06 mai 2015

En prévision des élections : Une stratégie de tricherie découverte au Kasaï Oriental

En prévision des élections : Une stratégie de tricherie découverte au Kasaï Oriental

Les 6 chefs d’antenne favorisés sont tous de l’obédience de l’autorité locale

Si au niveau du Centre d’action pour dirigeants et cadres d’entreprise au Congo (CADICEC), rien n’est signalé autour du déroulement du test organisé le dimanche 26 avril à travers la Rd Congo sur le recrutement des agents permanents pour le compte de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), il n’en est pas question concernant les échos en provenance du Kasaï Oriental, où une stratégie de tricherie électorale est concoctée par l’autorité provinciale.

Celle-ci a réussi faire passer l’épreuve à six chefs d’antenne de son obédience en dehors des locaux de CARITAS/Mbuji-Mayi qui étaient retenus pour cette activité conduite dans cette partie du pays par le Pr Jean-Baptiste Ntambo Kinkay.

La résidence du Gouverneur Alphonse Ngoyi Kasanji, dit » Ngokas « , a servi de cadre nuitamment à cette sale besogne. La liste des juristes vérificateurs pour la province du Kasaï Oriental est constituée de la même manière.
Douze (12) personnes qui lui sont proches ont été contactées depuis le 1er mai.

Avec des gens qui ne manqueront pas de veiller aux intérêts de leur bienfaiteur, les résultats des élections à toutes les étapes au Kasaï Oriental ne seront que du goût de cette autorité qui a pris toutes les précautions de laisser la seule possibilité à la CENI de n’avaliser que sa liste de chefs d’Antenne de Katanda, de Kabeya-Kamuanga, de Miabi,de Lupatapata ,de Tshilenge et de Mbuji-Mayi .

Elle a par la même occasion pistonner d’autres personnes qui lui permettront de jouer la partition en sa faveur.Tout est envisagé par cette autorité pour se retrouver à la tête de la nouvelle province du Kasaï Oriental et d’être incontournable dans la désignation des députés, maires et autres titres politiques sur des urnes gérés par ses fidèles.

Pour comprendre ce feuilleton, il sied de relever que 50 carnets ont été retenus pour le concours passé dimanche dernier. Mais tout le lot n’a pas été remis au même moment à CARITAS/Mbuji-Mayi.44 candidats ont passé leur test pendant la journée comme ce fut le cas à l’UPC où des postulants kinois ont concouru pour 91 postes .

Les six autres se sont retrouvés la nuit du même dimanche 26 Avril à la résidence du Gouverneur Ngokas pour remplir les carnets qui sont déjà arrivés à Kinshasa depuis le 28 Avril en attendant la sélection au niveau du QG des élections en RDC.

Cette manœuvre est ourdie dans l’unique but de favoriser lesdits candidats avec chacun une antenne attribuée sans concurrents à l’encontre de l’idée d’un concours envisagé en vue de bien trier les meilleurs.

Les deux exécutants de cette opération louche, membres de la CENI/Kasaï Oriental et d’une même église de réveil bien connue à Mbuji-Mayi, sont aux abois depuis que cette manœuvre sordide a été ébruitée.

Il ne reste qu’au QG de bien statuer sur ce dossier du Kasaï Oriental avant de rendre publique la liste des agents permanents. Déjà le report de cette publication préalablement annoncée pour hier dimanche 3mai est une bonne chose pour corriger des irrégularités incontestables.

Par KerK

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Provinciales : Kinshasa donne le premier signal du boycott

CENI

Aucun dossier de candidature déposé à ce jour auprès des bureaux installés !

Un froid glacial inattendu par les autorités de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) vient de se signaler dans les bureaux de réception et de traitement des dossiers de candidatures (BRTC) installés dans la ville de Kinshasa !

En effet, ouverts officiellement le 15 avril dernier dans la capitale du pays, ces bureaux n’ont pas enregistré un seul dossier de candidature à l’élection des députés provinciaux à la date du 30 avril, constat amer fait par les membres du Bureau de la CENI lors de leur récente visite dans deux BRTC fonctionnant dans les maisons communales respectives de Kinshasa et Ngaliema !

