31 août 2014

La purge continue...Le général Lucien Bahuma meurt à la suite d'un empoisonnement commandité par Kabila

Bahuma Ambamba

Le général Lucien Bahuma, chef de l'armée congolaise pour la région troublée du Nord-Kivu, est mort dans la nuit de samedi à dimanche en Afrique du Sud après avoir fait un malaise à l'étranger, a indiqué à l'AFP le ministre congolais de la Défense, Alexandre Luba Ntambo.

"Le général Bahuma est mort [...] dans la nuit à 0H30 heure de l'Afrique du Sud (22H30 GMT samedi)", a déclaré M. Luba Ntambo.
Avec ce décès, la République démocratique du Congo perd un commandant ayant joué un rôle clef dans les succès récents de l'armée contre les rébellions qui agitent cette province de l'est du pays.
"Victime d'un accident vasculaire" en Ouganda
"Le général-major Lucien Bahuma Ambamba a été victime d'un accident vasculaire alors qu'il assistait à une réunion mixte d'état-major en Ouganda consacrée à la lutte contre les rebelles ougandais de l'Alliance des forces démocratiques (ADF) présents au Nord-Kivu", a ajouté le ministre.
Il a été évacué vers l'Afrique du Sud où il est mort à l'hôpital en dépit des efforts pour le ranimer, a encore dit M. Luba Ntambo.
Le ministre a salué dans la personne du général défunt un homme absolument dévoué, un officier vaillant, quelqu'un qui s'était donné corps et âme à sa mission.
Qui est le Général-major Lucien Bahuma Ambamba ?
Originaire de la Province Orientale (de la tribu Topoke du territoire de Yahuma dans le district de Tshopo), le général Lucien Bahuma Ambamba est de la 10ème promotion de l'école des officiers EFO Kananga etun ancien de la DSP de Mobutu ayant aidé le président Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville à revenir au pouvoir après la guerre civil de 1997. Il a rejoint par la suite le MLC de Jean-Pierre Bemba avant son intégration aux FARDC à la suite du brassage.
Il a d'abord évolué dans le bataillon de sécurité de la BSP (Brigade Spéciale Présidentielle avant de devenir une division) dans les FAZ  sous le commandement du feu général Bosembo Ilondjo (le père du Dr. Maurice Ilo Bosembo évoluant au Canada) , major a l'époque (1977-1982). Il a ensuite servi comme garde du corps rapproché du président Mobutu. Outre Saint-Cyr, le feu général Bahuma a suivi un stage de formation a l'Ecole de renseignement militaire de l'armée égyptienne d'Alexandrie. Au sein de la DSP, il a été officier de renseignement (T2) et puis comme adjoint du feu colonel Ngoy Meta (commandant du centre d'instructions de Kibomango, un luba du Kasaï assassiné sous Mobutu). Il fut parmi les officiers ex-FAZ qui ont créé le centre d'instruction de Pambua (à Gbadolite – Equateur) qui forma les dernières promotions de la DSP appelées Bana ya Sadam Hussein (sobriquet du bouillonnant feu capitaine Kongolu Mobutu)

L'actuel commandant de la 8ème région militaire, correspondant à la province du Nord-Kivu, a suivi une formation complémentaire à l'académie militaire française de Saint-Cyr en France. Il a également travaillé dans le renseignement militaire congolais. Il doit sa notoriété grâce à son professionnalisme et ses qualités de bon tacticien qui ont permis aux FARDC de se réorganiser après la prise de Goma par le M23 en novembre 2012. Sa bonne collaboration avec les responsables de la brigade d'intervention de la MONUSCO a permis à l'action conjointe menée entre les FARDC et la MONUSCO de venir à bout du M23 et d'être un des acteurs clé de cette victoire historique des FARDC.
La réorganisation des FARDC sous le commandement du général Lucien Bahuma
Bien avant la prise de Goma en novembre 2012, après la défection des FARDC à Bunagana suite à l'offensive du M23, le 6 juillet 2012, le général Vainqueur Mayala et 600 soldats FARDC ont fui à Kisoro en Ouganda et abandonné un énorme stock d'armes lourdes, de munitions et de chars . Le général Jean-Lucien Bahuma Ambamba va lui succéder comme commandant intérimaire de la 8ème région militaire, puis confirmé à ce poste par la suite. Il s'en suivra une réorganisation des unités et un toilettage au niveau du personnel, notamment par le rajeunissement des cadres, des unités formées c'est-à-dire celles qui ont suivi un entrainement militaire. Bahuma Ambamba, un ancien officier des FAZ formée à Saint-Cyr (France) et ayant évolué à la DSP, va pour ce faire, ne reprendre que des soldats originaires des provinces ouest du pays pour éviter l'infiltration des troupes FARDC par des éléments sympathiques au M23. Il s'est en fait inspiré de la stratégie appliquée en 2004 au Sud-Kivu par le général Félix Mbuza Mabe(Nkumu Embanze de son vrai nom) qui, à l'époque, était parvenu à repousser les assauts des éléments du colonel Tutsi rwandais Mutebusi et son frère ethnique Obedi Rwibasira, actuellement commandant de la 4ème région militaire au Kasaï-Occidental.
Il est parvenu à réorganiser les unités de combat en n'alignant au front que des soldats originaires des provinces de l'ouest du pays et quelques Maï-Maï connus pour leur hostilité au Rwanda. Cette réorganisation avait permis aux FARDC de mieux se défendre contre le M23. Mais pour des raisons tactiques injustifiées, après les combats qui se sont déroulés du 15 au 18 novembre 2012 lors de l'entrée du M23 dans Goma au cours desquels les FARDC ont opposé au M23 une résistance farouche et infligé de lourdes pertes à leur ennemi, plus de 150 morts du côté rebelle , le général Bahuma a reçu l'ordre venant de Kinshasa de laisser la conduite des opérations au général Gabriel Amisi Tango Four (aujourd'hui réhabilité par le Conseil supérieur de la défense résidé par Kabila, le 30 juillet 2014). Tango Four va ordonner aux FARDC de se replier à Sake, facilitant ainsi l'entrée du M23 à Goma, sans résistance.
(...) Le général-major Lucien Bahuma Ambamba, commandant de la 8ème région militaire du Nord-Kivu, et ses commandants d'unités subordonnées, notamment le jeune colonel Mamadou Ndala, sont unanimement présentés comme les grands artisans du dispositif opératif et tactique mis en place par les FARDC contre le M23 depuis le mois d'août 2013. Bahuma Ambamba a bénéficié du soutien du lieutenant-général Olenga, le commandant intérimaire de l'armée de terre, qui a permis que les troupes soient régulièrement payées à temps avec en plus une prime de motivation. Cela a permis d'avoir sur le front des troupes plus motivées, différentes des soldats désorganisés, démoralisés par leur hiérarchie et mal encadrés qui ont combattu lors de la débâcle de Goma une année plus tôt. De plus, le général Olenga a rappelé plusieurs commandants de compagnie et officiers Tutsi de la 8ème région militaire à Kinshasa, sous prétexte de les intégrer dans l'état-major ou le ministère de la défense dans le but de les éloigner des zones opérationnelles si facilement balayés quand Goma a été capturé en Novembre l'année dernière.
Une rapide observation et analyse de DESC fait remarquer que tous les officiers militaires congolais, vainqueurs du FPR et leurs alliés dans la région sont soit assassinés, décédé ou neutralisés (Donatien Mahele qui a repoussé les premiers assauts du FPR en 1990 et Kagame ne le lui a jamais pardonné : lisez notre thèse de son assassinat dans l'ouvrage Les Armées au Congo-KinshasaNdala,  Bahuma, le général Prospère Nabyolwa (ancien commandant de 10ème RM au Sud-Kivu lors de l'attaque du colonel Tutsi rwandais Jules Muebusi et le général Mai-Mai Padiri, tous deux sans fonction actuellement à Kinshasa). Une simple coïncidence ou des morts suspectes?
En même temps, les officiers-Tutsi et alliés ayant combattu dans les rangs des rebellions créées par le Rwanda bénéficient de bonnes grâces du Commandant suprême des FARDC : Bisengimana, Amisi, Masunzu, Biamungu, Obedi, Amisi etc.

