07 mai 2015

Dialogue national inclusif : Mémos de l’UDPS, de l’UNC et du MLC sur la table de Kabila

Dialogue national inclusif : Mémos de l’UDPS, de l’UNC et du MLC sur la table de Kabila

Après les contacts préliminaires qu’il avait pris, le samedi 2 mai 2015 avec le Secrétaire général de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), Bruno Mavungu, le Président de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise), Vital Kamerhe, et la Secrétaire Générale du MLC (Mouvement de Libération du Congo), Eve Bazaiba, l’Administrateur Général de l’ANR (Agence Nationale des Renseignements), Kalev Mutond, est revenu à la charge au début de semaine. C’était pour se faire remettre les mémorandums de ces trois partis de l’Opposition en rapport avec la crise politique née à la suite des élections présidentielle et législatives controversées de novembre 2011, dont la résolution devrait passer par un « Dialogue national inclusif».

Considéré comme un des hommes de confiance de Joseph Kabila, le patron de l’ANR est censé lui faire parvenir, dans le meilleur délai, les trois documents, afin qu’il puisse s’imprégner de leur contenu.

Selon des indiscrétions échappées des états-majors politiques associés à ce qui parait comme une énième manœuvre d’approche entre la Majorité Présidentielle et une des sensibilités de l’Opposition perçue comme ayant une assise sociologique très solide sur le terrain, l’activisme déployé par le numéro un de l’ANR s’inscrirait dans la droite ligne du Dialogue national inclusif préconisé par l‘Accord-cadre d’Addis-Abeba et réclamé à cor et à cri par les leaders de l’UDPS, de l’UNC et du MLC. A en croire des sources ayant pris connaissance de ces différents mémos, ceux- ci se recoupent sur plusieurs points communs, notamment la tenue préalable d’un Dialogue national inclusif de petit format, de courte durée et à piloter par un modérateur neutre (Communauté internationale). Les matières à discuter devraient porter, pêlemêle, sur les contentieux électoraux de 2011 qui affectent la légitimité des animateurs des institutions en place, l’élaboration d’un calendrier électoral consensuel, l’audit du fichier électoral, l’enrôlement de nouveaux majeurs, le financement du processus électoral, le gel du découpage territorial, la neutralité de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), la libération des prisonniers politiques (cadres et combattants de l’Opposition), la réouverture des médias fermés, la libéralisation de l’espace politique, etc.

Vers une nouvelle « Transition »?

Interrogés au sujet d’un schéma du retour vers une nouvelle « Transition », des « experts » de l’Opposition évoluant dans les coulisses des chefs de l’UDPS, de l’UNC et du MLC jurent leurs grands dieux qu’Etienne Tshisekedi, Vital Kamerhe et Jean-Pierre Bemba ne seraient pas tentés par l’idée d’un nouveau partage « équitable et équilibré » des postes, synonyme de prolongation automatique de la législature en cours. Aucun de ces trois « Grands », soutient-on, ne serait preneur pour la « Primature », en dépit des rumeurs persistantes circulant dans ce sens. Diriger ou participer à un gouvernement de Transition dans un environnement où le Parlement (Sénat et Assemblée Nationale) est totalement contrôlé par la Majorité Présidentielle n’enchanterait personne du côté du leadership de l’UDPS, de l’UNC et du MLC. Ici, on met sur le compte de l’intox les moutures en circulation, sous les manteaux, avec des noms des « primaturables » et des « ministrables » qui auraient reçu la bénédiction de Tshisekedi, Kemerhe ou Jean-Pierre Bemba. Tous les trois se seraient mis d’accord pour ne pas cautionner un glissement de calendrier électoral.

L’objectif partagé par les trois partis politiques serait d’obtenir un processus électoral transparent, avec comme « ligne rouge » à ne pas dépasser la date du 27 novembre 2016, retenue par l’organisation des élections présidentielle et législatives, conformément au calendrier électoral et à la Constitution.

