15 mai 2014

La MONUSCO insiste sur les élections apaisées en respectant la Constitution

L’organisation des élections apaisées dans le respect de la Constitution est une priorité pour la mission de l’Organisation des nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), a fait savoir Martin Kobler,

représentant spécial du secrétaire général des NU en RDC, au cours du rendez-vous hebdomadaire avec la presse d’hier 14 mai au quartier général de cette institution à Kinshasa. Ce qui justifie, selon lui, la visite qu’il a effectuée le mardi 13 mai dernier aux installations de la Commission électorale nationale indépendante.

Le patron de la MONUSCO a saisi cette occasion pour faire le tour de différents services et directions techniques du Secrétariat exécutif national. Au terme de cette visite, il a rappelé les mandats de son institution au processus électoral en RDC, à savoir, l’appui logistique, technique et les bons offices.
La RDC est un pays souverain, a-t-il déclaré, avant de souligner que la MONUSCO ne peut pas se substituer aux Congolais s’agissant de la révision constitutionnelle. Pour cela, a indiqué le RSSG des NU en RDC, la MONUSCO a renforcé son équipe qui travaille à la CENI, afin de corriger les erreurs commises sur le plan logistique en 2011.
D’après lui, il est important pour la communauté internationale de sauvegarder les principes des élections qui doivent être libres, transparentes, démocratiques et justes.
Il a été aussi question, au cours de ce face-à-face avec la presse, de la tenue à Goma, au Nord-Kivu, de la réunion du Comité d’appui technique au mécanisme régional de suivi du 20 au 23 mai prochain. Pour le porte-parole de la mission onusienne, c’est pour la 1ère fois que ce comité se réunit en dehors de Nairobi, au Kenya, où se trouve son secrétariat. Charles Bambara a indiqué qu’une délégation du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie séjourne depuis le mardi 13 mai à Goma.
Cette délégation, conduite par le directeur adjoint du département d’Afrique du ministère des Affaires étrangères, se rendra ce matin à Bukavu. Le programme prévoit la visite au centre minier de Lueshe, dans le Masisi, avant celle du PNC à Mugunga.
A son arrivée à Goma, cette délégation a échangé avec le chef de Bureau de la MONUSCO, Ray Virgilio Torres, le commandant de la brigade du Nord-Kivu, le général Samantha, avant de s’entretenir avec le gouverneur Julien Paluku. Mathy MUSAU

 

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14 mai 2014

La VSV réclame une enquête sur la mort d’Udjani, chef des insurgés Enyele

 
L’arrivée des ressortissants de la RDC refoulées au Congo Brazzaville le 29/04/2014 au Beach de Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John BompengoL’arrivée des ressortissants de la RDC refoulées au Congo Brazzaville le 29/04/2014 au Beach de Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

L’ONG la Voix des sans voix (VSV) réclame une enquête après la mort d’Udjani Mangbama, chef des insurgés Enyele, mort le samedi 10 mai à Owando au Congo Brazzaville. Selon Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement de la RDC, l’ancien chef rebelle a été tué lors d’un échange de tirs avec des policiers congolais qui effectuaient un contrôle de routine.

Pour la VSV, il faut que toute la lumière soit faite sur la disparition d’un homme que les autorités du Congo de Brazzaville affirmaient détenir en prison.

« Nous avons exigé qu’une commission indépendante ad hoc soit mise en place pour faire toute la lumière sur les circonstances réelles de la mort d’un exilé politique. Il faudrait aussi que les responsabilités soient dégagées  et que les personnes mises en cause soient sanctionnées », déclare le coordonateur de la VSV, Peter Ntumba. Pour lui, Udjani devait être sécurisé pour qu’il réponde de ses actes devant la justice.

Lambert Mende indique, pour sa part, que le gouvernement de la RDC a déjà fait la même demande aux autorités du Congo-Brazzaville et attendent leur réponse.

Le porte-parole du gouvernement de la RDC estime qu’il n’est pas normal qu’Udjani, exilé politique, ait joui d’autant de liberté alors que son pays demandait son extradition.

Udjani Mangbama a lancé l’insurrection des Enyele en mai 2009 à Dongo en Equateur. Cette insurrection était consécutive à un différend autour des étangs riches en poissons entre sa communauté Enyele Bobala et les Monzaya Boba.

Avec ses combattants armés de quelques kalachnikovs et d’armes blanches, Udjani a fait une incursion à Mbandaka le 04 avril 2010 et prit le contrôle de l’aéroport avant d’y être délogé par l’armée.

Après cette attaque, Udjani a trouvé asile au Congo-Brazzaville. Les autorités de la RDC ont réclamé en vain son extradition. Brazzaville a toujours assuré que le chef milicien était en prison.

radiookapi.net

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Poursuite de l’expulsion massive des Congolais des villes et campagnes du Congo voisin : Joseph Kabila face à ses responsabilité


Les 13 recommandations formulées par l’Assemblée nationale donnent une orientation claire à suivre par le régime de Kinshasa.

