02 avril 2014

L’allocution de Martin Fayulu à l’ouverture de la convention de l’opposition

Honorable députés et sénateurs, Mesdames et Messieurs les représentants des missions diplomatiques, Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, Cher ami Pierre Jacques Chalupa (nous sommes contents que de te voir parmi nous,

Peuple congolais Chers délégués à la Convention, Soyez béni au nom de Jésus. La situation extrêmement pénible de la RDC a commencé avec l’entrée de l’AFDL dans notre pays, en 1997, c’était un coup de force dont les conséquences néfaste se font sentir aujourd’hui. Nous pensions qu’avec l’organisation de la Conférence nationale souveraine, notre pays allait prendre un nouvel élan, hélas ! Mobutu, après son coup d’Etat sur Joseph Kasavubu en 1965, a réédité un autre, en douce, en avril 1994 pour qu’à son tour il soit bouté dehors par les rwandais et les ougandais en mai 1997 avec un congolais, ancien rebelle dénommé Laurent Désiré Kabila.

Ce dernier a été assassiné par on ne sait qui, mais il ya des congolais qui croupissent en prison parce qu’ils ont eu le tort d’être ses collaborateurs. La succession s’est passée dans les conditions étranges qui s’apparentent à un polar de Gérard de Villiers. Et voilà près de 17 ans après la mésaventure de l’AFDL, le pays n’arrive pas à se relever. Il ya eu l’Accord global et inclusif de Sun city qui a suscité beaucoup d’espoir, mais, c’était sans compter avec la ruse du pouvoir de Kinshasa et des lobbies étrangers qui se nourissent du pouvoir dictatorial. Les élections de 2006 comme celles de 2011 étaient une mascarade pour pérenniser le pouvoir militaire afdelien. Tout le monde se rappelle comment Monsieur Malu-Malu alors président de la commission Electoral indépendante CEI avait proclamé les résultats de l’élection présidentielle de 2006, sous la protection des chars de combat à l’église Ste Anne. En 2011, nous nous rappelons, comme si c’était hier, la séance ubuesque de signature par les membres de la CENI du document contenant les résultats en présence de certains ambassadeurs des pays occidentaux qui eux connaissent déjà le résultat. Avant l’annonce des résultats des législatives, nous avons tiré la sonnette d’alarme, en discutant avec Monsieur Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint de l’ONU chargé du maintient de la paix, en visite à Kinshasa, en février 2012, pour que toutes les mesures soient prises afin d’engager un dialogue franc et sincère pour résoudre la crise de légitimité que venait d’imposer au pays Monsieur Ngoy Mulunda et ses acolytes, mais on nous a demandé d’attendre les résultats des législatives qui elles furent encore plus catastrophique avec le phénomène de nomination. Des députés nommés, et oui, il faut venir au Gondwana pour voir cela. Et depuis, la crise de légitimité s’est installé durablement au pays à cause de cet autre coup d’Etat dont le pays n’avait pas besoin.

Depuis ces moments c’est-à dire après l’annonce des résultats farfelus des élections organisées par une commission électorale dirigée par un aventurier sans vergogne, accompagné des quelques membres de l’opposition sans idéal politique, l’opposition politique s’est recherchée et continue à se rechercher. La question difficile que nous nous sommes posées était de savoir s’il fallait oui ou non siéger à l’Assemblée nationale avec des députés nommés. Vous connaissez tous la suite. Certains d’entre nous siègent à l’Assemblée nationale et d’autres l’ont boycotté. Nous avons accepté de siéger pour amener la dictature à se découvrir. Aujourd’hui, elle se découvre au grand jour. Et nous sommes fiers d’avoir mis en mal la supercherie des ennemis de la démocratie. Du dialogue que nous réclamions, on nous a opposé les concertations nationales et pour ce faire, il fallait débaucher certains esprits faibles qui s’étaient réfugiés dans l’opposition pour grossir la mouvance kabiliste.

C’est pour cela, alors que nous avons tous rejeté le 2 juillet 2013 l’ordonnance de Monsieur Kabila du 26 juin 2013 convoquant ces concertations dans une déclaration commune de l’opposition, on a vu les autres sortir des rangs pour grossir la mouvance kabiliste et chercher à tout prix à devenir membres d’un gouvernement qu’ils ont qualifié au départ d’union nationale, devenu ensuite de cohésion nationale qu’ils attendent jusqu’aujourd’hui, plus de cinq mois après les fameuses concertations. Il faut savoir que les ennemis de l’opposition congolaise ont commencé leur tentative de déstabilisation depuis le mois de mai 2013 avec l’idée de création du front commun de l’opposition lors de la visite de Secrétaire général de l’ONU dans notre pays. Voilà Mesdames et Messieurs, comment Monsieur Kabila a tout fait pour déstabiliser l’Opposition politique congolaise avec la complicité de certains d’entre nous. Les concertations étaient une démarche pour liquider l’opposition afin d’avoir un parti unique appelé mouvance kabiliste comme c’est fut le cas pour le MPR de triste mémoire. Mesdames et Messieurs, notre pays a été agressé par le Rwanda et l’Ouganda comme vous le savez et comme nous allons le démontrer dans les travaux en commission durant notre convention.

