24 septembre 2014

Ceni : Gustave Omba maintient le suspens

gustave

(KINSHASA)- Gustave Omba, l’un des membres de la plénière de la commission électorale nationale indépendante dont le groupe Unc et alliés a demandé de suspendre toute participation aux activités de cette institution, a indiqué mardi qu’il réservait la primeur de sa décision au président de la Ceni et à Vital Kamerhe, le président de son ancien parti- l’Union pour la nation congolaise. ‘‘Je veux dire ici que la primeur de ma décision, je dois d’abord la réserver à la commission électorale nationale indépendante. Le président de la Ceni, Malu malu aura dans les heures qui suivront ma réponse à la recommandation de mon ex-parti politique me demandant de suspendre toutes activités à la Ceni pour faire vivre la démocratie. La même chose aussi pour le président Vital Kamerhe’’, a-t-il indiqué.

Deux groupes parlementaires de l’opposition, l’Udps et alliés et l’Unc et alliés ont demandé à leurs délégués dimanche dernier, de suspendre toute participation aux activités de la Ceni pour protester contre les projets de loi portant organisation des élections déposés à l’assemblée nationale par le gouvernement que le bureau de cette chambre veut imposer pour examen alors que le député Sessanga avait déposé sa proposition de loi sur la même matière avant. Le règlement intérieur de l’assemblée nationale stipule que si la proposition de loi a été déposée avant le projet de loi venant du gouvernement, l’assemblée nationale examine la proposition de loi.

L’opposition parlementaire soupçonne le bureau de vouloir imposer un passage en force avec ces projets de loi qui vont conduire à la révision de quelques articles de la constitution. L’ancien cadre de l’Unc aujourd’hui membre de la plénière de la centrale électorale insiste que tout sera connu dans quelques heures. Pour lui, son approche est pédagogique et responsable. Il faut d’abord adresser la correspondance aux personnes habilitées avant de le dire dans la presse, a assuré Omba. Le jeune turc connu pour ses positions radicales a ajouté que sa mission au sein de cette institution est de promouvoir la démocratie.

‘‘Je veux rassurer l’opinion que notre mission est de promouvoir la démocratie. Et notre apport est de faire vivre la démocratie et que le peuple congolais puisse se sentir à l’aise quand il va faire son choix. Le peuple doit sentir à la fin de notre mission que nous avons accompli un travail républicain’’, a précisé l’ancien élu de Punia. Il tranche en disant que sa position n’est pas influencée par qui ce soit mais qu’il a levé cette option sur base de son devoir républicain de faire promouvoir la démocratie. Le moment venu, vous saurez à travers mon institution, ce que sera ma position, a conclu Gustave Omba.

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Masisi: le gouvernement appelé à améliorer les conditions de travail des policiers

 
Des policiers tentent de dégager le passage le 23/12/2011 à Kinshasa, lors d’une manifestation relative à la prestation de serment d’Etienne Tshisekedi. Radio Okapi/ph. John BompengoDes policiers tentent de dégager le passage le 23/12/2011 à Kinshasa, lors d’une manifestation relative à la prestation de serment d’Etienne Tshisekedi. Radio Okapi/ph. John Bompengo

L’administrateur du territoire de Masisi (Nord-Kivu), Dieudonné Tshishiku sollicite l’implication du gouvernement national pour améliorer les conditions de travail des policiers de sa juridiction. Il a lancé cet appel, il y a quelques jours, dans un entretien à Radio Okapi.

Dieudonné Tshishiku a également plaidé pour que la police soit redéployée sur l’ensemble de son territoire en vue de sécuriser la population, en proie à des groupes armés qui, selon lui, continuent d’occuper certaines localités du territoire.

Selon un reporter de Radio Okapi qui revient de Masisi, la police nationale peine, depuis deux ans, à fonctionner dans cette partie du Nord-Kivu faute de moyens logistiques et de la non qualification de nombreux d’entre eux.

Des sources concordantes renseignent que le district de la police nationale congolaise à Masisi-centre, et au moins 6 autres commissariats ne disposent pas de moyens de locomotion.

