02 avril 2014

Cap 2016, l’un des objectifs de la convention de l’opposition


Les partis de la plate forme sauvons la RDC ont ouvert le lundi 31 mars dernier la convention de l’opposition politique congolaise dans la salle des conférences de la paroisse catholique Notre Dame de Fatima à Gombe. 

La grande messe des opposants intervient après la rencontre de Kingakati où les membres de la majorité présidentielle se sont retrouvés tous autour de Joseph Kabila. L’objectif de cette rencontre était de donner la position de la grande famille de l’opposition  sur les enjeux de l’heure.  Deux principales personnalités de l’opposition ont intervenu. Vital Kamerhe et Martin Fayulu. Pour le Président national de l’union pour la nation congolaise –UNC, l’opposition a un immense devoir d’amener le peuple à l’exercice de ses droits politiques. Droits, poursuit-il, qui sont à ces jours mis en cause par une attitude politicienne dictée par la peur et l’arrogance de certains dirigeants qui pensent s’être exemptés d’appliquer la volonté du peuple. De son côté le coordonnateur des FAC a indiqué que la Rd-Congo a besoin d’enrayer définitivement les crises de légitimité.

Pour ce faire, ajoute-t- il, il faut des élections crédibles, justes, libres et transparentes.   Pendant trois jours, les opposants vont réfléchir sur des résolutions à prendre afin de fixer l’opinion nationale et internationale  autour de l’épineuse question de l’alternance en 2016. (Ci-dessous le discours de Kamerhe et à la page 9 celui de Martin Fayulu). Chers Participants, Je voudrais, avant toute chose, vous inviter à vous lever en mémoire de nos compatriotes du Nord-Kivu qui ont péri dans le naufrage sur le lac Albert et en votre nom à tous, renouveler nos condoléances les plus attristées aux familles éprouvées, et rappeler encore une fois au Gouvernement central, son devoir de mener à terme l’enquête qui doit éclairer l’opinion sur les causes qui sont à la base de ce grave accident. Nous demandons au Gouvernement de disponibiliser les moyens suffisants pour assister les survivants et le retour dans les bonnes conditions de ceux qui se trouvent encore en Ouganda.

Chers Participants, Au moment où je prends la parole devant vous en cette occasion historique, je vois venir vers moi le souvenir puissant et la consciente aigue que la Démocratie et l’Etat de droit pour lesquels nous nous sommes engagée sont été le cheminement d’une longue lutte. Des compatriotes d’horizon différents animés d’un même idéale ont accepté de donner de leur vie voire jusqu’au sacrifice suprême pour qu’au peuple soit garanti le droit de vivre dans un pays libre. C’est pourquoi, je mesure la gravité des instants actuels qui sont une charnière entre cette volonté démocratique et le risque aujourd’hui majeur, d’un retour à l’arbitraire et à l’éclatement du consensus national qui a fait que malgré nos différences idéologique nous avions tout de même réussi à nous mettre d’accord sur un certains nombre des valeurs qui font du jeu démocratique un jeu civilisé. 

Je voudrais, chers amis, nous rappeler encore qu’aujourd’hui, la famille de l’opposition politique que nous représentons et nos partenaires de la société civile dans le cadre de la plate forme Sauvons la RDC portent sur ces épaules  l’immense devoir d’amener le peuple à l’exercice de ses droits politiques droits, droits qui sont à ce jour mise en cause par une attitude politicienne dictée par la peur et l’arrogance des certains dirigeants qui pensent s’être exemptés d’appliquer la volonté du peuple. Nous sommes ici pour un devoir des responsabilités à l’endroit de notre peuple pour lequel nous devons montrer le chemin de la liberté et du progrès. Nous sommes ici parce qu’il est de notre devoir, disais- je, d’élargir le champ du possible quand on cherche à nous imposer des violations de la loi constitutionnelle et des passages en force par une majorité qui a fini de croire en ses propres capacités de porter seul l’idéal démocratique, même dans le mépris total des aspirations profondes de nos citoyens. Nous sommes ici pour manifester notre attachement à cette Nation, la seule que nous ayons en partage et pour laquelle nous avons prêté un serment moral celui de lui donné le meilleur de nous même et de toujours garantir les voies de l’espérance et du progrès. Nous sommes ici parce que notre pays va mal dans tous les secteurs de la vie nationale ; La paix n’est pas totalement rétablie sur l’ensemble du territoire national. L’insécurité et les tracasseries de tous ordres constituent le lot quotidien de nos populations (assassinats, viols, déplacements des populations, proliférations des groupes armés…).

Le Congolais ne mange pas à sa faim, nos enfants ne sont pas correctement scolarisés ni soignés, nos familles sont privées d’eau potable, de l’électricité et des logements décents. Hier, c’était la journée mondial de l’électricité, on a demandé à l’occasion qu’on puisse éteindre la lumière dans tous les pays du monde, mais hélas, pour notre pays, force est de constater que celle-ci est quasiment éteinte depuis des lustres. Nous venons d’apprendre pas plus qu’hier à travers les médias périphériques qu’un policier s’est donné la mort au Katanga parce qu’il n’arrive plus à nouer les deux bouts du mois. Alors qu’il recevait 100 USD à son recrutement, il perçoit aujourd’hui la moitié une solde équivalent à 50 USD. Le sort de ce policier c’est celui de tous les salariés de l’Etat congolais, fonctionnaire, le corps professoral, académique, scientifique et administratif dans nos universités et instituts supérieure, des étudiants sans bourse d’études, des enseignants, les médecins infirmiers…. Chers participants, Au cours de la caravane de la paix que nous avons conduite au Nord-Kivu, nous avons vu et attendu la précarité et les cris de détresse de nos citoyens. Nous sommes ici pour que ces éléments recueillis à la base puissent nous permettre dans les différentes commissions de paver la route pour l’émergence d’un Congo qui va assurer le bien être aux congolais et jouer un rôle intégrateur entant que pôle de développement dans la sous-régional, en Afrique et dans le monde.

