13 mai 2014

Minova : les crimes de guerre, viols et pillages mal jugés ?

L’interrogation de mal jugé des crimes de guerre, viols massifs et pillages systématiques, supposés avoir été commis sur les populations de Minova et ses environs, suscite des interrogations et continue à faire couler de l’ancre.

            M.  le Bâtonnier DUNIA RUYENZI Joseph de l’Ordre des Avocats du Nord-Kivu, dans sa leçon morale adressée à 16 Avocats finalistes de stage et 17 nouveaux avocats stagiaires, rappelant les devoirs et obligations des Avocats de défendre la veuve, l’orphelin, le vieillard et l’indigent a donné l’exemple  des 39 dossiers par lesquels le Barreau a accordé l’assistance judiciaire gratuite.

            Répondant à la question des journalistes déçus, comme du reste, l’opinion nationale et internationale, des acquittements ainsi que  les populations de MINOVA, le Bâtonnier DUNIA a relevé que les crimes ayant été commis, les victimes doivent être indemnisés par l’Etat congolais qui doit assumer la responsabilité de garantir la sécurité publique et en tant que le civilement responsable des pauvres militaires, auteurs  des crimes commis à MINOVA.

            L’acquittement des auteurs des crimes aussi graves sème la désolation et la déception. Les poursuites contre les militaires presque  déjà mutés et éparpillés pendant le procès soulèvent  les questions  de l’impunité et de la qualité  des prestations qui ont conduit à ces jugements ;

            Me DUNIA RUYENZI Joseph avait,  lors d’une conférence consacrée  à la journée de l’Avocat, le 10 Juillet 2013,  soulevé la problématique de l’indemnisation des crimes commis par les militaires congolais dont le civilement  responsable, l’Etat paie difficilement, les milices Maï-Maï  et les groupes politico-militaires Rwandais, Burundais et Ougandais contre qui, les victimes congolaises ne savent pas auprès de qui obtenir réparation.

            Des dommages  collectifs comme la destruction et pillages des écoles, centre de santé, tuyauteries de l’eau,….. peuvent être réparés par le gouvernement.

            Docteur Denis MUKWEGE qui a lancé la construction d’un chantier de l’Hôpital dans la presqu’île de BULENGA est considéré comme un demi-dieu.

            Après les ravages par ces viols massifs, les pillages systématiques dans des habitations, bétails et cultures, le VIH/SIDA, les maladies des bananes (WILT BACTERIA) et des maniocs (MOZAÏQUE) se sont ajoutées pour aggraver la famine et la pauvreté.

            L’appui et les concertations des ONG d’accès à la justice avec l’ordre des Avocats au Nord-Kivu peuvent améliorer la qualité et les résultats.

Charles Wasso Issunga

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12 mai 2014

L'UDPS relance le vrai débat: L'imposture à la tête de l'Etat


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RDC : naissance d'un nouveau groupe armé au Nord-Kivu, selon l'ONU

AFP
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GOMA, 9 mai 2014 (AFP) - Les Nations unies ont fait part vendredi de la naissance d'un nouveau groupe armé au Nord-Kivu, dans l'Est de la République démocratique du Congo, où s'activent déjà plusieurs dizaines de milices.
La Mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) dispose de renseignements sur "la création d'un nouveau groupe armé connu sous le nom de PPH : Protection du peuple hutu", a déclaré à la presse un porte-parole onusien à Goma.
Ce groupe aurait été créé à Luofu le 6 mai. Cette localité est située dans le sud du territoire de Lubero, à environ 120 km au nord de Goma, la capitale du Nord Kivu, mais le PPH serait également présent dans les territoires, limitrophes, de Masisi et de Rutshuru.
"Il est composé essentiellement d'éléments des groupes armés FDLR-Foca, FDLR-RUD et maï-maï Nyatura", a ajouté le porte-parole.
Les Foca (Forces combattantes Abacunguzi) et le Rassemblement uni pour la démocratie (RUD) sont les deux principales branches de la rébellion hutu rwandaise des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), opposée au régime tutsi au pouvoir à Kigali depuis la fin du génocide de 1994, auquel ont participé ses membres fondateurs.
Les maï-maï Nyatura sont une milice d'autodéfense hutu.
Selon l'ONU, "le PPH serait créé pour assurer la protection des Hutu, sans distinction de nationalité [c'est-à-dire Hutu congolais et Hutu rwandais réfugiés en RDC, NDLR] et pour compromettre la stratégie" de l'armée congolaise et de la brigade d'intervention de la Monusco pour mettre au pas les FDLR, premier groupe armé présent au Congo par la taille de ses effectifs (1.500 à 2.000 combattants selon les estimations).
Disséminés au Nord et au Sud-Kivu, les miliciens des FDLR ont été sommés de se rendre et d'intégrer le processus de démobilisation et rapatriement au Rwanda parrainé par l'ONU. Sans les attaquer de front, les FARDC et les Casques bleus augmentent depuis plusieurs mois la pression militaire sur ce groupe en se déployant dans les zones où il est présent, en espérant favoriser ainsi les redditions.
Interrogé par l'AFP, le lieutenant-colonel Olivier Amuli, porte-parole de l'armée congolaise pour le Nord-Kivu; a déclaré qu'il n'était "pas au courant" de la naissance du PPH mais que les renseignements militaires allaient tenter de "vérifier cette information".
str/mj/jpc

