25 mars 2014

L’avertissement de Barack Obama à Kabila et Kagame


(WASHINGTON)- L’envoyé spécial du président américain pour la région des grands lacs, Russ Feingold a interpellé les présidents Kabila du Congo-Kinshasa, Kagame du Rwanda et Kurunziza du Burundi à ne pas être tentés de changer la constitution pour élargir le nombre de mandats présidentiels.

Le diplomate américain a rappelé la position de l’administration Obama au cours d’une interview accordée à la radio France internationale. Il pense que l’important, c’est de consolider la démocratie dans les grands lacs pour accélérer le développement de la région. L’espoir du président américain est de voir les trois présidents respecter la constitution de leurs pays, a souligné un ambassadeur en poste à Kinshasa. En octobre prochain, Obama a promis de rappeler fermement sa position aux dirigeants africains lors du sommet Afrique-Etats-unis.

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RDC : la révision de la constitution inscrite à l’agenda de la session parlementaire

 
Le président du Senat congolais, Léon Kengo Wa Dondo lors de l’ouverture de la session parlementaire ordinaire le 15/03/2014 au palais du peuple de Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John BompengoLe président du Senat congolais, Léon Kengo Wa Dondo lors de l’ouverture de la session parlementaire ordinaire le 15/03/2014 au palais du peuple de Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Plus de 60 matières seront traitées au cours de la session ordinaire de mars du Parlement congolais. Les sénateurs et les députés ont adopté le calendrier des travaux lundi 24 mars. En dehors de ces matières, a fait savoir le président du Sénat, certains sujets non inscrits sur ce calendrier seront examinés vu leur importance. Il a notamment cité la révision de la constitution, le code électoral, le recensement ainsi que la poursuite des reformes institutionnelles.

Le président du Sénat a précisé que cette révision de la constitution n’allait pas porter sur l’article 220, limitant le nombre de mandats du président de la République, mais éventuellement sur le mode de scrutin des députés provinciaux, sénateurs et gouverneurs.

Cette révision de la constitution est réclamée par la Ceni qui propose dans sa feuille de route électorale d’organiser les élections des députés provinciaux, sénateurs, bourgmestres, gouverneurs, maires et conseillers urbain au suffrage indirect.

Au cours de cette session de mars, les parlementaires vont se pencher également sur les 27 arriérés législatifs de la dernière session.

Il s’agit notamment de la loi portant régime général des hydrocarbures, celle portant gestion des ressources en eau ainsi que la loi modifiant la loi électorale.

Le Parlement a retenu 28 nouvelles matières à examiner parmi lesquelles une seule proposition de loi du député Henri Thomas Lokondo sur l’institution de l’Agence nationale de lutte contre la corruption.

Les 27 autres propositions de loi proviennent du gouvernement.

Les parlementaires doivent également se pencher sur la validation des mandats, la désignation des membres de la commission des droits de l’homme ainsi que le contrôle budgétaire et parlementaire.

Ce calendrier n’a pas fait l’unanimité à l’Assemblée nationale. Certains députés ont déploré l’omission de quelques matières qu’ils ont qualifiées d’importantes et d’urgentes.

Les députés Juvenal Munubo et Steve Mbikayi l’ont fait savoir au cours du débat.

Pour Steve Mbikayi, l’examen de sa proposition de loi interdisant les pratiques homosexuelles en RDC devrait être soumise au débat au cours de cette session.

Le président de l’Assemblée nationale lui a demandé de contacter le bureau à ce sujet.

radiookapi.net

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24 mars 2014

FARDC : Des militaires belges à Kindu pour « coacher la formation de compléments pour les Unités de réaction rapide »

Écrit par Angelo Mobateli /Lepotentiel
Bruxelles va envoyer au chef-lieu de la province du Maniema (Est de la RDC), à une date qui reste à préciser, une vingtaine de militaires  belges chargés de « coacher durant trois mois la formation de compléments pour les trois bataillons des Unités de réaction rapide (URR) » des  Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) formés par la Belgique.


« Ce détachement de militaires sera renforcé pendant les deux dernières semaines par un appui médical additionnel de dix militaires et d'un moyen de transport aérien en stand-by (un avion de transport C-130 +Hercules+ et 23 personnes), pour l'organisation et la sécurité lors de l'exercice de synthèse », a décidé jeudi 20 mars 2014 le Conseil des ministres du Royaume de Belgique, sur proposition du ministre de la Défense, Pieter De Crem (CD&V).

