23 février 2015

Communiqué nécrologique: Un Congolais venu d’Espagne mort à Cologne

Nous venons d’apprendre qu’un compatriote congolais venu d’Espagne à la recherche de l’emploi est  mort à Cologne il y a environ deux semaines. Les circonstances de sa mort ne sont pas connues. Il n’aurait pas de famille sur place.

La dépouille se trouve présentement à la morgue de l’hôpital Holweide à Cologne. D’autres informations suivront.

Kasai Direct

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16 février 2015

Calendrier électoral global : L’Udps met en garde contre le glissement

Tempête des Tropiques

tshisekedi

L’Union pour la démocratie et le progrès social trouve irréaliste le calendrier électoral publié le 12 février 2015 par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Cette formation politique chère à Etienne Tshisekedi confirme le glissement tant décrié par l’ensemble de la population congolaise et la communauté internationale.

C’est au cours d’une conférence de presse tenue samedi 13 février 2015 que le Secrétaire général Bruno Mavungu a émis cette inquiétude qui risque de causer du tort au délai constitutionnel auquel les Congolais tiennent pour une alternance effective en 2016. En effet, l’Udps a profité de cette conférence de presse pour donner sa position sur la publication du calendrier électoral global par le rapporteur de la Ceni, le président de cette institution étant en déplacement.

Pour ce parti politique, ce calendrier ne respecte pas le délai constitutionnel tel qu’énoncé dans l’article 73 de la constitution qui stipule que ”le scrutin pour l’élection du président de la République est convoqué par la Commission électorale nationale indépendante 90 jours avant l’expiration du mandat du président en exercice “.

Et de poursuivre, l’agencement de ce calendrier ne tient pas compte des préalables requis pour l’organisation des élections locales, urbaines et municipales crédibles et transparentes dans les délais requis. L’Udps cite, par exemple, l’opération de stabilisation des cartographies opérationnelles et de fiabilisation du fichier électoral, l viabilisation des entités décentralisées nouvellement créées ainsi que la répartition de sièges des députés nationaux par entité.

L’Udps constate également que la priorité donnée à l’organisation des élection provinciales, urbaines, municipales et locales, contrairement aux précédentes éditions de 2006 et 2011, traduit un agenda caché et un tentative de déboucher sur un cas de force majeure qui permettrait de retarder l’élection primordiale qui conditionne la paix sociale et la stabilité du pays qu’est l’élection présidentielle.

La formation chère à Etienne Tshisekedi estime, en outre, que l’évaluation budgétaire avancée à 1 145 408 680 Usd, soit environ 1/8 du budget national, passant ainsi au double des prévisions antérieures, notamment aux prévisions budgétaires élaborées par le gouvernement qui a, dans ses prérogatives, le financement du processus électoral, interpelle l’Udps et cache maladroitement un piège ridicule.

Aussi, poursuit-elle, compte tenu des réalités du pays, il est dès lors logique de se demander si un montant aussi important pourra être mobilisé par le même gouvernement pour l’organisation des élections dans le délai constitutionnel.

Ceci trahit des desseins cachés, tel que le glissement tant décrié du calendrier électoral, afin de prolonger illégalement le mandat de Monsieur Kabila “, note l’Udps qui en veut pour preuve les tripatouillages des textes constitutionnels ayant justifié les évènements du 19 au 20 janvier derniers.

Ainsi, pour éviter de réitérer les erreurs « flagrantes » commises lors du cycle électoral de 2011, l’Union pour la démocratie et le progrès social trouve impératif d’organiser l’ensemble du processus électoral de manière consensuelle. Car, ce calendrier, conclut ce parti, ressemble fort à une manœuvre dilatoire qu’à une véritable planification réaliste.

Par LEFILS MATADY

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15 février 2015

Les confessions religieuses contre tout glissement

Confession-religieuse

(KINSHASA)- Au lendemain de la publication du calendrier électoral et la promulgation de la loi électorale, les chefs des confessions religieuses ont appelé le gouvernement à apporter tous les moyens logistiques et financiers à la commission électorale nationale indépendante pour éviter tout glissement. ‘‘Nous ne voulons pas qu’il y ait un moindre glissement’’, a déclaré le Révérend Elebe Kapalay, le président de la Commission d’intégrité et médiation électorales.
Toutes ces contraintes doivent être libérées à temps pour éviter tout glissement parce que ça risque de nous amener au chaos, a-t-il ajouté.

