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Réplique américaine à la sortie de Kabila à Kingakati

La réponse du berger à la bergère. Joseph Kabila a montré ses intentions devant la majorité, le 20 mars, à la ferme présidentielle, à Kingakati.

Quatre jours après, les Américains lui répondent avec une mise en garde sévère via Russ Feingold, l’envoyé spécial de Barack Obama dans la région des Grands lacs, dans une interview accordée le 24 mars à la Radio mondiale RFI. Pas de langue de bois, l’émissaire américain prévient clairement sur une éventuelle manipulation de la Constitution au profit de Joseph Kabila. Sont également pointés du doigt, le président rwandais Paul Kagame et son homologue burundais Pierre Nkurunziza qui a échoué devant le Parlement burundais dans sa tentative de faire passer une révision constitutionnelle pour faire sauter la limilitation du mandat présidentiel. Il a été battu à une voix dans une assemblée où il est assuré d’une large majorité. Une leçon pour Kabila qui a le temps de comprendre que les risques encourus ou à encourir amèneront les élus de sa majorité à decider seuls devant leurs consciences dans un vote à bulletin secret. Qu’il ne pense pas un seul instant que tous ont décidé de lier leurs destins au sien. Le moment venu, chacun se préoccupera plus de son avenir, de sa femme et de ses enfants. Il n’a qu’à poser la question aux Mobutistes, mêmes parmi ceux qui montent en première ligne dans la logique d’un régime éternel, pour comprendre comment ils ont fait pour retomber sur leurs deux jambes dans la kabilie après avor laissé le Maréchal Mobutu mourir seul au Maroc. A l’ex- MPR mobutiste Luzanga Shamandevu de répondre le premier une fois qu’il aura terminé d’exposer sur l’opportunité du suffrage indirect. Léon Kengo aussi parti plutôt de Kinshasa après avoir été déchu de l’Hôtel du gouvernement après son fameux “Kisangani ne tombera jamais”. (Extraits de l’interview de Russ Feingold dans l’encadré)

La mise en garde de Russ Feingold à Joseph Kabila

Dans les trois années à venir, il y aura des élections au Congo, Burundi, Rwanda et en Ouganda. Est-ce que les Etats-Unis vont suivre de près ces processus électoraux?

Oui, nous allons suivre cela de près et nous allons essayer d’être aussi cohérents que possible avec ce que nous défendons dans nos prises de positions. Et c’est pourquoi nous appellerons instamment la RDC et ses voisins à respecter leurs Constitutions et cela inclut les dispositions sur la limitation du nombre de mandats. Le président Obama a dit que ce dont l’Afrique avait besoin, ce n’était pas d’hommes forts, mais d’institutions fortes. Je l’ai dit publiquement et dans la plupart de ces capitales, ce n’est pas une bonne pratique de modifier la Constitution simplement pour le bénéfice de celui ou de ceux qui sont au pouvoir. Les présidents Kabila, Kagame et Nkurunziza en sont à leurs derniers mandats selon leurs Constitutions respectives.

Comment réagiraient les Etats-Unis s’ils modifiaient d’une quelconque manière leurs Constitutions pour rester au pouvoir ?

Ce n’est qu’une hypothèse pour le moment. Nous verrons comment y répondre si la situation se présente. Mais je tiens à répéter ce en quoi nous croyons : c’est notre expérience et notre conseil à nos amis dans ces pays, le respect de la Constitution est important, très important pour la population pour qu’elle ait l’impression de pouvoir participer et choisir son président, très important aussi pour la réputation internationale de ces pays, de prouver qu’ils peuvent avoir des transitions pacifiques. Ce que j’espère, c’est que chacun de ces dirigeants va voir à quel point c’est important que leur Constitution soit respectée. C’est ce qui va aussi conditionner la manière dont sera perçu leur héritage politique en tant que dirigeants de leurs pays. Vous souteniez l’idée de l’importance d’un dialogue entre les chefs d’Etat des pays de la région.

Où en est cette initiative ?

C’est un succès, nous sommes ravis qu’au sommet de la CIRGL, la conférence internationale sur la région des Grands Lacs, à Luanda en janvier, la présidence de l’organisation soit revenue au président Dos Santos d’Angola. Il a immédiatement pris la décision de s’engager dans cette direction en posant des jalons pour créer justement cet espace de dialogue dont la région a besoin. Il a réuni les présidents du Rwanda, de la RDC, de l’Ouganda et même de l’Afrique du Sud. Et maintenant, il y a des suites significatives, d’abord pour régler le problème des FDLR. Ce que j’espère et je pense que c’est aussi le souhait des chefs d’Etat de la région que ce dialogue au niveau des chefs d’Etat continue pour régler d’autres problèmes, comme les entraves au retour des réfugiés, la création d’opportunités économiques, la sécurité aux frontières, tout ce qui est à l’origine des problèmes dans l’est du Congo. En quelques mois, on est passé d’un accord- cadre avec des objectifs à un dialogue plus substantiel et essentiel entre les dirigeants des pays de la région. Tous les envoyés spéciaux de la communauté internationale ont encouragé ce processus. Et je félicite les présidents de la région et particulièrement le président Dos Santos pour faire des pas dans la bonne direction.

