31 juillet 2017

LES FEMMES CONGOLAISES DEBOUT POUR LE SOUTIEN À MARTHE TSHISEKEDI 31 JUILLET 2017 ANALYSES 0

maman marthe

Chers frères et sœurs,
Suite au cri de douleur de Marthe TSHISEKEDI, les associations féminines de la RDC prévoient d’ organiser une marche sur toute l’étendue de la République.
Aussi, nous sommes nous demandées ici en Belgique ce que nous pouvons faire. J’ai reçu personnellement plusieurs coups de fil me demandant ce qu’on pourrait faire ( cette demande est faite à la Coordinatrice de l’ONG « EVEIL DE LA FEMME ») , J’ai donc proposé que nous puissions faire un sit-in devant l’ambassade du Congo. Nous attendons que nos sœurs sur place au Congo nous donnent la date afin que nous agissions de concert.
Nous avons déjà l’adhésion de celles de l’Italie et celles de l’Afrique du Sud.
Nous vous demandons de voir si vous pouvez faire quelque chose et aussi contacter d’autres pays.
Au delà de l’affaire du droit à une sépulture sur la terre de ses ancêtres par TSHISEKEDI, ce sont tous les droits fondamentaux du Congolais qui sont bafoués et piétinés.
Un proverbe luba dit ceci :  » kayanda kimpe nuakela ba yaya, kela balume, n’tshiyandayanda » =  » un bon défi est celui qui est lancé aux  femmes, lancé aux hommes, c’est un semblant de défi »
Nous pouvons écrire aux différentes instances; notre manifestation  pacifique dans le monde sera un signal fort.
Comme on le dit encore,  » que celui qui nous nargue n’ait pas été allaité par une femme »

Je vous remercie pour votre prompte réaction.
Albertine Tshituka
0032484728889

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18 juillet 2017

Kapinga Ntumb’a Makabu et l’ogre

ogre

Des jeunes filles étaient descendues un après-midi puiser de l’eau à la rivière. Mais avant de remonter vers le village, elles voulurent d’abord nager dans l’eau fraîche de la rivière. Après qu’elles s’y étaient amusées à divers jeux, vint l’heure de rentrer au village. Les autres sortirent de l’eau, s’habillèrent en hâte pour retourner au village. Mais Kapinga Ntumb’a Makabu, l’une d’entre elles, préféra rester quelques instants dans l’eau. « Je vous suis dans quelques minutes », leur dit-elle.

Emportée par des rêves de petite fille, elle se laissa planer sur la surface de l’eau, le visage aux rayons pourpres du soleil couchant. Finalement,  Kapinga Ntumb’a Makabu sortit à son tour  de l’eau. Pendant qu’elle s’habillait à côté de sa calebasse, elle entendit un bruit derrière elle. Se retournant, elle se trouva en face d’un personnage difforme, très gros et très grand qui l’observait en ricanant avec un gros tam-tam sous son bras.  Apeurée, Kapinga Ntumb’a Makabu voulut se sauver, mais fut attrapée en quelques secondes par l’ogre. « S’il vous plaît, ne me tuez pas » le supplia-t-elle de sa voix fine. L’ogre la contempla un instant. Elle était d’une beauté irréprochable avec son cou gracile et sa hanche de guêpe qui mettait en valeur son jeune bassin de ses 14 ans. Il décidera plus tard de son sort. Pour l’instant, il l’emprisonna dans son tam-tam et l’emmena très, très loin.

Pendant ce temps, ne voyant pas rentrer leur fille, les parents de Kapinga descendirent la chercher à la rivière et dans les forêts environnantes. Mais ils ne la trouvèrent pas.

Un jour que l’ogre jouait de son tam-tam dans un village devant une multitude de spectateurs venus l’écouter, Kapinga Ntumb’a Makabu, du tam-tam où elle était cachée, se mit à chanter :

Kapinga Ntumb’a Makabu eee Nyengele
Kapinga tubadi baye kowa Tshibaji
Tshilume tshikulu tshiankwata
Tshia ngela mu ngoma
Tshia ngele mu ngoma watshio wa ditumba
Bena ngoma bakadi banteke eee Nyengele
Bena ngoma bakadi banteke bu kangimba

 

(Je suis Kapinga Ntumba, fille de Makabu Nyengele
Nous étions allées nous baigner à la rivière
J’ai été enlevée par l’ogre
Et enfermée dans ce tam-tam
Aujourd’hui, je suis devenue sa chanteuse)

Les gens voulurent en entendre davantage, mais l’ogre arrêta le concert et s’en alla ailleurs. A chaque fois que l’ogre donnait son concert de tam-tam, Kapinga Ntumba chantait sa chanson dans laquelle elle racontait sa triste histoire. Un jour, l’ogre jouait dans un village proche de celui de Kapinga Ntumb’a Makabu, mais il ne le savait pas. Vers la fin de son concert, Kapinga Ntumba commença à chanter de sa voix fine et limpide.

