15 novembre 2014

Démission choc du bâtonnier jean-Claude muyambo

Par RFI
République Démocratique du Congo

Muyambu

Le bâtonnier Jean-Claude Muyambo, qui préside la Scode, la Solidarité congolaise pour la démocratie et le développement, rompt avec la majorité présidentielle. Il devait se se rendre à Mbuji Mayi au Kaisaï Oriental ce matin accompagné d’une délégation pour un meeting politique contre le maintien de Joseph Kabila au pouvoir après 2016. Mais, son vol a été dérouté sur Lubumbashi au Katanga.

Maître Jean-Claude Muyambo dénonce un « déni de démocratie » de la part du président Kabila et annonce en exclusivité sur l’antenne de RFI son passage à l’opposition.

« C’est fini, vous devez me considérer comme un opposant ; je suis devenu un opposant en République démocratique du Congo !

Kabila [simule] la démocratie et on accepte pas ça. On décolle et trente minutes plus tard le service de sécurité me demande de rentrer. Là je n’accepte pas ça. Je trouve qu’il n’y a pas de démocratie en République démocratique du Congo et je me désolidarise de monsieur Kabila et de la majorité présidentielle et j’entre dans l’opposition. Kabila et le gouverneur Kasanji ont mis ma vie en danger. Quand on décolle, on espère atterrir… C’est fini, je vais l’aider à quitter le pouvoir conformément à la Constitution… S’il ne respecte pas le calendrier d’ici la fin février (2015) nous allons manifester conformément à la constitution ».

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13 novembre 2014

Nord-Kivu : 20 ans de trahison

Nord-Kivu : 20 ans de trahisonDepuis que les rebelles ougandais de l’ADF-Nalu ou ceux présumés tels alignent des exécutions sommaires des populations civiles à travers le territoire de Beni, l’heure est à la chasse aux traitres. Pour certains, il faudrait regarder du côté de la Monusco. Pour d’autres, le péril viendrait des FARDC. Quant au gouvernement central, il pointe un doigt accusateur en direction d’opposants politiques.

Le nouveau tableau sécuritaire du Nord-Kivu pourrait faire croire que l’Ouganda et le Rwanda porteraient une responsabilité moindre dans ce qui se passe dans cette partie de la République, par rapport aux « traîtres internes ». Ceux-ci passeraient même pour les principaux ennemis de la paix à l’Est du pays.

S’il est vrai que le cauchemar d’assassinats à répétition que vivent nos frères et sœurs de Beni a atteint les limites ou tolérable, il n’est pas moins vrai que la chasse aux traitres devrait se faire sur la base d’informations véritables et vérifiées. Qu’il s’agisse de suspects civils ou militaires, leur implication dans le dossier de l’ADF-Nalu devrait reposer non pas sur de simples supputations, mais sur des preuves irréfutables.

Le discours sur des cas de trahison du pays dans le dossier du Nord-Kivu n’est pas nouveau. Depuis l’époque de Mobutu, dès qu’un « point chaud » est signalé dans cette zone, les listes de traitres sont quelquefois dressées à Kinshasa, à plus de 2.000km des sites touchés par l’insécurité. Le résultat d’une telle méthode de travail est que bien souvent, vrais coupables et innocents sont jetés dans le même panier, sur fond de règlements de comptes. L’autre face du problème est que pendant que l’on traque du menu fretin, de gros poissons en profitent pour se mettre au frais, en attendant que la tempête se calme, par le biais d’une amnistie générale pour les responsables politiques des groupes armés ou d’une opération de «reddition », de « brassage » ou « mixage » pour les seigneurs de guerre et leurs troupes.
Ce qui dérange souvent, lorsqu’il est question de débusquer des traitres à la patrie, c’est la chasse aux sorcières qui sévit à Kinshasa et dans certaines villes de la République, au point que l’on finit par s’interroger sur la finalité d’une telle démarche. Ceux qui se font passer pour des « patriotes » devant l’Eternel cherchent-ils réellement à neutraliser les vrais ennemis de la paix et de la stabilité des institutions ou éliminer, à peu de frais, des adversaires politiques ?

Amoureux des seigneurs de guerre ?

Pas plus tard qu’au mois de décembre 2013, le gouvernement et la rébellion du M23 se sont retrouvés au Kenya pour conclure, à travers des « Déclarations » séparées, leur engagement à favoriser le retour d’une paix durable au Nord-Kivu. Les observateurs auront noté que tout au long des pourparlers dits de Kampala, des plénipotentiaires de Kinshasa et des émissaires du M23 se retrouvaient régulièrement autour de la même table, sous la médiation du ministre ougandais de la Défense, représentant de Yoweri Museveni, médiateur attitré désigné par la CIRGL (Conférence Internationale pour la Région de Grands Lacs).