Nous devons ici éviter la conscience de renouvellement de mentalité de leader et de sa nécessaire obligation d’incarner les valeurs humanistes et républicaines pour ainsi réussir la mutation sociale que notre peuple attend de nous pour l’amélioration de son vécu quotidien. Nous devons ainsi passer à  la loupe au sein des différents groupes thématiques les dossiers urgents de la République, pour qu’en tant qu’opposition constructive, nous pouvons non seulement critiquer ce qui n’a pas été fait mais entendons instaurer, apprendre à nous oublier pour être au service de la Nation. C’est le sens même du changement que nous avons le devoir d’imprimer en tant que leader en prenant les précautions en ce moment ou nous amorçons un virage crucial de nous assurer que nous allons réellement amener le Congo au rendez- vous avec son propre destin.

Ceci ne peut –être possible que si, dans un esprit de dépassement de soi, que nous amenions l’ensemble de la classe politique  majorité, opposition, société civile, à intégrer ledit dépassement de soi, dans un esprit de tolérance mutuelle ou les politiciens ne devaient pas confondre l’adversaire politique et l’animosité. En effet, nous qui avons toujours exprimé la crainte de la balkanisation qui menace notre pays, il nous faut comprendre qu’un pays exposé ou miné par des querelles intestines des individus et des agendas personnels, est inéluctablement appelé à disparaitre ou à s’enfoncer dans la déchéance ou à vivre sous la dépendance des autres. Regardons ce qu’est le Congo aujourd’hui, malgré les potentialités et le taux de croissance les plus élevé d’Afrique et qui fait le reste du monde, le Congo  est sous la perfusion et l’assistance de la communauté internationale. Que devons nous faire pour renverser cette tendance ! La réponse à cette interrogation viendra des réflexions que vous allez mener dans les différents de travail à travers les thématiques qui vous ont été soumises par notre commission technique.

Il est des symptômes qu’un malade ne saurait cacher devant le médecin. Notre pays est entrain d’être traversé par des turbulences que nous imputons assez régulièrement et facilement à l’étranger éludant ainsi notre propre responsabilité. Un pays en construction aussi bien sur le plan économique que démocratique, peut-il s’accommoder d’incessantes révisions constitutionnelles, cela un signe d’instabilité et de dysfonctionnement institutionnel, surtout quand ces révisions ne sont pas dictées par la volonté de résoudre une crise fondamentale évidente. Chers participants, Nous sommes ici parce que notre pays va mal. Il va mal dans ce qu’il a de fondamental, c’est-à-dire, le respect des règles et l’exercice des droits politiques garantis par la constitution. Vous vous souviendrez qu’en 2006; à l’issue d’une période de transition nous avons participé tous à différents degrés aux premières élections libres et démocratiques depuis l’époque lointaine de l’accession du Congo à l’indépendance. Grâce à l’esprit né de l’Accord Global et Inclusif de Sun City, le monde entier a salué l’exemple de la République Démocratique du Congo qui venait de montrer par ces élections réussies qu’elle était en voie de panser ses profondes blessures nées des crises de légitimité. Malgré les imperfections qui n’ont pas manqué en 2006, nous avons tous salué le pas de géant qui venait d’être franchie par la classe politique. Hélas! Pour des raisons qu’il me serait fastidieux d’énumérer ici, les élections de 2011 ont été un fiasco.

De l’intérieur du pays ainsi que de toutes les missions d’observation, cette expérience a profondément fait reculer les acquis démocratiques en matière électorale. La confiance dans nos institutions, les fractures au sein de la classe politique furent les seules descriptions possibles du chaos provoqué par ces élections qui furent un déni démocratique. Nous avons ainsi perdu et continuons à perdre la crédibilité au sein de la communauté internationale. Désabusé, le peuple a adopté une attitude de rejet du noble engagement politique et s’est refugié dans tous les extrémismes pour échapper à la conscience de vivre la manifestation de sa volonté. Cette situation n’ayant pas échappé à la classe politique, elle s’est mobilisée poussée par l’opposition pour corriger dans la mesure du possible les erreurs de 2011; d’entamer, tant soit peu, la résolution du lourd contentieux électoral né des élections bâclées. Ainsi fut élaborée une nouvelle loi, mettant en place la Commission électorale nationale indépendante.

Elle devait, quant à elle, se donner la mission sacrée de respecter la volonté du législateur en se déployant dans le cadre tracé par celui- ci. Voilà qu’une fois encore, au lieu de progresser la CENI propose le chemin du recul, celui de la négation même du peuple d’exercer ses droits constitutionnels. La CENI propose le changement du mode de scrutin en mettant en avant, pour ce faire, les raisons qu’elle ne pouvait alors pas évoquer à l’époque, à savoir, les questions budgétaires. La liberté comme la démocratie n’ont pas de prix. Si nous sommes prêts à donner notre vie pour elles, à plus forte raison ne pourrions pas saigner pour trouver les moyens nécessaires et éviter ainsi ce saut dans l’inconnu qui va, au regard des positions clairement exprimées par l’église catholique, l’église protestante, la société civile des 11 provinces, l’opposition politique, nous ramener dans des troubles que personne ne souhaite en ce moment où nous avons d’autres défis à relever. Non, la CENI vient ainsi d’offrir un schéma qui outrepasse ses propres prérogatives, car son schéma rendant ipso facto l’obligation d’une révision constitutionnelle nous entrainerait dans les routes sinueuses de la discorde nationale.

Il doit être clair dans les esprits de chacun nous, que quand on dit d’une part, qu’on ne doit pas réviser la Constitution et d’autre part la CENI propose la révision de mode de scrutin passant ainsi du suffrage universel direct à un mode de désignation indirecte, c’est-à-dire, le citoyen qui jusqu’à présent à le pouvoir désigner et de sanctionner ses dirigeants, va se contenter de voir un groupe d’individus d’exercer ses droits dans l’environnement actuel miné par les antivaleurs. Chers amis, Distingués invités, Nous sommes ici parce que nous croyons qu’il existe des voies démocratiques pour amener notre peuple à la victoire sur les grandes adversités qui l’assaillent, notamment la pauvreté avec son corollaire, la misère généralisée. Pour y arriver, nous nous sommes donnés le devoir d’approfondissement, car les questions politiques tout comme des questions sociales   ne sont pas des questions banales, elles sont éminemment humaines et exigent pour leur maitrise un savoir faire et une concentration aigue. Nous sommes ici pour proposer aux partenaires politiques de la majorité et à la CENI d’autres voies que celles de l’affrontement et du mépris des droits démocratiques ou de révision constitutionnelle. 

