27 mars 2014

Terrorisme d’Etat contre les opposants : Jacob Zuma fait convoquer Kagame à Luanda !


Un sommet restreint de chefs d'Etat de la région des Grands Lacs s'est tenu mardi 25 mars à Luanda en Angola. Parmi les sujets en discussion : la lutte contre les groupes armés et notamment les Ougandais des ADF-NALU et les Rwandais des FDLR, deux groupes qui sévissent à l'est du Congo-Kinshasa.

Mais la lutte contre ces groupes armés n'était pas le seul sujet à l'ordre du jour. La crise diplomatique entre le Rwanda et l'Afrique du Sud a été aussi largement abordée par les chefs d'Etat présents.
Cinq présidents de la Conférence internationale pour les Grands Lacs étaient présents à Luanda, hier, mardi 25 mars : l'hôte et président en exercice de la CIRGL, l'Angolais José Eduardo Dos Santos, le Rwandais Paul Kagame, les Congolais Joseph Kabila et Denis Sassou Nguesso, l'Ougandais Yoweri Museveni, auxquels est venu s'ajouter le président sud-africain Jacob Zuma. Le Tanzanien Jakaya Kikwete, invité lui aussi, ne s'est finalement pas joint aux discussions.

Après la rencontre entre les chefs d'état-major et une réunion des chefs d'Etat élargis à certains membres des délégations, s’est tenu un sommet à huis clos plus restreint. Pendant un peu plus d'une heure, les six présidents sont restés seuls dans la salle de réunion. « Un huis clos, c'est l'opportunité d'une discussion franche et honnête de nature à aplanir les différends », explique une source au sein de la CIRGL. Le différend en question, c'est bien sûr la montée de tension entre l'Afrique du Sud et le Rwanda.
Offensive diplomatique
Selon plusieurs sources, c'est Pretoria qui aurait demandé à l'Angola de convoquer un sommet de chef d'Etats, alors que deux mois après le précédent sommet, un simple point étape avec les chefs d'état-major de la région aurait pu suffire à évoquer les avancées ou non dans les opérations militaires en cours dans l'est de la RDC.
Depuis deux semaines, l'Afrique du Sud s'est lancé dans une offensive diplomatique auprès de sept capitales clés de la région. L'objectif est d’expliquer les raisons de son différend avec Kigali, les attaques contre des opposants rwandais sur son sol mais aussi préparer ce sommet restreint. L'Afrique du Sud a-t-elle réglé ses comptes devant témoins ? C'est ce qu'avancent en tout cas certaines sources. Pretoria aurait souhaité montrer qu'on ne s'attaquait pas à la puissance continentale impunément.
D'autres se contentent de dire que le Rwanda est allé à Luanda à reculons, craignant une certaine hostilité. D'autres encore s'interrogent sur l'absence du président Kikwete accusé par Kigali d'être proche des FDLR. Joseph Kabila aurait quant à lui hésité jusqu'à la dernière minute à venir. Il devait ouvrir lundi une conférence à Goma sur les mines.

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L’ACORD préconise la prise en charge des filles de la rue

Dans quelques jours, le mois de la femme va refermer ses pages en RDC. Le moment est arrivé pour faire une sorte de bilan, et le lieu de s’interroger sur les quelques avancées enregistrées et les étapes qui restent à franchir.

L’on sait que le ministère du Genre, Famille et Enfant a organisé une série d’activités politiques et culturelles. La grande question que l’on peut aujourd’hui se poser est celle de savoir ce qui a été fait pour améliorer les conditions sociales de la femme, et à travers elle, de toute la société congolaise.

Si sur le plan politique, on lutte encore pour la parité Homme-Femme, et on se réjouit pour les 30 % accordés aux femmes dans les différents postes de responsabilité dans les institutions, l’on doit reconnaître que sur le plan social, beaucoup reste à faire.

Le constat fait dernièrement par l’ingénieur Michel B. Wangu, vice-président national de l’Alliance des Congolais pour la réforme et la démocratie, est amer et interpelle les gouvernants. Le spectacle est tout simplement ahurissant, fait savoir le vice-président national de l’ACORD, dans un entretien qu’il a eu hier, mercredi 26 mars 2014, avec Le Phare. Des bandes d’adolescentes âgées de 7 à 16 ans, squattant certains marchés de Kinshasa et les bâtiments inachevés, peuplent la plupart des quartiers chauds de la capitale. Elles ne vivent que grâce à la générosité des personnes de bonne volonté, et sont toutes livrées à la débauche avec les gamins de leur génération, et souvent sauvagement abîmées par des adultes sans scrupules ou qui les livrent en pâtures aux obsédés de la pire espèce.

