17 juillet 2014

Changement de stratégie à l’ONU : Grands-Lacs , Mary Robinson s’en va, un dur à cuire arrive !

 

Mary Robinson

*Par les temps qui courent, c’est un changement qui ne passe pas inaperçu pour peu qu’on suive de près l’évolution en dents de scie des relations entre le Gouvernement de la République Démocratique du Congo et ses partenaires internationaux. Mary  Robinson, jusque-là, Envoyée Spéciale de l’ONU pour la région des Grands-Lacs africains, est rappelée à New-York pour occuper le fauteuil d’Envoyée Spéciale de Ban Ki-Moon pour le changement climatique. Son rôle, selon la prestigieuse agence de presse Belga qui s’est réservée la primeur de la nouvelle, sera de mobiliser les énergies et la volonté politique dans le cadre de la préparation du Sommet sur le climat prévu pour le 23 septembre prochain au siège de l’ONU à New York. Visiblement, la raison officielle du départ de Robinson ne passe pas facilement auprès des fins limiers. Des supputations, comme en pareilles circonstances, vont bon train. Dans les milieux des diplomates, l’on croit savoir que Ban Ki-moon  s’apprête à dépêcher en RDC une personnalité adaptée aux circonstances du moment. Un dur rompu aux missions difficiles, pas un cuistre à la langue de bois.

Un peu comme cela a toujours été le cas à chaque changement d’étape dans la difficile évolution du processus de normalisation, de pacification, de démocratisation et de stabilisation du Congo. Il en était ainsi lorsqu’il s’agissait d’amener Mzee Kabila, les pro-rwandais du RCD et les pro-ougandais du MLC, en 1999, à cesser le feu. Pour pousser à la matérialisation des conclusions du Dialogue inter congolais de Sun-City, l’ONU avait mis en place une nouvelle structure chapeautée  par de nouvelles têtes. L’ONU n’avait pas dérogé à sa règle,  la veille des élections de 2006, avec la venue d’un certain Lacy Swing dont la mission était de faire accepter aux anciens belligérants les résultats sortis des urnes. C’est suivant la même logique que le Britannique Alan Doss vint pour presser Kinshasa à négocier avec la nébuleuse rébellion CNDP du sieur Nkunda Laurent ; avant que Martin Kobler ne vienne pour sonner le glas du tristement célèbre M23. Hac habierit, passons !

De Mary Robinson, l’on retient, à l’avantage du Congo,  la résolution 2098 du Conseil de sécurité, de laquelle est née la robuste Brigade spéciale d’intervention de la Monusco, constituée des soldats africains aguerris,  qui a fait ses preuves dans les collines hostiles du Nord-Kivu contre les forces du mal incarnées par le M23. A son actif, la signature de l’Accord cadre d’Addis-Abeba entre les Chefs d’Etat de la CIRGL pour stabiliser, particulièrement, la RDC.

Le départ de Robinson intervient à un moment particulier où la tension monte d’un cran dans la sous-région. Plus récemment, il y a eu des escarmouches sanglantes et meurtrières à la frontière congolo-rwandaise entre les armées des deux pays. Tout cela dans un lourd climat causé par la délocalisation des rebelles rwandais des FDLR dans l’hinterland notamment, en Province Orientale et quelque part à l’Equateur. A cela, sont venues s’ajouter les folles rumeurs sur une éventuelle réorganisation des anciens rebelles du M23 à partir du territoire de l’allié angolais. De l’opprobre sur Santos.  Accusations, apparemment gratuites, car démenties avec la dernière énergie par l’Ambassadeur de la République d’Angola à Kinshasa. Comme si cela n’avait pas suffi, voici qu’un  cadre du M23, Elie Mutela, Directeur de Cabinet de Bisimwa Bertrand, ci-devant président du M23 dont les efforts pour une mutation en parti politique marquent le pas, privilégie l’approche Démobilisation, Désarmement, Rapatriement et Réinsertion pour leurs combattants ainsi que le bénéfice de la loi d’amnistie.                  

Qui arrive en remplacement de Robinson ?

Jusqu’hier soir, le nom du successeur de Robinson n’était pas encore connu du grand public. Mais,  dans les milieux des fonctionnaires internationaux établis à Kinshasa, l’on se contentait d’en dresser le profil. Ce sera un coriace, un dur à cuire dont la mission sera, non de négocier mais,  de faire respecter la volonté des grands de ce monde au Congo.  La volonté des puissants est à découvrir dans les déclarations tapageuses faites par leurs représentants à Kinshasa : respect de la Constitution, calendrier électoral global, respect des droits de l’homme, etc. Souverainiste, le pouvoir ne se laissera pas taper sur les doigts. Les jours, qui viennent, s’annoncent déterminants.

Alf

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Tshisekedi, Kamerhe et Fayulu exigent la mise en accusation de Kabila devant la CPI

Têtes d'affiche de l'opposition


(KINSHASA)- L’Udps d’Etienne Tshisekedi, l’Unc de Vital Kamerhe et l’Ecide de Martin Fayulu ont, dans une déclaration commune, lancé un appel au président américain Barack Obama, aux membres permanents du conseil de sécurité de l’Onu et au secrétaire général de l’Onu pour solliciter des mesures d’isolement à l’encontre du président Kabila et sa mise en accusation devant la cour pénale internationale. Le début de l’opération de récolte officielle des signatures a eu lieu mercredi à la paroisse Notre Dame de Fatima à la Gombe. Ils ont dénoncé avec la dernière énergie ‘‘les menaces et brimades diverses dont sont victimes les opposants au régime de M. Kabila’’. A cette même occasion, ils ont déploré et condamné la répression des manifestations pacifiques organisées par les partis de l’opposition le vendredi 11 juillet dernier à Goma contre le calendrier électoral de Malu Malu. Les initiateurs de cette opération ont dit être prêts à participer à toute  démarche tendant à protéger la nation en danger à l’instar de la marche des chrétiens du 16 février 1992.