Tout en devisant et en s’embrassant avec les délégués civils et militaires du M23, pourtant commanditaires et auteurs des massacres des civils au Nord-Kivu, les représentants du gouvernement ne voulaient pas entendre parler de Roger Lumbala, Mbusa Nyamwisi et autres, considérés comme complices des premiers. Alors que l’on accuse aujourd’hui des concitoyens d’être de mèche avec les ADF-Nalu à Beni, Kinshasa se dit prêt à accueillir dans ses murs, d’ici fin décembre 2014, des leaders de l’ex-M23 en vue de l’évaluation des « Déclarations » de Nairobi. C’est à n’y rien comprendre. Qu’y a-t-il à évaluer avec des gens que l’on qualifie de criminels et dont plusieurs sont exclus du bénéfice de l’amnistie dont le moratoire a déjà expiré ? Les congolais d’en-bas voudraient savoir car, au moment où l’on ouvre la page des traîtres, le Nord-Kivu est loin de retrouver le chemin de la paix.

L’alerte de la « Commission Vangu »

Cela fait maintenant 20 ans que l’ex-Zaïre hier et la RDCongo aujourd’hui vivent au rythme des feuilletons de trahison de leur patrie par des décideurs politiques, des officiers supérieurs de l’armée, des représentants du pays aux négociations avec les mouvements rebelles internes ou externes, des opérateurs économiques, etc. C’est dans ce pays que l’on enregistre, depuis l’invasion de l’Est par des réfugiés rwandais civils et des miliciens génocidaires Hutu en 1994, des dysfonctionnements entre les institutions (Gouvernement, Parlement) ou les commandants militaires au sujet des options à lever pour le retour de la paix et les moyens à mobiliser à cette fin.

La relecture de l’épopée des réfugiés rwandais dans les camps de Mugunga, Tingi-Tingi et autres à partir de 1994 nous apprend l’existence d’une grave divergence d’approche entre le « Président-Fondateur », le gouvernement et le HCR-PT (Haut Conseil de la République Parlement de Transition). Le feu vert du maréchal Mobutu à leur installation dans la partie Est du pays relevait d’une décision d’autorité indiscutable sous le régime d’un faux multipartisme dominé par la pensée unique. Pourtant les conclusions de la « Commission Vangu » ; du nom du patriote Vangu Mambweni d’heureuse mémoire avaient prévenu la Nation des risques politiques et financiers, écologiques et financiers contre l’ouverture des frontières nationales à des réfugiés Hutu infiltrés par des miliciens et militaires armés.
L’on n’est pas prêt d’oublier le trafic d’armes dans lequel étaient impliqués des galonnés des ex-FAZ, à la faveur des opérations « Kimia » et « Mbata ». L’on ne peut pas non plus effacer des mémoires les feuilletons des villes qui tombaient sans combat lors de l’épopée de l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo), parce que des responsables civils de l’ex-Zaïre et des officiers supérieurs des ex-FAZ, soutenus par l’Occident, avaient résolu de régler des comptes à Mobutu. L’on allait se rendre compte, sur le tard, que la chute du régime Mobutu avait davantage profité aux régimes de Kampala et Kigali, qu’aux filles et fils du nouveau Congo de Mzee Laurent Désiré Kabila.

Le feuilleton des trahisons s’est poursuivi avec les rébellions du RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratie), du MLC (Mouvement de Libération du Congo), du RCD/N (Rassemblement des Congolais Démocrates et Nationalistes) et du RCD-K-ML (Rassemblement Congolais pour la Démocratie –Kisangani-Mouvement de Libération), lesquelles avaient fait éclater le pays en « Républiquettes », entre 1998-2003. Mais à l’appel de la communauté internationale pour le Dialogue intercongolais, on a assisté à la formation d’un front commun des « belligérants », qui se sont taillé la part du lion dans le « partage équitable et équilibré » des postes. Sous le régime du 1+4, ceux qui avaient fait périr des millions de compatriotes sous les labels du gouvernement de Kinshasa et des mouvements rebelles se sont refait une virginité politique, au point de passer aujourd’hui pour des défenseurs acharnés de la cause de 75 millions de Congolaises et Congolais.
Kimp

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Le bureau Minaku visé par une motion de défiance

aubainMinakuDRC

(KINSHASA)- L’opposition n’entend pas fléchir face au dérapage de la majorité. Après Kitebi et Musungay, une motion de défiance est en élaboration contre Minaku et son équipe. Il est reproché au bureau de l’assemblée nationale d’avoir violé intentionnellement la constitution et le règlement intérieur lors de l’examen de deux motions de défiance dirigées contre le ministre délégué aux Finances et son collègue de l’Industrie. Des signatures seront récoltées lors de la prochaine plénière, a-t-on appris. Deux élus travaillent sur la question. Il s’agit du radical Udps John Kolela et le député juriste Toussaint
Alonga. Le texte sera prêt d’ici là, nous a dit un autre élu du groupe Udps et alliés. Les opposants ont décrié la conduite des débats et la gestion chaotique de la plénière par le vice-président Mwando.