Une analyse froide de la situation qui s’est généralisée à travers la capitale indique en substance que 364 formulaires de dépôt de candidature avaient été retirés du BRTC/Kinshasa qui est appelé à recevoir les candidatures des compatriotes habitant les communes de Kintambo, Barumbu, Lingwala, Gombe et autres. Ce lot de 364 formulaires a été distribué entre 70 indépendants et 2 regroupements politiques !

Aux dernières nouvelles, l’on a appris hier que jusqu’au moment où nous mettions sous presse, aucun formulaire de ce lot n’a été déposé entre les mains du préposé de ce BRTC pour le compte de la CENI.

A la lumière du dialogue politique exigé

Or, d’après plusieurs communiqués alarmants récemment publiés par les responsables de la CENI, le temps presse et les retardataires ne s’en prendront qu’à eux-mêmes.

Mais ces communiqués sont aujourd’hui contredits par les réalités du terrain. Face à la situation prévalant dans tous les BRTC de la capitale, les membres du bureau de la CENI se sont réunis en plénière et ont décidé de prolonger de 20 jours le délai de dépôt de candidatures à la députation provinciale à l’intention des » indécis « , rapporte-t-on dans les milieux très fermés de la CENI ! Cela veut dire que les opérations en cours dans les BRTC arriveront à leur terme le 25 mai prochain.

Conformément à un communiqué récemment publié par le Bureau de la CENI, le chronogramme réactualisé de l’inscription des candidats à la députation provinciale se présente de la manière ci-après :

-Du 6 au 25 mai 2015 : poursuite de réception et de traitement des candidatures dans les BRTC ; retrait de formulaires, dépôt et traitement de dossiers.

Du 26 au 30 mai 2015 : Ajout, retrait et substitution des candidatures.
Du 31 mai au 6 juin 2015 : transmission des données de candidatures, examen et délibération par l’assemblée plénière de la CENI.

Le 07 juin 2015 : publication des listes provisoires des candidats députés provinciaux. Ainsi qu’on peut le constater, l’enthousiasme manifesté par la CENI et, avec elle, la Majorité présidentielle, à l’annonce de l’ouverture de la phase électorale consacrée au dépôt des candidatures à la députation provinciale, est contredit par le comportement réel des candidats potentiels qui ont visiblement leur esprit ailleurs !

Nous pensons, quant à nous, qu’il s’agit là d’un message fort lancé en direction du régime en place et de la CENI qui doivent en tenir compte en ce moment précis où la question relative au dialogue politique réclamé depuis des lustres par une frange importe du peuple congolais est publiquement relancée à la face du monde !

Par Kambale Mutogherwa

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05 mai 2015

Burundi: le vice-président de la Cour constitutionnelle en fuite

face à face affrontements manifestants burundi_0

A Bujumbura, dans le quartier de Musaga, la tension était toujours perceptible, ce 4 mai 2015.RFI/SR

Déclaration explosive du vice-président de la Cour constitutionnelle burundaise, alors que la situation reste tendue à Bujumbura. Sylvère Nimpagaritse, le vice-président de la Cour constitutionnelle, saisie la semaine dernière pour se prononcer sur la légalité d'une troisième candidature du président Nkurunziza, dénonce justement les pressions exercées par le pouvoir. Il a fui le pays ce lundi 4 mai.

Cela va au-delà du simple coup d’éclat. Cette histoire va causer un véritable séisme, dans ce pays en proie à des manifestations contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza justement, qui paralysent la capitale Bujumbura. Le vice-président de la Cour constitutionnelle du Burundi est formel, le non à un troisième mandat pour Pierre Nkurunziza aurait dû l’emporter sur un plan purement juridique.

Aujourd'hui, Sylvère Nimpagaritse est un homme qui a peur, un homme aux abois, rencontré juste avant qu’il ne prenne le chemin de l’exil. « Je crois que vous le sentez même quand je m’exprime. J’ai peur. J’ai peur puisqu’ils commencent à me menacer avec des coups de téléphone. Ils me disent que je vais assumer et que j’engage ma vie et celle de ma famille », confie-t-il.

La Constitution et les accords d'Arusha

Mais c’est également un homme conscient, dit-il, de sa responsabilité devant l’histoire. M. Nimpagaritse explique que la Cour a commencé à délibérer sur ce cas jeudi. À ce moment dit-il, on était quatre sur les sept membres de la Cour constitutionnelle du Burundi à être contre un nouveau mandat du président Nkurunziza, parce que ce serait dit le juge, « violer la Constitution et l’accord de paix d’Arusha ».