Par ailleurs, les têtes d’affiche de cette plateforme de l’opposition radicale ont réclamé une fois de plus la tenue, avant qu’il ne soit trop tard, du dialogue inclusif conformément à l’accord-cadre d’Addis-Abeba et à la résolution 2098 du conseil de sécurité des Nations Unies. ‘‘Le dialogue, c’est pour mettre fin à la crise de légitimité qui paralyse le Congo-Kinshasa’’, a rappelé Martin Fayulu, le coordonnateur des Forces acquises au changement. Dans la même déclaration, les forces politiques et sociales pour l’unité d’actions, ont exigé encore la libération sans conditions de tous les détenus politiques et d’opinion. Ils ont cité Diomi Ndongala, Pasteur Kuthino Fernando et Kabatshi.

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16 juillet 2014

Démarrage hier mardi de la 22ème semaine des intellectuels catholiques sans le Cardinal Monsengwo

cenco

L’intensification des pressions pour l’alternance recommandée
Certains participants présents à ces assises n’ont pas expliqué autrement l’absence du prélat catholique que par ses rapports tendus avec le pouvoir kabiliste

La 22ème semaine des intellectuels catholiques a tout de même fait carton plein hier mardi 15 juillet 2014 à la cathédrale Notre Dame du Congo, après avoir connu deux reports successifs.

En l’absence du cardinal Laurent Monsengwo, orateur du jour, empêché par un emploi du temps fort chargé, le professeur Matthieu Kalele, en ordre utile, a entretenu l’assistance sur la non opportunité de modifier la Constitution dans le contexte actuel de la RD Congo.

Mais, dans les rangs des participants à ces assises, l’absence du Cardinal Laurent Monsengwo a été mal digérée et certains n’ont pas pu la justifier autrement que par les rapports tendus que le pouvoir actuel entretient actuellement avec ce prélat catholique réputé pour son franc parler.

Premier intervenant, Matthieu Kalele a soutenu, sans mâcher les mots que la révision constitutionnelle qui défraie actuellement la chronique est non seulement inopportune mais aussi dangereuse pour l’avenir du pays.

Pour étayer sa pensée, le professeur a dû circonscrire la question dans le temps et dans l’espace. D’autant que la question est soulevée non seulement en RDC mais aussi au Burundi, au Burkina Faso, en Algérie, au Congo Brazzaville et ailleurs où les chefs d’Etat au pouvoir sont fin mandat. Ayant donné son point de vue de manière objective, le professeur a fait le plaidoyer en faveur de la Constitution actuelle puis en défaveur de la loi fondamentale avant de proposer des recommandations.

Selon lui, la crise en RDC est multiforme, depuis l’accession de la RDC à l’indépendance. Pour en sortir, on a tenté de recourir aux aménagements intenses du système politique, mais le peuple est toujours mécontent de la manière dont le pays est géré par ceux qui sont au pouvoir.

Il n’a pas manqué de rappeler qu’au lendemain de l’indépendance du pays, il y a eu des relents démocratiques vite étouffés sous la seconde République, à l’aide de certaines pratiques dont l’instauration d’un parti unique, le musellement de l’opposition, le débauchage politique ; etc.

Quoi qu’on ait tenté de résoudre le problème à l’intérieur du système, la crise a demeuré. Ce qui a emmené à l’adoption de la Constitution du 18 février 2006.

La Constitution, œuvre humaine donc perfectible devant régenter la vie de la Nation, a prévu des mécanismes de changements des dispositions, afin de s’adapter aux circonstances temporelles dans l’intérêt général de la Nation. Elle ne saurait donc être retouchée au seul motif de pérenniser ceux qui sont au pouvoir. Plus encore, on ne peut la retoucher quand et comme on veut. Raison pour laquelle l’orateur a plaidé contre toute tentative de la révision constitutionnelle, ici comme ailleurs.

La communauté occidentale qui, hier, tendait la perche aux dictateurs en majorité militaires retourne casaque pour soutenir sans réserve le respect des principes démocratiques dont l’alternance au pouvoir. Elle ne veut par conséquent pas entendre parler de révision constitutionnelle ayant pour finalité le maintien sans limite des gens au pouvoir.

Afin de barrer la route à toute tentative de violation de la Constitution grâce à laquelle certaines institutions hors mandat se maintiennent au pouvoir tel le sénat et les assemblées provinciales, et pour ne pas créer des jurisprudences, le professeur a fait quelques recommandations telles que la poursuite de la lutte contre la révision constitutionnelle, l’intensification de pression en vue de l’instauration de l’alternance.
Matthieu Kalele a regretté de n’avoir pas pu entrer dans les détails répondant aux questions lui posées, faute de temps consacré au débat.

Par G.O.

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Le pouvoir de Kinshasa à genoux devant Sassou Nguesso

kabila

La mission de Léon Kengo sur l’autre rive du fleuve Congo ayant échoué
Quelle humiliation pour la RDC qui, malgré le message de Kabila à son homologue d’en face, a vu encore hier débarquer une autre vague d’expulsés au Beach Ngobila

Débordé par le nombre d’expulsés du Congo qu’il est incapable d’entretenir sur son territoire, le gouvernement de la RDC a sollicité un moment de trêve auprès de Sassou pour qu’il puisse s’organiser et agir en conséquence !

Le président du Sénat Léon Kengo wa Dondo a été chargé par Joseph Kabila d’aller à la rencontre de son homologue Denis Sassou Nguesso dans son ranch privé situé à Oyo à environ 500km au Nord de Brazzaville ! L’entretien entre les deux personnalités a eu bel et bien lieu samedi dernier juste au moment même où le chef de l’Etat du Congo de l’autre rive du fleuve célébrait le 32ème anniversaire du décès de sa mère.

Au menu, figurait la demande d’un moment de trêve auprès de Denis Sassou Nguesso afin de permettre au pouvoir établi à Kinshasa de mieux s’organiser pour prendre en charge ses compatriotes expulsés de Brazzaville !

S’adressant samedi dernier à la presse du pays hôte, Kengo wa Dondo a déclaré, nous citons :  » Je suis porteur du message du président Joseph Kabila à son homologue Denis Sassou Nguesso, lequel demande à ce dernier de suspendre l’opération  » Mbata ya mokolo « , la RDC n’étant pas préparée pour accueillir un aussi grand nombre de personnes sur un espace aussi étroit qu’est la ville de Kinshasa  » !
L’Aveu d’impuissance
d’un Etat !

Les paroles prononcées par le président du Sénat de la RDC valent leur pesant d’or car elles sonnent comme un aveu officiel d’impuissance d’un Etat face à ses responsabilités.