«La seule jeep dont disposait  la police de Masisi-centre, il y a de cela 2 ans, avait été emporté en son temps par les ex-rebelles du M23, quelques jours seulement après l’occupation de la ville de Goma. Ainsi, les policiers ne font que des patrouilles pédestres, qu’elles soient diurnes ou nocturnes, et donc ne peuvent pas aller loin», se plaignent les éléments de la police à Radio Okapi.

«La police est également mal équipée car elle n’a pas  suffisamment d’armes, ni de moyens de communication», poursuivent ces policiers.

Selon la même source, certains de leurs collègues n’ont reçu aucune formation.

«La plupart, venus des groupes armés, ont été intégrés directement dans la police pour des impératifs de paix. Plusieurs autres officiers de la police judicaire n’ont pas de qualification. Certains auraient même du mal à établir des procès-verbaux », affirment ces policiers.

Le général Awashango, le chef de la police au Nord-Kivu, n’a pas souhaité se prononcer sur la question.

radiookapi.net

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22 septembre 2014

L’Opposition instruit ses représentants de suspendre leur participation à la CENI

Dans une déclaration politique faite hier dimanche 21 septembre : L’Opposition instruit ses représentants de suspendre leur participation à la CENI

CENI

Des députés membres de l’Opposition ont également décidé de ne pas participer aux plénières de l’Assemblée nationale consacrées au débat sur les projets de lois portant organisation des élections et révision de la Constitution.

Des députés nationaux membres des groupes parlementaires UDPS, alliés et partenaires ainsi qu’UNC et alliés ont annoncé, hier dimanche 21 septembre, la suspension de leur participation aux activités de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), jusqu’à nouvel ordre.

Cette décision a été annoncée dans une déclaration politique lue devant la presse dans l’enceinte de la paroisse Notre Dame de Fatima à Gombe, une commune de la ville de Kinshasa. Ces élus du peuple ont instruit les représentants de leurs familles politiques respectives de cesser toute participation, directe ou indirecte aux activités de la CENI.

Ils ont également décidé de suspendre leur participation aux plénières de l’Assemblée nationale consacrées au débat général sur les projets de lois portant, d’une part, organisation des élections et, d’autre part, révision de la Constitution.

Le groupes parlementaires UDPS, alliés et partenaires ainsi qu’UNC et alliés ont rappelé que les participants à la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale tenue le 17 septembre dernier ont constaté que la proposition de loi relative à l’organisation des élections présidentielles, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales a été déposée au bureau de cette chambre législative au mois de mai 2012. Cette proposition de loi initiée par le député national Sessanga Hipungu Delly était inscrite au point 7 de l’avant-projet de calendrier de la session ordinaire en cours, alors que les projets de lois portant organisation des élections, tels que présentés par le gouvernement et repris aux points 13, 14 et 15 du même avant-projet de calendrier, figurent dans la rubrique nouvelles matières. Le point 16 a été aussi abordé lors de la même Conférence des présidents eu égard à sa connexité avec le point 14.

Désagréable surprise

A l’issue d’un débat sr les divergences entre les représentants de l’Opposition politique et ceux de la Majorité présidentielle (MP), la Conférence des présidents a décidé de mettre en suspens les deux
questions.

Elle a adopté l’avant-projet de calendrier sous réserves des 5 points ci-hauts mentionnés, en attendant les conclusions de la mission de bons offices que le bureau de l’Assemblée nationale devait mener auprès des auteurs de ces différents textes légaux.

Autant que certains membres de la Majorité présidentielle ayant garé l’anonymat, les groupes parlementaires UDPS, alliés et partenaires ainsi qu’UNC et alliés se sont dit surpris de voir cette option, pourtant levée à la Conférence des présidents, passée outre et les 5 points querellées repris dans l’avant-projet de calendrier.

Ils demandent au bureau de l’Assemblée nationale d’observer et de faire observer les dispositions de l’article 130 de la Constitution réglementant l’initiative de loi car, affirment-ils, la proposition de
loi du député Sessanga Hipungu Delly a l’avant-projet d’avoir été déposée avant les projets de lois du gouvernement de la République.

