03 octobre 2014

Mamadou Ndala: le ministère public évoque des indices de complicité de la garde du colonel

 

 
Les obsèques du colonel Mamadou Moustafa Ndala au Camp Kokolo. Radio Okapi/Ph. John Bompengo.Les obsèques du colonel Mamadou Moustafa Ndala au Camp Kokolo. Radio Okapi/Ph. John Bompengo.

Le ministère public affirme avoir des indices probables de complicité de la garde du colonel Mamadou Ndala lors de son assassinat, en janvier dernier, dans le territoire de Beni, à 350 Km au Nord de Goma (Nord-Kivu).
Il a fait ses affirmations, jeudi 2 octobre dans la soirée devant la cour, lors du débat avec les avocats des prévenus.
Le ministère public a fondé sa conviction sur les dépositions faites par les prévenus adjudant Safari Banza Mwabo et capitaine Moussa Banza.

Pour le premier, le ministère public a brandi un bulletin de renseignement produit par l’ANR, où l’adjudant Safari, tireur d’arme d’appui fixée sur la jeep de commandement, avait déclaré deux jours avant la mort du colonel Mamadou Ndala que: «Même si nous tombons dans une embuscade, j’enlèverai la tenue et je vais fuir».

Selon le ministère public, le même prévenu aurait été surpris en train de fouiller le corps du colonel juste après l’attaque. Cela suppose, selon le ministère public, que le prévenu aurait été soudoyé.
La double identité contenue dans la fiche de renseignement militaire du deuxième prévenu, Moussa Banza, l’un des plus proches du colonel, a laissé perplexe la cour.

Ce dernier a été envoyé dans une autre jeep, après le colonel Mamadou. Juste après l’attaque, il est rentré à Beni.

«L’hypothèse d’une complicité de ces deux prévenus sera démontrée lors du réquisitoire» a conclu le colonel auditeur.

Arbre qui cache la forêt

La Nouvelle dynamique de la Société civile du Sud Kivu (NDSC) appelle la justice militaire à se mettre du côté de la vérité, pour honorer la mémoire du colonel Mamadou Ndala et autres officiers décédés dans des circonstances non encore élucidées.

Cette structure a ainsi réagi après l’annonce de la mort du sergent Major Ngabo, chauffeur du colonel Mamadou Ndala.

Pour la NDSC, la perte de cet acteur clé du procès est l’arbre qui cache la forêt.

«La mort de ce soldat serait un arbre qui cacherait la forêt parce qu’on se demande à qui profiterait cette mort. Etant donné que le sergent Ngabu était un des piliers parmi les 20 prévenus, ca nous fait de sérieuses inquiétudes quant à l’issue de ce procès», a indiqué le président de la NDSC, Jean Chrysostome Kijana.

Il a par ailleurs appelé les ONG des droits de l’homme à suivre de près le procès sur l’affaire Mamadou Ndala et il promet de saisir d’autres instance judiciaires régionales au cas où il ne serait pas satisfait :

«Si, nous ne sommes pas satisfaits au niveau de cette cour que d’autres mécanismes puissent être mis œuvre afin que les Congolais soient informés des vrais commanditaires de cet assassinat».

Chrysostome Kijana est persuadé que la bonne issue de ce procès serait une bonne manière de mettre fin à l’impunité et de placer la RDC sur la voie de l’Etat des droits.

radiookapi.net

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Réddition des comptes : les députés découvrent des cadavres dans des placards

Le débat sur la reddition des comptes du budget 2013 à la plénière d’hier jeudi 2014 à l’Assemblée nationale, a fait couler beaucoup de salive et d’encre.

Après les explications fournies par le ministre délégué auprès du Premier ministre, Patrice Kitebi, les députés ont décélé des cadavres dans les placards. Donnant le ton, Jean Lucien Bussa n’est pas allé par le dos de la cuillère dans son intervention pour dénoncer le détournement de 207.000 USD sur 500.000 USD prévus au budget 2013 en faveur de l’opposition politique.

L’élu de Budjala a fustigé l’exécution du budget destiné à l’opposition politique en l’absence des tructures d’engagements.

Qui a engagé ce crédit ? S’est-il interrogé avant d’exiger de l’Assemblée nationale, autorité budgétaire, qu’elle s’assume en sanctionnant individuellement les gestionnaires de ce fonds.

