06 juin 2015

L’OPPOSANT A TRIOMPHÉ AU TRIPAIX NGALIEMA SUR UNE DEMANDE DE MISE EN LIBERTÉ PROVISOIRE

 

muyambo

Le procès de l’opposant Jean-Claude Muyambo a vécu, le mercredi 3 juin dernier, au TRIPAIX Ngaliema. Pendant l’audience, le collectif des Avocats de Muyambo ont exigé, à la cour, la mise en liberté provisoire sous caution pour leur client. Tout de suite, la cour avait décidé d’ajourner l’audience pour le mercredi 10 juin, question pour elle d’examiner la requête des avocats de l’accusé. «Notre client n’est plus poursuivi pour stellionat. Alors nous avons exigé sa mise en liberté pro-visoire en chambre de conseil. 

La cour pourra nous répondre dans les heures qui suivent. En attendant, la cour a renvoyé la prochaine au¬dience au mercredi 10 juin. Nous tenons à cette liberté provisoire parce que nous croyons à la justice suite aux éléments des preuves que nous lui avons apporté et devant une parapluie des magistrats du ministère public qui ont été à court d’argument», a fait remarquer Patrick Mutombo, un des avocats du conseil de Muyambo.

Dans cette affaire, les avocats de Muyambo dénoncent une injustice dans le traitement du dossier de leur client et déclarent que le procès est politique et non une affaire d’escroquerie. Cela suite aux prises des positions de Muyambo contre Kabila qui tient à se maintenir au pouvoir, nous a confié un avocat sous l’anonymat. En clair, les Av¬ocats de Muyambo conduits par le Maitre Georges Kapiamba, ont mis en difficulté la Cour et le ministère public sur base des éléments qu’ils ont mis à la disposition des juges qui innocente Muyambo dans cette affaire imaginaire que le pouvoir se grimpe pour maintenir Muyambo en prison en toute illégalité. Article à lire dans son intégralité sur www.kasaidirect.net

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05 juin 2015

DIALOGUE NATIONAL : KABILA FACE À L’ÉQUATION UDPS

 

Joseph-kabila

La mayonnaise du président de la République a encore du mal à prendre. Le dialogue politique envisagé risque de ne pas atteindre des résultats escomptés, à l’instar des concertations nationales. Car, l’exigence d’un format conforme aux prescrits de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba est toujours de mise à 1’UDPS, principale interlocutrice politique du Raïs après le refus des autres partis d’opposition. Pas question de prendre part û un dialogue proposé par Joseph Kabila et ses affidés. C’est du moins la substance de la position de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Pourtant, ce parti d’opposition était le premier à réclamer ce dialogue. Au Palais de la Nation où le président de la République consulte les différents groupes confessions religieuses, partis politiques…). 

l’UDPS, elle, répond aux abonnés absents. Pour cause ? « Comment peut-on parler de consultations et au même moment, parler d’un dialogue ? Je ne sais pas si les deux choses sont interchangeables. Mais en tout cas à l’UDPS, nous nous en tenons à l’Accord- cadre et à la feuille de route telle que définie par le Président Tshisekedi », a déclaré hier, jeudi 4 juin, un des porte-paroles du parti sur les antennes de Top Congo.FM.

Pour l’UDPS, le promoteur du dialogue c’est l’Accord-cadre et non le président de la République. Une position qui est également soutenue par le Secrétaire national chargé des relations extérieures du parti. Félix Tshisekedi. « Le dialogue que nous prônons doit se faire sous ‘égide de la Communauté internationale, sinon nous n’y participerons pas », avait-il affirmé à Jeune Afrique. Avec qui donc Kabila va-t-il dialoguer ? Même l’opposant historique, Etienne Tshisekedi, qui s’était déclaré favorable à ce dialogue est sur le point de faire, volte- face. Les dernières déclarations de son parti laissent désormais planer le doute sur son éventuelle participation à ces discussions. L’on se souviendra que lors de son dernier discours sur l’état de la Nation, Joseph Kabila avait stigmatisé l’attitude de l‘opposition qui a tendance «à recourir systématiquement à l’étranger pour régler » des différends. S’il faut s’en tenir à cette position du Raïs, un dialogue dans le goût de l’UDPS ne serait donc pas convoqué.

