08 mai 2014

«Une forte concentration» des rebelles rwandais des FDLR signalée à Kanyabayonga

Le Centre de recherche sur l’environnement, la démocratie et le droit de l’homme (Creddho) signale une forte concentration des rebelles rwandais des FDLR dans les groupements Tama et Itala, à Kanyabayonga (Nord-Kivu).

Creddho accuse ces combattants hutus rwandais de piller les produits champêtres des paysans dans plusieurs localités de ces groupements situés à plus de 200 km au nord-ouest de Goma. Le chef d’antenne de cette ONG, Aisé Kanendu, appelle le gouvernement à venir en aide à ces populations.

Selon lui, les localités concernées sont Kasiki et Luhanga, dans le groupement de Tama, et Mbuavinya et Mukeberwa, dans le groupement d’Itala.

Cette présence des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda «accentue l’insécurité et impose des conditions socio-économiques dramatiques aux paisibles citoyens congolais vivant dans ce coin», a-t-il affirmé.

Jusque là, les rebelles ont emporté les récoltes de plus de 100 hectares de haricot, manioc, maïs et pomme de terre, avec lesquels ils ravitaillent leurs centres de formation militaire à Kisabulo, Mwekwe, Mashuta et Busunju.

Les paysans vivant dans ces contrées se plaignent de se voir privé de leurs moyens de survie.

Le creddho demande au gouvernement congolais de ne pas «minimiser» cette situation, et de «trouver une solution urgente pour mettre fin à cette mésaventure».

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Identité de vues entre Washington et Bruxelles

Processus électoral et révision constitutionnelle en Afrique. 15 pays se rendraient aux urnes sur le continent d’ici à 2017. Les partenaires de l’Afrique se prononcent les uns après les autres.

 

Après John Kerry, secrétaire d’Etat américain, c’est au tour de Jean-Pascal Labille, ministre belge de la Coopération au développement, d’emboucher la trompette du respect des processus électoral et démocratique en Afrique.  Cette identité de vues entre Washington et Bruxelles porte, notamment, sur la limitation des mandats présidentiels.


La Belgique réfléchit sur les voies et moyens d’avoir une coopération plus agissante avec ses trois principaux partenaires dans la région des Grands Lacs africains. Trois anciennes colonies qui ont gardé de bons rapports de coopération avec Bruxelles. D’ailleurs, les prétentions de Bruxelles sur cette partie du continent sont dévoilées par Jean-Pascal Labille : « La Belgique peut faire la différence dans les trois pays partenaires en Afrique centrale ».

    Pour le ministre belge de la Coopération au développement, L’accord d’Addis-Abeba de février de l’année dernière a apporté une paix fragile et créé une dynamique importante, a indiqué le ministre belge qui estime que son pays doit en profiter pour aider à engager une nouvelle dynamique de développement dans la région.

    Dans cette dynamique, la RDC ferait l’objet d’un traitement particulier principalement au Kivu. L’agence Chine nouvelle note  que « Le ministre belge souhaite conclure un nouveau programme de coopération avec le Congo. Il s’agit d’un programme intérimaire qui consolide leurs efforts et renforce le programme indicatif de coopération en cours.

    M. Labille a en outre tenu à livrer un effort «spécial» pour l’Est du Congo, et en particulier les provinces du Kivu. A en croire celui-ci, un premier volet du «plan de relance Kivu» a été signé lors de la Commission Mixte avec le Congo le 4 avril dernier », écrit le confrère. « L’Europe a raté son rendez-vous avec le printemps arabe. Elle ne peut pas rater le départ rapide de l’Afrique, au risque de mettre en danger le bien-être de sa propre population », a déclaré Jean-Pascal Labille. L’homme d’Etat belge est convaincu que « l’Afrique est, pour l’Europe, le continent du 21e siècle ».

IDENTITE DE VUES

    La question des processus démocratiques et électoraux dans les pays où d’importants scrutins, notamment présidentiel et législatif dans plusieurs pays du continent, a été également abordé. Sur cet aspect des choses, Washington et Bruxelles émettent sur une même longueur d’onde. Il apparait clairement que les prises de position des Etats-Unis et de la Belgique se croisent et seraient concertées.

