30 juillet 2015

Ex province du Kasaï Occidental : ce qu’Alex Kande laisse à la population

Gouverneur de l’ancienne province du Kasaï occidental et député national élu de la ville de Kananga, Alex Kande Mupompa laisse plusieurs réalisations remarquables dans cette province scindée aujourd’hui en deux: le Kasaï et le Kasaï Central.

Selon plusieurs observateurs, depuis que Kande Mupompa est devenu gouverneur de la province du Kasaï Occidental, il y a tout même un petit changement contrairement à ses prédécesseurs.

Avec les élections des gouverneurs et des vice gouverneurs des nouvelles provinces, l’espoir de la population du Kasaï Central, ressortissants des territoires de Kazumba, Dibaya, Luiza, Dimbelenge, Demba et la ville de Kananga, repose sur Alex Kande Mupompa.

Ce dernier est candidat gouverneur en vue d’achever ses œuvres dont la construction en cours de la centrale de Katende, pour électrifier Kazumba, Dibaya, Luiza, Dimbelenge, Demba et la ville de Kananga ainsi que d’autres territoires du grand Kasaï.

Les œuvres parlent

Alex Kande Mupompa laisse les œuvres au bénéfice de la population de l’ancienne province du Kasaï Occidental.

A son actif, comme le n°1 de la province du Kasaï Occidental, Alex Kande Mupompa s’est impliqué personnellement à la réhabilitation du pont sur la Lubudi.

Ce pont facilite aujourd’hui les échanges entre Kinshasa et le Kasaï via Bandundu. Il faut signaler également la réhabilitation du pont Mwanza Ngoma. Ce qui allonge la liste de bonnes nouvelles que le Kasaï Occidental enregistre en termes d’infrastructures depuis l’arrivée aux affaires d’Alex Kande.

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26 juillet 2015

L’OPPOSITION BOYCOTTE LES DÉBATS SUR LA RÉPARTITION DES SIÈGES

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(KINSHASA)- L’opposition parlementaire a boycotté samedi la plénière consacrée à l’examen de la loi sur la répartition des sièges. Les opposants considèrent que le nouveau projet présenté par le vice-premier ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab viole la constitution. Ils ont dénoncé le passage en force de la majorité qui, 

selon eux, visent le glissement. Grégoire Lusenge, vice-président du groupe politique des libéraux démocrates a dénoncé le fait que l’assemblée nationale ait levé une telle option alors qu’un consensus est déjà dégagé sur l’enrôlement de nouveaux majeurs. ‘‘Pourquoi voter ce projet de loi de lors que demain, on va enrôler de nouveaux
majeurs. Cela va influer sur le nombre d’électeurs. C’est beaucoup plus réaliste qu’on enrôle d’abord tout le monde et ensuite, on va établir le vrai coefficient électoral. Qu’on laisse la commission électorale nationale indépendante exerce en toute indépendance les tâches qui lui sont dévolues de façon constitutionnelle’’, a-t-il argumenté. Pour sa part, Me Baudouin Mayo de l’Unc a déploré le fait que les annexes de cette loi n’aient pas tenu compte des nouveaux
majeurs alors que l’article 5 de la constitution l’impose. Il a condamné surtout l’attitude du bureau de l’assemblée nationale qui, selon lui, a fait examiner une loi qui n’était pas prévue à l’ordre du jour de cette session.

L’intitulé de la loi n’est pas le même que celui de la décision de la convocation de la session, a-t-il décrié.
La décision portant convocation de cette session extraordinaire parle de la loi sur la répartition des sièges et non de la loi portant approbation de la répartition des sièges par circonscription électorale pour les élections locales, municipales et urbaines. En conclusion, le leader de l’Ecidé, Martin Fayulu a appelé ses collègues à barrer la route au glissement que prépare la majorité au pouvoir. ‘‘La loi qu’ils ont adoptée, est assise sur un fichier corrompu et
frauduleux. Nous ne pouvons pas accompagner Mr Kabila et sa bande dans leur forfaiture’’, a-t-il assuré. (A lire sur www.kasaidirect.net)

Kasai Direct

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25 juillet 2015

EN MARGE DU FUTUR DIALOGUE : LE MESSAGE DES USA AUX RD CONGOLAIS

 

felix

En séjour à Kinshasa depuis le dernier week-end, l’Envoyé Spécial des USA pour les Grands Lacs, Thomas Perriello, a déjà rencontré des acteurs institutionnels, des délégués de l’Opposition et ceux de la Société civile. C’est dans ce cadre qu’il a invité et reçu, le mardi 21 juillet 2015 à la résidence du Chargé d’Affaires de l’Ambassade américaine dans la capitale congolaise, quatre membres de l’Opposition congolaise, notamment Félix Tshisekedi (UDPS), Vital Kamerhe (UNC), Eve Bazaiba (MLC) et Samy Badibanga (Président du groupe parlementaire UDPS et Alliés). Il a échangé avec ses quatre interlocuteurs autour d’un repas. 