Et de facto, l’UDPS risquerait d’être à nouveau hors jeu. Ce qui pousse à dire que le vrai problème qui fait appel à ce dialogue ne sera donc pas résolu. A l’instar des concertations nationales qui aux yeux de certains observateurs, n’ont accouché que d’une petite souris. De la même manière, le dialogue tant entendu risque de produire les mêmes effets, si les gros poissons de l’opposition continuent à nager à contre courant. Article à lire dans son intégralité sur www.kasaidirect.net

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02 juin 2015

C’EST AVEC PLUS DE CERTITUDE CETTE FOIS-CI:LE DIALOGUE POLITIQUE VOULU PAR J. KABILA N’AURA PAS LIEU !

 

kabila_audience

L’Opposition veut plutôt un forum de vérité où ce dernier ne serait pas à la fois juge et partie… 

Tombées en panne vendredi de la semaine écoulée au moment même où elles devraient céder le pas à l’ouverture samedi du Dialogue politique annoncé, les consultations initiées par Joseph Kabila ont repris hier lundi là où elles avaient été interrompues face aux délégués des confessions religieuses !

Si les choses avaient marché comme on s’y attendait à la Majorité présidentielle, les formations politiques de l’opposition authentique devraient rencontrer le précité hier lundi, mais le destin en a décidé autrement !

En effet, contre toute attente, ces partis politiques de l’opposition dans leur immense majorité, débout comme un seul homme, ont annoncé à la face du monde qu’ils refusent solennellement de prendre part à un dialogue politique aux contours et aux conclusions identiques à ceux des concertations nationales de septembre-octobre 2013 et où Joseph Kabila et ses affidés seraient à la fois juges et parties !

Parmi les partis politiques de l’opposition membres de ce front de refus figurent en bonne place l’UDPS, l’UNC, le MLC, ENVOL, le CDR, le MPCR, Congo na biso et autres Forces Acquises au Changement, FAC en sigle.

Les plus inattendues des forces politiques du pays qui apportent de l’eau au moulin de l’opposition authentique sont sans nul doute celles se réclamant de l’opposition républicaine sous la houlette ou non de Léon Kengo wa Dondo qui a eu à siéger à la direction collégiale de tristement célèbres concertations nationales en 2013 !

La parole à Kengo…

Aussi curieux que cela puisse paraître aux yeux des observateurs averti de la scène politique nationale, Kengo wa Dondo refuse sa caution à joseph Kabila qui en avait pourtant un urgent besoin pour faire avaler sa pilule amère aux Congolais encore friands de guérisons miracles.

Le monde entier qui suit avec un intérêt soutenu ce qui se dit et se fait autour de ce projet de dialogue politique voulu inclusif est de plus en plus persuadé à présent que ce forum de tous les enjeux et dangers n’aura plus lieu et cela pour une raison bien simple : » les forces politiques qui comptent dans ce pays enlèvent énormément au poids de cette rencontre qui se veut représentative des intérêts bien compris de la nation du fait de leur absence » !

L’opposition authentique qui est finalement rejointe par d’autres sensibilités politiques se réclamant de l’opposition rejette avec force le dialogue voulu par Kabila.

Elle veut plutôt un forum politique de vérité conforme à la lettre et à l’esprit de l’accord-cadre conclu à Addis-Abeba, à la résolution 2098 du Conseil de Sécurité des Nations Unies et non une réunion des partisans, des courtisans et autres fanatiques triés sur le volet où Joseph Kabila serait à la fois juge et partie !

Ainsi qu’on a vu défiler hier lundi les délégués des confessions religieuses au Palais de la Nation, le train des Concertations nationales bis que l’opposition authentique et les forces acquises au changement récusent est déjà à ses premières manœuvres de lancement, mais pour quelle destination finale ? La parole est à Léon Kengo wa Dondo, co-président des Concertation nationales de triste mémoire.

Par Kambale Mutogherwa

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Kasai Direct

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29 mai 2015

Berlin: Journée économique de la République Démocratique du Congo avec le ministre Bahati Lukwebo

Modeste-Bahati

L’association Africa  Verein organise le mercredi, 10 juin 2015 une journée économique pour la République Démocratique du Congo. La journée commencera à 9:00 heures et se terminera vers 16 heures. Le ministre de l’économie nationale Bahati Lukwebo sera de la partie avec sa délégation pour parler des opportunités d’investissements qu’offre le Congo dans tous les domaines. Nous demandons à tous les Congolais de la diaspora d’Allemagne et des environs de répondre présents à ce rendez-vous.