Source:http://desc-wondo.org/

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Le commandant des FARDC au Nord-Kivu, le général-major Bahuma, empoisonné en Ouganda, meurt en Afrique du Sud

Bahuma Ambamba

Nous venons d'apprendre de source de radio okapi le décès en Afrique du Sud du général-major Bahuma, le commandant des FARDC au Nord Kivu. Officiellement, il serait mort hier 30 août de suite d'un AVC (accident cardio-vasculaire). Le général est tombé le jeudi passé dans une réunion en Ouganda où il s'était rendu pour une séance de travail avec son homologue ougandais dans le cadre de vérification des mécanismes sécuritaires à la frontière séparant les deux pays.

En 2013, le commandant Bahuma Ambamba coordonnait l’opération «Pomme verte», placée sous le commandement du colonel Mamadou Ndala, qui a défait la rébellion du M23 créé par des éléments issus du CNDP. Le colonel Mamadou Ndala, lui, est tombé dans une embuscade tendue par les ennemis encore présents au sein des FARDC quelques mois après la défaite du M23. Jusqu'aujourd'hui, aucune enquête n'a révélé les circonstances exactes de sa mort. Tout laisse croire que le général-major Bahuma Ambamba serait éliminé par vengeance par ceux-là qui soutenaient le M23 et qui se terrent encore au sein des FARDC. Et ce n'est pas par hasard que cela se passe en Ouganda qui abrite un milliers des ex-rebelles du M23 défaits par les Troupes du commandant Bahuma!

En effet, les empoisonnements sont monnaie courante actuellement au sein des institutions du régime Kabila. Plusieurs compatriotes qui osent s'opposer au système sont, soit purement et simplement éliminés par balles comme Mamadou Ndala,soit par étouffement comme Chebeya et Tungulu et soit empoisonnés. Et dans les cas des empoisonnements, le gouvernement préfère parler des accidents cardio-vasculaires cérébrales pour empêcher qu'une enquête ne soit initiée.

A propos enquête, les Congolais ne peuvent même espérer que le gouvernement en initie une pour établir les circonstances de sa mort. Car, dans le système de Kabila, il n'y a jamais eu d'enquêtes sérieuses. Pour exemple, nous citerons les cas d'Armand Tungulu, Mamadou Ndala, Chebeya et Mazana, les massacres des adeptes du pasteur Mukungubila, les massacres de Bundu dia Kongo, etc... L'autre général Amisi qui a causé la perte par milliers de nos compatriotes à l'Est de la RDC a été dernièrement réhabilité par Kabila sans qu'une enquête ne soit initiée pour affirmer ou infirmer les accusations portées contre lui par les différents rapports de l'ONU. 

Né le 26 juin 1957, le commandant Bahuma meurt à l'âge de 57 ans.

Lumbamba Kanyiki

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Arrêtez de manger "un peu de tout" !

« Manger un peu de tout » est le plus sûr moyen de vous pourrir la santé.


L'alimentation qu'on trouve aujourd'hui dans les magasins (y compris bio) est tellement déséquilibrée en faveur des produits mauvais pour la santé, que si vous mangez « un peu de tout », vous êtes sûr de vous retrouver malade, trop gros, trop fatigué, ou trop énervé.

La règle à suivre, c'est de manger le plus possible de bonnes choses, et le moins possible de mauvaises. Cela paraît simple, mais c'est dur.

Des professionnels du marketing payés pour vous faire craquer

Pensez que, pour chaque type de chips, de bonbon, de boisson sucrée, il y a un ou plusieurs « chefs de produits », qui travaillent du lundi au vendredi, toute l'année, à réfléchir aux moyens de vous en faire acheter plus.

Ces chefs de produits sont généralement diplômés d'écoles de commerce, et sont sous l'autorité d'un « chef de groupe », dépendant lui-même d'une direction marketing.

Au bout du compte, ce sont des dizaines, et souvent même des centaines de cerveaux qui étudient, à temps plein, le « comportement du consommateur » pour trouver vos points faibles. Ils connaissent précisément la couleur, la texture, l'odeur, le goût, l'emballage (forme, illustrations, matériau) qui vont vous faire craquer.

Chaque semaine, ils doivent justifier de l'évolution des ventes, et concevoir de nouvelles stratégies pour vous faire céder à la tentation de plus en plus souvent.

Comment l'amande est devenue une nourriture-poubelle

Prenez les amandes, par exemple, l'aliment santé par excellence... à l'origine.

Croquer 25 à 50 g d'amandes entières, simplement décortiquées, fait partie d'un mode de vie sain. Cela vous apporte des vitamines du groupe B (surtout vitamine B1, B6 et B9), du magnésium (particulièrement bien assimilé), du potassium, du phosphore, du fer, du zinc, du cuivre, des protéines (2 à 3 g par portion) et des fibres. De plus, les amandes sont riches en acides gras mono-insaturés (68 % de leurs lipides) et polyinsaturés, ce qui contribue à la bonne santé du cœur et des artères, entre autres bienfaits.

Mais nos rois du marketing se sont aperçus que, légèrement grillées, les amandes craquaient mieux sous la dent. Puis ils ont vu que bien salées, elles faisaient plus saliver. Mais ça ne suffisait pas alors ils ont ajouté un petit goût de fumé, irrésistible.

Le problème, c'est que des amandes grillées, salées, fumées, n'ont plus du tout les mêmes qualités nutritionnelles. Pour faire tenir le sel, il a fallu ajouter de l'huile d'arachide (l'huile d'amande est trop chère). La cuisson a détruit les précieux acides gras polyinsaturés. Beaucoup de vitamines sont perdues.

Mais cela permet de booster les ventes. Beaucoup de personnes qui n'achetaient jamais d'amandes fraîches s'y sont remises. Actuellement, seules sont vendues, au rayon apéritif chez Carrefour, les amandes grillées, salées, fumées. Et le comble, c'est que, si vous voulez des amandes normales, vous devrez vous rendre au rayon pâtisserie où elles sont vendues... deux fois plus chères, par la marque Vahiné !! (32,80 €/kg contre 16,20 €/kg).

Des centaines de produits ont subi cette même évolution, au point qu'on se demande si le slogan « manger un peu de tout » n'a pas été inventé précisément par ces personnes qui cherchent à vous piéger.

Mais heureusement pour vous, voici trois techniques de guérillas utiles pour sortir vivant de votre supermarché. Je les applique moi-même, évidemment.

Le régime arc-en-ciel

Et sa variante : « Si c'est blanc, ne le mangez pas. »

Farine blanche, pain blanc, pâtes blanches, lait, purée mousseline, la plupart des aliments sans couleur franche sont à éviter.

Généralement, la pâleur trahit l'absence de nutriments essentiels : on parle de « calories vides ».

Votre objectif au contraire doit être d'apporter à votre organisme un maximum de :

  • vitamines ;

  • minéraux (dans les bonnes proportions) ;

  • anti-oxydants, en particulier des polyphénols.

Ces nutriments se trouvent principalement dans les produits frais et colorés. Les polyphénols sont ces composés qui colorent les fruits et légumes, et qui leurs permettent de résister aux agressions extérieures, eux qui n'ont pas la chance de pouvoir se déplacer quand le soleil tape trop fort. Vous en avez besoin vous aussi pour lutter contre les radicaux libres qui altèrent vos cellules et vous font vieillir, et votre seul moyen de vous en procurer est de manger des légumes et des fruits colorés.

Ainsi, le violet de l'aubergine et du raisin, le rouge du poivron et de la tomate, le vert des épinards, des choux et des blettes, l'orange de la carotte et du potiron, sont-ils d'excellents signes indicateurs.

Plus votre assiette ressemble à l'arc-en-ciel, meilleure elle sera pour la santé, à partir du moment bien sûr où ce sont des produits non transformés ; le régime arc-en-ciel ne marche pas si les couleurs qui sont dans votre assiette sont celles des petits ours en gomme Haribo.

L'index glycémique

Oubliez la fable des sucres lents et sucres rapides. C'est le système le plus trompeur qui ait été inventé dans le domaine de la nutrition, depuis l'époque où l'on recommandait de donner du vin aux enfants pour les fortifier.

Ainsi, la baguette, les pâtes blanches et les pommes de terre sont-elles considérées comme des sucres lents. Mais elles font monter votre niveau de sucre sanguin plus vite encore que le sucre pur !! Pareil pour les barres de céréales, les viennoiseries, la pizza, les céréales du petit-déjeuner (par exemple, les Corn Flakes, y compris sans sucre en poudre ajouté). En effet, les céréales grillées (Corn Flakes) ou soufflées (Rice Krispies, Smacks) font-elles monter votre glycémie (sucre sanguin) aussi vite que le sucre de table. En manger provoque un pic d'insuline, une hormone fabriquée dans le pancréas et qui transforme ce sucre sanguin en mauvaise graisse. Cette mauvaise graisse s'accumule en particulier au niveau des viscères, le pire endroit qui soit. Survient ensuite une hypoglycémie, c'est-à-dire que votre taux de sucre sanguin, après être monté trop haut, tombe trop bas, du fait de l'excès d'insuline.