    Lorsque John Kerry parle « du respect du processus électoral et constitutionnel », cité par l’agence Belga, Jean-Pascal Labille reprend en écho : « Lorsqu’il y a une Constitution qui prévoit un certain nombre de mandats, cette Constitution doit être respectée ». Il enfonce le clou : « Sinon, à quoi sert-il d’écrire une Constitution ?». Rejoignant le chef de la diplomatie américaine, le ministre belge de la Coopération au développement  rend ainsi publique la position officielle de son pays. Généralement, en pareille circonstance, la position belge influe notablement sur l’ensemble de l’Europe des 27.

    Dans les relations internationales, les puissances ont tendance à imposer quasiment leurs vues aux autres Etats. Lorsqu’une position est partagée par autant de capitales, sans de véritables sons discordants, cela démontre la parfaite harmonie existant sur la question. Cette identité de vues augure d’une volonté de maintenir le cap d’une réelle stabilisation du continent.

RDC: M. Labille invite le président Kabila à «respecter la Constitution»

Le ministre belge de la Coopération au développement, Jean-Pascal Labille, a implicitement appelé mardi le président congolais Joseph Kabila à ne pas briguer de troisième mandat à la tête de la République démocratique du Congo (RDC), joignant ainsi sa voix à celle du chef de la diplomatie américaine, John Kerry.

«Lorsqu’il y a une Constitution qui prévoit un certain nombre de mandats, cette Constitution doit être respectée», a-t-il affirmé devant les 7èmes assises de la Coopération belge au développement qui se tenaient au palais d’Egmont à Bruxelles. «Sinon, à quoi sert-il d’écrire une Constitution», a ajouté M. Labille, parlant de «règles de base que nous devons respecter». La Constitution congolaise, adoptée par référendum en décembre 2005, interdit au président d’exercer plus de deux mandats d’affilée.

Mais nombre d’opposants soupçonnent le clan présidentiel de vouloir modifier la loi fondamentale pour permettre à M. Kabila de se maintenir au pouvoir au delà de l’expiration de son second mandat, en décembre 2016. En visite à Kinshasa, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, avait exhorté dimanche le chef de l’Etat congolais à quitter le pouvoir à l’issue de son second quinquennat.

Belga

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La ministre de la justice, Wivine Mumba humiliée par les députés


(KINSHASA)- La révolution prend corps à l’assemblée nationale. Depuis  le début de cette législature, aucun projet de loi n’a été rejeté.

Les députés ont renvoyé trois projets de loi présentés par la ministre de la Justice, Wivine Mumba. Il s’agit du projet de loi modifiant et  complétant la loi organique portant organisation, fonctionnement et  compétence des juridictions de l’ordre judiciaire en matière de répression des crimes contre l’humanité, des crimes de génocide et  crimes de guerre, de celui modifiant et complétant la loi portant code  de justice militaire et enfin du projet de loi portant régime de  déclaration des biens. Les trois projets ont été jugés  anticonstitutionnels. Le député Delly Sesanga a trouvé sans fondement  la démarche de la ministre de la justice. Selon lui, le travail a été bâclé dans la forme et le fond. Pour le premier projet lié à l’organisation des juridictions de l’ordre judiciaire en matière de répression des crimes de guerre, le juriste a considéré que la garde des sceaux a donné deux titres différents pour le même texte. Pire encore, ajoute-t-il, elle a voulu remplacer une loi ordinaire par une loi organique. Quant au projet sur la déclaration des biens des dirigeants publics, les députés ont indiqué que le projet relevait d’une loi réglementaire et non d’une loi organique. Les trois projets violent la constitution, a précisé le député Noel Botakile. A la fin de la plénière, la ministre de la Justice est sortie comme une poule mouillée.

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Les Kinois déçus par l’attitude de son Gouvernement


(La Référence Plus)

Bien que l’équipe Matata travaillerait d’une façon professionnelle sur le dossier après expulsions, tueries, viols et traitements inhumains contre les Rd Congolais à Brazzaville.