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Enième Coup dur pour Ruberwa

Poursuivi par le signe indien depuis quelque temps, le Rassemblement congolais pour la Démocratie vient de subir un énième camouflet le samedi 10 mai.

A l’unanimité, les membres des partis affiliés au regroupement dénommé l’Opposition Républicaine ont rejeté la candidature du parti cher à Azarias RUBERWA relative à son intégration au sein de cette famille politique de l’opposition. Selon des bribes d’informations recueillies auprès des  sociétaires de cette plate-forme, les débats ont été durs et fort animés autour de la candidature déposée par les amis d’Azarias RUBERWA. Lors de cette plénière organisée à l’hôtel Africana Palace, à Lingwala, les participants ont relevé que l’admission du RCD à cette plate-forme allait entamer la crédibilité du dit regroupement en ces temps de préparatifs des élections générales prévues pour l’année prochaine. Cela, à cause des crimes de guerre et contre l’humanité dont le RCD est passible tout comme ses liens avérés avec le M23 que la Résolution 1998 du Conseil de Sécurité de l’ONU considère comme une force négative à l’instar des FDLR que le Rwanda, son parrain, utilise comme un prétexte pour perpétuer ses agressions contre la RDC. Ces accusations pour le moins avérées ne pouvaient pas du tout plaider en faveur de l’admission de ce parti au sein de la plate-forme de l’Opposition Républicaine.

 Un camouflet de plus pour Azarias RUBERWA après tant d’autres, notamment celui qui a failli coûter cher à François MWAMBA Tshishimbi pour s’être retrouvé il y a plus de deux semaines dans l’enceinte de la résidence privée de Léon KENGO située sur l’avenue de la Gombe, aux côtés de cet ancien vice-président de la République pendant le système de 1+4. Des sociétaires de cette plate-forme, dont particulièrement ceux des FAC Opposition de Jean-Pierre LISANGA Bonganga, avaient déjà critiqué cette présence de celui que la majorité des congolais considèrent comme l’un des parrains du M23 et du CNDP, des mouvements politico-militaires qui sont responsables des crimes de guerre et contre l’humanité.

Le retour de la manivelle

La classe politique et tous les patriotes congolais ont encore fraîches en mémoire les déclarations d’Azarias RUBERWA sur les ondes de la RFI vantant l’entrée des troupes du M23 dans la ville de Goma en novembre 2012, comme un signal devant contraindre et conduire le Gouvernement de la République à ouvrir des négociations avec cette force négative. Tous les journaux de la capitale avaient reproduit ces déclarations qui avaient comme effet de remuer le couteau dans la paie encore béante de toutes les souffrances subies depuis 1996 par les compatriotes résidant essentiellement dans les territoires de l’Est et partout ailleurs, suite aux multiples et incessantes agressions des troupes régulières rwandaises sous couvert des mouvements politico-militaires de l’AFDL, du RCD, du CNDP et du M23. Des agressions que Kigali a toujours justifiées comme moyen de pourchasser les éléments des FDLR dont la présence sur le territoire du Congo menacerait la sécurité intérieure du Rwanda. Que des massacres perpétrés par ces agresseurs à Wendji, Makobola, Tingi-Tingi ! Que des viols massifs ! Que des destructions méchantes ! Que des pillages des richesses précieuses ! Que des déplacements forcés des populations civiles et non armées ! Que des exécutions sommaires dont ces femmes enterrées vivantes à Kasika !