Manger une barre de céréales, c'est comme croquer trois morceaux de sucre.

Un croissant : 4 morceaux de sucre. Un bol de céréales : 6 morceaux de sucre. Une part de pizza, 6 morceaux de sucre !

Vous devez donc absolument privilégier les aliments à index glycémique bas, autrement dit les aliments qui ne font pas trop monter votre glycémie.

Ils ne provoquent pas de pic d'insuline et donc réduisent le risque de grossir. Ils donnent un sentiment de satiété plus durable. Vous ne tombez pas en hypoglycémie après les avoir mangés.

Les aliments à index glycémique bas sont par exemple les légumes verts, les légumes secs, le chocolat noir riche en cacao, la viande et le poisson.

Mais dans ce domaine où l'intuition est trompeuse, mieux vaut vous référer à une table de l'index glycémique des aliments. Vous en trouverez une fiable et gratuite sur le site montignac.com

Profitez des baisses de prix

Les produits de saison baissent fortement au moment du pic de production : courgettes aux mois de juillet-août, tomates en août-septembre, raisin en septembre. De même, le prix des poissons peut fortement fluctuer selon les arrivages. Profitez-en : non seulement vous payerez moins cher, mais la qualité nutritionnelle de vos aliments sera meilleure.

Evitez d'acheter vos fruits et légumes frais hors saison : non seulement le prix sera plus élevé, mais ils seront sans doute alors cultivés sous serre, et de moindre qualité. Ou alors, ils seront importés par avion de l'hémisphère sud (haricots verts d'Afrique du sud), ce qui est mauvais pour l'environnement.

En revanche, hors saison, achetez vos légumes surgelés : bien souvent, ils ont été conditionnés au moment du pic de production, ce qui aura permis au producteur de les avoir moins chers et vous vous apercevrez qu'ils coûtent moins cher qu'au rayon frais. De plus, un produit surgelé a la même valeur alimentaire que son homologue frais. Elle est même parfois meilleure : fruits et légumes surgelés sont souvent plus riches en vitamines que ceux achetés frais car ils sont surgelés immédiatement après la cueillette, alors que les frais transitent dans des chambres froides et sur des étals, lieux favorables à la destruction de celles-ci.

Attention toutefois : la surgélation ne stoppe pas le rancissement des graisses. Plus un produit est gras, plus sa durée de vie sous forme surgelée est courte.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Le commencement de la fin : Plus d’«Alléluia amen» à la MP !


Toutes les réunions politiques de la plateforme au pouvoir (MP) à la ferme plate tournante de Kingakati sous la houlette de l’autorité morale ont toujours été calmes, conviviales, harmonieuses, et expéditives.

Elles n’ont jamais été des discussions- marathons, des rencontres houleuses, contradictoires. Les visages des uns et des autres étaient radieux, enthousiastes, cordiaux, ravis, comblés, détendus. Tout semblait baigner dans l’huile jusque-là. On rentrait à Kinshasa plein de confiance et d’assurance. Mais depuis le week-end du 23 de ce mois d’août, Kingakati parait avoir cessé d’être tin rendez-vous de villégiature pour devenir subitement un point chaud, un carrefour d’empoignades entre conservateurs et progressistes, et qi, à la limite, dégénère en panier de crabes. Depuis samedi passé jusque tout au long de cette semaine qui s’achève, les uns et les autres ne parviennent pas à accorder leurs violons. Le brandon de discorde est naturellement la révision de la Constitution dont le PPRD joue à la fors le rôle de promoteur et de propagandiste, tandis que le front de refus de la révision de la Constitution est soutenu vigoureusement par le MSR (Mouvement social pour le renouveau). Le PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et le développement) a cette fois-ci affaire à forte partie.
 
Les apparatchiks de la plateforme au pouvoir n’ont pas été gênés de se donner en spectacle par ces altercations devant leur autorité morale dont il se réclame tous et pour qui ils prétendent rouler, chaque groupe à sa manière. Cela démontre clairement qu’il n’y a plus d” Alléluia amen “au sein de cette plateforme. C’est  le commencement de la fin. On ne peut pas minimiser cela en se cachant derrière son petit doigt et dire que c’est signe qu’il y a de la démocratie au sein de la MP où seraient tolérées les opinions contradictoires. Non, c’est faux. Il ne s’agit pas ici d’échanges dialectiques, mais des chamailleries violentes, de dérapages verbaux de part et d’autre. Depuis toujours, il n’y a jamais eu pareilles querelles très vives avec ajournement et reprise de réunion plusieurs fois durant une semaine à Kingakati deuxième force politique de la MP par ordre d’importance et de représentativité, le MSR a eu le courage de soutenir sa prise de position avec franchise devant l’autorité morale, désapprouvant ainsi la tendance dominatrice et arbitraire du PPRD qui s’érige en commandant de tous les autres membres de la plateforme qu’il croit obligés de suivre aveuglement ses coups de tête sur les matières cruciales de la vie du pays. Si le MSR est le premier à manifester cette soif, il n’est pas le seul à l’éprouver, Il y en a aussi cette soif de s’affranchir de la domination du PPRD. Adieu donc Alléluia men !
 
Le PPRD mène désespérément un combat d’arrière-garde en solo, dont il ne mesure peut-être as les conséquences désastreuses pour la survie d’un système condamné par l’histoire, dans un environnement national et international visiblement hostile.
Il ne va pas en sortir avec les honneurs de la guerre, face aux forces internes et externes liguées contre les naufrageurs de la démocratie et de l’Etat de droit en RDC, et déterminées à barrer la route aux révisionnistes téméraires et apprentis sorciers - Forces auxquelles - ironie du sort et circonstance aggravante - se joignent des alliés du propre bord de la mouvance présidentielle, qui arrachent le bandeau de leurs yeux et se rendent à l’évidence. Privés du blanc-seing des décideurs impérialistes, parrains et protecteurs des autocrates en Afrique, les révisionnistes ne s’imaginent pas qu’ils sont en train de jouer avec le feu. Il est étrange de voir que même ceux qui sont revenus de Washington au rendez-vous USA-Afrique où des dirigeants friands de pouvoir à vie ont été gentiment sermonnés, se comportent avec désinvolture comme s’ils n’ont rien compris au film. La tempête de l’histoire leur ménage le sort proportionné au degré de leurs turpitudes. Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse. Le destin du PPRD est peu enviable aujourd’hui. Comme le MPR qui n’a pas survécu à son autorité morale le timonier. L’histoire se répète d’un système à l’autre, avec des similitudes troublantes.
JEAN N’SAKA WA N’SAKA

 

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29 août 2014

communauté internationale au processus électoral en RDC

Envoyé spécial du SG de l’Onu dans les Grands Lacs : Said Djinnit confirme le soutien de la


L’Envoyé Spécial du Secrétaire général des Nations Unies dans la région des Grands Lacs, l’algérien Said Djinnit, a confirmé le soutien de la communauté internationale au processus électoral en RD Congo,

au cours d’un échange tenu avec le président de la Commission électorale nationale indépendante(Ceni), Abbé Apollinaire Malumalu, hier jeudi 28 août 2014 au siège de la centrale électorale congolaise, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.
 
L’abbé président était entouré, à cette occasion, par certains membres du bureau et de l’assemblée de la Ceni. Pour sa part, l’envoyé spécial Said Djinnit était accompagné de Moustapha Soumare, représentant spécial intérimaire de la Monusco, Modibo Toure, Sous-secrétaire général des Nations Unies et conseiller spécial de Djinnit, et deux conseillers politiques Thomas Lynch et Nene Bah.
 
Les deux parties ont débattu de l’état des lieux du processus électoral et de la contribution des Nations Unies aux prochains scrutins en RD Congo. L’Envoyé spécial Djinnit a réitéré l’engagement des Nations Unies à soutenir les efforts de stabilisation de la RD Congo et de poursuivre les efforts jadis déployés par son prédécesseur Mary Robinson.
 