Les confessions religieuses ont promis de suivre cette situation au jour le jour. Au même moment, la Commission d’intégrité et de médiation électorales- structure pilotée par toutes les confessions
religieuses- a encouragé la centrale électorale à multiplier des réunions de concertation avec la population en vue de l’appropriation du calendrier électoral global. Les pères spirituels ont appelé aussi les acteurs politiques à cultiver l’esprit de tolérance et à se préparer déjà pour les élections de lors que le calendrier électoral a été déjà rendu public. Le révérend Elebe a exhorté la communauté
internationale à ‘‘apporter son apport technique, logistique et financier afin de mieux accompagner les échéances électorales qui s’annoncent’’. Au peuple de Dieu, les chefs des confessions
religieuses le convient à s’investir dans la prière pour que le processus déclenché aboutisse dans la paix.

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RDC: l’opposition dénonce un calendrier électoral «non consensuel et irréaliste »

 

opposition

Des opposants congolais le 13/12/2011 dans la salle Fatima à Kinshasa, lors d’une réunion contre des résultats de la présidentielle de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Au terme de deux jours de discussion à Kinshasa, l’opposition congolaise a qualifié le calendrier des élections publié jeudi 12 février par la  Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de « non consensuel, irréaliste et incohérent ». Les opposants qui affirment ne pas rejeter «totalement» ce calendrier, promettent d’apporter à la Ceni leur contribution pour le rendre plus réaliste.

L’opposition estime que la Ceni « quoique détentrice du pouvoir légal d’arrêter le calendrier électoral » aurait dû consulter les acteurs politiques et ceux de la société civile à l’effet de rechercher un minimum de consensus.

Elle relève également le « nombre élevé des contraintes externes listées par la Ceni et internes liées à l’organisation des élections », déplorant « le caractère irréaliste de ce calendrier ».

«Ce calendrier a mis beaucoup de choses pour le rendre indigeste, pour obtenir le glissement. Nous avons ouvert l’œil et le bon. Et nous disons que nous allons faire des propositions pour le rendre réaliste, réalisable et faisable», a déclaré Vital Kamehe, président de l’Union pour la nation congolaise.

L’opposition propose un toilettage urgent des aspects qui posent problème dans ce calendrier. Le président de l’UNC a notamment évoqué la pléthore de conditionnalités pour sa mise en œuvre. « L’opposition politique prend note que les 23 contraintes liées à l’organisation des élections, du reste irréaliste et incohérent, dont 18 relèvent de la responsabilité du Gouvernement et le reste du Président de la République et du Parlement », indique le document publié par les opposants.

A (re)Lire: Calendrier électoral en RDC: les défis et les contraintes

Vital Kamerhe s’est cependant réjoui que le calendrier électoral publié par la Ceni respecte la constitution au sujet de l’élection présidentielle. « Nous ne l’avons pas rejeté totalement parce que nous avons dit qu’il est global mais pas consensuel. Il respecte la constitution en ce qui concerne l’élection du président de la République », a-t-il affirmé, avant d’ajouter :

« Si la Ceni veut organiser de bonnes élections, pas pour les extra terrestres mais pour les gens qui sont là, c’est à dire nous, les politiciens, nous, de la société civile, la Ceni doit tenir compte de nos suggestions. Et c’est pour la première fois dans ce pays que l’opposition critique et propose. »

Dans le calendrier électoral publié jeudi, la Ceni a notamment fixé l’élection présidentielle et les législatives en RDC au 27 novembre 2016, tout en rappelant qu’il existe plusieurs contraintes à l’organisation des élections globales dont le coût est estimé à plus d’un milliard de dollars américains.

Pour sa part, le gouvernement congolais affirme son engagement à apporter assistance à la Commission électorale nationale indépendante pour la matérialisation de ce calendrier électoral. Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, n’a pas cependant précisé la hauteur de cette contribution.

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12 février 2015

Le Léopard, l’Antilope et le Lièvre

Le Léopard, l’Antilope et le Lièvre étaient des amis. Un jour, le Léopard invita ses deux amis à une grande fête qu’il allait organiser chez lui.

- Venez chez moi, chers amis. Car, j’aimerais me réjouir avec vous ! L’Antilope et le Lièvre répondirent favorablement à l’invitation. Mais en chemin, le Lièvre avertit son amie, l’Antilope :

- Il faudra faire beaucoup d’attention ; le Léopard fait toujours des petits coups bas à ses amis. Garde ton œil ouvert. L’Antilope l’écoutait attentivement, sans rien dire.  

