13 août 2014

Guerre ouverte entre partis politiques de la majorité

boshabEva


(KINSHASA)- La Majorité présidentielle s’est plongée dans la confusion avec la sortie médiatique du Mouvement social pour le renouveau rappelant presque à l’ordre les autres partis partenaires de leur famille politique sur la révision constitutionnelle.

Distraction ou guerre d’influence autour du chef ? Difficile de répondre à cette question d’autant plus que le Msr insiste que Joseph Kabila ne s’est jamais prononcé sur la question et s’étonne du déviationnisme des partis qui se sont empressés à emprunter un tel chemin. Il s’agit du PPRD avec Evariste Boshab, du PA de Kin Kiey Mulumba ou le CNC de Pius Muabilu. En dehors de ces partis, il faut dire que trois acteurs majeurs du régime avaient tranché sur la révision constitutionnelle. Aubin Minaku, secrétaire général de la MP et président de l’assemblée nationale, Lambert Mende, le très politique porte-parole du gouvernement et Richard Muyej, le ministre de l’Intérieur ont martelé plusieurs fois que la constitution avait prévu sa propre révision et que la volonté du peuple va primer sur les considérations politiques des uns et des autres. Mais la deuxième force politique de la Majorité
pense qu’il est hasardeux de s’avancer sur ce chemin. Le Msr s’indigne qu’il y ait des gens qui prétendent parler de la révision constitutionnelle au nom de la Majorité présidentielle et surtout du
Chef de l’Etat, sans pour autant reçu de lui un quelconque mandat. Les observateurs s’interrogent si Minaku avant d’organiser une émission réplique à l’opposition, n’avait pas reçu l’aval du chef de l’état ou échangé avec lui. L’hypothèse parait fausse d’autant plus que les proches du président de l’assemblée ont indiqué que Minaku ne peut jamais oser lever cette option sans discuter avec le chef. Peut-être que le parti de Pierre Lumbi veut simplement jouer à l’équilibrisme pour tromper la vigilance de la communauté internationale qui s’oppose fermement à un troisième mandat du président Kabila, analysait un membre influent du clan katangais. Deux jours avant, le pasteur Théodore Mugalu sur le plateau de la télévision publique demandait clairement qu’on brule la constitution parce que, dit-il, fruit d’une entente entre belligérants de Sun City. Malgré tout, le Msr dit ne pas se sentir engagé par les déclarations ayant nourri les propos mis en circulation par certains de ses partenaires de la Majorité présidentielle. Au regard de la déclaration du Msr, un autre courant semble naitre non pas pour s’opposer à la révision constitutionnelle mais plutôt pour hausser le ton afin d’avoir un grand gâteau lors des partages de responsabilité pour le futur gouvernement. Lumbi et ses hommes anticipent toujours avant les grandes échéances pour ne pas se faire rouler dans la farine, a assuré un ancien membre de son parti. La vraie réalité aussi, ce sont les divergences de vue permanentes et ouvertes entre le Msr et le PPRD. Mais chaque fois que le parti de Lumbi s’écarte de la ligne, lui-même Joseph Kabila le retourne sur les rails. L’autorité morale de la Majorité est en même temps initiateur du PPRD et du Msr, affirme un cadre Msr. Donc, impossible qu’il prenne une décision contraire à la volonté du chef. Chacun joue un rôle au sein régime qui concourt à la consolidation du pouvoir.

