13 juin 2014

Des projets de révision constitutionnelle qui frisent la tricherie


Les articles 101, 104, 105, 197 et 198 de la constitution seront révisés tel qu’adopter par le gouvernement, lors de son Conseil de ministre de la semaine dernière.

Ces articles vont être modifiés pour adapter la constitution au cycle électoral actuel, qui veut que les députés provinciaux soient élus au suffrage universel indirect. Ces projets de loi sont notamment le projet de loi portant organisation des élections urbaines, municipales et locales ; le projet de loi portant organisation des élections provinciales, sénatoriales, des gouverneurs et vice-gouverneurs, le projet de loi portant organisation des élections présidentielle et législatives et le projet de loi portant révision de certains articles de la Constitution telle que modifiée par la Loi N°11/002 du 20 janvier 2011, portant révision de certains articles de la Constitution de la RD-Congo. Le gouvernement estime que ces projets de loi sont la résultante d’une évaluation rigoureuse des élections de 2006 et 2011. Cette évaluation a mis à jour la nécessité de réaménager le cadre légal qui régit les élections en RD-Congo. Il s’agit pour le gouvernement, d’une part, de corriger les faiblesses qui ont été à la base des disfonctionnements observés lors de ces deux scrutins et, d’autre part, de finaliser la décentralisation instituée par la Constitution de 2006 au moyen de l’organisation effective des élections au niveau local.

Dans l’opposition, on estime que ces affirmations n’ont aucun fondement. Ce sont des manoeuvres entretenues dans le seul objectif de tricher. Ces révisions sont envisagées, alors que l’opposition rd-congolaise et certaines organisations de la société civile s’opposent à toutes agissements de la majorité visant une quelconque révision constitutionnelle. Non seulement, les opposants ne souscrivent pas à la démarche, mais ils exigent la démission de l’abbé Apollinaire Malumalu à la tête de la CENI. Dans une déclaration signée par plusieurs partis politiques de l’opposition dont l’UDPS et «Sauvons la RD-Congo», les opposants ont menacé de retirer leurs délégués à la CENI. Certains, vont jusqu’à promettre des actions de la rue pour empêcher toute modification de la constitution. D’autres voient dans ces quatre projets l’idée machiavélique du régime en place de tenter par toutes les voies prolonger le mandat de Kabila.
mtn

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L’opposant Martin Fayulu dénonce la révision constitutionnelle du tandem Kabila et Malu malu


(KINSHASA)- Les Forces acquises au changement ont dénoncé la confusion créée par le président Kabila et son gouvernement suite aux quatre projets de loi adoptés lors de la 23 éme réunion extraordinaire du conseil des ministres.

Les quatre textes portant sur la révision de quelques passages de la constitution sont dilatoires et vont empêcher le pays d’avoir un climat d’apaisement et de dialogue, préalable nécessaire pour la tenue des élections crédibles qui doivent sortir le pays de la crise de légitimité, peut-on lire dans la déclaration de cette plateforme politique. Pour Martin Fayulu, il est archifaux de dire que les quatre projets de loi funestes sont la résultante d’une évaluation rigoureuse des élections de 2006 et  2011. C’est plutôt l’œuvre des ennemis de la république qui ne pensent qu’a leurs intérêts égoïstes et à la balkanisation du pays, a-t-il ajouté.

L’opposant s’est dit étonner que c’est seulement maintenant que le pouvoir en place a constaté qu’il y a eu des ‘‘dysfonctionnements et fraudes massives lors des élections de 2006 et 2011’’. Les Forces acquises au changement rappellent qu’en démocratie, l’amendement d’un article de la constitution doit faire l’objet d’un débat national afin que la population puisse saisir l’essence et la pertinence duchangement. ‘‘ Si les élections provinciales et sénatoriales n’ont pas été organisées qu’une seule fois au cours de huit dernières années, à qui la faute ? peut-on prendre au sérieux un gouvernement qui avance de tels arguments ? ’’, a rappelé le leader de l’Ecidé. La plateforme pilotée par Martin Fayulu déplore la synergie d’actions entre l’abbé Malu malu et le régime Kabila pour défier la communauté internationale. Ainsi, les Fac promettent de poursuivre le combat pour les mettre hors d’état de nuire et rejettent en bloc tous les projets de loi visant la révision constitutionnelle initiés par l’actuel gouvernement démissionnaire. ‘‘Nous confirmons notre rejet du calendrier de Malu malu et nous le prions de plier bagage pour laisser la CENI à une personnalité crédible’’, a insisté Martin  Fayulu. A la population, cette plateforme de l’opposition lui de demande de se tenir prête pour ‘‘résister à la défiance du pouvoir illégitime de Kabila’’. Martin Fayulu et ses alliés ont encouragé, en même temps, la communauté internationale à continuer à accompagner le peuple congolais dans sa quête de la démocratie et du bien-être.