Connaissant les velléités de la Majorité Présidentielle d’obtenir un glissement des mandats du Chef de l’Etat, des Sénateurs, des Députés nationaux et provinciaux, ainsi que des gouverneurs de provinces, sans susciter le courroux populaire comme en janvier dernier, nombre d’observateurs préfèrent se montrer prudents face au rapprochement entre les véritables « Poids lourds » de l’espace politique congolais. Si le Dialogue national inclusif finit par prendre corps, l’on risque d’assister à un terrible chamboulement dans le microcosme politique congolais.

Par Kimp

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Dialogue : les termes de référence posent encore problème

tshisekedi

En attendant des assurances quant à la supervision de ce forum de vérité et de clarification par la communauté internationale, des consultations se poursuivent à plusieurs niveaux …

Après les différents contacts pris la semaine écoulée par d’éminents émissaires du pouvoir avec les principales formations politiques de l’opposition, après l’appel lancé au peuple congolais mardi dernier par le Front populaire en faveur d’un rassemblement massif autour de la personne d’Etienne Tshisekedi pour l’alternance à la tête du pays en 2016, on est en droit de croire aujourd’hui que les Congolais, à travers leur classe politique, ont compris que le moment est venu pour regarder dans une direction et décider ensemble de leur avenir !

Au centre des préoccupations de ces Congolais qui ont finalement décidé de se regarder les yeux dans les yeux se trouvent l’organisation et la tenue, sans plus tarder, d’un dialogue politique inclusif destiné à éclairer le passage sans heurts de l’actuel pouvoir à celui attendu des élections majeures de 2016 !

D’après des informations en notre possession, les obstacles véritables ou supposés à ce forum présenté comme celui de tous les espoirs pour la RDC sont en train d’être éliminés un à un. Mais le plus difficile à écarter se trouverait, semble-t-il au niveau des termes de référence susceptibles de mettre d’accord les acteurs de la majorité au pouvoir et ceux de l‘opposition. L’objectif à atteindre étant justement de rendre possible un consensus global sur la résolution de la crise actuelle de légitimité qui empêche le pays de se révéler et progresser dans tous les domaines !

La parité veut sa place au soleil…

Il semble que grâce à des consultations secrètement menées à plusieurs niveaux de responsabilités, aussi bien au sein, de la majorité au pouvoir que dans les rangs de l’opposition, cette difficulté tend à être surmontée grâce à un sens élevé de responsabilité qui se manifesterait déjà de part et d’autre.

Une autre difficulté, et non la moindre, qui empêcherait d’aller vite vers la tenue effective de ce dialogue politique inclusif concernerait, on s’en doutait, le nombre de participants qui devrait tenir absolument du dispositif constitutionnel traitant de la question de parité ” Hommes- Femmes “ alors que le mandat à accorder aux participants de ce forum relèverait de l’appréciation exclusive de responsables de formations et plates-formes politiques critère de sélection !

Enfin, sur le même registre de difficultés, on ne cesse de signaler l’absence toujours criante d’un signal fort de la part de la communauté internationale, notamment en ce qui concerne les assurances à obtenir quant à la supervision de ce forum de vérité et de clarification, à l’encadrement sécuritaire des participants et à la neutralité des forces armées, forces de l’ordre et de sécurité.

Bienvenue déjà au dialogue politique inclusif appelé de tous les vœux des Congolais pour baliser le chemin qui conduit aux élections à venir, mais gare aux actions de torpillage qui seraient déjà sérieusement envisagées au sein des forces politiques et sociales acquises au statu quo. L’alerte est ainsi donnée aux organisations de ce forum politique et historique qui doivent être très méticuleux dans le choix des lieux, la sélection des agents commis aux différents services, notamment à ceux chargés de l’orientation et de la surveillance des visiteurs !

Il y a lieu d’indiquer que pendant les assises du dialogue politique inclusif, les mouvements de militants et autres partisans de formations politiques autours des lieux concernés devraient être interdits pour des raisons évidentes, y compris la diffusion par les médias de supports de propagande politique.

Par KAMBALE MUTOGHERWA

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Felix TSHISEKEDI Parle de la Visite de KALEV...

No comment!

C'est une vidéo de la RTPA. Suivez!

