31 juillet 2014

Pendant que leurs collègues vont haranguer à N’djili : Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe et Martin Fayulu chez Obama

 
Le lundi 4 août, l’opposition compte parler d’une seule et même voix sur  l’avenir politique de Joseph Kabila.  Prévu du 5 au 6 août courant, il va se tenir un sommet afro-américain. Parallèlement à cette rencontre, il sera organisé une réunion convoquée par le Congrès américain du 4 au 6 août à l’intention des personnalités de la société africaine. Une délégation des forces vives de la RDC ne manquera pas de faire le déplacement de Washington, la capitale fédérale des Etats-Unis, qui servira de cadre à ces manifestations.
 
C’est dans ce cadre que des sources crédibles annoncent le déplacement de Félix Tshilombo Tshisekedi, secrétaire national en charge des Relations extérieures pour le compte de l’UDPS, du président de l’UNC Vital Kamerhe et du N° 1 de l’Ecidé Martin Fayulu, en direction du pays de l’Oncle Sam. Ces 3 membres de la coalition de l’opposition mise dernièrement sur pied répondent à l’invitation du président américain qui a prévu un sommet afro-américain avec des chefs d’Etats africains. La rencontre avec Obama est programmée le 4 Août. Le même jour, les membres de la coalition des Forces politiques et sociales restés à Kinshasa ont programmé un meeting à la place Sainte Thérèse dans la commune de N’djili au cours duquel il sera réaffirmé leur opposition contre la révision constitutionnelle, visiblement soutenue par la Majorité présidentielle qui ne s’en cache plus.
 
Depuis la semaine passée, les ténors de la MP ont pris d’assaut divers médias pour défendre la modification de la loi fondamentale, chacun y va avec ses arguments selon son auditoire qu’il veut séduire en empruntant même des faussetés. La campagne amorcée à la veille de différentes réunions sur les réalités africaines à Washington n’est pas gratuite pour bien montrer à l’opinion officielle américaine la position de l’entourage de Joseph Kabila dans le but de le voir rempiler. Jusque là, il faut s’en tenir à la déclaration publique de l’autorité morale de la MP, relayée par le porte-parole du gouvernement peu après une réunion à Kingakati, selon laquelle leur chef allait respecter la constitution. Aujourd’hui, le brun trust de la majorité est en train de donner un autre contenu au respect de la loi fondamentale qui peut passer, d’après le plus grand défenseur de la révision devant l’Eternel en dépit des critiques acerbes de ses collègues professeures d’université, par la modification de la constitution.
 
Le débat autour de la révision constitutionnelle s’amplifie à quelques jours du 2 Août qui rappelle la guerre d’agression lancée en 1998 par certains congolais avec l’appui des Rwandais et des Ougandais. Les conséquences néfastes entrainées par cette mini guerre africaine compte tenu de la présence des forces armées étrangères impliquées, doivent chaque fois interpeller les Congolais à privilégier les intérêts collectifs en éloignant les frustrations et autres déconsidérations de la dignité humaine.
KERK

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Kaniki recrute le pourri Lisanga


Jean-Pierre Lisanga Bonganga, c’est tout ce qu’il y a de pourri dans la classe politique. Tous le savent, sauf le sénateur François Kaniki, le propre frère du cardinal Laurent Monsengwo Pasinya,

qui a jeté le dévolu sur cet énergumène sans foi ni loi pour s’attaquer à l’image de “CONGONEWS”. Via une conférence de presse réunie le 30 juillet, Lisanga s’en est pris vivement au bihebdomadaire à propos de l’article sur les dessous des cartes entre Monsengwo et le régime. Où est-ce que ce sans-le-sou qui fait la manche dans tous les salons politiques a trouvé les moyens pour assurer la logistique, la location de la salle et le reste qui va avec le coupage? Qui avait intérêt à financer? Si ce n’est pas le sénateur, c’est donc son frangin.
Ses attaques, le troubadour Lisanga les a faites au nom de son parti avec une dénomination chrétienne. Un parti chrétien qui n’a de chrétien que de nom au regard des moeurs déréglées de son leader connues presque de tous dans les milieux politiques. Pauvre Lisanga qui n’a même pas de diplôme. Si bien que lorsque le moment est venu de présenter son cv dans la perspective de la mise en place du gouvernement de cohésion nationale, il s’est mis à expliquer à Léon Kengo wa Dondo qu’il lui fallait du temps pour faire venir son diplôme de l’université de Kisangani. Déjà qu’il parle une langue proche du français plutôt que le français à proprement parler. Pourquoi d’ailleurs redire son profil puisque c’est ce qu’il faut pour ne pas s’élever au delà des basses et sales besognes en contrepartie de quelques mies de pain. Qui dans la presse ne connaît pas la légerté de l’homme? Qui ne l’a pas vu se disputer avec les journalistes pour avoir rogné sur le “coupage” après l’avoir reçu de ceux qui lui ont mis des choses à dire dans la bouche? Qui n’a pas reçu son appel à chaque fois qu’il a un deuil dans sa famille? C’est l’occasion pour lui de frapper à toutes les portes pour “rentabiliser”. Combien a-t-il perçu auprès de Kaniki? Mille, deux mille dollars? Généralement, il n’est pas cher payé. Maintenant qu’il est sans revenu -pas réélu à l’Assemblée nationale- c’est pire.
Ses proches disent qu’il gratte même le fond de la marmite au riz calcinée. Bien dommage pour Kaniki d’être descendu si bas pour aller chercher un porte-parole dans la crasse. Dire que ceux qui se ressemblent s’assemblent.

 

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JOSEPH KABILA EST UN VÉRITABLE DRAME POUR LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU Congo ex-ZAÏRE.

VOICI COMMENT.

Le tribun socialiste Français, Jean-Jaurès, dont c’est le centième anniversaire de la mort ce jeudi 31 août 2.14 léguait à l’humanité pour la prospérité, cette phrase célèbre : « La Nation est le BIEN de celui qui n’en a pas ».

Chers lecteurs de « Questions d’Afrique et d’Ailleurs »,
Cette phrase, toujours d’actualité à jamais se doit de s’inviter au débat politique en RDC ; débat de dénonciation auquel se devrait de participer toute personne qui, par devoir et amour de son Pays, participer très activement car, comme disait, cet autre tribun, Noir Américain, Martin Luther KING, « Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui ».