Outre le départ sans préavis de toutes les têtes couronnées de ce qui reste encore comme parti, autre camouflet subi par le R.C.D., c’est celui qui avait été infligé à son comité directeur au niveau de la commission politique, administrative et juridique du Sénat. En effet, Ceux qui constituent encore le comité directeur du RCD, à savoir Azarias RUBERWA, Moïse NYARUGABO et Hubert EFOLE avaient déposé une plainte contre le Dr Jean-Pierre LOLA Gisanga auprès de cette commission du Sénat pour demander et obtenir le départ de ce dernier comme Rapporteur Adjoint du bureau de cette chambre haute. Comme motifs avancés, Ruberwa, son alter ego Nyarugabo et leur hutu de service, à savoir Me Hubert EFOLE, avaient accusé le Dr Lola Gisanga de s’être présenté sous l’étiquette d’un autre parti pour être élu comme député national dans le Haut-Uélé, en Province Orientale.

            Alignant des arguments en béton, Lola Gisanga avait fait savoir aux membres de la commission PAJ (Politique, Administrative et Juridique) du Sénat qu’il n’a jamais quitté le RCD. Pour preuve, c’est lui qui était en train de rembourser les arriérés des loyers du siège de ce parti à Kisangani. Ensuite, il avait mis ses amis au défi de démontrer une quelconque preuve de son entrée dans un parti politique autre que le RCD et d’en citer le nom. Le Dr Lola Gisanga a enfin fait savoir, documents à l’appui, qu’il s’était présenté en novembre 2011 comme candidat indépendant dans la circonscription du Haut- Uélé du fait que le RCD, son parti, n’y avait pas présenté un autre candidat. Comme il y avait un vide, il avait mis ses amis en demeure de présenter un texte constitutionnel ou réglementaire qui pouvait l’empêcher de le combler en se présentant comme candidat indépendant à l’instar d’autres candidats et conformément à la loi électorale en vigueur. Le Dr Lola avait alors indiqué que l’actuel leadership était de plus en plus contesté à cause, entre autres, de ses méthodes de freinage des ambitions des autres sociétaires. Raison pour laquelle la majeure partie des membres avaient quitté sans préavis le bateau RCD pour d’autres cieux plus clément et démocratiques. Après avis et considérations, les membres de la Commission PAJ avait alors rejeté à l’unanimité la requête introduite à tort et sans motifs valables par le trio RUBERWA, NYARUGABO et EFOLE.

            Est-ce pour ces multiples raisons que les sociétaires de la plate-forme Opposition Républicaine en sont arrivés au rejet pur et simple de la candidature du RCD ? Toujours est-il que le passé sombre et les révélations de plus en plus fortes des  accointances de ceux qui ont toujours présidé aux destinées du RCD avec les mouvements politico-militaires couverts du sang des millions des Congolais ne peuvent pas faciliter  son adhésion à n’importe quel regroupement politique congolais en ces temps de préparation des élections générales proches.

F.M.

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L’aile Runiga du M23 annonce le retour « à Goma et en RDC » de 682 ex-rebelles

 

Des éléments de l’aile Runiga Jean-Marie de l’ex-rébellion du M23, réfugiés au Rwanda depuis mars 2013, ont exprimé la volonté de « revenir à Goma et en RDC », dans le cadre de la loi d’amnistie promulguée le 11 février 2014 par le président de la RD Congo, Joseph Kabila Kabange.


« Les civils et militaires du M23 du pasteur Jean-Marie Runiga Rugerero veulent revenir à Goma et en RDC. Ils vont, probablement, signer cette semaine les fiches d'engagement pour l'amnistie et de ne plus appartenir à une quelconque rébellion », rapporte Radio Kivu 1 vendredi 09 mai 2014.