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140 otages libérés des mains des terroristes des Adf


(BENI)- L’état-major de l’armée congolaise basé à Beni au Nord-Kivu a annoncé la libération de plus de 140 otages détenus par les rebelles ougandais des Adf.

Depuis le lancement de l’opération Sukola 1, c’est le premier bilan des otages libérés communiqué par le commandement des Fardc. Selon le lieutenant colonel, Olivier Hamuli, le porte-parole de l’armée au Nord-Kivu, les recherches se poursuivent pour libérer les autres otages. Les rebelles ougandais délogés de tous leurs sanctuaires continuent néanmoins à tendre des embuscades aux troupes loyalistes. Olivier Hamuli a qualifié que ces embuscades de derniers soupires d’un mourrant.

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Le CDER joint sa voix à Russ Feingold



Le Courant des démocrates rénovateurs-CDER via son Président national, Jean Lucien Bussa a joint sa voix à celle de Russ Feingold, envoyé spécial des Etats-Unis d’Amérique pour la région des grands lacs.

Ce soutien concerne le respect constitutionnel des prochaines élections à vernir à travers cette position l’envoyé spécial convie Kabila à respecter son mandat présidentiel qui prend fin le 19 décembre 2016.
L’ancien secrétaire général du parti bembiste appelle le pouvoir à organiser les élections dans le strict délai Constitutionnel et exhorte Kabila à ne pas briquer un troisième mandat pour des intérêts égoïste et personnel. Selon Bussa, l’appel de la communauté internationale via ses envoyés spéciaux doit attirer l’attention de Kabila qui manifeste ce désir, celui de briquer un troisième mandat, pourtant la Constitution lui reconnait deux mandats. Selon l’ex-candidat gouverneur de la province de l’Equateur, si Kabila et sa bande faisaient la sourde oreille, des graves sanctions seront prises à son égard par la communauté internationale comme fut le cas avec Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, actuellement détenu à la Haye. A la CENI, le chairman de la CDER, rappelle aussi à l’ordre l’abbé de Beni-Butembo à travers son calendrier machiavélique contesté par les forces vives et la communauté internationale lequel vise à maintenir Kabila au pouvoir au-delà de 2016. Ce maintien se camouflera par un recensement administratif qui ouvrira la porte à un probable report des élections. «Le CDER soutient la communauté internationale qui exige un calendrier global des élections. C’est donc à Malumalu de revoir ses calculs sur un calendrier qui ne tient pas la route», précise l’ancien proche collaborateur de Bemba.

Quant à la l’implication de la communauté internationale au processus électoral, Bussa ne voit rien du nouveau à ce sujet. A l’entendre parler, c’est son parti le CDER qui est à la base de ces retombées diplomatiques avec sa dernière mission effectuée au département d’Etat américain au mois de mars dernier. Il avait déposé un plan de sortie de la crise politique qui sévit en Rd-Congo née des dernières élections du 28 novembre 2011 organisé par le pasteur dissident de l’église méthodiste, Ngoy Mulunda. Jean Lucien Bussa a fermement critiqué le dernier entretien de Kabila avec les diplomates en poste en Rd-Congo. Le futur candidat à la présidentielle de 2016, a fait savoir que Kabila à manquer son entretien avec les ambassadeurs. Kabila ne devait pas mettre en garde ces diplomates qui, pour lui, sont des porte-paroles de leurs Etats respectifs surtout que la Rd-Congo est toujours un pays sous tutelle de la communauté internationale, nonobstant sa souveraineté.