Ainsi, force est de dire, crier, dénoncer la privatisation de l’Etat Congolais par Monsieur Kabila qui s’agite comme un Lion en cage pour se maintenir, mordicus, au pouvoir à Kinshasa avec l’appui de, nous ne le dirons jamais assez, certains fils égarés de la République Démocratique du Congo.

POURQUOI ?

Parce que Joseph qui est apatride en RDC croit que la République Démocratique du Congo est son pays, son bien, sa chose qui lui est tombée comme marrée en carême. Kabila se trompe et croit que la République Démocratique du Congo est sa Nation et pourtant, tout ce à quoi, il peut prétendre, c’est la naturalisation par les liens du mariage avec une Congolaise qu’il est en train de tuer et qui lui a donné deux enfants.

Pour ce faire, l’homme, non seulement a tenté en vain d’amorcer un processus de la modification de la Constitution via l’amendement de son article 220(gesticulation vouée à l’échec) mais aussi et, Pire, multiplie les actes d’inversion de culpabilité comme gage de sa bonne volonté, ce qui est curieux.

C’est dans cet ordre d’idées que l’homme vient de limoger l’Administrateur Directeur Général de la Gécamines, Ahmed Kalej NKAND qu’il vient de placer en résidence surveillée et qu’il s’apprête à faire venir, mano militari à Kinshasa soi-disant pour manquement graves.

QUE S’EST-IL PASSE ?

En effet, de nos sources proches de services des renseignements(ANR), l’ADG de la Gécamines a en effet manqué de façon attentatoire à ses devoirs et obligations en annulant, par sa signature, une fraude de plus de 180 millions de dollars Américains mise en place par le Président Kabila avec la complicité de sa sœur jumelle ainsi que d’autres complices dont l’horrible KIUNGU wa KUMANZA.

Le péché mortel de Ahmed Kalej NKAND était de découvrir que les matériels d’extractions des cuivres commandés aux USA et en SUISSE dont des nouvelles machines de haute technologie destinés à améliorer les performance de la Société minière et pour lesquels, le coût d’achat s’élevait à 180.000 millions de dollars, étaient remplacés par ceux d’occasion, de seconde mains en provenance de la Russie pour l’équivalent de 4 millions de dollars sans qu’il n’ait su le pourquoi, par qui et comment alors qu’il a été désigné pour moderniser la Gécamines.
Sans poser la question à quiconque, l’ADG utilisa ses prérogatives et annula cette vente de matériels d’occasion.

Informé de la situation, Kabila piqua un coût de colère et ordonna l’arrestation immédiate de Ahmed Kalej pour manquement grave avec imputation de détournement des fonds.

Courageux, Ahmed Kalej NKAND qui a appris que sa tête était mise à prix et qu’il allait être arrêté a pris soin d’informer ses collaborateurs immédiats à qui, il a demandé de prendre leurs dispositions pendant que lui, attendait, dans son bureau le plus sereinement du monde, l’équipe de la police militaire dépêchée de Kinshasa pour le mettre aux arrêts. 
Voilà ce qui a fait que certains de ses proches se sont volatilisés, ce qui a rendu fou furieux le chef de l’Etat RDCongolais.

Lors de son arrestation, la personne qui le menottait lui dira, en Swhahili ; « Unafanya nini apa ? Una juwa kama mwenye intchi anakutafuta na we unaïkala ! Ju ya nini, uliaribu mipango yake » Kazi yako. »
Traduction : 

« Que fais-tu ici ? Tu savais que tu es recherché par le chef et, tu reste assis. Pourquoi, as-tu fait le contraire de ce qui a été décidé ? C’est ton problème »

Chers lecteurs, c’est ce qui s’est passé.
Car, à quelques jours du sommet USA-Afrique, Kabila qui rechigne à se rendre dans la capitale Fédérale et qui doit y aller contraint et forcé, sait qu’il y est attendu à cause de la mégestion, de ses velléités dictatoriales, de son enrichissement sans cause, de la vente d’Uranium, de plusieurs détentions des prisonniers politiques et bien-sur de récentes révélations de ses 17 milliards de dollars et des biens immobiliers qu’il détient dans plusieurs pays arabes.

Voila pourquoi, les irréductibles du PPRD sont divisés sur l’opportunité du voyage de Monsieur Kabila craignant, pour leur Raïs, la honte à la face du monde devant une Presse Américaine qui l’y attend de deux pieds.
La question que les Rdcongolais sont en légitimité de se poser est de savoir pourquoi, les Caciques du PPRD dont le pauvre Boshab, un juriste constitutionnaliste bien formé et qui s’est dilué dans la masse des voleurs qu’il est devenu lui-même, hier, très fiers comme Artaban d’avoir fraudé et triché aux élections pour permettre à Kabila de diriger la grande République Démocratique du Congo par défi, aujourd’hui , pourquoi redoutent-ils le voyage des Etats-Unis à leur chef et craignent-ils de quitter le pouvoir qu’ils n’ont fait qu’usurper ?

Oui, chers amis, Kabila EST UN VÉRITABLE DRAME POUR LA RDC ET SA PAGE EST EN TRAIN D’ETRE TOURNÉE.

Le président Congolais et ses SERFS ont une Paranoïa sécuritaire qui frise l’hystérie à l’idée de perdre le pouvoir et, comme pour le peuple Congolais, la patience est aussi pareille au respect, Kabila a cru pouvoir intimider les congolais indéfiniment et pourtant, à l’image des augustes propos de PROST dans son livre intitulé : « Les règles de vie », pour la congolaise et le congolais de l’Ex-Zaïre, quelque chose qu’on a l’habitude de voir, on ne la voit plus à force.

C’est ce qui fait que les Congolais ne voient plus Kabila.
Dans cette livraison de ce jour, notre rédaction a tenu à vous faire visionner cette petite vidéo d’un digne fils d’Afrique en la personne de BONI YAYI, président de la république Sœur du Bénin qui, sans circonlocutions ni détours ou ambages, fait l’honneur de la démocratie en déclarant à la face du monde, son attachement aux valeurs démocratiques, son respect à la loi fondamentale de son Pays et sa déférence envers son peuple.