Il n’y a pas eu de consensus, pour ce premier jour, et les juges décident alors de reprendre le lendemain. C‘est à ce moment précis que les pressions ont commencé. D’abord amicales, elles sont devenues très vite menaçantes. Un à un, les trois autres juges qui sont du même avis préfèrent sauver leurs vies et changent de camp, explique le vice-président de la Cour.

Il s’est retrouvé seul, mais a refusé de signer une décision qui permettrait à Nkurunziza de briguer un troisième mandat, une décision imposée de l’extérieur, juge-t-il. « En mon âme et conscience, j’ai décidé de ne pas apposer ma signature sur une décision qui est imposée de l’extérieur, qui n’a rien de juridique », affirme-t-il.

Trois morts dans les manifestations de lundi

Depuis deux, trois jours, Sylvère Nimpagaritse vivait en fugitif, traqué. Il assure qu’en son âme et conscience, il a choisi de dénoncer un arrêt « qui risque de plonger ce pays dans le chaos », avant de prendre le large. Il vient de couper l’herbe sous les pieds du pouvoir burundais qui avait appelé la communauté tant nationale qu'internationale à attendre la décision de la Cour constitutionnelle, qualifiée d'« indépendante ». Un geste qui porte donc un grand coup à Pierre Nkurunziza car la Cour constitutionnelle qui devait lui ouvrir sur un plan juridique, la voie d’une nouvelle candidature à la présidentielle, risque d’y laisser toute sa crédibilité.

Dans la capitale burundaise, trois manifestants ont été tués par balle ce lundi, et une quarantaine d'autres blessés dans des affrontements avec la police. Ces trois nouveaux morts portent à douze le nombre de personnes tuées dans des violences depuis le début des manifestations contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat.

→ à lire aussi : Les violences se poursuivent au Burundi, à la Une de la presse africaine

 

Le soir du 30, on a déjà commencé à subir d’énormes pressions et même des menaces de mort, mais on a eu le courage de revenir le lendemain. Le 1er on a continué à délibérer. Ceux qui avaient soutenu que le renouvellement du 3e mandat violait la Constitution et les accords d’Arusha ont eu peur parce qu’ils ont subi des pressions, ils me l’ont dit. Et ils m’ont confié que si jamais on ne se ravisait pas, on aura humilié le président et que l’on risquait gros. On risque nos vies. Qu’il fallait finalement se raviser et accepter de rejoindre le camp de ceux qui soutiennent le 3e mandat. En mon âme et conscience, j’ai décidé de ne pas apposer ma signature sur un arrêt, une décision qui était à côté de la loi. Je suis entré en clandestinité dès ce soir.

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RDC: l’Assemblée nationale rejette la motion de défiance contre Evariste Boshab

 

 

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Le Vice premier ministre et ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab le 10/02/2015 lors de la présentation de l’activiste de droits de l’homme, Christopher Ngoyi arrêté après les manifestations contre la loi électorale de janvier. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
La majorité parlementaire de l’Assemblée nationale a rejeté lundi 4 mai la motion de défiance contre le vice-Premier ministre, chargé de l’Intérieur, Evariste Boshab, au sujet de sa responsabilité dans l’affaire concernant la fosse commune de Maluku. Selon Ramazani Shadary, député de la MP qui a introduit une motion incidentielle, la motion de défiance signée par les députés de l’opposition contre M. Boshab n’était pas opportune.
La plénière a été particulièrement mouvementée dans une salle des congrès archicomble.

 

Juste après la lecture de la motion contre Evariste Boshab par le représentant des signataires, le député José Makila, une motion incidentielle, initiée par le député de la majorité Ramazani Shadary, est tombée. Elle remettait en cause l’opportunité de la motion de défiance.

Gaston Musemena, un autre député de la MP a aussi soutenu cette motion incidentielle, affirmant que la question funéraire relève de la compétence de l’autorité provinciale.

«Cette motion de défiance est mal dirigée et contre les prescrits de la Constitution. Cette question, conformément à notre loi obsolète relevait de l’Hôtel de ville. En aucun cas, quelqu’un qui n’a aucune responsabilité ne pouvait en répondre jusqu’à être sanctionné», a déclaré Gaston Musemena.

Entre-temps, la cinquantaine de députés signataires de la motion de défiance crient au fanatisme au sein de la Majorité présidentielle.