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CPI : le procureur demande la condamnation de Jean-Pierre Bemba

 
Le sénateur Jean-Pierre Bemba à la Haye.Le sénateur Jean-Pierre Bemba à la Haye.

Dans l’affaire le procureur de la Cour pénale internationale contre Jean-Pierre Bemba, le représentant du bureau du Procureur a plaidé pour la condamnation de l’ancien vice-président congolais. Selon l’Agence de presse Hirondelle, Jean-Jacques Badibanga a estimé mercredi que la preuve a été apportée que les soldats qui ont commis des  atrocités en Centrafrique ont été sous l’autorité et le commandement effectif de M. Bemba. Il s’exprimait au premier jour de l’audience consacrée aux conclusions finales des parties en procès.

Ce représentant du bureau du procureur plaide donc pour que l’accusé soit reconnu responsable et coupable des crimes commis par ses hommes.

Dans sa plaidoirie, Jean-Jacques Badibanga soutient que  Jean-Pierre Bemba savait dès le premier jour qu’il avait le pouvoir d’empêcher ses hommes de commettre des crimes ou au moins de les sanctionner.

Par ailleurs, le président du MLC, en dépit de sa souffrance morale en prison, a toujours soutenu que, depuis son quartier général à Gbadolite, il ne pouvait contrôler des troupes déployées de l’autre côté de la frontière.

La plaidoirie de Badibanga marque le début de deux jours d’audiences consacrées aux conclusions finales de parties.

Jeudi, au terme de l’audition des arguments oraux de la défense, les juges devraient se retirer pour délibérer.

Entre temps, à côté de cette affaire principale, Jean-Pierre Bemba est également accusé, avec deux de ses avocats, un député de son parti et un témoin, de fabrication de preuves et subornation de témoins.

radiookapi.net

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11 novembre 2014

UDPS: Félix Tshisekedi et Mavungu à l'ambassade de Belgique

Communiqué-Marathon-diplomatique

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Affaire Kitebi et Musungayi, Minaku visé à son tour par une motion

samyB

Hier lundi 10 novembre, l’Assemblée Nationale était tombée plus bas que terre ! Jamais elle ne s’était autant décrédibili­sée. Avec cet épisode, Aubin Minaku restera dans les annales de la République comme le plus piètre président de la Chambre basse que la RDC n’ait jamais connu. Dans l’affaire des mo­tions contre les minis­tres des finances et de l’industrie, le Bureau de l’Assemblée nationale s’est comporté avec une indignité telle qu’elle a poussé l’Opposition à boycotter la séance plé­nière. Mais le meilleur de l’indignité de ce Bureau MP était à venir.

Restez entre eux les députés de la Majorité Kabiliste se sont encore illustrés par un pugilat gigantesque où l’un d’eux, Valentin Senga, ac­cusé de filouterie, a été roué de coups par les membres de sa famille politique et de sa province d’origine. La ques­tion est comment en est-on arrivé là ? Samy Badinbanga, initiateur de la motion con­tre le ministre Kitebi, a an­noncé dans la foulée qu’une plainte contre le président de l’Assemblée nationale sera déposée incessamment pour tirer toutes les conséquences de ce scandale qui ne gran­dit aucune institution. La dé­mocratie c’est le contrôle. Redouter le contrôle comme se sont illustrés les ministres Kitebi et Musungayi vont nourrir les suspicions de dé­tournement des deniers pub­lics. C’est qui est dommage c’est aussi la façon dont les membres du gouvernement avec la complicité du Bureau s’y sont pris pour repousser coûte que coûte l’examen de la motion. La manoeuvre du pouvoir était grossière pour repousser les deux motions. D’abord il y a eu le prétexte du voyage pour finir par la motion inciden­tielle de Thomas Lokondo, qui aujourd’hui a été com­plètement dévalué politique­ment. Pour Musungayi, c’est la technique du retrait mas­sif des signatures par le sul­fureux Valentin Senga. Dans les deux cas, la « République débout » de Kabila est une véritable boutade. Ci-des­sous un compte-rendu de la séance qui restera comme celle de la honte de cette lé­gislature.