A la fin de la guerre, appelé guerre du M23, la population et  l’Assemblée nationale avaient demandé au gouvernement de ne signer aucun accord avec les agresseurs, mais le gouvernement a fait fi de la volonté de la population en allant signer à Nairobi un accord nos agresseurs. Aussi, Monsieur Kabila sentant 2016 s’approcher a commencé a lancé ses thuriféraires pour voir dans quelle mesure il pouvait se maintenir au pouvoir. Ainsi Monsieur Evariste Boshab a sorti son livre, fin mai, intitulé «la révision constitutionnelle ou l’inanition de la Nation».

Initiative que nous avons combattue au niveau des Forces Acquises au Changement en faisant signer à la population une pétition «Touche pas à mon 220 et pas de présidence à vie en RDC». Après Monsieur Boshab, Monsieur Minaku, président de l’Assemblée nationale a commencé une campagne pour faire passer le message qui consistait à dire que Kabila partira le jour où il y aura élection dans ce pays, en évoquant l’alinéa 2 de l’article 70 de la Constitution. Nous l’avons contré en faisant clairement comprendre que cette disposition constitutionnelle devait se lire avec l’article 73 de la même constitution qui dispose que «le scrutin pour l’élection du Président de la République est convoqué par la CENI, quatre-vingt- dix jours avant l’expiration du mandat du Président en exercice».

Ces élucubrations ont atteint leur paroxysme avec la dernière réunion de Kingakati qui en substance, selon la déclaration publiée par la MP, a cherché comment créer des circonstances pour pérenniser le pouvoir de Kabila. Chers compatriotes, Que pensez-vous de cette idée d’arriérés électoraux de 2006? Et quand on aura apuré ces arriérés, que ferait- on de ceux de 2011? Aussi ils ont évoqué l’élection des députés provinciaux au second degré. Est-il normal de changer les règles de jeux au cours d’un même cycle électoral? Quand les démocrates révisent le ou les articles de la constitution, ce n’est jamais dans la logique de maintenir qui que ce soit au pouvoir. C’est pour moderniser les institutions et s’adapter à certaines réalités nationales et internationales. Mesdames, Mesdemoiselles et  Messieurs, Dans cet élan de conserver le pouvoir à tout prix, les kabilistes ont appointé un de leurs à la tête de la CENI, en l’occurrence Monsieur Malu- Malu. 

Quel est ce pays au monde qui aurait accepté la situation qu’on a imposé au Congolais de revoir à la tête de la structure qui organise les élections quelqu’un qui s’était distingué par l’organisation des élections truquée sept auparavant et qui du reste a été prié par sa hiérarchie de ne pas briguer ce poste. Monsieur Malu-Malu, a été appelé en renfort pour mettre en place toutes les conditions de pérennisation du pouvoir Kabiliste, raison pour laquelle il ne veut pas organiser l’audit du fichier électoral (fichier électoral qu’il a mis en place avant d’être remplacé par Ngoy Mulunda) et il a positionné dans les postes clés de la CENI des hommes de main. La RDC a besoin d’enrayer définitivement les crises de légitimité et pour ce faire, il nous faut des élections justes, libres et transparentes. Monsieur Malu-Malu n’est pas capable d’une telle élévation. Il doit donc partir. C’est pour cela que nous avons initié une pétition exigeant sa démission. Nous vous informons que la pétition a atteint déjà plus de 40.000 signatures. Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, Nous ne pouvons pas passer sous silence la condamnation de notre ami, le député Eugène Diomi Ndongala. Il est condamné pour des faits que personnes n’a réussi à prouver jusqu’aujourd’hui. Cette convention sera l’occasion de passer en revue tous les abus et les restrictions des droits humains et des libertés fondamentales des citoyens, notamment des opposants au régime de Monsieur Kabila, j’ai cité en plus de Diomi, le pasteur Kuthino, Hon.