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Matinée politique pour la commémoration de l'élection d'Etienne Tshisekedi comme premier ministre

A l’occasion de la commémoration de l’élection de son leader comme 1er ministre de la Cns : L’Udps organise une grande matinée politique en l’honneur de Tshisekedi

 

 
Cette importante journée, dédiée à la jeunesse, se déroulera ce vendredi 15 août à 12h00’ à la permanence du parti, à Limete.  A travers un communiqué de presse daté du 11 août 2014 et signé par le secrétaire général Bruno Mavungu Puati, ce dernier porte à la connaissance de l’opinion que l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) organise, en date du vendredi 15 août courant, une grande matinée politique.
Ce, à l’occasion de la journée commémorant l’élection d’Etienne Tshisekedi Wa Mulumba au poste de 1er ministre à la Conférence nationale souveraine, journée dédiée à la jeunesse du parti du sphinx de Limete.
Il faut signaler que cette manifestation de haute portée historique de la République démocratique du Congo (RDC) aura lieu à 12h00’ précises, dans la commune de Limete, 10ème rue, quartier Résidentiel, à la permanence du parti, sise’ avenue Zinias n°546.
Les jeunes, cadres, membres, militants et sympathisants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) sont priés de venir nombreux prendre part à cet évènement où, sans nul doute, la direction du parti donnera des orientations en rapport avec l’évolution de la situation politique dans l’ex-Zaïre.
 
Pour rappel, Etienne Tshisekedi avait battu à plate couture tous les autres candidats 1er ministres, dont un certain Kanku, dans la joie la plus totale de tous les ex-Zaïrois qui ne juraient que par le départ de Mobutu, avec comme alternative le leader de l’Udps.
Même les conférenciers de la mouvance présidentielle avaient voté pour cet opposant, au regard du nombre des voix obtenues.
C’était le triomphe de la démocratie, et cela a fait renaître l’espoir de tout un peuple clochardisé par les dinosaures de la deuxième République.
LM

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Kabinda: 2 morts et 200 sans abris après une série d’incendies des maisons

 
Des volontaires, des policiers et les membres de la Croix Rouge National, tentent de dégager les corps calcinés ce 20/05/2011 à Kinshasa, lors d'un incendie qui avait tué six membres d'une même famille. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Près de quatre-vingt-dix maisons  ont été incendiées en six jours dans trois localités environnantes de Kabinda- Centre, à 153 Km à l’est de Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental). Le drame a fait deux morts et plus de 220 sans abris, selon un rapport envoyé lundi 11 août  aux autorités politico administratives de Kabinda par le chef de service en charge des droits humains.

Ces maisons ont été incendiées précisément dans les localités de Kabengiele, Kanana-Konyi, et d’Ejiba-Mpengie. Plus de 80 sans-abris dans la localité de Kabengiele, 120 à Kanana-Konyi et plus de 20 à Ejiba Mpengie passent la nuit à la belle étoile depuis déjà six jours.

Selon le chef de service des droits humains du territoire de Kabinda, ces personnes dorment à même le sol. Ils sont sans nourriture et  sans couvertures. Ils se nourrissent principalement des mangues.

Le président de la société civile populaire de Kabinda, Nsomue Kitengie Pansom, déplore les «conditions inhumaines » dans lesquelles vivent ces sinistrés.

Selon cette organisation, parmi les sinistrés, il y a deux enfants âgés de 5 et 10 ans qui sont morts à Ejiba Mpengie par manque des soins médicaux appropriés. Plus de quarante autres enfants souffrent de complications pulmonaires et de la malaria. Ils n’ont pas accès à des soins médicaux suffisants, leurs parents ayant tout perdu dans ces incendies, affirment les sources médicales.

L’administrateur de territoire de Kabinda invite les églises, les ONG et les hommes de bonne volonté à se mobiliser dans un bref délai pour venir en aide aux victimes de l’incendie des maisons surtout dans ces trois villages.

radiookapi.net

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12 août 2014

RDC-USA : Washington déconseille la révision constitutionnelle, Kinshasa se drape dans sa souveraineté

obama

 
Les portes paroles de deux camps ont livré les positions respectives.  En dehors des échanges et des messages protocolaires, et des communiqués de presse étudiés, destinés à la consommation de l’opinion extérieure,

de quoi le président américain Barak Obama aurait-il entretenu ses homologues africains en matière de démocratie, et quelle est la substance du message qu’il leur aurait transmis selon le point de vue de son administration plus particulièrement, notamment à ceux qui sont tentés de modifier les Constitutions de leurs pays pour se maintenir indéfiniment au pouvoir?
 