Malgré les missions de bonne volonté et de supplication dépêchées à Brazzaville par les autorités de la RDC pour essayer de faire changer d’avis au président Sassou Nguesso ainsi qu’a son gouvernement, l’expulsion massive des citoyens du Congo Kinshasa des villes et campagnes du Congo voisin se poursuit sans désemparer !
 
Parlant hier de l’obstination des autorités du Congo-Brazzaville à aller jusqu’au bout de leur logique” d’assainissement “, les journaux et périodiques paraissant à Kinshasa ont souligné l’hypocrisie des précités et la naïveté de dirigeants de la RDC Nous félicitons les organes de presse pour la pertinence de leur constat.
 
En effet, les autorités du Congo-Brazzaville ont agi jusque là en contradiction flagrante avec leur discours sur les relations fraternelles et de bon voisinage existant entre leur pays et la RDC, tandis que celles du Congo-Kinshasa se sont laissés embobiner pendant longtemps par des discours des précitées qu’ils ont eu tort de considérer comme de l’argent comptant ou comme des paroles d’évangile !
 
Mais alors même que les dirigeants de la RDC auraient du mal à comprendre ce qui arrivé à leurs compatriotes expatriés en République du Congo, les Députés nationaux ont pris l’heureuse initiative de dépêcher une mission parlementaire d’information dans ce pays pour s’imprégner de la situation dans ses moindres détails avant de prendre position !
 
A Matata et Kabila d’agir maintenant
 
Revenus à Kinshasa au terme de leur travail sur le terrain au Congo voisin, les membres de ladite mission parlementaire d’information ont présenté un rapport explosif au cours de la plénière de lundi dernier de l’Assemblée nationale.
Rédigé en des termes on ne peut plus clairs, ce rapport décrit les atrocités subies par des Congolais de la RDC au cours de l’opération dénommée “ Mbata ya bakolo “ conduite avec brutalité par la police de la République du Congo à la demande de son gouvernement
Dans sa conclusion, ledit rapport en appelle à la vigilance tous azimuts du gouvernement conduit par
 
Augustin Matata Ponyo sous l’impulsion de Joseph Kabila en attirant particulièrement son attention sur les mobiles sécuritaires et politiques constituant les soubassements de la mesure d’expulsion massive prise à l’endroit de ses citoyens expatriés au Congo-Brazzaville !
Mais la partie essentielle du rapport de mission parlementaire d’information qui vient d’être effectuée au Congo-Brazzaville à l’initiative de l’Assemblée nationale c’est sans nul doute celle réservée aux 13 recommandations formulées à l’intention invariablement, de Matata Ponyo et Kabila.
 
Contre toute attente et pour la toute première fois dans l’histoire parlementaire congolaise, ce rapport a été adopté sans une seule voix contre ni abstention.
Au nombre de 13 recommandation formulées par la mission parlementaire d’information figurent entre autres le rappel à Kinshasa de l’Ambassadeur de la RDC à Brazzaville et la rupture de relations diplomatiques de deux Congo qui ont cessé d’être de bons voisins, encore moins de bons frères !
 
Coïncidence frappante les recommandations dudit rapport rejoignent les suggestions faites en son temps par l’ancien speaker de l’Assemblée nationale en la personne de Vital Kamerhe qui n’a pas échappé hier aux critiques des plus acerbes de Députés nationaux pour avoir donné clairement son point de vue sur le martyre de Congolais au Congo-Brazzaville. Ces derniers sont-ils prêts à reconnaître à ce politique la qualité de visionnaire et à lui présenter publiquement leurs excuses ? Après l’adoption du rapport en question par l’Assemblée nationale la question suivante mérite d’être posée qu’attendent donc Kabila et Matata pour agir conformément à l’esprit et à la lettre de recommandations formulées par les élus du peuple?
KAMBALE MUTOGHERWA

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Sécurité et quiétude retrouvées à Kananga La société civile félicite le Gouv’ Alex Kande


« Nous sommes réunis en ce lieu pour dire au gouverneur de province, à son gouvernement et au conseil provincial de sécurité merci pour la sécurité et la quiétude retrouvées à travers toute la province en général et en particulier dans les villes de Kananga et de Tshikapa».

C’est par ces mots que monsieur Anaclet Tshimbalanga, coordonateur provincial du Réseau pour la Réforme du Secteur de Sécurité et de la Justice, Rrssj, au Kasaï Occidental a ouvert la séance de rédévabilité sur les questions sécuritaires dans les villes de Kananga et de Tshikapa jeudi dernier à Kananga. Cette séance faisait suite à celle organisée au mois de mars au plus fort de la vague d’insécurité qui secouait les deux principales villes de la province. Dans ses propos, monsieur Tshimbalanga a noté le fait que le gouverneur de province avait réservé une attention particulière au cahier des charges de la société civile du mois de mars. C’est pourquoi  les résultats enregistrés méritaient la reconnaissance de cette structure citoyenne. Près de deux cents personnes venant de plusieurs organisations de la société civile avaient pris part à cette rencontre. Deux témoignages ont été faits  par deux participants venus des quartiers où l’insécurité avait fait plusieurs victimes dans la ville de Kananga. De ces deux témoignages, il apparait clairement que la sécurité et la quiétude sont revenues dans la province et que l’action du gouverneur Kande a été déterminante dans le rétablissement de la paix.  L’un de ses intervenants, Clément Ngombwa de la Mutuelle des ressortissants de Kele Kele, Murek a toutefois exhorté le gouverneur Kande « à ne  pas dormir sur ses lauriers car l’accalmie actuelle pourrait permettre à la pègre de se réorganiser et relancer les actes de banditisme ». Une proposition destinée à associer la population aux efforts des autorités par la mise en place de la dynamique communautaire a été adressée au gouverneur.