Kapinga Ntumb’a Makabu eee Nyengele
Kapinga tubadi baye kowa Tshibaji
Tshilume tshikulu tshiankwata
Tshia ngela mu ngoma
Tshia ngela mu ngoma watshio wa ditumba
Bena ngoma bakadi banteke eee Nyengele
Bena ngoma bakadi banteke bu kangimba

(Je suis Kapinga Ntumba, fille de Makabu Nyengele
Nous étions allées nous baigner à la rivière
J’ai été enlevée par l’ogre
Et enfermée dans ce tam-tam
Aujourd’hui, je suis devenue sa chanteuse)

Parmi les spectateurs, certains villageois se rappelèrent de la disparition de la jeune fille du village voisin répondant au nom de Kapinga. Ils coururent du mieux qu’ils pouvaient annoncer la nouvelle au village de Kapinga Ntumb’a makabu. Après les avoir entendus, les habitants de ce village décidèrent d’inviter, à leur tour, l’ogre chez eux. Le jour convenu, l’ogre qui ne se doutait de rien, vint jouer de son tam-tam. A la fin du concert, Kapinga Ntumba commença à chanter dans le tam-tam de l’ogre :

Kapinga Ntumb’a Makabu eee Nyengele
Kapinga tubadi baye kowa Tshibaji
Tshilume tshikulu tshiankwata
Tshia ngela mu ngoma
Tshia ngela mu ngoma watshio wa ditumba
Bena ngoma bakadi banteke eee Nyengele
Bena ngoma bakadi banteke bu kangimba

(Je suis Kapinga Ntumba, fille de Makabu Nyengele
Nous étions allées nous baigner à la rivière
J’ai été enlevée par l’ogre
Et enfermée dans ce tam-tam
Aujourd’hui, je suis devenue sa chanteuse)

Lorsqu’elle finit de chanter, les villageois, émus par la chanson et la voix triste de Kapinga qu’ils reconnurent facilement, avaient déjà arrêté leur stratégie. Ils donnèrent à manger et à boire à l’ogre. Ce dernier mangea et but beaucoup, plus même que d’habitude. Il s’enivra et s’endormit. Alors, les villageois s’emparèrent de son tam-tam, réussirent à l’ouvrir et à libérer Kapinga Ntumb’a Makabu de l’emprise de l’ogre.

Ce conte m’a été raconté par mon jeune frère Martin Dimuka Kataka en vacances en Allemagne

Lumbamba Kanyiki

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13 juillet 2017

La pintade et le serpent

pintade

La pintade avait passé plusieurs jours à couver ses œufs dans son nid. Elle en sortit, un avant-midi, pour s’alimenter. Pendant qu’elle était partie, le serpent s’invita chez elle et s’enroula autour de ses œufs. Ne se doutant de rien, la pintade revint vers son nid et y trouva un curieux visiteur autour des œufs. Prise de peur, elle alla se poser sur une branche en face pour appeler du secours. Elle se mit à chanter cette chanson lugubre par laquelle elle s’adressait à ceux de son espèce et ces derniers qui écoutaient la chanson venaient pour en connaître la cause. Voici la chanson :  

Pintade :

Bakwa nyunyu totototo toooo totoo
Bakwa nyunyu ba tutende ba tulaji
lwayi nu mune mayu enu.

(Vous tous, oiseaux de la terre
Vous, petits et grands
Venez voir vos œufs !)

Répondant :

Dikangala wa mukombo, tshi dila-dila butuku ne munya ntshinyi ?

(Pourquoi te lamentes-tu nuit et jour ?)

Pintade :

Nyoka wa tshimpaka mumpaka ne mayu anyi.

(Le méchant serpent s’est emparé de mes œufs)

Répondant:

Oh awu wakatumana aaaaaaaaaaaa !

(Oh celui-là nous a exterminés depuis des siècles)

La première à s’intéresser fut la perdrix, sa vieille amie d’enfance. Elle lui demanda : « Chère amie, pourquoi te lamentes-tu comme ca ? Que t’est-il arrivé ? » La pintade lui montra son nid plein à craquer avec le serpent autour de ses œufs. Pour toute réponse, la perdrix lui répondit : « Celui-là nous a presque tous exterminés depuis des siècles ». Elle ne voulut même pas s’approcher du nid. Elle prit de l’altitude et s’en alla dans la vallée verdoyante.

