22 mai 2015

Les FAC ne déposeront pas leurs candidatures aux provinciales

fayuluM

Les forces acquises au changement -FAC main¬tiennent leur position de ne pas participer aux élections provinciales fixées au mois d’octobre prochain par la CENI. Martin Fayulu, coordonateur de cette structure de l’opposition l’a fait savoir, au cours d’un point de presse, hier jeudi 21 mai, au siège des FAC situé à Kasa-Vubu. Cela fait suite au refus du pouvoir en place de prendre en considération les préalables de l’opposition rendus publics dans une déclaration à Fatima, le lundi 19 Avril. «Lire ci-dessous la déclaration des FAC».

DECLARATION
Nous, membres des‘‘FAC’’, signataires de la déclaration politique du 18 mai 2015 faite par toute l’Opposition à Fatima, confirmons ici notre adhésion totale à son esprit et à sa lettre, tout en réaffirmant notre attachement à l’Unité de l’Opposition ;
Cependant, tirant les con¬séquences de cette déclaration du 18 mai 2015, nous pensons qu’il est important d’apporter des précisions suivantes pour éclairer la lanterne de l’opinion tant nationale qu’internationale :
A. LE PROCESSUS ELEC¬TORAL
1. A ce jour, la CENI n’a répondu ni à la contre-proposition de calendrier électoral de l’Opposition poli¬tique du 27 février 2015, ni à notre mémorandum commun du 27 avril 2015;
2. Nous appuyant sur la déclaration commune de l’Opposition du 20 avril 2015 à Fatima, et considérant que le calendrier aléatoire de la CENI du 12 février 2015 est aujourd’hui complètement démanché, nous confirmons ici que tout le temps que la CENI ne rencontrera pas nos préalables englobés dans tous ces documents, repris par ailleurs dans celui du 18 mai 2015, nous ne déposerons pas les candidatures déjà prêtes de nos membres aux élections provinciales travesties et inconstitution¬nelles en préparation par la CENI ;
3. Notre démarche est dictée par le souci de demeurer constants, respectueux des principes et surtout de témoigner de notre solidarité avec les millions de jeunes congolais privés par la CENI de leurs droits constitutionnels d’être électeurs ; le fichier électoral crédible étant la base des élections transparentes ;
4. Si la CENI s’entête à pour¬suivre son projet d’organiser une parodie d’élections provinciales, nous descendrons comme à l’accoutumée sur terrain à la rencontre de notre peuple pour le sensibiliser et, avec lui, nous lèverons désormais notre cap vers la Présidentielle et les législatives de 2016 qui doivent se tenir dans les délais constitutionnels ;
5. Nous renouvelons une fois de plus notre attache¬ment à la Résolution 2211 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies du 26 mars 2015, particulièrement en ses points 19, 20 et 21 ;

B. LE CHARNIER DE MALUKU
6. Pour escamoter et ten¬ter d’enterrer le crime con¬tre l’humanité que con¬stitue l’affaire du charnier de Maluku, un fonctionnaire de l’Etat, supposé être apolitique, a été dépêché par Monsieur Kabila au¬près des leaders politiques de l’Opposition pour une mission hautement poli¬tique tout en assurant une couverture médiatique exa¬gérée de la démarche dans les médias audio-visuels et dans la presse écrite ;
7. Nous fustigeons et condamnons avec la dernière énergie cette politi¬sation ouverte des Services de Sécurité de l’Etat ;
8. Vu la gravité de la situ¬ation, nous renouvelons notre exigence et celle du peuple congolais d’une en¬quête internationale et in¬dépendante avec exhumation des corps et prise d’ADN afin de faire toute la lumière sur cette lugubre affaire du charnier de Maluku ;

C. L’INSECURITE GENERALISEE DANS LE PAYS
9. Nous notons qu’après ses diverses tentatives ‘’glis¬sogènes’’, ratées par ail¬leurs, pour se frayer une ouverture dans les institu¬tions d’après 2016 en vio¬lation de la Constitution, le régime de Monsieur Kabi¬la s’évertue maintenant à asseoir les conditions de déstabilisation du pays : la surcharge intentionnelle du calendrier global publié par la CENI le 12 février 2015, l’installation précipitée et dangereuse des nouvelles provinces couplée avec les élections locales, munici¬pales et urbaines, la pro¬grammation sur le tard de la migration numérique de la télévision dont l’objectif est de priver l’Opposition de la possibilité de commu¬niquer avec le peuple lors des échéances électorales prochaines, l’indifférence et l’impuissance du régime à protéger les populations de l’Est en général et de Beni en particulier des massa¬cres récurrents ainsi que l’insécurité généralisée dans tout le pays participent de la stratégie macabre de la ‘’terre brûlée’’. Il en est de même des conflits présente¬ment en cours à Nyunzu, dans le Katanga, où les populations pygmées sont instrumentalisées contre les bantous semant davantage lamort et la désolation ;
10. En outre, au moment où le Congo-Brazzaville a de nouveau lancé l’opération ‘’MbatayaMokolo’’ à partir de Pointe-Noire et de Dolisie, il y a lieu de s’interroger si cette fois-ci le gouverne¬ment de Monsieur Kabila prendra des dispositions nécessaires pour éviter à nos compatriotes l’humiliation des expulsions et le séjour dans leur propre pays dans des conditions inhumaines ;
11. Pour les ‘‘FAC’’, le ré¬gime de Monsieur Kabila sera tenu pour responsable de tout impasse qui naîtrait de toutes ces situations sus¬ceptibles d’occasionner des morts de plus, des nom¬breux déplacés et de per¬turber la tenue des élections présidentielle et législatives obligatoires du 27 novem¬bre 2016 ;

D. LES EVENEMENTS DU BURUNDI
Ces évènements sont alarmants :
12. En effet, l’arrivée massive des nouveaux réfugiés en provenance du Burundi transporte avec elle le ris¬que d’exacerber les conflits ethniques meurtriers, de provoquer davantage des violences sexuelles et des massacres, et de perturber le processus électoral ;
13. Cependant, nous félicitons le peuple Burundais pour son engagement et sa détermination à faire respecter la Constitution du Burundi ;
14. C’est le lieu, pour les ‘‘FAC’’, de rappeler que le peuple congolais a déjà in¬tériorisé l’article 64 de la Constitution de la République qui impose à tout con¬golais le devoir de ‘’faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la Constitution… ‘’.
Que Dieu bénisse la RDC.