Il a apporté, en outre, les encouragements des Nations Unies au regard des défis logistiques énormes qui se présentent au processus électoral congolais, avant de déclarer que l’ONU poursuivra son soutien à la Ceni comme par le passé, tout en soulignant que les mécanismes y afférents sont déjà initiés au niveau de la Monusco pour un accompagnement efficient du processus électoral.
Le président de la Ceni, l’Abbé Apollinaire Malumalu, a indiqué, quand à lui, les différentes étapes réalisées dans le cadre du processus électoral dans le pays. Il a souligné la tenue de la grande opération de fiabilisation du fichier électoral et de stabilisation des cartographies opérationnelles sur l’ensemble du territoire national.
Cette opération, a-t-il indiqué, mobilise plusieurs agents cartographes et préposés à la collecte des données et GPS (outil servant à collecter les données géo spatiales) pour la localisation des entités. Ainsi, à l’issue de l’opération, la Ceni compte initier des conférences régionales dans toutes les provinces afin d’inviter les notables et l’ensemble de la population à procéder à la validation des données cartographiques proposées. Ce, avant la publication des Atlas électoraux par provinces.
 
Concernant la faisabilité des élections dans le pays, l’abbé-président a relevé que son institution attend du Parlement le vote des lois essentielles afin de déterminer l’option à prendre pour mieux organiser le cycle électoral et rendre finalement public un calendrier global des élections. Il a néanmoins exprimé sa préoccupation de voir le programme de recensement administratif s’accélérer de manière à permettre la réalisation des élections nationales dans les délais.
 
Le président de la Ceni a fait savoir, cependant, à son hôte, l’imminence des élections urbaines, municipales et locales à organiser sur 7.275 circonscriptions électorales (Communes et Groupements). Ces élections, a-t-il dit, se dérouleront de manière rapide car l’inscription des candidats démarre déjà le 10 décembre prochain.
 
Evoquant l’aspect lié au recensement administratif de la population, l’abbé Malumalu a informé son interlocuteur de la création par décret depuis l’année 2011, de ‘Office national d’identification de la population (ONIP), chargé d’organiser matériellement le recensement administratif. Ce projet exige une bagatelle de 498 millions $US, budget déjà discuté et approuvé par le gouvernement avec la firme chinoise Huawei qui a remporté le marché selon la procédure mise en place par le Bceco.
Le programme de recensement administratif est une exigence légale, selon l’article 9 de la loi organique de la Ceni, stipulant que “la Ceni a pour mission de découper les circonscriptions électorales au prorata des données démographiques actualisées”.
Toujours à ce sujet, le n°1 de la Ceni a indiqué, en outre, que le programme de recensement administratif présente deux avantages majeurs, à savoir la constitution d’un fichier électoral permanent et l’intégration des Congolais vivant à l’étranger dans le fichier.
Pour rappel, l’Envoyé spécial Said Djinnit a été le Représentant spécial du SG des Nations Unies pendant six ans et demi en Afrique de l’Ouest et facilitateur international pour le dialogue guinéen.
Les Nations Unies accompagnent cependant la Ceni dans les aspects aussi bien techniques que logistiques des élections. C’est ainsi que lors de l’élection législative partielle de Befale à l’Equateur, le 24 juillet 2014, la Monusco a apporté son soutien logistique dans le déploiement tant du matériel que du personnel électoral.
LUCIEN KAZADI T.
 

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Compte rendu inédit : Kingakati; ce que chaque cadre de la majorité présidentielle a dit à kabila

kabila

Aucun doute n’est plus permis sur la volonté de Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà de 2016. La modification ou le changement de la Constitution, notamment ses dispositions verrouillées, est inéluctable.

Joseph Kabila en personne assume ce projet hyper controversé qui risque de faire basculer la RDC dans le chaos. CONGONEWS fonde sa foi sur le compte-rendu inédit, complet et exclusif de la réunion du Bureau Politique de la Majorité présidentielle du lundi 25 août autour de Joseph Kabila dans sa ferme de Kingakati. Votre rédaction s’est procuré une copie qui confirme toutes les appréhensions de la communauté internationale, de l’Opposition politique et de la société civile notamment du Katanga sur la modification prochaine de la constitution par la MP aux fins de maintenir Joseph Kabila au pouvoir. Rien n’est gagné pour Kabila qui devra affronter aussi une résistance patriotique au sein de sa propre famille politique divisée. Le MSR, deuxième Force de la Majorité, a pris son courage à deux mains et a redit au président de la République ses réticences envers un tel projet. Sa position courageuse a été soutenue par le député Bolengetenge, le président du groupe parlementaire MSR. Lamentable la position du député Mboso Nkodia du CRD, lui qui n’a aucune base populaire, encourage le chef de l’Etat dans un chemin sans issue. À cette réunion hautement politique, le chef de l’Etat a renié ses prises de positions antérieures sur le respect de la Constitution prétextant que le contexte a changé. Kabila dit ne voir en l’opposition que de gens guidé par la vengeance. Quelle vision réductrice! Comme à ses habitudes Joseph Kabila a employé un ton martial face à ses partenaires politiques. Une chose est sûre la Majorité présidentielle est divisée, minée par cette question de modification constitutionnelle. L’adhésion de façade de certains cadres va s’étioler avant le temps.
Comme si vous y étiez, la Rédaction de CONGONEWS vous introduit à la réunion de Kingakati : lisez les commentaires de chaque cadre de la MP et la conclusion de Joseph Kabila. (Ci-dessous l’intégralité le compte-rendu exclusif de la réunion de Kingakati).


Aubin Minaku, SG de la MP, a défini la qualité des participants à cette rencontre rangés en cinq catégories :
Les membres du Bu(1) reau Politique MP
Les 10 Présidents (2) des Groupes parlementaires MP. Sur les 14 groupes parlementaires au sein de l’Assemblée Nationale, 10 d’entre eux sont de la MP
L’Allié de la MP, le (3) PALU
Un représentant des (4) partis extra-parlementaires, Mr. André Atundu
Ceux qui chaque jour (5) défendent les points de vue de la Majorité dans la presse écrite et télévisée.
Aubin Minaku a dit qu’à la suite d’un récent débat, une instruction a été donnée par l’Autorité Morale afin que la MP puisse définir les éléments de langage en perspective soit des conférences de presse ou des interviews. Le SG de la MP a rappelé les 3 éléments qui fondent le discours de la MP : primo, la MP dispose du meilleur projet de société et doit rester au pouvoir. Secundo, des dispositions de la Constitution doivent être améliorées. Enfin tertio, pour tout changement fondamental, il convient de s’en référer au peuple congolais.
Pour le SG de la MP, des contrariétés ont été observées entre les membres de la MP. Il y a à la fois de la bonne foi mais également des petites contradictions. « Pour le débat, la parole va être donnée à quelques-uns qui veulent intervenir » a dit le SG Minaku.


Lambert Mende, Porte-Parole du Gouvernement, Président du CCU
« Je voudrais ici en m’adressant à Vous Excellence et aux membres du Bureau de la MP et aux Présidents des Groupes parlementaires insister sur la nécessité d’examiner le coût et le bénéfice pour atteindre notre objectif » a dit le Ministre Mende qui a insisté sur la notion des bénéfices qui appellent la prise en considération d’un coût. Pour lui, quand l’opposition et les partenaires évoquent la Démocratie pour fustiger la Majorité, la réponse de celle-ci doit reposer sur le recours au peuple congolais. « La Majorité doit s’assumer » a-t-il dit en affirmant « On doit se fixer un objectif de façon sereine en prenant en compte le rapport des forces internes ». Le porte-parole du Gouvernement a évoqué les « postures d’auto-valorisation de l’Opposition ». Bien qu’il ne soit pas facile de résister, pour Lambert Mende, il convient tout d’abord de consolider la capacité à imposer une Majorité. A cette fin, « On doit dégager une Majorité sociologique qui n’est pas seulement la Majorité Parlementaire ». Ensuite, « il faut gérer avec doigté le facteur temps en observant ce qui se passe ailleurs ». Enfin, il a rappelé quelques principes qui doivent permettre à la Majorité d’atteindre ses objectifs. Il s’agit de (1) la volonté d’aller jusqu’au bout en ayant recours à l’instinct de survie ou de conservation, (2) la combativité pour entrer dans la mêlée, (3) le tact dans la gestion rationnelle du temps, et (4) la sérénité qu’il faut garder en évitant les coups de gueule et l’énervement. Lambert Mende a exhorté la Majorité à « garder foi dans son projet car il n’y en a pas de meilleur et de s’assurer de la maîtrise du calendrier ». Et en conclusion, pour le ministre, « si des modifications profondes sont nécessaires, un homme politique digne de ce nom ne doit pas craindre la controverse ».