Lors de la dernière rencontre organisée par cette association, il y a eu beaucoup de mensonges qui avaient été distillés sur la situation politique du Congo (voir notre publication du 21 avril dans www.grandkasai.com). A lire sur www.kasaidirect.net

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28 mai 2015

Nord-Kivu: Vital Kamerhe qualifie la situation sécuritaire de drame humanitaire

Le même article se trouve sur www.kasaidirect.net

 

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Vital Kamerhe lors de son arrivée à l'aéroport de Kindu, le 17/11/2011. Radio Okapi
«La situation sécuritaire dans la région de Beni et tout le Nord Kivu est un drame humanitaire et doit attirer l’attention du gouvernement congolais et de la communauté internationale», a déclaré Vital Kamerhe, mercredi 27 mai à Goma.

 

Il a estimé que les tueries des populations à Beni dépassent le terrorisme qui sévit au Nigeria, au Niger, au Cameroun et ailleurs et doit mobiliser le monde entier.

Près de 300 personnes ont été massacrées à Beni depuis octobre 2014, le plus souvent à l’arme blanche. Les habitants de plusieurs localités de ce territoire ont manifesté dans la rue pour demander plus d’engagement des autorités contre les criminels, régulièrement présentés comme étant les rebelles ougandais des ADF.

Le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) a, à cet effet, proposé trois pistes de solution pour mettre fin à cette insécurité. Il a évoqué la planification des opérations conjointes entre les FARDC et la Monusco pour traquer les ADF, l’implication des pays voisins et celle des communautés locale.

«Le gouvernement congolais doit s’engager dans une véritable traque des ADF et tous les groupes armés et donc nous pensons en ce qui nous concerne qu’il faut un plan opérationnel bien conçu, concerté entre les FARDC motivées et la Monusco », a suggéré Vital Kamerhe.

Sur le plan régional, le président de l’UNC a appelé tout le monde à « parler le même langage ».

« Nous devons avoir des intérêts commun, une vision commune de ce que nous voulons faire de la région de Grands lacs. Nous devons faire en sorte que la paix au Rwanda, au Congo, au Burundi soit l’affaire de tout le monde », a-t-il ajouté.

Vital Kamerhe dit avoir l’impression qu’il y a ceux qui pensent qu’on peut exporter l’insécurité chez les autres et vivre en paix.

radiookapi.net

"Non, c’est éphémère ces genre des solutions. Nous sommes pour une solution durable dans la région des Grands Lacs», a martelé Vital Kamerhe."

radiookapi.net

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Kasai Direct

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27 mai 2015

Kasaï-Oriental : la Monusco appelée à s’impliquer pour la libération de Bruno Kabangu

Kasaï-Oriental : la Monusco appelée à s’impliquer pour la libération de Bruno Kabangu

Des femmes de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) du Kasaï-Oriental sollicitent l’implication de la Mission onusienne en RDC dans la libération de Bruno Kabangu. Elles ont rencontré lundi 25 mai les responsables de la Monusco pour faire leur plaidoyer en faveur du secrétaire fédéral du parti d’Etienne Tshisekedi détenu en prison depuis plus d’une année à Mbuji-Mayi et dont sa santé se serait dégradée.

« En tant que femmes, mères de tous les fils et filles de la République démocratique du Congo, nous Demandons au représentant du bureau Conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme et de la Monusco, de passer vite à l’action pour sa libération, conformément à la résolution 1925 du conseil de sécurité », a affirmé la présidente de l’UDPS du Kasaï Oriental Célestine Kayowa, au sortir de leur rencontre avec les responsables de la Monusco.

Bruno Kabangu Tshizubu a été condamné à 20 mois de servitude pénal, pour outrage au chef de l’Etat.

Les femmes de l’UDPS condamnent « avec fermeté son incarcération pour des causes injustes qui ne cadrent pas avec notre droit » et exigent sa libération.

« Nous exigeons la libération immédiate et sans conditions de monsieur le secrétaire fédéral Bruno Kabangu Kabatshi. Et nous invitons la famille biologique de monsieur le secrétaire fédéral Bruno Kabangu Kabatshi à saisir les instances judiciaires internationales pour les imputations condamnables », a déclaré Célestine Kayowa.