Des conférences de presse soi-disant de restitution animées au retour de Washington ne révèlent à l’opinion rien de spécial, différent de ce qui avait déjà été entendu. Mais par la bouche de certains officiels proches du président américain, parmi lesquels le Secrétaire d’Etat, le Sous-secrétaire chargé des Affaires africaines, l’envoyé spécial du président Obama dans la région des Grands Lacs, on apprend que Barak Obama n’a pas eu froid aux yeux pour dire leur fait aux chefs d’Etat dont le soif de présidence à vie au pouvoir est un secret de polichinelle. Il leur a gentiment fait comprendre qu’ils devraient s’abstenir de modifier les constitutions pour s’éterniser ‘au pouvoir, et s’apprêter à s’en aller dans des conditions flatteuses à l’expiration de leur mandat actuel.
 
Cela doit être vrai quand on entend les états d’âmes qui se dégagent des points de presse de restitution au cours desquels on s’en prend sans ménagement aux officiels proches du président Obama qui ont divulgué ce qui a été communiqué hors caméra et hors micro à Washington. Pour ces officiels américains, notamment l’envoyé spécial dans la région des Grands Lacs, le message transmis a été clair. Il faut respecter la Constitution pas de révision pour se maintenir au pouvoir.
 
Ce message devrait être entendu et respecté. On a dit pis que pendre de l’envoyé spécial du Président Obama dans la région des Grands Lacs. S’attaquer à lui, c’est s’attaquer indirectement au président Obama. Ces officiels américains portent la parole du président américain qui parle à travers leur bouche. Ils expriment et traduisent le point de vue de l’administration Obama. Il serait insensé de leur dénier la qualité de porte parle du gouvernement américain et de s’imaginer que ce qu’ils disent n’engage qu’eux. Tout naturellement comme les propos et déclarations des ministres Lambert Mende et Richard Muyej sont dans la ligne politique du Président, et traduisent le point de vue du gouvernement, sans qu’on les considère comme des prises de position personnelles n’engageant qu’eux, inconnues du président Kabila et du gouvernement.
 
Des dirigeants imposés
 
Des attaques contre l’envoyé spécial du Président Obama dans la région des Grands Lacs sont particulièrement dures et déplacées. Washington déconseille la révision de la Constitution et exhorte à l’alternance démocratique. Kinshasa rue dans les brancards, se drape dans sa souveraineté, ne se croit pas sous la tutelle de Washington, souligne que la révision de la Constitution est une affaire des Congolais, persiste et signe qu’il n’a d’ordres à recevoir de qui que ce soit ou d’où que ce soit. Jusqu’où ira ce bras de fer qu’on entrevoit s’engager entre la RDC et les USA, sans armes égales? Depuis la décolonisation du continent africain, ceux qui accèdent au pouvoir et l’exercent sont pour la plupart choisis et imposés par les puissances impérialistes occidentales. Renversement et assassinat des leaders patriotes nationalistes des coups d’Etat militaires des rébellions armées, parachutage des marionnettes au pouvoir à la faveur des élections bidouillées etc... tout cela c’est toujours leurs œuvres.
Les décideurs impérialistes se sont appropriés le droit de regard sur les pays où ils ont installé les dirigeants qui leur sont soumis. Il ne faut pas s’étonner qu’ils interdisent de modifier les Constitutions à ceux qui sont tentés de se cramponner à vie au pouvoir.
Ils sont les inventeurs des concepts de démocratie, droits de l’homme, bonne gouvernance, élections libres, démocratiques et transparentes pour garantir le climat des affaires conforme au contexte de la protection de leurs intérêts. Ils s’estiment fondés à interdire toutes les initiatives arbitraires tendant à accaparer le pouvoir et à l’exercer en violation des règles du jeu. Ils intiment gentiment l’ordre de stopper la comédie.
Ceux qui s’entêtent dans leur refus de comprendre que le vent est en train de tourner autrement, risquent de s’en prendre à eux- mêmes tôt ou tard.
Ils ne tolèrent jamais que quiconque de leurs protégés se montre ingrat, devienne insoumis et s’avise d’engager impunément une épreuve de force contre eux. Seuls les dirigeants reconnaissants qui ménagent leurs susceptibilités et savent prendre le virage s’en vont dans conditions plus ou moins flatteuses.
Employer à leur égard une rhétorique arrogante, hargneuse, insolente, méprisante, agressive, c’est donner l’impression qu’on est prêt à tout, n’ayant plus aucun espoir, si mince soit-il, de limiter les dégâts qu’on a déjà soi-même provoqué par des maladresses et des bavures accumulées. Lors de la restitution, on voyait sur l’écran à l’arrière-plan au coin droit, une photo-souvenir du couple Obama flanquant le président Joseph Kabila, tous les trois d’humeur enjouée.
Ce n’est pas du tout un privilège particulier, d’où il faut déduire que tout baigne dans l’huile entre Kinshasa et Washington, comme celui qui faisait la restitution semblait le faire accroire avec délectation et autosatisfaction.
Le Président Obama et son épouse se sont fait prendre en photo-souvenir avec chacun de tous les chefs d’Etat africains, après les avoir régalés à la Maison Blanches d’un banquet offert expressément en leur honneur.
 