Nzangi Muhindo, Gén. Elie Kaped, Mr. Patrick Palata, Mme Marie-José Kabungama, Mr Stalone Madulu (fils de Mme Kabungama), Mr Verdict Mintutua, les présumés assassins de Laurent Désiré Kabila et tant d’autres. Dans le même ordre, devoir de mémoire oblige, nous devons par tous les moyens cherché à connaître les vraies raisons de la mort du Général Mamadou Ndala. Comme Martin Luther King disait « nous devons tous ensemble nous mobiliser comme des frères contre un régime fasciste, si non nous allons tous disparaître ensemble des idiots». Voilà pourquoi notre convention est arrivée point nommé pour donner des réponses claires aux questions que les congolais se posent. Bonne convention ! Que Dieu bénisse la RDC ! Que Dieu vous bénisse. Martin M. Fayulu Coordonnateur des FAC

Posté par lumbamba à 00:32 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


POUR DES INTERETS ObScURES ET PARTISANS Le CSAC condamne CONGONEWS avant de l’avoir entendu


Censé demeurer au milieu du village, CSAC -Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), se fait par contre passer pour un petit soldat qui défend les intérêts inconnus et partisans. Tenez, cette institution décide de suspendre CONGONEWS pour 21 jours, sans pour autant l’entendre au préalable. CSAC préfère fonder sa décision sur seules prétentions de Théodore Mugalu –Chef de la Maison civile du Chef de l’Etat- contre CONGONEWS. La plainte de Mugalu porte sur une rencontre secrète entre l’épouse de Tshisekedi et Mugalu chez la sœur du président de l’UDPS.

A ce jour, CONGONEWS assume l’entière responsabilité du contenu de son article, dûment «sourcé», assis sur une enquête approfondie. Pour preuves, l’épouse de Tshisekedi ne peut dire mot à ce propos, sachant que les faits sont avérés.  En tout cas, elle s’est tue dans toutes les langues. Le CASC qualifie sa décision de «conservatoire». Mais la nature de cette décision n’est pas conservatoire. Il suffit de lire les différentes motivations de cette décision pour s’en rendre compte. En réalité, c’est une décision de condamnation déjà prise à l’avance et non conservatoire. Le président de cette institution motive sa décision dite conservatoire, en son cinquième paragraphe, de la manière suivante : «Attendu que cet article, publié sans confrontations des sources, contient une fausse nouvelle, des propos diffamatoires et des accusations sans preuves portant atteinte à l’honneur et à la dignité humaine susceptibles d’aggraver des tentions sociales et de mettre en péril les intérêts vitaux de l’Etat». Le CSAC affirme déjà notamment, que cet article contient une fausse nouvelle.

Et va dans le paragraphe suivant poursuivre : «qu’une invitation en bonne et due forme est adressée au Directeur de Publication du Journal mis en cause pour présentation des moyens de défense». Comment peut- on dans une décision, déjà affirmer que la nouvelle est fausse et par la suite, inviter la personne que vous avez condamnée déjà au préalable. Plus loin, avant le dernier paragraphe, l’autorité régulatrice dévoile davantage sa position partisane ou complaisante en motivant : «considérant la nécessité de mettre fin à la quête du sensationnel, en attendant la décision finale de l’assemblée plénière».

Les signataires de cette décision voient déjà la «quête du sensationnel» dans les chefs de CONGONEWS qui n’est pas encore attendu. Que dire de plus de cette décision? Au-delà de l’aspect vice procédural, cette décision contient un vice de forme impardonnable sur le plan juridique. En ce sens que le dernier paragraphe est formulé : «vu la nécessité et l’urgence». Les principes de rédaction e t c o r r e s p o n d a n c e administrative proclament que ne peuvent être visés que les textes juridiques et non les motivations. Mais le CSAC dans le cas précis, vise ignoramment une motivation. Il vaudrait mieux qu’il ait utilisé les formules consacrées à la motivation notamment, en ces termes : «considérant la nécessité et l’urgence».

Ce n’est pas le professeur de droit public, Vunduawe Te Pemako qui peut nous contredire sur cette question. En clair, cette décision est une sorte de condamnation par défaut contre CONGONEWS. Même si cela serait le cas, la procédure par défaut, suppose qu’au préalable, la partie mise en cause ait été régulièrement notifiée et qu’elle n’a pas satisfait à l’invitation. Ce qui n’est pas le cas pour le bihebdomadaire. En plus, c’est une procédure qui doit être prévue par le texte.  