La radio émettant de Goma précise que, « sur Radio Kivu 1, Innocent Munyemana, un des secrétaires du pasteur Runiga et ancien universitaire de Goma, a confirmé cette information en précisant que leur retour en RDC doit se faire selon le processus de l'Accord d'Addis-Abeba et leur sécurité ».

« Levée des sanctions contre certains membres du M23 »

Le gouvernement rwandais avait demandé mercredi 1er mai 2013 au Conseil de sécurité des Nations la « levée des sanctions » qu’il avait prises « contre certains membres du M23» réfugiés au Rwanda, notamment l’ancien chef politique Jean-Marie Runiga et le colonel Baudouin Ngaruye. 

Ces éléments du M23 étaient installés dans un camp qu’avaient visité le même jour la presse locale et internationale ainsi que des membres du corps diplomatique en poste à Kigali.

« Nous demandons la levée des sanctions prises par le Conseil de sécurité contre certains membres du M23 qui sont ici et qui ont décidé de pouvoir renoncer aux mouvements rebelles dont le M23 », avait déclaré la ministre rwandaise en charge des réfugiés Séraphine Mukantabana, appelant la communauté internationale à  « soutenir le Rwanda dans la prise en charge ».

Début janvier 2013, le Conseil de sécurité avait pris de « nouvelles sanctions » contre des responsables du M23 qu’il avait considérés respectivement comme « le chef civil du M23 » et « un commandant du M23 soupçonné d’exactions » contre des femmes et des enfants. « Interdits de voyager, leurs avoirs sont également gelés », avait-il décidé.

« Nous estimons que ces décisions vont faciliter des progrès vers une paix durable dans l’est de la RDC », avait commenté dans un communiqué l’ambassadrice des Etats-Unis à l’Onu, Suzanne Rice, demandant aux membres du M23 «de faire défection et de se démobiliser afin de se dissocier des groupes sanctionnés».

Dans la foulée, elle avait évoqué l’éventualité de « mesures supplémentaires du Conseil contre ceux qui persistent à fournir un appui extérieur au M23 ou à contrevenir à l’embargo sur les armes » imposé aux groupes armés actifs en RDC.

 « Accueillis au Rwanda pour des raisons humanitaires »

Dans ses explications aux journalistes et aux diplomates en visite dans le camp hébergeant les réfugiés du M23, la ministre Mukantabana avait qualifié de « pures inventions » les rumeurs sur le « renvoi » en RDC d’une partie des rebelles du M23.

« Ce ne sont que de pures inventions, car comme vous l’avez remarqué vous-mêmes, ils sont tous là. Et je peux vous assurer que le Rwanda n’a et n’aura jamais, n’a même jamais eu, l’intention de déstabiliser la sécurité de la région et encore moins de ses voisins », avait-elle démenti.

En conduisant la presse locale et internationale ainsi que de nombreux représentants du corps diplomatique au camp d’internement de 682 rebelles du M23 ayant fui ceux de la faction pro-Makenga dans l’Est du pays, « les autorités rwandaises ont voulu jouer la transparence sur le sort de ces rebelles du M23 réfugiés au Rwanda depuis la nuit du 14 au 15 mars », avait commenté RFI.

« Ils ont été accueillis au Rwanda pour des raisons humanitaires, ont été désarmés et ont entrepris des démarches pour être démobilisés », avait affirmé la ministre rwandaise en charge des réfugiés Séraphine Mukantabana, qui a aussi qualifié de « bonne chose » la récente reddition à la Cour pénale internationale (CPI) du général renégat Bosco Ntaganda.

Elle avait par ailleurs a estimé que la Brigade d’intervention des Nations unies qui sera déployée au Nord-Kivu « ne résoudra pas tous les problèmes ».

Sont amnistiés, les faits insurrectionnels

Aux termes de l’article 1er de la loi d’amnistie, « sont amnistiés les faits insurrectionnels, les faits de guerre et les infractions politiques commis sur le territoire de la République Démocratique du Congo au cours de la période allant du 18 février 2006 au 20 décembre 2013 ».

« Est éligible à l'amnistie tout congolais auteur, co-auteur ou complice des faits infractionnels visés à l'article premier de la présente loi », dispose l’article 2.

