05 mai 2015

Burundi: le vice-président de la Cour constitutionnelle en fuite

face à face affrontements manifestants burundi_0

A Bujumbura, dans le quartier de Musaga, la tension était toujours perceptible, ce 4 mai 2015.RFI/SR

Déclaration explosive du vice-président de la Cour constitutionnelle burundaise, alors que la situation reste tendue à Bujumbura. Sylvère Nimpagaritse, le vice-président de la Cour constitutionnelle, saisie la semaine dernière pour se prononcer sur la légalité d'une troisième candidature du président Nkurunziza, dénonce justement les pressions exercées par le pouvoir. Il a fui le pays ce lundi 4 mai.

Cela va au-delà du simple coup d’éclat. Cette histoire va causer un véritable séisme, dans ce pays en proie à des manifestations contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza justement, qui paralysent la capitale Bujumbura. Le vice-président de la Cour constitutionnelle du Burundi est formel, le non à un troisième mandat pour Pierre Nkurunziza aurait dû l’emporter sur un plan purement juridique.

Aujourd'hui, Sylvère Nimpagaritse est un homme qui a peur, un homme aux abois, rencontré juste avant qu’il ne prenne le chemin de l’exil. « Je crois que vous le sentez même quand je m’exprime. J’ai peur. J’ai peur puisqu’ils commencent à me menacer avec des coups de téléphone. Ils me disent que je vais assumer et que j’engage ma vie et celle de ma famille », confie-t-il.

La Constitution et les accords d'Arusha

Mais c’est également un homme conscient, dit-il, de sa responsabilité devant l’histoire. M. Nimpagaritse explique que la Cour a commencé à délibérer sur ce cas jeudi. À ce moment dit-il, on était quatre sur les sept membres de la Cour constitutionnelle du Burundi à être contre un nouveau mandat du président Nkurunziza, parce que ce serait dit le juge, « violer la Constitution et l’accord de paix d’Arusha ».

Il n’y a pas eu de consensus, pour ce premier jour, et les juges décident alors de reprendre le lendemain. C‘est à ce moment précis que les pressions ont commencé. D’abord amicales, elles sont devenues très vite menaçantes. Un à un, les trois autres juges qui sont du même avis préfèrent sauver leurs vies et changent de camp, explique le vice-président de la Cour.

Il s’est retrouvé seul, mais a refusé de signer une décision qui permettrait à Nkurunziza de briguer un troisième mandat, une décision imposée de l’extérieur, juge-t-il. « En mon âme et conscience, j’ai décidé de ne pas apposer ma signature sur une décision qui est imposée de l’extérieur, qui n’a rien de juridique », affirme-t-il.

Trois morts dans les manifestations de lundi

Depuis deux, trois jours, Sylvère Nimpagaritse vivait en fugitif, traqué. Il assure qu’en son âme et conscience, il a choisi de dénoncer un arrêt « qui risque de plonger ce pays dans le chaos », avant de prendre le large. Il vient de couper l’herbe sous les pieds du pouvoir burundais qui avait appelé la communauté tant nationale qu'internationale à attendre la décision de la Cour constitutionnelle, qualifiée d'« indépendante ». Un geste qui porte donc un grand coup à Pierre Nkurunziza car la Cour constitutionnelle qui devait lui ouvrir sur un plan juridique, la voie d’une nouvelle candidature à la présidentielle, risque d’y laisser toute sa crédibilité.

Dans la capitale burundaise, trois manifestants ont été tués par balle ce lundi, et une quarantaine d'autres blessés dans des affrontements avec la police. Ces trois nouveaux morts portent à douze le nombre de personnes tuées dans des violences depuis le début des manifestations contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat.