Et les conséquences sont déplorables. L’ingénieur Michel B. Wangu note à ce sujet, la contamination aux maladies sexuellement transmissibles, et au VIH/Sida, des grossesses indésirables et la naissance des enfants de la rue. Et comment dans ces conditions, s’est interrogé l’ingénieur Michel B. Wangu, peut-on vaincre les MST et le Sida dans notre pays ? Des années plus tard, quel type des femmes pourrait-on avoir en RDC ? C’est sûr que ce serait des prostituées dont certaines seront emportées par ces maladies.

Pour le vice-président national de l’ACORD, le mois de la femme après, l’on doit se tourner vers l’avenir et élaborer des programmes multisectoriels de développement, notamment dans les secteurs de l’éducation, de santé publique, de l’hygiène et de la salubrité, de l’agriculture, de l’habitat, du travail et de la prévoyance sociale, de l’épargne et de la protection de l’environnement.

A l’Alliance des Congolais pour la réforme et la démocratie, on pense que l’on doit constituer des réseaux d’ONG du secteur social, les rassembler et les outiller pour que des actions soient menées pour le recensement de ces populations d’êtres vulnérables, leur assurer une prise en charge médicale et psychologique, avant de sensibiliser leurs parents, afin de les amener à les récupérer pour pouvoir les réinsérer dans leurs familles.

Le ministère du Genre, Famille et Enfant, devrait soutenir des initiatives comme celles préconisées par ACORD, si nous espérons gagner la bataille contre les antivaleurs qui prolifèrent et rongent dangereusement la société congolaise. Les cas des Kuluna, ces redoutables marginaux, craints pour leur dangerosité, sont des témoignages de l’insécurité galopante enregistrée dans nos villes.

Si ce problème d’encadrement des adolescentes de la rue n’est pas résolu, a prévenu l’ingénieur Michel B. Wangu, attendons-nous à vivre des scènes insupportables des victimes tuées à coups de machettes, des survivants de cette cruauté aux bras coupés et portant des blessures sur la tête et le corps.

Encore une fois, le vice-président national de l’ACORD pense que l’heure est venue pour qu’ensemble, nous puissions nous atteler aux maux qui rongent notre société et pour lesquels nous devons associer nos solutions de lutte, afin de sortir ces bandes d’adolescentes de l’enfer où elles sont enfermées.
J.R.T.

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L’Opposition républicaine prend acte de la volonté de Joseph Kabila de respecter la constitution

 
Lisanga Bonganga. Radio Okapi/ John BompengoLisanga Bonganga. Radio Okapi/ John Bompengo

Dans une déclaration faite mercredi 26 mars à Kinshasa, la coalition « Opposition républicaine » dit prendre acte de la volonté manifeste du président de la République de respecter la constitution actuelle de la RDC. Alors que le débat sur le respect des mandats présidentiels bat son plein en RDC, le président de l’Assemblée nationale et secrétaire général de la Majorité présidentielle, Aubin Minaku, avait déclaré jeudi 27 mars après une réunion de sa plate-forme politique autour du président Kabila : «le président de la République est respectueux de la constitution et il la respectera ».

« L’Opposition Républicaine reste confortée dans sa position de ne pas toucher à la constitution », a indiqué Lisanga Bonganga, coordonnateur de l’Opposition républicaine.

Il s’est réjoui des déclarations publiques du président de l’Assemblée nationale.

Lisanga Bonganga a également affirmé être satisfait des propos tenus récemment à ce sujet par le porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende, et l’Envoyé spécial des Etats-Unis d’Amérique pour la région de Grands Lacs, Russ Feingold.

Le premier avait déclaré au cours de l’émission Internationales diffusée le 9 mars dernier sur RFI et TV5 :

«Le président Kabila respectera strictement ce qui est écrit dans la constitution. Il nous a dit qu’en 2016, il y aura un passage de flambeau civilisé entre un président qui sort et un président qui entre».

Pour sa part, le diplomate américain interrogé sur les prochaines élections en RDC, au Burundi, au Rwanda et en Ouganda, a déclaré sur RFI :

« Nous appellerons instamment la RDC et ses voisins à respecter leurs Constitutions et cela inclut les dispositions sur la limitation du nombre de mandats. »

Lire aussi: Claude Mashala : «La prochaine élection n’est pas en 2016»

Cependant, Lisanga Bonganga a déploré une certaine contradiction entre ces prises de position avec l’éventualité évoquée par la Majorité présidentielle de recourir à un référendum. L’opposant à appelé le peuple congolais à la vigilance.

Après la rencontre de Kingakati, Aubin Minaku avait fait savoir que s’il fallait consulter le peuple, « nous le ferons conformément à la constitution».