Selon Félix Tshisekedi, Secrétaire national de son parti chargé des Relations Extérieures, qui s’est confié au journal Le Phare, Thomas Perriello a souligné être venu écouter les Congolais au sujet de deux préoccupations majeures, à savoir le processus électoral et la situation sécuritaire. S’agissant particulièrement des élections, il a fait savoir que les USA tiennent à vivre la réalité de l’alternance politique en République Démocratique du Congo aux échéances prévues par la Constitution (NDLR : Présidentielle et législatives nationales le 27 novembre, suivies de la passation de pouvoir entre le Président sortant et Président entrant le 20 décembre 2016).

D’où, la détermination de Washington de voir les règles du jeu démocratique être clairement définies, de manière consensuelle, entre le Pouvoir et l’Opposition, afin de permettre au souverain primaire de départager, de manière transparente et apaisée, les différents prétendants à l’alternance politique au sommet de l’Etat. A en croire la même source, le diplomate américain a indiqué disposer d’informations faisant état de la montée en force de l’Opposition congolaise, ce qui est de bon augure pour la santé de la démocratie en RDC.

Félix Tshisekedi a indiqué que l’UDPS a réaffirmé son soutien à un Dialogue inclusif, conduit par un médiateur neutre, et ayant pour finalité de trouver des solutions aux problèmes politiques actuels par l’élaboration d’un calendrier électoral consensuel, l’enrôlement de nouveaux majeurs, l’audit externe du fichier électoral, le financement hypothétique des élections, etc.). Son parti a également exprimé sa vive préoccupation au sujet de différents artifices utilisés par le pouvoir en place pour retarder le plus possible les échéances électorales et provoquer un glissement de fait. C’est le cas du découpage territorial, des élections des gouverneurs de nouvelles provinces, du lancement d’un programme non budgétisé de construction et réhabilitation d’infrastructures (routes, écoles, hôpitaux, stades, immeubles, ports, aéroports).

Il n’a pas manqué de faire part à l’Envoyé Spécial des faiblesses de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), une institution présumée indépendante mais qui agit, selon lui, comme une structure totalement instrumentalisée par le pouvoir. Il a souligné, à cette occasion, son manque d’indépendance vis-à-vis de la Majorité Présidentielle, ce qui est de nature à faire reproduire le schéma du Burundi en République Démocratique du Congo. (La suite sur www.kasaidirect.net)

Kasai Direct

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17 juillet 2015

LE CONGO “REZ-DE-CHAUSSÉE“ (RDC) ET SES PROVINCES HYDRAULIQUES

provinces

Halte aux auxiliaires de la colonisation et des massacres des Noirs

Au mois d’août 1482 un groupe des Portugais sous la direction d’un certain Diego Caô arrive à l’embouchure d’un grand fleuve africain, de son vrai nom “MWANZA“, le plus grand qu’ils n’aient jamais vu. Ils rencontrent des peuples qui naviguent sur le fleuve, y font la pêche et d’autres travaux. Ces peuples se reconnaissent habitant un grand territoire qu’ils nomment Kongo. Les Portugais qui sont conduits jusqu’à la Capitale de ce grand Etat ne vont pas le reconnaître en tant que tel. Déjà ils plantent leur “Padraö“, la fameuse borne indiquant que ce pays était le leur, sans leur appartenir du tout. Ils ne s’arrêtent pas là. Ils débaptisent le fleuve et le nomment Kongo/Congo (en portugais), nom du pays qu’ils attribuent au fleuve ignorant ainsi le pays lui-même, c’est-à-dire ceux qui l’habitent. Et la suite nous la connaissons. Les Portugais vont finir par faire imploser et désintégrer complètement le pays. Quelques siècles plus tard, un groupe d’aventuriers européens de toute nationalité, conduits par Henry Morton Stanley, arrive cette fois par la source du fleuve. Là-bas, le fleuve porte le nom de Lualaba. Plusieurs peuples habitent la contrée. Mais exactement comme les Portugais, ces nouveaux arrivants qui vont remonter le fleuve dans le sens Est-Ouest, vont ignorer le nom que les gens du pays donnent au fleuve. Ils vont l’appeler du nom de Congo, nom inconnu aussi bien à l’Ouest qu’à l’Est quant à la dénomination du fleuve (nzadi, ebale, maye).