A ce sujet, un autre député, Jean-Claude Vuemba a parlé même d’une plainte que l’opposition devrait déposer pour rentrer dans ses droits.

Le président du MPCR a déploré le fait que la désignation du porte-parole de l’opposition censé gérer ces fonds en faveur de l’opposition, conformément à la loi en matière, a été renvoyée depuis lors aux calendes grecques.

Concernant les autres aspects de cette loi relative à la reddition des comptes présentés par le ministre Kitebi, le député Bussa est revenu à la charge pour démontrer chiffres à l’appui la contradiction entre l’accroissement du revenu national et les recettes publiques qui diminuent entre 2012 (7%) et 2013 (8,5%).

Il a fait état de la baisse de niveau de la pression fiscale de 18% contre 23%, suite à l’inefficience des régies et l’absence de transparence fiscale causée par l’inefficacité des régies financières, la corruption, le détournement et la faible motivation du personnel.

Jean Lucien Bussa a également stigmatisé le manque de crédibilité budgétaire qui se traduit par un grand fossé entre les prévisions et les réalisations évaluées à 2,7 milliards USD, soit 4,6 milliards de dollars réalisés sur une prévision de 7,2 milliards.

Il a fait remarquer l’absence de conformité à la loi des finances dans l’exécution de dépenses effectuées par l’exécutif qui se caracrérise par la non affectation des crédits dans certaines rubriques et certains secteurs, le dépassement des crédits ou la minoration des allocations dans d’aures rubriques, en violation de la loi, sans se référer à l’autorité budgétaire.

Abordant le point relatif aux investissements, Bussa a relevé le faible niveau de prise en compte des investissements publics dans les prévisions comme dans l’exécution du budget.

Le président du CEDER a souligné la dépendance des investissements aux faibles financements extérieurs suite à la faible mobilisation des recettes extérieures dans le budget 2013 de l’ordre de 30%.

Pour tout dire, Jean-Lucien Bussa a affirmé que dans un pays normal, un gouvernement qui exécute un budget à moins de 70%, comme c’est le cas en RDC, devait rendre le tablier. Les autres députés comme Henri Lokondo de la Majorité ont exigé un contrôle rigoureux qui devait aboutir à la sanction, afin que la RDC soit en mesure de mobiliser suffisamment de ressources internes.

Le ministre Kitebi a sollicité 48 heures pour rencontrer les préoccupations pertinentes des députés.

Le président de l’Assemblée nationale a coupé la poire en deux en ne lui accordant que 24 heures, afin de se justifier à la plénière de ce matin.

Sera-t-il la première victime du contrôle-sanction prôné par Aubin Minaku lors de sa dernière descente à la Cour de Comptes ?

« La crainte de la sanction est le début de la bonne gouvernance » a lâché un député de la Majorité sous le sceau de l’anonymat.

Eric WEMBA

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RDC: Lambert Mende confirme la mort de 100 ex-combattants et leurs dépendants à Kota Koli

 
Des ex-combattants, regroupés dans le camp d’entrainement commando de Kotakoli, lors de la visite le 11/09/2014 du chef de la Monusco, Martin Kobler. Radio Okapi/Ph. John BompengoDes ex-combattants, regroupés dans le camp d’entrainement commando de Kotakoli, lors de la visite le 11/09/2014 du chef de la Monusco, Martin Kobler. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende, a reconnu jeudi 2 octobre la mort de plus de cent ex-combattants et leurs dépendants au Centre d’entrainement Commando de Kota Koli à l’Equateur, où ils sont regroupés depuis plus d’une année. Il a en revanche rejeté les affirmations de Human Rights Watch (HRW), selon lesquelles ces personnes seraient mortes de faim suite à une “négligence criminelle” de Kinshasa. Lambert a évoqué plutôt le paludisme, la fièvre typhoïde… 

Sans toutefois contredire le chiffre avancé par HRW, Lambert Mende a affirmé que ces personnes étaient mortes de maladies et non de faim:

Parmi les cents morts, je vous dirais que plus de la moitié est constituée d’enfants, de nourrissons. Est-ce que vous connaissez un pays en Afrique ou une province au Congo où on ne déplore pas beaucoup de morts de nouveau-nés, pour qu’on vienne nous jeter ce chiffre à la figure comme quoi c’est le gouvernement qui tue ces enfants-là?”.