Prenant pour sa part la parole, le gouverneur Alex Kande visiblement touché par les remerciements de la société civile, s’est dit ému de la reconnaissance des efforts de son gouvernement et du conseil provincial de sécurité. Humblement, le gouverneur de province a, à son tour remercié  la population pour les félicitations adressées à son gouvernement et le conseil provincial de sécurité. Il a, en outre remercié la population pour sa collaboration dans le démantèlement de plusieurs réseaux des malfaiteurs. Le gouverneur Kande a renouvelé son engagement à se soumettre à l’évaluation des actions de son gouvernement par sa participation aux séances de rédévabilité et par des rencontres diverses avec toutes les couches de la population. Il a en outre promis d’étendre la dynamique communautaire à travers toute la province. Quant à l’exhortation à la vigilance, le gouverneur a indiqué que le dispositif sécuritaire qui a permis de rétablir la sécurité reste en place à savoir les patrouilles mixtes Pnc-Fardc et la poursuite de l’équipement de la police. Le gouverneur a fait notamment état de l’acquisition de nouveaux moyens de locomotion. Avec le concours du conseil provincial de sécurité, son gouvernement mettra sur pieds  des groupes mobiles de la Pnc qui prendront dans un  avenir proche le relais des patrouilles mixtes Pnc- Fardc.

Pour raison  d’efficacité, le gouverneur n’a pas  révélé la panoplie d’autres mesures arrêtées pour la sécurisation de la population de sa juridiction. A la sortie de la rencontre, l’un des responsables de la société civile, le chef des travaux de l’Isp Kananga Trudon Ntumba, s’est félicité de la disponibilité du gouverneur qui a accepté de se soumettre en public à l’évaluation de son action. Trudon Ntumba y voit un bel exemple de démocratie. Cet exercice de rédévabilité a été soutenu et encouragé par la coopération britannique Dfid. Il intervient après la vague d’insécurité qui avait secoué certaines parties de la province du Kasaï Occidental.   

pieRRe SOSthène kambid

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13 mai 2014

Minova : les crimes de guerre, viols et pillages mal jugés ?

L’interrogation de mal jugé des crimes de guerre, viols massifs et pillages systématiques, supposés avoir été commis sur les populations de Minova et ses environs, suscite des interrogations et continue à faire couler de l’ancre.

            M.  le Bâtonnier DUNIA RUYENZI Joseph de l’Ordre des Avocats du Nord-Kivu, dans sa leçon morale adressée à 16 Avocats finalistes de stage et 17 nouveaux avocats stagiaires, rappelant les devoirs et obligations des Avocats de défendre la veuve, l’orphelin, le vieillard et l’indigent a donné l’exemple  des 39 dossiers par lesquels le Barreau a accordé l’assistance judiciaire gratuite.

            Répondant à la question des journalistes déçus, comme du reste, l’opinion nationale et internationale, des acquittements ainsi que  les populations de MINOVA, le Bâtonnier DUNIA a relevé que les crimes ayant été commis, les victimes doivent être indemnisés par l’Etat congolais qui doit assumer la responsabilité de garantir la sécurité publique et en tant que le civilement responsable des pauvres militaires, auteurs  des crimes commis à MINOVA.

            L’acquittement des auteurs des crimes aussi graves sème la désolation et la déception. Les poursuites contre les militaires presque  déjà mutés et éparpillés pendant le procès soulèvent  les questions  de l’impunité et de la qualité  des prestations qui ont conduit à ces jugements ;

            Me DUNIA RUYENZI Joseph avait,  lors d’une conférence consacrée  à la journée de l’Avocat, le 10 Juillet 2013,  soulevé la problématique de l’indemnisation des crimes commis par les militaires congolais dont le civilement  responsable, l’Etat paie difficilement, les milices Maï-Maï  et les groupes politico-militaires Rwandais, Burundais et Ougandais contre qui, les victimes congolaises ne savent pas auprès de qui obtenir réparation.

            Des dommages  collectifs comme la destruction et pillages des écoles, centre de santé, tuyauteries de l’eau,….. peuvent être réparés par le gouvernement.

            Docteur Denis MUKWEGE qui a lancé la construction d’un chantier de l’Hôpital dans la presqu’île de BULENGA est considéré comme un demi-dieu.