Fait à Kinshasa, le 21 mai 2015.
Pour les ‘’FAC’’
Martin M. Fayulu
Coordonnateur

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MÉMO DES COMBATTANTS DE L’UDPS/EUROPE ET AMERIQUE Appel à la réunification de l’UDPS originelle

drapeau udps

Mus par l’idéal des pères – fondateurs de l’UDPS à savoir, instaurer au Congo un Etat souverain géré conformément aux principes cardinaux qui sous-tendent la Justice, la Liberté, la Démocratie et la véritable Paix, seuls garant du progrès social et du développement à tous égards ; l’UDPS suscita l’espoir du peuple congolais (zaïrois à l’époque) avec pour conséquence l’adhésion massive du peuple congolais , alors que ce parti était encore en clandestinité. C’est dans cette perspective que le peuple s’engageait ferme¬ment à ne plus baisser les bras ni laisser se mourir, afin de chasser la peur et avoir l’espoir d’avancer pour éviter de dépérir.

Tout en reconnaissant les soubresauts qui marquèrent le parcours de ses fondateurs (emprisonnement et relégations) et provoquèrent des lézardes au niveau du sommet, la base de l’UDPS n’allait pas arrêter de tenir mordicus la flamme du parti, sous l’égide bien sûr des cofondateurs, pionniers et avant–gardistes. Voilà qui a fait de ce parti une affaire de masses en général et terrain de prédilection de toutes les âmes bien pensantes qui n’hésitèrent pas à prêter leur concours fort appréciable. Fort de cette disponibilité dans la clan¬destinité, le staff dirigeant de l’UDPS creusa dans ses méninges toutes sortes des subterfuges susceptibles d’entretenir cette syner¬gie d’actions. Pour ne pas qu’un jour s’estompe l’élan qui emballait la plupart de l’intelligentsia congolais.

A tout seigneur tout honneur dit-on, la probité politique et le sens de l’histoire exige de reconnaître aux fondateurs le courage d’avoir osé brav¬er une des dictatures les plus féroces de l’époque, qui avait réussi à chosifier tous les citoyens de tout un pays : paysans, fonctionnaires et élite, nous en passons ; tous étaient au pas. De ce point de vue, Il serait tout aussi honnête de reconnaître que le symbole de ce martyre vivant, 33 ans après, de¬meure : E. TSHISEKEDI wa MULUMBA. Son courage ex¬ceptionnel et sa constance d’une part et le charisme qui s’en est suivi d’autre part l’ont distingué de ses pairs et fait de lui un mythe. Le peuple congolais et la pos¬térité ne l’oublieront jamais.

33 ans de vie jonchée des tortures de toute nature : physique, politique, morale, sociale, et nous en passons l’ont marqué. A telle ensei¬gne qu’aujourd’hui il s’avère péremptoire qu’il rende le tablier. Et ce dans l’intérêt du parti.
En effet, physiquement af¬faibli et mentalement défi¬cient, il ne contrôle plus rien et le parti en pâtit au risque de disparaître si nous n’y prenons garde. Il est temps aujourd’hui et maintenant, de prendre nos respon¬sabilités pour que le parti ne continue d’être régi par des statuts partisans, et dirigé à la sauvette par des patriotes politiquement incultes et préconscients par-dessus le marché.

Cet état des choses autant ridicule que morbide s’avère lourd de conséquence, et le peu¬ple ne nous pardonnera pas si nous continuons de gard¬er un mutisme complice ou irresponsable. Ne pas le dé¬noncer aujourd’hui revient à accepter le mobutisme que nous avions combattu en y consacrant toute notre jeu¬nesse. Et bien plus grave, endosser l’hypothèque du parti et avec lui l’avenir des nombreux combattant qui croient encore fermement en l’UDPS. Outre le fait que ce type de gestion – du reste singulière- ridiculise et menace le parti dans son essence, il trahit de manière claire le bas niveau de ceux qui prétendent le diriger, convaincus d’être investis de pouvoirs divins par le simple fait d’appartenir à la famille biologique de TSHISEKEDI. Le simple fait de cette ap¬partenance étant devenu en soi une présomption de compétence.

Pareil état des choses ne peut être toléré que par des cadres au faible potentiel et de ce fait, animés par la passion de paraître opposée au désir d’être. En d’autres termes : des frotteurs des manches. Dans le même ordre d’idées, un tel com¬portement risque de vider le parti de son brain-trust. Or, celui-ci se trouve être la sève de toute entreprise humaine rationnelle ou sup¬posée telle, au niveau de sa direction.
Afin de perpétuer la prise en otage du parti par ces Mes¬sieurs et Dames, ils mettent en quarantaine quiconque n’est pas de leur loge, au mépris du sens de l’Histoire, de capacité en matière d’implantation du parti, de qualités intellectuelles et du sens politique d’affaires éprouvé de ce dernier.

Toutes ces considérations ont décidé les membres du parti en Europe, politique¬ment responsables, de lancer un appel pathétique à tous ceux qui se recon¬naissent dans l’UDPS ; bébé ou adulte (personnes âgées, pionniers et la jeunesse qui est la sève de la nation), à regagner les rangs de l’UDPS originelle. Car il y a de la place pour tous.
Après notre longue éclipse sur nos responsabilités his¬toriques, nous voici face aux enjeux de l’heure où le parti semble être géré d’une manière empirique pour ne pas dire autocratique.

Cette unification saluée par toute notre base ici à l’extérieur comme à l’intérieur du pays par les vétérans de notre longue et noble lutte, nous déter¬mine de prendre le tau¬reau par ses cornes afin de mettre définitivement fin à cette crise qui nous écla¬boussent tous.

Nous réclamons en coeur un nouveau leadership de rénovation en l’opposition à l’ancien modèle suranné dont les combattants dés¬approuvent le clientélisme instauré comme système par les dirigeants de circon¬stance.

Nous devons mériter désor¬mais un haut niveau de con¬ception de la vie sociétale rénovée. La misère atroce ne notre peuple à qui l’UDPS avait promis le progrès so¬cial, le sort pitoyable de nos veuves, orphelins et invalides, de nos nom¬breux martyrs tombés sur le champ d’honneur pour cette cause juste et sacrée ne peuvent être ainsi mini¬misés. Et nous n’avons pas le droit de cracher sur leurs tombes. Le pinacle du ridi¬cule et de l’immature poli¬tique a atteint le summum au parti. Voilà pourquoi il s’impose que nous assum¬ions nos responsabilités.

Nous savons d’avance que notre memo suscitera cer¬taines indignations chez certains patriotes au rabais qui sont chatouilleux de na¬ture et de surcroit spéciali¬ste d’injures, nous ne red¬outons pas leur réprobation.

En un mot comme en mille, nous n’avons pas tort de nous rebiffer. Le présent mémo est le reflet de nos dé¬sirs les plus ardents. L’union de tous nos vétérans, bébé comme jeunes et adultes nous libérera de cette em¬prise familiale moyenâgeuse et le Parti s’engagera sur ses racines d’antan.
Fait en Belgique, Le 25 avril 2015.