Selon lui, il y a “quelques dizaines de femmes” qui meurent, dont une grande majorité en couche.

Est-ce qu’il y a quelque part au Congo, une communauté ou en Afrique où l’OMS ne parle pas de ces morts de femmes en couche ! Alors pourquoi ça devient quelque chose qui est du fait de la négligence criminelle?”, s’est interrogé Lambert Mende.

Le reste des morts enregistrés à Kota Koli, a-t-il poursuivi, est constitué «d’adultes normaux mais qui sont morts non pas de faim comme ils [les enquêteurs de HRW] ont prétendu. Il y a un certain nombre de gens qui sont morts de malaria, d’autres sont morts de fièvre typhoïde. Je ne sais pas s’il n’y a qu’à Kota Koli qu’on meurt de fièvre typhoïde».

 
Des ex-combattants, regroupés dans le camp d’entrainement commando de Kotakoli, lors de la visite le 11/09/2014 du chef de la Monusco, Martin Kobler. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Une femme ex-combattante et son enfant, dans le camp d’entrainement commando de Kotakoli, lors de la visite le 11/09/2014 du chef de la Monusco, Martin Kobler. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Des ex-combattants, regroupés dans le camp d’entrainement commando de Kotakoli, lors de la visite le 11/09/2014 du chef de la Monusco, Martin Kobler. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Des ex-combattants, regroupés dans le camp d’entrainement commando de Kotakoli, lors de la visite le 11/09/2014 du chef de la Monusco, Martin Kobler. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Dans un communiqué publié mercredi 1er octobre à Kinshasa, Human Rights Watch indique que plus de cent personnes parmi les combattants démobilisés, leurs femmes et leurs enfants sont morts de faim et de maladies dans ce centre. L’ONG accuse le gouvernement congolais d’avoir négligé de leur fournir la nourriture et les soins de santé appropriés.

Citant ces ex-combattants, Ida Sawyer, chercheuse de Human Rights Watch sur la RDC, affirme qu’ils n’ont reçu des provisions de nourritures du gouvernement pendant leurs premiers trois mois dans ce centre.

Cette provision se serait épuisée à la fin de l’année 2013. Pendant les 9 mois qui ont suivi, le gouvernement n’aurait envoyé que «des quantités minimales de nourritures et de médicaments».

En septembre 2013, selon l’ONG, 941 combattants de plusieurs groupes armés qui se s’étaient rendus et plusieurs centaines de membres de leurs familles avaient été déplacés du Nord et du Sud-Kivu  jusqu’au camp de Kota Koli.

radiookapi.net

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Procès Mamadou Ndala: plaidoyer pour l’autopsie du corps du sergent major Ngabu

 
Des militaires venus rendre un dernier hommage à leurs collègues décédés dont le colonel Mamadou Moustafa Ndala. Radio Okapi/Ph. John Bompengo.

L’avocat du sergent major Ngabu exige de la cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu l’autopsie du corps de son client. Témoin-clé dans le procès des présumés assassins du colonel Mamadou Ndala, le sergent major Ngabu est décédé jeudi 2 octobre matin à Beni dans des circonstances non élucidées, un jour seulement après sa comparution. La cour de son côté refuse pour l’instant de se prononcer sur la mort de celui qui était à jusque-là en état de prévention.

Quelques heures après le décès du sergent major Ngabu, son avocat, Me Augustin Kisambo, a exigé qu’une autopsie soit pratiquée sur le corps de ce soldat.

Il a estimé que les résultats de cette expertise clinique pourraient fixer l’opinion sur les allégations selon lesquelles ce soldat, qui était considéré comme la «boite noire» dans cette affaire aurait été empoisonné pour qu’il ne fasse pas éclater la vérité sur les vrais mobiles de l’assassinat du colonel Mamadou Ndala dans un attentat le 2 janvier dernier à Beni.

De son côté, le ministère public a indiqué devant la cour qu’avec le décès de ce prévenu, l’action publique risquerait de s’éteindre. «Cette fatalité a ainsi mis fin à la poursuite de l’action judiciaire contre le défunt», a poursuivi le colonel Baseleba.