« En tout état de cause, cette constitution, c’est le peuple qui nous l’a confiée et il appartiendra à ce même peuple de décider de l’avenir de la République. Pour nous, c’est là l’essentiel. Notre devoir, c’est d’honorer le mandat du peuple et s’il faut consulter ce peuple nous allons le consulter conformément à la constitution », avait expliqué Aubin Minaku.

Pour l’Opposition républicaine, ce qui importe, c’est le respect scrupuleux et l’application effective des recommandations des concertations nationales. La coalition dit saluer l’attitude du peuple burundais qui vient de s’opposer au projet de la modification de la constitution dans son pays.

radiookapi.net

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RDC : Diomi Ndongala condamné à 10 ans de prison

 
Eugene Diomi Ndongala le 16/09/2013, lors d’un procès à la cour suprême de justice à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John BompengoEugene Diomi Ndongala le 16/09/2013, lors d’un procès à la cour suprême de justice à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

La Cour suprême de justice a condamné mercredi 26 mars Eugène Diomi Ndongala à 10 ans de prison. L’opposant congolais était poursuivi pour viols sur mineures. Des faits qui se seraient produits en juin 2012 à Kinshasa. Son parti, la Démocratie chrétienne, a toujours considéré cette affaire comme un procès politique intenté contre leur leader à cause de son soutien à l’opposant Etienne Tshisekedi qui a contesté en 2011 la réélection du président Kabila pour un mandat de 5 ans.

C’est depuis avril 2013 qu’Eugène Diomi Ndongala est incarcéré à la prison centrale de Makala à Kinshasa. Son immunité parlementaire a été levée en janvier de la même année sur demande du Procureur général de la République pour engager des poursuites judiciaires contre lui.

Avant cette levée d’immunité, Diomi Ndongala était porté disparu en juin 2012. Il a été retrouvé vivant quatre mois plus tard dans la capitale de la RDC. Sa famille et son parti politique ont toujours estimé que l’opposant avait été enlevé et détenu par les services secrets à cause de ses prises de position en faveur d’Etienne Tshisekedi, candidat malheureux à la présidentielle de 2011 qui conteste la réélection de Joseph Kabila.

radiookapi.net

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26 mars 2014

RDC : la location de bus rwandais pour la Conférence des mines à Goma fait polémique

 

 RDC : la location de bus rwandais pour la Conférence des mines à Goma fait polémique

La ville de Goma, dans l'est de la RDC, accueillait du 24 au 25 mars la Conférence nationale des mines. Pour le déplacement des invités, les organisateurs ont fait appel à une compagnie de transport basée à Rubavu, au Rwanda. Une option qui fait jaser sur les réseaux sociaux.

C'est une "honte". Le mot revient souvent, ce 25 mars, pour qualifier la décision des organisateurs de la deuxième édition de la conférence nationale des mines de la RDC. De fait, ceux-ci ont fait appel à une compagnie rwandaise de transport pour assurer le déplacement de leurs invités à Goma.

Dans le groupe des indignés de la république, Ley Uwera, journaliste congolaise, basée dans la capitale du Nord-Kivu, voisine du Rwanda. Elle est la première à voir partager son indignation sur Twitter (le Rwanda est soupçonné d'actionner en sous-main les ex-rebelles du M23).

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Kasaï-Oriental: 34 bâtiments incendiés lors d’une altercation entre jeunes à Lodja

 

 
Le point rouge, le territoire de Lodja dans la province du Kasai-Oriental en RDC.

Un calme précaire est revenu dans la cité de Lodja après l’altercation de mardi 25 mars entre les jeunes des quartiers Okita Ndeke et Lokenye dans la cité de Lodja. Bilan dressé par la police : un mort de la bande du quartier Okita Ndeke, trois blessés dont deux policiers et l’administrateur du territoire, et trente-quatre bâtiments incendiés. Une dette contractée par un chauffeur de taxi-moto du quartier Lokenye auprès du leader de ceux de Okita Ndeke serait à la base de ces incidents.

Parmi les bâtiments incendiés, des habitations, le bureau de cette cité du Kasaï-Oriental et l’institut secondaire Okundji.

L’administrateur de territoire de Lodja a été blessé alors qu’il a voulu intervenir dans ce conflit. Le guide des jeunes Eketo lui, a reçu une balle et est mort sur place, selon les sources locales.
Le commissaire provincial de la police, le général David Masandi a souligné que quatre jeunes, présumés auteurs de troubles, ont été arrêtés.

L’administrateur de territoire et les deux policiers blessés sont soignés dans une formation médicale locale.