→ à lire aussi : Les violences se poursuivent au Burundi, à la Une de la presse africaine

 

Le soir du 30, on a déjà commencé à subir d’énormes pressions et même des menaces de mort, mais on a eu le courage de revenir le lendemain. Le 1er on a continué à délibérer. Ceux qui avaient soutenu que le renouvellement du 3e mandat violait la Constitution et les accords d’Arusha ont eu peur parce qu’ils ont subi des pressions, ils me l’ont dit. Et ils m’ont confié que si jamais on ne se ravisait pas, on aura humilié le président et que l’on risquait gros. On risque nos vies. Qu’il fallait finalement se raviser et accepter de rejoindre le camp de ceux qui soutiennent le 3e mandat. En mon âme et conscience, j’ai décidé de ne pas apposer ma signature sur un arrêt, une décision qui était à côté de la loi. Je suis entré en clandestinité dès ce soir.

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RDC: l’Assemblée nationale rejette la motion de défiance contre Evariste Boshab

 

 

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Le Vice premier ministre et ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab le 10/02/2015 lors de la présentation de l’activiste de droits de l’homme, Christopher Ngoyi arrêté après les manifestations contre la loi électorale de janvier. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
La majorité parlementaire de l’Assemblée nationale a rejeté lundi 4 mai la motion de défiance contre le vice-Premier ministre, chargé de l’Intérieur, Evariste Boshab, au sujet de sa responsabilité dans l’affaire concernant la fosse commune de Maluku. Selon Ramazani Shadary, député de la MP qui a introduit une motion incidentielle, la motion de défiance signée par les députés de l’opposition contre M. Boshab n’était pas opportune.
La plénière a été particulièrement mouvementée dans une salle des congrès archicomble.

 

Juste après la lecture de la motion contre Evariste Boshab par le représentant des signataires, le député José Makila, une motion incidentielle, initiée par le député de la majorité Ramazani Shadary, est tombée. Elle remettait en cause l’opportunité de la motion de défiance.

Gaston Musemena, un autre député de la MP a aussi soutenu cette motion incidentielle, affirmant que la question funéraire relève de la compétence de l’autorité provinciale.

«Cette motion de défiance est mal dirigée et contre les prescrits de la Constitution. Cette question, conformément à notre loi obsolète relevait de l’Hôtel de ville. En aucun cas, quelqu’un qui n’a aucune responsabilité ne pouvait en répondre jusqu’à être sanctionné», a déclaré Gaston Musemena.

Entre-temps, la cinquantaine de députés signataires de la motion de défiance crient au fanatisme au sein de la Majorité présidentielle.

Lire aussi: Fosse commune de Maluku:Evariste Boshab attendu à l’Assemblée nationale

Le député de l’opposition Delly Sessanga a fustigé un militantisme aveugle de la majorité parlementaire.

«La MP vient de signer la fin de la démocratie dans ce pays parce que nous ne pouvons plus compter sur les institutions, nous ne pouvons pas être la caution passive à la violation des droits de l’homme et à la violation de la Constitution», a affirmé Delly Sessanga.

Avec le rejet de la motion de défiance, Evariste Boshab maintient son fauteuil de vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur au sein du gouvernement Matata II.

radiookapi.net

Les parlementaires de l’opposition se sont retirés avant la fin de la plénière, en signe de protestation le rejet de leur motion de défiance.

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04 mai 2015

Le dialogue, pour quelle finalité ?

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L’idée d’un dialogue politique émerge dans différents états-majors. Dans les rangs du pouvoir, des contacts ont été engagés avec certains poids lourds de la scène politique congolaise. Pour les dissuader, sans doute, à adhérer à cette initiative. Des partis tels que l’UDPS d’Etienne Tshisekedi, le MLC de Jean-Pierre Bemba et l’UNC de Vital Kamerhe ont été approchés en haut lieu. Si le décor se met en place pour un probable dialogue politique, son opportunité fait débat de part et d’autre. Quel en est sera donc la finalité ? La question est sur toutes les lèvres.

Le processus électoral avance à petits pas. Les élections provinciales sont déjà programmées pour le mois d’octobre 2015. Même si l’on observe un faible engouement dans les différents Bureaux de réception des candidatures déployées par la CENI (Commission électorale nationale indépendante) sur l’ensemble du territoire national, les provinciales restent néanmoins incontournables. Hélas ! Ce «est cependant pas le cas pour certains acteurs politiques qui continuent de rêver d’un probable report.