Voyant ses amis à l’horizon, le Léopard souffla à son épouse : On va bien se régaler aujourd’hui. Diteya dia panshi ditambe dia kulu. Ses paroles, bien que prononcées très bas par le Léopard, furent très bien captées par le Lièvre.

Etant arrivés chez le Léopard, les deux amis furent bien accueillis. Après un repas copieux offert aux invités, le Léopard ordonna aux musiciens appelés pour la circonstance d’ouvrir le bal. Les batteurs de tam-tams furent la démonstration de leurs biceps. La terre, la forêt et toute la brousse tremblaient au rythme endiablé qui ne laissait personne indifférente. L’Antilope et le Lièvre se jetèrent dans la ronde réservée à la danse. Surveillant constamment  le Léopard, le lièvre dansait tout près de la sortie qui menait vers son village. Mais l’Antilope oubliait l’avertissement du lièvre et dansait allègrement. Alors, le lièvre lui souffla une première fois à l’oreille ;

Manseba Ngulungu, waja-waja, watangila kwenu ! Danse, mais aie toujours  un œil ouvert vers chez toi ! Prise dans le tourbillon du rythme envoûtant, l’antilope acquiesça de la tête, se remit à sautiller et à tourner sa hanche, allant même tout près des batteurs de tam-tams pour mieux sentir les sons vibrer en elle. Le Lièvre, inquiet, s’approcha une deuxième fois d’elle:  

- Manseba Ngulungu, waja-waja, watangila kwenu ! Mais l’Antilope lui rétorqua en balançant ses cornes au vent:

-Je sais, manseba. Il ne m’arrivera rien.

Entre-temps, la fête battait son plein. Les tam-tams vibraient sous les mains des batteurs et les deux amis, tout en sueur se déhanchaient en faisant voler dans tous les sens les jupons de raphia qu’ils portaient. Mais, le Lièvre gardait toujours un œil sur le Léopard et  un autre sur la sortie.

Tout à coup, le Léopard qui attendait le moment opportun pour passer à l’action, bondit comme un éclair dans la ronde. Le Lièvre, qui ne se doutait pas de ses intentions, se rua vers la sortie et se sauva dans la brousse. Par contre, l’Antilope n’eut même pas le temps de suivre son ami. Elle fut capturée par la gorge et jetée à terre.

Le bruit sur la mort de l’Antilope se répandit dans toute la contrée. C’est pourquoi jusqu’aujourd’hui, tous les descendants du Lièvre et de l’Antilope ne veulent plus jamais croiser le Léopard sur leur chemin.

Moralité: Nuenu bakaasa ku babende, Nuaja-nuaja, nuatangila kuenu, nansha bakuamba nzala ! Tshianana ne nujimije too ne buenu bu muntu !

Lumbamba Kanyiki

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07 février 2015

Can 2015 : la RDC termine troisième

 

léopards guinée équatoriale

La RDC et la Guinée Equatoriale se disputent la 3e place de la Can 2015. Radio Okapi/Ph. Nana Mbala

La RDC a remporté le match de la troisième place de la Coupe d’Afrique des nations 2015 devant la Guinée Equatoriale après la séance des tirs au but. Les Congolais l’emportent par 4 tirs à 2. Au terme des 90 minutes de temps réglementaire, les deux équipes se sont séparées sur le score de zéro but partout.

Les équipes ne sont pas toujours très motivées pour jouer les matches de la troisième place.

La première mi-temps livrée par les Congolais et les Equato-guinéens a pu donner cette impression tellement elle a manqué de consistance. Peu d’occasions de but enregistrées.

En dehors d’une double occasion équato-guinéenne en début de partie et d’une frappe non cadrée de Bolasie à la 45e minute de jeu, cette première mi-temps n’a rien montré. Congolais et Equato-guinéens se quittent logiquement sur un score nul et vierge après les 45 premières minutes de jeu.

Il fallait donc attendre la seconde période pour voir les deux équipes se libérer et se créer des occasions. Les Congolais n’ont pas mis beaucoup de temps pour se mettre en évidence.

Une minute après la reprise, une belle tête de Mbemba est sortie en corner par le gardien Ovono.

Une dizaine de minutes de jeu après, Mbokani manque, à son tour, d’ouvrir le score pour la RDC. Servi seul dans la surface de réparation équato-guinéenne après un beau numéro de Mabwati, l’attaquant congolais, entré à la mi-temps, rate complètement son tir. Sa frappe molle est captée sans problème par Ovono.

Le match s’emballe. Les deux équipes se jettent à l’attaque.