Kasai Direct

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06 mai 2015

RDC: l’ONU «reste préoccupée par les arrestations arbitraires»

RDC: l’ONU «reste préoccupée par les arrestations arbitraires»

En RDC, le militant du mouvement lutte pour le changement (Lucha), Fred Bauma, a finalement été déferré au parquet et transféré à la prison le mardi 5 ma, après 50 jours de détention par les services de sécurité et sans accès à un avocat. Il n’a pas encore été notifié les charges qui pèsent contre lui, tout comme pour Yves Makwambala, un autre militant arrêté lui aussi à la mi-mars. Le chef du bureau des Nations unies pour les droits de l’homme au Congo, José-Maria Aranaz, appelle les autorités à mettre fin au recours à la détention arbitraire en RDC.

RFI : quelle est votre réaction après l’annonce du transfert de Fred Bauma à la prison centrale de Makala ?

José-Maria Aranaz : Le transfert de Fred Bauma au parquet judiciaire, après cinquante jours de détention en isolement, sans accès à la justice et sans supervision judiciaire est une bonne nouvelle. Même si nous restons encore préoccupés par l’utilisation de l’arrestation arbitraire et sans accès à la justice contre les membres de l’opposition, membres de la société civile et les défenseurs des droits de l’homme.

Est-ce que c’est un point que vous avez soulevé auprès des autorités congolaises ?

Oui, on a insisté beaucoup dans toutes nos réunions et dans le processus de dialogue avec les autorités sur le fait qu’il faut en finir avec les arrestations arbitraires sans accès à la justice. La détention arbitraire sans accès à la justice est une violation des droits de l’homme et il faut mettre tous les détenus, le plus tôt possible, à la disposition des autorités judiciaires.

    

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Quasi certitude de libération : Bemba; Ses effets personnels ont déjà été évacués de sa cellule à la CPI

Quasi certitude de libération : Bemba; Ses effets personnels ont déjà été évacués de sa cellule à la CPI

Le sénateur Jean-Pierre Bemba plus que jamais proche de la sortie des geôles de la Cour pénale internationale de la Haye où il moisit voilà près de 7 ans. Selon ses proches, une bonne partie de ses effets personnels ont déjà été évacués de sa cellule de la CPI. Un autre signe qui annonce l’imminence de la libération du patron du MLC, c’est la forte délégation des cadres de son parti et des proches qui s’apprêtent à effectuer le voyage de la Haye. Proche parmi les poches, le député Fidèle Babala, sera du voyage. Son vol est booké pour la semaine prochaine. Un autre proche, Jacques Lungwana, doit lui s’envoler pour la Haye déjà le dimanche prochain. La Secrétaire générale Eve Bazaiba, nous apprend-on des sources proches du MLC, s’y rendra aussi. Personne ne veut donc rater la sortie de Bemba de taule. Au MLC c’est déjà presque l’euphorie avec la perspective de la sortie du sénateur Jean-Pierre Bemba. Au cours d’un meeting le mois passé, à l’occasion du lancement de la campagne MLC aux provinciales dans la commune de Limete avec le cadre Yves Bapa comme tête de liste, Babala avait dit qu’au plus tard, le 30 juin Bemba alias Igwe sera parmi nous. C’était la date butoir qu’avait avancée son ancien directeur de cabinet. Cela avait provoqué la joie des milliers des militants MLC venus soutenir Yves Bapa.

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Beni: la Monusco annonce «une action très forte» contre les rebelles des ADF

 

 

 
Le lieutenant-général Carlos Alberto Dos Santa Cruz, chef d'Etat-major des forces armées de la Monusco (Juin 2013)
Le lieutenant-général Carlos Alberto Dos Santa Cruz, chef d'Etat-major des forces armées de la Monusco (Juin 2013)
«Il est nécessaire d’agir immédiatement et de mener une action très forte pour neutraliser les rebelles des ADF, considérés comme un mouvement terroriste», a déclaré mercredi 6 mai à Beni le commandant de la force de la Monusco, au lendemain de l’attaque armée a coûté la vie à deux casques bleus dans cette région. De son côté, le gouverneur Julien Paluku a indiqué que le gouvernement congolais prenait au sérieux ce qui se passe au Nord-Kivu et ne va se limiter à dénoncer.