C’est une déclaration qui se passe de tout commentaire tant, l’homme respire le respect et la dignité.

Qu’en est-il du président Congolais, Sieur Kabila et, qu’est-ce qui sépare les deux hommes de loin incomparables ?

Nous avons trouvé deux différences.

La première est que BONI YAYI a vu l’école, ce qui n’est pas le cas pour Kabila.

La deuxième, le président Béninois n’a jamais chaussé les bottes de caoutchouc, ce qui fut le cas de Kabila. 

L’administration.
Willy Delors ONGENDA.
« WL »

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Un meeting de l’opposition radicale annoncé pour lundi à Kinshasa (KINSHASA)-


L’Udps d’Etienne Tshisekedi, l’Unc de Vital Kamerhe et l’Ecidé de Martin Fayulu ont programmé un grand rassemblement populaire lundi à la place Sainte Thérèse à Ndjili. Les leaders de ces trois politiques vont appeler la population à barrer la route aux fauteurs des troubles qui veulent changer la constitution.

‘‘ Nous voulons que Mr Kabila quitte le pouvoir parce qu’il n’a rien fait depuis 15 ans ’’, a expliqué un proche de Martin Fayulu. Après l’opération touches pas à mon 220, les opposants anti-concertations veulent mobiliser la population pour contraindre le chef de l’état actuel à abandonner son trône. Le gouvernement provincial a été informé officiellement de ce meeting mais Kimbuta n’a jusque-là pipé mot, indique l’opposant Martin Mukonkole, le leader du Front des démocrates congolais pour le développement.

Les opposants ont promis de s’en passer de leur autorisation d’autant plus que la constitution parle d’information et non d’autorisation. Selon Martin Mukonkole, il s’agira, au cours de ce rassemblement, d’expliquer à la population  les conséquences néfastes du referendum constitutionnel annoncé par la majorité. ‘‘Nous avons commencé ici et nous irons en province pour sensibiliser la population. On risque de réduire son choix’’, a-t-il prévenu. L’opposition radicale s’indigne que le régime Kabila s’attèle à exploiter l’article 218 pour déverrouiller l’article 220 de la constitution pour briser la cohésion nationale.

 

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En marge du Sommet USA-Afrique Le Prof André Mbata s’adresse à Obama via une lettre ouverte

mbataKab


L'un de meilleurs constitutionnalistes et intellectuels africains résolument engagés à la cause de son peuple, Professeur des universités, auteur de plusieurs ouvrages dont deux sur Barack Obama et le plus récent sur Nelson Mandela, «Hommages à Nelson Mandela.