Le CSAC oublie que la même constitution sur laquelle il se fonde pour justifier notamment ses pouvoirs pour la prise de cette décision prévoit qu’une personne ne peut être condamnée sans qu’elle ne soit entendue des faits dont elle est reprochée.  Cette disposition constitutionnelle est d’ordre public, personne ne peut y déroger. A plus forte raison le CSAC qui remplit une mission de service public. Pour quel intérêt cet organe qui se veut d’appui à la démocratie, peut s’arroger le droit d’afficher sa complaisance jusqu’à ce niveau. Qui sait. Soit de l’amateurisme de la part de ses services qui ne métriserait pas le style employé dans la rédaction d’une décision administrative lorsqu’il s’agit d’une décision conservatoire. Pire, pour couvrir sa procédure viciée, cette institution s’est rattrapée avec une invitation antidatée. L’invitation parvenue à notre rédaction le 31 mars est pourtant datée 28 mars.

Il en est de même de la décision de suspension de «CONGONEWS». Alors qu’elle a fait l’objet d’une large publicité dans les médias, le 29 mars, «CONGONEWS» n’en a reçu notification que le 31 mars. L’invitation est arrivée la matinée et la notification dans l’après-midi. Qu’est-ce que les services du CSAC se sont embrouillées pour rattraper une grave faille de Jean-Bosco Bahala dit Gaston la Gaffe. Au CSAC de reprendre toute la procédure s’il tient à ce que «CONGONEWS» réponde à son invitation. Tous au CSAC savent que «CONGONEWS» a toujours été d’une exemplarité irréprochable. A chaque fois que nous avons été convoqué dans le respect des normes, nous avons toujours répondu, passant même des heures à attendre nos auditeurs. (Lire ci-dessous la réaction de “CONGONEWS”, à la page 5 la décision arbitraire et l’invitation antidatée du CSAC). leon pamba

Posté par lumbamba à 00:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Une demande d’audience compromettante de Mugalu à Tshisekedi


Mentez, mentez, il en restera quelque chose. Théodore Mugalu qui tente de dissimuler ses menées secrètes avec l’épouse Tshisekedi, Marthe Kasalu Jibikila, a laissé des traces très compromettantes, à la 10ème rue Pétunias, à Limete.

Comme cette demande d’audience à Etienne Tshisekedi que des sources dans la cour tshisekediste ont fait parvenir à «CONGONEWS», il y a quarante-huit heures pour couper court à la controverse soulevée suite à une plainte du chef de la maison civile du Chef de l’Etat au CSAC contre le bi- hebdomadaire. La demande d’audience avait été formulée le 11 décembre 2013. Tshisekedi y avait opposé une fin de non-recevoir, convaincu que Mugalu avait tenté d’abuser de sa bonne foi après le tête à tête du 10 octobre 2013. Pour effacer toute trace, Mugalu avait appelé les services de la 10ème rue pour demander de détruire le document mais une copie a pu être sauvegardée. Ce qui est grave et même offensant pour Joseph Kabila, la demande d’audience frappée de la signature de l’émissaire de Mugalu, le pasteur Richard Muteba, porte l’en-tête «Présidence de la République et Présidence du parti». Donc pour arriver à obtenir d’être reçu à Limete, Mugalu est allé jusqu’à reconnaître Etienne Tshisekedi comme le Président élu. Pire, dans les mots que son envoyé a griffonnés, il écrit Joseph Kabila et non le Président Joseph Kabila. «Rencontrer le Prés. Etienne Tshisekedi pour obtenir de lui le jour de l’audience de Joseph Kabila à la 10ème rue Limete», lit-on sur la demande d’audience sollicitée par Mugalu. Si Tshisekedi avait dit non, c’est aussi suite à des recoupements de son  entourage qui avaient abouti à la conclusion que Mugalu entreprenait cette démarche de sa propre initiative. En tout cas, Joseph Kabila ne lui avait pas donné sa bénédiction pour aller faire les pieds et les mains à Limete. Puisque Tshisekedi était devenu inaccessible, Mugalu s’est tourné vers la conjointe et Eugénie Tshika, la propre sœur de Tshisekedi. Celle-ci est bien redevable au régime qui lui laisse son mandat de députée élue de Kabeya-Kamwanga malgré son absentéisme prolongé, dans la salle des congrès du Palais du peuple. Elle touche tranquillement ses émoluments. Comme Alexis Mutanda. Ce n’est donc pas elle qui peut se permettre de rendre service. A sa charge et Marthe Kasalu de convaincre Tshisekedi qu’à défaut de composer lui-même avec Joseph Kabila, il y a lieu de mandater l’un ou l’autre de ses garçons, Félix ou Christian Tshisekedi. D’où les rencontres secrètes chez la sœur, à Mont-Ngafula. Maman Marthe en a fait, elle-même, l’aveu, le mercredi 12 mars, devant près d’une dizaine de collaborateurs de son mari, à la 10ème rue Limete. Alors que les uns et les autres s’interrogeaient sur l’origine d’un article paru dans un quotidien de la place faisant état de la disponibilité du pouvoir d’assister Tshisekedi financièrement pourvu que sa famille en fasse la demande par écrit, elle a affirmé qu’elle avait vu Mugalu une fois mais que cela faisait longtemps. Le lendemain jeudi 13 mars, comme si elle avait compris qu’elle avait eu un mot de trop, elle s’est mise dans tous états pour chasser tous les collaborateurs de Tshisekedi. Elle a fait irruption dans le bureau de son mari où elle a surpris celui-ci en conversation avec son directeur de cabinet, Albert Moleka. Elle a interrompu l’entrevue. Comme Tshisekedi ne faisait pas cas d’elle, continuant à parler à Moleka, elle a tapé du poing sur la table pour crier «C’est moi qui dirige désormais le parti».  De marbre, Tshisekedi a vu Moleka se lever poliment pour aller rejoindre le secrétaire de cabinet, Honoré Dienu et deux autres collaborateurs, dans l’autre pièce. C’en était trop pour que Moleka qui en avait vu des vertes et pas mûres par le passé trouve la force de rester dans son bureau. Une fois, à la 7ème rue, Limete, l’un des collaborateurs l’a appelé pour lui demander de revenir sur la demande de Tshisekedi lui- même. Sitôt qu’il a fait demi- tour, un autre l’a prévenu que cela ne servait à rien puisque Maman s’était mise aussitôt à vociférer, sommant les autres que plus personne ne mette plus les pieds dans sa parcelle. Depuis, le cabinet de Tshisekedi travaille ailleurs. Tous attendent que le maître des céans convalescent reprennent ses forces pour y voir clair. (Ci-dessous le fac similé de la demande de Théodore Mugalu)