En réalité pour les Européens d’une façon générale, ce qui leur importait ce n’était nullement les populations, les peuples qu’ils rencontraient, mais le territoire en tant que richesses. Pour eux, les richesses immenses de ces territoires qu’ils découvraient se référaient au fleuve comme voie de sortie. Le nommer, c’était s’en approprier et en priver les peuples qui y habitaient. Et c’est bien ce qui est arrivé. Ici aussi, nous connaissons la suite. Plus tard, ils vont faire de même avec les différents affluents du fleuve. Ils désigneront les différents territoires qui les bordent des noms de ces rivières. Ce qui n’était pas du tout la coutume chez les peuples africains qui y vivaient. Eux se nommaient autrement qu’ils nommaient les fleuves et les rivières qu’ils avaient déjà découverts dès leur installation sur ces territoires longtemps avant cette arrivée problématique des Européens chez eux. Les Européens voulant s’accaparer de ces territoires et réduisant les peuples africains de ces contrées en esclaves, une lutte sans merci va s’engager qui fera des millions de victimes du côté des Africains tombés sous les balles meurtrières des Européens disposant de l’armement lourd dont la spécificité est de tuer des dizaines de personnes à distance. Ce qui était nouveau et déroutant pour nos ancêtres à l’époque. Mais héroïquement, ils se sont opposés de toutes leurs forces aux envahisseurs et ont fini par avoir raison d’eux. “Likambo ya mabele, liseki te“. C’est ainsi que les uns après les autres tous ces territoires ont été libérés et le 30 juin 1960 a sonné le glas de la colonisation européenne de nos territoires.

Pour les peuples Africains qui s’étaient vaillamment battus, la défaite des Européens signifiait le rétablissement de l’ordre ancien, l’ordre ancestral africain, c’est-à-dire le retour des délimitations ancestrales des territoires, autrement dit la fin des territoires fantaisistes (Kasaï, Lomami, Ubangi, Mongala, Kwango, etc.). Les peuples Africains de ces territoires souhaitaient que leurs milieux de vie, les villages, fussent au centre de l’action de nouveaux dirigeants, que ceux-ci eussent puisé dans le terreau ancestral les éléments nécessaires à la construction d’un Etat moderne sur ce territoire libéré. Mais c’était mal connaître ceux qui avaient été à l’école des Européens, les bons élèves des Révérends Pères, les fameux collégiens du “Collège des Commissaires“ de triste mémoire, les traîtres qui ont hypothéqué l’indépendance chèrement acquise. Conduits par leur guide éclairé Mobutu Sese Seko, ils n’avaient qu’un seul but, vivre comme des Blancs : belles voitures, belles maisons, beaucoup d’argent, beaucoup de boys, beaucoup de femmes. Point. Etre des “Mindele-Ndombe“.

C’est ainsi qu’ils ont perpétué et amplifié les territoires fantaisistes. Il y aura ainsi six provinces en 1960 : Léopoldville, Equateur, Province Orientale, Kivu, Katanga et Kasaï.

En 1963 vingt et une : Congo-Central, Cuvette-Centrale, Haut-Congo, Katanga-Oriental, Kibali-Ituri, Kivu-Central, Kwango, Kwilu, Léopoldville, Lomami, Lualaba, Luluabourg, Mai-Ndombe, Maniema, Moyen-Congo, Nord-Katanga, Nord-Kivu, Sankuru, Sud-Kasai, Ubangi, Uele et Unité-Kasaïenne.

En 1966, elles passeront de vingt et une à huit : Bandundu, Congo-Central, Equateur, Orientale, Kasaï-Occidental, Kasaï-Oriental, Kinshasa, Kivu et Katanga.

En 1988, la province du Kivu sera divisée en trois : Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema, soit 11 provinces.

Et aujourd’hui, on voudrait de nouveau passer de onze à vingt six : Bas-Uele, Équateur, Haut-Lomami, Haut-Katanga, Haut-Uele, Ituri, Kasaï, Kasaï oriental, Kongo central, Kwango, Kwilu, Lomami, Lualaba, Lulua, Mai-Ndombe, Maniema, Mongala, Nord-Kivu, Nord-Ubangi, Sankuru, Sud-Kivu, Sud-Ubangi, Tanganyika, Tshopo, Tshuapa et Kinshasa.