Ils dénoncent, avec la dernière énergie, le non respect des textes, des lois et des engagements dans la conduite des affaires de l’Etat.

Pour conclure, ces groupes parlementaires estiment que toutes ces initiatives contribuent à la dégradation de l’environnement général des élections, avec comme conséquence, de vicier dangereusement l’intégrité, la crédibilité et la transparence du processus électoral.
Marcel TSHISHIKU

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« La RDC a besoin d’un président très fort et légitime »

7sur7.cd

kabila

L’ONU estime que la République démocratique du Congo (RDC) a besoin d’un président « très fort et légitime » et est prête à soutenir le cycle électoral devant mener à la présidentielle de 2016, à condition que la Constitution du pays soit respectée.

Dans un entretien à l’AFP, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC, le diplomate allemand Martin Kobler, avertit aussi que le désarmement des rebelles rwandais présents dans l’est reste l’une des priorités de la mission de l’ONU dans le pays (Monusco).

« Tout le monde, les Congolais, la communauté internationale (…) a un intérêt à avoir un président très très fort et légitime », déclare M. Kobler dans son bureau du quartier général de la Monusco à Kinshasa. « Il faut avoir une légitimité dans le processus électoral et le respect de la Constitution comme partout dans le monde », souligne-t-il.

Arrivé au pouvoir en 2001, le président Joseph Kabila a été élu en 2006 lors des premières élections libres depuis l’indépendance du pays en 1960. Il a été réélu pour cinq ans en 2011, mais la communauté internationale avait dénoncé des fraudes massives et l’opposition n’a jamais accepté le résultat du scrutin. Aux termes de la Constitution de 2006, résultat de la transition politique ayant permis de mettre fin à la deuxième guerre du Congo (1998-2003), M. Kabila ne peut pas se représenter en 2016 pour un troisième mandat.

Mais, depuis plusieurs mois, une question monopolise le débat politique: le président et son clan sont soupçonnés de vouloir modifier la Constitution pour rester au pouvoir au-delà de cette date. Cette idée est défendue ouvertement par des membres de la Majorité présidentielle (MP) et l’opposition craint qu’elle ne soit mise à exécution au cours de la session parlementaire qui a débuté lundi. A l’ordre du jour de cette session figure un projet de révision constitutionnelle, destiné à permettre d’organiser avant 2016 certaines élections en retard du fait de la crise politique ouverte en 2011.

Lundi, le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, a averti qu’il ne fallait « pas tirer prétexte de la révision constitutionnelle pour aboutir à un changement de Constitution » en faisant sauter ses « articles intangibles », en particulier celui qui interdit toute révision destinée à modifier le nombre et la durée des mandats présidentiels. A la question de savoir si M. Kabila perdrait de sa légitimité si une telle modification était introduite, M. Kobler répond: « c’est un processus qui est discuté ici, j’ai entendu que le chef du Sénat (…) en a parlé. Je crois qu’il faut respecter la Constitution ».

Ces conditions remplies, pour que l’ONU puisse soutenir financièrement l’organisation des élections de 2015-2016 (locales, sénatoriales, provinciales, puis présidentielle et législatives), le chef de la Monusco souhaite la publication de leur calendrier complet « le plus vite possible ». « Je sais de ma propre expérience que si on nous demande de soutenir les élections, il faut avoir huit mois de préparation », explique celui qui fut représentant spécial de l’ONU en Irak avant de prendre ses fonctions à Kinshasa en juillet 2013.

Mais l’ONU se soucie aussi de la situation sécuritaire dans l’Est, où pullulent encore des dizaines de mouvements armés: « le groupe armé le plus important à combattre, ce sont les FDLR » (Forces démocratiques de Libération du Rwanda), tranche M. Kobler. Le désarmement des rebelles rwandais présents dans l’est de la RDC depuis le génocide des Tutsi de 1994 au Rwanda, auquel un certain nombre des chefs des FDLR sont accusés d’avoir participé, passe pour être l’une des conditions d’un règlement des conflits qui secouent les Grands Lacs depuis vingt ans.