Pour sa part, le chef de l’antenne de la Monusco Mbuji-Mayi, Corinne Nguegang, a donné son engagement à suivre ce dossier.

Elle a demandé aux femmes de l’UDPS d’être patientes, et de laisser la justice faire son travail, étant donné que Monsieur Kabangu a déjà accompli le gros de la peine.

 

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Wow !

kamehre à goma

Arrivé ce mardi 26 mai 2015 à Goma, le Président National de l’Union pour la Nation Congolaise Vital KAMERHE a été porté en triomphe par les habitants de la ville venus nombreux l’ovationner.

Les activités commerciales ainsi que la circulation routière ont été paralysées ce jour. Depuis la matinée des longs cortèges motorisés se sont formés les long des artères pour accueillir l’Opposant politique congolais à la tète d’une forte délégation des cadres de l’UNC. Vital KAMERHE et sa suite ont été contraints de traverser la Ville de Goma à pied pendant trois bonnes heures. Le point de chute a été le stade ouvert Afya de Goma où près de cents mille personnes sont venus l’écouter.

Le message de Vital Kamerhe a porté sur le processus électoral avec en toile de fond le respect des délais constitutionnels. Il a fait le point de la lutte de l’opposition pour apporter l’alternance que toute la population souhaite. La masse a été particulière¬ment attentive au sujet du dialogue politique dont elle voudrait connaitre les tenants et les aboutissants. Les habitants de Goma ont bien accueilli par des applaudissements frénétiques les raisons du refus données par le Président de l’UNC. Pour cette population de Goma , toute manoeuvre politicienne visant un glissement sera combattue. Plusieurs mes¬sages dans ce sens étaient repris dans des banderoles.

Vital Kamerhe est attendu à Bukavu où il est invité à participer au tournage d’un film documentaire sur la RDC. Cette production associe une trentaine des témoins clés sur la situation de l’Est du pays parmi les acteurs politiques , les gouvernants, la société civile, les entre¬prises minières ainsi que les simples citoyens congolais.
PAUL MULAND

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26 mai 2015

RDC:changement de cap risqué àl’UDPS

 

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Félix Tshiseki est chargé des relations extérieures du parti, un poste clé, qui lui permet de s’imposer aux commandes de l’UDPS © Ch. Rigaud – 2011 – Afrikarabia

Sclérosé, en perte de vitesse et isolé dans l’opposition, l’UDPS change de stratégie. Après avoir refusé de reconnaître la réélection contestée de Joseph Kabila, en novembre 2011, refusé d’envoyer ses députés à l’Assemblée nationale, refusé de participer aux Concertations nationales… le parti d’Etienne Tshisekedi vient, contre tout attente, d’accepter le dialogue national proposé par le président congolais. Un changement de cap, qui intervient alors que le président historique de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, malade et absent depuis 2014, laisse peu à peu les rênes du parti à son fils, Félix, responsable des relations extérieures de l’UDPS.

Confusion et contre-temps

Adepte de l’isolement politique, l’UDPS risquait de se laisser, petit à petit, marginaliser par les deux autres grands partis d’opposition : l’UNC de Vital Kamerhe et le MLC du sénateur Jean-Pierre Bemba. Jusqu’à aujourd’hui, UNC et MLC marchent main dans la main dans la contestation anti-Kabila. A la pointe de la fronde contre la modification de la Constitution et organisateurs des manifestations de janvier de 2015, UNC et MLC ont réussi à fédérer d’autres partis d’opposition, dont certains, déçus de l’UDPS de Tshisekedi. Lors de la violente contestation de janvier 2015, contre la modification de la loi électorale, l’UDPS de Tshisekedi avait en effet pris le train en marche, au deuxième jour des manifestations, dans l’incompréhension généralisée de ses militants. Souvent à contre-temps, les errements de l’UDPS tiennent avant tout dans la longue maladie du « sphinx de Limete », 83 ans, dont le discours et les déclarations deviennent de plus en plus confus et inaudibles.

Félix aux commandes

La principale erreur d’Etienne Tshisekedi, ces dernières années, réside dans le refus de préparer dans la sérénité sa succession. L’opposant historique s’est accroché à l’idée qu’il avait gagné les élections présidentielles de 2011. Si le scrutin a en effet été entaché de nombreuses irrégularités et de fraudes massives, il est toutefois difficile d’affirmer qu’Etienne Tshisekedi a bien remporté l’élection. Avec le temps, la revendication de « l’imperium » par le camp Tshisekedi devenait de plus en plus stérile, frisant ridicule. Pendant ce temps, le fils, Félix, assisté de « maman Marthe » Tshisekedi, prenait peu à peu les commandes du parti, suscitant la colère des barons de l’UDPS, dont certains  se voyaient bien en prendre les rênes.