Le général Santos Cruz, accompagné du commandant de la brigade d’intervention, s’est rendu ce matin sur le lieu de l’attaque du contingent tanzanien sur l’axe Kisiki-Mayibo.

Il a promis d’«utiliser tous les moyens pour éliminer» ces rebelles ougandais.

De son côté, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a estimé qu’il était prématuré de désigner les auteurs de récentes attaques contre le personnel des Nations unies à Beni:

«Lorsque j’avais dénoncé l’incursion des forces armées rwandaises sur le sol congolais, la société civile avait aussi dénoncé quelques incursions des éléments non autrement identifiés sur le sol de Beni. Et nous pensons que cela risque de se confirmer, avec ces attaques qui viennent d’avoir lieu sur nos positions à l’arme lourde, qui sont différentes des attaques à la machette [habituellement enregistrées dans la région]».

Julien Paluku dit être venu à Beni pour évaluer la situation et promet de s’y pencher avec le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu en RDC, Martin Kobler, qui devrait aussi arriver à Beni dans la matinée.

Selon le général Jean Baillaud, commandant adjoint de la force de la Monusco qui intervenait à la conférence hebdomadaire des Nations unies de mercredi 6 mai à Kinshasa, deux civiles ont été également tués au cours de cette embuscade.

Tous les six casques bleus portés disparus après cette attaque ont été finalement retrouvés vivants, a laissé entendre cet officier de la Monusco.

Le commandant second des forces de la Monusco met en garde  tous les collaborateurs du groupe armé  ougandais ADF.

« Sous la pression des actions conjuguées des autorités du pays et de la Monusco, il y  a un certain nombre de chefs qui pourraient être poussés à mener des actions de coordination. J’en profite, peut-être, pour lancer un appel et dire à tous ceux qui soutiennent ce genre de collusion et toute sorte de pacte entre groupes armés, que l’ADF est un groupe criminel, qui a une longue liste des crimes qui se sont malheureusement encore développés récemment, et que ceux qui éventuellement, et d’une manière ou d’une autre, y compris par passivité, laisseraient ce genre de choses se développer, et bien  seraient aussi redevables un jour devant la justice », a déclaré Jean Baillaud.

Pour sa part, le chef de la Monusco, Martin Kobler estime qu’il est temps d’agir conjointement avec les Fardc pour en finir avec les rebelles terroristes de l’ADF:

«  Nous condamnons fortement ces attaques. Ces criminels attaquent la population, les Fardc et maintenant aussi la Monusco. On ne peut pas le tolérer. Ça nécessite une réponse très robuste. On avait quelques problèmes de coopération avec les Fardc, il faut vraiment rétablir, reprendre la pleine coopération avec les Fardc. Parce que seulement si nous réagissons la main dans la main contre les terroristes, contre cette atrocité qui menacent la population, on aura du succès ».

radiookapi.net

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Violences au Burundi : les Ongdh congolaises appellent Pierre Nkurunzinza au respect des textes

pierre-nkurunziza

Dans une déclaration faite hier lundi 4 Mai 2015, la coalition Agir pour des Elections Transparentes et Apaisées (AETA) en RDC, la Nouvelle Société Civile du Congo (NSCC) et l’Institut de Recherche en Droits Humains (IRDH) sont profondément inquiets par la violation systématique des droits fondamentaux de la population civile burundaise et de ses implications sur la République démocratique du Congo.

En effet, depuis le 23 avril 2015, à l’annonce de la candidature pour un troisième mandat du président Pierre NKurunziza, en violation des Accords de paix d’Arusha, la population du Burundi proteste pacifiquement.

De cette prise de position populaire, il s’ensuit une répression sanglante qui pousse des milliers de civils à fuir vers la province congolaise du Sud-Kivu. » Cette situation préoccupe profondément la société civile congolaise, car elle constitue un précédent fâcheux pour la paix et la démocratie dans la région des Grands Lacs et la RDC en particulier « , notent les signataires.