Signataires
1. Alamuke Mathieu USA
2. Ange Kalonji Canada
3. Lolendo Paul Canada
4. Kadima-Muntuntu Bel¬gique
5. Rubwiza Lucien Suisse
6. Kahuma Pascaline Suisse
7. Mudileno Sophie Bel¬gique
8. Tuwazani Georges Irlande
9. Muehu Célestin Hollande
10. Biduaya Stanis Hollande
11.Mulanga Suzanne Grande- Bretagne
12.Matondo Josephine Grande-Bretagne
13.Dianzenza Zéphirin Alle¬magne
14.Lukombu Christophère France
15. Mukendi Pierre France
16. Masumbuku Muhamed Italie
17. Bofeko Jeanne Es¬pagne
18. Kalonji Thimotée Portugal
19. Alamba Paulin Portugal
20. Botende Jules Es¬pagne
21. Mualuenzi Casimir Al¬lemagne
22. Makolo Félicien France
23. Manzanza Cyprien Suède
24. Oleko Gabriel Suède
25. Mutombo Alexandre France
26. Amina Bernadette Al¬lemagne
27. Diasadidi Gustave Au¬triche
28. Tosenda Eugène France
29. Toutou Fram France
30. Biringanine Léonce Au¬triche
31. Yav Tchilemb Grande-Bretagne
32. Kasusula Jean-Paul Su¬isse
33. Duga Yahoma Justin Po¬logne
34. Kabamba Patrice France
35. Bolumbu Marie-Rose Belgique
36. Nzau Faustin USA
37. Kalonzo Ilunga USA
38. Muzherwa Nestor Canada
39. Dondo Urbain Canada
40.Kalala Nsenda Canada
41.Atshekeno Grâce Belgique
42. Kaluele Sinda Belgique
43. Meta Cécile Bel¬gique
44. Bateko Charles Suède
45. Mokinza André Norvège
46. Kakumesa Ambroise Danemark
47. Londole Pius Danemark
48. Mulowayi Joseph Bel¬gique
49. Lotika Françoise It¬alie
50. Lunzale Charlotte Bel¬gique
51. Yamutuale Arlette Su¬isse
52. Nkola Constantin Can¬ada
53. Kemba Topaz France
54. Kibasa Raphaël France
55. Kilemb Tchang Po¬logne
56. Luvangu Polycarpe Por¬tugal
57. Bishikwa Anatole Es¬pagne
58. Kapita Shabani Bel¬gique
59. Engeni Sylvain Es¬pagne
60. Muangazi Sidonie Au¬triche
61. Kahamba Benjamin Grande-Bretagne
62. Kamalondo Kizito Ir¬lande
63. Iluja Jean-Claude Can¬ada
64. Mudimbilayi Léon Al¬lemagne
65. Papandji Rigobert Hol¬lande
66. Masema Avenir Bel¬gique
67. Mukinayi Adolphe Hol¬lande
68. Luakale Christophe Au¬triche
69. Biduaya Martin Au¬triche
70. Mpunga Marie-Claire Bel¬gique
71. Silivangi-Matondo Por¬tugal
72. Biselele Odette France
73. Bokungu Adrien Danemark
74. Ndua Muhona Athanase USA
75. Luhaka Otshia Janvier USA
76. Mola Arthur Mexico
77. Maole Bruno Mexico
78. Ngalula Clémentine Belgique
79. Mutonkole Françoise Belgique
80. Mukengela Simon Belgique
81. Masengu Marie-Jeanne Belgique
82. Odia Christine France
83. Amundala Prospère Pologne
84. Galo Mogba Pierre Moscou
85. Tomba Augustin Moscou
86. Beya Donatien Moscou
87. Mosala Laurent Pologne
88. Mulaj Heng Henri Norvège
89. Tshikela Didace Norvège
90. Nyboma Alexis Suisse
91. Kalanga Eudoxie Suisse
92. Tchalikulima Xavier Allemagne
93. Matondo Makiesse Al¬lemagne
94. Libenge Hortense Suède
95. Yangala Sébastien Au¬triche
96. Kabengela Huberton France
97. Lisumbu Madeleine Hol¬lande
98. Yamilamba Gaston Hol¬lande
99. Molongoli Henry USA
100.Mala Dominique Mex¬ico

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RUPTURE CONSOMMÉE PPRD-PALU la base de deux partis s’en est mêlée au cinquantenaire

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Entre le PPRD et le PALU, c’est la rupture consommée née de la dernière déclaration du parti d’Antoine Gizenga qui s’est opposé à toute manoeuvre ouvrant la voie à une quelconque révision ou maintien de Kabila au-delà de son mandat qui prend fin le 16 décembre 2016. Le compte à rebours vient donc de commencer. Depuis cette prise de position, le PALU n’a plus sa place au sein de la Kabilie. Le parti du Patriarche Gizenga est devenu victime des insultes et autres humiliations de ses partenaires politiques. Preuve, il fallait lire les écrits d’un journal pro-régime sur l’imaginaire affaire Kubla pour voir com¬ment ce tabloïd s’était attaqué sauvagement et sans merci au Patriarche Antoine Gizenga et à l’ex-PM Adolphe Muzito. Heureusement que Kubla avait blanchi Muzito dans cette nébuleuse affaire que le pouvoir avait montée de toute pièce pour ternir l’image de l’ancien locataire de l’Hôtel du gouverne¬ment.

Après ce coup raté con¬tre l’ex chef de l’Exécutif, place maintenant aux at¬taques personnelles, insultes, et autres acharnements à l’endroit des cadres et militants du PALU. Il fallait être là, le samedi 16 mai dernier, au Centenaire protestant pour vivre en live l’humiliation qu’a subie l’épouse de Gizenga lors de la commémoration du 18ème anniversaire de l’entrée de l’AFDL. Les orateurs de la manif ont préféré présenter Marie-Laure Kawanda, une parvenue en politique à la place d’Anne Mbumba, l’épouse de Gizenga surnommée «la gardienne du temple». Dans un même registre, les militants du PPRD se sont attaqués sans état d’âme à leurs homologues du PALU scandant des paroles odieuses contre les gizengistes. L’acharnement a duré des heures et des heures.

Les gizengistes n’ont pas cédé à cette provocation. Ils ont, comme dans leur tradition, gardé silence pour rendre un hommage mérité à Mzee Laurent-Désiré Kabila que le PALU considère comme le soldat du peuple suite à son combat pour le pays à l’image des gizengistes qui, pendant des années, ont milité pour un même com¬bat que celui de Kabila le père: mettre fin à la dictat¬ure en prônant la démocratie. Quand le PALU menait ce combat, le PPRD n’a pas encore vu le jour. A travers ce désagrément, le parti présidentiel a, une fois encore, prouvé ses démesures, turpitudes et limites. Le PPRD ne veut pas se faire grand dans le microcosme poli¬tique de la Rd-Congo. C’est un des partis qui aiment tirer le drap de leur coté à chaque partage politique sans pour autant songer aux alliés politiques. Le PPRD, c’est aussi, un parti qui aime émietter les autres pour son profit. La division qui a failli diviser le MLC est l’oeuvre du PPRD. La division qui règne actuellement à l’UDPS en est une autre brouille créée par le PPRD afin de détruire la fille aînée de l’opposition. C’est aussi le cas avec le PALU.