Leçons de leadership pour les dirigeants africains et du monde présents et à venir», André Mbata n’en est pas à sa première lettre ouverte aux dirigeants du monde.
En 2009, quelques mois après le discours scandaleux prononcé par Nicolas Sarkozy à Dakar où il déniait l’historicité aux peuples d’Afrique, il l’accueillait à Kinshasa avec «Bienvenue à Kinshasa Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République française, mais Kinshasa n’est pas Dakar».
Au mois de septembre 2013, trois mois après avoir descendu en feu et en flammes son collègue Evariste Boshab, Secrétaire général du PPRD et auteur de «Entre la révision constitutionnelle et l’inanition de la Nation» qui était aussitôt entré dans la clandestinité scientifique avant de réapparaitre mardi 29 août 2014 dernier tout aussi dépourvu d’arguments qu’il y a une année, le prof André Mbata s’adressait à Joseph Kabila pour lui demander de ne pas écouter ses nombreux «tambourinaires» qui tels des flatteurs dans Le corbeau et le renard vivent au dépens de celui qui les écoute, de comprendre qu’il y a une vie après la présidence et de respecter scrupuleusement son serment en se retirant du pouvoir en 2016 conformément à l’article 220 de la Constitution. A moins d’une semaine de la tenue du sommet Etats-Unis d’Amérique–Afrique, alors qu’on le croyait abattu, l’universitaire congolais que le régime de Kinshasa tente d’intimider, d’arrêter et d’envoyer en exil revient à la charge avec cette nouvelle lettre ouverte au chef de l’Etat le plus puissant de la planète pour lui demander de ne pas sacrifier sur l’autel des intérêts nationaux et égoïstes américains les valeurs pour les quelles il s’était battu et d’inviter les dirigeants africains à s’inscrire à l’école de la bonne gouvernance, du respect des droits humains, de l’Etat de droit et de la constitution au moment où certains d’entre-eux ont décidé de larguer plusieurs de leurs thuriféraires qui inventent des théories pour chercher à leur donner une
«présidence à vie» et se cramponner au pouvoir en violation de la Constitution.
(Ci-dessous, inextenso, la version française de cette lettre rédigée en anglais et envoyée à Barack Obama sous couvert des Ambassadeurs américains respectivement accrédités à Kinshasa et à Pretoria).
Monsieur le Président,
Je voudrais d’abord vous saluer pour votre initiative d’inviter les dirigeants africains à un sommet qui intervient pratiquement six ans après votre élection à la présidence américaine le 4 aout 2008. Même si nous ne nous sommes pas encore rencontrés personnellement, je me réjouis du fait que nous nous connaissons.
Chef de l’Etat le plus puissant et le mieux informé de la planète mis au courant même quand certains de nos dirigeants assassinent certains de leurs opposants et amassent des milliards de dollars qu’ils croient cacher dans les Iles vierges, je suis sans doute l’un des universitaires africains que vous connaissez le mieux parce que je suis le seul à vous avoir consacré un livre en français et un autre en anglais dont une copie doit vous avoir été transmise par votre Ambassadeur à Pretoria, en Afrique du Sud.
Monsieur le Président, à deux ans de la fin de votre second mandat, plusieurs peuples du monde qui avaient placé beaucoup d’espoir dans l’avènement d’un nouvel ordre international plus juste et plus équitable ont vite fait de déchanter. J’ai formulé de nombreuses critiques contre le «Washington consensus» et la politique étrangère et sur toute la politique africaine des Etats-Unis sous votre présidence. Ces critiques contenues dans un article publié récemment dans Afrique Développement, la plus respectable revue africaine des sciences sociales qui est publiée par le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique(CODESRIA) vous sont parvenues et je n’ai pas besoin de m’y étendre dans cette urgente lettre qui a plutôt un autre objet et se rapporte aux attentes des peuples d’Afrique qui avaient eu l’audace d’espérer en un changement de politique africaine des Etats-Unis sous votre Administration et se tournent cette semaine vers vous au moment où vous recevez leurs dirigeants dont le plus grand nombre gouvernent par défi et en toute illégitimité.
Monsieur le Président, même si vous avez refusé de donner des audiences individuelles, vous allez néanmoins serrer la main à certains des dirigeants les plus corrompus et les plus sanguinaires de la planète. Vous serez amené à sourire et à rire avec des dirigeants qui ne sourient jamais à leurs peuples. Vous donnerez à manger aux dirigeants qui en privent à la majorité de leurs peuples. Vous discuterez avec plusieurs dirigeants malhonnêtes qui ont fait main basse sur les richesses de leurs pays, ceux qui n’hésitent pas d’amasser des milliards et privatisent leurs pays. Vous échangerez amicalement avec des dirigeants qui privent leurs peuples de leurs droits, y 0compris le droit fondamental de circuler et de se chausser librement comme c’est présentement le cas dans la ville de Kinshasa en RDC.
Lors de vos hommages à Nelson Mandela au Stade de Soweto le 7 décembre 2013, vous déclariez à son sujet: «Il n’était pas un monument fait de marbre…Il y a beaucoup de leaders qui se disent solidaires de la lutte pour la liberté de Madiba mais ne tolèrent pas l’opposition de leurs propres peuples…Aujourd’hui, il est parti et nous avons perdu l’un des êtres humains les plus influents, les plus courageux et les plus profondément bons sur terre…Par son engagement à transférer le pouvoir et à se réconcilier avec ceux qui l’avaient jeté en prison, il avait montré l’exemple de ce à quoi l’humanité aspire que ce soit dans la vie des nations ou dans nos propres vies personnelles… Aussi longtemps que je vivrai, je continuerai d’apprendre de Nelson Mandela».
Soyez assuré, Monsieur le Président, qu’en convoquant le sommet, vous allez rencontrer des dirigeants africains qui sont comme des «monuments faits de marbre». Certains n’ont aucun sens d’humour et apparaissent comme des
«robots» sans coeur. Vous rencontrerez des dirigeants qui avaient fait comme vous le voyage de Johannesburg pour rendre hommage à Madiba et se montrer solidaires de sa lutte pour la liberté alors qu’ils ne tolèrent pas la moindre opposition dans leurs pays. A la place de Mandela, vous donnerez la main à certains des hommes les plus profondément mauvais sur terre. Vous vous ferez photographier avec des hommes qui s’accrochent au pouvoir et essaient de transformer leurs pays en «monarchies présidentielles» où ils s’éternisent au pouvoir. Si vous devez continuer d’apprendre de Nelson Mandela tant que vous vivrez comme vous l’aviez annoncé, environ deux semaines après la célébration de la Journée internationale Nelson Mandela, qu’allez-vous dire à ces dirigeants dont la plupart sont illégitimes, assoiffés de pouvoir, et corrompus ?
Monsieur le Président, à deux ans de la fin de votre mandat, vous avez l’occasion de vous réconcilier avec l’Histoire et les peuples d’Afrique en adoptant un langage franc et direct lorsque vous vous adressez aux dirigeants africains, spécialement à ceux dont le mandat arrive à son terme et qui s’adonnent déjà à toutes sortes de manoeuvres diaboliques pour se maintenir au pouvoir ou retarder la tenue des élections libres et crédibles et démocratiques dans leurs pays en s’offrant parfois les services de certains juristes et constitutionnalistes décervelés qui comptent parmi les plus piètres de la planète malgré la détention des diplômes qui devraient leur être retirés pour incompétence notoire et vagabondage intellectuel.