Un volcan en instance d’éruption
 
L’exploitation intéressée de cette photo-souvenir est en contradiction avec un réquisitoire implacable fait contre Barak Obama lui-même indirectement à travers ses proches collaborateurs diplomates accusés de s’immiscer dans la politique interne de la RDC, se permettant d’interdire la révision de la Constitution et décrétant le départ du président Kabila en 2016. Tout discours que tiennent ces diplomates reflète le point de vue de l’administration Obama et toute attaque contre eux est une attaque dirigée indirectement contre le gouvernement américain. Il ne faut pas être sorcier pour comprendre cela qui pourtant va de soi Les délices du pouvoir enivrent et aveuglent à tel point qu’on se croit sortit de la cuisse de Jupiter. On n’est pas conscient d’un volcan en instance d’éruption et sur lequel on continue à s’amuser et à faire la java. A l’instar des gens du temps de Noé, jouisseurs inconscients, que le Déluge surprit.
JEAN N’SAKA WA N’SAKA

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Dans une interview exclusive au Palmarès : L’Abbé-Président Malu-Malu parle de son interpellation!


Kinshasa était dans l’émoi et la consternation hier. En début d’après-midi, une information est tombée à l’instar d’une bombe sur la place publique: “le président de la Ceni, l’abbé Apollinaire Malu-Malu, est aux arrêts.

Sans autre précision, l’info a provoqué une complète désolation au pays. Les coups de fil partaient dans tous les sens.
L’opinion publique en était ainsi à se demander ce qui se passait réellement au pays lorsque les limiers du Palmarès se sont mis en branle. Traquant toutes les pistes et effectuant tous les recoupements requis.
Il ressort de notre fastidieuse chasse à l’information qu’il y a eu plus de peur que mal. Interprétant sans doute mal les premiers indices disponibles, un canal d’info a vite conclu à l’arrestation du patron de la centrale électorale et a répercuté ses conclusions hâtives. E l’opinion publique est tombée dans le panneau.
Face au danger de la désinformation, su que nos compatriotes de la diaspora se son jetés sur la nouvelle comme une meute de loups affamés, nos fins limiers dont on connaît la sagacité, sont allés à la rencontre de l’Abbé Président qui s’était gardé jusque-là de commenter l’événement.
Ci-dessous, la quintessence de cette interview exclusive.
 
Q. Monsieur l’Abbé-Président, vous avez été convoqué par le Procureur Général de la République. Pouvons-nous connaître l’objet de cette convocation?
R. Oui. J’ai été invité par le Procureur Général de la République, pas en tant qu’Abbé Malu Malu mais en tant que Président de la CENI pour donner la position de la CENI sur la plainte qu’avait déposée l’Opposition.
 