Aussi, sont-ils nombreux, ceux qui s’accrochent à l’idée d’un dialogue politique en vue de baliser la voie pour un processus électoral apaisé. Finalement, le pouvoir en place semble avoir mordu à l’hameçon. Des sources concordantes font état de contacts très avancés entre le pouvoir et différends poids lourds de la scène politique congolaise.

Des contacts, confirme-t-on, ont été déjà engagés avec, notamment l’UDPS d’Etienne Tshisekedi, le MLC de Jean-Pierre Bemba et l’UNC de Vital Kamerhe.
Sans doute, d’autres partis politiques devaient allonger cette liste.

Si l’idée d’un dialogue politique prend de plus en plus de l’ampleur, l’on s’interroge cependant sur son opportunité. Dans le contexte actuel de la RDC, où tous les regards sont tournés vers les élections, quelle finalité pourrait avoir un dialogue politique ? La question alimente la chronique dans différents cercles politiques.

Il faut cependant rappeler que le processus électoral a connu son paroxysme avec la publication, le 12 février 2015, du calendrier électoral global. Jugé trop chargé par une frange importante de l’Opposition, ce calendrier électoral s’est finalement imposé comme le seul cadre de référence à l’organisation, de prochaines élections. Le découpage territorial, lancé concomitamment par le gouvernement, s’est ajouté au lot d’incertitudes qui entourent le processus électoral.

La mise en place de nouvelles provinces et entités territoriales décentralisées ayant pris du retard, la limitation des circonscriptions pour une certaine catégorie d’élections prévues par la CENI pourraient éventuellement subir un coup – sans compter les 23 contraintes reprises par la CENI en vue de garantir l’organisation de tous les scrutins projetés entre 2015 et 2016. On est en face d’un cocktail qui réserve bien des surprises.

C’est dans ce contexte qu’émerge le projet d’un dialogue pour dégager un consensus autour, notamment, du calendrier électoral. Les défenseurs de cette thèse s’inspirent de l’accord-cadre d’Addis-Abeba qui a prévu un dialogue politique, sous l’égide de la communauté internationale, pour d’un côté, garantir la sérénité du processus électoral, et de l’autre, asseoir les bases pour une paix durable aussi bien en RDC que dans la région des Grands Lacs.

En RDC, des contacts sont très avancés dans ce sens. L’UDPS d’Etienne Tshisekedi en a d’ailleurs fait l’une de ses priorités. En effet, depuis un temps, l’UDPS ne jure que par un dialogue politique en vue, se défend-elle, de désamorcer la bombe qui risque de faire chavirer le processus électoral. Dans son entendement – et c’est le point de vue que partagent nombre d’acteurs politiques – ce dialogue politique devait permettre de revisiter le calendrier électoral global du 12 février 2015.

UN SAUT DANS LE VIDE

Quoiqu’ indispensable d’une certaine manière, ce probable dialogue politique soulève des interrogations, et non des moindres. Dans le contexte politique actuel de la RDC, l’idée d’un dialogue politique rimerait, notamment avec la suspension du processus électoral actuel, en attendant de se mettre d’accord sur un nouveau format. En corollaire, un tel dialogue amènerait sûrement à une nouvelle transition suivant les nouvelles règles de jeu, convenues préalablement au dialogue. Voilà une belle manière de surcharger davantage le processus électoral. Est-ce que la RDC a besoin de prendre ce détour périlleux? C’est la question qu’il faut se poser.

Le dialogue inclusif suppose aussi une refonte de la Constitution. Ce qui ramène à la surface le projet d’une 4ème République. De ce point de vue, le dialogue pourrait mettre en place une constituante pour fixer les règles de fonctionnement de la nouvelle République.

C’est dire que le dialogue politique autour d’un consensus qui se dégagerait au sein de la classe politique est, tout compte fait, un couteau à double tranchant. C’est un piège dans lequel risque de s’enfermer durablement la RDC. Car un dialogue suppose un coup «arrêt du processus électoral, ce qui n’est pas loin du glissement électoral tant redouté.