            Après les ravages par ces viols massifs, les pillages systématiques dans des habitations, bétails et cultures, le VIH/SIDA, les maladies des bananes (WILT BACTERIA) et des maniocs (MOZAÏQUE) se sont ajoutées pour aggraver la famine et la pauvreté.

            L’appui et les concertations des ONG d’accès à la justice avec l’ordre des Avocats au Nord-Kivu peuvent améliorer la qualité et les résultats.

Charles Wasso Issunga

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12 mai 2014

L'UDPS relance le vrai débat: L'imposture à la tête de l'Etat


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RDC : naissance d'un nouveau groupe armé au Nord-Kivu, selon l'ONU

AFP
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GOMA, 9 mai 2014 (AFP) - Les Nations unies ont fait part vendredi de la naissance d'un nouveau groupe armé au Nord-Kivu, dans l'Est de la République démocratique du Congo, où s'activent déjà plusieurs dizaines de milices.
La Mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) dispose de renseignements sur "la création d'un nouveau groupe armé connu sous le nom de PPH : Protection du peuple hutu", a déclaré à la presse un porte-parole onusien à Goma.
Ce groupe aurait été créé à Luofu le 6 mai. Cette localité est située dans le sud du territoire de Lubero, à environ 120 km au nord de Goma, la capitale du Nord Kivu, mais le PPH serait également présent dans les territoires, limitrophes, de Masisi et de Rutshuru.
"Il est composé essentiellement d'éléments des groupes armés FDLR-Foca, FDLR-RUD et maï-maï Nyatura", a ajouté le porte-parole.
Les Foca (Forces combattantes Abacunguzi) et le Rassemblement uni pour la démocratie (RUD) sont les deux principales branches de la rébellion hutu rwandaise des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), opposée au régime tutsi au pouvoir à Kigali depuis la fin du génocide de 1994, auquel ont participé ses membres fondateurs.
Les maï-maï Nyatura sont une milice d'autodéfense hutu.
Selon l'ONU, "le PPH serait créé pour assurer la protection des Hutu, sans distinction de nationalité [c'est-à-dire Hutu congolais et Hutu rwandais réfugiés en RDC, NDLR] et pour compromettre la stratégie" de l'armée congolaise et de la brigade d'intervention de la Monusco pour mettre au pas les FDLR, premier groupe armé présent au Congo par la taille de ses effectifs (1.500 à 2.000 combattants selon les estimations).
Disséminés au Nord et au Sud-Kivu, les miliciens des FDLR ont été sommés de se rendre et d'intégrer le processus de démobilisation et rapatriement au Rwanda parrainé par l'ONU. Sans les attaquer de front, les FARDC et les Casques bleus augmentent depuis plusieurs mois la pression militaire sur ce groupe en se déployant dans les zones où il est présent, en espérant favoriser ainsi les redditions.
Interrogé par l'AFP, le lieutenant-colonel Olivier Amuli, porte-parole de l'armée congolaise pour le Nord-Kivu; a déclaré qu'il n'était "pas au courant" de la naissance du PPH mais que les renseignements militaires allaient tenter de "vérifier cette information".
str/mj/jpc

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Enième Coup dur pour Ruberwa

Poursuivi par le signe indien depuis quelque temps, le Rassemblement congolais pour la Démocratie vient de subir un énième camouflet le samedi 10 mai.

A l’unanimité, les membres des partis affiliés au regroupement dénommé l’Opposition Républicaine ont rejeté la candidature du parti cher à Azarias RUBERWA relative à son intégration au sein de cette famille politique de l’opposition. Selon des bribes d’informations recueillies auprès des  sociétaires de cette plate-forme, les débats ont été durs et fort animés autour de la candidature déposée par les amis d’Azarias RUBERWA. Lors de cette plénière organisée à l’hôtel Africana Palace, à Lingwala, les participants ont relevé que l’admission du RCD à cette plate-forme allait entamer la crédibilité du dit regroupement en ces temps de préparatifs des élections générales prévues pour l’année prochaine. Cela, à cause des crimes de guerre et contre l’humanité dont le RCD est passible tout comme ses liens avérés avec le M23 que la Résolution 1998 du Conseil de Sécurité de l’ONU considère comme une force négative à l’instar des FDLR que le Rwanda, son parrain, utilise comme un prétexte pour perpétuer ses agressions contre la RDC. Ces accusations pour le moins avérées ne pouvaient pas du tout plaider en faveur de l’admission de ce parti au sein de la plate-forme de l’Opposition Républicaine.

 Un camouflet de plus pour Azarias RUBERWA après tant d’autres, notamment celui qui a failli coûter cher à François MWAMBA Tshishimbi pour s’être retrouvé il y a plus de deux semaines dans l’enceinte de la résidence privée de Léon KENGO située sur l’avenue de la Gombe, aux côtés de cet ancien vice-président de la République pendant le système de 1+4. Des sociétaires de cette plate-forme, dont particulièrement ceux des FAC Opposition de Jean-Pierre LISANGA Bonganga, avaient déjà critiqué cette présence de celui que la majorité des congolais considèrent comme l’un des parrains du M23 et du CNDP, des mouvements politico-militaires qui sont responsables des crimes de guerre et contre l’humanité.