«Kabila a raté un dialogue franc, sincère avec les ambassadeurs. Je comprends vite que Kabila perd les pédales avec la pression de la communauté internationale qui s’inscrit dans la logique des élections crédibles. Et s’oppose à un troisième mandat de Kabila», précise Bussa avec un ton sévère. Comme la communauté internationale garde l’oeil vigilent aux élections à venir, il revient à toutes les forces vives de la nation qui militent pour un nouveau leadership au sommet de l’Etat de capitaliser cela. L’élu de Budjala dans la province de l’Equateur a soutenu l’action des Rd-Congolais de la diaspora. L’ex-MLC s’oppose aux propos tenu par Kabila avec les ambassadeurs en qualifiant le phénomène combattant d’un groupe terroriste. Bussa demande réparation en ce sens. Dans l’idée selon laquelle ces derniers sont des compatriotes qui militent pour une cause juste et noble visant le changement de leadership à la tête du pays. Le CDER s’oppose aux projets du gouvernement sur la révision constitutionnelle.
yves buya

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Rémy Musungayi signe son scandale


Rémy Musungayi, ministre de l’industrie, petites et moyennes entreprises a signé sa forfaiture scandaleuse. En pleine audience avec Nathalie Kapela, journaliste-présentatrice et responsable de l’agence des informations judiciaires, Musungayi a eu le culot

d’exiger une somme de mille cinq cents dollars américains en contrepartie de la signature à apposer sur un document administratif relevant de sa compétence des PME.


Estomaquée par cette exigence du ministre, Nathalie Kapela balbutiait pour tenter de négocier la révision à la baisse de ce mille cinq cents dollars américains. Musungayi comprend vite que l’appât à trouver ses effets attendus et change d’option. Le ministre a aussitôt viré à 180 degrés. Il propose cette fois-ci à la consoeur un arrangement à deux. Occasion pour lui de dévoiler son intention, non pas à monnayer sa signature, à aller au delà de la zone interdite. Nathalie Kapela, s’est levée sur le duvet en exigeant une réparation de la part du ministre. Est pris qui croyait prendre, comme la fumée, l’affaire s’est vite répandu dans le cabinet. Manifestement, son excellence s’est trompé d’adresse devant une dame dure à cuire, pétrie dans les domaines du droit et du journalisme, au point que Mende disait d’elle “tu es une des fiertés dans le domaine de l’audiovisuel“ après une interview consacrée à l’époque par la montée du phénomène Kuluna.

Nathalie Kapela amorce une première action administrative contre Rémy Musungayi, en adressant une correspondance en primeur au Premier ministre Matata. Elle a voulu tenir au courant, à l’occupant de l’hôtel du gouvernement, le comportement impudique de ce technocrate et des suites des événements à venir. Vu l’urgence de l’affaire et surtout le caractère expéditif du PM, jusqu’au moment nous sommes sous presse, aucune réaction de la primature n’est enregistré. Il y a lieu à se demander si Matata est au courant de cette lettre. Entre temps Musungayi ne désarme pas, il cherche à tout pris à étouffer l’affaire et chercher à museler la concernée. Le ministre recourt au secrétaire général à l’industrie, pour que celui-ci procède à un semblant de bons offices, pour réconcilier les deux parties. Le patron de l’administration du ministère de l’ex-élu MLC au Kasaï a réussi le coup.

Il a bel et bien fait rencontrer les deux antagonistes. La signature scandaleuse de Rémy Musungayi est apparue, juste au dernier virage, de la sortie du gouvernement de cohésion nationale tant attendue. Juste aux dernières heures, des sources proches du cabinet de l’industrie indiquent que le ministre est vite parti en villégiature en Europe. Musungayi prétexte qu’il est allé à la recherche des investisseurs en faveur de la RD-Congo. Il sied de noter que dans cette série des forfaitures ministérielles, la dernière histoire est celle de Barthelemy Botswali alors ministre des affaires sociales sous Adolphe Muzito s’est bagarré avec un des cadres de son parti pendant ses heures récréatives aux environs de la commune de Bandalungwa. Après cet incident, Joseph Kabila l’avait directement révoqué du gouvernement pour faute lourde.
samuel mbuta

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12 juin 2014

Félix Tshisekedi en conférence de presse à Bruxelles ce vendredi

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Tout passe, tout lasse, tout casse ; Le crépuscule d’un règne de la médiocratie …

 
Le séjour dernièrement à Kinshasa des diplomates envoyés spéciaux respectivement du Secrétaire général de l’Onu, de l’Union européenne, de l’Union africaine et du Président américain dans la région des Grands

Lacs, et celui, peu de temps, avant du Secrétaire d’Etat John Kerry, ont laissé le pouvoir issu du scrutin controversé du 28 novembre 2011 dans de beaux draps, et l’ambiance politique et sociale en ébullition dans la Capitale.
 