En effet, la RDC n’est pas préparée pour accueillir autant de compatriotes qui viennent d’être expulsés par le gouvernement du Congo voisin à un moment inattendu.

Mais qui avait dit que  » gouverner  » c’est prévoir ? Qui avait dit que l’art de la guerre s’apprend lorsque celle-ci est encore très loin ? Qui avait dit, enfin, que celui qui veut la paix prépare la guerre ?

La RDC s’est fortement humiliée devant la République du Congo à travers la mission effectuée dernièrement par Léon Kengo wa Dondo auprès du président Sassou Nguesso en donnant la mesure de l’impéritie de ses gouvernants qui dirigent sans tenir compte des impondérables. On ne peut comprendre par exemple comment un pays peut construire une ville sans prévoir la mise en place des structures de lutte contre les incendies et les inondations. Comment on peut construire une maternité sans prévoir un service pédiatrique ou de chirurgie obstétricale, etc.

Denis Sassou Nguesso est président d’un Etat indépendant et souverain. Que va-t-il se passer si ce dernier refusait d’accéder à la demande de trêve des autorités de la RDC après avoir pris les avis et considérations de son parlement et son gouvernement ?

D’ailleurs, c’est ce qui est malheureusement arrivé car, hier lundi 12 mai 2014, alors que Kengo venait de retourner à Kinshasa, Brazzaville a poursuivi ses opérations de refoulement des RD Congolais de son territoire. Ce qui veut dire que le message de Kabila envoyé à Sassou n’a eu aucun effet.

Il y a donc lieu de dire que derrière cette vague d’expulsions des Congolais de la RDC, il y a anguille sous roche.

Par Kambale Mutogherwa

 

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Goma: opération de contrôle de permis de séjour pour étrangers

 

---DGM20

La police des étrangers de la Direction générale des migrations (DGM) a lancé mardi 15 juillet à Goma (Nord-Kivu) l’opération de contrôle des permis de séjour pour les étrangers touchant particulièrement les ressortissants des pays de la région des Grands Lacs.

Ceux d’entre eux qui étudient ou travaillent en RDC et ne possédent pas encore ce document, seront soumis au payement des amendes, préviennent les responsables de la DGM cités par Radio Okapi.

La plupart des étrangers concernés par cette opération sont  premièrement des Rwandais déjà identifiés et leurs lieux de travail connus, indiquent les responsables de la Direction générale des migrations. Mais l’opération devra s’étendre à d’autres étrangers, assurent ces mêmes responsables.

Ainsi, la  police des étrangers, appuyée par celle des frontières, va passer à chaque endroit où travaillent ces étrangers pour le contrôle des permis de séjour. Ceux qui ne seront pas en règle seront soumis, dès ce mercredi, au payement des amendes allant de 100 à 150 dollars américains, avisent les responsables de la DGM.

Cette opération risque cependant de connaître quelques difficultés, ont fait savoir d’autres sources, expliquant que beaucoup de Rwandais Rwandais possèdent à la fois les pièces d’identité rwandaise et congolaise qu’ils acquièrent on ne sait par quel miracle, la nationalité congolaise étant une seule et indivisible.

Une fois sur le sol congolais, ils se servent des cartes d’identité congolaise, ce qui risque de semer de la confusion.

Au moins quatorze mille étrangers traversent quotidiennement la frontière congolo-rwandaise, pour la RDC, à partir du poste appelé ”Petite barrière”. Parmi eux, au moins six mille Rwandais travaillent ou étudient au Congo.

D’autre part, au niveau du poste frontalier dit” Grande barrière”, ce sont plus de mille Rwandais travailleurs et étudiants qui quittent quotidiennement la ville randaise de Gisenyi pour  celle de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu.

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Calendrier électoral ou réforme de la Constitution : RDC, Paris évoque l’angle de la stabilité et sécurité !

 

Ambassadeur francais

*‘’Plutôt que de vous parler de calendrier électoral ou de réforme de la Constitution, je voudrais aborder cette question sous l’angle de la stabilité et de la sécurité. En effet, pour se développer, un pays, quel qu’il soit, a besoin de ces deux piliers pour réussir à enclencher une dynamique positive.

La stabilité n’est pas synonyme de statu quo. La stabilité, c’est le fonctionnement régulier des institutions et des pouvoirs publics, le respect des libertés publiques consacrées par la Constitution. La stabilité dans une démocratie, c’est aussi le respect des prérogatives et de l’indépendance des différents organes qui ont, chacun dans leur sphère propre, un rôle éminent à jouer : le législatif, l’exécutif et le judiciaire. C’est,  enfin,  le respect d’une règle de base du fonctionnement de toute démocratie : la possibilité d’une alternance au pouvoir, sanctionnée par des élections libres, transparentes et inclusives. Je ne me pose pas, en disant cela, en donneur de leçons et encore moins de prescriptions. Je veux seulement rappeler quelques règles de base, qui s’appliquent tout autant au Nord qu’au Sud de l’Equateur, à l’Est comme à l’Ouest du Méridien de Greenwich. Aucune démocratie n’est parfaite. Chacune a ses vices et ses vertus, ses défauts et ses qualités. Mais,  une chose est sûre : quel que soit le parallèle sur lequel on se trouve, le développement économique et social passe par le respect d’un minimum de règles de vie commune. Et ces règles, que chaque pays se fixe librement, ce sont les lois de la République, à commencer par la 1ère d’entre elles : la Constitution. Aucune Constitution n’est intangible. La nôtre, celle de la Vème République, a d’ailleurs connu de nombreuses modifications au fil du temps. Mais,  derrière la Constitution, il y a son fondement, qui est le consensus national autour de règles communément admises de fonctionnement de la société et des pouvoirs publics’’. Tel est l’extrait essentiel qu’il convient de retenir du discours du 14 juillet 2014  de M. Luc Hallade, Ambassadeur de France en RD. Congo qui, en passant, a félicité les membres de la nouvelle Cour Constitutionnelle nouvellement nommés. Dans cette édition, découvrez, in extenso, la quintessence de ses propos en rapport notamment,  avec l’état des lieux au sujet de relations entre Paris et Kinshasa.  