Les expulsions et traitements désobligeants contre les Rd Congolais à Brazzaville se poursuivent dans une indifférence suspecte de Kinshasa. Une grande opinion à Kinshasa n’approuve, plus les négociations improductives amorcées par les autorités de Kinshasa avec Brazzaville. Le Gouvernement a reconnu d’ailleurs l’échec de ses efforts diplomatiques dans son compte rendu du dernier conseil de Ministre lu par son Porte-parole le mardi 06 mai.
 
Et la question que d’aucuns se posent légitimement est de savoir pourquoi notre Gouvernement donne l’impression d’ignorer la notion de réciprocité pourtant un principe sacrosaint en relations internationales ? Pourquoi garde-t-on l’ambassadeur Christophe Muzungu à Brazzaville si aucune autorité de République du Congo ne sait l’écouter ? Pourquoi Kinshasa ne se gêne t-il pas de continuer de parler à son peuple des relations privilégiées avec un régime qui le torture? Pourquoi Kinshasa ne peut pas interrompre la fourniture d’électricité d’Inga à Brazzaville pour faire pression sur le régime Sassou?
Sous d’autres cieux, même lorsqu’il s’agit d’une prise d’otage, les présidents et chefs de gouvernement se mobilisent et se déploient pour condamner et s’activer dans tous les sens pour trouver des solutions et des moyens de secourir ou de le libérer. A l’instar du Nigéria avec les USA, au cœur des efforts de ces dirigeants, une communication de crise à la hauteur des événements.
 
Malheureusement, les autorités de Kinshasa, pour paraphraser le ministre de l’intérieur à l’Assemblée nationale, “gèrent cette affaire avec beaucoup de professionnalisme” alors que les kinoises et kinois sont bourrés au fil des heures, par les télévisions et la magie des réseaux ‘sociaux, des informations et des images mettant en exergue les atrocités que continuent de subir leurs compatriotes de l’autre coté de la rive.
Et dans l’opinion, la tension monte de plus en plus contre l’inattention totale du Gouvernement de Kinshasa qui se contente des comptes rendus de ses réunions et ballets diplomatiques sans aucune communication ciblée et proportionnelle aux attentes des RD-Congolais.
Dans un taxi (sur l’avenue de la libération) qui nous conduisait vers la Gombe, les esprits étaient surchauffés en racontant les faits vécus par des compatriotes à Brazzaville tels que diffusés par un média de Kinshasa. Deux femmes (cinquantenaires) ont affirmé, avoir piqué de la fièvre après avoir vu ces atrocités. “ Dieu merci parce qu’il a plu immédiatement après, parce que je ne sais pas comment j’allais dormir hier “, a souligné une d’entre elles.
Ils accusent le Gouvernement Matata d’inertie et de mollesse face aux misères infligées nos compatriotes par l’armée de Brazzaville. Un autre de se demander” pourquoi, il n’y a pas une prise de position rigoureuse assortie des condamnations ouvertes et vigoureuses contre la République du Congo, par le Président de la république et Premier ministre, afin de donner un signal fort et faire arrêter d’abord la continuation de ces traitements inhumains et dégradants, ces tueries, ces viols et extorsions des congolais ?“
 
L’échec diplomatique
 
Sous un ton de déception, une importante opinion à Kinshasa n’approuve pas les négociations improductives et inefficaces de Kinshasa avec Brazzaville. Le Gouvernement reconnaît d’ailleurs l’échec de ses efforts diplomatiques dans son compte rendu du Conseil de Ministres lu par son Porte-parole le mardi 06 mai. Il cite la mission officielle à Brazzaville conduite conjointement par le vice- ministre des Affaires étrangères et celui.de la Décentralisation et Affaires coutumières; la mission des experts du ministère de l’intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières qui, malheureusement n’ont pas été en mesure de rencontrer les autorités congolaises comme convenue par les deux parties lors de la première mission l’envoi par le chef de l’Etat du ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale et Francophonie auprès de son homologue du Congo/Brazzaville ; et l’accueil par les autorités de Kinshasa des conseillers principaux du chef de l’Etat du Congo/Brazzaville, Monsieur Abbas et Mme Claudia Sassou ainsi que du Maire de Brazzaville Hugues Ngouolondélé.
Mais, malencontreusement, au moment même où se tenaient ces réunions, les expulsions se poursuivaient dans les mêmes conditions. Le Comble est que certaines autorités brazzavilloises ne s’offusquent pas à insulter leurs victimes voire même leurs homologues RD-Congolais.
Et la question que d’aucuns se sont posée légitimement est de savoir pourquoi notre Gouvernement donne l’impression d’ignorer la notion de réciprocité pourtant un principe sacrosaint en relations internationales ? Pourquoi garde-t-on l’ambassadeur Christoph&Muzungu à Brazzaville si aucune autorité de République du Congo ne sait l’écouter?
Pourquoi Kinshasa ne se gène-t-il pas de continuer de parler à son peuple des relations privilégiées avec un régime qui le torture?
 