Ces plénipotentiaires ont été dans nos murs au moment où le paysage politique national était chargé de crispation et d’émotions par suite des remous provoqués par le calendrier électoral vivement décrié du Président de la CENI Apollinaire Malu Malu, et des velléités de révision téméraire de la Constitution en vue de la représentation de Joseph Kabila pour un troisième mandat à l’issue de sa seconde et dernière mandature constitutionnelle en cours.
 
Ils ont apporté aux dirigeants des institutions et aux forces politiques et sociales anti-pouvoir un message à l’avenant du climat très préoccupant à Kinshasa et dont la quintessence peut être schématisée en deux observations :
 
1° respect de la Constitution par les instances dirigeantes, ce qui implique la mise en garde contre toute tentative de modification de l’art 220 de la Constitution ; 2° obligation pour Malu Malu de revoir sa copie en établissant un échéancier global et complet de toutes les étapes électorales jusqu’à la présidentielle.
 
Le samedi 31 mai, le Président Joseph Kabila réunit les ambassadeurs étrangers accrédités à Kinshasa et leur fait grief des réunions qu’ils tiennent dans leurs chancelleries avec des politiciens congolais sur des questions de politique interne relevant de la souveraineté de son pays. Lundi 2 et mardi 3 juin, s’amènent à Kinshasa les envoyés spéciaux du Secrétaire général de l’Onu, de l’Union Européenne, de l’Union Africaine, du Président américain, qui ont consulté le Président Joseph Kabila, des leaders politiques et des activistes de la société Civile sur la situation du pays en rapport avec les prochaines échéances électorales. Au nez et à la barbe des autorités malgré la mise en garde contre l’immixtion dans la politique interne de la RDC.
 
La substance de leur message vient d’être schématisée ci-dessus en deux observations majeures. Que le secrétaire d’Etat américain John Kerry arrive à Kinshasa au lieu que ce soit le sous-secrétaire chargé des Affaires africaines, et en dépit de la présence de l’envoyé spécial du Président Obama ayant déjà transmis et répété à plusieurs reprises le point de vue de Washington, il faut y regarder à deux fois plutôt que de prendre cela à, la légère.
 
L’UDPS et d’autres forces se rallient
 
Le massage de John Kerry, repris à leur compte par les émissaires spéciaux de l’ONU, de l’Union Européenne, de l’Union africaine et Washington est très clair et il n’y a pas photo là-dessus.
Pas de prolongations astucieuses à très hauts risques prévisibles. Il faut s’apprêter à tirer l’échelle en 2016 et débarrasser le plancher. On fait semblant d’ignorer que le pouvoir auquel on s’accroche contre vents et marées repose sur un système dont les puissances occidentales détiennent les leviers de régulation et sur lequel elles ont le droit de regard. La souveraineté et l’indépendance dont ses puissances impérialistes qui tirent les ficelles des scrutins organisés notamment en Afrique. Si elles ont déjà scellé le sort des intendants catapultés au pouvoir, nul ne peut résister à l’opération de leurs décrets, et nul ne peut en contourner le cours ni en contrarier l’exécution. Même le projet de loi de modification de la Constitution apprêté lundi 09 juin par le gouvernement pour montrer qu’on se met résolument en ordre de bataille, ne peut en rien déteindre sur un sort déjà scellé. A ra limite, ce jusqu’au-boutisme peut brusquer la fatalité des événements.
 
Toutefois, en marge du bras de fer entre e pouvoir et les décideurs qui l’ont tenu sur les fonts baptismaux à deux reprises consécutives, l’événement jusque-là inattendu, inespéré et inimaginable est le ralliement spectaculaire et retentissant des ‘forces politiques et sociales patriotes acquises au changement.
 
Ce qui rend l’événement inattendu, inespéré, spectaculaire et inimaginable et qui l’entoure de crédibilité et de sérieux c’est sans aucun doute la présence et la souscription de l’UDPS du Président Etienne Tshisekedi à ce ralliement politique ; représentée à la cérémonie par le Secrétaire général Bruno Mavungu et le Secrétaire national chargé des Fédération extérieures, Félix Tshisekedi.
 