 

Mwando et Lokondo

Un théâtre de chez nous qui a fait la honte de l’Assemblée nationale

Théâtral, caricatural, hon­teux, dégoûtant : les adjec­tifs n’ont pas manqué hier dans l’opinion pour qualifier la scandaleuse séance plé­nière à laquelle on a assisté hier à l’Assemblée nation­ale. Censée être le Temple de la démocratie, celle-ci est devenue le royaume du n’importe quoi où des pitres se mettent en spectacle. La chambre basse devait, en ef­fet, traiter les deux motions de défiance initiées contre le ministre délégué aux Fi­nances Patrice Kitebi Kibol Nvul par le député Samy Badibanga Ntita, et contre le ministre de l’Industrie et PME Rémy Musungayi Bam­pale par le député Awenze. Mais c’était sans compter avec la MP qui avait réso­lu de sauver, quoi qu’il en coûte, même en passant par le mouillage de la barbe, ses deux plénipotentiaires. Dans le rôle de l’exécutant de cette sale besogne : Charles Mwando Nsimba, premier vice-président de l’Assemblée nationale, fai­sant office de président de séance en l’absence de son titulaire Aubin Minaku.

Le lundi 10 novembre 2011 restera dans l’histoire de l’Assemblée nationale, voire du parlementarisme con­golais. Ce jour, après moult subterfuges, le bureau avait finalement résolu de convo­quer une séance consacrée au traitement des motions de défiance contre le minis­tre délégué auprès du Pre­mier ministre chargé des Fi­nances et contre le ministre de l’Industrie et PME. Initiée par Samy Badibanga, la pre­mière motion comportait multiple danger pour le gou­vernement.

 

Empêcher le vote

D’abord, elle risquait de re­cueillir dans le secret de l’isoloir le soutien de nom­breux sociétaires de la ma­jorité MP qui rêvent de faire tomber l’exécutif, mais qui se gênent de le manifester publiquement, soit pour ob­tenir le départ d’Augustin Matata de la primature, soit pour précipiter la formation du gouvernement de cohé­sion nationale tant attendu. En effet, le vrai ministre des Finances étant le Pre­mier ministre lui-même, si la motion avait réussi con­tre son ministre délégué, le titulaire du poste aurait été, forcement, touché. D’où la décision, annoncée par des tabloïds kinois de ce lundi : la MP a décidé de faire bloc pour faire échouer la motion Badibanga.

Il s’agira d’empêcher par tous les moyens qu’on ar­rive au vote de la motion, car on ne sait jamais ce qui peut arriver lorsque les députés se retrouvent, seul devant leur conscience, dans l’isoloir. Dans le rôle du président du bureau de la chambre : Charles Mwando Nsimba, ancien mobutiste flamboyant qui a connu ses heures de gloire pendant la deuxième République où il a été gouverneur du Kivu, ministre de l’Intérieur, min­istre des Transports, min­istre des Travaux publics, avant de passer avec armes et bagages à la Kabilie. A peine a-t-il donné la parole à Samy Badibanga, député de Kinshasa/Mont-Amba et président du groupe parle­mentaire UDPS et Alliés, que le député Charles Lokondo, ancien mobutiste lui aussi rallié à la Kabilie, intervient par une motion incidentielle.

 

Mauvaise foi

Pour s’opposer à la mo­tion de son collègue en af­firmant qu’elle était illégale, alors que le ministre censé se défendre était présent. La mauvaise foi est apparue au grand jour lorsque l’élu de Mbandaka est allé jusqu’à évoquer le fait que le ministre délégué ne pouvait pas être convoqué par la chambre au motif que le vrai ministre des Finances était le Premier ministre lui-même. Pour­tant, cette question avait été soulevée en son temps par l’opposition lors de la forma­tion du gouvernement, mais la MP, par la bouche de son égérie Christophe Lutun­dula Apala Pen’Apala avait soutenu qu’il y avait certes erreur dans la formation de l’exécutif, mais qu’on pou­vait faire avec et convoquer, le moment venu, le ministre délégué. Argument approu­vé bruyamment par les ap­plaudisseurs des bancs de la MP, connus pour leur talent à jouer au tam-tam sur leurs pupitres. Lokondo a-t-il ou­blié cet épisode, ou bien il a agit selon un scénario établi à l’avance ?

Charles Mwando va alors soumettre la motion à l’appréciation des députés selon la procédure habituelle : deux intervenants pour, deux contre. Par une motion d’ordre, le député Toussaint Alongo a beau expliquer qu’une motion ne peut faire l’objet d’une motion, mais que, par égard à l’article 209 du Règlement d’ordre intérieur de l’Assemblée, il n’existe que deux conditions pour le traitement d’une motion : 50 signatures et l’indication « motion », le vieux patriarche ne l’entend de cette oreille.