Il a aussi « approuvé l'engagement de deux militaires belges pendant deux mois, afin de continuer le développement de la capacité de communication opérationnelle des Unités de réaction rapide », rapporte l’agence Belga citée par l’ACP.

Unités d’élite des FARDC

Depuis 2008-2009, la formation assurée par des militaires belges a permis de doter les FARDC de trois bataillons commando (321ème, 322ème et 323ème).

Considérés comme des unités d'élite, ces bataillons ont pris une part active à l’éclatante victoire militaire de l’armée loyaliste sur la rébellion du M23, soutenue par le Rwanda, en novembre 2013.

Deux militaires belges seront engagés pour poursuivre, durant deux mois, le développement de la capacité de communication opérationnelle des Unités de réaction rapide, a également décidé le Conseil des ministres du Royaume de Belgique.

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Changement de la constitution : Kabila en proie à la défiance du peuple

 
Foi d’un analyste politique : même si l’UDPS s’efface lentement, Kengo est issu d’une opposition contestée et Kamerhe balbutie, Kabila et la MP devraient se méfier de la résistance de la population dans leur projet de remanier la Constitution.

Signe d’alarme : Likasi, au Katanga, a lancé sa pétition. Kingakati passé, le temps aux analyses. Analystes et chercheurs rivalisent de lecture sur les suites du projet de la Majorité présidentielle de retoucher la Constitution en vue d’organiser les élections provinciales au scrutin indirect. D’aucuns y voient une démarche inavouée de contourner les dispositifs verrouillés de la constitution de 2006 déjà révisée en 2010. Dans ce cas, ils prédisent déjà des joutes Kabila vs population, évoquant la faiblesse et la démission collective de l’Opposition. Ils basent leur postulat sur le signal émis depuis le Katanga, le même, où la Société civile de Likasi a récemment initié une pétition contre tout changement ou toute modification de la Constitution. Choc en perspective.
 
Tout le monde en parle et l’affirme: la Majorité présidentielle est avancée dans son projet de révision de la Constitution. Jeune Afrique en ligne a récemment évoqué les hypothèses de prolongation ou d’un troisième mandat pour Kabila. Pareille théorie a une contrainte: celle de contourner impérativement l’article 220 de la Constitution, qui interdit de modifier le nombre et la durée des mandats présidentiels. Réunie autour de son Autorité morale, Joseph Kabila, le jeudi 20 mars à Kingakati, la Majorité s’est refusée à tout débat de cette nature. «Les sujets relatifs aux candidat ures pour le prochain cycle électoral de 2016 ont été déclarés purement et simplement hors contexte étant donné que le Président et sa Majorité ont reçu en 2011 le pouvoir de vouloir et de faire sur t ‘arène institutionnel de la RDC pendant cinq ans. En 2014, ils sont encore pleinement occupés à assumer les tâches relatives à ce mandat qui leur a été confié par le peuple souverain et qui court encore. Toute insistance à ce sujet relève de la distraction», a précisé Aubin Minaku, secrétaire général de la MP. Au point 7 de cette déclaration, Minaku a cependant reconnu ce qui se chuchotait quand il a déclaré : «... La MP envisage sérieusement l‘idée de faire initier le cas échéant par qui de droit une consultation référendaire sur des questions fondamentales portant notamment sur la parité homme-femme et le mode de scrutin pour les élections des députés provinciaux et ce, conformément aux dispositions de  l‘article 218 de la Constitution». Voilà pour la version officielle, a nuancé un opposant sous le couvert de l’anonymat, affirmant que le projet s’étend aussi sur le mandat du chef de l’Etat, notamment son élection au scrutin indirect et le passage de la durée de son mandat de 5 à 7 ans! Vrai ou faux, officiel ou officieux, le projet fait polémique et des questions fusent. La principale: «Qui pourrait empêcher Kabila de passer à l’acte? La Communauté internationale? L ‘Opposition? Ou le peuple?».
Franchement, il s’agit d’un débat essentiellement interne, a répondu un analyste, rappelant tous ces Régimes qui ont révisé les Constitutions de leurs pays sans une quelconque réaction de la Communauté internationale.
 