La cour par contre refuse toujours de se prononcer sur ce décès et s’entent à la décision de l’organe de la loi.

Les indices sérieux sur l’implication de la garde du colonel Mamadou Ndala se confirment, a souligné le ministère public.  Vingt militaires sont poursuivis dans cette affaire.

Ex-chauffeur du colonel Mamadou, le sergent major Ngabu a comparu la veille pour la première fois à l’ouverture du procès des assassins de l’ancien commandant du 42è bataillon commando de l’armée congolaise. C’est lui qui conduisait le colonel Mamadou Ndala le 2 janvier lors de l’attentat qui lui a coûté la vie. Il était inculpé pour non assistance à personne en danger.

radiookapi.net

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02 octobre 2014

Félix Tshisekedi: Dans le Grand Kasai, l'UDPS est debout

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Kasaï-Oriental: regain d’insécurité à Kabwe

 
Présentation des gangsters« Kulunas » par la PNC le 02/12/2013 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Des cas de criminalité sont de plus en plus signalés dans la localité de Kabwe à une vingtaine de kilomètres de Mbuji-Mayi. Les habitants accusent des creuseurs clandestins, appelés communément «suicidaires.» Le chef de la localité affirme avoir enregistré, le mois de septembre dernier, plus de dix cas de vol à mains armés et des visites domiciliaires.

Le chef de la localité de Kabwe, Emma Tshowa, indique que le dernier cas de criminalité en date remonte de lundi 29 septembre:

«Ils [les bandits] ont pris la moto, les habits et une somme d’argent de 80 000 francs congolais [87 dollars américains]. Ils ont tiré sur le couple propriétaire de la maison. Ils [l’homme et le femme] sont actuellement hospitalisés à l’hôpital de Tshilenge.»

Depuis le début de la semaine, plus de dix familles ont quitté cette localité fuyant ainsi l’insécurité.

«Le problème que nous avons ici, est que nous ne dormons pas bien. Les suicidaires font des  irruptions dans les maisons des habitants. Ils sont armés et habillés en tenue militaire ou policière. Ils ont commencé à Bakwa Lubilanji. La-bas, ils se sont introduits dans une maison de notre frère, ils l’ont blessé par balle et il en est mort», a affirméEmma Tshowa, ajoutant que la femme de la victime «est actuellement hospitalisée.»

Emma Tshowa demande aux autorités de renforcer la présence policière pour sécuriser la population locale en détresse:

«Lorsque ces bandits armés arrivent, ils menacent les gens du quartier pour qu’ils ne viennent pas au secours. Les habitants ont peur d’aller secourir ceux qui sont en détresse. Nous demandons aux habitants de ne pas quitter. Nous demandons au gouvernement de nous envoyer les gens qui peuvent nous sécuriser. Les gens ont peur des criminels. Cette pratique n’existait pas à Kabwe. Cela n’a commencé qu’au mois de septembre. »

Au niveau de la Police nationale congolaise (PNC) à Kabwe, on affirme avoir organisé les patrouilles nocturnes depuis deux jours pour mettre la main sur ces bandits.

radiookapi.net

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01 octobre 2014

RDC : plus 100 ex-combattants et leurs dépendants sont morts à Kotakoli, selon HRW

 
Des ex-combattants le 11/09/2014 dans la localité de Kotakoli qui abrite l’un des plus grands centres d’entrainement commando dans la province de l’Equateur, lords de la visite du représentant spécial du secrétaire général de l’Onu pour la RDC, Martin Köbler,. Radio Okapi/Ph. John BompengoDes ex-combattants le 11/09/2014 dans la localité de Kotakoli qui abrite l’un des plus grands centres d’entrainement commando dans la province de l’Equateur, lords de la visite du représentant spécial du secrétaire général de l’Onu pour la RDC, Martin Köbler,. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Dans un communiqué publié mercredi 1er octobre à Kinshasa, Human Rights Watch (HRW) indique que plus de cent personnes parmi les combattants démobilisés, leurs femmes et leurs enfants sont morts de faim et de maladie au centre de cantonnement de Kotakoli où ils sont regroupés depuis plus d’une année. L’ONG accuse les responsables du gouvernement d’avoir négligé de leur fournir la nourriture et les soins de santé appropriés.