Nous allons examiner toutes ces questions contenues dans les thématiques préparées par le comité préparatoire et baliser le chemin d’une paix sociale. Nous sommes l’opposition et c’est notre droit de critiquer les politiques publiques menées en notre nom; mais nous avons aussi l’obligation de proposer et c’est ici le lieu et le moment de le faire. D’ores et déjà, nous pouvons relever qu’il est plausible pour le pouvoir en place d’entonner le refrain du manque des moyens financiers pour justifier le retard de la poursuite du processus électoral. Mais, on oublie de souligner que, pour les concertations dites nationales, des montants importants ont été décaissés, alors même que ces assises n’étaient pas prévues au budget 2013. La volonté du régime de chercher à prolonger subitement le mandat actuel transparait à travers toutes sortes des stratégies. Il en est ainsi du recensement projeté pour 2015. Cette opération est supposée précéder les élections locales, municipales et urbaines. Comment le Gouvernement va-t-il trouver le temps de faire aboutir ce recensement et au même moment avec le concours de la CENI, arriver à organiser les élections locales, municipales, urbaines pendant la même période, aucun crédit n’est prévu ni pour le recensement ni pour les actions préélectorales telles que l’actualisation du fichier et la cartographie électorale. C’est là une matière sur laquelle nous devons penser pour vérifier cette corrélation que le pouvoir et la CENI semblent établir comme obligatoire entre le recensement et l’organisation des élections locales, nécessaires pour nous mener vers une décentralisation effective.

Chers participants,  En définitive, vous avez une lourde responsabilité de formuler des contre- propositions qui rassemblent toutes les filles et tous les fils du Congo, et éviter d’offrir au monde une image d’une classe politique qui est faite pour ne jamais s’entendre. Pour y parvenir, je vous exhorte à travailler dans la tolérance, le respect de l’autre, et donc, privilégier ce qui nous unit et éviter, à tout prix, de nous transformer en conspirateurs contre notre propre République et empêcher par tous les moyens le coup d’Etat. Je ne puis terminer ce mot sans m’acquitter d’un agréable devoir celui de vous transmettre les salutations de nos frères Mbusa Nyamwisa et Nzanga Mobutu, respectivement Présidents du RCD-KML et de l’UDEMO. Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo et qu’il nous guide dans nos travaux. Je vous remercie

 

 

 

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L’allocution de Martin Fayulu à l’ouverture de la convention de l’opposition

Honorable députés et sénateurs, Mesdames et Messieurs les représentants des missions diplomatiques, Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, Cher ami Pierre Jacques Chalupa (nous sommes contents que de te voir parmi nous,

Peuple congolais Chers délégués à la Convention, Soyez béni au nom de Jésus. La situation extrêmement pénible de la RDC a commencé avec l’entrée de l’AFDL dans notre pays, en 1997, c’était un coup de force dont les conséquences néfaste se font sentir aujourd’hui. Nous pensions qu’avec l’organisation de la Conférence nationale souveraine, notre pays allait prendre un nouvel élan, hélas ! Mobutu, après son coup d’Etat sur Joseph Kasavubu en 1965, a réédité un autre, en douce, en avril 1994 pour qu’à son tour il soit bouté dehors par les rwandais et les ougandais en mai 1997 avec un congolais, ancien rebelle dénommé Laurent Désiré Kabila.

Ce dernier a été assassiné par on ne sait qui, mais il ya des congolais qui croupissent en prison parce qu’ils ont eu le tort d’être ses collaborateurs. La succession s’est passée dans les conditions étranges qui s’apparentent à un polar de Gérard de Villiers. Et voilà près de 17 ans après la mésaventure de l’AFDL, le pays n’arrive pas à se relever. Il ya eu l’Accord global et inclusif de Sun city qui a suscité beaucoup d’espoir, mais, c’était sans compter avec la ruse du pouvoir de Kinshasa et des lobbies étrangers qui se nourissent du pouvoir dictatorial. Les élections de 2006 comme celles de 2011 étaient une mascarade pour pérenniser le pouvoir militaire afdelien. Tout le monde se rappelle comment Monsieur Malu-Malu alors président de la commission Electoral indépendante CEI avait proclamé les résultats de l’élection présidentielle de 2006, sous la protection des chars de combat à l’église Ste Anne. En 2011, nous nous rappelons, comme si c’était hier, la séance ubuesque de signature par les membres de la CENI du document contenant les résultats en présence de certains ambassadeurs des pays occidentaux qui eux connaissent déjà le résultat. Avant l’annonce des résultats des législatives, nous avons tiré la sonnette d’alarme, en discutant avec Monsieur Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint de l’ONU chargé du maintient de la paix, en visite à Kinshasa, en février 2012, pour que toutes les mesures soient prises afin d’engager un dialogue franc et sincère pour résoudre la crise de légitimité que venait d’imposer au pays Monsieur Ngoy Mulunda et ses acolytes, mais on nous a demandé d’attendre les résultats des législatives qui elles furent encore plus catastrophique avec le phénomène de nomination. Des députés nommés, et oui, il faut venir au Gondwana pour voir cela. Et depuis, la crise de légitimité s’est installé durablement au pays à cause de cet autre coup d’Etat dont le pays n’avait pas besoin.

Depuis ces moments c’est-à dire après l’annonce des résultats farfelus des élections organisées par une commission électorale dirigée par un aventurier sans vergogne, accompagné des quelques membres de l’opposition sans idéal politique, l’opposition politique s’est recherchée et continue à se rechercher. La question difficile que nous nous sommes posées était de savoir s’il fallait oui ou non siéger à l’Assemblée nationale avec des députés nommés. Vous connaissez tous la suite. Certains d’entre nous siègent à l’Assemblée nationale et d’autres l’ont boycotté. Nous avons accepté de siéger pour amener la dictature à se découvrir. Aujourd’hui, elle se découvre au grand jour. Et nous sommes fiers d’avoir mis en mal la supercherie des ennemis de la démocratie. Du dialogue que nous réclamions, on nous a opposé les concertations nationales et pour ce faire, il fallait débaucher certains esprits faibles qui s’étaient réfugiés dans l’opposition pour grossir la mouvance kabiliste.