Q. Et sur place, les choses se sont passées de quelle manière ?
R. Les choses se sont passées calmement. J’ai fourni des éclaircissements aux Inspecteurs du Parquet Général de la République et tout a été bien acté.
 
 
Q. Pourquoi avez- vous fait longtemps dans l’office du PGR?

R. Dans les affaires judiciaires, c’est toujours comme cela. La procédure a été normale. L’inspecteur qui m’a verbalisé, avait besoin d’explications détaillées en vue d’éclairer la lanterne du Procureur Général de la République sur la position de la Ceni par rapport à cette plainte. On doit donc se garder de dramatiser. Ceux qui, parce que voulant du mal à Malu-Malu, ont cru que grâce à cette interpellation, leur rêve va se muer en réalité, doivent se détromper.
 
Q. Savez-vous que votre interpellation a provoqué un véritable buzz à Kinshasa et dans les réseaux sociaux qui ont spéculé différentes manières?
R. C’est de l’imagination. Ça n’a rien avoir avec la réalité.
 
Q. Cet incident ne vous a pas découragé par rapport à vos fonctions à la tête de la CENI ?
R. Pas du tout. Pour preuve, je continue ma randonnée à travers les provinces. D’ailleurs, ce mardi, je prends mon avion pour la province du Bas-Congo qui est ma prochaine étape.
 
Q. Le mot de la fin ?
R. Peut-être pour vous répéter que l’alerte qui a été donnée n’a rien de vrai. Je suis allé au Bureau du Procureur Général de la République pour donner le point de vue de la Ceni sur la plainte déposée par l’Opposition. Et rien d’autre. A l’intérieur du Parquet, tout s’est passé dans le calme. Certains commentaires déplacés qui ont été faits par des gens qui n’ont pas vécu les faits, n’ont rien de vrai.
LP

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Le Mlc se vide de ses cadres : Michel Kabeya claque la porte

michelKabeya


(KINSHASA)- Encore un départ au Mouvement de Libération du Congo de Jean Pierre Bemba. Le vice-président interfédéral Mlc-Kinshasa a  claqué la porte.  Michel Kabeya a adressé lundi une correspondance à Jean Pierre Bemba annonçant sa démission. 

‘‘ J’ai le regret de vous informer, en tirant les conséquences politiques de ce qui précède, qu’à dater de ce jour, je démissionne du Mlc’’, a souligné Michel Kabeya. Il a annoncé au même moment qu’il se déchargeait de toutes les fonctions au sein des organes du parti.  C’est la seule façon, dit-il,  de me mettre devant ma conscience d’homme libre et responsable. Je vous prie de prendre acte, note Michel Kabeya. Le cadre Mlc considère que le parti n’a cessé depuis une année de dérouter sa base, en crachant sur ses idéaux et ses valeurs. Les accointances de la direction du parti avec le régime Kabila ont poussé Michel Kabeya à tourner le dos. Depuis que le Mlc a décidé de participer aux concertations nationales, Michel Kabeya sentait déjà le parti perdre ses repères de combat. ‘‘Le parti a pris le chemin qui se superpose à celui du régime de Monsieur Kabila, chemin des concertations nationales malgré une prise de position publique contraire et exprimée à travers la déclaration politique de l’opposition du 01 juillet 2013- dite déclaration de Cepas’’, déplore-t-il. Selon lui, le Mlc est allé plus loin jusqu’à se déclarer prêt à faire partie du gouvernement de cohésion nationale selon la volonté du président Kabila. Tous les appels du cadre Mlc pour redresser le parti sont restés vains. Il s’est dit indigner des dégâts que toutes ces décisions déviationnistes ont causés dans les rangs du parti.  Le Mlc n’est plus que l’ombre de lui-même sans aucune lisibilité, a fait savoir Kabeya pour qui son leadership politique s’est évanoui. Après dix ans de lutte au Mlc, Michel Kabeya veut s’offrir une autre destinée politique. Il rappelle avoir mouillé la chemise pour des idées nobles et non pour des combines politiciennes. Elu député national au Mont-Amba puis invalidé par la cour suprême de justice lors des élections législatives de 2011, Michel Kabeya entend maintenir son combat d’opposant pour imposer un changement total au pays.