Modeste Bahati, Ministre du Travail, Président de l’AFDC
Le ministre Bahati a rappelé la nécessité de dresser une analyse des enjeux politiques dans le monde. « Quand on est pauvre, il est difficile d’avoir raison » a-t-il rappelé en affirmant que « Nous devons créer des richesses et attirer les grands de ce monde ». Par l’exploitation du pétrole, du gaz, de la forêt de manière premiers de modifier leur constitution. « Nous avons nos réalités et nos espoirs. A nous de les assumer » a-t-il dit en s’insurgeant à l’idée de savoir que lorsque des membres de la MP discutent entre eux, ce sont les journalistes qui arbitrent.
L’honorable Makiashi, Député, Secrétaire Permanent du PALU
Le Secrétaire permanent du PALU a rappelé que bien avant le PPRD, le PALU fut le premier parti à évoquer la révision de la Constitution. Déjà au sein du Parlement de transition, les 4 députés du PALU avaient rejeté la Constitution inspirée par l’étranger. Ils avaient été mis en minorité. Le PALU a donc accepté de faire partie des Institutions afin de réviser la Constitution pour qu’elle soit purement congolaise. « Qu’est-ce que nous révisons ? Pourquoi nous révisons ? Comment nous révisons ? », à ces questions le PALU demande que les options soient levées et que le Chef de l’Etat rencontre le chef de file du PALU.
Aubin Minaku, Président de l’Assemblée Nationale, SG de la MP
Le SG de la MP a rappelé que le Secrétariat général a insisté pour donner le cadre de la communication face à l’offensive de l’Opposition. « Il n’était pas question de lever une option politique » a-t-il dit en affirmant que « les éléments de langage ont été adoptés par le Bureau Politique ». En ce qui concerne l’article 220, « on gère ». Pour Aubin Minaku, il appartient au peuple congolais de se déterminer sur les questions ayant trait à la détention du pouvoir.
Joseph Kabila Kabange, Président de la République
Après avoir rappelé que la tradition consiste pour lui à recevoir députés et sénateurs avant la rentrée parlementaire et confirmé que tout avait déjà été dit, le Chef de l’Etat a donné la parole au Ministre de la Santé pour évoquer la situation en Equateur victime d’Ebola.
Reprenant la parole, Joseph Kabila a dit : « Aujourd’hui je suis content de la situation sécuritaire dans le pays. Il y a amélioration mis à part les cas de banditisme à Kinshasa. La bonne nouvelle, on a mis la main sur le commanditaire ». Evoquant la situation à l’Est, le Président Kabila de dire : « Après les défaites du M23 soutenus par leur allié le Rwanda, et des ADF/NALU, la situation est redevenue calme. Il reste les FDLR. L’option levée consiste à convaincre 1200 à 1400 hommes à déposer les armes et rentrer chez eux. L’option militaire est toujours sur la table. Il reste des groupuscules MaïMaï à l’Est, notamment au Nord Kivu et au Sud Kivu. Grosso Modo je suis content. Sur le plan de la communication au niveau de la Majorité il faut le faire savoir. Cela a toujours été notre point faible ».
Sur le plan politique, le Président Kabila poursuit : « à titre de rappel, on avait organisé des Concertations Nationales dans ce pays. J’aimerais vous confirmer que j’ai reçu les propositions de l’opposition en ce qui concerne la formation du gouvernement de Cohésion depuis une semaine, 10 jours ils m’ont remis la liste. Avant le 15 septembre, il faut qu’on ait un Gouvernement à pied d’oeuvre. C’était une promesse ferme et on est sur la bonne voie ». Pour le Chef de l’Etat, ce Gouvernement de Cohésion aura entre autres missions la mise en oeuvre des 600 résolutions des Concertations Nationales ainsi que d’autres réformes. Evoquant la composition de cette équipe, « L’idée est d’avoir au niveau de la Majorité de vrais combattants » a dit le Chef de l’Etat.
Quant aux autres questions, pour Joseph Kabila : « Tout a été dit ! ». Et le Chef de l’Etat de poursuivre : « J’aimerais vous rappeler ce que j’ai dit en mars. C’est le même message. On a encore 3 officielle, la RDCongo deviendra plus attractive. « Ceux qui nous critiquent se mettront à genoux devant nous pour recueillir une partie de la manne » a dit le ministre Bahati en rappelant qu’à l’époque, les capitalistes se sont tous bousculés au portillon de la Chine. Le ministre du Travail a évoqué le spectacle donné par le Congo voisin à travers « MbatayaMokolo » en fustigeant l’image qu’on veut donner de la RDCongo. Rappelant qu’une partie de l’opinion considère qu’on ne fait pas assez pour la satisfaction des besoins des populations, le ministre a insisté sur la réforme du Budget de l’Etat congolais. Il a appelé à ce que sur les 6 ou 7 milliards USD, 1 milliard soit mis à disposition des provinces en assurant une répartition pour chacune d’entre elles de 50 millions pour les routes, 30 millions pour l’eau et l’électricité, 10 millions pour l’Education et 10 millions pour la santé. Il a dit qu’on ne sent pas au niveau des provinces ne fut-ce qu’un milliard ! « Nous devons avoir comme alliée la population » a dit le ministre en insistant sur le fait que la Constitution a prévu son mode de révision. Selon lui, il y a des dispositions révisables et d’autres verrouillées. Le peuple seul peut déverrouiller. « Il faut s’occuper sérieusement de cette question » a-t-il dit en évoquant « un sérieux problème avec les services de sécurité ». Le ministre a insisté afin que des enquêtes soient faites pour jauger la population d’autant que la Majorité sera dans l’obligation de recourir au peuple. Ainsi, le seul avis des services ne suffit pas pour enquêter. Pour le Ministre, l’Autorité Morale doit dédoubler ses services qui se distinguent aujourd’hui dans le montage des dossiers. Enfin, M. Bahati a considéré qu’il faut se rappeler des dispositions pertinentes de la Charte de la MP. « Certaines initiatives énervent les dispositions de la Charte de la MP » a affirmé le ministre Bahati qui considère que la cohésion doit revenir au sein de la MP. « Les questions qui fâchent doivent trouver solution » a-t-il dit. En conclusion, le ministre Bahati a considéré qu’il faut des personnalités fortes et crédibles pour faire passer le message de la MP auprès de la population.


Hon. Bolengetenge, Président du Groupe Parlementaire MSR
«En abordant la lecture de l’actualité politique du pays, le MSR n’a pas la prétention de raconter un songe ou de parler d’une vérité révélée » a dit l’honorable Bolengetenge qui a précisé que le débat sur le problème de la révision constitutionnelle a commencé lors de la convocation des Concertations nationales.Le débat dure. « A ce stade, tant que le flou demeure, au niveau de l’opinion publique nous partons perdants » a affirmé le député MSR. Une large consultation a été organisée par le MSR qui est le parti du débat, de la consultation, de la concertation et du leadership collectif qui en sont les « règles d’or » a affirmé Bolengetenge. Le MSR a invité à Kinshasa les responsables des 26 fédérations pour lesquelles 22 d’entre elles avaient préalablement organisé leur convention respective. A ces 26 fédérations se sont jointes les ligues des femmes et des jeunes pour une consultation organisée à Kinshasa afin de trouver les éléments de réponses de la déclaration qui a été rendue publique le 12 août dernier. De cette consultation au sein du MSR, l’hon. Bolengetenge a dressé le constat suivant : Sur les 26 fédérations, 3 d’entre elles conseillent de modifier la Constitution ; 4 fédérations considèrent que le contexte est difficile et qu’il ne faut rien changer à la Constitution au risque de glisser vers les dispositions intangibles, et 19 fédérations appellent au respect de la Constitution, notamment son Titre VII. Ce qui est révisable peut être modifié et ce qui en est exclus ne peut être revu. « Forts de ces échanges, nous avons rendu publique notre déclaration du 12 août d’autant que le gouvernement avait annoncé le 9 juin la révision sans retenir l’article 220. A ce moment, aucune option n’a été retenue à ce jour ».a dit l’honorable Bolengetenge qui a rappelé au Chef del’Etat son discours du 23 octobre 2013 au cours duquel en ce qui concerne la gouvernance Joseph Kabila en avait appelé « au respect par tous de l’esprit et de la lettre de la Constitution telle que votée par le peuple en novembre 2005 ».Le gouvernement n’ayant pas évoqué la révision de l’article 220 dans son projet de loi et la MP ne s’étant pas réunie formellement, le MSR a conclu qu’aucune option n’avait été levée. Par ailleurs, le MSR a rappelé qu’en date du 20 mars dernier, l’Autorité Morale avait dit à la MP que ce débat était inutile. « Nous avons transmis notre position au Secrétaire Général de la MP. A notre compréhension, la Charte de la Majorité ne parle pas de consultation mais d’un débat » a rappelé l’honorable Bolengetenge. Quant à sa déclaration, « le MSR n’a pas à rougir des contradictions » affirme Bolengetenge car primo, « on a aidé notre famille politique en faisant accepter par l’opinion publique qu’il n’y a pas de raison de paniquer », secundo, «nous avons sorti le nom de l’Autorité Morale du champ de tir de l’opposition » et tertio, « on a permis à la MP de saisir le pouls de l’opinion publique. En ce qui concerne l’objectif de la MP, « on veut bien rester au pouvoir, mais il faut rester en phase avec la population et avec ceux qui sont au-delà de nos frontières » a affirmé le député du MSR qui poursuit : « Je suis fils de paysan, vous imaginez quelle est ma fierté de dîner à la même table que le Chef de l’Etat, le Président de l’Assemblée Nationale et le Premier Ministre, pour quelle raison aurais-je la moindre envie de perdre le pouvoir ? ». Pour Bolengetenge, ceux qui évoquent la révision constitutionnelle, en dépit des déclarations de bonne foi sont ceux qui pensent en réalité à l’article 220. « On a intérêt à clarifier notre position sur cela car le flou nous dessert » a affirmé Bolengetenge. Il a insisté en répétant qu’il faut « clarifier ce nous allons faire au peuple car on a besoin de l’adhésion de la population. Tant que nous demeurons dans le flou nous sommes perdants ». Pour le MSR, il faut conserver le pouvoir en respectant les engagements pris.