Certaines personnes sur place affirment que les activités tournent timidement mercredi 26 mars à Lodja. Les écoles, les marchés et les hôpitaux sont déserts.

Les notables de cette cité ont appelé le gouvernement central à s’impliquer pour sanctionner les auteurs de cette bagarre qui a commencé le dimanche dernier.

radiookapi.net

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25 mars 2014

Descente punitive de Claude Mashala avec le nom de Kabila à Radiokapi


C’est une scène digne d’un film hollywoodien à laquelle ont eu droit, le vendredi 21 mars 14, les journalistes et les agents de sécurité de la Radiokapi après la diffusion de l’émission à grande audience Tribune de la presse qu’animée Samuel Katshak.

Le fanfaron Claude Mashala, Secrétaire National du PPRD,  non content de voir sa pétition critiquée par  Ambroise Mamba, un journaliste invité à cette émission, a littéralement pété  les plombs. Brandissant le nom de J. Kabila, il a effectué autour de 20 heures une descente punitive à la station onusienne située dans la Commune de la Gombe non loin des Galeries présidentielles. Incontrôlé et incontrôlable, Claude Mashala dit le « Mbingazor » était à la recherche du journaliste Ambroise Mamba de CongoWeb. Son tort avoir critiqué l’initiative de ce cadre de la Majorité présidentielle dans sa tentative de faire réviser, via la pétition, la Constitution pour permettre à Joseph Kabila de concourir à la présidentielle de 2016  alors qu’il n’y a plus droit. Au cours de l’émission, diffusée le vendredi passé sur les ondes de Radiokapi entre 19h10 et 20h,  Ambroise Mamba et d’autres journalistes ont relevé le caractère opportuniste de la démarche de ce cadre de la Majorité.

Ce qui a irrité C. Mashala outre la pauvreté morale et intellectuelle de son initiative, d’ailleurs épinglés par les journalistes invités à commenter l’actualité, c’est le fait qu’on ait rappelé son passé peu glorieux à la tête de la Sonal (société nationale de loterie). Il est de notoriété publique qu’à l’époque où Claude Mashala était PCA de cette entreprise publique, il avait été contraint à la démission à cause d’un scandale dans la gestion de cette société publique avec le détournement d’une somme importante mis à sa charge par le Parquet. Les faits remontent à 2010. Le PGR avait même émis un mandat d’arrêt contre lui. Pour se soustraire à la Justice il s’était réfugié en Afrique du Sud. Finalement, il a dû user des trafics d’influence pour faire taire la Justice. Son passage à la Sonal est un mauvais souvenir pour les agents de cette société.  Pour revenir à l’incident lui-même dans cette soirée du vendredi à la station onusienne, Claude Mashala a proféré des menaces à l’endroit des journalistes et du personnel de Radiokapi parce qu’il voulait qu’on lui livre le journaliste Ambroise Mamba. Il ne savait pas que l’émission était enregistrée quelques heures plus tôt. Elle n’était pas en direct. 

Et partant, le journaliste n’était plus là.  Injures  publiques par ci, avec son arrogance légendaire, et menaces par là, c’est sur ces entrefaites qu’il a quitté la station onusienne. Quel culot !  Quelle maladresse ! Descendre avec le nom de Kabila à la bouche pour tabasser un journaliste pour ses propos, on se croirait dans le Far West américain. Voilà le comportement des lieutenants de Kabila. Pitoyable ! Claude Mashala, n’ayons pas peur des mots, est un véritable lèche- bottes. Même le ministre des médias et porte parole du gouvernement, Lambert Mende, l’a désavoué en disant qu’il exprimait des états d’âmes à propos de sa pétition.  Après son échec à Radiokapi, il s’est dirigé à la chaine de télévision Congoweb, situé sur Huileries. Là aussi pas de chance, le journaliste avait déjà quitté sa rédaction.

Dans tous ses états, le très superficiel C. Mashala a pris son téléphone pour appeler Ambroise Mamba. S’en est suivi comme vous pouvez vous en doutez, des insultes et des menaces. « obiki petit soki na kangaki yo olingaki osambwa » a-t-il dit au téléphone. Ainsi va la Kabilie. Des énergumènes, sans foi ni loi, pour leurs prébendes et privilèges personnels se servent de Joseph Kabila en flattant ses bas instincts.  Reste à espérer que le président de la République reste sourd aux appels des trublions de son camp qui veulent saper le fragile consensus politique. La démarche du très creux C. Mashala est une vaste escroquerie politique, une véritable distraction. Claude Mashala. Ph. “CONGONEWS”. matthieu kepa

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Réplique américaine à la sortie de Kabila à Kingakati

La réponse du berger à la bergère. Joseph Kabila a montré ses intentions devant la majorité, le 20 mars, à la ferme présidentielle, à Kingakati.