Les FDLR ont entamé fin mai un processus de reddition volontaire et ont jusqu’au 2 janvier pour déposer les armes. Ce « processus est bloqué » et n’enregistre aucun progrès depuis la mi-juin, regrette M. Kobler, qui veut malgré tout « leur donner la chance » de se rendre avant que la Monusco « puisse vraiment les combattre » avec le soutien de l’armée congolaise.

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Assemblée nationale: l’UDPS et l’UNC&alliés boycottent les plénières sur la révision constitutionnelle

 
Palais du peuple, le parlement à Kinshasa, 2007.Palais du peuple, le parlement à Kinshasa, 2007.

Les groupes parlementaires UDPS et Alliés ainsi que l’UNC et alliés décident de ne plus prendre part aux plénières  consacrées à l’organisation des élections ou à la révision constitutionnelle. Ils demandent aussi à leurs représentants à la commission électorale nationale indépendante (Ceni) de suspendre leur participation à cette institution. Dans une déclaration faite dimanche 21 septembre à Kinshasa, ces députés ont dénoncé le non-respect des textes dans la conduite des affaires de l’Etat.

Le président du groupe parlementaire UDPS et Alliés, Samy Badibanga, espère que le pouvoir en place pourra comprendre la nécessité d’engager des discussions avec l’opposition sur des questions précises.

«Ce n’est pas un dialogue ouvert, mais plutôt un dialogue dans la perspective des élections», a précisé Samy Badibanga.

Concernant la tenue d’une éventuelle rencontre de l’opposition, le président du groupe parlementaire UDSP et Alliés a réaffirmé les exigences de l’opposition. «Premièrement, avoir un calendrier électoral et acceptable par tous, deuxièmement avoir une loi électorale adoptée par consensus et troisièmement ne pas toucher à la constitution et ne pas avoir de changement de constitution», a dit Samy Badibanga.

Samy Badibanga souhaite que cette démarche soit suivie par tous les députés de l’opposition.

Les députés de groupes parlementaires UDPS et Alliés ainsi que l’UNC et alliés demandent par ailleurs au président de l’Assemblée nationale de respecter l’article 130 de la constitution qui règle la question de la concurrence de l’initiative de loi. Le texte dispose que «l’initiative des lois appartient concurremment au Gouvernement, à chaque député et à chaque sénateur

Faisant allusion aux projets de loi portant organisation des élections, ces députés estiment que ces derniers ne devraient pas faire objet d’un quelconque arbitrage du bureau. En 2012, le député Sessanga avait déjà déposé une proposition de loi pour modifier la loi électorale. Il ne restait plus que la programmation de cette proposition pour examen à la plénière. L’opposition estime qu’il faut examiner la proposition de Sessanga qui porte sur la même matière que le projet du gouvernement et a l’avantage d’avoir été déposée plus tôt.

Les opposants estiment aussi que l’attitude du bureau qui veut soumettre à l’examen le projet de loi du Gouvernement est une tentative de passage en force.

 

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Assemblée nationale: Udps,Unc,Mpcr,Cder, et leurs alliés claquent la porte

assemblée nationale

(KINSHASA)- Deux groupes parlementaires de l’opposition, l’Udps d’Etienne Tshisekedi et l’Unc de Vital Kamerhe ainsi que leurs alliés-le Mpcr de Vuemba, le Cder de Jean Lucien Busa, le Rcd-Kml de Mbusa Nyamwisi et le Parti Travailliste de Steve Mbikayi ont annoncé avoir suspendu leur participation aux plénières ayant trait uniquement à la révision constitutionnelle et aux projets de loi liés au processus électoral.

‘‘Nous suspendons notre participation à toute plénière qui aura pour ordre du jour le débat général sur les projets de lois du gouvernement portant organisation des élections que sur celui ayant trait à la révision constitutionnelle’’, a indiqué Samy Badibanga, le président du groupe Udps et alliés. Les élus de deux groupes ont dénoncé le non respect des textes, des lois et des engagements dans la conduite des affaires de l’état par le bureau de l’assemblée nationale. Ils considèrent que ‘‘toutes ces initiatives contribuent à la dégradation de l’environnement général des élections avec comme conséquence de vicier dangereusement l’intégrité, la crédibilité et la transparence du processus électoral’’.