 

Entêtement du Bureau

Devant cette situation, le député Bamporiki, président du groupe parlementaire UNC et Alliés, est intervenu au nom de l’opposition pour expliquer les fondamentaux dans le traitement d’une motion, que conformément à l’article 211 du Règlement d’ordre de l’Assemblée, au­cun retrait de motion n’est possible depuis sa mise en discussion, qu’une fois que la discussion est engagée, elle se poursuit jusqu’au vote, et que l’intervention de Samy Badibanga constituant la mise en discussion de la motion, plus rien ne pouvait arrêter la motion. Des réali­tés que Mwando ne pouvait ignorer pour avoir dirigé la commission qui a élaboré ce Règlement d’ordre. Mais devant l’entêtement du bu­reau, Bamporiki annonce que l’opposition se retire de la salle. Sur ce, les députés de l’opposition ont quitté l’hémicycle.

Dépassé, mais imperturb­able, Charles Mawando fait passer la motion Lokondo au vote : 209 votent oui, 12 contre, et 14 abstentions, soit au total 235 votants.

La MP étant restée seule, on serait tenté de croire que les choses allaient bien se passer. Erreur ! On passe à la deuxième motion du jour, celle initiée par le député de Kisangani Awenze contre le ministre Rémy Musungayi. Ici, la particularité, ce que M. Awenze est lui-même membre de la MP. Coup de théâtre : avant même d’avoir donné la parole au motion­naire, voilà Charles Mwando qui invite le député Valentin Senga à la tribune. Motion ou simple intervention ? Il ne le précise pas. L’arbitraire est à son comble. En 1998, M. Valentin Senga est un inconnu administrateur du territoire d’Ubundu en prov­ince Orientale, qui rejoint le MLC pendant la deuxième guerre. Pendant le 1+4, le parti de Jean-Pierre Bem­ba le fait passer de l’ombre à la lumière, en le portant au gouvernement, d’abord comme vice-ministre de l’Intérieur, ensuite comme ministre de l’Agriculture. Il ne brille guère, et est viré au détour d’un remaniement. Il passe alors au PPRD. S’il prend la parole ce jour, c’est pour défendre le ministre de l’Industrie dans l’affaire de la cimenterie de la province Ori­entale, alors qu’il avait signé lui-même la motion contre lui ! Enfin, il se proclame le représentant des 18 députés qui retirent leurs signatures de la motion. Mwando ne fait procéder à aucune vé­rification pour connaître qui sont les députés que Senga affirme représenter et con­firmer par ses dires sans les concernés eux-mêmes. Bien plus, le retrait des signatures d’une motion avait été acté et proscrit aussi bien par la conférence des présidents que lors de la plénière à huis clos du samedi 1er novem­bre 14.

Ambiance de chaos

Sauf que, dès qu’il quitte la tribune, Valentin Senga est attendu par une cohorte des députés de province Orien­tale en furie, qui l’accusent de trahison, le traitent de corrompu, et se ruent sur lui avec vigueur : upper­cuts et directs s’abattent sur l’infortuné pendant que nombreux autres députés se précipitent pour le tirer des griffes de ses corrégion­naires. Mwando appelle la police qui se fait désirer, c’est l’ambiance de chaos dans l’hémicycle. Aux dernières nouvelles, Valentin Senga serait blessé. Le président des céans explique quand-même que la motion Awenze n’est plus valide, provoquant la sortie de la salle de nom­breux députés de la Province Orientale, furieux.

De son côté, l’opposition ne tient pas à s’en arrêter là. Elle compte initier une pé­tition contre le président de l’Assemblée nationale, et saisir la justice contre le ministre délégué aux Financ­es pour faux en écritures et faux et usages de faux.

samuel mbuta

 

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Réactions des députés au scandale parlementaire

palais du peuple

La journée d’hier lundi au Palais du peuple restera dans l’Histoire de la RDC comme la plus honteuse. Insultes, bagarres, cacophonie, manoeuvres dilatoires, corruption, utilisation à tort et à travers de certaines notions de droit, était le cocktail qu’a réservé la plénière. Tout ca pour esquiver le contrôle parlementaire à l’endroit de deux ministres : Kitebi (finances) et Musungayi (Industrie).
L’opposition parlementaire a fini par claquer la porte suite au refus du bureau d’examiner la motion de Samy Badibanga se basant sur la motion incidentielle initiée par Henri Thomas Lokondo.