En réalité, cette énième répartition territoriale n’est pas nouvelle. Elle est une reprise d’une plus ancienne, celle de 1914. A l’époque, le vaste territoire que le roi des Belges avait confisqué à leurs peuples respectifs constituait une seule province annexée au Royaume de Belgique et comptait 22 districts. Au tout début de la colonisation belge, le grand Congo n’avait que 11 districts. La répartition territoriale actuelle n’a donc rien de révolutionnaire au point de se précipiter de faire des installations à la va-vite. Elle est dans la pure logique coloniale, celle qui consiste à ignorer le patrimoine culturel des populations locales et d’agir à leur place, sans leur donner la parole et donc, sans entendre leur avis.

La constitution de 2004, appelée aussi constitution de Liège, n’a donc rien apporté de nouveau quant à la gestion territoriale responsable dans notre pays. Il est à noter que la Belgique, qui s’était taillée une province à 7000 kilomètres de distance et qui lui était 80 fois plus grande compte, elle, dix provinces. A l’échelle de la Belgique, le Congo, notre pays, pourrait en avoir 800.

Plutôt que créer des provinces à taille humaine qui rejoignent les aspirations de la population, les législateurs de 2004 ont suivi le modèle colonial qui est un modèle hydraulique et ont créé des provinces hydrauliques. C’est l’eau qui est supposée faire l’identité, et non les cultures des peuples. Or tout le monde sait que l’eau n’a pas d’identité. Qu’elle soit au Congo, au Canada, en Chine ou en Russie, elle est toujours de l’eau, pas plus. L’eau n’a ni famille, ni culture, ni pays, ni ami, ni connaissance. L’eau, la rivière, le fleuve, l’océan, ne connaît personne. Elle passe imperturbablement son chemin quelque soit l’état de la personne ou des personnes qui s’y approchent. Elle ignore même les enfants qui s’aventurent à ses côtés. Pour le cas de notre pays, ni le Kasaï, ni le Kwango, ni le Kwilu, ni le Lac Mayi-Ndombe, ni la Lukemi, ni le Sankuru, ni le Lwalaba, ni la Lomami, ni le Lac Tanganyika, ni la Tshopo, ni La Mongala, ni l’Ubangui, etc., aucune de ces rivières ou lacs ne connaît le moindre peuple qui campe sur ses rivages. Notre grand fleuve, pour parler de lui, a accueilli dans la plus grande indifférence tous les peuples qui l’ont emprunté, même les Européens comme les Portugais ou les Belges ont été gentiment reçus. Il ne leur a posé aucune résistance. La résistance farouche est venue des peuples qui habitaient les alentours du fleuve et qui l’avaient déjà nommé. Article à lire sur www.kasaidirect.net

Kasai Direct

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LA PRODUCTION DES « ETATS RATÉS » EST SOUVENT UNE QUESTION DU TEMPS LONG. LE CAS DU CONGO-KINSHASA

Enfant de quelque part

« Ils nous dominent plus par l’ignorance que par la force » S. Bolivar

La pensée peut advenir dans le dialogue avec  l’histoire. Et pour le Congo-Kinshasa, ce dialogue mené à bon escient, peut mener à la déconstruction des idées reçues. Croire par exemple que les grandes questions liées aux enjeux géostratégiques globaux sont toujours discutées au Conseil de Sécurité par « les faiseurs de l’histoire » peut être une idée reçue à déconstruire. Et une bonne déconstruction peut  se faire à partir des sources plus ou moins sûres. Sur ce point, les NTIC sont  à la fois une chance énorme et  ‘’une menace’’. Tout en mettant à nu le mode opératoire des « faiseurs de l’histoire officielle »,  elles leur permettent  d’identifier leurs critiques et de les contrôler. Tant pis. Pourvu que cela sert à l’émancipation politique des peuples et aux générations  futures.

Il y a des questions liées à l’histoire du Congo-Kinshasa dont l’étude doit être faite et entretenue sur le temps long. Les Congolais(es) devraient apprendre à fabriquer leur propre actualité en fonction des  enjeux vitaux face auquel leur pays est placé et éviter de ne colporter que  les infos véhiculés par les médias dominants. Souvent, ces  infos servent à la lobotomisation des cœurs  et des esprits, au décervelage. A l’heure des NTIC, ils peuvent s’abreuver à plusieurs sources alternatives.  La chance qu’ils ont  de vivre  à cette heure des NTIC est qu’ils peuvent eux-mêmes  voir et écouter « les faiseurs de l’histoire officielle » s’exprimer sur certaines questions  engageant le destin global de l’humanité, de l’Afrique et de certains autres espaces géographiques du monde.  Un effort pour maîtriser le mode opératoire de ces « faiseurs de l’histoire officielle »  constitue, à nos yeux, un antidote contre l’ignorance et certains procès d’intentions.  Disons qu’à l’heure  des NTIC, les Congolais(es) ont le devoir de participer à l’écriture et à la relecture de l’histoire de leur pays, de l’Afrique et du monde. Sans complexe, ils doivent opposer leur intelligence à celle des autres.