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11 août 2014

Spéciale réunion du Conseil de Sécurité sur la situation sécuritaire en RDC et dans la région des Grands Lacs

Spéciale réunion du Conseil de Sécurité sur la situation sécuritaire en RDC et dans la région des Grands Lacs : Martin Kobler et Mary Robinson satisfaits

 
La réunion spéciale du Conseil de Sécurité sur la situation sécuritaire en RDC et dans la région des Grands Lacs a effectivement eu lieu le jeudi 7 août dernier à New-York.

Pour l’occasion, de hauts responsables des Nations Unies se sont félicités sur des progrès réalisés en un an pour stabiliser la situation dans l’est de la République démocratique du Congo.
En août 2013, le M23 frappaient aux portes de Goma “, a rappelé le Représentant spécial du Secrétaire général en RDC, Martin Kobler, dans un exposé devant les membres du Conseil de sécurité.
 
Vous veniez de condamner les attaques sanglantes par les Forces alliées démocratiques (ADF) contre des citoyens congolais, qui avaient forcé 66.000 personnes à fuir leurs domiciles. L’activité des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) dans l’est de la RDC était en hausse.
Aujourd’hui, la situation est bien différente, selon l’intervenant.
Le M23 n’est plus. Aujourd’hui, les forces armées congolaises (FARDC) ont réduit les ADF à l’ombre d’elles-mêmes. Aujourd’hui, près de 4.000 combattants d’une série de groupes armés se sont rendus. Et aujourd’hui, les FDLR semblent commencer à désarmer volontairement alors que près de 500.000 déplacés sont retournés chez eux “, a-t-il dit.
Le Représentant spécial a. toutefois estimé que la situation était “ encore fragile et pas irréversible. “La RDC estime qu’il reste encore 1.500 combattants des FDLR dans le pays.
Je suggère des opérations militaires conjointes contre ces factions des FDLR qui ne veulent pas désarmer et d’agir contre ceux qui continuent de commettre des violations des droits de l’homme “, a expliqué le diplomate.
Selon lui, “ la fin des FDLR marquera un tournant qui changera fondamentalement la situation sécuritaire dans l’est de la RDC et la région ».
 
Mary Robinson prudente
 
De son côté, l’Envoyée spéciale du Secrétaire général pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson, dont c’était la dernière apparition devant le Conseil de sécurité dans cette-fonction, a rappelé qu’elle avait salué fin mai l’annonce par les FDLR de leur reddition volontaire.
Toutefois, le processus n’a pas encore gagné suffisamment d’élan pour montrer qu’il est crédible “, a-t-elle estimé.
 
Mme Robinson s’est toutefois dite encouragée par les perspectives et les opportunités générées par l’Accord-cadre de paix, de sécurité et de coopération pour la RDC et la région des Grands Lacs et par les succès significatifs enregistrés jusqu’à présent.
“Davantage reste à faire dans les jours à venir et de sérieux obstacles se trouvent sur le chemin d’une paix irréversible “, a déclaré l’ancienne présidente de la république d’Irlande. Elle a notamment cité la situation humanitaire, l’impunité, le sort des réfugiés et des déplacés, la restauration de l’autorité de l’Etat dans l’est de la RDC, l’accélération de la réforme du secteur de la sécurité et le processus de désarmement volontaire des FDLR.
GODÉ KALONJI MUKENDI

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RDC : pourquoi l'abbé Malumalu, président de la Ceni, a été entendu par la justice

 

 

 

 


 

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L'abbé Apollinaire Malumalu, président de la Ceni en RDC. © AFP

 

Selon plusieurs sources concordantes, l'abbé Apollinaire Malumalu, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de la RDC, a été convoqué lundi au bureau du procureur général de la République à Kinshasa. Pour quel motif ?