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Six chefs d’Etat convoqués à Luanda

 

Stabilisation de la région des Grands Lacs

Eduardo dos Santos est déterminé à imposer sa marque pour consolider le processus de pacification dans la sous-région des Grands Lacs. Un mini-sommet réunit autour du président angolais ce mardi à Luanda six chefs d’Etat, Joseph Kabila de la RDC, Denis Sassou Nguesso du Congo/Brazzaville, Jakaya Kikwete de la Tanzanie, Paul Kagame du Rwanda, Yoweri Museveni de l’Ouganda et Jacob Zuma d’Afrique du Sud. Le trait d’union SADC-CIRGL se consolide !

 

Annoncé à Goma à l’ouverture de la 2ème conférence minière, le chef de l’Etat a dû finalement décliner l’invitation au profit de Luanda où s’ouvre ce mardi 25 mars, autour de José Eduardo dos Santos, président de l’Angola et président en exercice de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), un mini-sommet consacré sans doute à la stabilisation de la région.

Pour l’instant, l’ordre du jour de cette réunion reste inconnu. Toutefois, l’on sait d’ores et déjà que l’essentiel des discussions portera sur les initiatives mises en œuvre aussi bien au niveau régional qu’international en vue de la pacification et de la sécurisation de cette région. De ce point de vue, la rencontre de Luanda réserve bien des surprises.

Le nombre réduit des participants, soit sept chefs d’Etat, renferme tout un message. Aussi seuls, Joseph Kabila (RDC), Denis Sassou Nguesso (Congo), Paul Kagame (Rwanda), Jakaya Kikwete (Tanzanie), Yoweri Museveni (Ouganda) et Jacob Zuma (RSA) sont annoncés dans la capitale angolaise. Evidemment, les spéculations vont dans tous les sens. 

Géniteur du projet, en sa qualité du président en exercice de la CIRGL, José Eduardo dos Santos est en phase de consultation de différents protagonistes de la crise dans la région des Grands Lacs. Il s’agit essentiellement de la RDC, du Rwanda et de l’Ouganda. Sa proximité avec la RDC fait du Congo/Brazzaville un partenaire incontournable. Les bons rapports que le pays de Sassou Nguesso entretient avec le Rwanda, pays indexé à maintes reprises dans les conflits récurrents dans l’Est de la RDC ont également pesé dans la balance. La Tanzanie et la RSA, en ce qui les concerne, participent à la Brigade spéciale d’intervention et leurs points de vue pèsent dans la résolution des crises dans les Grands-lacs.

Depuis son accession à la présidence de la CIRGL, Luanda a multiplié des actions pour faire évoluer le processus de paix presqu’en panne dans la région. Certes, ce processus a connu une nette évolution avec la mise en mouvement de la Brigade d’intervention des Nations unies, mais le chemin à parcourir reste encore long. Du fait de la persistance des points d’ombre autour du processus de pacification et de stabilisation de la RDC. Celles-ci demeurent toujours précaires, malgré la signature de l’accord-cadre d’Addis-Abeba. Pendant les deux ans de sa présidence, Luanda s’inscrit dans le schéma d’imposer sa marque. Le mini-sommet qui s’ouvre ce mardi rentre dans cette logique.

Luanda dispose par ailleurs d’un atout majeur. Sa double appartenance autant à la CIRGL qu’à la Communauté de développement des Etats de l’Afrique australe (SADC) lui donne plus de marges de manœuvre, et pourquoi pas, d’actions.

Ça va bouger à Luanda

Sans doute quelque chose de grande envergure se prépare à Luanda. Selon Angop, depuis Lubango, chef-lieu de la province angolaise de Huila, l’Etat-major des FAA (Forces armées angolaises) conditionne des soldats pour intégrer un contingent visant à intervenir dans des situations de conflit au niveau de la SADC. C'est ce qu'a indiqué dimanche le commandant de l'armée de terre angolaise, le général Lúcio do Amaral.