Le dialogue politique en soi n’est pas mauvais. Mais il comporte de nombreuses incertitudes qui risquent d’être fatales pour la jeune démocratie congolaise.

Le découpage territorial tel que conçu par le gouvernement ayant montré clairement ses limites, la réflexion devait être orientée vers le réaménagement du calendrier électoral et non un dialogue politique qui compliquerait davantage la donne.

La classe politique, la CENI et toutes les parties impliquées dans le processus doivent se retrouver autour d’une table pour juger une relecture du calendrier électoral global. C’est cela le dialogue tant attendu. Tout autre format que celui-là ne ferait que replonger la RDC dans une crise dont elle aura du mal à se défaire.

Au-delà de toutes ces considérations, il y a une donne à ne pas marginaliser. C’est le poids du peuple et de la communauté internationale, dont principalement les Etats-Unis, dans le problème congolais. Tout calcul qui est fait au détriment de ces deux pôles a toutes les chances d’échouer. Malheureusement, le dialogue politique tant convoité s’inscrit dans cette démarche.

LE POTENTIEL

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Breaking News: Kabila vient de décider de négocier avec l’opposition pour une transition paisible vers 2016

 

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Jean-Pierre Bemba (MLC), Vital Kamerhe (UNC) et Félix Tshisekedi (UDPS)

Il y a quelques heures, une source nous informait de l’envoi d’un émissaire de Joseph Kabila, aux membres leaders de l’opposition. Elle nous avait cité juste la visite de l’émissaire de Joseph Kabila au Secrétaire national de l’UDPS à Kinshasa, Mr Félix Tshisekedi. Après, nous avions appris que cet émissaire n’était pas seulement parti voir l’UDPS mais il était également allé voir l’UNC et le MLC.

Plusieurspersonnessoupçonnaient déjà que cette visite était pour les corrompre…

Après avoir reçu ces informations qui étaient encore à l’allure des « rumeurs », nous avions contacté nos sources sur place à Kinshasa et nous venons d’apprendre d’une très sure la raison majeure de la visite de l’émissaire de Joseph Kabila à l’encontre de quelques leaders de l’opposition.

En effet, l’émissaire qui n’est rien d’autre que le numéro 1 de l’Agence Nationale de Renseignements, monsieur Kalev Mutond, est allé rencontrer aujourd’hui, quelques leaders de l’opposition, entre autres : Félix Tshisekedi et Bruno Mavungu de l’UDPS, le leader du MLC de Jean-Pierre Bemba, et Vital Kamerhe de l’UNC.

Cette même source nous confirme que Joseph Kabila a envoyé Kalev Mutond avec deux messages clairs et brefs :

1. Joseph Kabila se dit prêt à dialoguer avec toute l’opposition pour l’apaisement en République Démocratique du Congo lors des élections de 2016.

2. Joseph Kabila veut collaborer ensemble avec toute l’opposition pour trouver une solution aux multiples problèmes que connait la République Démocratique du Congo actuellement, pour ainsi, éviter de tomber dans la situation qui se vit présentement au Burundi.

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Kalev Mutond, No1 de l’ANR et l »émissaire de Joseph Kabila

La même source nous informe aussi que lors de cette rencontre, Vital Kamerhe, président de l’UNC a dit à Kalev Mutond qu’il était prêt à participer au dialogue avec Joseph Kabila à condition qu’il libère, avant tout, tous les prisonniers politiques. Il aurait même déclaré à Kalev Mutond : « pas de négociations avant ou sans la libération des prisonniers politiques », en les citant tous par leurs noms.

Sur ce, l’émissaire de Joseph Kabila, monsieur Kalev Mutond aurait rassuré à Vital kamerhe, président de l’UNC, que les prisonniers politiques seraient libérés.