Posté par lumbamba à 00:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 avril 2014

RDC : Jean-Pierre Kanku, un Belge d’origine congolaise, craint d’être exclu de la liste des amnistiables

 
Kanku Mukadi Jean-Pierre le 14/02/2014 à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa, lors d’un procès. Radio Okapi/Ph. John BompengoKanku Mukadi Jean-Pierre le 14/02/2014 à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa, lors d’un procès. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

L’avocat du médecin belge d’origine congolaise, Jean-Pierre Kanku, craint que son client ne soit exclu de la liste des candidats éligibles à la loi d’amnistie pour faits d’insurrection, faits de guerre et infractions politiques promulguée en février dernier par le chef de l’Etat. Cette amnistie couvre la période du 18 février 2006 au 20 décembre 2013. Jean-Pierre Kanku avait été arrêté en janvier 2013 pour espionnage et  mouvement insurrectionnel. Mais, selon des indiscrétions que son avocat dit avoir obtenu, les autorités juridiques excluent son client de la liste des bénéficiaires au motif qu’il est naturalisé belge.

Le ministre congolais de l’Intérieur, Richard Muyej, avait présenté M. Kanku vendredi 22 mars 2013 à Kinshasa comme le chef d’une bande dénommée «Mouvement débout Congolais» qui cherchait à porter atteinte à la vie du chef de l’État.

Selon lui, «le sujet belge d’origine congolaise n’[avait] pas nié les faits qui lui [étaient] reprochés et [était] passé aux aveux sur procès-verbal».

Lire à ce sujet: RDC : arrestation de deux hommes accusés d’avoir comploté pour tuer Joseph Kabila

Jean-Pierre Kanku est, depuis, détenu à la prison centrale de Makala, où les candidats éligibles à l’amnistie signent les actes d’engagement et remplissent les formulaires nécessaires à cette fin.

Me Sylvain Lumu, avocat de Jean-Pierre Kanku, dénonce la mise à l’écart de son client.

«Jean-Pierre Kanku Mukandi, c’est son nom. Sur la liste, son nom y  est. Mais selon certaines indiscrétions, on aurait appris que dans la mesure où il est naturalisé belge, il ne saurait être admis au bénéfice de cette amnistie», a-t-il affirmé.

Me Lumu appelle à l’interprétation non seulement de la lettre de la loi d’amnistie mais aussi de son esprit.

«Pourtant, vous le savez, il y a toujours une loi qui doit être interprétée. Le vrai esprit de cette loi, c’est d’amnistier les faits de guerre. Et dans cette mesure, vous le savez bien qu’il y a des gens qui ont des origines autres que congolaises, particulièrement des États de l’Est du Congo qui sont en détention dans notre pays et qui sont également repris sur cette liste sans que cela ne pose problème», a-t-il avancé.