C’est pour cela, alors que nous avons tous rejeté le 2 juillet 2013 l’ordonnance de Monsieur Kabila du 26 juin 2013 convoquant ces concertations dans une déclaration commune de l’opposition, on a vu les autres sortir des rangs pour grossir la mouvance kabiliste et chercher à tout prix à devenir membres d’un gouvernement qu’ils ont qualifié au départ d’union nationale, devenu ensuite de cohésion nationale qu’ils attendent jusqu’aujourd’hui, plus de cinq mois après les fameuses concertations. Il faut savoir que les ennemis de l’opposition congolaise ont commencé leur tentative de déstabilisation depuis le mois de mai 2013 avec l’idée de création du front commun de l’opposition lors de la visite de Secrétaire général de l’ONU dans notre pays. Voilà Mesdames et Messieurs, comment Monsieur Kabila a tout fait pour déstabiliser l’Opposition politique congolaise avec la complicité de certains d’entre nous. Les concertations étaient une démarche pour liquider l’opposition afin d’avoir un parti unique appelé mouvance kabiliste comme c’est fut le cas pour le MPR de triste mémoire. Mesdames et Messieurs, notre pays a été agressé par le Rwanda et l’Ouganda comme vous le savez et comme nous allons le démontrer dans les travaux en commission durant notre convention.

A la fin de la guerre, appelé guerre du M23, la population et  l’Assemblée nationale avaient demandé au gouvernement de ne signer aucun accord avec les agresseurs, mais le gouvernement a fait fi de la volonté de la population en allant signer à Nairobi un accord nos agresseurs. Aussi, Monsieur Kabila sentant 2016 s’approcher a commencé a lancé ses thuriféraires pour voir dans quelle mesure il pouvait se maintenir au pouvoir. Ainsi Monsieur Evariste Boshab a sorti son livre, fin mai, intitulé «la révision constitutionnelle ou l’inanition de la Nation».

Initiative que nous avons combattue au niveau des Forces Acquises au Changement en faisant signer à la population une pétition «Touche pas à mon 220 et pas de présidence à vie en RDC». Après Monsieur Boshab, Monsieur Minaku, président de l’Assemblée nationale a commencé une campagne pour faire passer le message qui consistait à dire que Kabila partira le jour où il y aura élection dans ce pays, en évoquant l’alinéa 2 de l’article 70 de la Constitution. Nous l’avons contré en faisant clairement comprendre que cette disposition constitutionnelle devait se lire avec l’article 73 de la même constitution qui dispose que «le scrutin pour l’élection du Président de la République est convoqué par la CENI, quatre-vingt- dix jours avant l’expiration du mandat du Président en exercice».

Ces élucubrations ont atteint leur paroxysme avec la dernière réunion de Kingakati qui en substance, selon la déclaration publiée par la MP, a cherché comment créer des circonstances pour pérenniser le pouvoir de Kabila. Chers compatriotes, Que pensez-vous de cette idée d’arriérés électoraux de 2006? Et quand on aura apuré ces arriérés, que ferait- on de ceux de 2011? Aussi ils ont évoqué l’élection des députés provinciaux au second degré. Est-il normal de changer les règles de jeux au cours d’un même cycle électoral? Quand les démocrates révisent le ou les articles de la constitution, ce n’est jamais dans la logique de maintenir qui que ce soit au pouvoir. C’est pour moderniser les institutions et s’adapter à certaines réalités nationales et internationales. Mesdames, Mesdemoiselles et  Messieurs, Dans cet élan de conserver le pouvoir à tout prix, les kabilistes ont appointé un de leurs à la tête de la CENI, en l’occurrence Monsieur Malu- Malu. 

Quel est ce pays au monde qui aurait accepté la situation qu’on a imposé au Congolais de revoir à la tête de la structure qui organise les élections quelqu’un qui s’était distingué par l’organisation des élections truquée sept auparavant et qui du reste a été prié par sa hiérarchie de ne pas briguer ce poste. Monsieur Malu-Malu, a été appelé en renfort pour mettre en place toutes les conditions de pérennisation du pouvoir Kabiliste, raison pour laquelle il ne veut pas organiser l’audit du fichier électoral (fichier électoral qu’il a mis en place avant d’être remplacé par Ngoy Mulunda) et il a positionné dans les postes clés de la CENI des hommes de main. La RDC a besoin d’enrayer définitivement les crises de légitimité et pour ce faire, il nous faut des élections justes, libres et transparentes. Monsieur Malu-Malu n’est pas capable d’une telle élévation. Il doit donc partir. C’est pour cela que nous avons initié une pétition exigeant sa démission. Nous vous informons que la pétition a atteint déjà plus de 40.000 signatures. Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, Nous ne pouvons pas passer sous silence la condamnation de notre ami, le député Eugène Diomi Ndongala. Il est condamné pour des faits que personnes n’a réussi à prouver jusqu’aujourd’hui. Cette convention sera l’occasion de passer en revue tous les abus et les restrictions des droits humains et des libertés fondamentales des citoyens, notamment des opposants au régime de Monsieur Kabila, j’ai cité en plus de Diomi, le pasteur Kuthino, Hon.

Nzangi Muhindo, Gén. Elie Kaped, Mr. Patrick Palata, Mme Marie-José Kabungama, Mr Stalone Madulu (fils de Mme Kabungama), Mr Verdict Mintutua, les présumés assassins de Laurent Désiré Kabila et tant d’autres. Dans le même ordre, devoir de mémoire oblige, nous devons par tous les moyens cherché à connaître les vraies raisons de la mort du Général Mamadou Ndala. Comme Martin Luther King disait « nous devons tous ensemble nous mobiliser comme des frères contre un régime fasciste, si non nous allons tous disparaître ensemble des idiots». Voilà pourquoi notre convention est arrivée point nommé pour donner des réponses claires aux questions que les congolais se posent. Bonne convention ! Que Dieu bénisse la RDC ! Que Dieu vous bénisse. Martin M. Fayulu Coordonnateur des FAC

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POUR DES INTERETS ObScURES ET PARTISANS Le CSAC condamne CONGONEWS avant de l’avoir entendu


Censé demeurer au milieu du village, CSAC -Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), se fait par contre passer pour un petit soldat qui défend les intérêts inconnus et partisans. Tenez, cette institution décide de suspendre CONGONEWS pour 21 jours, sans pour autant l’entendre au préalable. CSAC préfère fonder sa décision sur seules prétentions de Théodore Mugalu –Chef de la Maison civile du Chef de l’Etat- contre CONGONEWS. La plainte de Mugalu porte sur une rencontre secrète entre l’épouse de Tshisekedi et Mugalu chez la sœur du président de l’UDPS.