Les ONG congolaises réitèrent leur interpellation à la communauté internationale, se fondant sur la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) qui considère que la méconnaissance et le mépris des droits humains conduisent souvent aux actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les humains sont libres de parler et de croire, libérés de la terreur, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’Homme.

Les ONG congolaises en appellent aux Nations Unies et à l’Union Africaine à prendre toutes les dispositions utiles, afin d’exiger au président Pierre Nkurunziza de respecter la DUDH et la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des peuples (CADHP), notamment la liberté d’expression de son opinion politique, le droit à l’information, la liberté de la presse et le droit à la manifestation pacifique.

Pierre Nkurunziza doit respecter les prescrits des Accords de paix d’Arusha qui lui accordent deux mandats non renouvelables consécutivement et rétablir le signal des chaines des radios fermées par son gouvernement et de protéger la population civile contre la violence de la milice de son parti et de la police burundaise.

En définitive, les ONG congolaises réitèrent leur appel aux associations africaines à dénoncer vigoureusement la répression de la société civile burundaise, afin que cette mauvaise pratique ne se transporte dans d’autres pays africains.

Les ONG congolaises signataires de cette déclaration sont entre autres, Ligue Nationale pour les Elections Transparentes, (LINELIT), Institut de Recherche en Droits Humains (IRDH), Nouvelle Société Civile du Congo (NSCC), Synergie des Femmes pour les Victimes des Violences Sexuelles (SFVS).

Par Godé Kalonji Mukendi

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En prévision des élections : Une stratégie de tricherie découverte au Kasaï Oriental

En prévision des élections : Une stratégie de tricherie découverte au Kasaï Oriental

Les 6 chefs d’antenne favorisés sont tous de l’obédience de l’autorité locale

Si au niveau du Centre d’action pour dirigeants et cadres d’entreprise au Congo (CADICEC), rien n’est signalé autour du déroulement du test organisé le dimanche 26 avril à travers la Rd Congo sur le recrutement des agents permanents pour le compte de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), il n’en est pas question concernant les échos en provenance du Kasaï Oriental, où une stratégie de tricherie électorale est concoctée par l’autorité provinciale.

Celle-ci a réussi faire passer l’épreuve à six chefs d’antenne de son obédience en dehors des locaux de CARITAS/Mbuji-Mayi qui étaient retenus pour cette activité conduite dans cette partie du pays par le Pr Jean-Baptiste Ntambo Kinkay.

La résidence du Gouverneur Alphonse Ngoyi Kasanji, dit » Ngokas « , a servi de cadre nuitamment à cette sale besogne. La liste des juristes vérificateurs pour la province du Kasaï Oriental est constituée de la même manière.
Douze (12) personnes qui lui sont proches ont été contactées depuis le 1er mai.

Avec des gens qui ne manqueront pas de veiller aux intérêts de leur bienfaiteur, les résultats des élections à toutes les étapes au Kasaï Oriental ne seront que du goût de cette autorité qui a pris toutes les précautions de laisser la seule possibilité à la CENI de n’avaliser que sa liste de chefs d’Antenne de Katanda, de Kabeya-Kamuanga, de Miabi,de Lupatapata ,de Tshilenge et de Mbuji-Mayi .

Elle a par la même occasion pistonner d’autres personnes qui lui permettront de jouer la partition en sa faveur.Tout est envisagé par cette autorité pour se retrouver à la tête de la nouvelle province du Kasaï Oriental et d’être incontournable dans la désignation des députés, maires et autres titres politiques sur des urnes gérés par ses fidèles.

Pour comprendre ce feuilleton, il sied de relever que 50 carnets ont été retenus pour le concours passé dimanche dernier. Mais tout le lot n’a pas été remis au même moment à CARITAS/Mbuji-Mayi.44 candidats ont passé leur test pendant la journée comme ce fut le cas à l’UPC où des postulants kinois ont concouru pour 91 postes .

Les six autres se sont retrouvés la nuit du même dimanche 26 Avril à la résidence du Gouverneur Ngokas pour remplir les carnets qui sont déjà arrivés à Kinshasa depuis le 28 Avril en attendant la sélection au niveau du QG des élections en RDC.