Selon l’article 3, « on entend par :

1. faits insurrectionnels, tous actes de violence collective, commis à l'aide de menaces ou avec des armes, dans le but de se révolter contre l'autorité établie en vue d'exprimer une revendication ou un mécontentement;

2.    faits de guerre, les actes inhérents aux opérations militaires conformes aux  lois et coutumes de la guerre qui, à l'occasion d'un conflit armé, ont causé un dommage à autrui ;

3.    infractions politiques :

−    les agissements qui portent atteinte à l'existence, à l'organisation et au fonctionnement des pouvoirs publics ;

−    les actes illégaux d'administration ou de gestion du territoire dont le mobile et/ou les circonstances revêtent un caractère politique ;

−    les écrits, images et déclarations appelant à la révolte contre l'autorité publique ou réputés tels ».

L’article 5 stipule que, « pour bénéficier de l'amnistie, les auteurs, co-auteurs ou complices des faits insurrectionnels et des faits de guerre visés par la présente loi sont tenus  préalablement de s'engager personnellement, par écrit, sur l'honneur, à ne plus commettre les actes qui font l’objet de la présente amnistie ».

« L'engagement est pris par tout prétendant à l'amnistie, fugitifs et latitants compris, dans un délai de six mois, auprès du Ministre de la justice, à dater de la publication de la présente loi au Journal officiel. Toute violation de cet engagement rendra automatiquement nulle et non avenue l’amnistie ainsi accordée et disqualifierait l’auteur de cette violation du bénéfice de toute amnistie ultérieure », insiste-t-il.





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l'Honorable Vital KAMERHE répond aux questions de Congo indépendant, Afrikarabia et Réveil FM.

Agé de 55 ans, ancien président de l’Assemblée nationale étiqueté PPRD (parti présidentiel), Vital Kamerhe a repris sa liberté, en décembre 2010, après sa démission forcée en mars 2009 de la présidence du Bureau de la chambre basse du Parlement.

Il lui a été reproché notamment d’avoir émis des «réserves» suite au déploiement des soldats de l’armée régulière du Rwanda (RDF) dans la province du Nord Kivu alors que les deux Etats étaient en «belligérance». En janvier 2011, «V.K», comme l’appellent ses proches, a créé son parti, «Union pour la Nation Congolaise» (UNC). Quatre années après sa rupture avec la «Kabilie», des voix continuent à s’élever pour reprocher à Kamerhe son opuscule «Pourquoi j’ai choisi Joseph Kabila», publiée à la veille de l’élection présidentielle de 2006. Mercredi 7 mai, «Vital» était de passage à Bruxelles. Une occasion pour la rédaction de Congo Indépendant de lui poser quelques questions d’actualité brûlante. A savoir notamment le récent séjour kinois du secrétaire d’Etat américain John Kerry, les expulsions massives des ex-Zaïrois du Congo-Brazzaville et l’élection présidentielle de 2016. Au fil de l’entretien, il a lancé cette phrase : «Je dis mea culpa pour le livre «Pourquoi j’ai choisi Joseph Kabila».
 
Comment allez-vous ?
 
Je me porte bien au plan physique, moral et spirituel. En revanche, je me porte mal parce que le Congo va mal ! Le pays est conduit dans la mauvaise direction par les gouvernants actuels. Le pays va droit en «enfer».
 
Qu’entendez par «enfer» ?
 
Je veux dire simplement que le Congo-Kinshasa est un paradis sur terre. Hélas, les gouvernements précédents et surtout celui de Joseph Kabila a fini par le transformer en enfer. A titre d’illustration, les deniers publics sont détournés, tous les biens de l’Etat sont devenus la propriété de Kabila et de sa famille biologique. Sans oublier les membres de son entourage. Le patrimoine minier de la Gécamines est bradé au profit d’un expatrié tandis que la MIBA (Minière de Bakwanga) est vidée de sa sève. Dans la Province Orientale, Kilo Moto a perdu ses mines d’or ; le minerai de fer est passé sous le contrôle d’un seul homme. Dans les provinces du Kivu, des bandes armées bénéficiant des complicités internes pillent le coltan. Au Bas-Congo, les habitants de la ville de Moanda continuent à croupir dans la misère sociale pendant que chaque parcelle est envahie par des installations de forage des sociétés pétrolières. La situation décrite ici est tout simplement inacceptable. Voilà pourquoi, nous nous sommes engagés dans un combat acharné pour la démocratie. L’objectif consiste à mettre fin à cet état de chose. Et ce, y compris par le recours à l’article 64 de la Constitution qui reconnait à chaque Congolais le droit de s’opposer à un individu ou groupe d’individus qui veulent exercer le pouvoir en violation de la loi fondamentale.
 