A ce jour, CONGONEWS assume l’entière responsabilité du contenu de son article, dûment «sourcé», assis sur une enquête approfondie. Pour preuves, l’épouse de Tshisekedi ne peut dire mot à ce propos, sachant que les faits sont avérés.  En tout cas, elle s’est tue dans toutes les langues. Le CASC qualifie sa décision de «conservatoire». Mais la nature de cette décision n’est pas conservatoire. Il suffit de lire les différentes motivations de cette décision pour s’en rendre compte. En réalité, c’est une décision de condamnation déjà prise à l’avance et non conservatoire. Le président de cette institution motive sa décision dite conservatoire, en son cinquième paragraphe, de la manière suivante : «Attendu que cet article, publié sans confrontations des sources, contient une fausse nouvelle, des propos diffamatoires et des accusations sans preuves portant atteinte à l’honneur et à la dignité humaine susceptibles d’aggraver des tentions sociales et de mettre en péril les intérêts vitaux de l’Etat». Le CSAC affirme déjà notamment, que cet article contient une fausse nouvelle.

Et va dans le paragraphe suivant poursuivre : «qu’une invitation en bonne et due forme est adressée au Directeur de Publication du Journal mis en cause pour présentation des moyens de défense». Comment peut- on dans une décision, déjà affirmer que la nouvelle est fausse et par la suite, inviter la personne que vous avez condamnée déjà au préalable. Plus loin, avant le dernier paragraphe, l’autorité régulatrice dévoile davantage sa position partisane ou complaisante en motivant : «considérant la nécessité de mettre fin à la quête du sensationnel, en attendant la décision finale de l’assemblée plénière».

Les signataires de cette décision voient déjà la «quête du sensationnel» dans les chefs de CONGONEWS qui n’est pas encore attendu. Que dire de plus de cette décision? Au-delà de l’aspect vice procédural, cette décision contient un vice de forme impardonnable sur le plan juridique. En ce sens que le dernier paragraphe est formulé : «vu la nécessité et l’urgence». Les principes de rédaction e t c o r r e s p o n d a n c e administrative proclament que ne peuvent être visés que les textes juridiques et non les motivations. Mais le CSAC dans le cas précis, vise ignoramment une motivation. Il vaudrait mieux qu’il ait utilisé les formules consacrées à la motivation notamment, en ces termes : «considérant la nécessité et l’urgence».

Ce n’est pas le professeur de droit public, Vunduawe Te Pemako qui peut nous contredire sur cette question. En clair, cette décision est une sorte de condamnation par défaut contre CONGONEWS. Même si cela serait le cas, la procédure par défaut, suppose qu’au préalable, la partie mise en cause ait été régulièrement notifiée et qu’elle n’a pas satisfait à l’invitation. Ce qui n’est pas le cas pour le bihebdomadaire. En plus, c’est une procédure qui doit être prévue par le texte.  

Le CSAC oublie que la même constitution sur laquelle il se fonde pour justifier notamment ses pouvoirs pour la prise de cette décision prévoit qu’une personne ne peut être condamnée sans qu’elle ne soit entendue des faits dont elle est reprochée.  Cette disposition constitutionnelle est d’ordre public, personne ne peut y déroger. A plus forte raison le CSAC qui remplit une mission de service public. Pour quel intérêt cet organe qui se veut d’appui à la démocratie, peut s’arroger le droit d’afficher sa complaisance jusqu’à ce niveau. Qui sait. Soit de l’amateurisme de la part de ses services qui ne métriserait pas le style employé dans la rédaction d’une décision administrative lorsqu’il s’agit d’une décision conservatoire. Pire, pour couvrir sa procédure viciée, cette institution s’est rattrapée avec une invitation antidatée. L’invitation parvenue à notre rédaction le 31 mars est pourtant datée 28 mars.

Il en est de même de la décision de suspension de «CONGONEWS». Alors qu’elle a fait l’objet d’une large publicité dans les médias, le 29 mars, «CONGONEWS» n’en a reçu notification que le 31 mars. L’invitation est arrivée la matinée et la notification dans l’après-midi. Qu’est-ce que les services du CSAC se sont embrouillées pour rattraper une grave faille de Jean-Bosco Bahala dit Gaston la Gaffe. Au CSAC de reprendre toute la procédure s’il tient à ce que «CONGONEWS» réponde à son invitation. Tous au CSAC savent que «CONGONEWS» a toujours été d’une exemplarité irréprochable. A chaque fois que nous avons été convoqué dans le respect des normes, nous avons toujours répondu, passant même des heures à attendre nos auditeurs. (Lire ci-dessous la réaction de “CONGONEWS”, à la page 5 la décision arbitraire et l’invitation antidatée du CSAC). leon pamba

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Une demande d’audience compromettante de Mugalu à Tshisekedi


Mentez, mentez, il en restera quelque chose. Théodore Mugalu qui tente de dissimuler ses menées secrètes avec l’épouse Tshisekedi, Marthe Kasalu Jibikila, a laissé des traces très compromettantes, à la 10ème rue Pétunias, à Limete.