 
DISCOURS DE M. LUC HALLADE A L’OCCASION DE LA CELEBRATION DE LA FETE NATIONALE FRANCAISE

Kinshasa, le 14 juillet 2014

Messieurs les Présidents du Sénat et de l’Assemblée Nationale,

Mesdames et Messieurs Les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Monsieur le 1er Président de la Cour Suprême,

Monsieur le Procureur Général de la République,

M. le Gouverneur de la Ville-Province de Kinshasa,

Chers Collègues membres du corps diplomatique,

Messieurs les Officiers Généraux,

Distingués invités,

Chers compatriotes,

Mesdames et Messieurs,

 Je voudrais tout d’abord vous remercier d’avoir répondu aussi nombreux à notre invitation, mon épouse Osvalde et moi-même, à venir célébrer dans les jardins de la Résidence de France notre fête nationale.

Remercier aussi les sponsors : le Club Français des Affaires, partenaire traditionnel de cette manifestation, et notamment les sociétés ou groupes ci-après : DISTRITEC ; TFM ; NESTLE ; BIAC ; CFAO ; BOA ; KPMG ; BIVAC ; DELMAS RDC (CMA/CGM) ; ORIONCOM ; AIR France ; CMK ; SOFITAM ; BOLLORE AFRICA LOGISTICS; AGS ; CAF’CONC ; PERENCO ; DFSN ; ORANGE RDC ; KIBALI MINING SERVICES (BOUYGUES), BRACONGO. Une « mention spéciale » pour le groupe ACHOUR, et la Société AGB, qui ont apporté un soutien complémentaire apprécié par les temps qui courent, ainsi qu’à la PNC et la Société G4S qui assurent votre sécurité.

Et tous nos remerciements au Caf’Conc, à Noël CAMILLIERI et à son équipe, qui ont assuré comme à l’accoutumée la préparation du somptueux buffet sur lequel vous attendez tous de vous précipiter. Rassurez-vous : il y en aura pour tout le monde…

Cette année, en accord avec nos sponsors, nous avons renoué avec une tradition républicaine : celle d’accueillir tous les français, enregistrés au Consulat ou sur  Ariane (pour ceux en mission ou de passage). Ce n’est pas exactement conforme aux instructions reçues, qui incitent à restreindre le nombre d’invités pour des raisons d’économie, mais je me réjouis que nous ayons pu ainsi ouvrir cette belle résidence à ceux qui n’ont pas toujours l’occasion d’y venir.

Merci enfin à tous ceux qui ont contribué à l’organisation de cet événement : personnels de l’Ambassade, de la Résidence ou de l’Institut français, ainsi qu’à la chorale Mgr Luc Gillon et à l’orchestre Jaffroz, qui agrémenteront cette soirée en musique.

Après les remerciements, place à quelques réflexions personnelles, après trois années passées comme Ambassadeur de France en RDC. J’axerai mon propos autour de trois sujets qui me paraissent illustrer à la fois les enjeux et les défis d’une relation bilatérale forte, dense et riche entre la France et la RDC :

    L’ENA congolaise, qui vient de naître ;
    La semaine française qui s’est tenue fin mai ;
    Et enfin, le triangle élections-stabilité et sécurité.

L’ENA tout d’abord.

En France, l’ENA et les énarques sont souvent décriés aujourd’hui. Il faut cependant se souvenir qu’au lendemain de la 2ème guerre mondiale, dans un pays déchiré par 6 ans de conflit meurtrier, une des 1ères décisions des nouvelles autorités a été de créer une école républicaine, fondée sur le mérite et qui a fourni à la France plusieurs générations de hauts fonctionnaires qui ont rebâti une Administration moderne, impartiale et efficace.

Je salue la décision prise par le Gouvernement congolais de s’inspirer de cet exemple en fondant une ENA congolaise, dont la 1ère promotion de 60 futurs hauts fonctionnaires a effectué sa rentrée, dans des locaux rénovés et adaptés, le 1er juillet dernier.

Je leur souhaite plein succès dans leurs futures fonctions, eux qui seront en quelque sorte le levain et j’espère la fierté d’une nouvelle Fonction Publique attachée aux vertus républicaines et au service de l’Etat.

La RDC a besoin de rebâtir son Administration, après des années de crises et de conflits qui ont corrompu et dévoyé le sens et la notion de « service public ».

Je suis fier qu’avec d’autres partenaires, sous la houlette du Gouvernement de M. MATATA PONYO et notamment,  d’un Ministre de la Fonction Publique volontariste et déterminé, nous ayons pu apporter notre pierre, notre contribution à cet édifice encore jeune mais prometteur, à ce projet titanesque : rebâtir une Administration performante, efficace et qui assure, sur l’ensemble du territoire, la mise en œuvre effective des politiques publiques.

Longue vie donc à l’ENA congolaise, symbole du renouveau d’un Etat au service des citoyens.

Nous continuerons, M. le Ministre, à vous soutenir et vous accompagner dans cette œuvre salutaire et indispensable.

Après l’ENA congolaise, la semaine française. Pour la 1ère fois, l’Ambassade de France, la CCIFC, et l’Institut français, ont organisé, du 26 au 31 mai derniers, une « semaine  française », au lendemain de la visite réussie du Président KABILA en France le 21 mai.

Cette manifestation a d’abord été un succès populaire : près de 10 000 visiteurs ont fréquenté le site de cette semaine française en 6 jours. C’est considérable.

Elle a ensuite - et surtout - montré, à travers la vingtaine de stands d’entreprises françaises installées en RDC, les tables-rondes très animées et rehaussées de la présence de plusieurs ministres - que je remercie  pour leur disponibilité, les nombreux événements culturels organisés à cette occasion, que la France est bien présente et active en RDC.

Mais au-delà de cette manifestation réussie et qui sera certainement renouvelée, le message que nous avons voulu faire passer a je crois été entendu et j’espère bien compris.

Ce message, c’est la foi dans le développement économique de la RDC et l’espoir que les entreprises françaises pourront y participer et y contribuer.

Il est en effet anormal - je n’hésite pas à le dire, même si les responsabilités sont évidemment partagées - qu’aussi peu d’entreprises françaises soient présentes en RDC, alors même que plusieurs manifestent, quelquefois depuis plusieurs années, leur volonté de développer leurs activités et leurs investissements au Congo.

