20 juillet 2018

KABILA DANS LA LOGIQUE D’UNE BALLE DANS LA TÊTE

kabila devant congrès

Ceux qui attendaient hier  des signaux de décrispation au discours de Kabila devant le parlement réuni en congrès sont rentrés déçus. Car Kabila a donné tous les signaux démontrant qu’il est là et compte y rester. Ce ne sera donc pas une surprise s’il dépose sa candidature le moment venu pour les élections à venir,  si jamais elles auront lieu. En voici les raisons:

1. L'interprétation de la Constitution selon le PPRD

Hier, au moment où les tous les Congolais et la communauté internationale l’attendaient pour qu’il se prononce sur sa non participation aux prochaines élections, il a répondu, comme toujours, qu’il respectera la Constitution. Mais quelques jours avant ce rendez-vous manqué d’hier, certains thuriféraires du PPRD avaient donné leur propre version sur l’interprétation de la dite Constitution. Selon eux, la révision de la Constitution de 2011, ayant remis le compteur à zéro, donnerait à Kabila la possibilité de briguer un autre mandat! Alors, lorsque Kabila affirme aux Congolais et à la communauté internationale qu’il respectera la Constitution, C’est en rapport avec cette version.

2. La création de FCC

Plutôt que de sortir son dauphin pour les élections à venir, Kabila a créé une plate-forme dénommée FCC (Front Commun pour le Congo), dont il est l’autorité morale, en vue des élections du 23 décembre 2018. Pour être sûr de ratisser large, il y a inclus tous les opposants du ventre qui sont dans le gouvernement actuel.

3. La Nomination des membres de la cour constitutionnelle

Le 7 juillet, Kabila nomme neuf membres de la cour constitutionnelle désormais taillée sur mesure. Au cas où il y aurait conflit sur l’interprétation des articles de la Constitution, ils auront l’épineuse mission de trancher si oui ou non le troisième mandat de Kabila est légal.

4. L'investissement massif dans les forces de l’ordre et rappel aux affaires du général John Numbi

Kabila a beaucoup investi dans les armes et dans le recrutement de nouveaux éléments dans l’armée comme dans la police. Il a procédé dernièrement à la restructuration des FARDC et de la police. John Numbi, soupçonné d’avoir tué Chebeya et Mazana, activistes des droits de l’homme de l’organisation la voix des sans voix, réapparaît à la tête des forces armées congolaises. Etant dur des durs et toujours très proche de Kabila, sa mission sera donc de mater toute velléité de soulèvement populaire.

5. L'imposition de la machine à voter et le refus du nettoyage du fichier électoral

Malgré le rejet de la machine à voter (ou à voler) de la part des Congolais, la CENI l’impose à tout prix  aux élections à venir. La même CENI refuse de supprimer les dix millions d’électeurs sans empreintes digitales retrouvés dans le fichier électoral. L’opposition y voit une réserve importante des voix à attribuer au candidat Kabila comme on l’a vu lors des élections de 2011.

6. Le non respect de l’accord dit de la Saint-Sylvestre

Kabila a refusé l’application de l’accord de la Saint-Sylvestre. Jusqu’aujourd’hui, les mesures de décrispation n’ont pas été prises. Les opposants Diomi Ndongala,  Jean-Claude Muyambo et Franck Diongo croupissent encore en prison et Moise Katumbi voit ses chances de rentrer au pays pour battre campagne presque nulles.

7. Le financement personnel des élections

Kabila dont la fortune est estimée à 15 milliards de Dollars américains clame haut et fort que la RDC dont le budget annuel ne dépasse pas sept milliards de Dollars américains va financer, elle-même les élections dont le coût s’élève à environ un milliard de Dollars américains. D’où viendra tout l’argent si ce n’est de Kabila, lui-même? Et lorsqu’il injecte son argent dans le processus électoral, ce n’est pas pour un autre candidat du PPRD, mais pour lui-même. Et cela étant, ce ne serait pas pour le perdre. Nous connaissons la culture de la classe politique congolaise.

En tenant compte de toutes ces raisons ( bien sûr que la liste n’est pas exhaustive!), nous voyons que monsieur Kabila est dans la logique d’une balle dans la tête comme il l’avait déjà déclaré dans une de ses rares conférences de presse à Kinshasa. L’homme a trop volé et a trop tué. Il sait que plusieurs dossiers de trahison de la nation congolaise l’attendent. C’est pourquoi il ne lâchera pas, de lui-même, le pouvoir. L’avenir nous le dira.

Lumbamba Kanyiki

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17 juillet 2018

LA BASE DE L’UDPS-AFRIQUE DU SUD SOLLICITE LES SERVICES DU CONSTITUTIONNALISTE ANDRÉ MBATA AUX CÔTÉS DE FÉLIX TSHISEKEDI

udps-logo

Dans un document qui nous  est arrivé  ce jour de l’Afrique du Sud, la base de l’UDPS de ce pays sollicite les services du professeur André Mbata Mangu aux côtés du président national Félix Tshisekedi  en vue  de le soutenir dans son combat pour l’avènement d’un Etat de droit au Congo. Car, cette base a constaté que la vision de l’UDPS pour l’avènement d’un Etat de droit et son combat pour le bien-être des Congolais figurent aussi parmi les objectifs poursuivis par l’homme qui a su taire définitivement les thuriféraires, pseudo-professeurs  Evariste Boshab et  Auguste Mampuya.

Par ailleurs, elle (la base) propose au professeur André Mbata Mangu de poser sa candidature aux prochaines élections législatives sous les couleurs de l’UDPS afin de jouir d’une certaine légitimation dans ses éventuelles fonctions auprès du président national.