Se confiant à la presse, à propos du rôle des FAA au sein de la SADC, le chef militaire a informé qu'en ce moment, il n'y a aucune orientation de l'Etat angolais pour faire partie d'un quelconque contingent, mais des hommes sont préparés pour accomplir une quelconque mission. Toutefois, la source précise que l’Angola fait partie de la Brigade en état d'alerte de la SADC, pour aider dans des missions de paix. Il n’est pas exclu que ce contingent soit dépêché sur les théâtres des opérations dans la CIRGL.

Dans ce cadre, a indiqué le général Lucio do Amaral, les soldats des Forces terrestre, aérienne et de la marine de guerre sont appelés à investir dans l'amélioration de l'étude des langues, notamment l'anglais et le français, afin de permettre une grande efficacité dans le travail des organisations internationales, dont l'Angola fait partie.

Autant de signes qui ne trompent pas, prélude à une nouvelle impulsion que Luanda veut insuffler à son action hors de ses frontières. José Eduardo dos Santos offre  là la preuve que les deux ans de sa présidence à la tête de la CIRGL impacteront dans la stabilisation de la région des Grands Lacs.

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L’Eglise protestante appelle au respect du mandat de 5 ans

 

Après les évêques catholiques et le président du sénat

L’Eglise du Christ au Congo (ECC) a, au cours de sa 44ème session du Comité exécutif national, tenue du 17 au 20 mars 2014 à Kinshasa, passé en revue tous les aspects de la vie nationale. L’ECC note que la nation congolaise fait face à d’énormes défis liés à la refondation de l’Etat, à la démocratisation de la vie politique, la stabilité des institutions politiques, aussi bien qu’à la justice sociale. Défis à relever s’il faut penser reconstruction et développement. C’est le cas de l’insécurité récurrente dans l’Est mais aussi dans d’autres provinces du pays (Kinshasa, Katanga, Kasaï, Maniema, province Orientale). 


 S’agissant du processus électoral, le Comité exécutif national de l’ECC « fait remarquer à la CENI les exigences, en rapport avec le cycle et les mandats électoraux, notamment en ce qui concerne le respect sans faille des dispositions de la Constitution, qui fixe la mandature politique à 5 ans, soit de décembre 2011 à décembre 2016 ». Aussi la population est-elle appelée à rester vigilante.



Déclaration du Comite exécutif national de l’Eglise du Christ au Congo, réuni en session ordinaire au Centre des conférences Dr Shaumba/Kinshasa du 17 au 20 mars 2014.

« Venez, rebâtissons la muraille de Jérusalem, et nous ne serons plus dans l’opprobre », Néhémie 2,17b.

Tel est le message de l’Eglise du Christ au Congo, invitant le peuple congolais à se réveiller, se mettre au travail pour bâtir, avec Dieu, le Congo notre Pays et nous ne serons plus dans honte.

Nous, membres du Comité exécutif national de l’Eglise du Christ au Congo, réunis en session ordinaire à Kinshasa, au Centre des Conférences Mgr Dr. Shaumba, du 17 au 20 mars 2014;

En tant que corps constitué au sein de la communauté nationale, qui réunit plus de trente et un millions de fidèles, par son Comité exécutif national, l’ECC adresse ce message d’amour, de paix et de dévouement au peuple de Dieu et aux hommes de bonne volonté.

1. De la vie politique nationale:

Considérant que le contexte du moment est caractérisé par la mise en œuvre de l’Accord-cadre de paix signé par les pays membres de la CIRGL à Addis-Abeba, en février 2013, par la période post concertations nationales, par la victoire des FARDC, avec l’appui de la Brigade d’intervention de la Monusco, sur les différents groupes armés dont le M23 et les ADF-NALU et autres, qui écument la partie orientale du territoire national (province Orientale, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Katanga) depuis plusieurs décennies; ces escalades de violences ayant entraîné la mort de plus de six millions de compatriotes et un grave désastre humanitaire ;

Convaincus que la nation congolaise fait face à d’énormes défis liés à la refondation de l’Etat, à la démocratisation de la vie politique, la stabilité des institutions politiques, aussi bien qu’à la justice sociale;

Tout en félicitant les autorités tant politiques, administratives que militaires pour les efforts déployés, en vue de rétablir la paix à l’Est, de manière générale, nous les encourageons à renforcer les dispositions pour consolider cette paix retrouvée et dénonçons en même temps la recrudescence de l’insécurité constatée encore dans certaines localités du pays, telles que la ville de Kananga, la ville de Kinshasa, la ville de Kindu, la ville de Lubumbashi et le Nord du Katanga.

Nous en appelons à la reprise effective des efforts pour la lutte contre la criminalité urbaine, et sa généralisation sur toute l’étendue du territoire national, ainsi qu’à l’encadrement des jeunes.