Je souhaite donc que dans l’année à venir, de nouveaux projets aboutissent et que les entreprises déjà présentes puissent se développer sans entrave. Il faut pour cela que des décisions soient prises, sur des dossiers qui ont trop longtemps tardé. Et aussi que les groupes ou dirigeants français ne soient pas traînés en justice sous de faux prétextes, avec quelquefois - il faut bien le dire - des menaces à peine voilées sur leurs personnes ou les intérêts de leurs entreprises.

Une justice impartiale, qui applique le droit sans le pervertir, est une condition nécessaire pour que les investisseurs potentiels, français ou autres, viennent s’installer en RDC dans un climat de confiance.

Enfin, parce qu’il faut bien parler aussi de politique après la coopération et l’économie, vous n’échapperez pas à quelques considérations sur ce qui remplit quotidiennement les colonnes de la presse, dont je salue les représentants présents.

Plutôt que de vous parler de calendrier électoral ou de réforme de la Constitution, je voudrais aborder cette question sous l’angle de la stabilité et de la sécurité.

En effet, pour se développer, un pays, quel qu’il soit, a besoin de ces deux piliers pour réussir à enclencher une dynamique positive.

La stabilité n’est pas synonyme de statu quo. La stabilité, c’est le fonctionnement régulier des institutions et des pouvoirs publics, le respect des libertés publiques consacrées par la Constitution. La stabilité dans une démocratie, c’est aussi le respect des prérogatives et de l’indépendance des différents organes qui ont, chacun dans leur sphère propre, un rôle éminent à jouer : le législatif, l’exécutif et le judiciaire.

C’est enfin le respect d’une règle de base du fonctionnement de toute démocratie : la possibilité d’une alternance au pouvoir, sanctionnée par des élections libres, transparentes et inclusives.

Je ne me pose pas, en disant cela, en donneur de leçons et encore moins de prescriptions.

Je veux seulement rappeler quelques règles de base, qui s’appliquent tout autant au Nord qu’au Sud de l’Equateur, à l’Est comme à l’Ouest du Méridien de Greenwich.

Aucune démocratie n’est parfaite. Chacune a ses vices et ses vertus, ses défauts et ses qualités. Mais une chose est sûre : quelque soit le parallèle sur lequel on se trouve, le développement économique et social passe par le respect d’un minimum de règles de vie commune. Et ces règles, que chaque pays se fixe librement, ce sont les lois de la République, à commencer par la 1ère d’entre elles : la Constitution.

Aucune Constitution n’est intangible. La nôtre, celle de la Vème République, a d’ailleurs connu de nombreuses modifications au fil du temps. Mais derrière la Constitution, il y a son fondement, qui est le consensus national autour de règles communément admises de fonctionnement de la société et des pouvoirs publics.

Je salue à cet égard la nomination des juges de la Cour Constitutionnelle, qui seront chargés, dans la période délicate qui s’annonce, à veiller au respect de la constitutionnalité des lois et des actes ayant force de loi, de connaître des recours en interprétation de la Constitution, mais aussi de juger le contentieux des élections présidentielles et législatives, les conflits de compétence entre le pouvoir exécutif et le législatif ainsi qu’entre l’Etat et les provinces, selon les articles 160 à 164 de la Constitution du 18 février 2006.

Nul doute que cette institution aura un rôle majeur à jouer, en toute indépendance, pour apaiser les tensions qui pourraient apparaître et dire le droit en toute impartialité.

Quant à la sécurité, ce n’est pas seulement - même si c’est essentiel bien sûr - assurer que la RDC défend l’intégrité de son territoire. A cet égard, le remarquable défilé du 30 Juin dernier nous a prouvé que les FARDC disposaient des troupes et du matériel nécessaires pour faire respecter la souveraineté nationale sur l’ensemble des frontières, au moins terrestres, de la RDC.

La sécurité, c’est aussi la liberté d’aller et de venir à l’intérieur des frontières, dans toutes les provinces, sans risquer de se faire agresser, violer ou dépouiller voire tuer.

Nous avons noté la volonté affichée, au plus haut niveau de l’Etat, d’assurer cette sécurité des biens et des personnes sur l’ensemble du territoire national et de démanteler tous les groupes armés qui sévissent encore dans certaines provinces et commettent quotidiennement des violations des droits de l’homme.

En novembre dernier, une victoire éclatante a été remportée par les FARDC, avec le soutien de la MONUSCO, contre le M23, qui a dû quitter le territoire congolais ou désarmer.

Les FARDC se sont encore illustrées dans la lutte contre les ADF/NALU et d’autres groupes armés, au prix de lourdes pertes. Je salue la mémoire des soldats tombés au champ d’honneur pour rétablir l’autorité de l’Etat.

S’agissant des FDLR, de sinistre mémoire, un processus de désarmement volontaire est en cours. Il importe que ce processus se poursuive de bonne foi, sous le contrôle des organisations régionales impliquées et celui de l’Etat congolais, avec le soutien actif de la MONUSCO.

Un délai - long - a été fixé récemment pour venir à bout de ce désarmement.

Il importe qu’avant la réunion du CSNU, prévue le 6 août, des avancées réelles aient pu être enregistrées, sans atermoiement funeste. Et si malheureusement certains éléments refusent de désarmer, conformément aux résolutions pertinentes du CSNU, il faudra les y contraindre par la force. Là encore, l’alliance des FARDC et de la Brigade d’Intervention de la MONUSCO pourra sans nul doute venir à bout de ces récalcitrants.

Je formule donc le vœu qu’à l’orée de 2015, la RDC soit complétement et définitivement libérée de l’emprise des groupes armés et puisse ainsi se consacrer pleinement à son développement économique et à la nécessaire amélioration des conditions de vie de sa population.

J’espère aussi qu’aux côtés des autres partenaires de ce beau et grand pays, la France pourra apporter sa contribution à l’émergence d’un Congo « plus beau qu’avant », qui prendra toute la place qui lui revient, de par sa taille, ses richesses et sa situation stratégique au cœur de l’Afrique, dans le maintien de la paix et de la stabilité régionales, malheureusement toujours menacées. Je pense notamment en disant cela à ses voisins la RCA et le Sud-Soudan, encore meurtris par des combats fratricides. La RDC, à travers ses soldats et policiers déployés au sein de la MISCA (Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique), apporte une appréciable et appréciée contribution au rétablissement de la paix en RCA. Nous souhaitons qu’elle puisse continuer à le faire au sein de la future MINUSCA (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique).