Le message du Chef de l’Administration américaine lors du Sommet ne saurait être moins direct et moins dur que celui de ses envoyés spéciaux. Dans la région des Grands Lacs, plusieurs ont apprécié le discours de votre envoyé spécial, le Sénateur Russ Feingold et celui du Secrétaire d’Etat John Kerry qui lors de sa récente visite en RDC demandait à Mr Joseph Kabila de respecter la Constitution en se retirant du pouvoir en 2016 après ses 15 ans de règne tout en lui disant qu’il était encore jeune et pouvait encore servir son pays ailleurs qu’à la présidence.
Monsieur le Président, je suis heureux que la CIA et d’autres services compétents américains vous aient depuis longtemps informé de mon combat pour la consolidation du constitutionnalisme et de la démocratie sur le continent. Comme vous le savez bien, je n’ai donc pas attendu la visite de vos envoyés spéciaux pour donner un tel conseil au dirigeant congolais et à certains de ses collègues souffrant du même syndrome de déficience immunodémocratique acquis (SIDA) qui les pousse à rechercher une présidence à vie dans des régimes théoriquement républicains mais où des dirigeants se comportent comme des monarques. Après avoir contribué à faire cesser l’agression de mon pays par le Rwanda voisin dont le régime avait été longtemps soutenu dans cette entreprise criminelle par l’Administration américaine et plusieurs multinationales occidentales, je me réjouis que vous ayez réalisé qu’il vous faut entrer dans l’Histoire comme le dirigeant américain qui aura fait quelque chose pour résoudre les problèmes de l’Afrique qui sont essentiellement ceux de manque de leadership, de sous- développement, de mauvaise gouvernance politique et économique, de la corruption des dirigeants, des violations régulières et massives des droits de l’homme, de l’institution des fraudes électorales ainsi que de l’irrespect de la Constitution et de l’Etat de droit. Je voudrais vous entendre dire clairement aux dirigeants africains qu’ils doivent respecter les Constitutions de leurs pays comme vous le faites si bien aux USA. Ils doivent se retirer calmement du pouvoir à la fin de leur mandat car il y a une vie après la présidence. Ce message devra être adressé à tous les dirigeants africains. Etant donné que plusieurs dirigeants africains ont réussi à se doter des ministères de l’information et des télécommunications qui excellent dans la désinformation et le mensonge, votre message devra sonner clairement dans les oreilles de ceux qui ont délié comme des chiens enragés des «communicateurs» et autres thuriféraires.
Dans un pays comme la RDC, ces derniers qui sont parfois doublés de charlatans intellectuels n’ont pas hésité de menacer leurs peuples d’«inanition» ou de mort subite si jamais les constituions n’étaient pas révisées ou même balayées pour permettre à leurs chefs de continuer de régner ou même de régner pour toujours au motif qu’ils seraient nés pour le faire comme le prétendaient les conseillers de SAM dans les Termitières de la savane de Chinua Achebe que vous aviez lu pendant vos études de droit à l’Université de Harvard. J’espère que la Maison blanche déploiera comme toujours ses meilleurs interprètes pour votre message qui devra sonner clairement dans les oreilles de vos hôtes, spécialement les Présidents Pierre Nkurunziza du Burundi, Blaise Compaoré du Burkina Faso, Denis Sassou Nguesso du Congo,Teodoro Obiang Nguemade Guinée équatoriale, Ellen Johnson Sirleaf du Libéria, Armando Guebuza de Mozambique, Joseph Kabila de la RDC, Paul Kagame du Rwanda, Jakaya Kikwete de Tanzanie et Yayi Boni du Bénin dont les mandats arrivent d’ici 2017et devraient logiquement quitter calmement le pouvoir au lieu de tenter de s’y maintenir en violation des Constitutions de leurs pays. A la veille de la fin des mandats de plusieurs présidents en exercice et de nouvelles élections, les textes constitutionnels souvent adoptés par référendum populaires ont banalisés ou balayés pour permettre aux dirigeants de rester au pouvoir. Plusieurs de ces dirigeants qui se présenteront la semaine prochaine à Washington comme des agneaux mais qui sont en réalité des loups dans leurs pays ont déjà mis leurs partis et tambourinaires en éveil pour se pérenniser au pouvoir. Heureusement pour l’Afrique, certains Présidents n’ont pas attendu le Sommet de Washington pour se prononcer et démontrer que le respect des dispositions constitutionnelles sur le nombre de mandats présidentiels n’est pas seulement une réalité américaine, elle est aussi africaine. C’est le cas du Président Yayi Boni qui vient d’annoncer qu’il respectera la constitution de son pays qui lui interdit un troisième mandat et prendra sa retraite en 2016 après avoir adressé un message de remerciements au peuple béninois. C’est aussi le cas du Président Guebuza de Mozambique qui se retirera parce que le FRELIMO a déjà désigné Mr Felipe Nyussi comme son candidat à l’élection présidentielle du15 octobre 2014. Il ne saurait en être autrement dans ces pays qui ont déjà institué une tradition du respect du nombre de mandats présidentiels et où les anciens présidents Mathieu Kerekou, Nicéphore Soglo (Bénin) et Joaquim Chissano (Mozambique) mènent une vie honorable après la présidence. Il n’y a pas non plus de doute que les Présidents Jakaya Kikwete (Tanzanie) et Hifikepunye Lucas Pohamba (Namibie) suivront la voie tracée par leurs prédécesseurs (Ali Hassan Mwinyi et Benjamin Mkapa en Tanzanie et Sam Nujoma en Namibie) ou des anciens présidents des pays comme l’Afrique du Sud (Fwde Klerk, Nelson Mandela, Thabo Mbeki), le Ghana (Jerry Rawlings, John Kufuor), le Botswana (QuettMasire et FestusMogae), le Kenya (ArapMoi et Mwai Kibaki), le Mali (Oumar Konaré), le Nigeria (OlesegunObasanjo, Abubakar), le Sénégal (Abdou Diouf et Abdoulaye Wade) et la Zambie (Kenneth Kaunda et Rupiah Banda). Le problème reste cependant entier avec des dirigeants parvenus au pouvoir par putschou coup d’Etat militaire comme Paul Kagamé du Rwanda, Teodoro Obiang Nguema de Guinée équatoriale, Blaise Compaoré du Burkina Fasoet Joseph Kabila de la RDC qui était au centre de votre dernier message au Congrès et qui devra retenir une fois de plus votre attention lors du sommet de la semaine prochaine.
Monsieur le Président, au moment où vous conseillez le respect de la Constitution, les masques de ceux qui ont érigé le mensonge, la corruption et l’obscurantisme en système de gouvernement au nom de la «modernité» et de la «nouvelle citoyenneté» sont finalement tombés. Alors qu’ils avaient juré lors de l’une de leurs réunions secrètes qu’ils ne comploteraient jamais contre la Constitution et que les membres éminents de cette nouvelle «Prima Curia» se gargarisaient à déclarer sous tous les toits que le président se retirerait du pouvoir de manière «civilisée» en procédant à la remise et reprise avec son successeur au terme des élections à organiser en 2016, plusieurs «fous du Roi» viennent d’annoncer au monde à moins d’une semaine du Sommet de Washington qu’il n’en était plus rien parce qu’ils allaient tout faire pour conserver le pouvoir comme ils l’avaient déjà fait en 2006 et en 201, c’est-à-dire par le biais du tripatouillage constitutionnel et des fraudes électorales massives. L’on ne pouvait en douter. Le message est venu du Secrétaire général du parti présidentiel, celui-là même qui avait placé le peuple devant le choix existentiel entre la révision constitutionnelle et l’inanition de la nation. L’impression qui se dégage malheureusement pour l’université congolaise et ses