Quatre jours après, les Américains lui répondent avec une mise en garde sévère via Russ Feingold, l’envoyé spécial de Barack Obama dans la région des Grands lacs, dans une interview accordée le 24 mars à la Radio mondiale RFI. Pas de langue de bois, l’émissaire américain prévient clairement sur une éventuelle manipulation de la Constitution au profit de Joseph Kabila. Sont également pointés du doigt, le président rwandais Paul Kagame et son homologue burundais Pierre Nkurunziza qui a échoué devant le Parlement burundais dans sa tentative de faire passer une révision constitutionnelle pour faire sauter la limilitation du mandat présidentiel. Il a été battu à une voix dans une assemblée où il est assuré d’une large majorité. Une leçon pour Kabila qui a le temps de comprendre que les risques encourus ou à encourir amèneront les élus de sa majorité à decider seuls devant leurs consciences dans un vote à bulletin secret. Qu’il ne pense pas un seul instant que tous ont décidé de lier leurs destins au sien. Le moment venu, chacun se préoccupera plus de son avenir, de sa femme et de ses enfants. Il n’a qu’à poser la question aux Mobutistes, mêmes parmi ceux qui montent en première ligne dans la logique d’un régime éternel, pour comprendre comment ils ont fait pour retomber sur leurs deux jambes dans la kabilie après avor laissé le Maréchal Mobutu mourir seul au Maroc. A l’ex- MPR mobutiste Luzanga Shamandevu de répondre le premier une fois qu’il aura terminé d’exposer sur l’opportunité du suffrage indirect. Léon Kengo aussi parti plutôt de Kinshasa après avoir été déchu de l’Hôtel du gouvernement après son fameux “Kisangani ne tombera jamais”. (Extraits de l’interview de Russ Feingold dans l’encadré)

La mise en garde de Russ Feingold à Joseph Kabila

Dans les trois années à venir, il y aura des élections au Congo, Burundi, Rwanda et en Ouganda. Est-ce que les Etats-Unis vont suivre de près ces processus électoraux?

Oui, nous allons suivre cela de près et nous allons essayer d’être aussi cohérents que possible avec ce que nous défendons dans nos prises de positions. Et c’est pourquoi nous appellerons instamment la RDC et ses voisins à respecter leurs Constitutions et cela inclut les dispositions sur la limitation du nombre de mandats. Le président Obama a dit que ce dont l’Afrique avait besoin, ce n’était pas d’hommes forts, mais d’institutions fortes. Je l’ai dit publiquement et dans la plupart de ces capitales, ce n’est pas une bonne pratique de modifier la Constitution simplement pour le bénéfice de celui ou de ceux qui sont au pouvoir. Les présidents Kabila, Kagame et Nkurunziza en sont à leurs derniers mandats selon leurs Constitutions respectives.

Comment réagiraient les Etats-Unis s’ils modifiaient d’une quelconque manière leurs Constitutions pour rester au pouvoir ?

Ce n’est qu’une hypothèse pour le moment. Nous verrons comment y répondre si la situation se présente. Mais je tiens à répéter ce en quoi nous croyons : c’est notre expérience et notre conseil à nos amis dans ces pays, le respect de la Constitution est important, très important pour la population pour qu’elle ait l’impression de pouvoir participer et choisir son président, très important aussi pour la réputation internationale de ces pays, de prouver qu’ils peuvent avoir des transitions pacifiques. Ce que j’espère, c’est que chacun de ces dirigeants va voir à quel point c’est important que leur Constitution soit respectée. C’est ce qui va aussi conditionner la manière dont sera perçu leur héritage politique en tant que dirigeants de leurs pays. Vous souteniez l’idée de l’importance d’un dialogue entre les chefs d’Etat des pays de la région.

Où en est cette initiative ?

C’est un succès, nous sommes ravis qu’au sommet de la CIRGL, la conférence internationale sur la région des Grands Lacs, à Luanda en janvier, la présidence de l’organisation soit revenue au président Dos Santos d’Angola. Il a immédiatement pris la décision de s’engager dans cette direction en posant des jalons pour créer justement cet espace de dialogue dont la région a besoin. Il a réuni les présidents du Rwanda, de la RDC, de l’Ouganda et même de l’Afrique du Sud. Et maintenant, il y a des suites significatives, d’abord pour régler le problème des FDLR. Ce que j’espère et je pense que c’est aussi le souhait des chefs d’Etat de la région que ce dialogue au niveau des chefs d’Etat continue pour régler d’autres problèmes, comme les entraves au retour des réfugiés, la création d’opportunités économiques, la sécurité aux frontières, tout ce qui est à l’origine des problèmes dans l’est du Congo. En quelques mois, on est passé d’un accord- cadre avec des objectifs à un dialogue plus substantiel et essentiel entre les dirigeants des pays de la région. Tous les envoyés spéciaux de la communauté internationale ont encouragé ce processus. Et je félicite les présidents de la région et particulièrement le président Dos Santos pour faire des pas dans la bonne direction.