Kidiaba, un match parfait pour sa dernière

A la 57e minute de jeu, Kidiaba sauve sa défense après une grosse faute de marquage de Kasusula. Nsue, qui chipe le ballon au défenseur de Mazembe, échoue devant Kidiaba qu’il ne parvient pas à tromper.

Le portier congolais livre son dernier match international. Il avait annoncé sa retraite internationale après cette Coupe d’Afrique des nations. Et pour sa dernière, le gardien de Mazembe a livré un match parfait.

Les Equato-guinéens vont buter sur lui à plusieurs reprises. Quand ce n’est pas Kidiaba, c’est Mongongu ou Zakuani qui permet aux Léopards de garder leur cage inviolée. C’est notamment le cas à la 70e minute de jeu quand, grâce à une superbe intervention défensive, Mongongu reprend Nsue qui filait seul au but !

Ovono, le portier équato-guinéen ne fait pas moins que son homologue. Quand sa défense est débordée, c’est lui qui annihile les attaques congolaises.

Bolasie (66’), Kabananga (76’) et Mbokani (80’) vont buter sur lui.

Tirs au but

Après s’être illustrés dans le match, les deux gardiens vont avoir l’occasion de se mettre en évidence à la séance des tirs au but. Les deux équipes n’ayant pas réussi à se départager pendant les 90 minutes de temps réglementaire.

A ce jeu, c’est Kidiaba qui va s’illustrer le mieux. Le portier capte le deuxième tir équato-guinéen. Le premier est manqué par Balbao. Les deux autres tireurs équato-guinéens vont  marquer mais ce ne sera pas suffisant pour remporter le match. La faute aux Congolais qui ne vont en manquer aucun.

Tous les quatre Léopards alignés réussissent leurs tirs.

La RDC l’emporte donc quatre tirs à deux et terminent troisième de cette Can 2015.

Les Congolais avaient déjà fini à cette place en 1998, devant le Burkina Faso, pays organisateur.

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05 février 2015

Kabila ou la cause de la défaite des Léopards contre les Elephants de la Côte d’Ivoire

Kabila et les Léopards

Ses sbires ont vu sa présence à Bata où séjournent les Léopards comme  un acte posé non seulement dans le but d’encourager l’équipe nationale congolaise   en demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2015,  mais aussi  comme une opportunité de promouvoir la “cohésion nationale”. Selon les mêmes calculs, la coupe d’Afrique des Nations remportée par la RDC était un moment rêvé par la kabilie afin de faire oublier au peuple la crise profonde née du soulèvement populaire du 19, 20, 21 et 22 janvier 2015 contre la loi électorale qui aurait permis un glissement de Kabila au-delà de 2016. A lire sur www.kasaidirect.com

Lumbamba Kanyiki

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03 février 2015

Le bouc et l’antilope

A cette époque, la sécheresse était très forte dans la région du sud. Les cours d’eau s’étaient séchés. La terre aride ne donnait plus de nourriture pour toute la population. Depuis des mois, les pluies avaient cessé de tomber. Les animaux mouraient de faim.  C’était le sauve qui peut. L’antilope s’entretint avec son ami le bouc : « Mon cher ami, les temps ont changé. Si nous restons dans cette contrée, nous y mourrons avec femmes et enfants. Je vais tenter ma chance au nord. J’ai appris que là, il y a de la terre fertile qui pourra nous nourrir. ». Le bouc, après avoir écouté son ami, lui dit qu’il allait en discuter d’abord avec son épouse avant de se décider. Le jour suivant, il vint, très content, voir son ami, l’antilope. « J’ai réussi à convaincre ma femme. Nous ferons donc route ensemble vers le nord. Cette terre ne nous donne aucun espoir de survie. D’ailleurs, les prédateurs sont très nombreux dans le parage. »

C’est ainsi que les deux familles prirent femmes et enfants et émigrèrent vers le nord. Lorsqu’ils y arrivèrent, ils trouvèrent des plaines verdoyantes et des beaux pâturages appétissants. Les animaux du nord les accueillirent avec joie. « Installez-vous, chers amis, il y en a pour tout le monde, leur dirent-ils.

Après s’être installés, l’antilope et son épouse se mirent au travail, jour et nuit, pour nourrir leurs enfants. Ils les firent  inscrire dans des écoles de la place pour apprendre la technique des autochtones. « Un jour ou l’autre, on ne sait jamais, nous nous en servirons chez nous », ne cessait de répéter l’antilope à ses enfants. Lui et les siens vivaient dans le respect des coutumes du lieu et celles de leur pays. 