2. De la vie économique et sociale de la nation

Nous apprécions, à juste valeur, les efforts consentis par le gouvernement congolais, sous l’impulsion du chef de l’Etat, pour la stabilisation économique; mais restons autant préoccupés par l’amélioration du vécu quotidien de nos populations, nous sommes convaincus que l’amélioration de la gouvernance politique, sociale et économique est un gage à la réalisation des attentes de notre peuple;

Nous encourageons le gouvernement congolais, les acteurs politiques toutes tendances confondues, la communauté internationale, les Nations unies à accompagner toutes les initiatives nationales visant à pacifier le pays et à consolider la cohésion nationale. C’est à ce titre que notre Eglise a participé activement aux Concertations nationales.

Nous demandons à toutes les parties prenantes de respecter les engagements de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, notamment,

Pour le gouvernement de la République démocratique du Congo;

« Un engagement renouvelé à : continuer et approfondir la réforme du secteur de la sécurité, en particulier en ce qui concerne l’armée et la police; consolider l’autorité de l’Etat, en particulier dans l’est de la République démocratique du Congo, y compris en empêchant les groupes armés de déstabiliser les pays voisins; promouvoir le développement économique, y compris au sujet de l’expansion des infrastructures et de la fourniture de services sociaux de base; promouvoir la réforme structurelle des institutions de l’Etat, y compris la réforme des finances; et promouvoir les objectifs de réconciliation nationale, de tolérance, et de démocratisation; »

3. Du processus électoral

Au regard du contexte actuel, marqué par la reconfiguration du processus électoral;

Vu la feuille de route du cycle électoral élaborée par la CENI, présentée à l’Assemblée nationale;

Mû par le respect sans faille des dispositions de la Constitution de la République, fixant la mandature des institutions politiques à cinq ans;
Attendu que le cycle électoral connait des arriérés importants, avec comme conséquence le fonctionnement hors mandat de certaines institutions en violation de la Constitution;

Considérant que la paix, la cohésion nationale et la démocratisation sont conditionnées par le respect des échéances électorales;


Vu le besoin de notre peuple de vivre la démocratie à la base;

Le Comité exécutif national de l’ECC remercie et félicite la CENI pour la mise en place et le fonctionnement des cadres de concertation entre elle et les différentes parties prenantes et l’encourage à poursuivre la signature du code de bonne conduite par les différents partis politiques impliqués dans le processus électoral;

Cependant, le Comité exécutif national fait remarquer à la CENI les exigences, en rapport avec le cycle et les mandats électoraux, notamment en ce qui concerne le respect sans faille des dispositions de la Constitution, qui fixe la mandature politique à 5 ans, soit de décembre 2011 à décembre 2016.

A cet effet, le Comité exécutif national de l’ECC invite:

- Le gouvernement : à mettre les moyens financiers et logistiques à la disposition de la CENI, dans le meilleur délai, à déployer le processus du recensement administratif et scientifique avec célérité, à finaliser la décentralisation, avec le découpage territorial;

- les deux chambres du Parlement : à voter des lois susceptibles de permettre la mise en œuvre des élections;

- les partis politiques : à procéder à la formation politique de leurs membres et à prendre en compte la place des femmes dans le processus électoral;
- Les organisations de la société civile forces vives : à mettre en place des programmes d’éducation civique;

- la population : à rester vigilante et à s’impliquer de manière consciente à la matérialisation des élections pacifiques et crédibles.

- Le peuple de Dieu : à prier afin que les élections soient une véritable bénédiction pour notre pays.

Ainsi donc, par rapport à la feuille de route proposée par la CENI, le Comité exécutif national de l’ECC encourage la deuxième hypothèse, dont la chronologie commence par:

- les élections municipales et locales au suffrage universel direct en 2015

- l’élection au suffrage universel indirect des conseillers urbains, chefs des secteurs et bourgmestres, par les conseillers des communes, des chefferies et des secteurs;

- l’élection des maires et leurs adjoints par les conseillers urbains en 2015 ;

- l’élection au suffrage universel indirect des sénateurs et gouverneurs ainsi que leurs adjoints en 2017 ;

C’est au prix de ces efforts et avec l’aide de Dieu - qui a un merveilleux plan de paix et d’espérance pour le Congo (Jérémie 29 :11) - que nous bâtirons notre pays et que ce dernier sortira de la turbulence chronique et pourrait envisager l’avenir avec espoir et sérénité.

Que Dieu bénisse le peuple congolais.

Fait à Kinshasa, le 20 mars 2014

Pour le Comité exécutif national

Mgr Dieudonné Mbaya Tshiakany
Modérateur du Synode national

Mgr Pierre Marini Bodho
Evêque président national et représentant légal de l’ECC


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L’avertissement de Barack Obama à Kabila et Kagame


(WASHINGTON)- L’envoyé spécial du président américain pour la région des grands lacs, Russ Feingold a interpellé les présidents Kabila du Congo-Kinshasa, Kagame du Rwanda et Kurunziza du Burundi à ne pas être tentés de changer la constitution pour élargir le nombre de mandats présidentiels.