Le PPRD a donné des béquilles à Kawanda pour déstabiliser le parti gizengiste avec son parti-mallette qui n’est pas visible sur terrain. C’est donc ça la force du PPRD, semer la brouille dans d’autres partis qui ont fort ancrage au pays afin de bien régner. Au lieu de se faire un grand pourquoi pas à l’image de l’ANC en Afrique du Sud. Le PALU ne s’inscrit pas dans cette vision du PPRD qu’il juge rétrograde. Le parti de Gizenga a, à travers un gizengiste de premier rang, assume que le PALU est plongé dans l’esprit de l’émergence de la Rd-Congo. Des débats de très bas étag¬es qui dépassent la ceinture ne préoccupe pas le PALU ni de près ni de loin. «C’est le débat d’idées qui nous inté¬resse pour l’émergence de la Rd-Congo. Le reste, c’est de l’enfantillage politique», lâche-t-il d’un air sérieux.
XAVIEZ PEREZ

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20 mai 2015

Dialogue avec Kabila: Mise au point de l'UDPS

Mise au point UDPS

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19 mai 2015

CONGRÈS DU PPRD À LA FIKIN : Katumbi son absence a été très remarquée du début à la fin

katumbi

L’absence de Moise Katumbi au congrès extraordinaire du PPRD tenu, du jeudi 14 au vendredi 15 mai dernier, à la FIKIN, a été très remarquée du début à la fin de cette activité du parti présidentiel. Le chairman du TP Mazembe a préféré faire le déplacement de la Belgique où il séjourne depuis quelques jours séchant le congrès du PPRD.

Pour des analystes avérés, l’absence de Katumbi aux assises du PPRD illustre bel-et-bien que le président-sponsor du TP Mazembe a des idées ailleurs. Le Gouv’ du Katanga ne partage plus la même idéologie avec les peperdiens. Cela pousse à dire que Katumbi ne navigue plus dans le même sens que Joseph Kabila, initiateur du PPRD. C’est donc le divorce consommé entre lui et le régime. Il faut peut-être être aveugle pour ne pas com¬prendre cela. En Belgique, selon des sources fiables, Katumbi poursuit avec des contacts politiques, ça et là, dans la perspective des échéances à venir. Son retour est imminent au pays, nous confie, notre source. Rupture confirmée, oui. Rappelons que lors du mi-congrès du PPRD à Mban¬daka, Katumbi avait aussi brillé par son absence. Au¬tre preuve, à son retour de Lubum’, le 23 décembre de l’année passée, après une longue absence au pays, Ka¬tumbi avait tenu un speech qui avait suscité beaucoup de réactions dans le micro¬cosme politique. Il s’est ou¬vertement opposé à la révi¬sion Constitutionnelle dans une métaphore de faux pen¬alty. Depuis, l’opinion a su que Katumbi ne roule plus avec Kabila. Son absence au congrès extraordinaire du PPRD à la FIKIN con¬firme cette thèse que «c’est fini» entre lui et le pouvoir en place qui a, plus d’une fois, tenté à sa vie. Katumbi représente un danger pour le pouvoir suite à sa popu¬larité et générosité qui a dé¬passé les frontières nation¬ales. Au régime de tirer les conséquences de perdre un allié de taille à la trempe de Katumbi.

XAVIEZ PEREZ

 

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18 mai 2015

Dialogue : L’opposition rejette l’offre de Kabila

opposantsRDC

(KINSHASA)- Les principaux partis de l’opposition politique ont rejeté le dialogue, quelques jours après avoir rencontré et échangé de la question avec l’émissaire du président Kabila. Ils pensent que ce
dialogue risque d’ouvrir la voie à une transition et un partage du pouvoir. M. Kamerhe a rappelé que le président Kabila doit seulement respecter les prescrits de l’article 220 de la constitution,
respecter le délai constitutionnel pour la fin de son mandat et envisager à fermer déjà ses valises. Les opposants veulent l’alternance politique et le départ civilisé du président Kabila dont le mandat arrive à échéance en décembre 2016. ‘‘Nous voulons que le président sortant cède le pouvoir et qu’il ne s’entête pas comme Blaise Campaoré ou moins encore comme le sulfureux Pierre Nkuruziza, a insisté Jean Lucien Busa. D’autre, l’opposition appelle la commission électorale nationale indépendante à postposer les locales et à enrôler les mineurs devenus majeurs après 2011. i Après les événements malheureux survenus le 19, 20 et 21 janvier, l’opposition espère rééditer un autre exploit en coincant le pouvoir. Le Burundi a été le déclic pour ceux qui étaient séduits par le dialogue, analyse un autre opposant radical. Les Diongo, Vuemba, Mukonkole, Fayulu, Kamerhe, Ingele, Busa, Bazaiba, Makila, Sesanga se mettent déjà en position d’affronter le régime. Seulement, l’Udps les a tourné le dos. Le parti d’Etienne Tshisekedi veut le dialogue avec Kabila tel que recommandé par l’accord cadre d’Addis-Abeba. Chose que les autres opposants trouvent inapproprié à une année des élections présidentielle et législatives nationales.

DECLARATION DES PARTIS POLITIQUES, REGROUPEMENTS POLITIQUES ET GROUPES PA RLEMENTAIRES DE L’OPPOSITION AINSI QUE DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE ET DE LA DIASPORA