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Directeur exécutif de L’association Les Oubliés de la planète

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03 mai 2015

Burundi: les attaques à la grenade liées à la contestation, « entreprise terroriste » (gouvernement)

Burundi: les attaques à la grenade liées à la contestation, « entreprise terroriste » (gouvernement)

Les auteurs des attaques à la grenade qui ont tué trois personnes dont deux policiers vendredi à Bujumbura sont liés à la contestation au Burundi contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, qui cache une « entreprise terroriste », a estimé samedi le gouvernement burundais.

Les auteurs « ont utilisé des grenades et des fusils, nous les lions à ceux qui disent manifester » à Bujumbura, car « ils considèrent la police, qui est en train de ramener la paix et la sécurité, comme leur ennemie », a dénoncé le ministre de la Sécurité publique, le général Gabriel Nizigama. « On ne savait pas que ces manifestations cachaient une entreprise terroriste », a–t-il ajouté.

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02 mai 2015

Le 02 mai 1968 mourait André Guillaume Lubaya- Message du Sénateur Claudel Lubaya aux Congolais

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de la mort d'André Guillaume Lubaya, tué en 1968 par Mobutu dans des conditions non encore élucidées jusqu'à ce jour. Le Sénateur Claudel Lubaya, le fils de l'illustre disparu, a publié en ce jour mémorable sur son compte facebook, un message  dans lequel il rend un vibrant hommage au défunt père. Je vous invite à le lire.

André Guillaume lubaya

A mon père,

Ce 2 mai 2015, comme le 2 mai de chaque année, nous pensons à toi, et penserons toujours à toi, André Guillaume LUBAYA NTALAJA, mu kua kabombo, précipité en martyr dans l’au-delà, à cause de ton combat pour la démocratie.

Victime expiatoire de l’intolérance politique de la part du régime sanguinaire de Mobutu, tu as été calomnié, traqué, brutalement enlevé et exécuté dans la nuit du 2 mai 1968 au champ des tirs, et tes restes jetés dans un lieu où dont seuls tes bourreaux détiennent le secret.

Privé des funérailles par tes assassins, jusqu’à ce jour, tu n’as ni croix ni terre, ni linceul ni cercueil, ni fleur ni couronne, mais ta mémoire vive continue à demeurer parmi nous, au milieu de nous, à cause de ton juste combat pour un Congo meilleur. Le grand hommage à te rendre, c’est de continuer ce combat.

Ton sang crie justice. Il rejette toute forme de vengeance. Il interdit la haine et ne veut pas de rancœur. C’est un sang pieux, le sang d’un innocent. Comme pour parapharaser Chateaubriand, le sang des méchants, la terre le boit et le transforme en boue quelconque tandis que celui de l’innocent, la terre le rejette parce que le ciel l’aspire et Dieu le venge.

Nous, ta postérité, accordons notre pardon à tes bourreaux. Repose en paix, papa, monsieur le Député Lubaya, le Gouverneur Lubaya, le Ministre Lubaya, le Leader charismatique. Repose en paix, là où tu es.

andré lubaya


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Kinshasa: les membres de l’ASBL Grand-Kasaï discutent des enjeux électoraux

 

 

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Une vue aérienne de la ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental (RDC). Panoramio.com/Ph. VINCENT Francois
Les membres de l’ASBL “Grand-Kasaï” discutent, du 1er au 2 mai à Kinshasa, des enjeux électoraux, de la décentralisation, du découpage territorial, de l’industrialisation et des potentialités de développement de leur espace géographique. Cette structure regorupe les ressortisants du Kasaï-Oriental et ceux du Kasaï-Occidental pour le développement de l’espace kasaïn.

Placé sous le thème: «L’unité et diversité culturelle et politique», ce conclave de Kinshasa réunit une centaine de membres et invités venus de tous les coins du pays.

Avec le découpage territorial, l’espace Grand-Kasaï compte désormais cinq nouvelles provinces à savoir: Kasaï, Kasaï-central, Kasaï-Oriental, Lomami et Sankuru.