Le diplomate américain a rappelé la position de l’administration Obama au cours d’une interview accordée à la radio France internationale. Il pense que l’important, c’est de consolider la démocratie dans les grands lacs pour accélérer le développement de la région. L’espoir du président américain est de voir les trois présidents respecter la constitution de leurs pays, a souligné un ambassadeur en poste à Kinshasa. En octobre prochain, Obama a promis de rappeler fermement sa position aux dirigeants africains lors du sommet Afrique-Etats-unis.

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RDC : la révision de la constitution inscrite à l’agenda de la session parlementaire

 
Le président du Senat congolais, Léon Kengo Wa Dondo lors de l’ouverture de la session parlementaire ordinaire le 15/03/2014 au palais du peuple de Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John BompengoLe président du Senat congolais, Léon Kengo Wa Dondo lors de l’ouverture de la session parlementaire ordinaire le 15/03/2014 au palais du peuple de Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Plus de 60 matières seront traitées au cours de la session ordinaire de mars du Parlement congolais. Les sénateurs et les députés ont adopté le calendrier des travaux lundi 24 mars. En dehors de ces matières, a fait savoir le président du Sénat, certains sujets non inscrits sur ce calendrier seront examinés vu leur importance. Il a notamment cité la révision de la constitution, le code électoral, le recensement ainsi que la poursuite des reformes institutionnelles.

Le président du Sénat a précisé que cette révision de la constitution n’allait pas porter sur l’article 220, limitant le nombre de mandats du président de la République, mais éventuellement sur le mode de scrutin des députés provinciaux, sénateurs et gouverneurs.

Cette révision de la constitution est réclamée par la Ceni qui propose dans sa feuille de route électorale d’organiser les élections des députés provinciaux, sénateurs, bourgmestres, gouverneurs, maires et conseillers urbain au suffrage indirect.

Au cours de cette session de mars, les parlementaires vont se pencher également sur les 27 arriérés législatifs de la dernière session.

Il s’agit notamment de la loi portant régime général des hydrocarbures, celle portant gestion des ressources en eau ainsi que la loi modifiant la loi électorale.

Le Parlement a retenu 28 nouvelles matières à examiner parmi lesquelles une seule proposition de loi du député Henri Thomas Lokondo sur l’institution de l’Agence nationale de lutte contre la corruption.

Les 27 autres propositions de loi proviennent du gouvernement.

Les parlementaires doivent également se pencher sur la validation des mandats, la désignation des membres de la commission des droits de l’homme ainsi que le contrôle budgétaire et parlementaire.

Ce calendrier n’a pas fait l’unanimité à l’Assemblée nationale. Certains députés ont déploré l’omission de quelques matières qu’ils ont qualifiées d’importantes et d’urgentes.

Les députés Juvenal Munubo et Steve Mbikayi l’ont fait savoir au cours du débat.

Pour Steve Mbikayi, l’examen de sa proposition de loi interdisant les pratiques homosexuelles en RDC devrait être soumise au débat au cours de cette session.

Le président de l’Assemblée nationale lui a demandé de contacter le bureau à ce sujet.

radiookapi.net

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24 mars 2014

FARDC : Des militaires belges à Kindu pour « coacher la formation de compléments pour les Unités de réaction rapide »

Écrit par Angelo Mobateli /Lepotentiel
Bruxelles va envoyer au chef-lieu de la province du Maniema (Est de la RDC), à une date qui reste à préciser, une vingtaine de militaires  belges chargés de « coacher durant trois mois la formation de compléments pour les trois bataillons des Unités de réaction rapide (URR) » des  Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) formés par la Belgique.


« Ce détachement de militaires sera renforcé pendant les deux dernières semaines par un appui médical additionnel de dix militaires et d'un moyen de transport aérien en stand-by (un avion de transport C-130 +Hercules+ et 23 personnes), pour l'organisation et la sécurité lors de l'exercice de synthèse », a décidé jeudi 20 mars 2014 le Conseil des ministres du Royaume de Belgique, sur proposition du ministre de la Défense, Pieter De Crem (CD&V).

Il a aussi « approuvé l'engagement de deux militaires belges pendant deux mois, afin de continuer le développement de la capacité de communication opérationnelle des Unités de réaction rapide », rapporte l’agence Belga citée par l’ACP.

Unités d’élite des FARDC

Depuis 2008-2009, la formation assurée par des militaires belges a permis de doter les FARDC de trois bataillons commando (321ème, 322ème et 323ème).