Banza Mukalay, Ministre des Sports, Président de l’ADCO
Pour le ministre Banza, il faut lutter pour la conservation démocratique du pouvoir. « Ce qui différencie n’est pas l’objectif mais l’approche » a-t-il dit. «Comment conserver le pouvoir au moindre coût ? Tout changement a un coût. On doit examiner la question avec responsabilité en prenant en compte l’avantage, le coût et le temps qui ne nous appartient pas » a affirme Baudouin Banza. « Je diverge avec le collègue Mende qui parle comme si nous étions dans un vase clos et que l’on peut décider seul » a poursuivi le ministre qui considère qu’il y a le temps d’écouter et celui d’aller réfléchir. Il a insisté en répétant que « nous ne sommes pas dans un vase clos ». « C’est un problème de rapport de forces » a-t-il dit en suggérant de parler avec les forces extérieures. En interpellant le Président Kabila, le ministre Banza dit : « Vous détenez certainement des informations que nous n’avons pas. Que faire ? Il faut éviter la politique d’affrontement avec les puissances. On peut jouer aux morts sans mourir. Vous avez assez de ressources. Vous avez traversé le 1+4. C’est un débat ouvert et on ne peut s’arrêter à un seul scénario. Pour le peuple, ce qui compte le plus c’est ce qu’il a à manger ». Le Ministre Banza a exhorté la Majorité à examiner l’impasse et à mesurer là où la Majorité en est.


Christophe Mboso Nkodia, Député, président du CRD
« La révision constitutionnelle est vitale pour la survie de la famille politique » a déclaré l’honorable Mboso. « Il est important qu’en tant que membre de la MP nous parlions tous le même langage et que devant l’opposition et le monde extérieur nous ayons le même discours » a-t-il dit. « Il reste encore 3 ans de mandat. Il est question de planifier car l’opposition souhaite le trouble. Elle veut nous voir échouer et on ne peut se le permettre. Il faut planifier, évaluer, envoyer des équipes sur terrain et organiser des réseaux à l’extérieur ». Il poursuit : « L’opposition cherche à nous chasser. Il faut résister et y aller méthodiquement avec une stratégie raffinée ». Le député Mboso en appelle à l’organisation d’une concertation interne au sein de la Majorité.


Kin-kiey Mulumba, Ministre des PTT, Président du PA
Le ministre Kin-kiey prend en considération deux aspects, à savoir le respect du droit et le jeu politique. « Je demande aux juristes de rendre possible ce qui paraît impossible » a-t-il dit en affirmant qu’en sa qualité de politologue, « en politique, rien ne résiste. Tout est jeu politique ». Prenant exemple sur le 32ème Président des Etats Unis, Franklin D. Roosevelt, le ministre Kin-kiey a affirmé que « âgé, malade, en fauteuil roulant, le Président Roosevelt a été élu à trois reprises. Il a conduit la deuxième guerre mondiale, affronté une crise économique majeure et affronté 13 millions de chômeurs. Avec l’appui de son parti, le Parti Démocrate, il a été élu à un quatrième mandat ». A sa mort, emporté par la maladie, le Président Truman lui a succédé. Depuis lors, les Etats-Unis ont adopté une disposition sur la limitation des mandats. Comme second exemple, le ministre Kin-kiey s’est appuyé sur l’Algérie. Lors des récentes élections présidentielles, on y a vu le Président Bouteflika aller voter en fauteuil roulant. Tryphon Kin-kiey de s’interroger : « Quelle est la situation e RDCongo ? Avons-nous un Président âgé, malade, en fauteuil roulant ? Avons-nous aujourd’hui un candidat autre. On ne peut le fabriquer en un an. Les élections c’est bientôt. Veut-on se préparer à perdre le pouvoir ? ». En évoquant le contexte particulier de la RD-Congo, Kin-kiey a dit que « si nous voulons gagner, nous sommes face à un combat. Il faut combattre et ne pas laisser le pays aux mensonges de l’opposition ». Le ministre des PTT a rappelé que dans ce monde de technologies tout est média. « Il y a la paix. La Ville n’a jamais été aussi calme » a-t-il affirmé en évoquant la diaspora qui est ignorée alors qu’elle maîtrise les nouvelles technologies. Le ministre Kin-kiey d’affirmer en s’adressant au Président Kabila : « Je sais ce que la France pense de vous, ce que les Etats Unis pensent de vous ».Prenant à témoin le Ministre Tshibanda, Kin-kiey ajoute : « On parle beaucoup de Mr. Feingold. Quand le Président est allé aux Etats-Unis il a trouvé un Américain vaincu, conquis par lui ». Evoquant à nouveau la diaspora, le ministre a dit qu’elle ignore les réalisations du Président Kabila. « Il faut organiser des charters pour qu’elle vienne voir les réalisations ». Enfin, le ministre Kin-kiey a rappelé l’importance du partenariat stratégique que les Etats Unis veulent nouer avec l’Afrique qui émerge avec des taux de croissance très forts. « Il nous faut être à l’écoute des Etats-Unis. On a encore 2,5 à 3 ans. C’est beaucoup et peu à la fois » a conclu le ministre.