Pour lui, son client, qui est originaire du Kasaï-Oriental devrait aussi bénéficier de cette amnistie.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 21:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

RDC : clôture du mois de la femme dédié à l’accès des jeunes filles à l’éducation

Le mois de la femme en RDC, pour l’année 2014, a principalement été dédié à l’accès des jeunes filles à l’éducation. Durant tout le mois de mars, des rencontres de sensibilisation et des mobilisations des femmes et des jeunes filles ont eu lieu autour du thème «Egal accès des hommes et des femmes à la formation». A Mbuji-Mayi, dans le Kasaï-Oriental, les activités autour du mois de la femme ont notamment visé à encourager son entreprenariat.

Contrairement aux années précédentes où le mois de la femme était l’occasion pour la gente féminine de s’illustrer par le port de pagne, dont l’impression était assurée par le gouvernement, mars 2014 a été marqué par des journées de réflexion, des conférences-débats et des plaidoyers pour la scolarité des jeunes filles en RDC.

Ces rencontres ont aussi abordé la lutte contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, à travers la consolidation de la paix et de la justice en vue du développement de la RDC.

Le 8 mars en particulier, à l’occasion de la journée internationale de la femme, des cérémonies officielles ont été organisées dans les grandes villes du pays, au cours desquelles un plaidoyer a été fait en faveur de la promotion et la protection des droits de la femme.

Les ministres du Genre et ceux de l’éducation ont souhaité que soit accordé aux filles les mêmes chances d’étudier que ceux offerts aux garçons.

A Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental), des expositions-ventes de produits agricoles, des conférences et débats autour de l’entreprenariat féminin ont été organisés durant ce mois.

Une vente exposition d’œuvres de femmes a eu lieu à la place de la poste, où elles ont été vendues à prix promotionnels.

La ministre provinciale du Genre et de la Famille, Suzy Mboyo, s’est félicitée de «l’éveil de conscience de la femme kasaïenne».

«Si on a choisi ce thème, c’est parce que nous voudrions que la femme soit autonome, que la femme ait un pouvoir économique fort. C’était une occasion pour nous de renforcer les capacités des mamans qui sont dans l’entreprenariat et inciter d’autres à emboiter [le pas] pour éviter la main tendue, éviter les pleurnicheries», a-t-elle expliqué.

Pour Georgette Ndaya, présidente de la Fédération des organisations paysannes du Kasaï-Oriental (Fopakor), il ne s’agit pas particulièrement d’un réveil puisque c’est toute l’année que les femmes travaillent à faire respecter leurs droits.

«Le mois de la femme est un cachet spécial parce que toutes, nous tournons autour d’un même thème. C’est ce qui fait qu’on constate que c’est un réveil. Ce n’est pas vraiment un réveil par ce que chaque jour, nous, les femmes, organisons des activités dans nos organisations», a-t-elle souligné.

Des cérémonies ont aussi été organisées dans plusieurs villes du pays ce lundi 31 mars à l’occasion de la clôture du mois de la femme.

Posté par lumbamba à 09:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


31 mars 2014

Ce lundi à Fatima : Convention de « Sauvons la RDCongo »

Initialement prévue du vendredi 28 au lundi 31 mars 2014 à la paroisse Notre Dame de Fatima, la Convention de la plate-forme politique « Sauvons la RDCongo » n’a pu se tenir aux dates susindiquées, à cause de l’indisponibilité du site retenu pour ce faire.

C’est finalement l’unique journée de ce lundi 31 mars qui a été accordée aux délégués des FAC (Forces Acquises au Changement) de Martin Fayulu, de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise) de Vital Kamerhe et de la Société Civile pour leurs travaux.

            Les participants devraient à cet effet se livrer à une séance-marathon dont les thématiques devraient chercher et trouver des réponses aux stratégies électorales arrêtées par la Majorité Présidentielle lors de sa réunion du jeudi 21 mars à Kingankati. Les affiliés de «Sauvons la RDCongo» s’inquiètent notamment des velléités de modification des modes des scrutins pour les élections locales, municipales, urbaines, provinciales, sénatoriales et présidentielle, sous la pieuse formule du « suffrage indirect », constatées chez les faucons de la famille politique du Chef de l’Etat. Ils se disent prêts à s’opposer énergiquement à toute révision constitutionnelle.

La « Convention » de Fatima devrait aussi faire l’état des lieux de la situation de crise socio-économique du pays et proposer des solutions alternatives en vue d’atténuer la misère des masses laborieuses.