 

L'information est partie de Télé 50, une chaîne réputée proche du pouvoir congolais, mais qui pourtant n'y est pas allé de main morte. "Mise aux arrêts ce matin [11 août] à Kinshasa de l'abbé Apollinaire Malumalu, président de la Ceni [Commission nationale électorale indépendante, NDRL]", a-t-elle annoncé sur son site internet. Quelques minutes plus tard, la nouvelle s'est répandue sur les réseaux sociaux.

 

 

"Affaire privée" ou "violation de la Constitution" ?

 

Qu'en est-il réellement ? En fait, l'abbé Malumalu n'a pas été arrêté, comme annoncé sur Télé 50. "Il a été convoqué auprès d'un inspecteur du parquet général de la République où il a été brièvement entendu", selon une source proche du dossier. "Rien de très grave", souligne-t-elle. Après l'interrogatoire, le président de la Ceni se serait d'ailleurs mis en route pour le Bas-Congo, à l'ouest de Kinshasa, pour une mission de sensibilisation.

 

Il s'agirait donc d'une "affaire privée", dit-on dans l'entourage du ministère congolais en charge de la Communication. Rien à voir avec la récente organisation de l'élection législative unique dans la circonscription de Befale, en Équateur, comme le laissaient déjà entendre certaines rumeurs.

 

Il s'agirait d'une audition concernant la plainte de plusieurs partis d'opposition contre la Ceni devant la Cour suprême de justice.

 

Contacté par Jeune Afrique, Délion Kimpulumpu, un des conseillers de l'abbé Malumalu, n'a pas souhaité commenté le fond de l'affaire. Il n'a ni confirmé ni infirmé la convocation du président de la Ceni devant la justice. "Nous nous apprêtons à faire une mise au point sur la question", s'est-il contenté de répondre.

 

Mais à en croire certaines indiscrétions au sein du bureau même de la Ceni à Kinshasa, un litige oppose l'institution électorale et les partis politiques d'opposition regroupés au sein de la plateforme "Sauvons la RDC". Ces derniers ont déposé une plainte devant la Cour suprême de justice contre la Ceni, accusée de violation de la Constitution pour avoir proposé notamment le suffrage indirect aux prochaines élections provinciales. Après avoir entendu les membres de l'opposition, c'était au tour de la Ceni d'être interrogée sur le dossier...

 

_____________

 

Par Trésor Kibangula

 


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Justice congolaise | RDC : pourquoi l'abbé Malumalu, président de la Ceni, a été entendu par la justice | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

 

 

 

 

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RDC: l’UNC exige la libération immédiate de Jean-Bertrand Ewanga

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L’Union pour la nation congolaise (UNC) exige la libération immédiate de son secrétaire général, le député national Jean-Bertrand Ewanga, assigné à résidence dans un hôtel de Kinshasa au terme d’un arrêt de la Cour suprême de justice.

Au cours d’une conférence de presse dimanche 10 août, le secrétaire interfédéral de l’UNC a rejeté les accusations d’offense au chef de l’Etat et d’incitation à la haine raciale portée contre M. Ewanga par le Parquet général de la République.

A ce stade où la Cour est saisie, «l’acquittement» de M. Ewanga devrait être prononcé, estime le député Jean-Baudouin Mayo, secrétaire interfédéral de l’UNC. «Et ça devrait aller vite», a-t-il poursuivi.

Jean-Baudouin Mayo croit en l’innocence du secrétaire général de l’UNC:

    «Nous disons, politiquement même en droit, que les faits [reprochés à M. Ewanga] ne sont pas vérifiés. Il n’y a même pas flagrance. Ce qui est vrai, c’est qu’il y a eu des gens qui ont chauffé à blanc la Président de la République. Mettez-vous à la place du président. Au moment où il se trouvait aux Etats-Unis, qu’on lui dise qu’il y a quelqu’un ici qui vous a injurié ! Or, tel n’est pas vrai.»

