Mon petit cœur bat depuis le ventre de ma mère
Moteur infatigable,
il bat tic,tac, tic, tac, toujours et toujours
au rythme des nuits et des jours
au rythme des saisons et des années
comme l’horloge de l’Éternel

De mon petit cœur qui bat
coulent des larmes des souffrances
Mais aussi des fleuves de joie et d’amour.
Mon petit cœur peut devenir grand
quand il donne en partage,
quand il s’offre en sacrifice
Mon petit cœur peut aussi devenir lourd,
lourd des larmes des orphelins,
des veufs et des veuves,
lourd des injustices de ce monde.

Tic, tac, tic, tac
mon petit cœur continue à battre
toujours et toujours,
Prodige du tout puissant

Mon petit cœur bat, il bat très vite.
De ma faiblesse humaine jaillit
un torrent de méchanceté et de médisances,
Ô hommes et frères,
il ne sollicite que votre indulgence!

Pauvre serviteur au service de mon être,
mon petit cœur qui bat
me rappelle en me réveillant dès l’aurore
de me mettre au service de l’autre
pour encore plus d’amour.


Lumbamba Kanyiki