En l’absence de Président Aubin Minaku cette plénière a été présidée par le Premier vice – Président Charles Mwando Nsimba, dépassé par la situation.
Les reporters de C-News ont recueilli pour vous quelques réactions de députés nationaux en dehors de l’hémicycle.
Pour Martin Fayulu « c’est une forfaiture de la part du bureau de l’Assemblée Nationale, le bureau de l’Assemblée Nationale continue à violer impunément le règlement d’ordre intérieur qui nous régit ». Fayulu poursuit en disant qu’une fois que le bureau programme la motion de défiance, y a plus à tergiverser, l’article 211 du règlement est clair. Les deux motions de défiance méritaient bien d’être examinées en plénière, toutes ces motions incidentielles déposés avant l’examen des motions ne sont que des prétextes pour chercher à protéger le coupable. Fayulu estime que les services du bureau ne font pas leur travail convenablement. A travers ces comportements, la Majorité présidentielle a passé son message à l’opposition et au peuple congolais pour dire que  » vous ne pouvez pas nous arrêter, nous faisons ce que nous voulons « . Dans ces conditions l’opposition n’a plu d’autres choix que de se référer au peuple congolais. C’est à quoi nous allons nous investir totalement a indiqué le président de l’Ecidé. Avant de conclure en disant que « nos amis de la majorité ne veulent pas se servir de l’exemple de Burkina-Faso ».
Fayulu fait remarquer que le retrait de signature n’est pas prévu dans le règlement d’ordre intérieur. Il suggère que le Procureur Général devrait s’occuper personnellement de ces cas avérés de la corruption. L’article 211 ne parle pas d’un quelconque amendement possible. A notre avis, le PGR doit se saisir de tous ses dossiers pour faire triompher la loi. Si tel n’est pas le cas c’est l’image de la RDC qui est ternie car on a plus besoin de preuve de corruption comme mode de gouvernance en RDC a conclu Fayulu.

Pour sa part, l’Honorable Masumbu Baya André, l’opposition parlementaire est sortie de la salle pour prendre le peuple à témoin comment les deniers public sont dilapidés par la majorité présidentielle qui a érigé comme mode de corruption à chaque fois que le peuple attend de lui une justification. A son tour Jean Claude Vuemba n’a pas manqué d’alerter le peuple congolais de se prendre en charge car dit-il trop c’est trop la corruption ne peut pas être tolérée à ce niveau institutionnel.

L’intraitable opposant Olongo Basile : « nous sommes sortis de la salle comme vous le constatez presqu’une centaine de députés, ce qui d’office annule le quorum pour passer au vote mais voilà la majorité présidentielle continue la plénière en notre absence pour blanchir ces 2 ministres indélicats. A Basile de renchérir pourquoi la plénière n’a pas été retransmise sur la RTNC1. Qu’est-ce qu’ils se reprochent s’interroge le député national. Olongo Basile félicite son collègue Toussaint Alonga qui a balayé d’un revers de la main la motion incidentielle de Lokondo pour dire que c’est la motion d’ordre qui a la préséance sur toutes les motions. Bamporiki le président de groupe parlementaire UNC et alliés qui a démontré que la motion de défiance est une conséquence de preuves amenée par le Ministre Kitebi, lui-même. Bamporiki allègue que c’est un cas de faux et usage de faux qui nécessite un débat à la plénière pour montrer au peuple congolais comment son argent est dilapidé par le régime de la majorité. Avant d’appeler l’opposition à sortir de la salle pour que le scénario de la majorité présidentielle continue mais sans la caution de l’opposition. Kolela l’élu de Likasi a dénoncé toutes les tentatives de corruption que la majorité présidentielle lui a soumises pour retirer aussi sa signature.

gerard lemba

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10 novembre 2014

Tous deux ministres visés par des motions de défiance : Patrice Kitebi risque de sauver Rémy Musungayi

kitebi

Difficile de dire avec certitude quand les députés nationaux vont bien se réunir en plénière pour tabler sur les motions de défiance contre deux membres du gouvernement.

Ce qui est sûr, la motion visant Patrick Kitebi a moins de chance d’aboutir pour le fait que l’autorité morale de la Majorité présidentielle n’accepte plus la révocation d’un ministre qu’il a nommé par l’Assemblée nationale. Par conséquent, la protection de Kitebi sauve aussi Musungayi que son chef de regroupement politique cherche à remplacer dans le gouvernement en gestation.

Le dossier relatif à la motion de défiance initiée par le député national John Kolela contre le ministre délégué aux Finances continue de faire couler encre et salive dans les milieux socioprofessionnels à travers le pays.