Pour conclure - enfin - je voudrais adresser deux messages :

j A nos amis congolais tout d’abord, pour les assurer que la France, tout en respectant pleinement l’indépendance et la souveraineté de la RDC, sera à leurs côtés pour les aider à bâtir une nation prospère et des institutions solides, à l’image de sa contribution à la création de l’ENA congolaise que j’ai évoquée au début de mon propos. La France, ce n’est pas seulement l’Ambassade, l’AFD et l’Institut français. Ce sont aussi les entreprises françaises, que je continuerai à soutenir dans leurs projets d’investissement, et tous les français installés en RDC, pour certains depuis de longues années, qui contribuent à l’activité économique et au développement de ce pays-clé  de l’Afrique Centrale.

k A mes compatriotes ensuite, pour leur souhaiter une très belle et bonne fête nationale - occasion de se rassembler autour de notre emblème et de notre devise nationale : Liberté - Egalité - Fraternité, et pour les exhorter à garder, à cultiver l’espoir : l’espoir de pouvoir vivre en paix et en harmonie dans un pays et au milieu d’un peuple accueillants ; mais aussi celui que notre pays retrouve, grâce aux efforts de tous et de chacun d’entre nous, le chemin de la prospérité économique et celui d’une société en mouvement, qui assure l’avenir de sa jeunesse tout en respectant ses anciens.

Et, pour finir sur une note positive, je salue la victoire méritée de nos amis…. à la coupe du monde de football, avec l’espoir que la prochaine sera aux couleurs de la France.

Vive la RDC ! Vive la France !

Je vous remercie de votre attention

 

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Après la visite de Mweka, Gouverneur Alex Kande de retour à Kananga


Le Gouverneur de Province Alex Kande a séjourné du 8 au 11 Juillet dernier, dans le Territoire de Mweka où il a effectué une mission d’itinérance.

Il a saisi cette occasion pour assister, le lendemain de son arrivée dans cette localité,  à la messe de Jubilé d’Argent de l’Episcopat de Mgr Gérard Mulumba, Evêque de Mweka.

Le Gouverneur était arrivé à l’aérodrome Mweka le mardi 8 juillet dernier, où il avait été accueilli par une grande foule enthousiaste ainsi que par plusieurs personnalités originaires de ce territoire.

Le même jour, le Gouverneur Alex Kande s’était adressé à la population de Mweka devant l’esplanade du siège administratif du Territoire. Il avait, dans un  discours pathétique, lancé un appel à la concorde et à la cohésion de cette  population qu’il a, par ailleurs, invité au travail afin de faire de Mweka un grand grainier agricole. Le Gouverneur avait également, à cette occasion, lancé un appel aux jeunes du Territoire de Mweka pour qu’ils s’enrôlent davantage dans les rangs des Forces Armées Congolaise et de la Police nationale.

Le lendemain, le Chef de l’exécutif provincial y a posé la première pierre de construction de la morgue de l’hôpital général de référence et il a promis de contribuer à  l’achèvement des travaux.

Le lendemain, le Gouverneur s’est rendu à Kakenge, une cité située à près de cinquante kilomètres de Mweka où il a également reçu un accueil enthousiaste de la population. S’adressant à celle-ci, Alex Kande a saisi l’occasion pour  interpeller les autorités traditionnelles de la localité qu’il a  exhortées à aplanir les différends qui les opposent.

Le Gouverneur de Province devait ensuite visiter l’ISTM/Kakenge. Après Kakenge, le Gouverneur s’est rendu à Mushenge, la capitale du Royaume Kuba. Il y  a été accueilli par le prince Jean Marie Kwet Bwek qui fait l’intérim du roi Nyimi des Bakuba, actuellement malade en Belgique.

Dans cette localité, le Gouverneur devait visiter  l’Ecole des beaux-arts de Mushenge, où il a pu admirer quelques œuvres produites par l’école. Alex Kande s’est engagé à  apporter tout son soutien à cet Institut, qui fait la fierté de la culture kuba.

Après Mushenge, Alex Kande  s’est rendu dans la localité de Domiongo  où il a visité l’Institut supérieur des techniques appliquées(ISTA) de Domiongo,  Les responsables de l’ISTA ont remis au Gouverneur un cahier de doléance qu’il a promis d’examiner.

Les Yoles exhibent leur danse lors de l'accueil du Gouverneur

Les Yoles exhibent leur danse lors de l’accueil du Gouverneur

Le Gouverneur a ensuite visité le chantier de l’hôpital de la localité de Ngoto, en cours de construction. Une initiative d’un enfant du coin, Constantin Mbengele, le Directeur général du FPI.

Le Gouverneur a terminé sa journée de Jeudi, par la visite de la localité de Bulape, où la population lui a également réservé un accueil royal. Dans son adresse à la population, le Chef de l’exécutif provincial a, de  nouveau, lancé un appel à l’unité et la cohésion et  il a également promis qu’il allait personnellement s’impliquer auprès du Ministre de l’Intérieur du Gouvernement central pour qu’un statut officiel soit rapidement octroyé aux 25 groupements de fait, que compte le territoire de Mweka. Une initiative qui favorisera l’établissement d’une  véritable administration de proximité.

Le dernier jour de son séjour, Alex Kande devait visiter le Camp de Production Agricole des Semences Améliorées de Bena Longo, où 45 hectares sont exploités par le Service National. Les responsables de ce centre de production ont demandé au Gouverneur de mettre à leur disposition un tracteur agricole. Ce que le Gouverneur a promis de faire.

Dans la même localité, Alex Kande a également visité l’Université Officielle de Mweka. Il a promis de faire parvenir à cette université des kits informatiques.