La réponse du Porte parole du Gouvernement, le ministre Mende Omalanga qui justifiait l’indolence de Kinshasa par le fait que seuls 5 à 8 % des RD-Congolais sont touchés par ce malheur à Brazzaville, laisse transparaitre un mépris condamnable de la situation. Son propre compte rendu parle d’un total de 72.731 hommes, femmes et enfants refoulés au 5 mai! Et la situation de ceux qui sont sur place va empirant avec une complicité indubitable des autorités de la République du Congo au plus haut sommet.
La convocation urgente d’une réunion extraordinaire de la Commission spéciale Défense et Sécurité entre la RDC et la RC et le Déplacement du Gouverneur de la Ville de Kinshasa à Brazzaville le mardi 6 mai 2014, pour rencontrer son homologue dé Brazzaville, sont des mesures prises par le gouvernement dans le but d’améliorer les conditions d’attente de nos compatriotes candidats au retour et obtenir des autorités congolaises l’interdiction de diffusion des messages de haine, de xénophobie à l’égard du peuple de la République démocratique du Congo. Mais cela ne suffit pas au regard de proportions prises par la situation.
 
Impuissance ou fausse modestie
 
Le Gouvernement de la RDC qui attend des médias périphériques et des Ongdh internationales la dénonciation de cette situation doit prêcher par l’exemple en mettant en garde Brazzaville pour son non respect des accords tripartites et des droits civils et humanitaires internationaux. Pourquoi, jusqu’à ce jour, le 1er ministre Matata ou encore le président Kabila ne dénonce pas l’attitude du Gouvernement brazzavillois ou du président Denis Sassou Nguessou puisque c’est de lui qu’il s’agit?
 
Rien n’explique la petitesse que semblent incarner les autorités rd congolaises qui, à mon avis, sont les premières cibles de l’opération “ Mbata ya bakolo “. Le simple sursaut d’orgueil n’autorise pas que ce pays qui se veut la locomotive de l’Afrique-centrale subisse éperdument les travers de ses voisins. Pourquoi donc le président français se fait du souci pour 3 ou 4français, otages en Afrique, en Syrie ou en Afghanistan ? Pourquoi le rwandais Paul Kagame peut-il ressasser éternellement le génocide et toujours se faire respecter? Et pourquoi en RDC, ni les centaines de naufragés, ni morts des déraillements, ni les 6 millions de morts dans le Grand-Kivu, les centaines des milliers des congolais brutalisés en Angola, au Congo-Brazzaville, ne donnent pas assez d’insomnies aux dirigeants congolais! En tout cas, rien ne va chez nos dirigeants.
Dominique Kadimamuya

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LES EXPULSIONS DE RD CONGOLAIS DU CONGO - BRAZZAVILLE Le Gouvernement sous pression

L’onde de choc des expulsions des Rd Congolais du Congo-Brazzaville atteint les milieux universitaires. Hier, les étudiants de l’UNIKIN ont donné le ton.

Outrés, révoltés par les exactions sans nom dont sont victimes leurs compatriotes refoulés, les « camarades » O de la « Colline inspirée » étaient sur le point de battre le pavé. Une colère légitime.