Feuille de route

L’absence du père et la montée en puissance du fils au sein de l’UDPS expliquent en partie, le « oui » au dialogue du président Kabila. Pour se justifier, l’UDPS renvoie à sa feuille de route, transmise au pouvoir, pour sortir de la crise politique congolaise. Le document, signé Etienne Tshisekedi, explique que la recherche du consensus n’est pas une approche nouvelle en République démocratique du Congo (RDC) : il y a eu Lusaka, Sun City, le 1+4… autant de tentatives de partage du pouvoir, qui se sont soldées par un échec. Selon l’UDPS, « le contentieux électoral de 2011 se trouve être la cause essentielle de la crise politique actuelle » stipule la feuille de route, qui propose « un dialogue de 10 jours » entre majorité et opposition. Le parti suggère  donc de « régler le contentieux électoral de 2011 » (en réclamant toujours l’imperium ?), de définir un calendrier électoral consensuel en reportant notamment les autres scrutins après la présidentielle et les législatives de novembre 2016. L’UDPS réclame enfin une restructuration de la CENI, avec une présidence collégiale, un audit externe et une révision du fichier électoral, ainsi que le renforcement du mandat de la Monusco pour sécuriser le processus électoral.

Légitimité politique

Dans le cadre d’un futur dialogue avec le pouvoir, que peut espérer l’UDPS ?  Certainement pas l’imperium, à moins de deux ans de la fin du mandat de Joseph Kabila. Seul le calendrier électoral peut encore bouger. Les autres partis d’opposition, UNC et MLC, qui refusent le dialogue, craignent justement que le glissement du calendrier électoral ne permette au président Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà de 2016, en dehors du cadre constitutionnel. Alors que peut bien chercher l’UDPS dans un dialogue avec le pouvoir ? Tout d’abord se démarquer par rapport aux autres partis d’opposition. UNC et MLC se sont fait les chantres de l’opposition frontale avec la majorité présidentielle. Le seul moyen de revenir dans le jeu politique et de reprendre la main pour l’UDPS est de se différencier de la position de Kamerhe et Bemba. Félix Tshisekedi tente donc une sorte de « troisième voie » : ni pouvoir, ni front du refus, mais opposition « constructive ». Pour le moment, Félix a réussi à convaincre deux autre mouvements d’opposition de le rejoindre : le groupe UDPS & Alliés, la SCODE du tout nouvel opposant Jean-Claude Muyambo et bien sûr l’opposition républicaine de Léon Kengo, qui tente toujours de faire son entrée dans l’exécutif congolais.  Deuxième objectif recherché par Félix Tshisekedi : une légitimité politique. Le fils d’Etienne s’est toujours tenu à l’écart des institutions congolaises : ni élu, ni vraiment chef de parti… Félix n’a pour l’instant qu’une légitimité « biologique ». En s’inscrivant dans un dialogue avec le pouvoir, il veut devenir l’interlocuteur privilégié du pouvoir… et peut-être plus. Certains donnent même Félix comme un possible (mais peu probable) Premier ministre d’ouverture du président Joseph Kabila.

Faire exploser l’UDPS

Le pari du dialogue de Félix Tshisekedi apparaît risqué. Cette nouvelle stratégie semble peu lisible pour Gaspard-Hubert Lonsi Koko, essayiste, responsable du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) et ancien membre de l’UDPS. « Si c’est pour cautionner le glissement du calendrier, et prolonger le mandat de Joseph Kabila c’est une perte de temps », souligne ce fin spécialiste de la vie politique congolaise. « Félix Tshisekedi ferait fausse route en acceptant la Primature, il ne ferait plus partie de l’opposition. Il se trompe également en voulant négocier l’imperium en fin mandature ». Pour Gaspard-Hubert Lonsi Koko « on peut reculer le calendrier électoral, sans permettre à Joseph Kabila de s’accrocher au pouvoir. Il suffirait  de faire voter une loi d’exception afin de permettre au président du Sénat ou de l’Assemblée nationale d’assurer l’intérim. Mais bien évidemment cela n’arrange ni la majorité, ni l’opposition ». Derrière le dialogue proposer par Joseph Kabila, Gaspard-Hubert Lonsi Koko y voit un moyen de diviser l’opposition. « Kabila a essayé de diviser le MLC, ça n’a pas marché, il tente maintenant de faire exploser l’UPDS. » Seul avantage du dialogue national insufflé par le président congolais, après l’échec des Concertations de 2013, serait de parler enfin de son sort après 2016. Un sujet sensible qui avait été évité lors des Concertations. « Que fera Kabila après 2016 ? Peut-être aurons-nous une réponse avec ce dialogue » espère Gaspard-Hubert Lonsi Koko.