étudiants, particulièrement ceux des Facultés de droit, est que le «savant» professeur semble avoir définitivement tourné le dos à la science du droit qu’il s’amuse à tourner en dérision en fonction d’un choix qu’il aurait délibérément fait de sacrifier les valeurs du constitutionnalisme et de la démocratie véritable sur l’autel pourtant enflammé et puant des ambitions égoïstes de pouvoir et d’argent. L’évènement a eu lieu en présence du Président de l’Assemblée nationale, des députés, des sénateurs et des ministres de son parti qui semble tout vouloir sauf la démocratie et le progrès de la nation. Je vous avais communiqué en son temps les arguments invoqués pour la «révision» ou pour le changement de la Constitution à l’approche de nouvelles élections que la Majorité au pouvoir devra gagner à tout prix suivant l’homélie de la messe déjà dite par le prélat catholique placé à la tête d’une Commission électorale nationale indépendante qui ne l’est nullement. Ces arguments hérétiques relevant de la défaite totale de la pensée des tambourinaires du pouvoir en place ont certainement fait rire le constitutionnaliste que vous êtes. Ces arguments rappellent étrangement ceux que l’on avait naguère entendus sous la dictature du Président Mobutu présenté à l’époque comme le bâtisseur, le pacificateur et un immortel «devant régner jusqu’au retour du Seigneur».
Le discours ridicule tendant à justifier la «monarchisation de la République» pour préserver la «stabilité» et avancer sur la voie de la «modernité» n’est en rien différent de celui que l’on avait jadis entendu des danseurs et des chantres du parti unique. Le comble est que les arguments de banalisation de la Constitution comme une Constitution étrangère et impropre à notre peuple viennent des partisans de l’inanition de la nation dont le porte-étendard était lui-même l’un des experts de cette même Constitution qui comprenait d’autres experts congolais comme les professeurs Augustin Mampuya, Célestin Kabuya et Jean-Louis Esambo ainsi que Messieurs J.P. Mbwebwa, F. Kapanga et Malumba Mbangula. Le président Joseph Kabila aurait pu intervenir pour arrêter des troupes affolées parle souci de se maintenir au pouvoir et de ne pas courir le risque de leur propre «inanition».
Même si on lui reproche d’avoir peu réalisé durant ses 15 ans de règne, on doit cependant lui reconnaître des circonstances atténuantes, la plus jolie fille au monde ne pouvant donner que ce qu’elle a. Aussi, comment ne pas compatir avec lui lorsqu’il regrettait il y a quelques années que malgré tous les bruits faits par ses collaborateurs, il ne pouvait même pas compter une dizaine de personnes dans les rangs de sa Majorité qui pouvaient l’aider à gouverner le pays ! Il avait sans doute raison car contrairement au FRELIMO (Mozambique),à l’ANC (Afrique du Sud), et au Chamacha mapinduzi (Tanzanie) avec lesquels il entretient pourtant des relations et qui avaient pu trouver facilement des successeurs aux Présidents Chissano, Mandela, Mbekiet Nyerere, qui ne pouvaient pas concourir pour un troisième mandat, le PPRD et l’ensemble de la Majorité présidentielle viennent de démontrer qu’ils ne comptent pas en leur sein un seul de leurs membres qui soit compétent et capable de faire ce que Monsieur Joseph Kabila a fait. Je lui donnais raison lui qui disait ne pas avoir de dauphin. Or une monarchie sans dauphin est condamnée à disparaitre misérablement. Le pire dans le cas du Congo c’est aussi le silence de Monsieur Joseph Kabila alors qu’il avait prêté serment non pas seulement d’observer mais aussi de défendre la Constitution adoptée par plus de 89% du peuple congolais par référendum du mois de décembre 2005 et promulguée par le président lui-même le 18 février 2005. Pourtant, en banalisant cette Constitution, ses partisans manifestent leur mépris vis-à-vis du peuple et coupent l’arbre de légalité sur lequel le Président était élu tout en effritant davantage le peu de légitimité dont il pouvait encore se prévaloir lui qui s’était fait élire sur base de cette Constitution qu’il avait juré d’observer et de défendre.
Monsieur le Président, le climat ainsi créé et entretenu est particulièrement grave compte tenu de la situation géostratégique de la RDC en Afrique et dans le monde. Cette situation est de nature à remettre en cause tous les efforts menés par notre peuple et la Communauté internationale qui y a envoyé le plus grand contingent des Casques-bleus depuis la création de l’ONU pour restaurer la paix, contribuer à la réunification du pays et mettre un terme aux pires violations des droits de l’homme que le pays a connu après des décennies de conflits armés et d’agression étrangère.
En outre, au Congo comme dans le reste de l’Afrique et du monde, la démocratie avec la possibilité d’alternance politique qu’elle offre constitue une condition cardinale de la paix.
Monsieur le Président, Frantz Fanon disait que l’Afrique avait la forme d’un revolver dont la gâchette était placée au Congo et c’est avec raison que vous ayez réservé une bonne partie de votre discours au Congrès à ce pays. Le refus de respecter la Constitution, spécialement le nombre de mandats présidentiels, tout en rejetant toute possibilité d’alternance politique dans ce pays immensément riche aussi grand que l’Europe occidentale et borné par neuf pays dont la République centrafricaine et le Sud Soudan sont en ébullition alors que l’Ouganda, le Burundi et le Rwanda ne connaissent qu’une paix éphémère constitue une terrible menace à la paix et à la sécurité à la fois internes et internationales qui nuirait à tous les efforts de développement dans le pays, dans la Région des Grands-Lacs et sur l’ensemble du continent africain.
Une telle situation devrait interpeller l’ensemble du peuple congolais et africain, les Etats-Unis, les Nations-Unies et la Communauté internationale.
Au regard de ce qui précède, Monsieur le Président, je vous prie de profiter du Sommet de Washington pour réaffirmer avec force votre message à travers le Sénateur Russ Feingold et le Secrétaire d’Etat John Kerry et ceux des Représentants spéciaux du Secrétaire général Ban-ki-Moon, de l’Union européenne et de l’Union-africaine qui demandent au président de la RDC et à ses homologues africains arrivés fin mandat de ne pas modifier les Constitutions de leurs pays pour se pérenniser au pouvoir et de refuser d’écouter la musique des tambourinaires pour prendre leurs retraites afin de consolider la paix, le développement, la réconciliation nationale, la démocratie et l’Etat de droit en suivant l’exemple de Nelson Mandela et d’autres leaders africains qui avaient su démontrer qu’il y avait une vie honorable après la présidence.
Monsieur le Président, si vous pouvez réussir à convaincre ces dirigeants qui écoutent rarement les voix rationnelles des intellectuels organiques de leurs peuples et préfèrent se fier aux thuriféraires et flatteurs qui n’hésitent pourtant pas de les abandonner aussitôt que le pouvoir les quitte ou qui se soumettent plus facilement à la raison des armes qu’aux armes de la raison, vous aurez réussi à vous dédouaner tant soit peu auprès des peuples du continent sur lequel votre père était né et qui avaient nourri tant d’espoirs lors de votre avènement à la présidence des Etats-Unis.
Il est entendu qu’il ne saurait y avoir ni paix ni développement durables en Afrique sans la promotion du constitutionnalisme et de l’Etat de droit démocratique qui valent aussi bien pour les Africains que pour le peuple américain et sans lequel aucun business ne saurait prospérer.