Considérés comme des unités d'élite, ces bataillons ont pris une part active à l’éclatante victoire militaire de l’armée loyaliste sur la rébellion du M23, soutenue par le Rwanda, en novembre 2013.

Deux militaires belges seront engagés pour poursuivre, durant deux mois, le développement de la capacité de communication opérationnelle des Unités de réaction rapide, a également décidé le Conseil des ministres du Royaume de Belgique.

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Changement de la constitution : Kabila en proie à la défiance du peuple

 
Foi d’un analyste politique : même si l’UDPS s’efface lentement, Kengo est issu d’une opposition contestée et Kamerhe balbutie, Kabila et la MP devraient se méfier de la résistance de la population dans leur projet de remanier la Constitution.

Signe d’alarme : Likasi, au Katanga, a lancé sa pétition. Kingakati passé, le temps aux analyses. Analystes et chercheurs rivalisent de lecture sur les suites du projet de la Majorité présidentielle de retoucher la Constitution en vue d’organiser les élections provinciales au scrutin indirect. D’aucuns y voient une démarche inavouée de contourner les dispositifs verrouillés de la constitution de 2006 déjà révisée en 2010. Dans ce cas, ils prédisent déjà des joutes Kabila vs population, évoquant la faiblesse et la démission collective de l’Opposition. Ils basent leur postulat sur le signal émis depuis le Katanga, le même, où la Société civile de Likasi a récemment initié une pétition contre tout changement ou toute modification de la Constitution. Choc en perspective.
 
Tout le monde en parle et l’affirme: la Majorité présidentielle est avancée dans son projet de révision de la Constitution. Jeune Afrique en ligne a récemment évoqué les hypothèses de prolongation ou d’un troisième mandat pour Kabila. Pareille théorie a une contrainte: celle de contourner impérativement l’article 220 de la Constitution, qui interdit de modifier le nombre et la durée des mandats présidentiels. Réunie autour de son Autorité morale, Joseph Kabila, le jeudi 20 mars à Kingakati, la Majorité s’est refusée à tout débat de cette nature. «Les sujets relatifs aux candidat ures pour le prochain cycle électoral de 2016 ont été déclarés purement et simplement hors contexte étant donné que le Président et sa Majorité ont reçu en 2011 le pouvoir de vouloir et de faire sur t ‘arène institutionnel de la RDC pendant cinq ans. En 2014, ils sont encore pleinement occupés à assumer les tâches relatives à ce mandat qui leur a été confié par le peuple souverain et qui court encore. Toute insistance à ce sujet relève de la distraction», a précisé Aubin Minaku, secrétaire général de la MP. Au point 7 de cette déclaration, Minaku a cependant reconnu ce qui se chuchotait quand il a déclaré : «... La MP envisage sérieusement l‘idée de faire initier le cas échéant par qui de droit une consultation référendaire sur des questions fondamentales portant notamment sur la parité homme-femme et le mode de scrutin pour les élections des députés provinciaux et ce, conformément aux dispositions de  l‘article 218 de la Constitution». Voilà pour la version officielle, a nuancé un opposant sous le couvert de l’anonymat, affirmant que le projet s’étend aussi sur le mandat du chef de l’Etat, notamment son élection au scrutin indirect et le passage de la durée de son mandat de 5 à 7 ans! Vrai ou faux, officiel ou officieux, le projet fait polémique et des questions fusent. La principale: «Qui pourrait empêcher Kabila de passer à l’acte? La Communauté internationale? L ‘Opposition? Ou le peuple?».
Franchement, il s’agit d’un débat essentiellement interne, a répondu un analyste, rappelant tous ces Régimes qui ont révisé les Constitutions de leurs pays sans une quelconque réaction de la Communauté internationale.
 
Attention, ça gronde à Likasi
Voici qu’un autre analyste politique vient à se montrer sceptique sur la capacité de l’Opposition à faire échec au dessein de la MP. Raisons : «A voir la façon dont évolue l’Opposition dans notre pays actuellement, elle sera incapable de dissuader Kabila et sa troupe. L‘UDPS parle d ‘exercer le pouvoir mais ne fait rien du tout. Ce parti endort le peuple. La direction vient déjà de se déclarer non partant pour les prochaines élections provinciales et locales alors que les jeunes du parti s ‘impatientent. Léon Kengo wa Dondo fait partie d’une opposition qui est contestée par ceux qui se disent de l’opposition et ceux de la société civile. Vital Kamerhe balbutie et affiche des prétentions au dessus de ses capacités réelles. Tout ce monde au sein de cette Opposition posent des actes qui ouvrent la voie royale à Kabila face aux RD-Congolais». De l’avis de l’analyste, «l’opposition RD congolaise semble inexistante dans toutes ses branches. Il y a un camp qui accompagne le pouvoir et est perdu dans la guerre de leadership. L‘UDPS, qui incarnait la vraie Opposition, a un point de vue anachronique».
 