Adolphe Lumanu, PPRD, Membre du Bureau Politique
« Le PPRD réitère ce qui a été dit par la déclaration lue lors du point de presse du Secrétaire Général » a affirmé l’honorable Lumanu qui range aux côtés du PPRD les partis de Mende, Bahati, Kin-kiey et Pius Muabilu. S’adressant au Chef de l’Etat, l’honorable Lumanu a dit : « Le PPRD c’est votre parti qui valorise l’intellectuel collectif ». En référence au discours du 23 octobre 2013 et à l’adresse du 20 mars 2014 au cours de laquelle le Président Kabila s’était interrogé : « Est-ce que nous avons déjà atteint le point de non retour ? », et qu’il avait rappelé qu’en 1960, il y avait une Constitution, en 1965 également, ainsi qu’en 1997, l’honorable Lumanu a pris à partie la Majorité en déclarant : « Que voulez-vous que le Chef de l’Etat vous dise de plus lorsqu’il s’adresse à sa Majorité ? ». Et de poursuivre : « Une société non conduite par son élite est trompée par des charlatans ». Pour l’honorable Lumanu, il y a suffisamment de contradictions et il faut conserver le pouvoir. Il a repris le concept de Constitution en rappelant l’héritage de la Grèce Antique. Le prof. Lumanu a rappelé que lors de la guerre du Péloponnèse, les Athéniens écrasés par Sparte ont à l’époque envisagé les ans. On doit travailler nuit et jour pour mériter la confiance de la population. Il faut éviter les distractions. Nous, la Majorité, on a l’obligation de produire des résultats et de les présenter le moment venu. L’opposition n’a pas cette obligation. Ils peuvent parler midi et soir, toute la semaine, ils n’ont pas de compte à rendre. On est tombé dans ce piège, et voilà !Au lieu de parler du nombre de kilomètres de routes construites, on fait des discours kilométriques sur la révision de la Constitution ! ». Le Chef de l’Etat de poursuivre : « J’avais attiré l’attention des députés et des sénateurs sur la souveraineté du pays qu’il faut sauvegarder à tout prix, y compris la prise de décision. Au fur et à mesure que le temps passe, j’ai l’impression qu’on attend quelque part quelqu’un qui doit nous donner une consigne. Parce qu’il y a un fonctionnaire de passage ici, tout le monde commence à paniquer. Je suis cette panique alors que c’est l’opposition qui devrait paniquer ! ».
« Ceux qui pensent que le Président de la République ne s’est pas prononcé, c’est faux, archi-faux ! J’ai tout dit ! » a affirmé Joseph Kabila. « Joseph Kabila poursuit : « Il y a ceux qui pensent qu’il faut un débat. Eh bien que voulez-vous ! Mais aussitôt que l’option est levée, il faut se ranger ! ». Pour le Chef de l’Etat, il y a trois démons qui doivent être maîtrisés au sein de la Majorité au risque de voir couler la maison MP, il s’agit primo des ambitions qui ne sont pas bien encadrées, secundo de l’indiscipline et tertio de l’hypocrisie et des coûts bas. « L’adversaire, il faut le chercher au-delà, en face de nous » a dit le Président. « Bientôt la MP aura 10 ans. Ce sera une bonne occasion de faire une évaluation du chemin parcouru pour se projeter dans l’avenir » a affirmé le Chef de l’Etat. « A un certain moment, j’étais un peu naïf pour croire que l’opposition était capable par un jeu démocratique d’amener le pays de l’avant » a-t-il dit en poursuivant « Mais réveillez-vous ! Je vois au sein de cette même opposition des gens avec le coeur rempli de haine qui cherchent la vengeance ! ». Pour Joseph Kabila, « La question de conserver le pouvoir ne se pose pas. C’est devenu une question de survie ! ». Et d’affirmer « On a encore besoin de stabilité dans ce pays. »
En interpellant la Majorité, le Président de dire : « Bref, je ne crois pas qu’un seul parti au sein de la MP peut gagner les élections. Par quelle magie ? Depuis 10 ans, nous avons toujours gagné ensemble parce que nous avons toujours été disciplinés. C’est ensemble qu’on saura comment franchir les autres obstacles ! ». Evoquant une émission récente sur RFI, le Président Kabila de dire : « J’ai entendu une émission au cours de laquelle quelqu’un a dit : « J’entrevois d’ici la fin de l’année la fin de la MP. Il n’y aura plus de MP en RD-Congo ». Je ne sais pas si cela est vrai. C’était quelqu’un de la Société Civile. »
Venant à la conclusion, le Président Kabila a dit qu’il était content de voir les membres de sa majorité à qui il a confirmé que « La MP c’est comme un bateau. Il y a toujours un capitaine pour le conduire quelle que soit la destination, de Kinshasa à Kisangani ! A un certain moment, si on est fatigué du capitaine… Eh bien à vous de voir si vous êtes fatigués du capitaine. Je vous fais confiance. A vous de me faire confiance. Quelle que soit la décision. A vous de me faire confiance ! ». Evoquant un message qu’il a reçu il y a trois jours qui lui rappelait une interview qu’il avait faite en 2006-2007 au cours de laquelle il avait affirmé que la Constitution était sacrée et que Monsieur Joseph Kabila n’était pas comme tous les autres Chefs d’Etat, ce dernier a reconnu que « il faut reconnaître que la RD-Congo n’est pas comme n’importe quel pays. Nous n’avons plus la même situation, le même contexte, il faut s’adapter. Je considère qu’on est engagé dans un vrai combat politique. Comme dans l’armée, il y a ceux qui ne peuvent pas aller au front parce qu’ils ont peur. Il y a les peureux qui ne veulent pas aller face à l’ennemi. Est-ce qu’on a le choix ? Soit on abandonne le combat et on est écrasé, soit on continue et on espère gagner ».
Dans un dernier mot, le Chef de l’Etat de dire : « A mes amis du MSR, je ne sais pas si vous êtes bien placés pour parler de ce parti le MSR. Moi je suis très bien placé pour en parler. Ce parti a été créé par moi et par feu professeur Samba Kaputo, enfin… Le temps passe, les hommes changent, que voulez-vous… A moi de poursuivre sur mon chemin ! ».

 

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28 août 2014

Droits de l’Homme : RD Congo, 171 violations enregistrées en juillet 2014


Au cours du mois de juillet 2014, le BCNUDH a enregistré 171 violations des droits de l‟homme sur le territoire de la RDC, ce qui représente une baisse par rapport au mois de juin 2014(228 violations).

Ce bilan a été livré, hier mercredi 27 août 2014 au cours du point de presse hebdomadaire de la Monusco par Abdoul Aziz Thioye, directeur adjoint du Bureau conjoint des Nations-Unies pour les droits de l‟homme (BCNUDH). En général, a-t-il souligné, le nombre de victimes qui ont résulté de ces violations a connu une baisse considérable au cours du mois de juillet 2014, passant de 619 victimes à 394, soit une baisse de 36%. A l‟instar des mois précédents, les provinces les plus touchées restent les provinces de l‟Est de la RDC, à savoir les provinces du Nord-Kivu (76 violations), orientale (35 violations) et du Sud-Kivu (16 violations). Toutefois, ces trois provinces ont connu une diminution du nombre de violation des droits de l‟homme par rapport au mois de juin 2014. En ce qui concerne les provinces de l‟ouest du pays, le BCNUDH a enregistré une légère diminution du nombre de violations des droits de l‟homme par rapport au mois de juin 2014, passant de 48 à 44 violations. Au cours du mois de juillet 2014, le BCNUDH et la section de protection de l‟enfant de la MONUSCO ont documenté 96 enfants du conflit. Les agents de l‟Etat à divers organismes de défense et de Sécurité auraient été responsables d‟environ 65 % du nombre total des violations des droits de l‟homme enregistrées par le BCNUDH en juillet 2014 Ce chiffre a toutefois connu une diminution par rapport au mois de juin 2014, passant de 130 à 111 violations. Cependant, le nombre de victimes de violations des droits de l‟homme enregistré au mois de juillet 2014 a connu une légère augmentation par rapport au mois de juin 2014, passant de 230 à 245 victimes. En particulier, les militaires des FARDC auraient été responsables de 35% du nombre total de violations des droits de l‟homme, alors que les agents de PNC auraient été responsables de 27% du nombre total de violations des droits de l‟homme documentées par le BCNUDH. Les militaires des FARDC et les agents de PNC restent aussi les principaux auteurs de violences sexuelles. En ce qui concerne les combattants des groupes armés, ils seraient responsables de 60 violations, soit 35 % du nombre total de violations des droits de l‟homme enregistrées au mois de juillet 2014 par le BCNUDH, ce qui représente une légère diminution par rapport au mois précédent (98 violations).
 
En juillet 2014, le BCNUDH a relevé cinq cas d‟atteintes aux droits de cinq défenseurs des droits de l‟homme et de quatre opposants politiques dans le pays, ce qui représente une diminution par rapport au mois juin 2014 qui avait totalisé sept cas d‟atteintes aux droits de sept défenseurs des droits de l‟homme, de trois journalistes et de 21 opposants politiques.
Tshieke Bukasa

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Révision constitutionnelle: une ONG dénonce la collecte obligatoire des signatures à Bukama

 

révision constitutionnelle en question

André Mbata Betukumesu Mangu, auteur du livre sur l’abolition de la peine de mort et le constitutionnalisme en Afrique, lu la constitution de la RDC lors de la présentation de son ouvrage le 11/10/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

La Ligue nationale paysanne des droits de l’homme (Linapedho) dénonce le caractère obligatoire de la campagne de collecte des signatures pour la révision de la constitution de la République, à Lwena, dans le territoire de Bukama (Katanga).

Lancée depuis trois jours, cette campagne est menée par des opérateurs politiques de cette contrée pour recueillir 100 000 signatures à déposer au bureau de l’Assemblée nationale.