Par contre, le bouc et son épouse perdirent la tête. Ils abandonnèrent les habitudes de chez eux et embrassèrent les coutumes du nord. Ils vivaient sans se soucier du lendemain. Presque tous les soirs, ils étaient dans des cafés et bars, parés d’or et d’argent, en train de se trémousser jusqu’aux petites heures du matin, abandonnant les enfants à leur propre sort.  Les garçons devinrent des voyous et les filles s’adonnèrent à la prostitution avec les jeunes du nord.

Un soir que l’antilope venait du travail, il rencontra le bouc, tout en sueur, en train de se déhancher, entouré de ses amis du nord. « Manseba, mpumbu, waja-waja, watangila kuenu ! » (Oncle bouc, c’est mieux de danser, mais n’oublie pas d’où tu viens !), lui cria-t-il. Très fier et orgueilleux, ce dernier lui fit signe de disparaître.  Le bouc et son épouse étaient connus dans la communauté des animaux venus du sud pour leur orgueil et leur arrogance.

Un jour, le bouc réalisa que son épouse le trompait avec les hommes du nord. Les enfants étaient devenus rebelles et ne le respectaient plus. Il voulut remettre de l’ordre dans son foyer mais c’était déjà trop tard. Alors, il sombra dans l’alcool. 

Avec le temps, les pâturages du nord vinrent aussi à connaître la pire sécheresse de leur histoire. Devant la rareté des produits de première nécessité, les  animaux du nord s’en prenaient aux animaux venus du sud. « Ils doivent retourner chez eux. Ils nous prennent toute notre nourriture et mêmes nos femmes ! », se plaignaient-ils. L'antilope et sa famille qui suivaient toute cette situation de près avaient peur pour leur vie. Une nuit, pendant qu’ils mangeaient à table, ils apprirent qu’un des leurs de retour du travail était sauvagement assassiné par des jeunes inconnus. Le père antilope s’adressa alors à sa famille. « Il est grand temps de retourner au pays. Les nôtres nous y attendent. Ce pays devient très dangereux », leur dit-il. Quelques jours plus tard, commencèrent les préparatifs du voyage retour.

Le grand jour vint enfin. Ils sortirent tout ce qu’ils avaient mis de côté : des engins pour construire les maisons et labourer la terre, des valises d’habits et de la nourriture. Ils dirent au revoir aux amis du nord et prirent le chemin de retour.  Le bouc ne pouvait rentrer avec son ami l’antilope. « Je reste encore un peu » dit-il à ce dernier. « Je me prépare encore. Mais l’année prochaine, tu verras ; je viendrai aussi avec tous les miens », ajouta-t-il du bout de lèvres. Mais l’antilope  savait bien qu’il mentait. Les siens s’étaient volatilisés depuis longtemps. Sa femme s’en était allée vers l’extrême nord avec un pêcheur. Ses enfants se débrouillaient tant bien que mal. D’autres croupissaient en prison pour divers délits.

Le mouvement migratoire dans le sens inverse se poursuivit pendant des années encore. Le pays du sud se reconstruisit en un temps record. Pour éviter de subir les sécheresses successives, ils utilisèrent des nouvelles techniques d’irrigation de leur terre. Ils développèrent l’agriculture et se promirent de ne plus jamais connaître la disette. Ils accomplirent ainsi le dicton selon lequel : « Ngulungu ya kasa kule, nnyakalua kuasa ditunga »

Un soir qu’il écoutait la radio dans sa paillote, le père antilope apprit la mort de son ami le bouc, assassiné par ceux du nord. En fait, selon le communiqué, son cadavre fut découvert un matin dans un parc qu’il traversait depuis des années lorsqu’il rentrait tard chez lui. Grande était la tristesse de l’antilope. Il en informa les autres animaux de la région. Le bouc fut pleuré pendant trois jours et trois nuits. De sa femme et ses enfants on ne reçut aucune nouvelle jusqu’aujourd’hui.

Lumbamba Kanyiki

 

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02 février 2015

Le prof Mbata a regagné son domicile à Jobourg

André Mbata - Kopie

Le prof André Mbata a regagné son domicile après quelques jours passé à l’hôpital à Jobourg. Selon des sources fiables, la vie de cet intellectuel Rd-
Congolais n’est pas en danger. Et, la police Sud- Africaine poursuit avec ses enquêtes sur l’attaque mortelle dont a été victime André Mbata. Celui-ci est professeur d’Universités. Il figure parmi les intellectuels Rd- Congolais qui ont boudé le livre de Boshab qui ouvrait la voie à une révision pour maintenir Kabila.

YVES BUYA

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