Le retour de la manivelle

La classe politique et tous les patriotes congolais ont encore fraîches en mémoire les déclarations d’Azarias RUBERWA sur les ondes de la RFI vantant l’entrée des troupes du M23 dans la ville de Goma en novembre 2012, comme un signal devant contraindre et conduire le Gouvernement de la République à ouvrir des négociations avec cette force négative. Tous les journaux de la capitale avaient reproduit ces déclarations qui avaient comme effet de remuer le couteau dans la paie encore béante de toutes les souffrances subies depuis 1996 par les compatriotes résidant essentiellement dans les territoires de l’Est et partout ailleurs, suite aux multiples et incessantes agressions des troupes régulières rwandaises sous couvert des mouvements politico-militaires de l’AFDL, du RCD, du CNDP et du M23. Des agressions que Kigali a toujours justifiées comme moyen de pourchasser les éléments des FDLR dont la présence sur le territoire du Congo menacerait la sécurité intérieure du Rwanda. Que des massacres perpétrés par ces agresseurs à Wendji, Makobola, Tingi-Tingi ! Que des viols massifs ! Que des destructions méchantes ! Que des pillages des richesses précieuses ! Que des déplacements forcés des populations civiles et non armées ! Que des exécutions sommaires dont ces femmes enterrées vivantes à Kasika !

Outre le départ sans préavis de toutes les têtes couronnées de ce qui reste encore comme parti, autre camouflet subi par le R.C.D., c’est celui qui avait été infligé à son comité directeur au niveau de la commission politique, administrative et juridique du Sénat. En effet, Ceux qui constituent encore le comité directeur du RCD, à savoir Azarias RUBERWA, Moïse NYARUGABO et Hubert EFOLE avaient déposé une plainte contre le Dr Jean-Pierre LOLA Gisanga auprès de cette commission du Sénat pour demander et obtenir le départ de ce dernier comme Rapporteur Adjoint du bureau de cette chambre haute. Comme motifs avancés, Ruberwa, son alter ego Nyarugabo et leur hutu de service, à savoir Me Hubert EFOLE, avaient accusé le Dr Lola Gisanga de s’être présenté sous l’étiquette d’un autre parti pour être élu comme député national dans le Haut-Uélé, en Province Orientale.

            Alignant des arguments en béton, Lola Gisanga avait fait savoir aux membres de la commission PAJ (Politique, Administrative et Juridique) du Sénat qu’il n’a jamais quitté le RCD. Pour preuve, c’est lui qui était en train de rembourser les arriérés des loyers du siège de ce parti à Kisangani. Ensuite, il avait mis ses amis au défi de démontrer une quelconque preuve de son entrée dans un parti politique autre que le RCD et d’en citer le nom. Le Dr Lola Gisanga a enfin fait savoir, documents à l’appui, qu’il s’était présenté en novembre 2011 comme candidat indépendant dans la circonscription du Haut- Uélé du fait que le RCD, son parti, n’y avait pas présenté un autre candidat. Comme il y avait un vide, il avait mis ses amis en demeure de présenter un texte constitutionnel ou réglementaire qui pouvait l’empêcher de le combler en se présentant comme candidat indépendant à l’instar d’autres candidats et conformément à la loi électorale en vigueur. Le Dr Lola avait alors indiqué que l’actuel leadership était de plus en plus contesté à cause, entre autres, de ses méthodes de freinage des ambitions des autres sociétaires. Raison pour laquelle la majeure partie des membres avaient quitté sans préavis le bateau RCD pour d’autres cieux plus clément et démocratiques. Après avis et considérations, les membres de la Commission PAJ avait alors rejeté à l’unanimité la requête introduite à tort et sans motifs valables par le trio RUBERWA, NYARUGABO et EFOLE.

            Est-ce pour ces multiples raisons que les sociétaires de la plate-forme Opposition Républicaine en sont arrivés au rejet pur et simple de la candidature du RCD ? Toujours est-il que le passé sombre et les révélations de plus en plus fortes des  accointances de ceux qui ont toujours présidé aux destinées du RCD avec les mouvements politico-militaires couverts du sang des millions des Congolais ne peuvent pas faciliter  son adhésion à n’importe quel regroupement politique congolais en ces temps de préparation des élections générales proches.

F.M.

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L’aile Runiga du M23 annonce le retour « à Goma et en RDC » de 682 ex-rebelles

 

Des éléments de l’aile Runiga Jean-Marie de l’ex-rébellion du M23, réfugiés au Rwanda depuis mars 2013, ont exprimé la volonté de « revenir à Goma et en RDC », dans le cadre de la loi d’amnistie promulguée le 11 février 2014 par le président de la RD Congo, Joseph Kabila Kabange.