« Lors de l’enquête menée par Human Rights Watch à Kotakoli en septembre, nous avons documenté que plus de 100 personnes parmi les combattants démobilisés, leurs femmes et leurs enfants qui avaient été envoyés à Kotakoli sont morts de faim et de maladie après que les responsables du gouvernement ont négligé de leur fournir la nourriture et les soins de santé appropriés », explique Ida Sawyer, chercheuse de Human Rights Watch sur la RDC.

Citant ces ex-combattants, elle affirme qu’ils n’ont reçu des provisions de nourritures du gouvernement pendant leurs premiers trois mois dans ce centre.

Cette provision se serait épuisée à la fin de l’année 2013. Pendant les 9 mois qui ont suivi, le gouvernement n’aurait envoyé que « des quantités minimales de nourritures et de médicaments ».

En raison du manque de nourriture et de l’absence quasi totale de soins de santé, soutient l’ONG, de nombreux anciens combattants et membres de leurs familles sont tombés malades et sont morts de malnutrition et de maladie.

« La négligence du gouvernement congolais envers ces anciens combattants et leurs familles est criminelle », déplore Ida Sawyer.

A en croire Human Rights Watch, les ex-combattants de Kotakoli affirment enterrer jusqu’à 5 corps par jour.

Pour Ida Sawyer, cette situation « donne un très mauvais message aux autres combattants qui sont encore dans la brousse et qui peuvent être prêts à se rendre ».

Human Rights Watch rappelle qu’en septembre 2013, 941 combattants de plusieurs groupes armés qui se sont rendus et plusieurs centaines de membres de leurs familles ont été déplacés de l’Est de la RDC jusqu’au camp de Kotakoli, situé dans la province de l’Équateur dans le nord-ouest du pays, en attendant leur intégration dans l’armée ou leur retour à la vie civile.

En septembre dernier, assure Modeste Bahati, ministre de la Prévoyance sociale et rapporteur du comité interministériel Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR3), avait déclaré à Radio Okapi que des moyens avaient été donnés pour que ces ex-combattants vivent « dans des conditions décentes » :

«Les moyens et les instructions ont été donnés au général Kahimbi [coordonnateur national du processus de Désarmement, démobilisation et réinsertion, ndlr] pour que de toute urgence qu’on puisse réhabiliter les bâtiments mais également apporter les vivres et tout ce qu’il faut pour que les ex-combattants puissent vivre dans les conditions décentes. Et au moment où je vous parle, l’équipe du général Delphin Kahimbi est à pied d’œuvre. »

radiookapi.net

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30 septembre 2014

Katanga : des étudiants interpellés après une manifestation contre la révision de la constitution

 
Une vue du centre ville de LubumbashiUne vue du centre ville de Lubumbashi

Une dizaine d’étudiants de l’Université de Lubumbashi (Unilu), dans le Katanga, ont été interpellés ce mardi matin après une manifestation contre la révision de la constitution. La veille, ces étudiants avaient marché du Rond-point Carrefour à Lubumbashi, en passant par la route Kasapa et l’avenue Kapele, pour cheminer à la résidence privée du président national de la Scode, Jean Claude Muyambo. Ils tenaient à lui signifier leur soutien après qu’il a exprimé, quelques semaines plus tôt, son opposition à toute révision de la Constitution.

Ces manifestants, des centaines, s’étaient présentés comme étant des étudiants des universités et instituts d’enseignement supérieur de Lubumbashi.

Sur des calicots qu’ils arboraient, on pouvait lire “ Non à la retouche de la constitution”.

Après la marche, quelques étudiants ont été arrêtés et d’autres interpellés sur les cités universitaires par la police de l’université de Lubumbashi.

Les personnes interpellées et qui, par la suite, se sont révélés ne pas être des étudiants de l’université de Lubumbashi, ont été libérées, indique le chargé de communication du recteur de l’Unilu, Christian Nkunda.

Selon sa version, ces personnes ont été interpellées au moment où ils se disputaient le partage de l’argent après la marche.

Le recteur de l’Unilu regrette cependant que durant cette marche, des étudiants arboraient des calicots affirmant “ l’Unilu soutient à 100 % Le bâtonnier Jean Claude Muyambo”.