Pour bien contrer la majorité au pouvoir dans sa course pour le changement de la constitution, les groupes Udps et Unc suspendent également jusqu’à nouvel ordre leur participation ‘‘aux activités de la commission électorale nationale indépendante et demandent à leurs représentants d’arrêter toutes affaires cessantes, toute participation directe ou indirecte aux activités de cette institution’’. Au sujet des projets de loi sur l’organisation des élections, les opposants Samy Badibanda, Jean Claude Vuemba, Jean Lucien Busa, Jean Marie Bomporiki, Steve Mbikayi, Jérôme Lusenge disent ne pas comprendre pourquoi le bureau de l’assemblée nationale a fait fi de toutes les observations en faisant adopter le projet de calendrier de cette session de septembre.

L’opposition parlementaire plaide pour l’inscription au calendrier des matières de cette session, la proposition de loi Sessanga sur les élections parce que déposé depuis le mois de mai 2012. Lors de la conférence des présidents, majorité et opposition étaient à couteaux tirés mais le bureau de l’assemblée nationale avait décidé de mettre en suspens les questions liées à la révision constitutionnelle et aux projets du gouvernement sur l’organisation des élections en attendant les résultats de la mission des bons offices auprès des auteurs de différentes initiatives des lois. L’opposition parlementaire s’était prononcée sur l’adoption de l’avant-projet du calendrier sous réserve de cinq points querellés mais à la grande surprise, s’indigne Samy Badibanga, le bureau Minaku a passé outre cette option levée ensemble en inscrivant les cinq points dans le calendrier des matières de cette session. Pour le leader du Mpcr, Jean Claude Vuemba, l’attitude de la majorité démontre le passage en force. Nous n’allons pas nous laisser faire, a-t-il prévenu.

 

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20 septembre 2014

RDC: Félix Tshisekedi préconise un dialogue avant les prochaines élections

 
Félix Tshisekedi élu député pour le compte de l'UDPS en 2011 ne siège pas à l'Assemblée nationale. Il vient de taire les rumeurs sur son éventuelle participation à la Ceni (Mai 2013)

Le secrétaire national aux relations extérieures de l’Union pour la démocratie et progrès social (UDPS), Félix Tshisekedi, préconise un dialogue sincère entre parties prenantes aux prochaines élections. Il a lancé cet appel, vendredi 19 septembre, à Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental), où il séjourne dans le cadre d’une mission de redynamisation des activités du parti.

Félix Tshisekedi est persuadé que ce dialogue, sous l’égide de la communauté internationale, permettra de vider les contentieux électoraux de 2011 et balisera le chemin pour une crédibilité du processus électoral en cours.

«Comme nous avons dit à nos interlocuteurs de la communauté internationale, nous voulons bien des élections apaisées et crédibles. Mais avant d’en parler, il faut vider les contentieux de 2011. On ne peut pas parler de la crédibilité d’un processus électoral qui a accouché d’une crise qu’il faut régler», a indiqué le secrétaire national aux relations extérieures de l’UDPS.

Félix Tshisekedi estime que le dialogue est important, vue la tergiversation dans le camp Kabila avec notamment l’idée de la révision des dispositions verrouillées à l’article 220 de la constitution. Cet article interdit notamment de modifier le nombre et la durée de mandats du président de la République.

Ce dialogue avait été préconisé lundi 4 août dernier au cours d’un meeting organisé à Kinshasa par certains partis de l’opposition. Il s’agit notamment de l’UDPS d’Etienne Tshisekedi, l’UNC de Vital Kamerhe et le RCD/K Ml de Mbusa Nyamwisi et leurs alliés, qui avaient estimé que cette rencontre pourrait se tenir d’ici la fin du mois d’octobre, afin «d’organiser son départ en douceur.»

Relire aussi: RDC: l’UDPS rejette le dialogue national proposé par le président Joseph Kabila

Pour Félix Tshisekedi, il faut mettre la pression sur les Kabilistes, afin de les amener à la table de négociations pour résoudre le contentieux de 2011.