Il espère que Joseph Kabila, qui est rentré au pays après le sommet Etats-Unis Afrique, «se rendra compte de la vérité et […] va sanctionner les gens qui l’on induit – avec lui la République – en erreur.»

Jean-Baudouin Mayo a par ailleurs dénoncé le non-respect de la première décision judiciaire prises dans cette affaire :

«En attendant que l’ordonnance de la Cour sur le placement à résidence soit respectée, l’hôtel Invest n’est pas la résidence d’Ewanga.»


Ce dernier, qui a été jugé en flagrance mardi à Kinshasa pour outrage au chef de l’Etat, a été placé à la prison de Makala. Les juges de la Cour suprême de justice avaient suspendu son procès et ordonné qu’il soit assigné à résidence. Le ministère public l’accuse d’avoir traité le président Kabila de «voleur et Rwandais» lors d’un rassemblement de l’opposition tenu la veille dans l’est de la capitale de la RDC par les partis opposés à la révision constitutionnelle.

Depuis vendredi 8 août dans la matinée, il est en résidence surveillée à l’Hôtel de presse Invest, à proximité la télévision nationale à Kinshasa.

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Manifestants battus à Washington: les Etats-Unis s'indignent auprès de la RDCongo, de la Gambie

AFP

Marie Harf, porte-parole du département d'Etat à la presse.

 
Les Etats-Unis ont indiqué vendredi avoir fait part de leur indignation auprès de la République démocratique du Congo et de la Gambie après les maltraitances infligées à des manifestants par leurs services de sécurité, en marge du sommet USA/Afrique à Washigton.
 
Jacques Miango, un opposant au président de la RDCongo Joseph Kabila installé aux Etats-Unis, a indiqué dans une video postée sur internet que lui et d'autres personnes avaient été battus par des agents de sécurité, qui ont également volé son ordinateur portable, alors qu'ils manifestaient mercredi près de l'hôtel où séjournait le président pendant le sommet de trois jours.
"Nous considérons le droit d'expression comme très important et la violence infligée à des manifestants pacifistes est totalement inacceptable", a déclaré Marie Harf, porte-parole du département d'Etat à la presse. "Nous avons transmis nos inquiétudes à la délégation dans les termes les plus fermes". Les Etats-Unis ont demandé à la RDCongo de lever l'immunité dont bénéficiaient les gardes afin qu'ils puissent être poursuivis à Washington, mais ceux-ci ont quitté le pays jeudi et il est peu probable qu'ils soient traduits devant la justice, a poursuivi Mme Harf. Une vidéo filmée par un passant et postée sur le site de partage YouTube montre un homme ressemblant à un garde de sécurité donner un coup de pied à un manifestant au sol, avant de s'enfuir.
Ce film montre également l'intervention de la police américaine pour séparer deux adversaires et dire à l'un des hommes, qui montre des difficultés à se remettre debout, qu'une ambulance est en route.
 
Mary Harf a ajouté que les Etats-Unis avaient également demandé à la délégation gambienne de lever l'immunité d'un garde après un comportement similaire contre des manifestants devant l'hôtel du président Yahya Jammeh.
Une journaliste gambienne en exil, Fatou Camara, ainsi qu'un manifestant ont nécessité des soins hospitaliers après la dispersion par la force de la foule qui protestait devant l'hôtel présidentiel, a indiqué Gainako, un blog d'informations consacré aux droits de l'homme dans les pays d'Afrique de l'Ouest.
 
Une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement africains ont participé de lundi à mercredi au premier sommet USA/Afrique, organisé par le président Barack Obama dans l'espoir de promouvoir la bonne gouvernance ainsi que les échanges économiques.
Contactées par l'AFP, les ambassades des deux pays africains n'étaient pas joignables vendredi soir.
 
 

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