Il a le sentiment que face à l’immobilisme de l’Opposition, la Société civile va devoir prendre ses responsabilités. Dans ce cas, le peuple va affronter directement le chef de l’Etat, ce qui risquerait de mettre en mal la démocratie et la stabilité qu’on prétend préserver. Pour corroborer sa thèse, l’interlocuteur d’AfricaNews a cité la pétition de la Société civile de Likasi, opposée au changement de la Constitution et à l’élection des députés provinciaux au scrutin indirect. «Cette pétition demande à la population de dire non au changement de notre Constitution. Et même de ses articles. Nous ne voulons pas que ça puisse subir une certaine révision. Surtout l’article 167 en rapport avec les élections provinciales», a tapé Paul Kisimba au micro de Radio Okapi. Et de poursuivre: «Nous voulons que les élections à la base se tiennent réellement parce que c’est ce qui doit impulser le développement. Voilà pourquoi nous lançons maintenant cette pétition afin que la population de Likasi, territoire de Kambove, signe afin qu‘on ne puisse pas toucher à notre Constitution». L’analyste entrevoit des doutes sérieux de la part de la population et une amplification de ce sentiment de défiance. Il prédit un effet contagion à travers toutes les villes et tous les territoires du pays. Son argument : «Les RD-Congolais sont aujourd’hui tellement éveillés politiquement qu‘ils n’accepteront pas de se f aire leur démocratie sous n ‘importe quel prétexte». Son mot de la fin : on peut réussir à modérer toute l’Opposition mais pas tout un peuple.

YA KAKESA

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RDC : les effets pervers de la "loi Obama" au Kivu

Tournage du documentaire Obama's law à Shabunda (est de la RDC), février 2014. Tournage du documentaire Obama's law à Shabunda (est de la RDC), février 2014. © Obama's law

Dans le documentaire "Obama's law", dont la sortie est prévue en septembre, une équipe de chercheurs, spécialisés dans les Grands Lacs, tente de démontrer "l'impact négatif" de la "loi Obama" sur les minerais de conflit dans le Kivu. Leur démarche : donner la parole aux Congolais.

Que faire pour mettre fin au cycle interminable des conflits armés dans l'est de la RDC ? À cette question cruciale, le Congrès américain a adopté en juillet 2010 la section 1502 de la loi Dodd-Frank de réforme de Wall Street et de protection du consommateur (Dood-Frank Wall Street reform and consumer protection act). Une disposition qui oblige les entreprises américaines à divulguer chaque année la provenance de leurs matières premières pour décourager l'exploitation et le commerce des minerais issus des zones contrôlées par les groupes armés dans le Kivu.

Seulement voilà, trois ans après son adoption, cette obligation légale américaine dite "loi Obama" en RDC ne semble pas avoir produit tous les effets escomptés, selon le chercheur britannique Ben Radley, producteur du documentaire "Obama's law" en cours de tournage. Pour lui, "la 'loi Obama', adoptée sans consulter en amont la société civile du Kivu et des experts congolais, est déconnectée des réalités du terrain".

 

Le problème du Kivu est beaucoup plus complexe. On ne peut pas le réduire à la question des minerais de conflit.

Ben Radley, producteur du documentaire "Obama's law"

"Embargo de fait"

Ben Radley et son équipe reprochent notamment aux stars-activistes qui ont mené des lobbys aux États-Unis et en Grande-Bretagne de ne s'être limités qu'à une "approche concentrée sur les minerais de conflit", sans tenir compte des "perspectives congolaises" sur la question. "Le problème du Kivu est beaucoup plus complexe. On ne peut pas le réduire à la question des minerais de conflit et laisser de côté les implications politiques de la crise", confie Ben Ranley à Jeune Afrique. "Au début de l'application de la loi Dodd-Frank en RDC par exemple, il n'existait aucun système de traçabilité dans le pays. Conséquence : sans le vouloir, 'Obama's law' a entraîné un embargo de fait sur les minerais du Kivu. De nombreux comptoirs ont été fermés et beaucoup de creuseurs ont ainsi rejoint les milices locales pour tenter de survivre, armes à la main sur le dos de la population civile", ajoute-t-il.

"La loi Dodd-Frank a donc eu un impact négatif sur le terrain : augmentation de la fraude et de la contrebande – surtout concernant l'or, plus facile à être exploité et commercialisé illégalement, détérioration des conditions de vie de nombreuses familles qui ne dépendaient que de l'exploitation artisanale des mines, …", accuse Ben Randley qui a décidé, lui, dans son documentaire, de "donner la parole aux "premiers concerné, les Congolais".