 

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Célébration du 80ème anniversaire de l’ordination du premier prêtre du Kasaï

 


Cathédrale de Mikalayi

Cathédrale de Mikalayi

Ce dimanche 6 juillet 2014, à la Mission Catholique de Mikalayi Saint Joseph, à 30 km de Kananga, le Gouverneur de Province, Alex Kande, a assisté, en compagnie de  son homologue du Kasaï Oriental, le Gouverneur Alphonse Ngoyi Kasanji, à la Célébration du 80ème anniversaire de l’ordination de l’Abbé Charles Mbuya, premier prêtre noir  du Kasaï. C’était, au cours d’une grande messe au cours de laquelle ont été également ordonnés dix nouveaux  diacres et deux prêtres.

Cette célébration eucharistique a été présidée par Mgr Marcel Madila, Archevêque de Kananga, qu’entouraient ses pairs, Mgr Valentin Masengu, Evêque de Kabinda, Mgr Bernard Kasanda, Evêque de Mbujimayi, Mgr Pierre Célestin Tshitoko, Evêque de Luebo, et Mgr Félicien Muanama, Evêque de Luiza.

Plusieurs membres du clergé de l’Archidiocèse, de nombreuses personnalités politico-administratives de la Province, parmi lesquelles le Grand Chef Emery Kalamba Wafuana, les  parents de nouveaux  prêtres et une foule de fidèles catholiques ont également assisté à cette cérémonie.

Dans son homélie du jour, l’Archevêque Madila a axé sa prédication sur la vocation du prêtre et sur les caractéristiques de ce dernier comme modèle d’humilité, de la prière et de l’obéissance, cela à l’exemple de feu l’Abbé Charles Mbuya.

Rappelons que l’Abbé Charles Mbuya, le tout premier prêtre diocésain noir du Kasayi, a été ordonné le 1er juillet 1934, dans cette même cathédrale Saint Joseph de Mikalayi.

80 ans après, l’Eglise Catholique du Kasayi a honoré sa mémoire, par cette grande célébration eucharistique au cours de laquelle Mgr Madila a annoncé la création de la Fondation Charles Mbuya pour venir en aide aux maisons de formation sacerdotale du Kasayi.

Le Gouverneur Alex Kande a indiqué qu’il soutiendra cette Fondation pour que l’Eglise, qui est un grand partenaire au développement du Kasayi, fournisse à notre pays un plus grand nombre de prêtres.

Source: kasaioccidental.com

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15 juillet 2014

Une réunion spéciale sur la RDC à New-York

john-Kerry

Sécurité dans les Grands lacs le vendredi 25 juillet
Une session inédite avec les témoignages des journalistes Richard Engel, de la chaîne de télévision NBC, le Somalien Mustafa Haji Abdinur, de Radio Simba et de l’Agence France-Presse (AFP), l’Irakien Ghaith Abdul-Ahad, du « Guardian », et Kathleen Carroll

La présidente du Conseil de sécurité pour le mois de juillet et représentante permanente adjointe des États-Unis, Mme Rosemary A. DiCarlo, a présenté à la presse, le programme de travail mensuel de cet organe, qui sera en particulier marqué, le 25 juillet courant, par un débat ministériel sur la situation sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC) et la région des Grands Lacs. Ce débat, a précisé Mme DiCarlo, lors de cette conférence de presse au Siège de l’ONU, à New York, sera présidé par le Secrétaire d’État américain, John Kerry.

La Présidente du Conseil a souligné que ce débat, qui devrait donner lieu à l’adoption d’une déclaration présidentielle, devant aider à« maintenir l’attention internationale sur la région des Grands Lacs et encouragera la poursuite d’une dynamique positive après la signature de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération en République démocratique du Congo et dans la région ».

Outre le Rwanda, qui est membre du Conseil de sécurité, la RDC, l’Ouganda et l’Union africaine seront également représentés à un haut niveau, a-t-elle indiqué. Le 16 juillet, le Conseil tiendra un autre débat important qui sera consacré à la protection des journalistes en période de conflit et post conflit.

Depuis 23 décembre 2006, date à laquelle le Conseil de sécurité avait examiné cette question pour la première fois, et avait adopté la résolution 1738 (2006), « la violence contre les journalistes dans le monde s’est aggravée », a-t-elle expliqué, constatant une augmentation des meurtres et des emprisonnements lors de situations de conflit.

Cette réunion devrait être ainsi l’occasion pour le Conseil de sécurité et tous les États Membres d’entendre directement les journalistes parler de la violence à laquelle ils sont confrontés dans les zones de conflit, a ajouté Mme DiCarlo.

Une session inédite

A cette occasion, outre le Vice-secrétaire général, M. Jan Eliasson, le journaliste américain Richard Engel, de la chaîne de télévision NBC, le journaliste somalien Mustafa Haji Abdinur, de Radio Simba et de l’Agence France-Presse (AFP), le journaliste iraquien Ghaith Abdul-Ahad, du « Guardian », et Kathleen Carroll, d’« Associated Press » et du Comité pour la protection des journalistes, prendront la parole.

Ces derniers, a-t-elle affirmé, « apporteront des témoignages de première main sur les dangers inhérents au métier de journalisme en période de conflit », sachant aussi que leurs comptes rendus dans les zones de guerre constituent des « sources inestimables et indirectes d’information pour le Conseil ».

Par ailleurs, le Conseil de sécurité a renouvelé les mandats de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), le 8 juillet. Par contre ,il sera question de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), de la Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Iraq (MANUI) et du Groupe de contrôle du Comité de sanctions 751/1907 sur la Somalie et l’Érythrée, le 24 juillet ainsi que de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD) et de la Force des Nations Unies chargée du maintien de la paix à Chypre (UNFICYP), le 30 juillet.

Le Conseil a eu l’occasion d’entendre le 8 juillet des exposés sur la MINUSS, le 10 juillet c’était le tour du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest. Les dossiers de l’ONUCI et de la MANUI seront abordés le 16 juillet tandis que le Bureau des Nations Unies au Burundi (BNUB) et la MINUAD seront concernés respectivement les 22 et 24 juillet.

Ce 15 juillet, le conseil de sécurité va examiner également la situation à Chypre, ainsi que les activités du Centre régional des Nations Unies pour la diplomatie préventive en Asie centrale. Le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, son envoyée spéciale pour la région des Grands Lacs, Mme Mary Robinson, et le Président de la Banque mondiale, M. Jim Yong Kim étaient présents lord de la conférence de presse tenue par Mme Rosemary A. DiCarlo.