Pour lui, aucun étudiant n’a le droit d’engager l’Université de Lubumbashi qui est apolitique. Il prévient en outre que certains étudiants risquent d’être renvoyés.

radiookapi.net

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RDC: l’opposant Diomi Ndongala porte plainte contre l’Etat

diomi et tshisekedi

Etienne Tshisekedi (Centre D) aux côtés d'Eugène Diomi Ndongala (Centre G) à l'église Notre-Dame de Kinshasa, le 22 Juin 2012.AFP PHOTO / JUNIOR DIDI KANNAH

En République démocratique du Congo (RDC), l’opposant Eugène Diomi Ndongala se tourne vers la justice internationale. Condamné à dix ans de prison ferme pour viol sur mineure en mars dernier, l’ex-député de l’opposition a décidé de porter plainte auprès du Comité des droits de l’homme des Nations unies, à Genève, pour violation de ses droits à la défense. L’objectif, selon ses avocats, est de faire annuler le verdict pour fautes de procédure multiples, car en RDC toutes les voies de recours sont épuisées après un verdict en Cour de cassation sans possibilité de faire appel.

Cinq magistrats au lieu des sept prévus par la loi pour juger l’ex-député ; le refus d’accorder un certain nombre de soins au prévenu ou encore une détention sans contact avec ses proches pendant plus de trois mois. Pour les défenseurs d’Eugène Diomi Ndongala, de nombreux vices de procédure et violations des droits de l’homme entachent le procès contre l’opposant politique.

Au total, cent quatre-vingts vices de procédure ont été rassemblés dans un dossier et soumis au Comité international des droits de l’homme. L’objectif est de faire annuler la condamnation à dix ans de prison ferme pour viol sur mineure, alors qu’en RDC les voies de recours ont été épuisées.

L’espoir, c’est que l’instance onusienne décide que le procès n’était pas équitable comme l’explique Georges Kapiamba, président de l’Association pour l’accès à la justice (Acaj). Pour lui, il convient de « constater d’abord que la RDC, dans son cas, a violé les différents droits et que, par conséquent, la RDC doit être obligée d’annuler la décision de condamnation de l’honorable Diomi Ndongala, de le remettre en liberté et aussi de pouvoir prendre des dispositions pour lui faire octroyer une réparation pour tous les dommages qu’il a subis du fait de ces poursuites irrégulières ».

Selon les avocats du député Diomi, le traité international relatif aux droits civils et politiques, signé en 1969 par Kinshasa, lie la RDC aux décisions de ce Comité international des droits de l’homme. Cependant, dans l’immédiat, l’instance onusienne a deux mois pour statuer sur la recevabilité ou non de la plainte de Diomi Ndongala. 



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29 septembre 2014

Mamadou Ndala: le procès débute mercredi à Beni

mamadouNdala

Le procès des présumés assassins du colonel Mamadou Ndala s’ouvre mercredi 1er octobre à Beni dans le Nord-Kivu. Le commandant du 42è bataillon commando des Forces armées de la RDC (FARDC) a été abattu le 2 janvier 2014 dans une embuscade tendue par des hommes armés non loin de l’aéroport de cette ville. Une vingtaine de personnes, civiles et militaires, sont poursuivies dans cette affaire, a indiqué le capitaine Vicky Lopombo, l’auditeur de garnison de Beni.

«L’audience commence le mercredi 1er octobre 2014 à la tribune du 8 mars. Le moment attendu est là. Le public, soyez là. La cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu viendra siéger pour que tout le monde sache la vérité sur le dossier Mamadou Ndala», a déclaré le capitaine Vicky Lopombo

Selon des sources judiciaires, une vingtaine des prévenus seront à la barre à cette audience. Parmi eux, on compté 8 civils, 4 officiers supérieurs des FARDC et deux  anciens gardes du corps du colonel Mamadou Ndala.

L’ancien commandant du 42e bataillon des commandos FARDC des unités des réactions rapides avait été abattu le 2 janvier dernier à Beni-ville au cours d’une embuscade que lui avaient tendue des hommes armés. Le colonel Mamadou Ndala, élevé au grade de général de brigade à titre posthume, a joué un rôle-clé dans la défaite militaire de la rébellion du M23. Un groupe armé qui avait occupé plusieurs territoires du Nord-Kivu pendant plus d’un an et demi.

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