Une minute de silence en mémoire des victimes des massacres de Béni ! Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs de la Presse,
Rendant hommage à nos martyrs de la liberté et de la démocratie tombés dans la semaine du 19 au 25 janvier 2015, et s’inclinant devant la mémoire des compatriotes ‘’indigents’’, ‘’non-identifiés’’,
‘’abandonnés’’, ‘’mort-nés et fœtus’’ jetés, comme des rats, dans des fosses communes à Mikonga et à Maluku, les partis politiques, regroupements politiques et groupes parlementaires de l’Opposition
ainsi que des organisations de la Société civile et de la diaspora, se sont réunis ce lundi 18 mai 2015 dans la salle paroissiale Fatima à la Gombe, aux fins d’examiner la situation nuisible et dangereuse
d’insécurité généralisée qui prévaut à l’heure actuelle dans notre
pays, au regard notamment :
- du piétinement du processus électoral ;
- des massacres récurrents à Béni ;
- des manœuvres malveillantes du pouvoir tendant à préjudicier les
partis politiques de l’opposition à la veille des échéances
électorales;
- de la confiscation des droits de la minorité à l’Assemblée nationale ;
- ainsi que du vent d’insécurité soufflant davantage sur le pays suite
aux récents évènements survenus au Burundi.
Après avoir pris la mesure de la gravité de la situation, prélude à
des perspectives très sombres pour la Nation, l’Opposition Politique
Congolaise déclare ce qui suit :
A. DU PROCESSUS ELECTORAL
L’Opposition Politique Congolaise rappelle que, dans le souci
d’apporter sa contribution à la tenue des élections apaisées dans
notre pays, elle avait saisi la CENI en son temps et lui avait remis
sa déclaration du 27 février 2015, contenant sa contre-proposition au
calendrier électoral irréaliste, hypothétique et inconstitutionnel
publié le 12 février 2015 par la CENI ;
Toujours dans un élan patriotique, elle avait, lors de l’audience lui
accordée par la CENI le 27 avril 2015, déposé un mémorandum contenant
ses revendications, sous forme de préalables, réitéré sa
contre-proposition au calendrier de la CENI, actuellement dépassé. Ce
mémorandum a été également transmis à la MONUSCO.
A ce jour, la CENI n’a répondu ni à la contre-proposition, ni au
mémorandum, et il n’est pas nécessaire de relever ici que le
calendrier électoral de la CENI est maintenant complètement
désarticulé. Car, beaucoup d’opérations prévues à des dates précises
n’ont, à ce jour, connu un début d’exécution.

De ce qui précède, la position de l’Opposition se résume comme suit :
1. Le report, après 2016, des élections locales, municipales et
urbaines, beaucoup plus complexes et, dans le contexte actuel,
porteuses des germes de conflits sur terrain à cause de
l’impréparation, de manque des infrastructures, y compris celui de la
cartographie judiciaire nécessaire pour connaitre du contentieux
électoral ainsi que du personnel qualifié pour gérer ces provinces et
entités nouvellement créées ;
2. L’organisation d’une nouvelle opération d’enrôlement, en ce
compris les nouveaux majeurs depuis le 27 novembre 2011 afin de
constituer un nouveau fichier électoral fiable et produire de
nouvelles cartes d’électeur différentes de celles présentement en
circulation et qui sont trafiquées;
3. La tenue des élections provinciales ainsi que celles indirectes
y rattachées, en vue du renouvellement des mandats, largement
dépassés, des animateurs des institutions qui souffrent du déficit de
légitimité, à savoir : le Sénat, les Assemblées provinciales et les
Gouvernements provinciaux ;
4. Le respect de la Constitution en ce qui concerne la date du 27
novembre 2016 prévue par la CENI pour les élections présidentielle et
législatives nationales afin de permettre l’installation, dans les
délais, des nouveaux dirigeants élus, notamment la passation du
pouvoir le 20 décembre 2016 ;
5. Le refus de cautionner toute idée de transition débouchant sur le
glissement des mandats en cours au-delà des délais constitutionnels ;
6. La neutralité de la CENI afin qu’elle se conforme à l’esprit et à
la lettre de la loi Organique portant organisation et fonctionnement
de la CENI. Car, l’intérim prolongé et questionnable assuré par son
Vice-Président du fait de l’absence prolongée pour des soins
appropriés à l’étranger de son Président, l’Abbé MaluMalu, ne nous
rassure pas ;
7. L’Opposition politique Congolaise est prête pour aller aux
élections et attend obtenir de Monsieur Kabila, de sa mouvance et de
la CENI des réponses précises aux préoccupations ci-haut soulevées
dans les meilleurs délais ;
8. C’est cette position commune qui a été communiquée à l’émissaire de
Monsieur Kabila dépêché, les 02, 09 et 11 mai 2015 auprès des leaders
des partis politiques, des regroupements politiques et des groupes
parlementaires de l’Opposition congolaise qui se sont sentis en devoir
de porter la démarche de l’émissaire au sein de la Dynamique pour
l’Unité d’Actions de l’Opposition ;
9. En d’autres termes, l’Opposition Politique Congolaise ne trouve pas
d’opportunité d’un dialogue qui risque de nous entraîner dans un
schéma de transition et de déboucher au glissement du calendrier
électoral en violation de la Constitution.
Par conséquent, adhérant aux principes qui guident une gouvernance
électorale inclusive, crédible, rationnelle et apaisée, l’Opposition
politique en appelle à la tenue urgente d’un Forum Inclusif sur le
Processus Electoral tel que recommandé par le Conseil de Sécurité des
Nations-Unies dans sa résolution 2211 du 26 mars 2015 ;
B. DES MASSACRES RECURRENTS A BENI
Plus de trois cents de nos compatriotes ont été récemment tués à la
machette, au couteau, à la baïonnette et par balles à Béni. Et chaque
jour, on enregistre des cas de violence à l’Est du pays. L’Opposition
Politique Congolaise fustige l’impuissance du pouvoir en place à qui
incombe au premier chef la responsabilité d’assurer la protection des
personnes et de leurs biens ;
Non seulement que la persistance de cette situation inquiète
sérieusement l’Opposition Politique Congolaise, mais son incidence
potentielle sur le processus électoral la trouble aussi. L’Opposition
Politique Congolaise s’interroge finalement si ce climat d’insécurité
n’est pas entretenu à dessein de créer un environnement qui pourrait
donner prétexte à Monsieur Kabila, d’une part de retarder la tenue des
élections et d’autre part de continuer à favoriser le pillage des
ressources dans notre pays ;
L’Opposition Politique exige du pouvoir de mettre tout en œuvre, en
collaboration avec la MONUSCO, pour sécuriser nos compatriotes à l’Est
aujourd’hui complètement abandonnés dans leur calvaire et mettre fin
aux pillages des ressources.
C. DES MANŒUVRES MALVEILLANTES CONTRE LES PARTIS POLITIQUES DE L’OPPOSITION
Après avoir crée et entretenu des conflits oiseux en son sein, le
régime en place s’évertue maintenant à y installer la confusion en
agréant un soi-disant nouveau parti politique, le ‘’MLC/L’’, appelé à
entrer en compétition avec le MLC en violation des articles 7 de la
loi numéro 04/002 du 15 mars 2004 portant organisation et
fonctionnement des partis politiques et 12 de la loi électorale
numéro 15/001 du 12 février 2015 ;
Pour favoriser un climat d’apaisement, l’Opposition Politique
Congolaise exige la fin de cette balourdise, la clarification de
l’affaire du charnier de Maluku par la mise en place d’une Commission
d’enquête internationale et indépendante, la libération de tous les
détenus politiques, d’opinion, des défenseurs des droits de l’homme,
des activistes de la société civile Filimbi et Lucha, des
journalistes, la fin de la traque, de la violence physique, de la
torture, de tracasseries administratives (confiscation de passeport),
de l’instrumentalisation de la justice contre les leaders de
l’opposition, ainsi que l’ouverture des médias fermés, la suspension
et le report de la migration numérique des medias, radios et
télévisions ;
D. DE LA CONFISCATION DES DROITS DE LA MINORITE A L’ASSEMBLEE NATIONALE
L’on se souviendra qu’en rapport avec le charnier de Maluku,
l’Opposition politique congolaise avait régulièrement introduit, le 17
avril 2015 auprès du Bureau de l’Assemblée nationale, une motion de
défiance contre le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’intérieur et
Sécurité.
L’opinion se rappellera également que s’agissant d’une question réglée
par la Constitution et le règlement intérieur de l’Assemblée
nationale, la majorité au pouvoir avec la complicité de son Président,
Aubin Minaku, avait décidé d’empêcher tout débat sur le problème du
charnier de Maluku.