Les étudiants de l’Université de Kinshasa, stoppés hier par la police alors qu’ils marchaient pour protester contre les expulsions des Congolais de Brazzaville, disent reporter à une date ultérieure leur marche pacifique. Phare de la société, l’Université montre la voie à suivre. Reste que toutes les forces vives du pays manifestent leur désapprobation à l’égard de ces actes ignobles et aussi témoignent leur solidarité aux victimes.
La police a dispersé mercredi 7 mai une marche des étudiants de l’Université de Kinshasa (Unikin) qui comptaient protester pacifiquement contre les expulsions doublées des violences des Congolais vivant à Brazzaville. Selon des sources à l’Unikin, les manifestants ont été dispersés à coup de gaz lacrymogènes juste quand ils descendaient vers le Rond-point Ngaba.
Déjà la veille, cette marche a été interdite par le Gouvernement provincial. Ces manifestants, plusieurs centaines selon les organisateurs, trouvent que les autorités de Kinshasa font preuve de " passivité " et déplorent qu’une marche pacifique soit étouffée par la police au lieu d’être encadrée. Leur marche pacifique devrait les conduire jusqu’à l’Assemblée nationale où ils comptaient déposer un mémorandum en rapport avec ces expulsions.
Contacté par Forum des As, le recteur de l’Université de Kinshasa, le professeur Labana a affirmé qu’il n’y a pas eu de casses ni autre incident à déplorer à la suite de cette intervention de la police. Dans une intervention télévisée, le prof Lubana a exhorté les étudiants au calme et à se concentrer sur leurs activités académiques.

ELAN PATRIOTIQUE
Il faut ici saluer cet élan patriotique de l’Université, phare de la société et des étudiants, l’avenir du pays. C’est donc normal qu’ils ne soient pas indifférents aux malheurs qui frappent leurs compatriotes.
On souhaiterait même que toutes les forces vives de la République embrayent sur le même élan patriotique et manifestent leur désapprobation en rapport avec les traitements dégradants subis par nos compatriotes à Brazzaville. Et aussi témoignent leur solidarité avec les victimes. Cet élan patriotique prouve qu’aucun Congolais n’approuve ces traitements inhumains infligés à des rd Congolais par les autorités d’en face. Selon le gouvernement congolais, 72 731 Congolais de la RDC ont déjà été refoulés du Congo-Brazzaville.
A Kinshasa, le Gouvernement a déploré, le mardi 6 mai, les exactions, extorsions, tortures et lynchages subis par ces expulsés « de la part de certains éléments de la police et des bandes des jeunes xénophobes de la République du Congo-Brazzaville » Didier KEBONGO

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L’opposition doit se mettre déjà en ordre de bataille pour capitaliser le soutien de John Kerry

Importants enseignements à tirer de la visite de John Kerry à Kinshasa ; L’opposition doit se mettre déjà en ordre de bataille pour capitaliser ce soutien

 
Messager très particulier du Président Barack Obama, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a regagné son pays après son fructueux séjour passé au milieu des Congolais à Kinshasa,

mais son discours très attendu a eu le mérite d’être compréhensible même s’il était emballé dans un langage sibyllin propre aux diplomates chevronnés de son rang.
En effet, John Kerry est arrivé dans la capitale de la RDC pour donner et, au besoin, expliquer, la position du gouvernement et du peuple des Etats Unis d’Amérique sur un sujet précis qui divise au plus haut point l’ensemble du peuple congolais. Il s’agit de l’alternance qui doit s’opérer le plus rapidement possible dans toutes les institutions du pays à l’horizon 2016 conformément aux prescrits de la Constitution !
 
Or, à ce jour il y a des dirigeants politiques dont le mandat est arrivé à terme depuis 2011 mais qui sont toujours aux affaires. C’est le cas de le dire de Sénateurs, de Députés provinciaux et même de gouverneurs de provinces qui continuent d’être élus par des députés provinciaux dont le mandat est échu depuis très longtemps !
 
Les Etats-Unis ne sont pas avec la majorité présidentielle !
 