Comme cette demande d’audience à Etienne Tshisekedi que des sources dans la cour tshisekediste ont fait parvenir à «CONGONEWS», il y a quarante-huit heures pour couper court à la controverse soulevée suite à une plainte du chef de la maison civile du Chef de l’Etat au CSAC contre le bi- hebdomadaire. La demande d’audience avait été formulée le 11 décembre 2013. Tshisekedi y avait opposé une fin de non-recevoir, convaincu que Mugalu avait tenté d’abuser de sa bonne foi après le tête à tête du 10 octobre 2013. Pour effacer toute trace, Mugalu avait appelé les services de la 10ème rue pour demander de détruire le document mais une copie a pu être sauvegardée. Ce qui est grave et même offensant pour Joseph Kabila, la demande d’audience frappée de la signature de l’émissaire de Mugalu, le pasteur Richard Muteba, porte l’en-tête «Présidence de la République et Présidence du parti». Donc pour arriver à obtenir d’être reçu à Limete, Mugalu est allé jusqu’à reconnaître Etienne Tshisekedi comme le Président élu. Pire, dans les mots que son envoyé a griffonnés, il écrit Joseph Kabila et non le Président Joseph Kabila. «Rencontrer le Prés. Etienne Tshisekedi pour obtenir de lui le jour de l’audience de Joseph Kabila à la 10ème rue Limete», lit-on sur la demande d’audience sollicitée par Mugalu. Si Tshisekedi avait dit non, c’est aussi suite à des recoupements de son  entourage qui avaient abouti à la conclusion que Mugalu entreprenait cette démarche de sa propre initiative. En tout cas, Joseph Kabila ne lui avait pas donné sa bénédiction pour aller faire les pieds et les mains à Limete. Puisque Tshisekedi était devenu inaccessible, Mugalu s’est tourné vers la conjointe et Eugénie Tshika, la propre sœur de Tshisekedi. Celle-ci est bien redevable au régime qui lui laisse son mandat de députée élue de Kabeya-Kamwanga malgré son absentéisme prolongé, dans la salle des congrès du Palais du peuple. Elle touche tranquillement ses émoluments. Comme Alexis Mutanda. Ce n’est donc pas elle qui peut se permettre de rendre service. A sa charge et Marthe Kasalu de convaincre Tshisekedi qu’à défaut de composer lui-même avec Joseph Kabila, il y a lieu de mandater l’un ou l’autre de ses garçons, Félix ou Christian Tshisekedi. D’où les rencontres secrètes chez la sœur, à Mont-Ngafula. Maman Marthe en a fait, elle-même, l’aveu, le mercredi 12 mars, devant près d’une dizaine de collaborateurs de son mari, à la 10ème rue Limete. Alors que les uns et les autres s’interrogeaient sur l’origine d’un article paru dans un quotidien de la place faisant état de la disponibilité du pouvoir d’assister Tshisekedi financièrement pourvu que sa famille en fasse la demande par écrit, elle a affirmé qu’elle avait vu Mugalu une fois mais que cela faisait longtemps. Le lendemain jeudi 13 mars, comme si elle avait compris qu’elle avait eu un mot de trop, elle s’est mise dans tous états pour chasser tous les collaborateurs de Tshisekedi. Elle a fait irruption dans le bureau de son mari où elle a surpris celui-ci en conversation avec son directeur de cabinet, Albert Moleka. Elle a interrompu l’entrevue. Comme Tshisekedi ne faisait pas cas d’elle, continuant à parler à Moleka, elle a tapé du poing sur la table pour crier «C’est moi qui dirige désormais le parti».  De marbre, Tshisekedi a vu Moleka se lever poliment pour aller rejoindre le secrétaire de cabinet, Honoré Dienu et deux autres collaborateurs, dans l’autre pièce. C’en était trop pour que Moleka qui en avait vu des vertes et pas mûres par le passé trouve la force de rester dans son bureau. Une fois, à la 7ème rue, Limete, l’un des collaborateurs l’a appelé pour lui demander de revenir sur la demande de Tshisekedi lui- même. Sitôt qu’il a fait demi- tour, un autre l’a prévenu que cela ne servait à rien puisque Maman s’était mise aussitôt à vociférer, sommant les autres que plus personne ne mette plus les pieds dans sa parcelle. Depuis, le cabinet de Tshisekedi travaille ailleurs. Tous attendent que le maître des céans convalescent reprennent ses forces pour y voir clair. (Ci-dessous le fac similé de la demande de Théodore Mugalu)

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01 avril 2014

RDC : Jean-Pierre Kanku, un Belge d’origine congolaise, craint d’être exclu de la liste des amnistiables

 
Kanku Mukadi Jean-Pierre le 14/02/2014 à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa, lors d’un procès. Radio Okapi/Ph. John BompengoKanku Mukadi Jean-Pierre le 14/02/2014 à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa, lors d’un procès. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

L’avocat du médecin belge d’origine congolaise, Jean-Pierre Kanku, craint que son client ne soit exclu de la liste des candidats éligibles à la loi d’amnistie pour faits d’insurrection, faits de guerre et infractions politiques promulguée en février dernier par le chef de l’Etat. Cette amnistie couvre la période du 18 février 2006 au 20 décembre 2013. Jean-Pierre Kanku avait été arrêté en janvier 2013 pour espionnage et  mouvement insurrectionnel. Mais, selon des indiscrétions que son avocat dit avoir obtenu, les autorités juridiques excluent son client de la liste des bénéficiaires au motif qu’il est naturalisé belge.

Le ministre congolais de l’Intérieur, Richard Muyej, avait présenté M. Kanku vendredi 22 mars 2013 à Kinshasa comme le chef d’une bande dénommée «Mouvement débout Congolais» qui cherchait à porter atteinte à la vie du chef de l’État.

Selon lui, «le sujet belge d’origine congolaise n’[avait] pas nié les faits qui lui [étaient] reprochés et [était] passé aux aveux sur procès-verbal».

Lire à ce sujet: RDC : arrestation de deux hommes accusés d’avoir comploté pour tuer Joseph Kabila

Jean-Pierre Kanku est, depuis, détenu à la prison centrale de Makala, où les candidats éligibles à l’amnistie signent les actes d’engagement et remplissent les formulaires nécessaires à cette fin.

Me Sylvain Lumu, avocat de Jean-Pierre Kanku, dénonce la mise à l’écart de son client.

«Jean-Pierre Kanku Mukandi, c’est son nom. Sur la liste, son nom y  est. Mais selon certaines indiscrétions, on aurait appris que dans la mesure où il est naturalisé belge, il ne saurait être admis au bénéfice de cette amnistie», a-t-il affirmé.