La pintade continua de chanter et de se lamenter. Vint aussitôt le héron au long cou : « Pourquoi pleures-tu depuis des heures, chère amie ? Que t’est-il arrivé ? ». Du regard, la pintade lui montra l’entrée de son nid. Y apercevant le serpent, le héron lui dit ; «  Celui-.là nous a exterminés depuis des siècles ». Il s’envola et disparut vers le lac qu’on voyait un peu plus loin, en forêt comme un disque d’argent abandonné dans la nature.

Tous les oiseaux de la terre entendirent la chanson triste de la pintade et vinrent pour en savoir plus. Mais aussitôt qu’ils apercevaient le serpent autour des œufs de la pintade, ils s’en envolaient sans apporter aucune aide à la malheureuse. Même l’aigle au bec puissant et acéré ne pouvait s’attaquer au serpent et libérer les œufs de la pintade. « Celui-là nous a tous exterminés depuis des siècles », lui répétaient-ils tous avant de disparaître.  Mais,  la pintade, bien que fatiguée d’avoir longtemps chanté, n’abandonna pas pour autant.

Pintade :

Bakwa nyunyu totototo toooo totoo
Bakwa nyunyu ba tutende ba tulaji
lwayi nu mune mayu enu.

(Vous tous, oiseaux de la terre
Vous, petits et grands
Venez voir vos œufs !)

Tout à coup, elle vit venir une fourmi. " Ca fait longtemps que je t’entends pleurer. Que t’est-il arrivé, mon amie ?" Tous ceux de mon espèce qui se sont intéressés à mon malheur ne m’ont pas aidée. Que pourrais-je attendre de ce minable insecte ? se demanda la pintade.  Elle voulut la rabrouer, mais se retint. Sans mot dire, elle lui montra le serpent dans son nid. La fourmi observa longtemps l’imposteur et disparut dans les feuillages. La pintade ne remarqua même pas sa disparition. Jetant un œil à gauche, jetant un œil à droite, elle chantait toujours et toujours, mais sans grand espoir. Pendant ce temps, le serpent immobile se reposait autour de ses œufs.

Ni la pintade ni le serpent ne remarquèrent toute la grande armée de fourmis qui investissaient le lieu.  Elles étaient partout. Sous l’humus qui tapissait la terre humide de la forêt, sur une grande partie du tronc et sur la branche qui soutenait le nid, Au premier signal donné par leur chef, l’attaque fut foudroyante. Les fourmis qui étaient autour du nid tombèrent sur le serpent qui abandonna aussitôt le nid. Dans sa fuite, il tomba par terre où il fut accueilli par les soldats-fourmis. Ceux-ci l’y attendaient avec impatience. En quelques minutes, il ne restait qu’un long squelette, sans vie. La pintade put ainsi regagner son nid où elle retrouva ses œufs intacts.

 

Moralité :

Souvent, nous mettons nos espoirs dans des personnes en qui nous pensons avoir pleine confiance. Mais des solutions à nos problèmes, nous les obtenons parfois des gens sur qui nous ne comptons pas. La pintade de ce conte n’oubliera jamais le geste de la fourmi qui l’a aidée à procréer pendant que ceux de son espèce l’avaient littéralement abandonnée.

 Ce conte m'a été raconté par Martin Dimuka Kataka en vacances en Allemagne

Lumbamba Kanyiki

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09 juillet 2017

COMMUNIQUÉ NÉCROLOGIQUE: DÉCÈS DE MAMAN MADELEINE NGALULA, LA MÈRE DE THÉRÈSE NGANA KADIEBUE

madeleine ngalula

Madame Thérèse Ngana Kadiebue nous fait part du décès de sa mère, maman Madeleine Ngalula, en date du 22 juin 2017 à l’hôpital Saint Joseph de Kinshasa. Née en 1947, maman Madeleine est morte à l’âge de 70 ans de suite d’une courte maladie.

Madame Thérèze Ngana Kadiebue organise le deuil d’un jour ce samedi, 29 juillet 2017 à Freie Christen Gemeinde Köln sur Theodor Heuss Str. 9  à 51149 Köln (C’est l’église du pasteur Pandanjila à Porz). Elle invite toutes celles et tous ceux qui veulent la consoler à se joindre à elle en cette date à partir de 18 heures.

Ce communiqué tient lieu de faire part.

Kasai Direct

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