Par Godé Kalonji Mukendi

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Délié de son deal avec Kengo et le régime, Monsengwo très attendu à la Cathédrale

 

mosengwo


Mgr Laurent Monsengwo Pasinya n’a plus pris la parole, hier le 14 juillet, à la Cathédrale Notre Dame du Congo. Une conférence contre la révision constitutionnelle y était prévue à l’initiative des intellectuels catholiques, elle a été reportée au 15 juillet, à 17 heures.

Le report tient à un agenda paroissial bousculé suite à une ordination diaconale programmée le même jour, à la dernière minute. L’intervention de l’archevêque de Kinshasa est très attendue du fait qu’il s’est enfermé dans un pesant mutisme depuis la convocation des Concertations nationales. Même lors de l’office pour la célébration de ses 50 ans de sacerdoce, au stade des Martyrs, le cardinal s’était gardé soigneusement de dire un seul mot sur la vie politique nationale alors qu’il est si friand chaque fois que l’occasion lui est donnée en public. Cette fois-là, il s’est contenté de parler de lui, rien que de sa carrière de prêtre entamée dans la province du Bandundu, un point c’est tout. Le pourquoi du long et supect silence de Monsengwo trouve son explication dans un deal passé avec Léon Kengo wa Dondo, un ami de très longue date devenu Premier ministre en 1994 grâce à la troisième voie inspirée et sortie de la soutane blanche -et surtout immaculée- de l’ex-président du bureau de la Conférence nationale pro-démocratie. Quand Kengo reçoit des assurances de Joseph Kabila qu’il sera fait Premier ministre à l’issue des pourparlers du Palais du peuple, Monsengwo fait partie des premières personnes à qui le président du Sénat rend visite. Ensuite ses anciens compagnons de l’UDI, Max Munga, revenu depuis de son exil en Espagne et les autres. Pour des assurances d’un Chef d’Etat, Kengo avait vu Kabila débarquer chez lui, avenue Batetela, dans la commune de la Gombe, presqu’à l’improviste pour y passer des heures autour d’un repas improvisé à la demande du visiteur qui s’était plaint auprès de l’épouse de son hôte d’avoir un creux soudain à l’estomac. Kengo n’avait été prévenu que quelques minutes auparavant par le protocole d’Etat. Tout ce qu’il y a de touchant sur le plan humain pour attendrir le quasi octogénaire maître des céans, sans parler de la présence d’Olive Lembe Kabila aux côtés de son mari de Président de la République. A partir de ce moment, l’ancien Premier ministre du Maréchal Mobutu a commencé à rallier, à mettre plus de chance de son côté. Il a sollicité et obtenu de Monsengwo qu’il se taise. Par la suite un arrangement direct a été passé entre le locataire du Centre Lindonge et le régime sous couvert d’une prestation publicitaire radio-télévisée de l’ensemble des évêques catholiques pour un montant d’un million de dollars à titre d’assistance à l’Eglise. Le fameux spot publicitaire M-Pesa qui a fait se demander depuis quand un cardinal -donc un futur Pape- prête son visage et sa voix à un annonceur. Le propre frère de Monsengwo, le sénateur et P-c.a. de la puissante multinationale française Bolloré en RD-Congo, François Kaniki a été mis dans le coup. Des sources dignes de foi rapportent qu’il a beaucoup joué en amont pour influencer la position du cardinal. Il est connu qu’il a une sorte d’ascendant sur son aîné. En tout cas, celui-ci l’écoute beaucoup. A Kaniki, il a été promis fermément le poste de ministre des Transports et Voies de communication. Une perspective qui l’a fait baver comme un enfant face à un jouet longtemps convoité pendant que Bolloré démarchait et démarche encore pour acquérir les ports -Boma et Matadi- et les chemins de fer de l’ex-ONATRA. Monsengwo et Kaniki n’ont pas attendu longtemps pour se déssiller les yeux. Kabila a vite fait de leur faire un gosse dans le dos avec la cession, il y a quelques mois, du terminal n°1 du port de Matadi à un groupe des indopakistanais en joint-venture avec le riche homme d’affaires bas-congolais Ledya.
La grande désillusion est tombée le 30 juin lorsque Joseph Kabila s’est engagé qu’il fera mais «sans précipitation et avec méthodologie» le fameux gouvernement de cohésion nationale. Il fallait être Kabila pour le dire sans sourciller neuf mois après la promesse formulée à la clôture des Concertations nationales sous une salve des applaudissements frénétiques. Maintenant que Monsengwo est délié, par la force des choses, de l’engagement avec Kengo, il y a de quoi se demander si le cardinal reprendra totalement sa liberté de parole avec son franc-parler habituel.

Monsengwo s’est décommandé

L’attitude de Mgr Laurent Monsengwo Pasinya sur la conférence anti-révision à la Cathédrale Notre Dame semble très ambigüe. Les fidèles catholiques ne s’expliquent pas que l’archevêque de Kinshasa ait repoussé la cérémonie d’ordination des diacres prévue le 13 juillet pour la programmer le lendemain 14 juillet, le jour où il était attendu pour présenter sa position à cette conférence. Curieux de célébrer l’ordination un jour ouvrable. De mémoire des catholiques, cela n’a jamais été vécu. «L’ordination se célèbre toujours un dimanche, quelquefois le Ier août, un jour férié réservé à la fête des morts», se rappelle un fidèle catholique très assidu à la paroisse Sainte Marie, Notre Dame du Congo. Des organisateurs de la conférence, on apprend que le cardinal s’est décommandé sans en donner les raisons. «Le cardinal nous a fait savoir qu’il exposera mais à une date ultérieure alors que nous avons souhaité qu’il inaugure la conférence comme le prévoit le programme qui lui a été communiqué à temps», a confié un membre du comité organisateur surpris que l’ouverture de la conférence ait été renvoyée au 15 juillet. La conférence organisée sous la bannière de «la semaine des intellectuels catholiques» durera jusqu’au 20 juillet.
Trois conférenciers sont attendus demain, le professeur Matthieu Kalele, Jean-Pierre Kambila conseiller de Joseph Kabila et Jacques Djoli, le complice de Daniel Ngoy Mulunda gratifié de quelques millions de dollars qui lui ont permis d’acquérir deux propriétés bien identifiées à Binza-Ma Campagne.

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