Revenons à la question de la balkanisation et de l’implosion du pays. Pourquoi y a-t-il eu la Conférence de Berlin ?   L’une des réponses facile à cette question est de dire : « La Conférence de Berlin est désormais loin de nous. Parlons d’autre chose. »  Pourtant, l’entretien de notre mémoire historique nous semble indispensable pour comprendre notre présent afin de mieux orienter notre avenir collectif. Diviser l’Afrique revenait aussi à dire qui, parmi les puissances coloniales, pourrait s’emparer du  « gâteau congolais ».

A Berlin, les groupes financiers français, anglais et allemands avaient les yeux rivés sur les immenses richesses du Congo-Kinshasa.  « Richesses en matières premières exceptionnelles et enjeux géostratégiques convergent pour faire du Congo un territoire qu’aucune puissance ne  peut  concéder à ses concurrents. Il en naît l’expression étrange d’  « Etat indépendant du Congo » à la conférence de Berlin en 1885. Le terme indépendant signifie dans ce contexte qu’il n’appartient spécifiquement à aucune puissance coloniale mais aussi que toutes reçoivent la garantie de pouvoir y accéder librement. »[1]

Pour pouvoir  davantage confisquer cet « Etat indépendant » aux Congolais(es), il va y avoir une neutralisation du suffrage universel après les élections de 1960 avec l’assassinat de Patrice Emery Lumumba, premier Ministre Congolais, le 17 janvier 1961.

Après plusieurs  mensonges entretenus autour de  ce crime odieux, les documents disqualifiés des USA viennent  de dire ‘’leur part de vérité’’ en 2014. Il ne nous semble pas intellectuellement digne de parler des enjeux géostratégiques congolais sans mentionner ces documents ‘’officiels’’ tardivement mis sur la place publique. Ils devraient faire partie de nos archives pour éviter aux générations futures congolaises d’identifier les puissances destructrices de leur pays (avec leurs complices internes). En effet,   « en janvier 2014, écrit Alain Libert, le département d’Etat des Etats-Unis a reconnu son implication dans le renversement et l’assassinat de Patrice Lumumba. » [2]   Cet assassinat a signé le début du dysfonctionnement du Congo-Kinshasa, de son occupation et de sa déstabilisation de l’intérieur.   A ce point nommé, nous n’avons pas besoin de ‘’spéculations’’, nous devons lire les textes déclassifiés  pour mieux comprendre la politique profonde présidant au détricotage du Congo-Kinshasa comme ‘’Etat-nation’’.

Nous inscrivant dans la dynamique de la compréhension de la politique profonde US, nous nous proposons d’étudier et de partager les lignes maîtresses que l’auteur de ‘’ American Foreign Politicy in the Congo, 1960-1964’’ (publié en 1974), Stephen Weissman,  vient  dégager des documents US déclassifiés et intitulés ‘’Foreign Relations of the United States (FRUS), 1960-1968, Volume XXII, Congo (1960-1968). D’emblée, disons que ces lignes maîtresses partagent bien des points communs avec certaines vues de Noam Chosmky et surtout ceux exprimés dans son article publié le 07 juillet 2014 et intitulé ‘’The US sledgehammer worldview’’.

Quand cette politique profonde  décide par exemple, en secret, de s’emparer du Congo, Lumumba n’est pas encore premier ministre. Les documents déclassifiés témoignent que la CIA avait programmé la déstabilisation de  la politique congolaise pour  quelques décennies à partir de 1960. (‘’The CIA’s programs of the 1960s distorted Congolese politics for decades to come.’’)  Elle a tout mis en œuvre   pour garder le Congo dans le giron occidental. Son chef au Congo, Laurence Devlin, a  contribué à l’assassinat de Lumumba et fini par devenir membre du gouvernement piloté par Mobutu tout en mettant de l’argent à sa disposition. (The CIA engaged in pervasive political meddling and paramilitary action between 1960 and 1968 to ensure that the country retained a pro-western government. The CIA Chief of Station Lawrence Devlin had so much influence that he became not only the pay master but a de facto member of the government that he had helped installed after the September 14, 1960 coup. The CIA Chief of Station Lawrence Devlin had direct influence of the events that led to Lumumba’s death. He was assassinated on January 17, 1961.)