L’hémicycle avait été transformé en un lieu d’animation politique et
chants à la gloire du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur,
qui devrait pourtant éclairer l’opinion sur ce drame humanitaire.
Pour l’Opposition Congolaise, ceci est un incident majeur en ce qu’il
traduit la confiscation des droits de la minorité au niveau de
l’Assemblée nationale, et face à ce climat de violation des droits de
l’opposition en matière de contrôle parlementaire et débat dans
l’hémicycle, l’Opposition a décidé de suspendre sa participation aux
plénières de l’Assemblée nationale jusqu’à ce que le Bureau offre des
garanties du respect de la Constitution et du règlement intérieur de
l’Assemblée nationale.
En attendant l’aboutissement des travaux de la Commission Spéciale
suggérée par le Président de l’Assemblée nationale à cet effet,
l’Opposition maintient donc sa suspension aux travaux de l’Assemblée
nationale.
De toutes les façons, s’agissant du charnier de Maluku, l’Opposition
Politique continue d’exiger une enquête internationale et indépendante
avec exhumation des corps et prise d’ADN en vue de faire toute la
lumière sur cette macabre affaire ;
C. DES EVENEMENTS DU BURUNDI
L’Opposition Politique Congolaise, suit attentivement les évènements
du Burundi où le peuple a décidé avec détermination de rependre son
destin en main en rejetant toute violation de la Constitution et des
Accords d’Arusha qui avaient mis fin à l’une des guerres civiles les
plus meurtrières d’Afrique.
Tout en déplorant des tueries inutiles, la violence, les violations
massives des droits humains notamment avec les bombardements des
médias privés et les déplacements massifs des populations, nous tenons
à présenter nos condoléances aux familles éprouvées et à exprimer
toute notre compassion au peuple Burundais.
Que Dieu bénisse la RDC et son vaillant peuple.

Fait à Kinshasa, le 18 mai 2015.

LES SIGNATAIRES

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15 mai 2015

Dialogue : Tshisekedi répond à Kabila

Etienne Tshisekedi

L‘UDPS renvoie le raïs à la feuille de route du 14février 2015 pour résoudre la crise de légitimité en RDC par un vrai dialogue politique sous la médiation de la communauté internationale.

Le président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Etienne Tshisekedi, a répondu, depuis Bruxelles, en date du vendredi 8 mai dernier, à Joseph Kabila. Cela suite à la demande de ce dernier concernant le dialogue en République Démocratique du Congo.

Dans cette correspondance, l’UDPS renvoie Joseph Kabila à sa feuille de route du 14 février 2015, adressée à la communauté internationale, par intermédiaire de Martin Kobler, Représentant spécial du SG des Nations Unies. Etienne Tshisekedi Wa Mulumba rappelle que cette feuille de route explicite la position de l‘UDPS sur les voies de sortie de la crise de légitimité sévissant en RD du Congo « depuis le hold-up électoral de 2011 ».

L’UDPS, qui insiste sur la nécessité de préparer, de manière consensuelle, des élections libres et transparentes, dans un climat apaisé, exhorte le Représentant spécial du SG de l’ONU, Martin Kobler, ainsi que le collège des envoyés spéciaux en RDC et dans la région des Grands-lacs, à jouer pleinement leur rôle diplomatique de médiation en prenant, de toute urgence, les contacts nécessaires avec les parties congolaises, afin de définir le cadre d’organisation affective du dialogue dans un court délai. L’UDPS dit éviter, dans l’Intérêt de la Nation, les pertes de temps et les manœuvres dilatoires visant à contourner les exigences constitutionnelles régissant les échéances électorales et favorisant le glissement.

Les termes de la feuille de route de l’UDPS

Selon ce document, la situation tant politique que sociale en RDC demeure toujours préoccupante et constitue un cas d’urgence. Une crise politique « grave », née des dernières élections de novembre2011, a plombé sérieusement l’avenir du processus de démocratisation du pays.

Le lieu de la tenue du dialogue, tel qu’indiqué dans cette feuille de route, devra être la ville de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo. Par rapport sa taille et sa composition, seuls 40 participants, répartis équitablement entre les deux tendances politiques en présence, à savoir les tenants du statu quo et ceux qui militent pour le changement (Kabila et les siens d’une part, Tshisekedi et alliés d’autre part), soit 20 membres par délégation.

Quant à l’ordre du jour, l’UDPS propose le règlement du contentieux électoral de novembre 2011 et son corollaire qui est la crise de légitimité. Ceci implique, poursuit cette feuille de route, l’identification des responsables de la fraude électorale de novembre 2011, afin qu’ils soient écartés de la gestion du pays et du processus électoral en cours.

Il faudra également définir un processus électoral consensuel, notamment sur le calendrier, préconisant, premièrement, l’organisation de l’élection présidentielle couplée aux législatives dans le délai constitutionnel, soit, au plus tard, le 19 septembre 2016. Les autres scrutins devront être organisés après la présidentielle et les législatives.

Le deuxième point à l’ordre du jour est relatif à la restructuration de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), alors que le troisième traite du contentieux électoral. Le quatrième point parle du fichier électoral, avec un accent sur sa fiabilisation et sa révision afin qu’il tienne compte de nouveaux majeurs, de Congolais de la diaspora…

Sécuriser le processus électoral

La traçabilité des résultats est le cinquième point inscrit pour définir un processus électoral consensuel, suivi du renforcement du mandat de la MONUSCO pour sécuriser le processus électoral comme sixième point, et enfin, la création d’un observatoire des élections chargé de la certification des résultats.

Concernant la durée des travaux, l’UDPS estime que dix jours maximum seront suffisants, dont trois réservés aux travaux de la facilitation de la MONUSCO.