Me Lumu appelle à l’interprétation non seulement de la lettre de la loi d’amnistie mais aussi de son esprit.

«Pourtant, vous le savez, il y a toujours une loi qui doit être interprétée. Le vrai esprit de cette loi, c’est d’amnistier les faits de guerre. Et dans cette mesure, vous le savez bien qu’il y a des gens qui ont des origines autres que congolaises, particulièrement des États de l’Est du Congo qui sont en détention dans notre pays et qui sont également repris sur cette liste sans que cela ne pose problème», a-t-il avancé.

Pour lui, son client, qui est originaire du Kasaï-Oriental devrait aussi bénéficier de cette amnistie.

radiookapi.net

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RDC : clôture du mois de la femme dédié à l’accès des jeunes filles à l’éducation

Le mois de la femme en RDC, pour l’année 2014, a principalement été dédié à l’accès des jeunes filles à l’éducation. Durant tout le mois de mars, des rencontres de sensibilisation et des mobilisations des femmes et des jeunes filles ont eu lieu autour du thème «Egal accès des hommes et des femmes à la formation». A Mbuji-Mayi, dans le Kasaï-Oriental, les activités autour du mois de la femme ont notamment visé à encourager son entreprenariat.

Contrairement aux années précédentes où le mois de la femme était l’occasion pour la gente féminine de s’illustrer par le port de pagne, dont l’impression était assurée par le gouvernement, mars 2014 a été marqué par des journées de réflexion, des conférences-débats et des plaidoyers pour la scolarité des jeunes filles en RDC.

Ces rencontres ont aussi abordé la lutte contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, à travers la consolidation de la paix et de la justice en vue du développement de la RDC.

Le 8 mars en particulier, à l’occasion de la journée internationale de la femme, des cérémonies officielles ont été organisées dans les grandes villes du pays, au cours desquelles un plaidoyer a été fait en faveur de la promotion et la protection des droits de la femme.

Les ministres du Genre et ceux de l’éducation ont souhaité que soit accordé aux filles les mêmes chances d’étudier que ceux offerts aux garçons.

A Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental), des expositions-ventes de produits agricoles, des conférences et débats autour de l’entreprenariat féminin ont été organisés durant ce mois.

Une vente exposition d’œuvres de femmes a eu lieu à la place de la poste, où elles ont été vendues à prix promotionnels.

La ministre provinciale du Genre et de la Famille, Suzy Mboyo, s’est félicitée de «l’éveil de conscience de la femme kasaïenne».

«Si on a choisi ce thème, c’est parce que nous voudrions que la femme soit autonome, que la femme ait un pouvoir économique fort. C’était une occasion pour nous de renforcer les capacités des mamans qui sont dans l’entreprenariat et inciter d’autres à emboiter [le pas] pour éviter la main tendue, éviter les pleurnicheries», a-t-elle expliqué.

Pour Georgette Ndaya, présidente de la Fédération des organisations paysannes du Kasaï-Oriental (Fopakor), il ne s’agit pas particulièrement d’un réveil puisque c’est toute l’année que les femmes travaillent à faire respecter leurs droits.

«Le mois de la femme est un cachet spécial parce que toutes, nous tournons autour d’un même thème. C’est ce qui fait qu’on constate que c’est un réveil. Ce n’est pas vraiment un réveil par ce que chaque jour, nous, les femmes, organisons des activités dans nos organisations», a-t-elle souligné.

Des cérémonies ont aussi été organisées dans plusieurs villes du pays ce lundi 31 mars à l’occasion de la clôture du mois de la femme.

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31 mars 2014

Ce lundi à Fatima : Convention de « Sauvons la RDCongo »

Initialement prévue du vendredi 28 au lundi 31 mars 2014 à la paroisse Notre Dame de Fatima, la Convention de la plate-forme politique « Sauvons la RDCongo » n’a pu se tenir aux dates susindiquées, à cause de l’indisponibilité du site retenu pour ce faire.

C’est finalement l’unique journée de ce lundi 31 mars qui a été accordée aux délégués des FAC (Forces Acquises au Changement) de Martin Fayulu, de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise) de Vital Kamerhe et de la Société Civile pour leurs travaux.

            Les participants devraient à cet effet se livrer à une séance-marathon dont les thématiques devraient chercher et trouver des réponses aux stratégies électorales arrêtées par la Majorité Présidentielle lors de sa réunion du jeudi 21 mars à Kingankati. Les affiliés de «Sauvons la RDCongo» s’inquiètent notamment des velléités de modification des modes des scrutins pour les élections locales, municipales, urbaines, provinciales, sénatoriales et présidentielle, sous la pieuse formule du « suffrage indirect », constatées chez les faucons de la famille politique du Chef de l’Etat. Ils se disent prêts à s’opposer énergiquement à toute révision constitutionnelle.

La « Convention » de Fatima devrait aussi faire l’état des lieux de la situation de crise socio-économique du pays et proposer des solutions alternatives en vue d’atténuer la misère des masses laborieuses.

            Le point devrait également être fait au sujet de la pétition que «Sauvons la RDCongo» fait circuler en vue de réunir le plus grand nombre possible de signatures des Congolais en vue de déclencher le mécanisme parlementaire devant déboucher sur le changement de leadership à la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante). Tout ce qui va être adopté aujourd’hui à Fatima sera coulé sous forme de « Résolutions ».

Eric Wemba

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Kasaï-Occidental : des moustiquaires et produits nutritionnels détournés

 
Ouverture d’un ballon des moustiquaires imprégnées dans un centre de santé à Kinshasa, pour la distribution à la population par le Programme National de Lutte contre le Paludisme(PNLP). Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Des médicaments et des intrants sanitaires destinés à des formations sanitaires pour une distribution gratuite ont été détournés. Ils sont actuellement vendus sur le marché au Kasaï-Occidental. Le secrétaire exécutif des structures de la Société civile œuvrant dans le secteur sanitaire, Kenir Kenandi Ngandu a invité samedi 29 mars les autorités à décourager la vente de ces produits. Le ministre provincial de la santé, Nicolas Kanyonga a indiqué que des mesures ont déjà été prises dans ce sens.

La vente de ces produits risque de rendre difficile la lutte contre certains problèmes sanitaires dans la province, selon la Société civile.