Etant donné cette grave anomalie, l’appareil de l’Etat connait un dysfonctionnement sans précédent qui est à l’origine de l’immobilisme constaté de nos jours dans tous les secteurs de la vie nationale.
Le discours du grand John Kerry (grand au propre comme au figuré) est allé droit au cœur des Congolais impatients de voir corriger les graves anomalies ayant marqué les élections du 28 novembre 2011. Explicitant le discours de ce dernier, l’envoyé spécial américain pour la région de Grands Lacs, Russell Feingold a déclaré ce qui suit à ce même propos, nous citons:” La communauté internationale ne s’était pas engagée suffisamment tôt comme elle aurait dû le faire et qu’il ne fallait pas répéter cette erreur en 2016 “. Voilà qui est clair désormais !
Comme on pouvait s’y attendre, les chantres du statu quo ont vite tenté de récupérer le message de John Kerry en prétendant à la radio et à la télévision que le gouvernement et le peuple des Etats-Unis étaient parfaitement d’accord avec les hommes et les femmes au pouvoir en RDC qui veulent tripatouiller la Constitution afin de s’assurer une certaine longévité politique contre la volonté de masses populaires de ce pays !
Il s’agit là d’une interprétation biaisée destinée tout simplement à désorienter la population qui n’a pourtant pas intérêt à soutenir la démarche de ceux-là mêmes qui veulent pérenniser sa misère à travers des mécanismes électoraux produisant des résultats qui ne reposent sur aucun fond de vérité ni de justice.
 
Un boulevard pour l’Opposition!
 
Le discours tenu par John Kerry à Joseph Kabila l’a été au nom de toutes les grandes puissances du monde acquises à la démocratie, au respect de droits de l’homme, à la bonne gouvernance et aux libertés individuelles et collectives. Il s’agit donc là d’un boulevard grandement ouvert par lesdites grandes puissances à l’intention de l’Opposition congolaise qui doit vite sortir de son engourdissement de son apathie actuelle pour se mettre en ordre de bataille face aux stratagèmes politiques déjà mis en place par la Majorité présidentielle pour se maintenir au pouvoir!
 
Que faut-il donc faire pour mériter ce cadeau inappréciable de grandes puissances du monde avec à leur tête les Etats-Unis d’Amérique?
Il faut que les forces vives de la nation se consultent rapidement pour faire le point des stratégies à mettre en œuvre pour gagner les prochains élections locales, municipales et provinciales en ayant déjà un œil ouvert sur les élections majeures de 2016, la société civile étant la première force vive à mettre à contribution à cause de l’in contestable bonne organisation de ses composantes. Un sujet à débat.
KAMBALE MUTOGHERWA

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Kinshasa réclame son pétrole à Luanda

Entre la RDC et l’Angola, les rapports paraissent au beau fixe. Juste en apparence ! Car le différend qui les oppose sur le pétrole du plateau continental, principalement dans les blocs 14 et 15, n’a jamais été dissipé.

Kinshasa réclame son pétrole que Luanda exploite sans partage depuis trois décennies.

Fort de la Convention de Montego Bay qui redéfinit les limites du plateau continent d’un Etat, la République démocratique du Congo s’est engagée dans une bataille juridique pour retrouver ses droits sur le versant du plateau continental lui revenant  et où l’Angola tire actuellement une bonne partie de sa production de brut.

A Luanda, le forcing de Kinshasa a été par moment perçu comme un affront, au regard, commentait-on dans la capitale angolaise, de l’appui que l’Angola accordé à la RDC dans les temps difficiles de la guerre. L’on agitait notamment la grande offensive menée par les troupes angolaises en 1998 pour mater une opération commando menée depuis la base de Kitona dans le Bas-Congo par les rebelles du RCD/Goma.

Depuis lors, des réunions se sont multipliées aussi bien à Luanda qu’à Kinshasa pour dissiper les malentendus.  A défaut d’un compromis, c’est finalement auprès de la Commission onusienne des limites du Plateau continental des Nations unies que la partie angolaise avait préféré se référer pour une solution à l’amiable.

La démarche n’ayant pas été du goût de Kinshasa, celui-ci n’a pas avalisé la procédure et très vite, l’on s’est trouvé devant une impasse.  Pour contourner ce blocage, la partie congolaise s’est tournée vers Hambourg, auprès du Tribunal du droit de la mer. Nos sources indiquent que c’est le ministre des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, qui en a clairement fait mention dans sa lettre du 11 avril au secrétaire général des Nations unies.

Qu’est-ce à dire ? Selon des sources généralement bien informées, Kinshasa aurait rejeté une solution à l’amiable impliquant les Nations unies dans la mesure où il sent qu’il n’y trouverait pas son compte. Par contre, il reposerait tous ses espoirs sur la justice internationale. Voilà donc une affaire qui agite de la plus belle des manières les relations pour le moins apaisées qui lient les deux pays.