Quand on cannait la popularité hors série de l’UDPS, son enracinement sans égal dans le pays et dans les cœurs des fils et filles de ce pays, sa combativité, le charisme de son leader Président Etienne Tshisekedi et la manière dont ce chef et son parti pèsent dans la balance sur la scène politique, ce flirt avec d’autres forces politiques et sociales radicales confère du ressort inexprimable à ce ralliement des forces vives combattantes et amorce une nouvelle tournure décisive dans la donne politique en RDC.
 
Quid de la vérité des urnes et 2016 ?
 
D’ailleurs et par voie de conséquence, les diplomates étrangers et les observateurs avertis, de même que les intellectuels congolais engagés, entrevoient par ce rapprochement les signes imminents évidents précurseurs du crépuscule d’un règne de la médiocratie, de la voyoucratie et de l’arbitraire, faisant ainsi place à l’apparition d’une ère nouvelle pour la restauration de la démocratie et de l’Etat de droit en RDC.
 
Mais qu’en est-il donc de la vérité des urnes dont l’UDPS n’a jamais démordu ? Quel dividende tire-t-elle de son adhésion à ce ralliement à d’autres forces politiques et sociales qui semblent avoir abandonné l’option “la vérité des urnes ‘ du scrutin du 28 novembre 2011 ? Ces forces politiques et sociales mettent désormais le cap sur l’échéance de 2016 avec la disqualification constitutionnelle du Président Joseph Kabila mis hors concours.
 
L’UDPS a-t-elle cautionné ce ralliement pour les beaux yeux des autres comme l’éternel dindon de la farce, sans aucun avantage pour elle et sans être publiquement départie de sa lutte pour l’impérium ? Autant de questions que les gens ne cessent de se poser avec courage. Pour quelle raison Bruno Mavungu et Félix Tshisekedi ont-ils souscrits à ce ralliement avec pompes et solennités ostensibles sans plus cure de la vérité des urnes qui est leur cheval de bataille ?
 
Quoi qu’il en soit, on pense qu’il doit y avoir du non-dit en faveur de la thèse de l’UDPS, en vertu de quoi ce grand parti populaire souvent trahi aurait alors accepté de coqueter avec ces forces politiques et sociales pour faire cause commune avec elles. Néanmoins, il faut qu’on se le tienne pour dit que si la crise de légitimité n’est pas du tout résolue par rapport au scrutin du 28 novembre 2011, on sera rattrapé inévitablement par la vérité des urnes, quel que soit le scrutin organisé à l’échéance de 2016. Seul le rétablissement de la vérité des urnes du scrutin du 28 novembre 2011 en tant que l’expression de la volonté du peuple, revalorisera l’indépendance et la souveraineté jusqu’ici avilies par les puissances impérialistes pour préserver à jamais leur système sur lequel reposent des régimes despotiques dirigés par des intendants qui leur sont soumis.
 
Le départ de Joseph Kabila ne signifie pas nécessairement la disparition de ce système. C’est le même système depuis Mobutu et qui lui a survécu. Il est maintenant aux mains des josephistes dits kabilistes et des néomobutistes. On aura le même système sans Joseph Kabila mais géré par de nouveaux intendants soumis, au service des maîtres néocolonialistes. Maintes fois trahie, l’UDPS doit cette fois-ci s’entourer de toutes les précautions de prudence.
Jean N’SAKA wa N’SAKA

 

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Mbuji-Mayi: 3 ans de prison requis pour le secrétaire fédéral de l’UDPS

 
Etienne Tshisekedi, président de l’UDPS. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le procès de Bruno Kabangu, secrétaire fédéral de l’Union pour la démocratie pour le progrès social (UDPS) à Mbuji-Mayi a débuté mercredi 11 juin devant le tribunal de paix de la capitale provinciale du Kasaï-Oriental. Le prévenu est poursuivi pour « faux bruits tendant à troubler la paix publique et offense à la personne du chef de l’Etat ». Le ministère public a requis trois ans de prison pour Bruno Kabangu, alors que la défense a plaidé l’acquittement. Le verdict est attendu dans deux semaines.

Tout  est allé vite au cours de la première audience de ce procès : instruction du dossier par le tribunal de paix, le réquisitoire du ministère public, plaidoirie des avocats.  L’audience s’est tenue dans le calme, dans une salle pleine à craquer.