Tout de suite après l’assassinat  de Lumumba  commandité par le Président Eisenhower[3] avec la complicité du responsable de la CIA, Allen Dulles, et exécuté  au Katanga par leurs ‘’nègres de service’’, ‘’les partisans du rationalisme économique’’ répandent un mensonge. Ils soutiennent qu’il est tombé dans une rivière pleine de crocodiles. (Nous avons, dans l’assassinat de Lumumba, quelques éléments rentrant dans la définition d’une ‘’politique profonde’’. Elle est l’action politique menée en secret par une poignée d’acteurs appartenant aux institutions officielles et officieuses et couverte par le mensonge. Elle vise la domination impériale et l’accès aux postes de pouvoir (et d’argent) enviés par les ‘’nègres de service’’ qui y prennent part.) Pourtant, il n’en était pas question. Lumumba fut bel et bien assassiné. L’un des ‘’nègres de service’’, Mobutu,  utilisa l’hélicoptère personnel de l’ambassadeur des Etats-Unis au Congo, M. Clare Timberlake, pour rechercher ‘’le fuyard’’ Lumumba. Mobutu reçut, quelques temps après cet acte  crapuleux, du Président Kennedy, une plaque de commandeur de la Légion  du Mérite sur laquelle on pouvait lire : « En nettoyant son pays des éléments étrangers communistes, il a prouvé qu’il était le gardien de la liberté et un ami des nations libres du monde. »[4]  Ouvrons une parenthèse. Les dernières révélations faites par George Friedman (dans une vidéo  mise sur la place publique[5])  indique que la guerre menée contre l’URSS  était fondée sur la peur de voir le génie russe coopérer avec le génie allemand.  Cette guerre  de l’empire visant à diviser pour régner tenait à réduire à néant l’influence d’autres peuples à travers le monde  et à répandre ‘’la liberté du renard libre dans un poulailler libre’’.  La lutte contre le communisme a servi de subterfuge à la mainmise  US par l’entremise de la CIA sur le Congo-Kinshasa. C’est depuis les années 60 que cela dure. Article à lire sur www.kasaidirect.net

Kasai Direct

 

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16 juillet 2015

Communiqué nécrologique: MONSIEUR TSHISHIMBI KASAKA, L’ANCIEN COMMISSAIRE DE ZONE DE MATETE N’EST PLUS

 

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Kasai Direct  vous annonce le décès de Tshishimbi Kasaka alias Tshikas, ancien commissaire de zone de Matete vers les années 87-88 et de 94 à 97. Monsieur Tshishimbi est mort le 14 juillet dernier aux cliniques universitaires de Kinshasa de suite d’une longue maladie. 

Tshikas est né le 5 juin 1953 et a grandi à Katoka 3 à Luluabourg. Il a terminé ses humanités agricoles à Kananga (Athenée) avant de poursuivre ses études Universitaires à l'Université de Kisangani d'où il est sorti avec une licence en psychologie. Cadre de l'administration Publique, il a exercé à plusieurs reprises les fonctions de Commissaire de Zone de Matete et la mort le surprend au poste de Secrétaire Général du Fond de Solidarité pour la Reconstruction Nationale.
Il est mort aux Cliniques Universitaires où il était admis en urgences 2 semaines plus tôt. Il laisse une grande famille, famille déjà durement éprouvée en décembre 2014 par le décès de son jeune frère Alexis Kupa Kupanga. 
Voici le programme arrêté pour les funérailles:
Lundi 20 juillet à 11 heures: Levée du corps
Lundi 20 juillet à 13 heures : Exposition du corps à Limete
Mardi 21 juillet à 14 heures: Inhumation au cimetière Nécropole.
Pour vos messages de condoléances, nous vous prions de contacter son frère Bernard Kambala sur 00243 812 465 525 ou par  émail sous : kambalatshishimbi <kambalatshishimbi@gmail.com>
Kasai Direct

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15 juillet 2015

LE DIALOGUE S’INVITE À BRUXELLES : TSHISEKEDI ET MARTIN FAYULU ÉVACUENT LES NUAGES

 

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En séjour médical à Bruxelles depuis le mois d’août 2014, Etienne Tshisekedi est fort sollicité tant par ses compatriotes de la diaspora que par ceux en provenance de la RDCongo, de passage par la capitale belge. Le dernier visiteur de marque en date n’était autre que Martin Fayulu, député national, président de l’Ecide, Coordonnateur des FAC (Forces Acquises au Changement) et de « Sauvons le Congo ». Partisan du « front du refus» de tout dialogue avec le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, au motif que celui ci serait une énième distraction destinée à favoriser un glissement du calendrier électoral et partant des mandats des animateurs actuels des institutions de la République, cet acteur politique avait besoin de l’éclairage du président de l’UDPS par rapport à la position exacte de son parti. C’est ainsi qu’il a sollicité et obtenu une audience avec l’intéressé. 