Arrivé en deuxième position à la présidentielle de 2011, à l’issue de laquelle Joseph Kabila a été réélu pour un dernier mandat de 5 ans, Etienne Tshisekedi, candidat de l’UDPS, n’a jamais reconnu sa défaite.

radiookapi.net

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19 septembre 2014

Jean-Claude Vuemba : « Non à la revisitation constitutionnelle

vuembaJC

Le député national élu de Kasangulu (Bas-Congo) Jean-Claude Vuemba, président du Mouvement du peuple congolais pour la République (MPCR, opposition) et vice-président du groupe parlementaire UDPS et Alliés, a confirmé jeudi « la marche, le 27 septembre 2014 à Kinshasa, des Forces politiques et sociales pour l’unité d’action de l’opposition axée sur + Non à la revisitation constitutionnelle+ ».

« Nous avons informé mercredi le gouverneur de la ville-province de Kinshasa de la marche que vont organiser les Forces politiques et sociales pour l’unité d’action le 27 septembre prochain, afin qu’il prenne les dispositions sécuritaires ad hoc », a-t-il indiqué à Lepotentielonline.com.

« Pas hypothéquer l’avenir de la RDC »

Jean-Claude Vuemba a indiqué que « la marche, qui partira du stade municipal de Masina en passant par les boulevards Lumumba et Sendwe, se terminera à la place du Cinquantenaire sur le boulevard Triomphal où sera érigée une tribune pour communier avec le peuple congolais ».

« Nous ne pouvons pas hypothéquer l’avenir de notre pays pour trois ou cinq personnes dont l’objet serait de recoloniser le peuple congolais. Les Forces politiques et sociales pour l’unité de l’action de l’opposition sont avec la CENCO qui a toujours été aux côtés du peuple congolais pour la restauration d’un Etat de Droit en RDC », a-t-il expliqué.

Il a soutenu que, «dans toutes les paroisses catholiques et dans les CEV, le message est clair : pas de revisitation constitutionnelle ».

Dans leur déclaration faite le 14 septembre 2014 à partir de Rome, le Cardinal, Archevêques et Evêques, membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo » ont affirmé que, pour eux, « l’avenir heureux de la RD Congo réside incontestablement dans le respect de la Constitution, Loi fondamentale et socle de notre jeune démocratie ».

« Nous réaffirmons ainsi notre opposition à toute modification de l’article 220, article verrouillé de notre Constitution qui stipule que : +La forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du Gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle +», ont-ils déclaré.

C’est ainsi qu’« au regard de cet enjeu de taille, la CENCO demande à tous les curés et catéchistes de lire à l’intention des fidèles, son message +Protégeons notre Nation+ et de sensibiliser les chrétiens dans les CEV, les Mouvements (l’Action catholique, et contre toute tentative de modification de l’article 220 ».

« On organisera également dans toutes les paroisses, communautés sacerdotales et religieuses, un Triduum de prière, (du 17 au 19 octobre, Journée de la Mission universelle), pour que le Seigneur protège notre pays et son peuple », a promis la CENCO.

Dissidence au sein de l’opposition ?

Interrogé sur une apparente « dissidence au sein de l’opposition », le vice-présidence du groupe parlementaire UDPS et Alliés a reconnu avoir été « effectivement surpris que les FAC, l’Udemo et même une frange de la société civile se soient désolidarisées de la marche convenue le samedi 13 septembre à Kinshasa ».

« Alors qu’il a eu à présider nos réunions préparatoires, notre collègue Martin Fayulu de l’ECIDé (Engagement pour la citoyenneté et le développement) nous a surpris en publiant en solitaire un communiqué par lequel il se désolidarisait de cette marche », a déploré Jean-Claude Vuemba.

Toutefois, a-t-il rassuré, « les Forces politiques et sociales pour l’unité de l’action de l’opposition n’ont jamais exclu qui que ce soit ».

« J’ai même appris que, pour l’Udemo, le président Nzanga Mobutu n’a jamais demandé à son parti de se désolidariser de cette marche. En tout état de cause, si certains amis estiment qu’ils ne peuvent plus continuer avec nous, ils sont libres de se retirer de notre plateforme », a-t-il conclu.