De part et d’autre de la salle d’audience, un dispositif important de la police était déployé. Après l’instruction, le président a suspendu l’audience pour accorder le temps au ministère public constitué en collectif de préparer son réquisitoire.

L’audience a repris trente minutes plus tard. Le ministère public a alors demandé au tribunal de condamner Bruno Kabangu à trois ans pour “faux bruits et offense au chef de l’Etat”, et au paiement des frais de justice.

Du côté de la défense, le collectif d’avocats avec à la tête Me Mukendi wa Mulumba a demandé  au tribunal de dire non établies les deux infractions mises à charge de leur client et de l’acquitter pour  absence de la plainte de la personne offensée.

Au sujet de faux bruits  tendant à troubler la paix sociale, selon la même source, les propos tenus par leur client ont reflété le point de vue de son parti politique.

Il est reproché au prévenu d’avoir déclaré que les attaques que le pays a connues en date du 30 décembre 2013 étaient une machination et une mise en scène. Ce jour-là, plusieurs sites stratégiques avaient été attaqués simultanément à Kinshasa, au Katanga et au Maniema par des hommes armés qualifiés de «terroristes» par le Gouvernement.

Bruno Kabangu avait été interpellé  à la sortie d’une émission de débat politique –où il avait tenu ces propos – sur la radio Fraternité émettant de Mbuji-Mayi en date du 2 janvier dernier. Il avait été transféré à Kinshasa par l’Agence nationale des renseignements (ANR). Quatre mois après, il a été ramené à Mbuji-Mayi pour y être jugé.

L’affaire est prise en délibéré et le verdict est attendu au plus tard le 23 juin.

radiookapi.net

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Procès Ntaganda : HRW invite la CPI « à cibler les vrais responsables »

 
Bosco Ntaganda lors de la première audience de confirmation des charges à la CPI le 10 février 2014 © ICC-CPIBosco Ntaganda lors de la première audience de confirmation des charges à la CPI le 10 février 2014 © ICC-CPI

Après le renvoi en procès de Bosco Ntaganda, l’ONG britannique Human rights watch (HRW) demande à la Cour pénale internationale (CPI) « de cibler les vrais responsables soupçonnés d’avoir soutenu des groupes armés dans le Nord-Kivu ». Dans un communiqué publié mercredi 11 juin, cette organisation estime que la justice ne sera pas complète « si les individus qui ont appuyé et armé les milices sanguinaires de la RDC ne sont pas inquiétés ».

L’affaire Ntaganda est en procès après que la CPI a confirmé les charges contre cet ancien chef de guerre accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en Ituri (Province Orientale) entre 2002 et 2003. A l’époque, il était l’un des chefs militaires des Forces patriotiques pour la libération du Congo.

D’après le communiqué de HRW, des responsables politiques et militaires de la RDC, du Rwanda et de l’Ouganda ont fourni un appui financier, militaire et politique à des milices responsables de nombreuses exactions en Ituri et dans les deux Kivu, en étant pleinement conscients que ces milices se livraient à des violations généralisées du droit international.

Pour la directrice du plaidoyer au sein du programme Justice Internationale de HRW Géraldine Mattioli, le procès de Ntaganda devrait donner à la procureure de la CPI la motivation nécessaire pour faire passer son enquête sur la RDC à un niveau supérieur.

Elle a invité la procureure à s’occuper des responsables de haut rang qui, en dernière analyse, portent la vraie responsabilité des atrocités commises.

Quant aux autorités congolaises, HRW leur a demandé de réaliser des progrès en vue de l’adoption d’une proposition du gouvernement pour créer des chambres spécialisées mixtes. Celles-ci seraient chargées de traiter ces dossiers dans le cadre du système judiciaire congolais, à condition qu’elles soient indépendantes et efficaces.

En réaction à la demande de HRW, le porte-parole de la CPI en RDC, Paul Madidi, a souligné que depuis quelques années, le bureau du Procureur mène des enquêtes par rapport aux crimes dans les deux Kivu. Il a souligné que cela demande suffisamment d’éléments d’informations et qu’il faudrait du temps avant de voir ces enquêtes aboutir.