Que répondez-vous à ceux qui doutent de la sincérité de votre combat à cause de votre ouvrage «Pourquoi j’ai choisi Joseph Kabila» ?
 
Je leur répondrai qu’Etienne Tshisekedi qui est notre «icône nationale» incontestée – le leader incontesté de l’opposition -, a été, à une époque de sa vie, le rédacteur du «Manifeste de la Nsele» avec Mobutu (Ndlr : projet de société du régime Mobutu publié en 1967). Avant leur rupture au début des années 70, on a vu Tshisekedi et le président Mobutu porter des «costumes» identiques en s’appuyant sur des cannes. Commettre une erreur est une chose mais demeurer dans l’erreur est impardonnable. Tshisekedi avec ses collègues parlementaires Ngalula Mpandanjila, Kyungu wa Kumwanza et d’autres ont eu le courage d’écrire au maréchal Mobutu la «Lettre des 13 parlementaires». C’était en décembre 1980. Ils ont signifié au chef de l’Etat qu’ils avaient jadis «adulé» qu’il conduisait le pays dans une direction contraire à celle qui était convenue. Contrairement à moi, les « 13 » avaient décidé non pas de quitter le Mouvement populaire de la révolution mais d’obtenir le droit d’y créer un «courant réformateur».
 
Votre démarche est donc différente...
 
Vous êtes en face de quelqu’un qui a écrit certes le livre «Pourquoi j’ai choisi Joseph Kabila» mais qui a quitté son ancienne famille politique pour rejoindre l’opposition. Je voudrais que les gens me jugent sur mes actes et mon discours. Si on devait faire un diagnostic de l’environnement politique congolais, je ne pense pas qu’on pourrait me classer parmi ceux restent inactifs ou muets face aux événements malheureux qui nous assaillent et les tentatives de révision de la Constitution. Mon parti et d’autres formations de l’opposition ont déjà organisé sept meetings pour fustiger la volonté du pouvoir de réviser la charte fondamentale. Je l’ai dit publiquement : «Pour que Kabila change la Constitution, il doit marcher sur mon cadavre». Je réitère cette déclaration.
 
L’opinion congolaise a suivi les tracasseries policières dont vous avez été l’objet pour vous rendre dans les deux Kivu. Comment avez-vous fait, cette fois, pour sortir sans heurts du territoire national ?
 
L’audace, le courage et la détermination. Il faut dire que je connais mes droits. Avant de prendre mon avion, j’ai été retenu à l’aéroport de Ndjili pendant 45 minutes au pied de l’avion par le fait d’un agent zélé de l’Agence nationale des renseignements (ANR).
 
Et alors ?
 
J’ai exigé la production d’un acte officiel interdisant ma sortir du territoire national. Il n’y avait aucun document. J’ai téléphoné à l’administrateur général de l’ANR, Kalev Mutond. Je dois avouer que celui-ci a réagi de manière prompte. C’est ainsi que j’ai prendre mon vol. J’en profite pour interpeller certains de nos compatriotes qui se croient en droit de tuer ou de combattre tous ceux qui ne pensent pas comme Kabila. Ces compatriotes se trompent en croyant ainsi plaire au «chef».
 
Quel sentiment éprouvez-vous ?
 