Christophe RIGAUD – Afrikarabia

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Insécurité à l’est de la RDC : Des députés écrivent à Barack Obama

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La détérioration de la situation sécuritaire avec sa cohorte de malheurs tels que viols, massacres, déplacements massifs des populations … inquiète sérieusement des députés nationaux de la RDC. Pour sortir leurs compatriotes de cet enfer, dix députés, Opposition et Majorité confondues, ont constitué un front commun pour interpeller l’actuel locataire de la Maison Blanche, Barack Obama.

Dans une lettre ouverte adressée au président de l’Etat le plus puissant de la planète, à savoir les Etats-Unis d’Amérique, ces députés congolais attirent son attention sur les crimes graves contre l’humanité et les violations des droits qui se commettent en toute impunité dans la partie orientale de la RDC.

A ce sujet, ils demandent au président américain de dépêcher urgemment un nouvel Envoyé Spécial pour la région des Grands-Lacs. Cette lettre interpellant le président Obama tombe après l’appel du gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, soutenu par le député national Bitakwira, au Premier ministre Matata, pour la mobilisation de moyens financiers et matériels conséquents en vue d’une meilleure sécurisation des Congolais vivant dans les territoires de l’Est, et particulièrement ceux de la province du Nord-Kivu, en proie aux crimes au quotidien.

Par EW

LETTRE OUVERTE A L’ATTENTION DE MONSIEUR BARACK OBAMA, PRESIDENT DES ETATS-UNIS D’AMERIQUE

Objet : Prévenir la montée de l’insécurité dans la région des Grands-Lacs

Monsieur le Président,

Nous, Députés nationaux de la République Démocratique du Congo, de la majorité et de l’opposition, avons l’honneur de Vous adresser la présente lettre afin d’attirer votre attention sur la recrudescence de l’insécurité et le risque de la montée du terrorisme islamiste dans la région africaine des Grands-Lacs.

Conscients du rôle important que les Etats-Unis d’Amérique ont joué dans les efforts pour ramener la paix et la stabilité dans cette partie du monde, nous voulons vous inviter à inscrire de nouveau la question des Grands-Lacs dans votre agenda prioritaire.

En effet, les deux dernières décennies ont été les plus tristes de l’histoire de l’humanité avec des guerres meurtrières successives en République Démocratique du Congo dues aux appétits et à la convoitise de certains pays voisins.

Malgré quelques développements positifs enregistrés depuis la défaite de la rébellion du M23 en novembre 2013, et les efforts menés par le Gouvernement de la RD Congo et la Commun8uté internationale à travers la MONUSCO, la situation sécuritaire est devenue de plus en plus inquiétante. Nous en citons pour exemples:

*Le Territoire et la Ville de Beni dans la province du Nord-Kivu à l’Est de la RD Congo sont devenus depuis plusieurs mois un théâtre des massacres inimaginables qui ont occasionné la mort de plus de 400 civils par machettes, haches, marteaux … dans les circonstances d’une cruauté sans pareille.

Malgré les efforts de sécurisation déployés par l’armée congolaise avec l’appui de la MONUSCO, ces massacres persistent et portent pour certains les germes d’une forme de terrorisme islamiste attribuable aux ADF;

*Dans les Territoires de Rutshuru, Masisi et Lubero ainsi que la Ville de Butembo au Nord-Kivu, les kidnappings avec exigence de rançons sont devenus monnaie courante, terrorisant des communautés entières qui vivent dans la peur que leurs proches soient tués si elles ne trouvent pas l’argent de la rançon dans le temps;