Attention, ça gronde à Likasi
Voici qu’un autre analyste politique vient à se montrer sceptique sur la capacité de l’Opposition à faire échec au dessein de la MP. Raisons : «A voir la façon dont évolue l’Opposition dans notre pays actuellement, elle sera incapable de dissuader Kabila et sa troupe. L‘UDPS parle d ‘exercer le pouvoir mais ne fait rien du tout. Ce parti endort le peuple. La direction vient déjà de se déclarer non partant pour les prochaines élections provinciales et locales alors que les jeunes du parti s ‘impatientent. Léon Kengo wa Dondo fait partie d’une opposition qui est contestée par ceux qui se disent de l’opposition et ceux de la société civile. Vital Kamerhe balbutie et affiche des prétentions au dessus de ses capacités réelles. Tout ce monde au sein de cette Opposition posent des actes qui ouvrent la voie royale à Kabila face aux RD-Congolais». De l’avis de l’analyste, «l’opposition RD congolaise semble inexistante dans toutes ses branches. Il y a un camp qui accompagne le pouvoir et est perdu dans la guerre de leadership. L‘UDPS, qui incarnait la vraie Opposition, a un point de vue anachronique».
 
Il a le sentiment que face à l’immobilisme de l’Opposition, la Société civile va devoir prendre ses responsabilités. Dans ce cas, le peuple va affronter directement le chef de l’Etat, ce qui risquerait de mettre en mal la démocratie et la stabilité qu’on prétend préserver. Pour corroborer sa thèse, l’interlocuteur d’AfricaNews a cité la pétition de la Société civile de Likasi, opposée au changement de la Constitution et à l’élection des députés provinciaux au scrutin indirect. «Cette pétition demande à la population de dire non au changement de notre Constitution. Et même de ses articles. Nous ne voulons pas que ça puisse subir une certaine révision. Surtout l’article 167 en rapport avec les élections provinciales», a tapé Paul Kisimba au micro de Radio Okapi. Et de poursuivre: «Nous voulons que les élections à la base se tiennent réellement parce que c’est ce qui doit impulser le développement. Voilà pourquoi nous lançons maintenant cette pétition afin que la population de Likasi, territoire de Kambove, signe afin qu‘on ne puisse pas toucher à notre Constitution». L’analyste entrevoit des doutes sérieux de la part de la population et une amplification de ce sentiment de défiance. Il prédit un effet contagion à travers toutes les villes et tous les territoires du pays. Son argument : «Les RD-Congolais sont aujourd’hui tellement éveillés politiquement qu‘ils n’accepteront pas de se f aire leur démocratie sous n ‘importe quel prétexte». Son mot de la fin : on peut réussir à modérer toute l’Opposition mais pas tout un peuple.

YA KAKESA

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RDC : les effets pervers de la "loi Obama" au Kivu

Tournage du documentaire Obama's law à Shabunda (est de la RDC), février 2014. Tournage du documentaire Obama's law à Shabunda (est de la RDC), février 2014. © Obama's law

Dans le documentaire "Obama's law", dont la sortie est prévue en septembre, une équipe de chercheurs, spécialisés dans les Grands Lacs, tente de démontrer "l'impact négatif" de la "loi Obama" sur les minerais de conflit dans le Kivu. Leur démarche : donner la parole aux Congolais.

Que faire pour mettre fin au cycle interminable des conflits armés dans l'est de la RDC ? À cette question cruciale, le Congrès américain a adopté en juillet 2010 la section 1502 de la loi Dodd-Frank de réforme de Wall Street et de protection du consommateur (Dood-Frank Wall Street reform and consumer protection act). Une disposition qui oblige les entreprises américaines à divulguer chaque année la provenance de leurs matières premières pour décourager l'exploitation et le commerce des minerais issus des zones contrôlées par les groupes armés dans le Kivu.

Seulement voilà, trois ans après son adoption, cette obligation légale américaine dite "loi Obama" en RDC ne semble pas avoir produit tous les effets escomptés, selon le chercheur britannique Ben Radley, producteur du documentaire "Obama's law" en cours de tournage. Pour lui, "la 'loi Obama', adoptée sans consulter en amont la société civile du Kivu et des experts congolais, est déconnectée des réalités du terrain".

 

Le problème du Kivu est beaucoup plus complexe. On ne peut pas le réduire à la question des minerais de conflit.