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Six chefs d’Etat convoqués à Luanda

 

Stabilisation de la région des Grands Lacs

Eduardo dos Santos est déterminé à imposer sa marque pour consolider le processus de pacification dans la sous-région des Grands Lacs. Un mini-sommet réunit autour du président angolais ce mardi à Luanda six chefs d’Etat, Joseph Kabila de la RDC, Denis Sassou Nguesso du Congo/Brazzaville, Jakaya Kikwete de la Tanzanie, Paul Kagame du Rwanda, Yoweri Museveni de l’Ouganda et Jacob Zuma d’Afrique du Sud. Le trait d’union SADC-CIRGL se consolide !

 

Annoncé à Goma à l’ouverture de la 2ème conférence minière, le chef de l’Etat a dû finalement décliner l’invitation au profit de Luanda où s’ouvre ce mardi 25 mars, autour de José Eduardo dos Santos, président de l’Angola et président en exercice de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), un mini-sommet consacré sans doute à la stabilisation de la région.

Pour l’instant, l’ordre du jour de cette réunion reste inconnu. Toutefois, l’on sait d’ores et déjà que l’essentiel des discussions portera sur les initiatives mises en œuvre aussi bien au niveau régional qu’international en vue de la pacification et de la sécurisation de cette région. De ce point de vue, la rencontre de Luanda réserve bien des surprises.

Le nombre réduit des participants, soit sept chefs d’Etat, renferme tout un message. Aussi seuls, Joseph Kabila (RDC), Denis Sassou Nguesso (Congo), Paul Kagame (Rwanda), Jakaya Kikwete (Tanzanie), Yoweri Museveni (Ouganda) et Jacob Zuma (RSA) sont annoncés dans la capitale angolaise. Evidemment, les spéculations vont dans tous les sens. 

Géniteur du projet, en sa qualité du président en exercice de la CIRGL, José Eduardo dos Santos est en phase de consultation de différents protagonistes de la crise dans la région des Grands Lacs. Il s’agit essentiellement de la RDC, du Rwanda et de l’Ouganda. Sa proximité avec la RDC fait du Congo/Brazzaville un partenaire incontournable. Les bons rapports que le pays de Sassou Nguesso entretient avec le Rwanda, pays indexé à maintes reprises dans les conflits récurrents dans l’Est de la RDC ont également pesé dans la balance. La Tanzanie et la RSA, en ce qui les concerne, participent à la Brigade spéciale d’intervention et leurs points de vue pèsent dans la résolution des crises dans les Grands-lacs.

Depuis son accession à la présidence de la CIRGL, Luanda a multiplié des actions pour faire évoluer le processus de paix presqu’en panne dans la région. Certes, ce processus a connu une nette évolution avec la mise en mouvement de la Brigade d’intervention des Nations unies, mais le chemin à parcourir reste encore long. Du fait de la persistance des points d’ombre autour du processus de pacification et de stabilisation de la RDC. Celles-ci demeurent toujours précaires, malgré la signature de l’accord-cadre d’Addis-Abeba. Pendant les deux ans de sa présidence, Luanda s’inscrit dans le schéma d’imposer sa marque. Le mini-sommet qui s’ouvre ce mardi rentre dans cette logique.

Luanda dispose par ailleurs d’un atout majeur. Sa double appartenance autant à la CIRGL qu’à la Communauté de développement des Etats de l’Afrique australe (SADC) lui donne plus de marges de manœuvre, et pourquoi pas, d’actions.

Ça va bouger à Luanda

Sans doute quelque chose de grande envergure se prépare à Luanda. Selon Angop, depuis Lubango, chef-lieu de la province angolaise de Huila, l’Etat-major des FAA (Forces armées angolaises) conditionne des soldats pour intégrer un contingent visant à intervenir dans des situations de conflit au niveau de la SADC. C'est ce qu'a indiqué dimanche le commandant de l'armée de terre angolaise, le général Lúcio do Amaral.