Cette manœuvre est ourdie dans l’unique but de favoriser lesdits candidats avec chacun une antenne attribuée sans concurrents à l’encontre de l’idée d’un concours envisagé en vue de bien trier les meilleurs.

Les deux exécutants de cette opération louche, membres de la CENI/Kasaï Oriental et d’une même église de réveil bien connue à Mbuji-Mayi, sont aux abois depuis que cette manœuvre sordide a été ébruitée.

Il ne reste qu’au QG de bien statuer sur ce dossier du Kasaï Oriental avant de rendre publique la liste des agents permanents. Déjà le report de cette publication préalablement annoncée pour hier dimanche 3mai est une bonne chose pour corriger des irrégularités incontestables.

Par KerK

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Provinciales : Kinshasa donne le premier signal du boycott

CENI

Aucun dossier de candidature déposé à ce jour auprès des bureaux installés !

Un froid glacial inattendu par les autorités de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) vient de se signaler dans les bureaux de réception et de traitement des dossiers de candidatures (BRTC) installés dans la ville de Kinshasa !

En effet, ouverts officiellement le 15 avril dernier dans la capitale du pays, ces bureaux n’ont pas enregistré un seul dossier de candidature à l’élection des députés provinciaux à la date du 30 avril, constat amer fait par les membres du Bureau de la CENI lors de leur récente visite dans deux BRTC fonctionnant dans les maisons communales respectives de Kinshasa et Ngaliema !

Une analyse froide de la situation qui s’est généralisée à travers la capitale indique en substance que 364 formulaires de dépôt de candidature avaient été retirés du BRTC/Kinshasa qui est appelé à recevoir les candidatures des compatriotes habitant les communes de Kintambo, Barumbu, Lingwala, Gombe et autres. Ce lot de 364 formulaires a été distribué entre 70 indépendants et 2 regroupements politiques !

Aux dernières nouvelles, l’on a appris hier que jusqu’au moment où nous mettions sous presse, aucun formulaire de ce lot n’a été déposé entre les mains du préposé de ce BRTC pour le compte de la CENI.

A la lumière du dialogue politique exigé

Or, d’après plusieurs communiqués alarmants récemment publiés par les responsables de la CENI, le temps presse et les retardataires ne s’en prendront qu’à eux-mêmes.

Mais ces communiqués sont aujourd’hui contredits par les réalités du terrain. Face à la situation prévalant dans tous les BRTC de la capitale, les membres du bureau de la CENI se sont réunis en plénière et ont décidé de prolonger de 20 jours le délai de dépôt de candidatures à la députation provinciale à l’intention des » indécis « , rapporte-t-on dans les milieux très fermés de la CENI ! Cela veut dire que les opérations en cours dans les BRTC arriveront à leur terme le 25 mai prochain.

Conformément à un communiqué récemment publié par le Bureau de la CENI, le chronogramme réactualisé de l’inscription des candidats à la députation provinciale se présente de la manière ci-après :

-Du 6 au 25 mai 2015 : poursuite de réception et de traitement des candidatures dans les BRTC ; retrait de formulaires, dépôt et traitement de dossiers.

Du 26 au 30 mai 2015 : Ajout, retrait et substitution des candidatures.
Du 31 mai au 6 juin 2015 : transmission des données de candidatures, examen et délibération par l’assemblée plénière de la CENI.

Le 07 juin 2015 : publication des listes provisoires des candidats députés provinciaux. Ainsi qu’on peut le constater, l’enthousiasme manifesté par la CENI et, avec elle, la Majorité présidentielle, à l’annonce de l’ouverture de la phase électorale consacrée au dépôt des candidatures à la députation provinciale, est contredit par le comportement réel des candidats potentiels qui ont visiblement leur esprit ailleurs !

Nous pensons, quant à nous, qu’il s’agit là d’un message fort lancé en direction du régime en place et de la CENI qui doivent en tenir compte en ce moment précis où la question relative au dialogue politique réclamé depuis des lustres par une frange importe du peuple congolais est publiquement relancée à la face du monde !

Par Kambale Mutogherwa

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