Ben Radley, producteur du documentaire "Obama's law"

"Embargo de fait"

Ben Radley et son équipe reprochent notamment aux stars-activistes qui ont mené des lobbys aux États-Unis et en Grande-Bretagne de ne s'être limités qu'à une "approche concentrée sur les minerais de conflit", sans tenir compte des "perspectives congolaises" sur la question. "Le problème du Kivu est beaucoup plus complexe. On ne peut pas le réduire à la question des minerais de conflit et laisser de côté les implications politiques de la crise", confie Ben Ranley à Jeune Afrique. "Au début de l'application de la loi Dodd-Frank en RDC par exemple, il n'existait aucun système de traçabilité dans le pays. Conséquence : sans le vouloir, 'Obama's law' a entraîné un embargo de fait sur les minerais du Kivu. De nombreux comptoirs ont été fermés et beaucoup de creuseurs ont ainsi rejoint les milices locales pour tenter de survivre, armes à la main sur le dos de la population civile", ajoute-t-il.

"La loi Dodd-Frank a donc eu un impact négatif sur le terrain : augmentation de la fraude et de la contrebande – surtout concernant l'or, plus facile à être exploité et commercialisé illégalement, détérioration des conditions de vie de nombreuses familles qui ne dépendaient que de l'exploitation artisanale des mines, …", accuse Ben Randley qui a décidé, lui, dans son documentaire, de "donner la parole aux "premiers concerné, les Congolais".

La sortie du documentaire "Obama's law", financé notamment par le gouvernement suisse, est prévue vers le mois de septembre. "Depuis février, nous avons terminé le tournage au Congo par l'étape de Shabunda. Nous avons pu suivre certains jeunes, creuseurs avant la 'loi Obama', aujourd'hui devenus miliciens des Raïa Mutomboki [un de groupes armés locaux encore actifs dans le Kivu : voir notre carte interactive, NDRL]", explique Ben Radley. Le tournage se poursuit par ailleurs aux États-Unis où l'équipe d'"Obama's law" continue à suivre les différents activistes et lobbyistes pour "démontrer la déconnexion entre les plaidoyers faits à Washington et les réalités du terrain dans le Kivu". Une lettre ouverte signée par une trentaine de personnalités, acteurs de la société civile congolaise et experts nationaux et internationaux, sera publiée fin avril pour "dénoncer également l'approche [de la 'loi Obama'] et son impact ce qui concerne la lutte contre les minerais de conflit".

En attendant, à Goma, s'est ouverte le 24 mars la deuxième conférence nationale sur les mines en RDC. L'occasion pour les dirigeants congolais de rassurer ses partenaires internationaux sur la "gestion durable et transparente des ressources naturelles de la RDC post-conflit". Car, à ce jour, "seuls 5 % de quelque 800 à 900 sites miniers dans l'est de la RDC sont certifiés", rappelle Ben Rayden qui travaille depuis 2009 sur les questions liées à la gouvernance des ressources naturelles et l'exploitation minière artisanale dans la région des Grands Lacs.

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Par Trésor Kibangula


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Obama's law | RDC : les effets pervers de la "loi Obama" au Kivu | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

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La Banque mondiale finance l’achat de 200 tonnes de rails pour la SNCC

 
Inauguration de neuf locomotives de la SNCC par le Premier ministre, Augustin Matata Ponyo Mapon, à Lubumbashi (Katanga)Inauguration de neuf locomotives de la SNCC par le Premier ministre, Augustin Matata Ponyo Mapon, à Lubumbashi (Katanga)
Inauguration de neuf locomotives de la SNCC par le Premier ministre, Augustin Matata Ponyo Mapon, à Lubumbashi (Katanga)
La Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) a reçu ce week-end à Lubumbashi (Katanga) un premier lot de 200 tonnes des rails, en provenance de Dar-es-Salam en Tanzanie sur un total des 4 000 attendues. Cette acquisition s’est effectuée dans le cadre du projet de transport multi modal (PTM) financé par la banque mondiale. Le programme vise le renouvellement et la sécurisation de la voie ferrée sur une distance totale d’environ 700 kilomètres.

Le directeur des régions de la SNCC à Lubumbashi, Marc Manyanga, indique que la dernière livraison de tonnes des rails est prévue pour le mois de mai 2014.

«Avec les rails qui viennent d’arriver, les travaux de renouvellement vont porter sur 648 kilomètres des voies. On va commencer d’abord sur la partie où il y a le trafic lourd des minerais. Les travaux vont commencer déjà sur l’axe Tenke-Dilolo, sur le tronçon le plus affecté, qui est Kisanfu. Il y a les travaux de renouvellement qui sont prévus entre Likasi et Baya. Après, on va passer par la ligne la plus chargée entre Sakania – Mwene-Ditu – Kananga.», a-t-il expliqué

Les travaux préparatoires vont bientôt commencer a indiqué Marc Manyanga, sans préciser de date.