 

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Joseph Kabila a choisi d’affronter Barack Obama



Rien d’autre qu’un défi. La sortie d’Evariste Boshab à l’approche du sommet USA-Afrique, à cinq jours précisement, ne peut être interprétée autrement qu’un bras d’honneur de Joseph Kabila à Barack Obama.

En tout cas, le moment choisi pour exprimer la volonté de consulter le peuple pour un référendum constitutionnel -et donc ouvrir à Kabila la voie pour un nouveau mandat, si pas une présidence à vie- le moment dit tout.
La veille de la conférence de presse du Sg du PPRD -le parti présidentiel- les discussions ont été longues quant à savoir s’il ne fallait pas attendre le retour de Joseph Kabila de Washington. La ligne dure avec le va-t-en-guerre Boshab lui-même en tête a triomphé. De l’intention imputée au régime, il est clair aujourd’hui que Kabila n’est pas disposé à passer la main en 2016. Aubin Minaku avait affirmé qu’il ne changera pas la Constitution. C’est vrai qu’il ne pense pas la changer mais la remplacer carrément par une autre sous le fallacieux prétexte qu’il s’agit d’une Constitution des belligérants. Constitution des belligérants mais revêtue de la souveraineté du peuple avec la victoire du oui au référendum du 18-19 décembre 2005. Qu’a-t-il de belligérants ce texte constitutionnel, de fixer la limite du mandat présidentiel à deux? Ou encore de poser dans son préambule la nature de la longue crise politique congolaise, depuis 1960, liée à une contestation de légitimé à l’endroit des institutions et de leurs animateurs? Que Kabila foule cette Constitution aux pieds, il aura reouvert la crise en question et la RD-Congo sera repartie pour la gloire.
Du coup, il se mettra les Américains à dos, si ce n’est pas déjà le cas. Lesquels Américains sont très déterminés dans le credo obamiste de voir les chefs d’Etat africains fin mandat respecter la Constitution. Obama l’a encore réitéré aux entrepreneurs africains, affirmant que la démocratie est une universelle comme la bonne gouvernance et qu’il est inadmissible qu’un individu détourne le pouvoir pour s’enrichir ou cherche à se maintenir infiniment au pouvoir. Pour qui sait lire les signes du temps, le décret du président américain sur le processus électoral en RD-Congo suffisait déjà assez. Boshab, lui, a choisi, de l’ignorer superbement comme dire avec Lambert Omalanga que Barack Obama n’est pas Dieu le Père. Sûrement qu’il viendra en tête de liste lorsque Washington passera aux sanctions.
C’est pour bientôt.
matthieu kepa

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Kasonga Tshilunde prend ses fonctions à l’UNPC

Depuis la tenue du 8ème Congrès de l’Union nationale pour la presse au Congo -UNPC-. Kasonga Tshilunde occupe désormais la tête de cette institution. La nouvelle équipe été officiellement installée, mardi 29 juillet 2014, au cours d’une cérémonie de remise et reprise entre le nouveau et l’ancien comité, tenue au siège de l’UNPC. Cette cérémonie a été une occasion idéale pour le nouveau président de présenter aux professionnels des médias le résumé de son projet pour ce nouveau mandat.

«Nous allons nous battre pour établir l’ordre dans notre profession», a-t-il promis. Après lecture et signature du procès-verbal, Momat Mwana-sompo, le président sortant, a, en outre, procédé à la lecture du dossier de remise et reprise en question. A cette occasion, le président sortant de l’UNPC a souhaité par des simples mots toutes les bonnes choses à son successeur. Kasonga Tshilunde, le nouveau président, a fait une brève présentation de ses projets.
«Avant tout, nous remercions les amis de la presse pour l‘intérêt attaché à leur union. Nous promettons de ne pas vous décevoir Nous ferons de sorte que tous les problèmes soient réglés», a-t-il souligné. Et d’ajouter: «nous travaillerons dans le but de changer l’histoire de l‘UNPC pour valoriser notre métier. Nous allons poursuivre tous les faux journalistes qui piétinent notre noble profession pour faire régner l‘ordre. Sur ce, nous vous demandons de nous aider à accomplir notre mission».
Tshilunde a également fait savoir que la presse RDcongolaise a plusieurs défis parmi lesquelles figurent l’incapacité de l’Etat RD-congolais qui, jusqu’aujourd’hui, n’arrive pas à doter la presse des privilèges qui lui sont réservés, la fiabilisation économique des organes de presse et autres. Il a aussi mis un accent sur les conditions de travail du journaliste RD-congolais.
«Nous devons savoir valoriser notre profession car des fois, nous cherchons à nuire nous- mêmes à celle-ci. Nous devons être soudés pour décorer en bien notre profession car la place du journaliste c‘est à la rédaction et non à la prison».
Parousia MAKANZU

 

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L’ambassadeur des USA à Kinshasa : «Nous demandons à ce que la Constitution soit respectée»

kinshasaBoulevard


Quant à la démocratie et la gouvernance, nous recommandons une collaboration continue entre la Commission Electoral Indépendante, le Gouvernement et les parties politiques afin de développer un plan du processus électoral.