Conduit auprès de l’Opposant historique le samedi 11juillet 2015 par André Kabanda Kana, représentant de l’UDPS en Belgique, Martin Fayulu a échangé avec son interlocuteur pendant au moins 45 minutes, à l’Hôtel Montgomery. C’est le député national qui a ouvert les hostilités, sous forme d’inquiétudes que ressentent lui-même et plusieurs de ses partenaires de l’Opposition politique au sujet des stratégies de conservation du pouvoir mises en place par la Majorité Présidentielle, notamment à travers sa volonté de démarrer à tout prix le processus électoral par les élections législatives provinciales, les élections locales municipales et urbaines, alors que les contraintes politiques, juridiques, administratives, techniques et financières plaident pour leur renvoi au-delà de 2015. Fayulu a soutenu qu’il s’agit là d’un schéma visant à contrôler toute la territoriale avec des agents à acquis à la cause du pouvoir en place et provoquer des prolongations à l’étape de la présidentielle et des législatives nationales.

Le Coordonnateur des FAC a également fait part à Etienne Tshisekedi du rejet catégorique de la main tendue du Chef de l’Etat, Joseph Kabila, par ses alliés politiques, car convaincus que le dialogue en préparation serait initié dans le but de gagner du temps et de favoriser un glissement de son mandat. Il n’a pas non plus caché sa crainte de voir l’UDPS faire le jeu du pouvoir, en donnant l’impression de vouloir dire « oui » au’ dialogue prôné par le Président de la République.

En réponse aux préoccupations de son visiteur,’ Etienne Tshisekedi a indiqué que la position de son parti ne pouvait prêter à la moindre confusion, car fondée sur l’impératif d’un dialogue dont les termes de référence se trouvent clairement définis dans sa « feuille de route », rendue publique en février 2015, laquelle s’est largement inspirée du contenu de l’Accord- cadre d’Addis-Abeba, signé en février 2013 par la RDC et les Etats membres de la CIRGL (Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs). Le président de l’UDPS a rappelé à Fayulu que ce texte recommande une facilitation de la communauté internationale pour le dialogue entre congolais. Il a aussi souligné que c’est l’unique voie de sortie pour résoudre la crise de légitimité qui touche la RDC depuis novembre 2011 et organiser des élections réellement crédibles, démocratiques et transparentes dans un climat sécurisé et apaisé ainsi que dans les délais constitutionnels. Bref, il a levé l’équivoque au sujet d’un prétendu schéma de partage du pouvoir entre l’UDPS et la Majorité Présidentielle, derrière les dos des millions Congolais.

S’agissant de l’exigence du camp du refus du dialogue avec Kabila de s’investir dans une tripartite Majorité-Opposition-Ceni en vue de dégager un calendrier électoral consensuel, Etienne Tshisekedi a mis Fayulu et ses amis de la Dynamique de l’Opposition en garde contre toute collaboration avec la CENI, qui constitue, selon lui, le plus gros nœud de la crise congolaise et qui, à ses yeux, se retrouve aussi comme juge et partie dans cette autre forme de dialogue. La suite de l'article sur www.kasaidirect.net

Kasai Direct

 

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14 juillet 2015

LES CHAISES ET LA TOITURE DU STADE KASHALA BONZOLA SONT ARRIVÉES À MBUJIMAYI

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Sanga Balende (1)

Les 22 mille chaises qui pourront garnir le stade KASHALA BONZOLA sont arrivées à Mbuji-Mayi. Le Gouverneur de Province a réceptionné quelques wagons ce jeudi 9 juillet 2015 sur le chantier. Alphonse NGOYI KASANJI se réjouit de cette livraison qui constitue l’une des étapes décisives de la fin des travaux du prochain temple du football Mbujimayien. Egalement arrivées, la couverture du stade. Cet ensemble de plusieurs feuilles de plesiglace est doté d’une excellente isolation thermique et pourra résister à tout vent. Actuellement les ouvriers érigent les différents massifs destinés à supporter la charpente du stade. Le Gouverneur du Kasaï Oriental se veut rassurant, le stade KASHALA BONZOLA prendra fin dans quelques mois. Plusieurs autres équipements du stade sont sur les rails, en route pour Mbuji-Mayi.

Vincent NGOYI et Jeef MUKALA.