«On a déjà un nombre assez important des traverses en béton. Ce qu’on a déjà là permet de faire une pose de 15 kilomètres. Donc, la moitié du tronçon prévu», assure-t-il.

Marc Manyanga évalue à 1,5 millions des dollars américains le financement nécessaire pour renouveler tout le réseau concerné par ce programme:

«La SNCC compte 3 641 kilomètres des voies. Vous avez 1500 à 1600 kilomètres affectés. Pour renouveler toute la voie, il faut avoir plus au moins 1,5 millions des dollars américains. C’est un choix stratégique qui a été fait. En fonction du financement disponible

La SNCC est confrontée à plusieurs difficultés, la vétusté de l’outil de production et le non-paiement des salaires de ses agents.

Il y a tout de même une petite lueur d’espoir depuis que le Premier ministre Matata Ponyo a inauguré le 4 juin 2013 neuf nouvelles locomotives de la SNCC, sur les 47 prévues par le gouvernement à l’horizon 2015. Et dans beaucoup de coins de la province, les marchandises qui traînaient en gare ont été évacuées

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23 mars 2014

Voici ce qu’a été la courte visite du Nonce Adolphe Tito à Kananga

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Le voyage des autorités ecclésiastiques vers Lwiza pour le sacre du Monseigneur Félicien n’était pas de tout repos. Ce vendredi 21 mars 2014, les chrétiens, les maisons de formation et autres services de l’église de KANANGA, ont porté leur plus beaux habits pour chanter les alléluias autour de ces invités de marque.
Dès la matinée, la délégation du Nonce Adolphe Tito YLLANA s’est rendu au carmel de Malole, accompagnée de Messeigneurs Marcel MADILA, Archevêque de Kananga et Jean-Pierre TAFUNGA, Archevêque de Lubumbashi, Son Excellence Monsieur Geoffroy De Lidecerrk, Ambassadeur de l’Ordre Souverain de l’Ordre Malte en République Démocratique du Congo et l’Abbé Léonard SANTEDI, Secrétaire de la Cenco. Les carmélites moniales n’ont pas manqué de lui exprimer leur gratitude pour cette visite pendant ce temps de carême. Pour sa part, Monseigneur le Nonce les a invités à prier pour le Saint-Père, pour l’Eglise locale de Kananga et pour les besoins du monde. Au sortir du Carmel, les séminaristes théologiens l’ont accueilli dans leur maison. Après quelques petits beaux chants, l’Abbé Richard KITENGIE, recteur de Malole, lui a remercié pour sa présence dans cette maison de formation des futurs prêtres sur son passage vers Luiza.

Vivre en obéissance avec la hiérarchie de l’Eglise

S’adressant à la communauté des formateurs, Monseigneur le Nonce les a invités à être des modèles par une vie cohérente. Aux séminaristes, il a demandé de se mettre à l’écoute du Pape François pour vivre dans la pauvreté dès maintenant. Cette pauvreté les aidera à mieux vivre l’obéissance à leurs évêques respectifs dans le ministère sacerdotal.
Du Séminaire, Monseigneur le Nonce s’est rendu à Saint Bernard Ntambue, visiter la biscuiterie de l’Archidiocèse de Kananga avant de se rendre à l’Université Notre Dame du Kasayi où l’Abbé André KABASELE, recteur de cette institution, lui a adressé des mots pathétiques de bienvenue dans notre Alma Mater. Aux étudiants de cette université catholique, le Nonce a demandé de s’ouvrir à l’univers en quittant la mentalité du régionalisme et tribalisme qui détériore l’image de la R.D.Congo. Il les a également invités au travail de la terre qui est une grande richesse que Dieu a donné aux congolais. A cet effet, il a proposé aux autorités académiques de penser à une faculté d’agronomie.

imageDans l’après midi, Monseigneur le Nonce est allé présenter ses civilités à Son Excellence Monsieur le Gouverneur de Province intérimaire. Il s’est également rendu à la Clinique Saint Georges, une œuvre sanitaire de l’Archidiocèse de Kananga qui prend en charge plus de 500 cas de personnes vivant avec le VIH sida. Cette journée chargée du Nonce s’est clôturée par une soirée festive avec les religieux et religieuses ainsi que les fidèles laïcs dans le jardin de la résidence de Monseigneur Marcel MADILA. Ici, Monseigneur Marcel MADILA, au nom de tous ses chrétiens, a demandé au Nonce d’assurer au Saint Père ton le soutien spirituel des kanangais qui croient beaucoup en ses prières pontificales. La soirée s’est terminée par une bénédiction, au nom du Saint Père, que le Nonce a accordé à toute l’Eglise diocésaine de Kananga.