            Le point devrait également être fait au sujet de la pétition que «Sauvons la RDCongo» fait circuler en vue de réunir le plus grand nombre possible de signatures des Congolais en vue de déclencher le mécanisme parlementaire devant déboucher sur le changement de leadership à la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante). Tout ce qui va être adopté aujourd’hui à Fatima sera coulé sous forme de « Résolutions ».

Eric Wemba

Posté par lumbamba à 17:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Kasaï-Occidental : des moustiquaires et produits nutritionnels détournés

 
Ouverture d’un ballon des moustiquaires imprégnées dans un centre de santé à Kinshasa, pour la distribution à la population par le Programme National de Lutte contre le Paludisme(PNLP). Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Des médicaments et des intrants sanitaires destinés à des formations sanitaires pour une distribution gratuite ont été détournés. Ils sont actuellement vendus sur le marché au Kasaï-Occidental. Le secrétaire exécutif des structures de la Société civile œuvrant dans le secteur sanitaire, Kenir Kenandi Ngandu a invité samedi 29 mars les autorités à décourager la vente de ces produits. Le ministre provincial de la santé, Nicolas Kanyonga a indiqué que des mesures ont déjà été prises dans ce sens.

La vente de ces produits risque de rendre difficile la lutte contre certains problèmes sanitaires dans la province, selon la Société civile.

En effet, ces structures affirment que dans les intrants vendus sur le marché, on retrouve des moustiquaires qui devraient contribuer à lutter contre le paludisme ainsi que des Plumpy nuts [pâte énergétique prête à l'emploi sans dilution, ni préparation préalable, à base d'arachide à haute valeur nutritionnelle pour enfants souffrant de malnutrition] destinés à faire baisser le taux de malnutrition global aigu. Ces produits sont destinés à la distribution gratuite et non à la vente.

« Une personne qui est en bonne santé ne peut pas consommer  ces produits thérapeutiques qui contiennent des hormones. Les enquêtes ont révélé que neufs territoires sur dix disposent d’enfants et de femmes avec des taux de malnutrition aigus. Ce sont des personnes vulnérables auxquelles sont destinés ces produits », explique Kenir Kenandi Ngandu.

La Société civile plaide donc pour que les personnes impliquées dans ce détournement soient  traquées et poursuivies, et que les médicaments et les autres intrants sanitaires  reviennent dans le circuit normal pour répondre aux problèmes auxquels font face les hôpitaux et centres de santé.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 17:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 mars 2014

Troubles à Lodja: l’administrateur du territoire suspendu et traduit en justice

 
Hopital général de Lodja, lors d’une visite des quelques responsables des agences des Nations unies en RDC le 18/1/2003. Ph- Don John

L’administrateur du territoire de Lodja est suspendu de ses fonctions et remplacé par le commissaire du district de Sankuru. Trois autres personnes mises à la disposition de la justice sont transférées à Mbuji-Mayi. Pendant ce temps, le commandement de la police à Lodja change de mains. Ainsi en a décidé dimanche 30 mars à Lodja le conseil provincial de sécurité du Kasaï-Oriental, quatre jours après les troubles qui ont fait un mort, des blessés et plusieurs dégâts matériels dans cette cité.

D’après les premiers éléments des enquêtes menées sur place, l’administrateur du territoire, Sylvain Kankolongo, est impliqué dans les troubles qui ont secoué la cité de Lodja du 25 au 26 mars. Il est suspendu de ses fonctions, «jusqu’à nouvel ordre». En attendant, le commissaire de district de Sankuru  qui se trouve à Lusambo est, rappelé à Lodja pour le remplacer.

Une autre mesure prise par le conseil provincial de sécurité porte sur la suspension de toutes les activités de deux mutualités: l’Union des ressortissants de Katako Kombe et de Lubefu (Unikalu) et la Notabilité rénovée de Lodja (Norelo). Les présidents de ces deux mutualités sont en justice, où ils sont poursuivis pour leur implication  dans les échauffourées du mardi dernier à Lodja.

Aucune réunion de ces mutualités ne peut se tenir. Selon les enquêteurs, ces mouvements véhiculent des messages qui ne favorisent pas la paix.

Le président des conducteurs de taxi-motos est aussi poursuivi pour avoir saisi une moto sans qualité ni droit, ce qui  constitue le fait déclencheur de toute la tension, déclare le ministre provincial de l’Intérieur, Hippolyte Mutombo.

A cause des insuffisances dans le commandement de la police sur terrain, le commandant district de la police à Lodja «perd son poste », a indiqué, Hippolyte Mutombo, sans dévoilé le nom de son remplaçant.

L’administrateur, les deux leaders de mutualités et celui des motards, qui sont mis à la disposition de la justice, ont été transférés depuis dimanche à Mbuji-Mayi.