En effet, ces structures affirment que dans les intrants vendus sur le marché, on retrouve des moustiquaires qui devraient contribuer à lutter contre le paludisme ainsi que des Plumpy nuts [pâte énergétique prête à l'emploi sans dilution, ni préparation préalable, à base d'arachide à haute valeur nutritionnelle pour enfants souffrant de malnutrition] destinés à faire baisser le taux de malnutrition global aigu. Ces produits sont destinés à la distribution gratuite et non à la vente.

« Une personne qui est en bonne santé ne peut pas consommer  ces produits thérapeutiques qui contiennent des hormones. Les enquêtes ont révélé que neufs territoires sur dix disposent d’enfants et de femmes avec des taux de malnutrition aigus. Ce sont des personnes vulnérables auxquelles sont destinés ces produits », explique Kenir Kenandi Ngandu.

La Société civile plaide donc pour que les personnes impliquées dans ce détournement soient  traquées et poursuivies, et que les médicaments et les autres intrants sanitaires  reviennent dans le circuit normal pour répondre aux problèmes auxquels font face les hôpitaux et centres de santé.

radiookapi.net

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30 mars 2014

Troubles à Lodja: l’administrateur du territoire suspendu et traduit en justice

 
Hopital général de Lodja, lors d’une visite des quelques responsables des agences des Nations unies en RDC le 18/1/2003. Ph- Don John

L’administrateur du territoire de Lodja est suspendu de ses fonctions et remplacé par le commissaire du district de Sankuru. Trois autres personnes mises à la disposition de la justice sont transférées à Mbuji-Mayi. Pendant ce temps, le commandement de la police à Lodja change de mains. Ainsi en a décidé dimanche 30 mars à Lodja le conseil provincial de sécurité du Kasaï-Oriental, quatre jours après les troubles qui ont fait un mort, des blessés et plusieurs dégâts matériels dans cette cité.

D’après les premiers éléments des enquêtes menées sur place, l’administrateur du territoire, Sylvain Kankolongo, est impliqué dans les troubles qui ont secoué la cité de Lodja du 25 au 26 mars. Il est suspendu de ses fonctions, «jusqu’à nouvel ordre». En attendant, le commissaire de district de Sankuru  qui se trouve à Lusambo est, rappelé à Lodja pour le remplacer.

Une autre mesure prise par le conseil provincial de sécurité porte sur la suspension de toutes les activités de deux mutualités: l’Union des ressortissants de Katako Kombe et de Lubefu (Unikalu) et la Notabilité rénovée de Lodja (Norelo). Les présidents de ces deux mutualités sont en justice, où ils sont poursuivis pour leur implication  dans les échauffourées du mardi dernier à Lodja.

Aucune réunion de ces mutualités ne peut se tenir. Selon les enquêteurs, ces mouvements véhiculent des messages qui ne favorisent pas la paix.

Le président des conducteurs de taxi-motos est aussi poursuivi pour avoir saisi une moto sans qualité ni droit, ce qui  constitue le fait déclencheur de toute la tension, déclare le ministre provincial de l’Intérieur, Hippolyte Mutombo.

A cause des insuffisances dans le commandement de la police sur terrain, le commandant district de la police à Lodja «perd son poste », a indiqué, Hippolyte Mutombo, sans dévoilé le nom de son remplaçant.

L’administrateur, les deux leaders de mutualités et celui des motards, qui sont mis à la disposition de la justice, ont été transférés depuis dimanche à Mbuji-Mayi.

Les autres membres du conseil de sécurité sont rentrés sur Mbuji-Mayi. Tandis que le ministre provincial  de l’Intérieur, les policiers venus de la capitale provinciale restent à Lodja pour le suivi de toutes ces mesures.

Mardi 25 mars dernier, les affrontements entre les jeunes des quartiers Okita Ndeke et Lokenye avait fait un mort, trois blessés (deux policiers et l’administrateur du territoire) et entraîné la destruction de trente-quatre bâtiments.

Une dette contractée par un chauffeur de taxi-moto du quartier Lokenye auprès du leader de ceux d’Okita Ndeke serait à la base de ces incidents, qui ont duré deux jours.

radiookapi.net

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Kinshasa: suspendu pour 21 jours, le journal “Congo News” rejette la décision du Csac

 
Mukebayi Nkoso, journaliste. Radio Okapi/ Ph: John BompengoMukebayi Nkoso, journaliste. Radio Okapi/ Ph: John Bompengo

Le journal Congo News, un bihebdomadaire d’informations générales paraissant à Kinshasa, est suspendu à titre conservatoire pour une durée de 21 jours. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (Csac) a pris cette décision dans un communiqué dont une copie est parvenue, samedi 29 mars, à Radio Okapi.

Cet organe de régulation des medias congolais reproche au journal d’avoir publié un article contenant une fausse information, des propos diffamatoires et des accusations sans preuves portant atteinte à l’honneur et à la dignité humaine.

Le Csac dit avoir pris cette décision après que la Maison civile du chef de l’Etat a déposé une plainte contre Congo News qui, dans on édition du 25 mars, a publié un article faisant état d’une rencontre secrète entre l’épouse d’Etienne Tshisekedi et une personnalité proche du chef de l’Etat.

Dans un communiqué parvenu dimanche 30 mars à Radio Okapi, le directeur de publication de « Congo News », John Tshingombe, a regretté que le Csac ait pris une telle décision sans au préalable lui notifier. Il dit se fonder sur cette «irrégularité » pour considérer cette décision de nulle et de nul effet. « En conséquence, le journal Congo News continuera à paraître comme d’ordinaire chaque mardi et vendredi de la semaine », a indiqué John Tshingombe.

Selon lui, l’article incriminé n’a pas pourtant compromis les intérêts vitaux de l’Etat aussi longtemps qu’il a traité d’une rencontre entre le chef de la Maison Civile du chef de l’Etat et l’épouse d’Etienne Tshisekedi. «Que le public nous permette d’exprimer notre indignation sur l’instrumentalisation du Csac qui parle de mettre fin à la quête du sensationnel alors que les faits sont avérés », a poursuivi le directeur de publication de « Congo News ».

radiookapi.net

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