Abbé Augustin Kalamba

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RDC: l’opposition mobilisée contre toute révision de la Constitution

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mediaPour l'opposant Vital Kamerhe, président de l'Union pour la nation congolaise (UNC), l'exemple du Burundi devrait interpeller la majorité.AFP/Jean-Baptiste Baderha

La situation politique au Burundi est suivie avec un certain intérêt par l'opposition congolaise, car la question du changement ou non de la Constitution continue d'agiter les milieux politiques en République démocratique du Congo. L'opposition appelle la population à la vigilance face à toute tentative de réviser la Constitution. Elle prépare même une campagne de sensibilisation.

A l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), on rit sous cape. Et c'est avec amusement qu'Etienne Tshisekedi et les siens observent l'agitation chez les autres opposants, notamment ceux qui ont rejoint les institutions issues des élections de 2011. Ici, on dit pourtant préparer la grande artillerie pour faire échec à toute tentative de coup d'Etat constitutionnel.

Autre mouvement de l'opposition à faire barrage à un changement de la Constitution : la plate-forme « Sauvons la RDC » va organiser des journées d'explication pour mobiliser la population. Pour l'opposant Vital Kamerhe (UNC), l'exemple du Burundi où les députés viennent de rejeter la révision constitutionnelle voulue par le président Nkurunziza devrait interpeller la majorité en RDC.

Autre mise en garde à la majorité, celle de l'opposition dite républicaine autour du président du sénat Léon Kengo wa Dondo. Lisanga Bonganga, le coordonnateur de l'opposition républicaine, appelle le peuple à la vigilance face à l'ambiguïté du discours de la majorité. Il y a peu, les évêques de la RDC avaient pris position contre la révision des dispositions pertinentes de la Constitution et contre le changement du mode de scrutin

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22 mars 2014

Rutshuru : les FARDC contrôlent toute la situation !

 

Rutshuru : les FARDC contrôlent toute la situation !

Depuis le lancement des opérations contre les FDLR,  au Nord-Kivu, le 9 mars dernier, le régiment commando chinois,  sous le commandement du Colonel Ramazani Lubinga, ont détruit une grande base de ces rebelles hutu rwandais, sur la route Kalengera Tongo.

Ils ont mis sur ce front, les FDLR en débandade. Le 601 régiment commando a coupé avec succès, la liaison des rebelles, les empêchant définitivement d’avancer vers  le territoire de Masisi.
Le FRP chinois, entendez : Force de Réaction Rapide, a repris le contrôle total de plusieurs villages jadis conquis par les rebelles. C’est notamment, les villages Kako et Ntamugenga,  dans la  montagne de Bwisha.
Le Colonel Ramazani Lubinga, au cours d’un tête-à-tête avec sa hiérarchie,  a  été  instruit de mettre toutes les batteries en marche,  pour ouvrir les fronts ci-après : Tongo-Kalengera, Rubare, où il y aurait  eu infiltration des rebelles et  de leurs alliés.
Par ailleurs, le Colonel Ramazani se dit très déterminé à ratisser large, à  continuer à mettre de l’ordre et la sécurité partout dans les  territoires  de Rutshuru et  Masisi.
Il l’a dit à ses troupes. Objectif, faire régner la paix sur toute la province du Nord-Kivu.
C’est une attitude d’un vaillant militaire qui est prêt à tout donner, pourvu que   la défense du territoire national s’en porte mieux.
 C’est lui,  d’ailleurs,  qui avait arraché à Makenga Sultani,  son chapeau fétiche de grand chef rebelle  et sa canne de commandement.
Charles Wasso  Isunga

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21 mars 2014

RDC : la proposition de changer la Constitution "fait désordre" dans le camp Kabila

 

 RDC : la proposition de changer la Constitution "fait désordre" dans le camp Kabila

Et si la RDC changeait de Constitution ? L'idée lancée mardi par Claude Mashala, cadre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD, au pouvoir), est loin de faire l'unanimité, même au sein de la famille politique du président Joseph Kabila.