Ce dossier, que les députés nationaux membres de l’Opposition politique ont en très grande partie signé, vise à obtenir du ministre Patrice Kitebi des explications sur, entre autres points, le décaissement des fonds prévus dans la loi de finances de l’exercice 2013 pour le fonctionnement de cette famille politique.

Toutes les séances plénières de l’Assemblée nationale consacrées au débat sur cette question combien sensible ont été reportées, sans raison valable aux yeux de ceux qui soutiennent la motion. Le dernier report en date a eu lieu le vendredi 7 novembre dernier.

Le bureau de la chambre basse a justifié ce énième report par le deuil qui vient de frapper le Parlement de la République, suite au décès du député André Tshikwej. Il a expliqué qu’une importante délégation de la représentation nationale a dû accompagner la dépouille mortelle de l’illustre disparu, transférée la veille à Lubumbashi, fief électoral du défunt.

Un geste de compassion ?

Pour leur part, les observateurs ont apprécié ce geste de compassion du bureau de la 2ème chambre législative envers la famille d’un député » discret « , comme l’a si bien indiqué son président Aubin Minaku dans son oraison funèbre prononcée au Palais du peuple où cette dépouille mortelle a été exposée.

Ils soutiennent néanmoins que, compte tenu de la pertinence des questions qui préoccupent la nation par les temps qui courent, le bureau de l’Assemblée nationale aurait dû maintenir la plénière de vendredi dernier, dans le contexte actuel où des centaines de Congolais sont massacrés notamment dans la partie orientale du territoire national, au vu et au su de l’autorité publique.

En effet, même si la délégation partie au Katanga était composée de plus de 200 députés, le quorum ne serait pas entamé pour que la séance plénière ne puisse pas se dérouler normalement.

Le ministre Patrice Kitebi pouvait répondre à la motion et avoir un délai de 48 heures afin de réunir des éléments de réponse aux préoccupations des députés. Par ailleurs, le bureau de la chambre basse a intérêt à gagner du temps, car les matières inscrites dans le calendrier de la session en cours sont encore abondantes, alors que 37 jours seulement le séparent de la fin de ladite session parlementaire.

Tout porte à croire que la Majorité présidentielle, famille politique à laquelle appartient le ministre Patrice Kitebi, est en train d’effectuer des » manœuvres dilatoires » évoquées dans une interview par l’auteur de la motion John Kolela, en vue de faire oublier cette procédure de contrôle parlementaire.

Le bouclier de Rémy Musungayi

Du coup, le ministre délégué aux Finances devient, sans le savoir ni le vouloir, le bouclier de son collègue de l’Industrie, petites et moyennes entreprises, également visé par une motion de défiance initiée par le député national Alphonse Awenze.

Issu de l’Opposition politique, le ministre Rémy Musungayi est » vomi » par la Majorité présidentielle, visiblement déterminée à le faire partir du gouvernement. L’objectif est de l’humilier autant que ses anciens collègues de l’Opposition.

Cependant, la Majorité politique a conscience que, faire tomber Rémy Musungayi et épargner Patrice Kitebi, serait aux yeux de l’opinion tant nationale qu’internationale, une injustice criante.

Comme quoi, n’eût été la motion de défiance initiée contre le ministre délégué aux Finances, Rémy Musungayi serait débarqué depuis belle lurette du gouvernement.
Par Asiyeshindwa

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Burundi: des bandes d’hommes armés de machettes sèment la terreur

RFI
A sept mois des élections générales au Burundi, des bandes d‘hommes armés de machettes sèment la terreur depuis plusieurs mois dans le pays et sont parvenues jusqu’ici à échapper à toute arrestation. Cela alimente toutes sortes de spéculations sur leur identité et est à l’origine d’une grande méfiance envers les forces de l’ordre. Comment opèrent ces groupes ? Une attaque s’est déroulée à Bujumbura dans la nuit de vendredi 7 à samedi 8 novembre 2014.

La bande des « hommes aux longs manteaux armés de machettes », comme on les appelle ici, a frappé encore une fois dans la nuit du vendredi au samedi, quelques heures à peine après une rencontre entre le Premier vice-président burundais, Prosper Bazombanza, et le corps diplomatique, où il était chargé de leur prouver que le gouvernement a la situation sécuritaire bien en mains au Burundi.

L’attaque a eu lieu dans le quartier de Musaga, trois kilomètres à peine au sud du centre-ville de la capitale burundaise. Ces bandits ont blessé deux hommes à coups de machette, pillé plusieurs maisons avant de disparaître dans la nature sans être inquiétés par les forces de l’ordre, une nouvelle fois.