Lire aussi: Fosse commune de Maluku:Evariste Boshab attendu à l’Assemblée nationale

Le député de l’opposition Delly Sessanga a fustigé un militantisme aveugle de la majorité parlementaire.

«La MP vient de signer la fin de la démocratie dans ce pays parce que nous ne pouvons plus compter sur les institutions, nous ne pouvons pas être la caution passive à la violation des droits de l’homme et à la violation de la Constitution», a affirmé Delly Sessanga.

Avec le rejet de la motion de défiance, Evariste Boshab maintient son fauteuil de vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur au sein du gouvernement Matata II.

radiookapi.net

Les parlementaires de l’opposition se sont retirés avant la fin de la plénière, en signe de protestation le rejet de leur motion de défiance.

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04 mai 2015

Le dialogue, pour quelle finalité ?

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L’idée d’un dialogue politique émerge dans différents états-majors. Dans les rangs du pouvoir, des contacts ont été engagés avec certains poids lourds de la scène politique congolaise. Pour les dissuader, sans doute, à adhérer à cette initiative. Des partis tels que l’UDPS d’Etienne Tshisekedi, le MLC de Jean-Pierre Bemba et l’UNC de Vital Kamerhe ont été approchés en haut lieu. Si le décor se met en place pour un probable dialogue politique, son opportunité fait débat de part et d’autre. Quel en est sera donc la finalité ? La question est sur toutes les lèvres.

Le processus électoral avance à petits pas. Les élections provinciales sont déjà programmées pour le mois d’octobre 2015. Même si l’on observe un faible engouement dans les différents Bureaux de réception des candidatures déployées par la CENI (Commission électorale nationale indépendante) sur l’ensemble du territoire national, les provinciales restent néanmoins incontournables. Hélas ! Ce «est cependant pas le cas pour certains acteurs politiques qui continuent de rêver d’un probable report.

Aussi, sont-ils nombreux, ceux qui s’accrochent à l’idée d’un dialogue politique en vue de baliser la voie pour un processus électoral apaisé. Finalement, le pouvoir en place semble avoir mordu à l’hameçon. Des sources concordantes font état de contacts très avancés entre le pouvoir et différends poids lourds de la scène politique congolaise.

Des contacts, confirme-t-on, ont été déjà engagés avec, notamment l’UDPS d’Etienne Tshisekedi, le MLC de Jean-Pierre Bemba et l’UNC de Vital Kamerhe.
Sans doute, d’autres partis politiques devaient allonger cette liste.

Si l’idée d’un dialogue politique prend de plus en plus de l’ampleur, l’on s’interroge cependant sur son opportunité. Dans le contexte actuel de la RDC, où tous les regards sont tournés vers les élections, quelle finalité pourrait avoir un dialogue politique ? La question alimente la chronique dans différents cercles politiques.

Il faut cependant rappeler que le processus électoral a connu son paroxysme avec la publication, le 12 février 2015, du calendrier électoral global. Jugé trop chargé par une frange importante de l’Opposition, ce calendrier électoral s’est finalement imposé comme le seul cadre de référence à l’organisation, de prochaines élections. Le découpage territorial, lancé concomitamment par le gouvernement, s’est ajouté au lot d’incertitudes qui entourent le processus électoral.

La mise en place de nouvelles provinces et entités territoriales décentralisées ayant pris du retard, la limitation des circonscriptions pour une certaine catégorie d’élections prévues par la CENI pourraient éventuellement subir un coup – sans compter les 23 contraintes reprises par la CENI en vue de garantir l’organisation de tous les scrutins projetés entre 2015 et 2016. On est en face d’un cocktail qui réserve bien des surprises.

C’est dans ce contexte qu’émerge le projet d’un dialogue pour dégager un consensus autour, notamment, du calendrier électoral. Les défenseurs de cette thèse s’inspirent de l’accord-cadre d’Addis-Abeba qui a prévu un dialogue politique, sous l’égide de la communauté internationale, pour d’un côté, garantir la sérénité du processus électoral, et de l’autre, asseoir les bases pour une paix durable aussi bien en RDC que dans la région des Grands Lacs.