D’ailleurs, cette formation politique insiste sur la « responsabilité historique » de la communauté internationale de convoquer ce dialogue politique dans l’esprit de la résolution 2147 et de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, pour éviter que la RDC ne plonge dans le chaos comme au Burkina Faso et au Burundi.

Par LEFILS MATADY

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14 mai 2015

Burundi: violents combats à Bujumbura, au lendemain d’une tentative de coup d’Etat

 

 

bujumbura

De violents combats ont éclaté jeudi matin autour du siège de la télévision nationale à Bujumbura entre militaires loyalistes et putschistes au lendemain d’une tentative de coup d’Etat contre le président burundais Pierre Nkurunziza, en déplacement à l’étranger, selon des témoins et sources militaires. Selon les témoins, les combats à la mitrailleuse lourde et au lance-roquettes ont éclaté autour des locaux de la télévision et de la radio nationales, toujours sous le contrôle des partisans du président Nkurunziza.

 

Selon une source au sein des militaires putschistes, le bâtiment de la RTNB a été attaqué à l’aube après que le chef d’état-major des forces armées burundaises, Prime Niyongabo, resté loyal au président, eut annoncé l’échec du coup d’Etat sur les ondes de la radio nationale.

Un journaliste qui se trouve à l’intérieur du complexe a confirmé des violents combats à l’arme lourde, y compris des canons et des lance-roquettes.

Dans la nuit, les propos du chef d’état major avaient été balayés par le porte-parole des putschistes, Vénon Ndabaneze: celui-ci avait revendiqué le contrôle de l’aéroport et expliqué que son camp n’avait pas essayé de prendre la présidence et la radio-télévision nationale mercredi pour éviter une “effusion de sang”.

L’annonce de la destitution de Pierre Nkurunziza avait été accueillie mercredi par des scènes de liesse dans la capitale Bujumbura, où de nombreux manifestants ont fraternisé avec les militaires et grimpé sur des blindés.

Le général à l’origine du putsch, l’ex-chef des services de renseignements de Pierre Nkurunziza, le général Godefroid Niyombare, a aussi assuré avoir le soutien de nombreux hauts gradés de la police et de l’armée.

Jeudi matin, il était cependant toujours impossible de dire qui détenait effectivement le pouvoir à Bujumbura.

Selon des sources concordantes, le président Pierre Nkurunziza serait lui en Tanzanie, à Dar es Salaam, où il s’était rendu mercredi pour un sommet de la Communauté est-africaine (Burundi, Kenya, Ouganda, Tanzanie, Rwnada) consacré à la crise politique burundaise déclenchée par sa candidature à la présidentielle du 26 juin.

Société civile et une partie de l’opposition politique mènent la contestation contre cette candidature qu’elles jugent inconstitutionnelle. Mais l’éventualité d’un troisième mandat de Pierre Nkurunziza, déjà élu en 2005 et 2010, divise depuis des mois jusqu’au sein du parti au pouvoir le Cndd-FDD.

Le général Niyombare avait profité mercredi du déplacement du chef de l’Etat pour annoncer sa destitution, après des semaines de contestation populaire dans les rues de Bujumbura qui ont fait une vingtaine de morts.

Tout l’après-midi et une bonne partie de la nuit, militaires loyalistes et putschistes ont mené des “tractations” pour tenter de se rapprocher et éviter un bain de sang. Les Burundais gardent encore très présente en tête la longue et meurtrière guerre civile qui a secoué le pays de 1993 à 2006.

Mais ces discussions n’ont pas abouti.

“Les tractations ont buté sur un groupe d’officiers du Cndd-FDD qui ont rejeté toute solution qui écarte Nkurunziza”, a dit à l’AFP un haut gradé du camp putschiste.

- Appels à la retenue -

L’annonce de la destitution de Pierre Nkurunziza a déclenché une vague de réactions parmi une communauté internationale déjà très inquiète des tensions qui ne cessaient de croître au Burundi depuis des mois. Au-delà de la guerre civile, qui a fait quelque 300.000 morts, l’histoire post-coloniale du petit pays d’Afrique des Grands Lacs, a été jalonnée de massacres interethniques.

Les dirigeants kényan, ougandais, tanzanien et rwandais, qui se sont finalement réunis sans leur homologue burundais mercredi à Dar es Salaam, ont condamné le coup d’Etat et demandé un report des élections – des législatives et communales sont aussi prévues le 26 mai.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a exhorté “au calme et à la retenue”, alors que le Conseil de sécurité devrait tenir jeudi des consultations d’urgence sur la crise au Burundi, à la demande de la France.

A Washington, la Maison Blanche, ouvertement opposée depuis des semaines au troisième mandat, a appelé toutes les parties à “déposer les armes” et la chef de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini, a appelé les deux camps à faire preuve de “retenue et à éviter la violence”.

Le général Niyombare avait été limogé de la tête des services de renseignements en février par le président après lui avoir déconseillé de briguer un troisième mandat.

Mercredi, l’officier putschiste a annoncé la mise en place d’un “comité pour le rétablissement de la concorde nationale, temporaire”, chargé de rétablir “l’unité nationale” et de reprendre le “processus électoral dans un climat serein et équitable”. Il a dit prendre la tête du comité.

Personnalité aujourd’hui respectée et considéré comme un homme de dialogue, le général Niyombare était devenu après la guerre civile chef d’état-major adjoint, puis chef d’état-major de l’armée. Nommé en décembre 2014 à la tête du Service national de renseignements (SNR), il avait été limogé trois mois plus tard.

radiookapi.net

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13 mai 2015

Analyse d'un coup d'Etat attendu à Bujumbura

ANALYSE MARIE-FRANCE CROS 

manifestation au Burundi

INTERNATIONAL

Le coup d'Etat en cours mercredi à Bujumbura était attendu. Depuis des semaines, la capitale burundaise bruissait de rumeurs, en raison de la fuite en avant du président Pierre Nkurunziza, qui refuse, en se présentant à un troisième mandat, de respecter l'Accord de Paix d'Arusha qui a mis fin à la guerre civile (1993-2005), accord dont l'armée se considère comme la gardienne. Pour beaucoup d'habitants de Bujumbura, plus prompts à se révolter que les paysans des collines, cette interruption du processus institutionnel était même la seule issue contre "la violence qui arrive et qui fait peur".

Trois sources différentes nous signalaient, fin avril, que des "frondeurs" (opposés au troisième mandat) du CNDD-FDD, le parti au pouvoir, cherchant un asile pour leur famille en vue de troubles prévisibles, se rendaient dans les chancelleries "demander que les capitales amies soient compréhensives si un coup d'Etat survenait".

Des généraux avaient d'ailleurs déjà écrit en décembre dernier au chef de l'Etat pour lui demander de renoncer à ce troisième mandat déstabilisateur. Une partie d'entre eux avaient été menacés, d'autres "achetés". On ignorait donc, en définitive, de quel côté irait l'armée.