Le président de l’ASBL Grand-Kasaï, Denis Kambayi, donne le sens de ce conclave:

«Nous sommes en train de faire une grande sensibilisation comme il est souvent dit mieux vaut prévenir que guérir. Il s’est posé beaucoup de questions sur le découpage territorial. Le Grand-Kasaï qui avait deux provinces est aujourd’hui devenu un Kasaï de cinq provinces. Comment amener une coexistence pacifique dans ce milieu car nous nous connaissons !»

Ce forum de deux jours entend également préserver l’identité culturelle de l’espace kasaïn même après le découpage territorial.

A l’issue de leur sixième rencontre bipartite en juin 2013, les deux Kasaï avaient réaffirmé leur volonté de consolider la paix et la cohabitation pacifique.

Les deux provinces du Kasaï s’étaient également engagées à vulgariser leurs limites légales à l’intention des populations des villages limitrophes  en conflit.

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01 mai 2015

Fosse commune de Maluku:Evariste Boshab attendu à l’Assemblée nationale

 

 

 

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Evariste Boshab, Vice Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité de la RDC le 4/04/2015 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Evariste Boshab Mabudj, sera de nouveau face aux députés samedi 2 mai ou lundi prochain, à la suite  d’une motion de défiance initiée contre lui par des députés de l’opposition sur l’affaire de la fosse commune de Maluku. Les députés signataires de cette motion dont Delly Sessanga Ipungu lui reprochent l’enterrement massif le 19 mars dernier de 425 Congolais dans des conditions qu’ils jugent inhumaines dans une fosse commune dans la commune urbano-rurale de Maluku.

«Il y a eu des atteintes grave à la dignité humaine. Il a y eu une forte banalisation de ce qui s’est passé. Et il nous semble que la responsabilité politique du vice-Premier ministre [Boshab] est engagée. Et nous attendons nous en expliquer dans le cadre de ce que prévoit la constitution», a affirmé le député Sessanga.

Il a par ailleurs dit avoir été surpris que cette motion n’ait pas été débattue en plénière depuis son inscription au bureau de l’Assemblée nationale, il y a plus d’une dizaine de jours. «Alors que de droit, elle [motion de défiance] doit pouvoir être alignée et que la condition de recevabilité est purgée par la présence de plus de cinquante signatures apposées sur le document», a estimé la même source.

A en croire Aubin Minaku, le retard enregistré dans la programmation de cette motion en plénière de la chambre basse est consécutif à son absence au pays. Le président de l’Assemblée nationale a tenu donc à préciser que le dépôt de cette motion avait coïncidé avec son voyage pour la République du Corée.

Les signataires de la motion reprochent notamment à Evariste Boshab l’enterrement massif le 19 mars dernier de 425 à Maluku. La découverte de la fosse commune avait été faite par la population riveraine du cimetière Fula-Fula de Maluklu qui avait saisi la Monusco, la Mission de l’Onu pour la stabilisation en RDC. Elle avait à son tour saisi le Procureur général de la République qui a ouvert une enquête sur cette affaire.

Evariste Boshab va revenir à l’Assemblée pour la deuxième fois pour élucider l’affaire de cette fosse commune. Le 20 avril dernier, le vice-Premier ministre avait, devant la chambre basse du Parlement, reconnu l’inhumation massive de ces Congolais au cimetière Fula-Fula, dans la commune de Maluku, à 80 km de Kinshasa. A la suite d’une question orale qui lui avait été adressée, Evariste Boshab avait estimé que cet enterrement avait respecté la loi en la matière qui date de l’époque coloniale. Pour lui, il s’agit non pas d’une fosse commune, mais plutôt d’une tombe commune.