Certains chefs locaux de Lwena ont été menacés pour avoir refusé d’accompagner cette démarche, selon l’ONG.

Les initiateurs de cette campagne pensent l’étendre dans d’autres collectivités de Bukama, dans la mesures où Lwena ne compte que 40 000 habitants.

«Quand on force quelqu’un à faire quelque chose sans son gré, c’est antidémocratique», a dénoncé un membre de l’ONG Linapedho, section de Lwena.

Le chef de cette cité, qui confirme la poursuite de cette campagne, ne reconnait cependant pas son caractère obligatoire. Il indique qu’aucune plainte n’a été déposée à son bureau en ce sens.

radiookapi.net

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De graves divergences persistent au sein de la Majorité

Xinhua


Les membres de la Majorité présidentielle congolaise (MP) se sont réunis lundi à Kingakati, la ferme du président Joseph Kabila, située à environ 54 km au sud- est de Kinshasa.

Ils auraient discuté des questions brûlantes de l'heure, notamment le calendrier électorale, la question de la révision de la Constitution et l'éventualité d'un gouvernement de cohésion nationale. A cette rencontre étaient présents les partisans de la révision de la Constitution et ceux qui y sont opposés. Dans le camp pro-révisionniste, on note le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), le Parti lubumbiste unifié (PALU), l'Alliance pour le développement et la République (ADR), et dans le camp antirévisionniste, il y a notamment le Mouvement social pour le renouveau (MSR), troisième force politique de la Majorité présidentielle. Selon des sources proches de la rencontre à Kingakati, les partisans des deux camps ne sont pas parvenus à accorder leurs violons. Chaque groupe cherchant à faire prévaloir ses thèses. Un membre du MSR a déclaré que son parti reste de marbre et maintien sa position contre la révision de la constitution.

Les membres du PPRD et ses alliés continuaient de soutenir que la révision de la Constitution, notamment l'article 220 était inévitable. Certains membres du PPRD et de certains partis ont même proposé l'exclusion de la majorité des partis refractaires à la révision constitutionnelle. L'article 220 de la Constitution de la RDC limite à deux les mandats du président de la République. Elu en 2006 et réélu en 2011, le président Joseph Kaibla ne devrait pas se présenter à la prochaine élection présidentielle conformément à la Consitution. Présent à ce débat fort agité, le président Joseph Kabila a gardé un calme olympien.
La réunion de Kingakati a donc révelé des profondes divisions au sein de la famille politique du chef de l'Etat. Les deux tendances semblent pour l'instant inconciliables. Des observateurs sont même d'avis que la Majorité présidentielle est au bord de l'éclatement à cause des divergences liées à la révision de la Constitution.

Les premières fissures au sein de la MP étaient apparues il y a deux semaines, lorsque le bureau politique du MSR a manifesté son intension de discuter des questions, dont la révision de la Constitution. Dans une déclaration, le MSR avait indiqué que le président Joseph Kabila n'avait mandaté personne pour parler en son nom concernant la révision de la Constitution. Le MSR avait demandé à la Majorité présidentielle d'initier un débat sur cette question au lieu de prendre le devant en soutenant que le président de la République était favorable à la révision de la Constitution. La déclaration du MSR a provoqué des protestations au sein de la Majorité, dont certains membres sont montés au créneau, indiquant qu'elle n'est pas conforme à la ligne de la Majorité.

 

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De la 3me à la 4me République : Le PPRD n’a pas retenu les leçons du MPR

pprdBoshab

 
Portée par le PPRD (Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie), la Majorité Présidentielle a résolument choisi le passage en force pour non pas déverrouiller les articles intangibles de la Constitution actuellement en vigueur mais plutôt doter le pays d’une nouvelle Constitution.

La démarche a pour enjeu majeur la conservation du pouvoir.
Dans un Etat réellement démocratique, l’unanimisme est impossible dans ta lecture des questions d’intérêt national.
 
Par conséquent, ceux des Congolais qui estiment que l’actuelle Constitution est devenue caduque, car ayant pour fondement les réalités de la période trouble de 1998 à 2003, n’auraient pas tort d’exiger son « actualisation». Ce qui fausse les données du problème, c’est le refus de reconnaître à ceux qui sont contre toute révision constitutionnelle le droit de s’exprimer publiquement.
 
Comme à l’époque du MPR/Parti-Etat, les tenants de la liquidation de la Constitution du 18 février 2006 au profit d’un nouveau texte constitutionnel qui permettrait au Président de la République en exercice d’aller au-delà de deux mandats, donnent l’impression de bénéficier d’une adhésion massive de la population. Sourds à la grogne de la « majorité silencieuse », comme leurs prédécesseurs de la Seconde République, ils ne jurent que par une victoire écrasante dans les urnes en perspective du référendum à venir.
L’histoire récente du pays nous renseigne pourtant que ceux qui entêtaient feu, le Maréchal Mobutu à ne pas écouter les vrais messages du Zaïre profond concernant la misère noire, le chômage, la corruption, la justice à la tête du client, le pillage des richesses nationales par une minorité de dignitaires du MPR étaient totalement coupés du peuple. Pendant qu’ils lui faisaient croire, à partir des images tronquées des rassemblements populaires auxquels ne participaient que des militants mobilisés à coups de billets de banque, que la popularité du « Président- Fondateur » était au top, c’était plutôt sa descente aux enfers dans l’opinion intérieure.
Il avait fallu les « consultations populaires », dans le courant de l’année 1989, sanctionnées par un flot de mémorandums exigeant sa démission et la « mort » de son MPR/Parti-Etat, pour que le pauvre Maréchal du Zaïre se rende compte à quel point il était haï par son peuple. Le 24 avril 1990, lorsqu’il avait décidé de « prendre congé du MPR » à partir de la Cité historique de N’Sele, il était surpris par l’explosion populaire qui avait accueilli, à Kinshasa comme aux quatre coins du pays, la fin du monopartisme.
Déserté par tous ceux qui prétendaient être des « Mobutistes » convaincants et convaincus, après s’être scandaleusement enrichi, le MPR, devenu « Fait privé, n’était plus que l’ombre de lui-même, avant d’être ramassé par quelques opportunistes qui avaient tenté, tant bien que mal, de le faire revivre jusqu’au coup de butoir de l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour. la Libération du Congo), le 17 mai 1997. Pour avoir longtemps fait confiance à des collaborateurs qui le gavaient de mensonges sur le « mariage Mobutu-Peuple », le « Président- Fondateur » avait vécu comme un homme seul de 1990 à 1997, d’abord dans son bateau qui mouillait paresseusement l’encre à la hauteur de N’Sele, ensuite à Gbadolite et enfin à Kawele, dans le fin fond du Nord-Oubangui.
 
Leçons non retenues
Au regard des propos que tiennent ceux qui prétendent être des « Kabilistes » devant l’Eternel et des comportements qu’ils affichent, l’on a le net sentiment qu’ils n’ont pas retenu les leçons du MPR. Comme le défunt parti unique, le PPRD entretient l’illusion de la popularité dans un Congo où la grogne populaire vend grandissante à cause d’une situation sociale catastrophique pour les gagne-petit, où les citoyens ont soif de liberté de parole, où l’exigence de la transparence dans le processus électoral est largement partagée dans l’opinion publique.
 
Le mépris de l’avis du grand nombre dans l’approche des questions engageant l’avenir de la Nation ne fait qu’accroitre les frustrations chez des millions de concitoyens soucieux de voir leurs opinions être prises en compte.
Voir les mêmes acteurs politiques se partager continuellement les postes de responsabilités et les richesses nationales, dans un environnement institutionnel qui s’apparente à la prise en otage du pays par un petit groupe de privilégiés, n’est pas de nature à favoriser la cohésion nationale. La fracture sociale entre la classe dirigeante et les masses laborieuses est si profonde que le décor d’une implosion populaire semble solidement planté. Les dignitaires du PPRD lisent-ils les signes du temps pour comprendre à quel point les populations congolaises commencent à juger sévèrement les bilans de leur gestion des affaires publiques?
 
Le véritable enjeu du refus d’une quelconque révision constitutionnel se situe à ce niveau-là. Car, 17 ans après la fin de la dictature de Mobutu, la « majorité silencieuse » a le sentiment d’avoir été embarquée dans une nouvelle aventure de prédation des biens collectifs et de bradage de la démocratie.
Kimp

Posté par lumbamba à 14:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]