Après la scission du M23 en deux branches, Bosco Ntaganda a été défait par l’autre branche de Sultani Makenga au Nord-Kivu. Dans sa fuite, il avait trouvé refuge à l’ambassade américaine à Kigali. C’est de là qu’il a demandé à rejoindre la Haye où il est détenu depuis mars 2013.

radiookapi.net

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Accrochages à la frontière RDC-Rwanda: Martin Kobler appelle au calme

 
Des militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) à Kibati (Nord-Kivu), non loin de Kanyesheja ou des accrochages ont opposé mercredi et jeudi 12 juin 2014 l'armée congolaise et rwandaise.Des militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) à Kibati (Nord-Kivu), non loin de Kanyesheja ou des accrochages ont opposé mercredi et jeudi 12 juin 2014 l'armée congolaise et rwandaise.

Après les accrochages entre les armées congolaise et rwandaise à la frontière les deux pays, le patron de la Monusco, Martin Kobler, appelle les deux pays au calme. Dans un communiqué rendu public le jeudi 12 juin, le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC exhorte la RDC et le Rwanda à désamorcer la tension et à s’abstenir de tout acte de violence.

«J’appelle les deux parties au calme et les exhorte à prendre urgemment les mesures qui s’imposent pour rétablir la sécurité dans la zone frontalière. La Monusco appuie pleinement l’initiative qui consiste à recourir au Mécanisme conjoint de vérification élargi pour mener une enquête exhaustive sur les circonstances de cet incident. J’encourage également les deux parties à s’engager de nouveau à la résolution pacifique des questions liées à la délimitation des frontières», indique Martibn Kobler.

Le chef de la Monusco déplore, par ailleurs, la perte en vies humaines enregistrée au cours de ces accrochages.

Il affirme que la mission onusienne est prête à appuyer toute initiative visant la restauration de la stabilité dans la zone frontalière entre la RDC et le Rwanda.

Ce jeudi dans la matinée, des accrochages ont brièvement opposé des militaires congolais et militaires.

La veille dans la matinée, un autre accrochage avait opposé les soldats de deux armées. Selon l’armée congolaise, les FARDC avaient riposté à une provocation des Forces pour la défense du Rwanda (RDF) qui auraient tenté de s’installer sur une colline de Kanyesheja, sur le territoire congolais. Un caporal de l’armée congolaise a ensuite été enlevé par les éléments de l’armée rwandaise, avait affirmé le porte-parole des FARDC au Nord-Kivu, le colonel Olivier Hamuli.

En début de soirée du même jour, des tirs avaient encore été entendus brièvement dans le même secteur de Kanyesheja.

 
Des militaires congolais à Kibati (Nord-Kivu) en train de lire "Echos de la Monusco" le bulletin de communication interne de la Monusco, jeudi 12 juin 2014.Des militaires congolais à Kibati (Nord-Kivu) en train de lire "Echos de la Monusco" le bulletin de communication interne de la Monusco, jeudi 12 juin 2014.
Une vue de Kibati (Nord-Kivu), non loin de Kanyesheja où des accrochages sont survenus mercredi et jeudi 12 juin 2014 entre l'armée congolaise et rwandaise.Une vue de Kibati (Nord-Kivu), non loin de Kanyesheja où des accrochages sont survenus mercredi et jeudi 12 juin 2014 entre l'armée congolaise et rwandaise.
Des militaires congolais assis à l'arrière d'une voiture 4X4 surmontée d'une arme automatique à Kibati (Nord-Kivu) non loin de Kanyesheja où des accrochages sont survenus entre l'armée congolaise et rwandaise, mercredi et jeudi 12 juin 2014.Des militaires congolais assis à l'arrière d'une voiture 4X4 surmontée d'une arme automatique à Kibati (Nord-Kivu) non loin de Kanyesheja où des accrochages sont survenus entre l'armée congolaise et rwandaise, mercredi et jeudi 12 juin 2014.

Interrogé par Radio Okapi à ce sujet, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende a qualifié ces affrontements d’un «acte délibéré de provocation» de Kigali.

«On dirait que certains responsables à Kigali sont sérieusement contrariés par la perspective de la réussite de l’opération de désarmement volontaire des FDLR. C’est comme si on leur enlevait le prétexte béni qui leur a toujours permis de venir pêcher les fruits de leur pillage en RDC. Et ils veulent empêcher absolument que ceci ne réussisse», a-t-il dénoncé.

Pour le retour de la paix dans cette contrée, Kinshasa en appelle à l’arbitrage de la Conférence internationale pour la région des Grands lacs (CIRGL), de l’Union africaine (UA) et des Nations unies.

radiookapi.net

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