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30 avril 2015

Procès Floribert Chebeya et Fidèle Bazana : La VSV dénonce la volonté persistante de cacher la vérité

Procès Floribert Chebeya et Fidèle Bazana : La VSV dénonce la volonté persistante de cacher la vérité

Les autorités congolaises n’ont jamais voulu de la manifestation de vérité dans le procès de l’Assassinat de Floribert Chebeya Bahizire et Fidèle Bazana Edadi, respectivement ancien directeur exécutif de la VSV (Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme) et ancien chauffeur, membre effectif de cette organisation non gouvernementale des Droits de l’Homme (ong); un procès relatif à un crime d’Etat. Ces deux activistes de Droits de l’Homme avaient été assassinés dans la nuit du 1er au 2juin 2010. La VSV a lancé hier mercredi, 29 avril 2015, lors d’un point de presse organisé à son siège, dans la commune de Ngaliema, un appel aux autorités congolaises pour mettre fin à la « théâtralisation » du procès sur ce crime d’Etat. Elle a signalé qu’après plus de deux ans de suspension, la reprise du procès le 21 avril 2015, n’augure rien de bon avec la proposition – sous prétexte de gagner du temps – de juger uniquement les prévenus présents en opérant une disjonction des poursuites entre eux et les accusés en fuite.

Etait présent à cette rencontre, Justin Chiba Sencey, 2ème directeur exécutif adjoint de la VSV qui avait en charge la lecture de la déclaration de son organisation. Il avait à ses côtés et pendant le débat, Dolly Ibefo et Peter Ntumba, respectivement directeur exécutif et coordonnateur de la VSV. A ce sujet, Justin Chiba a noté que le Major Paul Mwilambwe, un des prévenus en fuite, était rentré en avril 2011 en RDC pour se présenter devant I justice, mais il en avait été empêché délibérément et soustrait ipso facto. Elle a précisé que les autres prévenus « en fuite », notamment Christian Ngoy Kenga Kenga et Jacques Mugabo se sont à maintes reprises retrouvés sur le territoire congolais, notamment à Lubumbashi sans être inquiétés. Enfin, elle note que le suspect n°1 dans cet ignoble assassinat, le Général John Numbi, n’a jamais été arrêté et continue par conséquent à circuler librement. Les responsables de la VSV estiment qu’il serait mieux pour les autorités congolaises de déclarer clairement à la prochaine audience fixée au jeudi 30 avril 2015 qu’elles ne veulent plus de ce procès et qu’elles y mettent un terme.

Fosse commune de Maluku : une révoltante banalisation de la vie humaine

Parlant de la découverte d’une « fosse commune » au cimetière Fulafula dans la commune de Maluku, à Kinshasa, la VSV s’est dit très choquée ; d’autant que cette découverte macabre est intervenue après une série de répressions violentes et sanglantes de la population dont celles du 19 au 21 janvier 2015, l’Opération Likofi par les forces de l’ordre.
Elle a salué le courage des ONGDs tant nationales qu’internationales qui ont dénoncé l’existence de cette fosse commune qui prouve la banalisation de la vie humaine en RDC. Pour cette ong, cela ressemble bien à un crime contre l’humanité en l’absence de toute lumière sur les catégories réelles des personnes ayant été nuitamment inhumées. Elle a exigé la sécurisation du site en question. Concernant la proposition de loi portant statut d’anciens chefs de l’Etat, elle a souhaité qu’elle ne puisse pas constituer une occasion en or pour consacrer l’impunité des violations des droits humains et autres crimes que pourrait commettre, encourager de commettre ou faire commettre un chef d’Etat en fonctions.

Enfin, le cas de l’ancien Bâtonnier Jean Claude Muyambo, considéré comme prisonnier politique, a été dénoncé, car il a été fait prisonnier pour avoir exigé le respect de la Constitution de la RDC, en rejetant la tentative d’un troisième mandat du Président Joseph Kabila et pour avoir pris part les 19, 20 et 21janvier 2015, aux manifestations de protestation de la population contre la révision de la loi électorale.

Par RSK

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Monusco-Opposition : Köbler brandit la Résolution 2211

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Après l’étape de la  CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), l’Opposition s’est retrouvée le mardi 28 avril 2015  au quartier général de la  Monusco pour s’entretenir avec le Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC sur le processus électoral. Pendant plus d’une heure, sa délégation conduite par son modérateur, Jean-Lucien Bussa, accompagné de Vital Kamerhe, Martin Fayulu, Jean-Claude Vuemba, José Makila, Alexis Lenga et Samy Badibanga, a soumis au patron de la Monusco ses préoccupations sur le processus électoral.
            Ces inquiétudes portent essentiellement sur l’enrôlement de nouveaux majeurs et le décaissement des fonds destinés aux élections.
 