Nous demandons à ce que la Constitution soit respectée ainsi que les prévisions sur le calendrier des élections présidentielles et les mandats limités. Nous pensons que la confiance de la population dans le processus électoral va augmenter en émettant un calendrier électoral complet pour les élections locales, provinciales et nationales jusqu’au niveau Présidentiel.
En ce qui concerne le programme de développement et de croissance économique, nous saluons les efforts du gouvernement Congolais à s’assurer de la stabilité macroéconomique et embrassons leur engagement à d’autres réformes qui encouragera la croissance du secteur privé. L’investissement américain dans le secteur privé au Congo est complété par notre vaste assistance bilatérale. Cet appui des Etats-Unis d’Amérique aide à l’expansion du potentiel économique et humain de la RDC, en fournissant une aide cruciale dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la sécurité, et de la réponse humanitaire entre autres.

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L’ambassadrice de Grande-Bretagne: « La démocratie est la meilleure façon d’assurer la stabilité et la prospérité en RD Congo

L’ambassadrice de Grande-Bretagne à Kinshasa : « La démocratie est la meilleure façon d’assurer la stabilité et la prospérité en RD Congo »


«La politique du Royaume-Uni envers la RDC consiste, ni plus ni moins, à appuyer la transformation de ce pays en une nation stable et prospère. C’est la raison pour laquelle, en étroite collaboration avec la France et les Etats-Unis, nous usons de notre position au sein du Conseil de Sécurité, pour confier à la MONUSCO le mandat efficace dont elle a besoin. Voilà pourquoi nous accordons aussi notre appui politique au travail tout à fait exceptionnel du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Martin Kobler. Voir un pays stable et prospère, c’est également la raison pour laquelle nous appuyons les efforts de l’Envoyée Spéciale Mary Robinson et les autres Envoyés internationaux dans leurs efforts visant la mise en œuvre de l’Accord Cadre d’Addis-Abeba.
Et c’est la raison pour laquelle nous utilisons notre réseau diplomatique, en RDC, en Afrique, à New York, au-delà et ailleurs. Nous exploitons nos bonnes relations avec les pays de la région afin d’encourager chacun au respect de l’Accord Cadre. Nous échangeons avec les leaders clés au niveau national afin d’appuyer un développement politique stable.
Voir une RDC stable et prospère, c’est la raison pour laquelle nous encourageons l’investissement britannique en RDC. Je tiens ici à remercier certains de ces investisseurs, notamment Diageo, G4S, Malabar Group et Vodacom de nous avoir aidés à organiser la fête de ce soir. Il y a bien évidemment d’autres investisseurs importants dans le secteur minier et des hydrocarbures, dans l’agriculture, dans les services financiers, télécommunications et dans tant d’autres secteurs. La semaine dernière à Londres j’ai échangé avec une compagnie britannique sur la tenue l’année prochaine d’une conférence sur le thème « investir en RDC ».
Il existe certes des défis à relever pour améliorer le climat des affaires, et le programme de développement de la Coopération Britannique (DFID) y contribue. Nous avons appuyé avec le Canada l’élaboration du Pacte Anti-corruption entre le Secteur Public et le Secteur Privé. Nous finançons à hauteur de 150 millions de dollars le Programme du Développement du Secteur Privé.
Nous œuvrons pour une RDC stable et prospère. C’est la raison pour laquelle nous appuyons fortement avec les autres membres de l’Union Européenne et autres, le renforcement de la démocratie dans ce pays. Dans ce cadre, nous aimerions .que soit tracé un calendrier électoral complet incluant jusqu’aux présidentielles en 2016. Nous voudrions pouvoir appuyer des élections libres, transparentes et crédibles.
Grace à la Coopération Britannique, DFID, nous appuyons la société civile et l’épanouissement des médias indépendants et professionnels. A l’est du pays, nous appuyons le rétablissement de l’autorité de l’état après des décennies de conflit. Nous appuyons également la réforme de la police afin de créer un corps de la police au service des attentes du peuple congolais.»

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Référendum constitutionnel : meeting de l’UDPS, l’UNC et les FAC le 4 août à N’djili

oppositionJA


En réaction aux propos des animateurs de la Majorité présidentielle, Evariste Boshab , Aubin  Minaku, et Richard Muyej prônant la révision constitutionnelle pour conserver le pouvoir, les tenants de l’opposition ont résolu de faire bouger le cocotier.

Dans une rencontre avec la presse hier mardi 29 juillet 2014 à la paroisse Notre Dame de Fatima, considérée comme  le symbole de la lutte pour  l’alternance démocratique en RDC, Bruno Mavungu de l’UDPS, Jean Bertrand Ewanga de l’UNC, Martin Fayulu des FAC,  accompagnés de Mwenze Kongolo et Pascaline Kudura…, ont dans une déclaration commune, annoncé un grand meeting ce lundi 4 août 2014 à la place Sainte Thérèse à N’djili.
Dans une chaude ambiance, chaque acteur de cette coalition des forces politiques et sociales anti- révision constitutionnelle, a invité de langues nationales ses partisans à répondre à ce rendez-vous politique.
Martin Fayulu a au nom de ses pairs, demandé aux autorités du pays et aux forces de l’ordre de laisser l’opposition exercer son droit démocratique de mobiliser la population contre les abus du pouvoir que lui reconnaît la constitution.
Bruno Mavungu  a assuré avoir reçu le quitus de son président national, Etienne Tshisekedi pour  entreprendre toutes ces  actions
Ewanga a quant à lui  affirmé que son parti, dans les tout prochains pourra retirer son représentant de la CENI instrumentalisée   selon lui  par le pouvoir pour maintenir le statu quo  contre la volonté du peuple congolais qui aspire au changement après plus d’une décennie de gestion calamiteuse  du pays.
Le porte – parole de l’UDPS, Joseph Kapika, a précisé que ce meeting entre en  ligne droite d’une série d’actions  envisagées par leur coalition pour obtenir l’alternance au pouvoir après des élections chaotiques du 28 novembre 2011.
Dans un autre registre, les tenants de l’opposition ont fait savoir que trois  d’entre eux, Félix Tshisekedi, Martin Fayulu  et Vital Kamerhe, ont reçu l’invitation pour prendre part au sommet Etas-Unis-Afrique qui se tiendra au pays de l’oncle Sam sous l’égide de Barak Obama, le président américain qui plaide les institutions fortes et non les hommes forts au pouvoir en Afrique depuis son discours d’Accra.                         
ERIC WEMBA 

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