 

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Poursuite de la mission prophétique de l’Eglise catholique/RDC : La Constitution s’invite dans les Cevb

cencoUne campagne de sensibilisation de masses partira, dès ce dimanche, de ces structures pour contrer la démarche scélérate de la Majorité présidentielle.

Comme lors d’autres moments très critiques de l’histoire de la République dans le passé, l’Eglise catholique romaine en RDC s’est manifestée dernièrement au grand jour pour stigmatiser la menace que représente le projet de révision constitutionnelle ou mise en place d’une nouvelle constitution pour l’unité nationale chèrement acquise.

Se conformant ainsi aux exigences de sa mission prophétique dans ce pays érodé par de longues années de guerre, d’insécurité, d’instabilité et de misère matérielle et morale, l’Eglise catholique a mis en garde les autorités avant d’inviter l’ensemble du peuple congolais à se prendre en charge en s’opposant pacifiquement à ce projet antidémocratique.

Ils ont du pain sur la planche

Alors que les organes de propagande de l’Etat passent le plus clair de leur temps à déformer la position du Saint-Siège qui ne contredit en rien celle de l’épiscopat de la RD Congo sur les questions de l’heure dans ce pays, l’Eglise catholique s’appliquent quant à elle à orienter ses fidèles vers ce qu’elle croit être l’objectif final à atteindre, à savoir l’abandon, sans contrepartie, par le régime en place, de son projet machiavélique actuel ou le rejet pur et simple de ce projet par un vote massif des chrétiens catholiques.

Des échos en provenance des paroisses catholiques de Kinshasa indiquent que dès ce dimanche, la problématique constitutionnelle au centre de l’actualité politique immédiate au pays depuis de longues semaines, s’invitera désormais aux débats des communautés ecclésiales vivantes de base (Cevb). Tout le monde sait que c’est à partir des Cevb que l’Eglise catholique puise sa force car les décisions qui y sont prises de façon collégiale et démocratique sont généralement très fermes pour ne pas dire irrévocables.

Si les Cevb commencent à bouger à Kinshasa ce dimanche, il n’y aura pas de doute que les communautés du reste du pays suivent le mouvement par effet d’entrainement avec des résultats identiques au final.

Les stratèges politiques du régime en place en RDC ont là du pain sur la planche.

Avec quelle base sociologique vont-ils gagner le pari de la révision constitutionnelle ou de l’établissement d’une nouvelle Constitution s’ils ne peuvent pas compter sur les chrétiens catholiques qui ne sont pas une quantité négligeable en République Démocratique du Congo ?

KAMBALE MUTOGHERWA

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18 septembre 2014

RDC : critiques d’un proche du président

kengo wa dondo

Le président du Sénat a prévenu qu‟une modification de la constitution pourrait menacer la cohésion nationale. Léon Kengo Wa Dondo, proche du président Joseph Kabila, s‟est exprimé devant un parterre d‟hommes politiques et de représentants de la communauté internationale, réunis pour la session d‟ouverture de la saison parlementaire. Il a affirmé que toute modification de l‟article 220, qui limite le nombre de mandats autorisés, constituerait une violation de la constitution. Ce vétéran de la scène politique congolaise n‟est pas membre du parti au pouvoir mais il est considéré comme étant un proche du chef de l‟Etat. Ses déclarations ont donc surpris mais elles ont aussi été saluées par la société civile et par l‟opposition. Depuis plusieurs mois, des voix s‟élèvent au sein de la Majorité présidentielle pour réclamer une modification de la constitution afin de permettre au président de se présenter pour un troisième mandat. Joseph Kabila ne s‟est jamais exprimé publiquement sur son intention de briguer ou non un troisième mandat mais des membres de sa mouvance politique en ont avancé l‟idée. Plusieurs projets de loi visant à réviser des articles de la constitution vont être discutés au Parlement dans les prochains jours. Ces lois ne concernent pas directement le scrutin présidentiel mais l‟opposition y voit une première étape vers la modification d‟autres articles de la constitution.

 

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