En RDC, des contacts sont très avancés dans ce sens. L’UDPS d’Etienne Tshisekedi en a d’ailleurs fait l’une de ses priorités. En effet, depuis un temps, l’UDPS ne jure que par un dialogue politique en vue, se défend-elle, de désamorcer la bombe qui risque de faire chavirer le processus électoral. Dans son entendement – et c’est le point de vue que partagent nombre d’acteurs politiques – ce dialogue politique devait permettre de revisiter le calendrier électoral global du 12 février 2015.

UN SAUT DANS LE VIDE

Quoiqu’ indispensable d’une certaine manière, ce probable dialogue politique soulève des interrogations, et non des moindres. Dans le contexte politique actuel de la RDC, l’idée d’un dialogue politique rimerait, notamment avec la suspension du processus électoral actuel, en attendant de se mettre d’accord sur un nouveau format. En corollaire, un tel dialogue amènerait sûrement à une nouvelle transition suivant les nouvelles règles de jeu, convenues préalablement au dialogue. Voilà une belle manière de surcharger davantage le processus électoral. Est-ce que la RDC a besoin de prendre ce détour périlleux? C’est la question qu’il faut se poser.

Le dialogue inclusif suppose aussi une refonte de la Constitution. Ce qui ramène à la surface le projet d’une 4ème République. De ce point de vue, le dialogue pourrait mettre en place une constituante pour fixer les règles de fonctionnement de la nouvelle République.

C’est dire que le dialogue politique autour d’un consensus qui se dégagerait au sein de la classe politique est, tout compte fait, un couteau à double tranchant. C’est un piège dans lequel risque de s’enfermer durablement la RDC. Car un dialogue suppose un coup «arrêt du processus électoral, ce qui n’est pas loin du glissement électoral tant redouté.

Le dialogue politique en soi n’est pas mauvais. Mais il comporte de nombreuses incertitudes qui risquent d’être fatales pour la jeune démocratie congolaise.

Le découpage territorial tel que conçu par le gouvernement ayant montré clairement ses limites, la réflexion devait être orientée vers le réaménagement du calendrier électoral et non un dialogue politique qui compliquerait davantage la donne.

La classe politique, la CENI et toutes les parties impliquées dans le processus doivent se retrouver autour d’une table pour juger une relecture du calendrier électoral global. C’est cela le dialogue tant attendu. Tout autre format que celui-là ne ferait que replonger la RDC dans une crise dont elle aura du mal à se défaire.

Au-delà de toutes ces considérations, il y a une donne à ne pas marginaliser. C’est le poids du peuple et de la communauté internationale, dont principalement les Etats-Unis, dans le problème congolais. Tout calcul qui est fait au détriment de ces deux pôles a toutes les chances d’échouer. Malheureusement, le dialogue politique tant convoité s’inscrit dans cette démarche.

LE POTENTIEL

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Breaking News: Kabila vient de décider de négocier avec l’opposition pour une transition paisible vers 2016

 

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Jean-Pierre Bemba (MLC), Vital Kamerhe (UNC) et Félix Tshisekedi (UDPS)

Il y a quelques heures, une source nous informait de l’envoi d’un émissaire de Joseph Kabila, aux membres leaders de l’opposition. Elle nous avait cité juste la visite de l’émissaire de Joseph Kabila au Secrétaire national de l’UDPS à Kinshasa, Mr Félix Tshisekedi. Après, nous avions appris que cet émissaire n’était pas seulement parti voir l’UDPS mais il était également allé voir l’UNC et le MLC.

Plusieurspersonnessoupçonnaient déjà que cette visite était pour les corrompre…

Après avoir reçu ces informations qui étaient encore à l’allure des « rumeurs », nous avions contacté nos sources sur place à Kinshasa et nous venons d’apprendre d’une très sure la raison majeure de la visite de l’émissaire de Joseph Kabila à l’encontre de quelques leaders de l’opposition.

En effet, l’émissaire qui n’est rien d’autre que le numéro 1 de l’Agence Nationale de Renseignements, monsieur Kalev Mutond, est allé rencontrer aujourd’hui, quelques leaders de l’opposition, entre autres : Félix Tshisekedi et Bruno Mavungu de l’UDPS, le leader du MLC de Jean-Pierre Bemba, et Vital Kamerhe de l’UNC.

Cette même source nous confirme que Joseph Kabila a envoyé Kalev Mutond avec deux messages clairs et brefs :

1. Joseph Kabila se dit prêt à dialoguer avec toute l’opposition pour l’apaisement en République Démocratique du Congo lors des élections de 2016.