Le révélation, par deux dirigeants du Service national de Renseignement (SNR) - qui se sont confiés à l'avocat belge Bernard Maingain (voir La Libre Belgique du 7 mai) -, des projets de la Présidence, qui n'hésite pas à fomenter des violences et faire vibrer la corde ethnique pour rester au pouvoir, a probablement fait pencher la balance en faveur du coup d'Etat.

Même le nom de son auteur, le général Godefroid Niyombaré, était déjà sur beaucoup de lèvres, en raison de sa grande popularité dans les deux ailes de la nouvelle armée burundaise: celle issue, comme l'officier, du maquis de la guérilla hutue CNDD-FDD, et l'ancienne armée tutsie des dictatures militaires qui se sont succédé au Burundi.

Pas de favoritisme

Agé d'une quarantaine d'années, cet originaire de Bujumbura a fait ses études secondaires au prestigieux Collège St-Esprit. Orphelin de père depuis l'âge de trois ans, Godefroid Niyombaré s'était inscrit à l'université mais avait renoncé, en 1993 (année du putsch militaire tutsi contre le premier Président hutu élu, Melchior Ndadayé), à suivre des études afin de venir en aide matériellement à sa mère, institutrice restée veuve. Mais, deux ans plus tard, le jeune homme gagne le maquis CNDD-FDD.

Il s'y attirera tant d'estime pour ses qualités militaires qu'il fera partie du groupe CNDD-FDD "précurseur" qui, en 2004, préparera, avec les officiers tutsis, la jonction des deux armées, conformément à l'Accord de paix d'Arusha (2000).

D'abord chef du Bureau d'études du nouvel état-major, Niyombaré devient bientôt chef d'état-major général adjoint et, après quelques mois, au nom de l'alternance Hutu/Tutsi, le premier chef d'état-major général hutu du pays, en 2006. Il se fera connaître, indique un de ses proches à La Libre Belgique, "par son opposition à l'ethnisme, au régionalisme et au favoritisme. C'est à la suite d'un conflit avec le ministre de la Défense au sujet d'une nomination régionaliste qu'il quittera ce poste" en 2012.

Sécurité

Il devient alors le principal conseiller à la Sécurité du président Nkurunziza, "un poste où il dérange", explique ce proche, "par son habitude de signaler, deux fois par semaine, ce qui ne va pas dans le pays". On l'éloigne en le nommant ambassadeur à Nairobi (mai 2014). Mais, dès novembre dernier, il est rappelé pour diriger le Service national de Renseignement, le Président ayant été contraint de se séparer de son bras droit, qui occupait ce poste, le sulfureux général Adolphe Nshimirimana, dont le nom est mêlé à toutes les affaires sales du régime.

Il n'y fera pas de vieux os. Le 13 février, le général Niyombaré présente une note d'analyse (qui a ensuite circulé sous le manteau à Bujumbura) de la situation au Burundi, qui conclut: "En tenant compte de tout cela, le SNR conseille que le président Nkurunziza et le CNDD-FDD choisissent un nouveau candidat de poigne, capable de conduire le pays, la population et le CNDD-FDD vers un avenir radieux", ce qui permettrait au chef de l'Etat de sortir "la tête haute".

Le 18 février, le général Niyombaré était limogé.

 

Depuis lors, nous indique notre source, plusieurs personnes sont venues le trouver secrètement pour lui faire savoir qu'elles avaient été chargées de l'assassiner.

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Dialogue : le Mlc dit non à Joseph Kabila

Dialogue : le Mlc dit non à Joseph Kabila

(KINSHASA)- Le Mlc s’oppose à un nouveau dialogue qui ouvrirait la voie au partage du pouvoir. Le bureau politique du Mouvement de Libération du Congo a transmis sa réponse à l’émissaire du chef de l’état où il a fait clairement savoir l’inopportunité d’un nouveau forum. Le parti de Bemba considère que le dialogue sous format des assises dans le contexte actuel n’est pas utile. ‘‘Qu’est-ce que va nous apporter ce nouveau dialogue’’, indique Eve Bazaiba, la secrétaire générale du Mlc. D’après elle, le temps est venu pour se focaliser aux élections. La résolution 2211 des Nations Unies recommande la tenue des élections crédibles et transparentes dans le délai constitutionnel, a précisé Eve Bazaiba. Le Mlc craint que de telles discussions ne conduisent le pays au glissement. Le président Kabila, après les concertations, avait pris l’engagement de respecter la constitution. D’ailleurs, c’était la première recommandation de ces travaux, a rappelé Maitre Alexis Lenga wa Lenga, le président du groupe Mlc à l’assemblée nationale. Eve Bazaiba s’indigne que les concertations nationales auxquelles son parti avait pris part, n’aient produit aucun résultat en termes de décrispation politique. Au finish, les prisonniers politiques sont toujours écroués à Makala et à Ndolo.

En plus, l’amnistie exigée a été sélective, déplore Bazaiba. Les médias proches de l’opposition sont toujours fermés. Le parti de Bemba décrit un tableau sombre de son rapprochement avec le pouvoir. Aux concertations, il avait été demandé au gouvernement, dans le lot des 700 recommandations, d’apporter son soutien aux détenus congolais présentement à la Cour pénale internationale. Mais Kinshasa n’avait pas hésité d’arrêter et transférer le député Fidel Babala, l’un des proches de Bemba et secrétaire général adjoint du Mlc, à la cour pénale internationale pour l’affaire de subornation des témoins dans le procès opposant le procureur de la CPI au leader du Mlc. Outre ce grief, le Mlc reproche surtout à Kabila d’avoir débauché ses hauts cadres sans consulter officiellement la direction politique.

Aujourd’hui, Thomas Luhaka, Germain Kambinga et Omer Egwake se retrouvent au gouvernement sans l’aval du parti et de Jean Pierre Bemba. D’ailleurs, les trois ont été virés et Luhaka a été remplacé par Bazaiba. Les extrémistes du Mlc qui n’ont jamais pardonné à Kabila d’avoir trainé Bemba à la CPI, ont pris leur revanche. Ils refusent tout schéma qui peut donner même une minute à l’actuel président de rester au pouvoir après 2016. En conclusion, Eve Bazaiba insiste que son parti attend du président Kabila, de sa famille politique et de la commission électorale nationale indépendante la tenue des élections crédibles, démocratiques et transparentes. Pour le Mlc, il faut discuter dans le sens d’améliorer le processus électoral en cours pour éviter de commettre les erreurs décriées par le passé. Après la tentative de retoucher la constitution et la loi électorale, le plan Kabila-Kalev pour glisser ensemble avec l’opposition, connait déjà un premier rêver.

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