Les autres membres du conseil de sécurité sont rentrés sur Mbuji-Mayi. Tandis que le ministre provincial  de l’Intérieur, les policiers venus de la capitale provinciale restent à Lodja pour le suivi de toutes ces mesures.

Mardi 25 mars dernier, les affrontements entre les jeunes des quartiers Okita Ndeke et Lokenye avait fait un mort, trois blessés (deux policiers et l’administrateur du territoire) et entraîné la destruction de trente-quatre bâtiments.

Une dette contractée par un chauffeur de taxi-moto du quartier Lokenye auprès du leader de ceux d’Okita Ndeke serait à la base de ces incidents, qui ont duré deux jours.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 20:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Kinshasa: suspendu pour 21 jours, le journal “Congo News” rejette la décision du Csac

 
Mukebayi Nkoso, journaliste. Radio Okapi/ Ph: John BompengoMukebayi Nkoso, journaliste. Radio Okapi/ Ph: John Bompengo

Le journal Congo News, un bihebdomadaire d’informations générales paraissant à Kinshasa, est suspendu à titre conservatoire pour une durée de 21 jours. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (Csac) a pris cette décision dans un communiqué dont une copie est parvenue, samedi 29 mars, à Radio Okapi.

Cet organe de régulation des medias congolais reproche au journal d’avoir publié un article contenant une fausse information, des propos diffamatoires et des accusations sans preuves portant atteinte à l’honneur et à la dignité humaine.

Le Csac dit avoir pris cette décision après que la Maison civile du chef de l’Etat a déposé une plainte contre Congo News qui, dans on édition du 25 mars, a publié un article faisant état d’une rencontre secrète entre l’épouse d’Etienne Tshisekedi et une personnalité proche du chef de l’Etat.

Dans un communiqué parvenu dimanche 30 mars à Radio Okapi, le directeur de publication de « Congo News », John Tshingombe, a regretté que le Csac ait pris une telle décision sans au préalable lui notifier. Il dit se fonder sur cette «irrégularité » pour considérer cette décision de nulle et de nul effet. « En conséquence, le journal Congo News continuera à paraître comme d’ordinaire chaque mardi et vendredi de la semaine », a indiqué John Tshingombe.

Selon lui, l’article incriminé n’a pas pourtant compromis les intérêts vitaux de l’Etat aussi longtemps qu’il a traité d’une rencontre entre le chef de la Maison Civile du chef de l’Etat et l’épouse d’Etienne Tshisekedi. «Que le public nous permette d’exprimer notre indignation sur l’instrumentalisation du Csac qui parle de mettre fin à la quête du sensationnel alors que les faits sont avérés », a poursuivi le directeur de publication de « Congo News ».

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 14:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 mars 2014

Le mandat de la Monusco prorogé jusqu’au 31 mars 2015

 
Des militaires tanzaniens de la Brigade d'intervention de la Monusco lors de leur arrivée à Goma (Photo Clara Padovan)Des militaires tanzaniens de la Brigade d'intervention de la Monusco lors de leur arrivée à Goma (Photo Clara Padovan)

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté vendredi 28 mars la résolution 2147 renouvelant pour un an le mandat de la Mission de l’Onu pour la stabilisation en RDC (Monusco) et de sa brigade d’intervention. Cette force créée l’année dernière et composée de soldats du Malawi, d’Afrique du Sud et de Tanzanie, est chargée spécifiquement de neutraliser les groupes armés en menant des opérations offensives ciblées dans l’Est de la RDC.

Les membres du conseil de sécurité ont félicité la Monusco, ainsi que sa Brigade d’intervention, de l’effet positif que leur action a eu sur la paix et la stabilité dans cette partie du pays.

Après l’adoption de la résolution 2147, l’ambassadeur de la France à l’Onu, Gérard Araud, cité par l’AFP, a déclaré que la création de cette brigade a été « une avancée déterminante ». « Nous avons testé la Brigade d’intervention et elle fonctionne, nous espérons qu’elle pourra servir de modèle pour l’avenir si nécessaire », a-t-il ajouté.

La brigade a notamment appuyé l’armée congolaise pendant l’offensive contre les rebelles du M23. Après avoir occupé plusieurs localités de la province du Nord-Kivu pendant plus d’une année, ces rebelles ont été défaits en novembre 2013.

Pour Gérard Araud, « la fin de la rébellion du M23 ne doit pas faire oublier la nécessité de continuer la neutralisation des groupes armés » actifs dans l’Est de la RDC comme les FDLR et les rebelles ougandais de l’ADF-Nalu. « C’est une priorité importante du Conseil », a-t-il indiqué.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 21:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]