« Les civils et militaires du M23 du pasteur Jean-Marie Runiga Rugerero veulent revenir à Goma et en RDC. Ils vont, probablement, signer cette semaine les fiches d'engagement pour l'amnistie et de ne plus appartenir à une quelconque rébellion », rapporte Radio Kivu 1 vendredi 09 mai 2014.

La radio émettant de Goma précise que, « sur Radio Kivu 1, Innocent Munyemana, un des secrétaires du pasteur Runiga et ancien universitaire de Goma, a confirmé cette information en précisant que leur retour en RDC doit se faire selon le processus de l'Accord d'Addis-Abeba et leur sécurité ».

« Levée des sanctions contre certains membres du M23 »

Le gouvernement rwandais avait demandé mercredi 1er mai 2013 au Conseil de sécurité des Nations la « levée des sanctions » qu’il avait prises « contre certains membres du M23» réfugiés au Rwanda, notamment l’ancien chef politique Jean-Marie Runiga et le colonel Baudouin Ngaruye. 

Ces éléments du M23 étaient installés dans un camp qu’avaient visité le même jour la presse locale et internationale ainsi que des membres du corps diplomatique en poste à Kigali.

« Nous demandons la levée des sanctions prises par le Conseil de sécurité contre certains membres du M23 qui sont ici et qui ont décidé de pouvoir renoncer aux mouvements rebelles dont le M23 », avait déclaré la ministre rwandaise en charge des réfugiés Séraphine Mukantabana, appelant la communauté internationale à  « soutenir le Rwanda dans la prise en charge ».

Début janvier 2013, le Conseil de sécurité avait pris de « nouvelles sanctions » contre des responsables du M23 qu’il avait considérés respectivement comme « le chef civil du M23 » et « un commandant du M23 soupçonné d’exactions » contre des femmes et des enfants. « Interdits de voyager, leurs avoirs sont également gelés », avait-il décidé.

« Nous estimons que ces décisions vont faciliter des progrès vers une paix durable dans l’est de la RDC », avait commenté dans un communiqué l’ambassadrice des Etats-Unis à l’Onu, Suzanne Rice, demandant aux membres du M23 «de faire défection et de se démobiliser afin de se dissocier des groupes sanctionnés».

Dans la foulée, elle avait évoqué l’éventualité de « mesures supplémentaires du Conseil contre ceux qui persistent à fournir un appui extérieur au M23 ou à contrevenir à l’embargo sur les armes » imposé aux groupes armés actifs en RDC.

 « Accueillis au Rwanda pour des raisons humanitaires »

Dans ses explications aux journalistes et aux diplomates en visite dans le camp hébergeant les réfugiés du M23, la ministre Mukantabana avait qualifié de « pures inventions » les rumeurs sur le « renvoi » en RDC d’une partie des rebelles du M23.

« Ce ne sont que de pures inventions, car comme vous l’avez remarqué vous-mêmes, ils sont tous là. Et je peux vous assurer que le Rwanda n’a et n’aura jamais, n’a même jamais eu, l’intention de déstabiliser la sécurité de la région et encore moins de ses voisins », avait-elle démenti.

En conduisant la presse locale et internationale ainsi que de nombreux représentants du corps diplomatique au camp d’internement de 682 rebelles du M23 ayant fui ceux de la faction pro-Makenga dans l’Est du pays, « les autorités rwandaises ont voulu jouer la transparence sur le sort de ces rebelles du M23 réfugiés au Rwanda depuis la nuit du 14 au 15 mars », avait commenté RFI.

« Ils ont été accueillis au Rwanda pour des raisons humanitaires, ont été désarmés et ont entrepris des démarches pour être démobilisés », avait affirmé la ministre rwandaise en charge des réfugiés Séraphine Mukantabana, qui a aussi qualifié de « bonne chose » la récente reddition à la Cour pénale internationale (CPI) du général renégat Bosco Ntaganda.

Elle avait par ailleurs a estimé que la Brigade d’intervention des Nations unies qui sera déployée au Nord-Kivu « ne résoudra pas tous les problèmes ».

Sont amnistiés, les faits insurrectionnels

Aux termes de l’article 1er de la loi d’amnistie, « sont amnistiés les faits insurrectionnels, les faits de guerre et les infractions politiques commis sur le territoire de la République Démocratique du Congo au cours de la période allant du 18 février 2006 au 20 décembre 2013 ».

« Est éligible à l'amnistie tout congolais auteur, co-auteur ou complice des faits infractionnels visés à l'article premier de la présente loi », dispose l’article 2.

Selon l’article 3, « on entend par :

1. faits insurrectionnels, tous actes de violence collective, commis à l'aide de menaces ou avec des armes, dans le but de se révolter contre l'autorité établie en vue d'exprimer une revendication ou un mécontentement;

2.    faits de guerre, les actes inhérents aux opérations militaires conformes aux  lois et coutumes de la guerre qui, à l'occasion d'un conflit armé, ont causé un dommage à autrui ;

3.    infractions politiques :

−    les agissements qui portent atteinte à l'existence, à l'organisation et au fonctionnement des pouvoirs publics ;

−    les actes illégaux d'administration ou de gestion du territoire dont le mobile et/ou les circonstances revêtent un caractère politique ;

−    les écrits, images et déclarations appelant à la révolte contre l'autorité publique ou réputés tels ».