Dans une tribune parue le 2 mai 2014 dans La Libre Belgique, Marie-France Cros tente de pénétrer à sa manière cette énigme. « Après avoir fait longtemps l’autruche, écrit-elle, le gouvernement de Kinshasa s’oppose cette fois ouvertement à l’Angola pour défendre son pétrole offshore ».

Le 11 avril, rapporte-t-elle, le ministre des Affaires étrangères de la RDC, Raymond Tshibanda, a écrit au secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, pour lui demander que la Commission onusienne des limites du Plateau continental « s’interdise » d’examiner la demande angolaise en cette matière avant que Luanda et Kinshasa résolvent leur différend frontalier.


Comment en est-on arrivé là ? Nombre d’experts pensent que Kinshasa a péché par sa négligence, si bien que Luanda a jugé mieux de se référer à la Commission onusienne des limites du Plateau continental pour obtenir gain de cause. Or la procédure exigerait un accord préalable de Kinshasa avant la saisine de la commission spécialisée de l’ONU.

« Le type de demande fait par l’Angola n’est pas inhabituel », note à juste titre Marie-France Cros. « L’Onu l’accorde, poursuit-elle, lorsque les pays voisins du demandeur sont d’accord. Clairement, ce n’est pas le cas ».

Dans les faits, l’Angola a effectivement déposé devant l’Onu, comme il le peut, une demande d’extension vers le large de sa Zone économique exclusive (ZEE), qui va jusqu’à 370 km des côtes maximum.  Selon Kinshasa, cette ZEE angolaise empiète sur le territoire maritime congolais, souligne La Libre Belgique.

Selon le professeur Kasongo Numbi, expert géologue cité par La Libre Belgique, l’Etat angolais exploite à son compte « exclusif » une partie de la ZEE congolaise de même que celle  qui s’étend sur sa mer territoriale (12 miles marins de la côte) et sa Zone contiguë (24 miles marins au maximum). La plus grande partie des blocs 14 et 15 angolais appartiendrait ainsi au Congo. En 2009, on estimait les réserves de ces deux blocs à 4,3milliards de barils.

Les bons offices de la France

    Des sources généralement bien informées indiquent que la France a offert sa mission de bons offices pour tenter de régler ce différend. C’est le géant pétrolier Total qui s’est chargé de piloter cette opération, commentent les mêmes sources. Le récent passage du PDG de Total à Luanda, suivi quelques jours après par le voyage du président José Eduardo dos Santos en France, rentrerait dans le cadre de l’offense diplomatique que mènent les dirigeants français. Fini l’Angolagate qui avait éloigné pendant plus d’une décennie la France de l’Angola. Les nouveaux rapports entre les deux parties pourraient de redéfinir autour du pétrole.

L’on se rappelle que Total s’est engagé à investir 16 milliards de dollars américains dans les eaux ultra-profondes offshore de l'Angola. Les fonds, a indiqué la compagnie dans un communiqué de presse, vont financer le projet Kaombo, situé à environ 260 km au large de Luanda et à une profondeur de 1.400 à 1 900 m. Ironie du sort, Total est en exploitation dans les deux blocs querellés, c’est-à-dire les blocs 14 et 15.

Aux dernières nouvelles, il nous revient que ce n’est plus ni à New York, ni à Hambourg que devrait se dénouer le différend entre Kinshasa et Luanda ; ce serait plutôt à Paris, capitale de la France. Le prochain déplacement du président Kabila rentrerait dans ce schéma, susurre-t-on dans les milieux spécialisés.

Le plus évident est qu’après des années d’exploitation dans les blocs litigieux, Kinshasa ne cache plus ses intentions de récupérer ses droits sur son Plateau continental. Y arrivera-t-il ? Nul ne le sait pour l’instant. Tous les regards sont désormais tournés vers Paris où le règlement du différend pourrait se faire des Nations unies et de la justice internationale.

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06 mai 2014

Me BRUNO MAVUNGU et F. TSHISEKEDI SONT CATÉGORIQUES

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