Nous osons croire que cette requête de la base, dont copie a été réservée au président national, attirera l’attention de ce dernier pour qu’il voie dans quelle mesure il pourrait y répondre favorablement. Car, elle rencontre aussi la volonté de plusieurs membres de ce parti qui suivent de loin ou de près le combat du professeur Mbata contre le changement de la constitution et le troisième mandat d’alias Kabila.

Au moment où nous couchons ces lignes, nous n’avons pas encore la réponse du professeur Mbata à la dite requête.  Ce qui veut dire que d’un côté, nous attendons la réaction du président national et de l’autre nous espérons recevoir par la même source la réponse que le professeur aura réservée à la base de l’UDPS-Afrique du Sud.

Veuillez trouver ci-bas la requête de l’UDPS-Afrique du Sud.

requête udps afrique du sud

 

Lumbamba Kanyiki

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15 juillet 2018

KASAI CENTRAL: UN GOUVERNEUR QUI SUSPEND SES MINISTRES PAR RADIO

kambayi

Nous revenons sur l’article de l’actualite.cd sous la plume de notre frère Kambidi informant sur la suspension de deux ministres provinciaux par le gouverneur du Kasai Central Denis Kambayi.

Des investigations faites par téléphone avec nos compatriotes du Kasai Central, nous avons reçu d’autres détails sur cette affaire. Monsieur le gouverneur du Kasai Central avait effectué une mission à l’intérieur du pays, à Demba. Plusieurs ministres et services étaient de la partie. Au moment de rentrer, le gouverneur a donné l’ordre du départ du cortège, mais s’est fait recevoir peu après chez une dame de la place  pendant que la tête du cortège dont les deux ministres incriminés était déjà en route. A sa sortie de chez la dame, monsieur Kambayi s’est retrouvé avec la partie arrière du cortège, plus proche de lui. Fâché, il décide de suspendre les deux ministres pour manque de respect à l’autorité. Ceux-ci apprendront leur suspension par radio privée.

Voilà pour la petite histoire. Plusieurs questions nous viennent à l’esprit: Un gouverneur qui se fait recevoir chez une dame et qui demande à ses collaborateurs de l’attendre sur la route pendant tout le temps de cette réception les respecte-t-il? Comment monsieur Kambayi, juriste de formation, puisse suspendre par radio des ministres ? Agit-il conformément aux lois et règlements en vigueur? Et en suspendant par radio,  démontre-t-il le respect qu’il doit aussi aux membres de son exécutif? Doit-il absolument suspendre un ministre puisqu’il l’a laissé dans une réception privée?

Nous sommes là en face d’une personne remplie de son ego, qui croit tout permis comme l’ensemble de ces médiocres à la tête du pays. Voilà pourquoi nous ne cesserons de décrier ces actes posés par des médiocres que d’autres médiocres placent à la tête de nos provinces sous couvert des élections manipulées. Plutôt que de travailler pour le pays, ils sont là pour leurs propres intérêts et c’est regrettable!

Lumbamba Kanyiki

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11 juillet 2018

COMMUNIQUÉ: RETOUR SUR L’ORALITÉ AFRICAINE, APPEL À CONTRIBUTION

communiqué logo

 

En reconnaissance de la carrière universitaire fructueuse du professeur Crispin Maalu Bungi et de sa louable contribution à la science de l’oralité africaine, le professeur José Tshisungu wa Tshisungu organise des mélanges  en l’honneur de ce grand chercheur qui s’apprête à réduire ses activités de professeur. C’est pourquoi il lance un appel pressant à tous les anciens étudiants du professeur Maalu Bungi, ses collègues et ses amis afin de participer à la constitution de ces mélanges avec leurs témoignages et des travaux scientifiques.

Etant donné que la parution des mélanges est prévue pour le début de l’année prochaine, le professeur José Tshisungu wa Tshisungu  sera heureux de recevoir vos contributions avant le 15 novembre 2018.

Veuillez trouver ci-bas le communiqué du professeur José Tshisungu wa Tshisungu.

 

RETOUR SUR L’ORALITÉ AFRICAINE

APPEL  À CONTRIBUTION

Après une cinquantaine d’années de carrière universitaire au Congo et à l’étranger, Crispin Maalu-Bungi, professeur et chercheur reconnu, s’apprête à réduire son intense activité de passeur de savoirs. Ses anciens étudiants, ses collègues et ses amis aimeraient lui offrir des mélanges dans lesquels des témoignages et des travaux scientifiques donneraient, en signe de reconnaissance et de célébration, un nouvel  éclairage sur l’homme et sur sa contribution à la science de l’oralité africaine.

J’assume la direction de ces mélanges et souhaite recevoir votre contribution de 15 pages (au maximum) avant le 15 novembre 2018.

La contribution peut être rédigée en français ou dans l’une des quatre langues nationales officielles du Congo-Kinshasa et envoyée par courrier électronique au professeur José Tshisungu wa Tshisungu (josetshis@total.net).

Parution du livre : le 15 janvier 2019.

Soyez du nombre!

 

Professeur José Tshisungu wa Tshisungu

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04 juillet 2018

LE PATRIARCHE BARTHÉLÉMY MUKENGE SHABANTU, LE PREMIER GOUVERNEUR DU KASAI OCCIDENTAL APRÈS L’INDÉPENDANCE, N’EST PLUS

Barthelemy-Mukenge-Shabantu

De notre correspondant à Kananga, nous venons d’apprendre le décès du premier gouverneur du Kasai Occidental après l’indépendance, le Patriarche Barthélémy MUKENGE SHA BANTU NSUMPI.  Il est décédé dans la nuit du 3 juillet 2018 à Kananga. Il avait 93 ans.
Kasai Direct présente ses condoléances à la famille éprouvée.

Kasai Direct

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