Se confiant à la presse, à propos du rôle des FAA au sein de la SADC, le chef militaire a informé qu'en ce moment, il n'y a aucune orientation de l'Etat angolais pour faire partie d'un quelconque contingent, mais des hommes sont préparés pour accomplir une quelconque mission. Toutefois, la source précise que l’Angola fait partie de la Brigade en état d'alerte de la SADC, pour aider dans des missions de paix. Il n’est pas exclu que ce contingent soit dépêché sur les théâtres des opérations dans la CIRGL.

Dans ce cadre, a indiqué le général Lucio do Amaral, les soldats des Forces terrestre, aérienne et de la marine de guerre sont appelés à investir dans l'amélioration de l'étude des langues, notamment l'anglais et le français, afin de permettre une grande efficacité dans le travail des organisations internationales, dont l'Angola fait partie.

Autant de signes qui ne trompent pas, prélude à une nouvelle impulsion que Luanda veut insuffler à son action hors de ses frontières. José Eduardo dos Santos offre  là la preuve que les deux ans de sa présidence à la tête de la CIRGL impacteront dans la stabilisation de la région des Grands Lacs.

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L’Eglise protestante appelle au respect du mandat de 5 ans

 

Après les évêques catholiques et le président du sénat

L’Eglise du Christ au Congo (ECC) a, au cours de sa 44ème session du Comité exécutif national, tenue du 17 au 20 mars 2014 à Kinshasa, passé en revue tous les aspects de la vie nationale. L’ECC note que la nation congolaise fait face à d’énormes défis liés à la refondation de l’Etat, à la démocratisation de la vie politique, la stabilité des institutions politiques, aussi bien qu’à la justice sociale. Défis à relever s’il faut penser reconstruction et développement. C’est le cas de l’insécurité récurrente dans l’Est mais aussi dans d’autres provinces du pays (Kinshasa, Katanga, Kasaï, Maniema, province Orientale). 


 S’agissant du processus électoral, le Comité exécutif national de l’ECC « fait remarquer à la CENI les exigences, en rapport avec le cycle et les mandats électoraux, notamment en ce qui concerne le respect sans faille des dispositions de la Constitution, qui fixe la mandature politique à 5 ans, soit de décembre 2011 à décembre 2016 ». Aussi la population est-elle appelée à rester vigilante.



Déclaration du Comite exécutif national de l’Eglise du Christ au Congo, réuni en session ordinaire au Centre des conférences Dr Shaumba/Kinshasa du 17 au 20 mars 2014.

« Venez, rebâtissons la muraille de Jérusalem, et nous ne serons plus dans l’opprobre », Néhémie 2,17b.

Tel est le message de l’Eglise du Christ au Congo, invitant le peuple congolais à se réveiller, se mettre au travail pour bâtir, avec Dieu, le Congo notre Pays et nous ne serons plus dans honte.

Nous, membres du Comité exécutif national de l’Eglise du Christ au Congo, réunis en session ordinaire à Kinshasa, au Centre des Conférences Mgr Dr. Shaumba, du 17 au 20 mars 2014;

En tant que corps constitué au sein de la communauté nationale, qui réunit plus de trente et un millions de fidèles, par son Comité exécutif national, l’ECC adresse ce message d’amour, de paix et de dévouement au peuple de Dieu et aux hommes de bonne volonté.

1. De la vie politique nationale:

Considérant que le contexte du moment est caractérisé par la mise en œuvre de l’Accord-cadre de paix signé par les pays membres de la CIRGL à Addis-Abeba, en février 2013, par la période post concertations nationales, par la victoire des FARDC, avec l’appui de la Brigade d’intervention de la Monusco, sur les différents groupes armés dont le M23 et les ADF-NALU et autres, qui écument la partie orientale du territoire national (province Orientale, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Katanga) depuis plusieurs décennies; ces escalades de violences ayant entraîné la mort de plus de six millions de compatriotes et un grave désastre humanitaire ;

Convaincus que la nation congolaise fait face à d’énormes défis liés à la refondation de l’Etat, à la démocratisation de la vie politique, la stabilité des institutions politiques, aussi bien qu’à la justice sociale;

Tout en félicitant les autorités tant politiques, administratives que militaires pour les efforts déployés, en vue de rétablir la paix à l’Est, de manière générale, nous les encourageons à renforcer les dispositions pour consolider cette paix retrouvée et dénonçons en même temps la recrudescence de l’insécurité constatée encore dans certaines localités du pays, telles que la ville de Kananga, la ville de Kinshasa, la ville de Kindu, la ville de Lubumbashi et le Nord du Katanga.

Nous en appelons à la reprise effective des efforts pour la lutte contre la criminalité urbaine, et sa généralisation sur toute l’étendue du territoire national, ainsi qu’à l’encadrement des jeunes.