Mis à jour le 21 mars 2014 à 10 heures 25.
Le 18 mars, Claude Mashala a pris tout le monde de court. Alors que la classe politique congolaise ergotait depuis des semaines sur la révision, ou non, de l'article 220 de la Constitution qui empêche Joseph Kabila de briguer un troisième mandat, le secrétaire national du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD, principal parti de la majorité) a décidé de lancer une pétition pour changer de Constitution.


Depuis quelques mois pourtant, le camp présidentiel tente de rassurer l'opposition politique sur l'intention du chef de l'État de respecter les dispositions constitutionnelles. Au lendemain des "concertations nationales" tenues à Kinshasa début septembre, Aubin Minaku, président de l'Assemblée nationale et chef de la Majorité présidentielle (MP), assurait encore à Jeune Afrique que "[Joseph Kabila] est le garant de la Constitution, il la respectera et la fera toujours respecter". Plus récemment sur RFI, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement et membre du bureau exécutif de la MP, abondait dans le même sens : "Joseph Kabila nous a dit qu'en 2016, il y aura un passage de flambeau civilisé entre un président qui sort et un président qui entre."


"Une initiative personnelle"
Quelle mouche a donc piqué Claude Mashala pour qu'il vienne parasiter tous les discours d'apaisement du pouvoir ? Au sein même de sa famille politique, c'est la stupéfaction générale. "Franchement, sa proposition d'initier le changement de la Constitution fait désordre, reconnaît un cadre de la MP. Lorsque les Congolais, majorité et opposition, parlent de 'cohésion nationale', le moment est mal choisi pour balancer des idées qui divisent".
"Il s'agit d'une initiative personnelle", tente de justifier Séraphin Lusanga, le porte-parole de la MP, soutenant tout de même que "Claude Mashala a au moins le mérite de secouer le cocotier et rien ne l'empêche, en tant que Congolais, de lancer une pétition, laquelle n'engage ni son parti ni la majorité". Un avis que ne partagent pas tous les membres de la MP.


"Le PPRD doit avoir la maîtrise de ses lieutenants"
"C'est une démarche maladroite, inopportune et peu efficace", tance pour sa part le député Christophe Lutundula, dont le parti, le Mouvement de solidarité pour la démocratie et le développement (MSDD), fait partie de la MP. "Il ne faut pas que la classe politique congolaise amène Joseph Kabila à ne gérer que des crises et les états d'âme des gens. Le président de la république a été élu pour promouvoir le développement du pays, et non pour régler des crises à répétition", tonne-t-il, appelant le PPRD à avoir "la maîtrise totale de ses lieutenants".


De son côté, Lambert Mende confie à Jeune Afrique qu'il ne comprend pas non plus "la sortie médiatique" de Claude Mashala. "En quelle qualité parle-t-il et a-t-il osé remettre à cause mes propos [ceux en rapport au "passage en flambeau civilisé" entre le président sortant et l'entrant en 2016, NDLR] ?", s'interroge le président national de la Convention des Congolais unis (CCU, membre de la MP) et porte-parole du gouvernement congolais.
Pour Lambert Mende, "la polémique lancée par ce monsieur [Claude Mashala] n'est qu'un faux débat. (...) Joseph Kabila respectera bien la Constitution", martèle-t-il, soulignant que le mandat actuel du chef de l'État court toujours. "On n'est pas encore en 2016 : laissons Joseph Kabila travailler dans la sérénité", lance-t-il.


Pas de complot contre la Constitution
Pour tenter de remettre de l'ordre dans sa famille politique, le président Joseph Kabila a convoqué, le 20 mars, tous les cadres de la majorité au pouvoir dans sa ferme de Kingakati, à 80 km de la ville de Kinshasa.
"Je ne vous ai pas réunis ici pour comploter contre la République", a lancé d'entrée de jeu le chef de l'État à ses hôtes. Il ne s'agissait pas non plus d'une réunion "pour comploter contre la Constitution", a ajouté Aubin Minaku, président de l'Assemblée nationale et secrétaire général de la MP. Une façon de mettre fin aux agitations dans la classe politique après la pétition pour changer la Constitution lancée par un cadre du PPRD.

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