Je tiens tout simplement à relever que les faits que j’ai vécus à l’aéroport de Ndjili sont loin d’être nouveaux. Nous avons vécu des situations analogues à l’époque de Mobutu. Tous ceux qui ne pensaient pas comme Mobutu avaient {Honoré} Ngbanda et tous les sbires de l’époque à leurs trousses. Des manifestations pacifiques furent violemment réprimées. C’est le cas notamment de la marche des chrétiens du 16 février 1992. Les familles qui ont perdu des êtres chers n’ont pas oublié. Moi-même, je porte encore une cicatrice suite à cette répression sanglante. Je pense que les responsables de ces méfaits auront à faire leur mea culpa parce que le peuple lui n’a pas oublié. Je ne peux pas oublier ce que Ngbanda et les autres avaient fait contre nous. Aujourd’hui le même Ngbanda s’est érigé en « grand combattant » pour la démocratie et la liberté. C’est une très bonne chose. Reste que chacun de nous doit se repentir. En ce qui me concerne, je dis mea culpa pour le livre «Pourquoi j’ai choisi Joseph Kabila». Les «autres» devraient avoir le courage d’avouer leurs fautes.
 
Vous avez refusé de participer aux travaux des concertations nationales…
 
Effectivement ! C’était une manière de dire déjà «Non !» à une participation au gouvernement de Joseph Kabila. Nous disons : « Kabila doit partir !». Il doit partir parce qu’il a mal travaillé comme l’a dit par ailleurs l’ancien sous-secrétaire d’Etat aux Affaires africaines, Herman Cohen.
 
Que répondez-vous à vos critiques qui allèguent que votre absence à ces concertations était due au refus du pouvoir de vous promettre le poste de premier ministre du futur gouvernement dit de « cohésion nationale »
 
Oh la la ! Ils ont déjà reparti les postes ?
 
Il semble que les négociations seraient en cours…
 
Pensez-vous franchement que le président Kabila ne m’a jamais proposé de poste depuis que j’ai quitté sa famille politique ? C’est le respect des principes qui m’a incité à ne pas prendre part à ce forum. Quels sont ces principes ? Il y a notamment l’Accord-cadre de paix signé le 24 février 2013 à Addis-Abeba et la Résolution 2098 du Conseil de sécurité. Ceux qui ont suivi ma méthode de travail tant à la tête du ministère de l’Information qu’à l’Assemblée nationale connaissent le culte que je voue à la primauté du droit. Il était hors de question que nous participions à ces travaux qui présentaient les allures d’un congrès du parti présidentiel.

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11 mai 2014

Kasaï-Oriental: la population appelée à participer à l’élaboration et au contrôle du budget provincial

Le Collectif pour le développement social, économique et culturel intégré (Codeci) a initié, depuis quelques jours à Mbuji-Mayi,  un «Guide» pour amener la population du Kasaï-Oriental à participer à l’élaboration et au contrôle du budget de leur province.

Cette structure a soumis, depuis deux jours, ce document de 300 pages à la relecture des députés et ministres provinciaux du Kasaï-Oriental ainsi qu’aux experts de la décentralisation avant sa publication.

«C’est un manuel qui devra retracer les grandes lignes de la participation et au contrôle citoyen à la budgétisation locale», a expliqué le coordonnateur du Codeci, Patrick Tshibangu.

Il a indiqué que ce “Guide” est passé à la relecture pour que la société civile et le gouvernement provincial du Kasaï-Oriental aient la même compréhension sur la démarche du Codeci.

«Les grandes matières développées dans ce guide sont : les politiques et les finances publiques, la participation citoyenne à la gouvernance budgétaire locale, le contrôle citoyen à la mise en œuvre du budget local», a poursuivi Patrick Tshibangu.

Peter Ngala Ntumba, un des rédacteurs de ce “Guide”, a relevé son importance pour la population :

«Il faut amener la population à définir ses priorités, à participer à la mise en œuvre effective du budget voté au niveau de l’Assemblée provinciale, à faire le suivi et l’évaluation de ce budget».

Il a indiqué que les observations faites seront intégrées dans ce document avant sa publication.

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Kinshasa : les chefs religieux mettent en place une commission d’intégrité électorale

 
Des représentants religieux le 11/3/2012 à Brazzaville. Radio Okapi/ Ph. John BompengoDes représentants religieux le 11/3/2012 à Brazzaville. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Les chefs religieux de Kinshasa ont mis en place, dimanche 11 mai, une « Commission d’intégrité et de médiation électorale » (CIME). Cette structure crée à l’issue de la clôture de l’atelier de formation de quatre jours organisé par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à leur intention a pour mission d’accompagner l’intégrité du processus électoral par la prévention, la gestion et la médiation des conflits liés aux élections tout au long du cycle électoral.