L’article 5 stipule que, « pour bénéficier de l'amnistie, les auteurs, co-auteurs ou complices des faits insurrectionnels et des faits de guerre visés par la présente loi sont tenus  préalablement de s'engager personnellement, par écrit, sur l'honneur, à ne plus commettre les actes qui font l’objet de la présente amnistie ».

« L'engagement est pris par tout prétendant à l'amnistie, fugitifs et latitants compris, dans un délai de six mois, auprès du Ministre de la justice, à dater de la publication de la présente loi au Journal officiel. Toute violation de cet engagement rendra automatiquement nulle et non avenue l’amnistie ainsi accordée et disqualifierait l’auteur de cette violation du bénéfice de toute amnistie ultérieure », insiste-t-il.





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l'Honorable Vital KAMERHE répond aux questions de Congo indépendant, Afrikarabia et Réveil FM.

Agé de 55 ans, ancien président de l’Assemblée nationale étiqueté PPRD (parti présidentiel), Vital Kamerhe a repris sa liberté, en décembre 2010, après sa démission forcée en mars 2009 de la présidence du Bureau de la chambre basse du Parlement.

Il lui a été reproché notamment d’avoir émis des «réserves» suite au déploiement des soldats de l’armée régulière du Rwanda (RDF) dans la province du Nord Kivu alors que les deux Etats étaient en «belligérance». En janvier 2011, «V.K», comme l’appellent ses proches, a créé son parti, «Union pour la Nation Congolaise» (UNC). Quatre années après sa rupture avec la «Kabilie», des voix continuent à s’élever pour reprocher à Kamerhe son opuscule «Pourquoi j’ai choisi Joseph Kabila», publiée à la veille de l’élection présidentielle de 2006. Mercredi 7 mai, «Vital» était de passage à Bruxelles. Une occasion pour la rédaction de Congo Indépendant de lui poser quelques questions d’actualité brûlante. A savoir notamment le récent séjour kinois du secrétaire d’Etat américain John Kerry, les expulsions massives des ex-Zaïrois du Congo-Brazzaville et l’élection présidentielle de 2016. Au fil de l’entretien, il a lancé cette phrase : «Je dis mea culpa pour le livre «Pourquoi j’ai choisi Joseph Kabila».
 
Comment allez-vous ?
 
Je me porte bien au plan physique, moral et spirituel. En revanche, je me porte mal parce que le Congo va mal ! Le pays est conduit dans la mauvaise direction par les gouvernants actuels. Le pays va droit en «enfer».
 
Qu’entendez par «enfer» ?
 
Je veux dire simplement que le Congo-Kinshasa est un paradis sur terre. Hélas, les gouvernements précédents et surtout celui de Joseph Kabila a fini par le transformer en enfer. A titre d’illustration, les deniers publics sont détournés, tous les biens de l’Etat sont devenus la propriété de Kabila et de sa famille biologique. Sans oublier les membres de son entourage. Le patrimoine minier de la Gécamines est bradé au profit d’un expatrié tandis que la MIBA (Minière de Bakwanga) est vidée de sa sève. Dans la Province Orientale, Kilo Moto a perdu ses mines d’or ; le minerai de fer est passé sous le contrôle d’un seul homme. Dans les provinces du Kivu, des bandes armées bénéficiant des complicités internes pillent le coltan. Au Bas-Congo, les habitants de la ville de Moanda continuent à croupir dans la misère sociale pendant que chaque parcelle est envahie par des installations de forage des sociétés pétrolières. La situation décrite ici est tout simplement inacceptable. Voilà pourquoi, nous nous sommes engagés dans un combat acharné pour la démocratie. L’objectif consiste à mettre fin à cet état de chose. Et ce, y compris par le recours à l’article 64 de la Constitution qui reconnait à chaque Congolais le droit de s’opposer à un individu ou groupe d’individus qui veulent exercer le pouvoir en violation de la loi fondamentale.
 
Que répondez-vous à ceux qui doutent de la sincérité de votre combat à cause de votre ouvrage «Pourquoi j’ai choisi Joseph Kabila» ?
 
Je leur répondrai qu’Etienne Tshisekedi qui est notre «icône nationale» incontestée – le leader incontesté de l’opposition -, a été, à une époque de sa vie, le rédacteur du «Manifeste de la Nsele» avec Mobutu (Ndlr : projet de société du régime Mobutu publié en 1967). Avant leur rupture au début des années 70, on a vu Tshisekedi et le président Mobutu porter des «costumes» identiques en s’appuyant sur des cannes. Commettre une erreur est une chose mais demeurer dans l’erreur est impardonnable. Tshisekedi avec ses collègues parlementaires Ngalula Mpandanjila, Kyungu wa Kumwanza et d’autres ont eu le courage d’écrire au maréchal Mobutu la «Lettre des 13 parlementaires». C’était en décembre 1980. Ils ont signifié au chef de l’Etat qu’ils avaient jadis «adulé» qu’il conduisait le pays dans une direction contraire à celle qui était convenue. Contrairement à moi, les « 13 » avaient décidé non pas de quitter le Mouvement populaire de la révolution mais d’obtenir le droit d’y créer un «courant réformateur».
 