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Kasai Occidental: Affrontement de deux groupements à Dibaya. Deux morts,16 blessés et 131 maisons brûlées

KASAÏ OCCIDENTAL : 2 PERSONNES TUÉES, 16 BLESSÉES ET 131 MAISONS BRÛLÉES À DIBAYA DANS UN AFFRONTEMENT DE DEUX GROUPEMENTS

dibaya


Deux personnes ont été tuées, seize autres blessées dont 9 graves et environ 131 maisons brûlées au cours d’un affrontementqui a opposé les deux groupements du territoire de Dibaya (District de la Lulua) au Kasaï Occidental (centre de RD Congo), le vendredi 10 juillet 2015.
 

Il s’agit d’un conflit champêtre qui dure depuis plus de deux décennies entre le groupement de Bakuakalume et celui de Bakuatshikonga qui a dégénéré récemment en conflit ethnique au cours d’un affrontement meurtrier à l’issue duquel on a enregistré, de part et d’autre, la mort d’une femme de 36 ans et d’un jeune homme de 17 ans, brûlé vif.

Selon le ministre provincial de l’Intérieur et de la Sécurité, Faustin Kambala Ilunga qui a livré ce bilan, « 16 autres personnes ont été blessées par balle et 9 d’entre elles sont dans un état critique ».

« Elles sont acheminées à l’hôpital de Tshikaji à Kananga, où elles suivent des soins appropriés. 131 maisons ont été brûlées dont 87 du côté de Bakuakalume et 44 du côté de Bakuatshikonga », a-t-il précisé.

Il a indiqué que la femme « victime » appartenait au secteur de Dibatayi, dans le groupement de Bakuatshikonga, et le jeune homme, au secteur de Kamuandu (groupement de Bakuakalume).
Les civils se sont servis de leurs armes « calibre 12 », de fabrication locale destinées à la chasse, pour se régler des comptes. Ce qui a provoqué ce nombre important de blessés.

Chronologie des faits

Tout est parti d’un conflit champêtre où les deux groupements affirmaient être propriétaires d’une galerie longeant la rivière Katoka. Le contentieux entre les deux parties a été déjà tranché par le Tribunal territorial qui avait procédé au tracé des limites qui séparent les deux groupements. En son temps, la décision du juge avait été contestée par l’une des parties.

Alors, les protagonistes s’étaient réunis au sein de leurs mutualités avec l’appui de tous les chefs coutumiers de Dibaya. Ils auraient, à l’issue de cette réunion, signé un accord qui aurait été remis en cause par l’une des parties. Car, selon les contestataires, cet accord prévoyait l’octroi d’une portion de leur terre à la partie adverse. C’est cela qui serait la pomme de discorde. Suite à lire sur www.kasaidirect.net

Kasai Direct

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11 juillet 2015

RÉVÉLATIONS INÉDITES DU DÉPUTÉ ALEXIS MUTANDA

RÉVÉLATIONS INÉDITES DU DÉPUTÉ ALEXIS MUTANDA : 55 ANS APRÈS, LA RDC À LA RECHERCHE D’UN LEADERSHIP RESPONSABLE

mutanda

Député national et élu de la circonscription électorale de MbujiMayi, au Kasaï Oriental sur la liste de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social(UDPS), Alexis Mutanda s’est entretenu, à bâtons rompus, avec la presse sur plusieurs questions d’actualités.

Opérateur économique et fondateur des entreprises de presse La Tempête des Tropiques, Canal Numérique Télévision(CNTV) et Trinitas Fm, l’ingénieur civil Mutanda a passé au peigne fin la situation de la RD Congo et n’a pas manqué de relever les maux qui rongent le pays.Au menu de cet entretien, l’ancien secrétaire général de l’UDPS a fait le point sur les 55 ans de l’indépendance de la RD Congo.

Il a réagi sur les messages de Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi, dans le cadre du Dialogue politique en gestation dans le pays, surtout sur la médiation nationale et ou médiation internationale, respectivement voulue par le pouvoir en place ou proposée par une partie de l’opposition politique pour le dialogue, ainsi que le financement des élections et le rapport de l’Amnesty International sur l’Opération « MbatayaBakolo », tenue au Congo/Brazzaville contre les Congolais de Kinshasa.

Haut cadre de l’UDPS, Alexis Mutanda a eu à diriger l’UDPS dans une période la plus difficile dans son histoire, avec une longue absence de son président national Etienne Tshisekedi, à l’époque malade et en séjour médical en Europe. Il a assumé en 2011 les fonctions de coordonnateur du bureau de la Commission électorale permanente (CEP) de l’UDPS.

Ci-dessous l’intégralité de l’entretien avec l’élu de MbujiMayi (La suite sur www.kasaidirect.net)

Kasai Direct

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