Une vue aérienne de la cité d'Uvira, dans la province du Sud-Kivu (RDC).

Trois corps de religieuses de la congrégation xavérienne, tuées la nuit du dimanche à lundi 8 août au Burundi, sont arrivés mercredi 10 septembre à Uvira, avant de prendre direction de Luvungi dans la plaine de la Ruzizi (Sud-Kivu). Les sœurs Olga, Bernadette et Lucia – toutes de nationalité italienne – avaient passé plus de la moitié de leur vie dans cette province où elles seront inhumées, selon l’évêché d’Uvira. Un des présumés meurtriers a été arrêté, ont annoncé les autorités burundaises.
Selon le communiqué du vicaire épiscopal d’Uvira, abbé Honoré Barhebwa, les trois dépouilles mortelles devront passer par la frontière de Kavimvira avant d’être conduites à Luvungi, dans la plaine de la Ruzizi. Ici, il est prévu une veillée mortuaire.

Ensuite, les corps de sœurs Bernadette, Olga et Lucia, seront amenés jeudi à leur dernière demeure dans la concession des xavériens à Panzi, dans la périphérie de Bukavu, capitale provinciale.

Avant d’être affectées à la paroisse Guido Maria conforti de Kamenge au Burundi, ces trois religieuses avaient passé plus de trente ans à Luvungi, d’après plusieurs témoignages recueillis auprès des fidèles catholiques à Uvira. Sœur Olga y avait servi comme catéchèse, sœur Bernadette comme infirmière, et sœur Lucia comme institutrice.

«Elles étaient simples, elles aidaient beaucoup de gens, surtout les veuves, elles écoutaient beaucoup les autres surtout les malades», témoignent leurs anciennes collègues religieuses de saint Joseph de Turin.

Depuis mercredi 10 septembre matin, on a observé une forte mobilisation des élèves des écoles catholiques et des fidèles au niveau du rond point Kavimvira. Chacun d’eux était muni d’une brindille à la main.

Les trois religieuses ont été décapitées avec des armes blanches dans la nuit du dimanche à lundi dernier dans leur couvent à Kamenge au Burundi. Selon des témoins, les assaillants les auraient violées, avant de les décapiter et d’écraser la tête de l’une d’elles à l’aide d’une grosse pierre.

Un des présumés meurtriers seraient déjà aux arrêts, affirment des officiels burundais.

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