            Le modérateur de l’opposition a souligné la nécessité pour  la Commission Electorale Nationale Indépendante d’enrôler près de 10 millions de nouveaux majeurs dont l’âge varie entre 18 et 22 ans. Jean-Lucien Bussa a également plaidé pour l’enrôlement des RD Congolais refoulés de Brazzaville.
            Concernant le décaissement des fonds, le président du CDER a fait noter le manque de volonté politique du gouvernement de prendre en charge financièrement l’ensemble du processus électoral. A ce jour, a-t-il indiqué, le gouvernement n’a débloqué que  15 % du budget prévu pour les élections.
            Il a rappelé que  dans sa contre-proposition du calendrier électoral, l’Opposition a suggéré que les élections locales soient postposées après les présidentielles et les législatives, afin de permettre à la CENI  de faire face au volet financier des élections.
            Outre le décaissement des fonds et l’enrôlement de nouveaux majeurs, l’Opposition a abordé avec Martin Köbler d’autres problèmes qui rendent délétère le climat politique à la veille des élections, notamment l’insécurité à l’Est du pays, l’accès non équitable aux médias, les violations massives des droits de l’homme, les atteintes à la liberté de presse et d’expression, la négation des droits de l’Opposition …
            Dans sa réponse, le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU en RDC a passé en revue, avec ses hôtes, la Résolution 2211 adoptée par le Conseil de Sécurité le 26 mars 2015. Il a démontré que cette Résolution, dans ses dispositions 19 et 20 sur les élections, répond aux principales revendications de l’Opposition sur le processus électoral.
            En son article 19, la Résolution 2211 du Conseil de Sécurité « demande au gouvernement de la RDC et à ses partenaires nationaux de veiller à la transparence et à la crédibilité du processus électoral, étant donné qu’il incombe au premier chef de créer des conditions propices à la tenue des prochaines élections et notamment d’en faire une priorité, la présidentielle et les législatives étant prévues, conformément à la Constitution, pour novembre 2016, et exhorte le gouvernement et toutes les autres parties à créer les conditions pour que le processus électoral soit libre, juste, crédible, ouvert, transparent, pacifique et conforme à la Constitution de la RDC et au calendrier électoral, pour qu’il s’accompagne d’un débat politique libre et constructif, et pour que soient assurés la liberté d’opinion et d’expression , la liberté de réunion, un accès équitable aux médias, y compris aux médias d’Etat, et la sécurité et la liberté de circulation de tous les candidats, ainsi que des observateurs, des journalistes, des défenseurs des droits de l’homme et des acteurs de la société civile, notamment les femmes».              
            Dans la même Résolution, en son point 20, le Conseil de Sécurité « se félicite de la promulgation et la publication, par la Commission Electorale Nationale Indépendante, d’un calendrier complet couvrant la totalité du cycle électoral, et demande au gouvernement de la RDC d’élaborer rapidement le budget et un code de bonne conduite et d’actualiser les listes électorales en toute régularité, afin que les élections puissent se tenir dans le temps, en particulier la présidentielle et les législatives de novembre 2016 prévues par  la Constitution et le calendrier électoral, dans le respect de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, et invite toutes les parties prenantes à engager un dialogue politique ouvert,  sur les préparatifs des  élections à venir, conformément à la Constitution ».      
            Au vu de cette résolution 2211, la communauté internationale via le Conseil de sécurité, fait des élections présidentielle et législatives, une priorité et ne trouve aucun inconvénient que les élections locales, municipales et urbaines soient repoussées au-delà de 2016.
            Ladite Résolution insiste également sur l’actualisation des listes électorales, une opération qui pourra permettre l’enrôlement de nouveaux majeurs tant réclamé par l’Opposition. Elle renvoie enfin à la Constitution de la RDC qui fixe les délais inflexibles pour la tenue des élections présidentielle et législatives
ERIC WEMBA                                           
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