*La persistance des groupes armés dans le Territoire de Walikale et la volonté d’étendre leurs réseaux d’influence dans cette zone minière ne cesse de créer des nouvelles victimes de viol, de tueries, de pillage, de déplacements de populations, et d’autres exactions. Tout ceci, au détriment de la population qui ne bénéficie pas encore de cette manne minière;

*En dépit des opérations lancées par l’armée congolaise contre les FDLR, ceux-ci continuent à terroriser les populations du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et une partie du Nord-Katanga. Ils représentent une véritable menace pour la paix d’abord en RD Congo et subsidiairement pour toute la sous-région;

*La situation sécuritaire au Burundi consécutive à la crise politique créée par la candidature du Président Nkurunziza à un troisième mandat et le coup d’Etat manqué risque d’avoir un impact négatif sur la situation sécuritaire fragile à l’Est de la RD Congo, surtout dans la province du Sud-Kivu, frontalière avec le Burundi, qui a déjà reçu des milliers des refugiés.

Il est à craindre que tout ceci ne fasse le lit à une énième rébellion, compromettant ainsi le bilan de votre Envoyé spécial Russ Feingold qui a joué un rôle déterminant dans la défaite du M23 de triste mémoire.

Les processus politiques très délicats et incertains dans les différents pays de la sous-région, la montée de l’insécurité ainsi que l’expansion du terrorisme islamiste dans la partie orientale de l’Afrique (récente attaque de l’Université Garissa au Kenya par des Shebabs) requièrent une attention soutenue de la part du Gouvernement américain.

Au regard de tous ces éléments, en tant qu’Elus légitimes du peuple, nous Vous encourageons à procéder à la désignation d’un nouvel Envoyé Spécial pour la région des Grands-Lacs dans le meilleur délai. Ceci serait une preuve renouvelée de Votre engagement de haut niveau pour parfaire le processus de paix et de consolider la démocratie dans les pays de la région des Grands-Lacs.

Nous ne pouvons continuer à tolérer toutes formes d’insécurité dans une région qui a déjà été assez décimée avec des millions des morts, des millions des déplacés, des milliers des victimes des violences sexuelles et d’autres traitements inhumains et dégradants.

Espérant que notre souhait retienne Votre attention, nous pensons partager avec Vous le souci de voir la République Démocratique du Congo totalement pacifiée et jouant pleinement son rôle-moteur dans le développement de l’Afrique mais aussi du monde entier.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos sentiments distingués.

Fait à Kinshasa, le 22 mai 2015

Copie pour information à :

- Son Excellence Monsieur Joseph Kabila Kabange, Président de la République Démocratique du Congo (Avec nos hommages les plus déférents) ;
-Honorable Aubin Minaku, Président de l’Assemblée Nationale de la République Démocratique du Congo ;
-M. John Kerry, Secrétaire d’Etat américain ;
-M. James Swan, Ambassadeur des Etats-Unis en République Démocratique du Congo

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RDC : les élections doivent être une urgence, selon Vital Kamerhe

 

 

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Vital Kamerhe, président national de l'Unc ce 21/06/2011 à Kinshasa, lors de la signature de la charte des membres de AVK. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
L’organisation des élections doit être une urgence pour changer le système et permettre au peuple d’être bien dirigé, a affirmé mardi 26 mai Vital Kamerhe. Pour lui, il n’est pas question de dialogue à présent. En séjour à Goma au Nord-Kivu, le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), a indiqué qu’il est venu compatir avec les populations victimes d’insécurité. 

Vital Kamerhe a déclaré que la priorité doit être accordée aux besoins fondamentaux de la population; notamment l’accès à la nourriture, au travail, à la santé et à l’encadrement de l’armée et de la police.

Il a également indiqué que la loi électorale doit être une nouvelle fois révisée pour permettre à plus de huit millions de nouveaux majeurs d’élire leurs députés provinciaux.

Vital Kamerhe a déploré la situation d’insécurité dont sont victimes les populations du Nord-Kivu.

Le président de l’UNC a souligné que la mauvaise volonté politique est à la base du chaos généralisé vécu dans cette province.

À son arrivée à Goma en fin de matinée, Vital Kamerha a été chaleureusement accueilli. Une foule immense était venue l’attendre à l’aéroport de Goma.

Vital Kamerhe était accompagné de ses militants et sympathisants. Il a effectué une marche de plus de deux heures, depuis l’aéroport jusqu’au stade Afya, où il a tenu un meeting populaire.

radiookapi.net

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