2. De la vie économique et sociale de la nation

Nous apprécions, à juste valeur, les efforts consentis par le gouvernement congolais, sous l’impulsion du chef de l’Etat, pour la stabilisation économique; mais restons autant préoccupés par l’amélioration du vécu quotidien de nos populations, nous sommes convaincus que l’amélioration de la gouvernance politique, sociale et économique est un gage à la réalisation des attentes de notre peuple;

Nous encourageons le gouvernement congolais, les acteurs politiques toutes tendances confondues, la communauté internationale, les Nations unies à accompagner toutes les initiatives nationales visant à pacifier le pays et à consolider la cohésion nationale. C’est à ce titre que notre Eglise a participé activement aux Concertations nationales.

Nous demandons à toutes les parties prenantes de respecter les engagements de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, notamment,

Pour le gouvernement de la République démocratique du Congo;

« Un engagement renouvelé à : continuer et approfondir la réforme du secteur de la sécurité, en particulier en ce qui concerne l’armée et la police; consolider l’autorité de l’Etat, en particulier dans l’est de la République démocratique du Congo, y compris en empêchant les groupes armés de déstabiliser les pays voisins; promouvoir le développement économique, y compris au sujet de l’expansion des infrastructures et de la fourniture de services sociaux de base; promouvoir la réforme structurelle des institutions de l’Etat, y compris la réforme des finances; et promouvoir les objectifs de réconciliation nationale, de tolérance, et de démocratisation; »

3. Du processus électoral

Au regard du contexte actuel, marqué par la reconfiguration du processus électoral;

Vu la feuille de route du cycle électoral élaborée par la CENI, présentée à l’Assemblée nationale;

Mû par le respect sans faille des dispositions de la Constitution de la République, fixant la mandature des institutions politiques à cinq ans;
Attendu que le cycle électoral connait des arriérés importants, avec comme conséquence le fonctionnement hors mandat de certaines institutions en violation de la Constitution;

Considérant que la paix, la cohésion nationale et la démocratisation sont conditionnées par le respect des échéances électorales;


Vu le besoin de notre peuple de vivre la démocratie à la base;

Le Comité exécutif national de l’ECC remercie et félicite la CENI pour la mise en place et le fonctionnement des cadres de concertation entre elle et les différentes parties prenantes et l’encourage à poursuivre la signature du code de bonne conduite par les différents partis politiques impliqués dans le processus électoral;

Cependant, le Comité exécutif national fait remarquer à la CENI les exigences, en rapport avec le cycle et les mandats électoraux, notamment en ce qui concerne le respect sans faille des dispositions de la Constitution, qui fixe la mandature politique à 5 ans, soit de décembre 2011 à décembre 2016.

A cet effet, le Comité exécutif national de l’ECC invite:

- Le gouvernement : à mettre les moyens financiers et logistiques à la disposition de la CENI, dans le meilleur délai, à déployer le processus du recensement administratif et scientifique avec célérité, à finaliser la décentralisation, avec le découpage territorial;

- les deux chambres du Parlement : à voter des lois susceptibles de permettre la mise en œuvre des élections;

- les partis politiques : à procéder à la formation politique de leurs membres et à prendre en compte la place des femmes dans le processus électoral;
- Les organisations de la société civile forces vives : à mettre en place des programmes d’éducation civique;

- la population : à rester vigilante et à s’impliquer de manière consciente à la matérialisation des élections pacifiques et crédibles.

- Le peuple de Dieu : à prier afin que les élections soient une véritable bénédiction pour notre pays.

Ainsi donc, par rapport à la feuille de route proposée par la CENI, le Comité exécutif national de l’ECC encourage la deuxième hypothèse, dont la chronologie commence par:

- les élections municipales et locales au suffrage universel direct en 2015

- l’élection au suffrage universel indirect des conseillers urbains, chefs des secteurs et bourgmestres, par les conseillers des communes, des chefferies et des secteurs;

- l’élection des maires et leurs adjoints par les conseillers urbains en 2015 ;

- l’élection au suffrage universel indirect des sénateurs et gouverneurs ainsi que leurs adjoints en 2017 ;

C’est au prix de ces efforts et avec l’aide de Dieu - qui a un merveilleux plan de paix et d’espérance pour le Congo (Jérémie 29 :11) - que nous bâtirons notre pays et que ce dernier sortira de la turbulence chronique et pourrait envisager l’avenir avec espoir et sérénité.

Que Dieu bénisse le peuple congolais.

Fait à Kinshasa, le 20 mars 2014

Pour le Comité exécutif national

Mgr Dieudonné Mbaya Tshiakany
Modérateur du Synode national

Mgr Pierre Marini Bodho
Evêque président national et représentant légal de l’ECC


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