2. Joseph Kabila veut collaborer ensemble avec toute l’opposition pour trouver une solution aux multiples problèmes que connait la République Démocratique du Congo actuellement, pour ainsi, éviter de tomber dans la situation qui se vit présentement au Burundi.

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Kalev Mutond, No1 de l’ANR et l »émissaire de Joseph Kabila

La même source nous informe aussi que lors de cette rencontre, Vital Kamerhe, président de l’UNC a dit à Kalev Mutond qu’il était prêt à participer au dialogue avec Joseph Kabila à condition qu’il libère, avant tout, tous les prisonniers politiques. Il aurait même déclaré à Kalev Mutond : « pas de négociations avant ou sans la libération des prisonniers politiques », en les citant tous par leurs noms.

Sur ce, l’émissaire de Joseph Kabila, monsieur Kalev Mutond aurait rassuré à Vital kamerhe, président de l’UNC, que les prisonniers politiques seraient libérés.

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Directeur exécutif de L’association Les Oubliés de la planète

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03 mai 2015

Burundi: les attaques à la grenade liées à la contestation, « entreprise terroriste » (gouvernement)

Burundi: les attaques à la grenade liées à la contestation, « entreprise terroriste » (gouvernement)

Les auteurs des attaques à la grenade qui ont tué trois personnes dont deux policiers vendredi à Bujumbura sont liés à la contestation au Burundi contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, qui cache une « entreprise terroriste », a estimé samedi le gouvernement burundais.

Les auteurs « ont utilisé des grenades et des fusils, nous les lions à ceux qui disent manifester » à Bujumbura, car « ils considèrent la police, qui est en train de ramener la paix et la sécurité, comme leur ennemie », a dénoncé le ministre de la Sécurité publique, le général Gabriel Nizigama. « On ne savait pas que ces manifestations cachaient une entreprise terroriste », a–t-il ajouté.

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02 mai 2015

Le 02 mai 1968 mourait André Guillaume Lubaya- Message du Sénateur Claudel Lubaya aux Congolais

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de la mort d'André Guillaume Lubaya, tué en 1968 par Mobutu dans des conditions non encore élucidées jusqu'à ce jour. Le Sénateur Claudel Lubaya, le fils de l'illustre disparu, a publié en ce jour mémorable sur son compte facebook, un message  dans lequel il rend un vibrant hommage au défunt père. Je vous invite à le lire.

André Guillaume lubaya

A mon père,

Ce 2 mai 2015, comme le 2 mai de chaque année, nous pensons à toi, et penserons toujours à toi, André Guillaume LUBAYA NTALAJA, mu kua kabombo, précipité en martyr dans l’au-delà, à cause de ton combat pour la démocratie.

Victime expiatoire de l’intolérance politique de la part du régime sanguinaire de Mobutu, tu as été calomnié, traqué, brutalement enlevé et exécuté dans la nuit du 2 mai 1968 au champ des tirs, et tes restes jetés dans un lieu où dont seuls tes bourreaux détiennent le secret.

Privé des funérailles par tes assassins, jusqu’à ce jour, tu n’as ni croix ni terre, ni linceul ni cercueil, ni fleur ni couronne, mais ta mémoire vive continue à demeurer parmi nous, au milieu de nous, à cause de ton juste combat pour un Congo meilleur. Le grand hommage à te rendre, c’est de continuer ce combat.

Ton sang crie justice. Il rejette toute forme de vengeance. Il interdit la haine et ne veut pas de rancœur. C’est un sang pieux, le sang d’un innocent. Comme pour parapharaser Chateaubriand, le sang des méchants, la terre le boit et le transforme en boue quelconque tandis que celui de l’innocent, la terre le rejette parce que le ciel l’aspire et Dieu le venge.

Nous, ta postérité, accordons notre pardon à tes bourreaux. Repose en paix, papa, monsieur le Député Lubaya, le Gouverneur Lubaya, le Ministre Lubaya, le Leader charismatique. Repose en paix, là où tu es.

andré lubaya


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Kinshasa: les membres de l’ASBL Grand-Kasaï discutent des enjeux électoraux

 

 

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Une vue aérienne de la ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental (RDC). Panoramio.com/Ph. VINCENT Francois
Les membres de l’ASBL “Grand-Kasaï” discutent, du 1er au 2 mai à Kinshasa, des enjeux électoraux, de la décentralisation, du découpage territorial, de l’industrialisation et des potentialités de développement de leur espace géographique. Cette structure regorupe les ressortisants du Kasaï-Oriental et ceux du Kasaï-Occidental pour le développement de l’espace kasaïn.