Composé de 16 membres, la Cime dit se placer au centre de toutes les tendances en vue de concilier les vues des uns et des autres pour des élections libres, transparentes et apaisées.

« Nous devons garantir l’intégrité de tout le processus électoral en amont, pendant et même en aval pour éviter que des élections mal préparées débouchent à des conflits et dégénèrent en violence », a affirmé le coordonnateur élu de cette commission, le Révérend Delphin Elebe Kapalay.

Selon lui, la Cime se charge aussi d’organiser des sessions de sensibilisation, conscientisation et formation de la population dans le but de l’outiller pour jouer activement son rôle dans un processus électoral sain et responsable.

« Nous voulons que tout se passe dans la paix dans notre Pays. Et donc, c’est l’affaire de tout le monde, ce n’est pas l’affaire simplement d’un groupe des religieux, non c’est l’affaire de tous les peuples congolais », a ajouté le Révérend Elebe.

Présent à cette cérémonie de clôture, l’Abbé Apollinaire Malu Malu a salué cette initiative et dit attendre de cette Commission l’accompagnement du processus électoral à tous les niveaux.

Les chefs religieux qui étaient en formation pendant quatre jours ont bénéficié de la collaboration de l’école de formation électorale en Afrique centrale et le centre européen d’appui aux processus électoraux.

radiookapi.net

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L’ancien rebelle congolais, Jules Mutebusi est décédé au Rwanda

 
Vue panoramique de Bukavu, 2004.Vue panoramique de Bukavu, 2004.

L’ancien chef de guerre, le colonel Jules Mutebusi, est décédé vendredi soir à Kigali au Rwanda. Il est mort de suite d’une maladie dans un hôpital à l’âgé de 54 ans. Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a confirmé dimanche 11 mai le décès de cet ancien rebelle.

Jules Mutebusi et les troupes du général Laurent Nkunda, avaient participé à la prise de Bukavu au Sud-Kivu du 2 au 9 juin 2004.

Les hommes de ces deux chefs de guerre avaient commis plusieurs exactions dans cette ville de l’Est de la RDC.

Chassé par l’armée, le colonel Mutebusi avait fui au Rwanda en fin juin 2004 avec plus de trois cents hommes.

radiookapi.net

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10 mai 2014

Enfants congolais: les familles d'adoption lancent un appel à l'aide

BELGA 




 Les six familles des enfants belges mais d'origine congolaise bloqués depuis novembre à Kinshasa après leur adoption ont réclamé vendredi une aide des autorités belges pour obtenir que ces orphelins puissent les rejoindre en Belgique.

Réunies jeudi à Louvain-la-Neuve, elles ont décidé de se constituer en comité, chargé d'obtenir la sortie des enfants bloqués depuis près de six mois avec leurs parents dans l'ambassade de Belgique en République démocratique du Congo (RDC).

Elles ont en outre publié une lettre ouverte intitulée "fête des mamans sans mamans" dans laquelle elles se placent dans la position des enfants pour décrire leur situation.

"A nous orphelins congolais, il nous a été donné des parents belges. Nous avons fait leur connaissance il y a quelques mois. Des relations fortes de filiation, d'amour, réciproques et irréversibles, se sont désormais tissées", indique la lettre, adressée à l'agence BELGA.

"Nous devions rentrer ensemble en Belgique après un séjour de 10 jours afin de rencontrer le reste de la famille. Mais, le très long blocage actuel de nos autorisations de sortie du territoire empêche l'aboutissement de cette démarche d'adoption internationale", ajoute la missive.

"Pour certains d'entre nous, nos parents séjournent depuis de longs mois à Kinshasa dans la plus grande incertitude quant à l'issue de ce combat, contraints à une expatriation non programmée. Pour d'autres, nous nous sommes vus séparés de notre nouvelle maman, de notre nouveau papa, obligés de retourner en Belgique par des exigences (enfants, emplois, famille...) sans savoir quand nous nous reverrons", poursuit la lettre.

"En cette période de fête des mères, que font nos autorités (belges) pour nous aider? ", conclut le texte.

(1) Ceci est une photo d'illustration

Posté par lumbamba à 11:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]