Votre démarche est donc différente...
 
Vous êtes en face de quelqu’un qui a écrit certes le livre «Pourquoi j’ai choisi Joseph Kabila» mais qui a quitté son ancienne famille politique pour rejoindre l’opposition. Je voudrais que les gens me jugent sur mes actes et mon discours. Si on devait faire un diagnostic de l’environnement politique congolais, je ne pense pas qu’on pourrait me classer parmi ceux restent inactifs ou muets face aux événements malheureux qui nous assaillent et les tentatives de révision de la Constitution. Mon parti et d’autres formations de l’opposition ont déjà organisé sept meetings pour fustiger la volonté du pouvoir de réviser la charte fondamentale. Je l’ai dit publiquement : «Pour que Kabila change la Constitution, il doit marcher sur mon cadavre». Je réitère cette déclaration.
 
L’opinion congolaise a suivi les tracasseries policières dont vous avez été l’objet pour vous rendre dans les deux Kivu. Comment avez-vous fait, cette fois, pour sortir sans heurts du territoire national ?
 
L’audace, le courage et la détermination. Il faut dire que je connais mes droits. Avant de prendre mon avion, j’ai été retenu à l’aéroport de Ndjili pendant 45 minutes au pied de l’avion par le fait d’un agent zélé de l’Agence nationale des renseignements (ANR).
 
Et alors ?
 
J’ai exigé la production d’un acte officiel interdisant ma sortir du territoire national. Il n’y avait aucun document. J’ai téléphoné à l’administrateur général de l’ANR, Kalev Mutond. Je dois avouer que celui-ci a réagi de manière prompte. C’est ainsi que j’ai prendre mon vol. J’en profite pour interpeller certains de nos compatriotes qui se croient en droit de tuer ou de combattre tous ceux qui ne pensent pas comme Kabila. Ces compatriotes se trompent en croyant ainsi plaire au «chef».
 
Quel sentiment éprouvez-vous ?
 
Je tiens tout simplement à relever que les faits que j’ai vécus à l’aéroport de Ndjili sont loin d’être nouveaux. Nous avons vécu des situations analogues à l’époque de Mobutu. Tous ceux qui ne pensaient pas comme Mobutu avaient {Honoré} Ngbanda et tous les sbires de l’époque à leurs trousses. Des manifestations pacifiques furent violemment réprimées. C’est le cas notamment de la marche des chrétiens du 16 février 1992. Les familles qui ont perdu des êtres chers n’ont pas oublié. Moi-même, je porte encore une cicatrice suite à cette répression sanglante. Je pense que les responsables de ces méfaits auront à faire leur mea culpa parce que le peuple lui n’a pas oublié. Je ne peux pas oublier ce que Ngbanda et les autres avaient fait contre nous. Aujourd’hui le même Ngbanda s’est érigé en « grand combattant » pour la démocratie et la liberté. C’est une très bonne chose. Reste que chacun de nous doit se repentir. En ce qui me concerne, je dis mea culpa pour le livre «Pourquoi j’ai choisi Joseph Kabila». Les «autres» devraient avoir le courage d’avouer leurs fautes.
 
Vous avez refusé de participer aux travaux des concertations nationales…
 
Effectivement ! C’était une manière de dire déjà «Non !» à une participation au gouvernement de Joseph Kabila. Nous disons : « Kabila doit partir !». Il doit partir parce qu’il a mal travaillé comme l’a dit par ailleurs l’ancien sous-secrétaire d’Etat aux Affaires africaines, Herman Cohen.
 
Que répondez-vous à vos critiques qui allèguent que votre absence à ces concertations était due au refus du pouvoir de vous promettre le poste de premier ministre du futur gouvernement dit de « cohésion nationale »
 
Oh la la ! Ils ont déjà reparti les postes ?
 
Il semble que les négociations seraient en cours…
 
Pensez-vous franchement que le président Kabila ne m’a jamais proposé de poste depuis que j’ai quitté sa famille politique ? C’est le respect des principes qui m’a incité à ne pas prendre part à ce forum. Quels sont ces principes ? Il y a notamment l’Accord-cadre de paix signé le 24 février 2013 à Addis-Abeba et la Résolution 2098 du Conseil de sécurité. Ceux qui ont suivi ma méthode de travail tant à la tête du ministère de l’Information qu’à l’Assemblée nationale connaissent le culte que je voue à la primauté du droit. Il était hors de question que nous participions à ces travaux qui présentaient les allures d’un congrès du parti présidentiel.

Posté par lumbamba à 08:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]