Le pouvoir burundais assure qu’il ne s’agit que de « simples bandits »

De quoi ajouter une nouvelle page dans le livre des nombreux crimes commis par ces bandes qui terrorisent la population burundaise depuis plusieurs mois, que ce soit dans la capitale Bujumbura ou dans plusieurs communes dans l’ouest et dans le centre du Burundi.

Getty Images/ Bobby Model© Fournis par RFI FR Getty Images/ Bobby Model

Qui sont ces groupes ? Sont-ils liés entre eux ? Pourquoi ont-ils échappé jusqu’à présent à la police ? Le pouvoir burundais, qui assure qu’il ne s’agit que de « simples bandits », accuse certaines stations privées d’attiser le feu en propageant toutes sortes de rumeurs, sans convaincre.

Et la psychose est telle que dans certains quartiers de Bujumbura aujourd’hui, les gens se sont cotisés et ont engagé des gardes privés pour se protéger.

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09 novembre 2014

Au Burkina Faso, l'opposition et la société civile élaborent un plan de transition

France 24

L'opposition et la société civile burkinabè ont rédigé samedi un projet de "charte" fixant les contours d'un régime civil de transition. Mais l'armée, aux commandes depuis la chute de Compaoré, se tient à l'écart des discussions.

Issouf Sanogo, AFP© Issouf Sanogo, AFP Issouf Sanogo, AFP

Un projet de "charte" a été élaboré samedi 8 novembre par les représentants burkinabè de l'opposition et de la société civile. Le texte, selon ces acteurs politiques, ouvrent la voie à une restitution rapide du pouvoir par l'armée à une autorité civile.

"Nous venons de terminer l'examen et l'adoption de l'avant-projet de charte", a commenté Zéphirin Diabré, le leader de l'opposition du Burkina Faso, qui a présidé les travaux à Ouagadougou. "Ça a été un travail intense et laborieux."

La version finale du texte doit être adoptée dimanche. En attendant, le contenu exact n'a pas été dévoilé.

Vers une synthèse des propositions

Le document sera ensuite transmis aux autorités militaires qui ont pris les rênes du pays après la démission et la fuite, le 31 octobre, du président Blaise Compaoré, chassé sous la pression de la rue après 27 ans de pouvoir. Les divers protagonistes de la crise se réuniront ensuite pour faire "une synthèse" des propositions des camps en présence, à savoir opposition et société civile, armée, camp du président déchu.

Lorsqu'un document commun sera adopté, "tout devrait se mettre rapidement en place, les organes de la transition et notamment le président de la transition", a estimé Ablassé Ouédraogo, président du parti Le Faso Autrement, évoquant le milieu de la semaine prochaine. Aucun nom n'a pour l'heure été avancé publiquement pour prendre la "présidence" de la transition.

Invitée à participer aux travaux, l'armée n'a fait qu'une brève apparition d'une demi-heure. En milieu d'après-midi, une délégation militaire conduite par le colonel Auguste Denise Barry, le bras droit du lieutenant-colonel Isaac Zida, est venue "encourager" les travaux.

Incertitude sur l'implication des partisans de Compaoré

Selon plusieurs délégués de la société civile, l'officier a fait un discours "encourageant", répétant avec force que l'armée n'avait pas l'intention de conserver le pouvoir. "Les choses ne peuvent plus être comme avant. Le peuple burkinabè est entré dans l'Histoire, l'armée burkinabè doit aussi entrer dans l'Histoire", a déclaré le colonel, s'attirant des applaudissements. Une manière de dire que le temps des putschs et des juntes militaires est fini pour le Burkina Faso, petit pays sahélien théâtre d'une succession de coups d'État depuis 1966.

Une possible pierre d'achoppement dans ce projet de transition est la participation du camp de l'ex-président Compaoré à une synthèse. Certains opposants et membres de la société civile refusent de siéger à la même table que ses représentants et écartent toute participation de l'ex-majorité à la transition.

Pression diplomatique

Les différents acteurs de la transition burkinabè se savent observés par la communauté internationale. Samedi, le lieutenant-colonel Zida, l'actuel homme fort du pays, a rencontré la sous-secrétaire d'État adjointe américaine pour l'Afrique, Bisa Williams, à Ouagadougou. "Nous comptons sur le respect de la promesse (faite) de mettre en place un gouvernement de transition qui soit géré par un civil et qui soit démocratique (...) dans un court délai", a déclaré, en français, la diplomate américaine aux journalistes.

Les acteurs de la crise ont déjà convenu que la transition durerait un an et qu'elle sera dirigée par une personnalité civile, jusqu'à des élections présidentielle et législatives d'ici à novembre 2015.

Avec AFP

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