La sortie du documentaire "Obama's law", financé notamment par le gouvernement suisse, est prévue vers le mois de septembre. "Depuis février, nous avons terminé le tournage au Congo par l'étape de Shabunda. Nous avons pu suivre certains jeunes, creuseurs avant la 'loi Obama', aujourd'hui devenus miliciens des Raïa Mutomboki [un de groupes armés locaux encore actifs dans le Kivu : voir notre carte interactive, NDRL]", explique Ben Radley. Le tournage se poursuit par ailleurs aux États-Unis où l'équipe d'"Obama's law" continue à suivre les différents activistes et lobbyistes pour "démontrer la déconnexion entre les plaidoyers faits à Washington et les réalités du terrain dans le Kivu". Une lettre ouverte signée par une trentaine de personnalités, acteurs de la société civile congolaise et experts nationaux et internationaux, sera publiée fin avril pour "dénoncer également l'approche [de la 'loi Obama'] et son impact ce qui concerne la lutte contre les minerais de conflit".

En attendant, à Goma, s'est ouverte le 24 mars la deuxième conférence nationale sur les mines en RDC. L'occasion pour les dirigeants congolais de rassurer ses partenaires internationaux sur la "gestion durable et transparente des ressources naturelles de la RDC post-conflit". Car, à ce jour, "seuls 5 % de quelque 800 à 900 sites miniers dans l'est de la RDC sont certifiés", rappelle Ben Rayden qui travaille depuis 2009 sur les questions liées à la gouvernance des ressources naturelles et l'exploitation minière artisanale dans la région des Grands Lacs.

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Par Trésor Kibangula


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La Banque mondiale finance l’achat de 200 tonnes de rails pour la SNCC

 
Inauguration de neuf locomotives de la SNCC par le Premier ministre, Augustin Matata Ponyo Mapon, à Lubumbashi (Katanga)Inauguration de neuf locomotives de la SNCC par le Premier ministre, Augustin Matata Ponyo Mapon, à Lubumbashi (Katanga)
Inauguration de neuf locomotives de la SNCC par le Premier ministre, Augustin Matata Ponyo Mapon, à Lubumbashi (Katanga)
La Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) a reçu ce week-end à Lubumbashi (Katanga) un premier lot de 200 tonnes des rails, en provenance de Dar-es-Salam en Tanzanie sur un total des 4 000 attendues. Cette acquisition s’est effectuée dans le cadre du projet de transport multi modal (PTM) financé par la banque mondiale. Le programme vise le renouvellement et la sécurisation de la voie ferrée sur une distance totale d’environ 700 kilomètres.

Le directeur des régions de la SNCC à Lubumbashi, Marc Manyanga, indique que la dernière livraison de tonnes des rails est prévue pour le mois de mai 2014.

«Avec les rails qui viennent d’arriver, les travaux de renouvellement vont porter sur 648 kilomètres des voies. On va commencer d’abord sur la partie où il y a le trafic lourd des minerais. Les travaux vont commencer déjà sur l’axe Tenke-Dilolo, sur le tronçon le plus affecté, qui est Kisanfu. Il y a les travaux de renouvellement qui sont prévus entre Likasi et Baya. Après, on va passer par la ligne la plus chargée entre Sakania – Mwene-Ditu – Kananga.», a-t-il expliqué

Les travaux préparatoires vont bientôt commencer a indiqué Marc Manyanga, sans préciser de date.

«On a déjà un nombre assez important des traverses en béton. Ce qu’on a déjà là permet de faire une pose de 15 kilomètres. Donc, la moitié du tronçon prévu», assure-t-il.

Marc Manyanga évalue à 1,5 millions des dollars américains le financement nécessaire pour renouveler tout le réseau concerné par ce programme:

«La SNCC compte 3 641 kilomètres des voies. Vous avez 1500 à 1600 kilomètres affectés. Pour renouveler toute la voie, il faut avoir plus au moins 1,5 millions des dollars américains. C’est un choix stratégique qui a été fait. En fonction du financement disponible

La SNCC est confrontée à plusieurs difficultés, la vétusté de l’outil de production et le non-paiement des salaires de ses agents.

Il y a tout de même une petite lueur d’espoir depuis que le Premier ministre Matata Ponyo a inauguré le 4 juin 2013 neuf nouvelles locomotives de la SNCC, sur les 47 prévues par le gouvernement à l’horizon 2015. Et dans beaucoup de coins de la province, les marchandises qui traînaient en gare ont été évacuées

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