Placé sous le thème: «L’unité et diversité culturelle et politique», ce conclave de Kinshasa réunit une centaine de membres et invités venus de tous les coins du pays.

Avec le découpage territorial, l’espace Grand-Kasaï compte désormais cinq nouvelles provinces à savoir: Kasaï, Kasaï-central, Kasaï-Oriental, Lomami et Sankuru.

Le président de l’ASBL Grand-Kasaï, Denis Kambayi, donne le sens de ce conclave:

«Nous sommes en train de faire une grande sensibilisation comme il est souvent dit mieux vaut prévenir que guérir. Il s’est posé beaucoup de questions sur le découpage territorial. Le Grand-Kasaï qui avait deux provinces est aujourd’hui devenu un Kasaï de cinq provinces. Comment amener une coexistence pacifique dans ce milieu car nous nous connaissons !»

Ce forum de deux jours entend également préserver l’identité culturelle de l’espace kasaïn même après le découpage territorial.

A l’issue de leur sixième rencontre bipartite en juin 2013, les deux Kasaï avaient réaffirmé leur volonté de consolider la paix et la cohabitation pacifique.

Les deux provinces du Kasaï s’étaient également engagées à vulgariser leurs limites légales à l’intention des populations des villages limitrophes  en conflit.

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01 mai 2015

Fosse commune de Maluku:Evariste Boshab attendu à l’Assemblée nationale

 

 

 

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Evariste Boshab, Vice Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité de la RDC le 4/04/2015 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Evariste Boshab Mabudj, sera de nouveau face aux députés samedi 2 mai ou lundi prochain, à la suite  d’une motion de défiance initiée contre lui par des députés de l’opposition sur l’affaire de la fosse commune de Maluku. Les députés signataires de cette motion dont Delly Sessanga Ipungu lui reprochent l’enterrement massif le 19 mars dernier de 425 Congolais dans des conditions qu’ils jugent inhumaines dans une fosse commune dans la commune urbano-rurale de Maluku.

«Il y a eu des atteintes grave à la dignité humaine. Il a y eu une forte banalisation de ce qui s’est passé. Et il nous semble que la responsabilité politique du vice-Premier ministre [Boshab] est engagée. Et nous attendons nous en expliquer dans le cadre de ce que prévoit la constitution», a affirmé le député Sessanga.

Il a par ailleurs dit avoir été surpris que cette motion n’ait pas été débattue en plénière depuis son inscription au bureau de l’Assemblée nationale, il y a plus d’une dizaine de jours. «Alors que de droit, elle [motion de défiance] doit pouvoir être alignée et que la condition de recevabilité est purgée par la présence de plus de cinquante signatures apposées sur le document», a estimé la même source.

A en croire Aubin Minaku, le retard enregistré dans la programmation de cette motion en plénière de la chambre basse est consécutif à son absence au pays. Le président de l’Assemblée nationale a tenu donc à préciser que le dépôt de cette motion avait coïncidé avec son voyage pour la République du Corée.

Les signataires de la motion reprochent notamment à Evariste Boshab l’enterrement massif le 19 mars dernier de 425 à Maluku. La découverte de la fosse commune avait été faite par la population riveraine du cimetière Fula-Fula de Maluklu qui avait saisi la Monusco, la Mission de l’Onu pour la stabilisation en RDC. Elle avait à son tour saisi le Procureur général de la République qui a ouvert une enquête sur cette affaire.

Evariste Boshab va revenir à l’Assemblée pour la deuxième fois pour élucider l’affaire de cette fosse commune. Le 20 avril dernier, le vice-Premier ministre avait, devant la chambre basse du Parlement, reconnu l’inhumation massive de ces Congolais au cimetière Fula-Fula, dans la commune de Maluku, à 80 km de Kinshasa. A la suite d’une question orale qui lui avait été adressée, Evariste Boshab avait estimé que cet enterrement avait respecté la loi en la matière qui date de l’époque coloniale. Pour lui, il s’agit non pas d’une fosse commune, mais plutôt d’une tombe commune.

radiookapi.net

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