16 juin 2014

Félix Tshisekedi bien partant pour 2016

Félix Tshisekedi

Il est rentré au Congo au moment où les activités de son parti étaient en veilleuse. Il fallait se remettre au travail de sensibilisation et mobilisation depuis la base. Et là, nous pouvons dire sans nous tromper que Félix Tshisekedi a réussi le pari. Grâce à lui, l'UDPS fait parler d'elle chaque jour qui passe. Toutes ses sorties aux côté du secrétaire général Mavungu ont été un grand succès. Surtout sa participation à des différentes tables rondes organisées par le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, Martin Kobler. Aujourd'hui, Félix donne des insomnies à Kabila qui ne sait plus où donner de la tête. Sans nul doute, il marque des points non seulement au sein de son parti, mais aussi sur la scène internationale et s'impose tout doucement comme candidat valable  pour remplacer son père, le président Etienne Tshisekedi aux prochaines échéances.

Les détracteurs et autres mauvaises langues insinuent le coup de pouce que Félix obiendrait de la part de sa mère comme le dernier article paru dans jeuneafrique.com avec son titre tendancieux " RDC: Félix Tshisekedi,ma mère m'a dit" comme pour dire que le monsieur attendrait tout de sa mère. Félix n'est pas à comparer à Kabila venu dans les valises de Laurent-Désiré Kabila pour se retrouver, comme par une baguette magique, à la tête d'un pays aux dimensions continentales sans aucune expérience politique. Il fait ses preuves indépendamment de sa filiation au Lider Maximo, dirigeant avec brio son département des relations extérieures et démontrant jour après jour sa capacité de remplir des hautes fonctions, n'en déplaise à ses détracteurs.

Face au danger qui se profile à l'horizon, nous espérons de voir Félix rentrer rapidement au Congo pour booster le peuple dans l'application de l'article 64 de la constitution afin de chasser l'imposteur à la tête du pays. Courage Félix!

Lumbamba Kanyiki

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Kolwezi : les agents de la Gécamines réclament 3 mois de salaire

 
Les creuseurs artisanaux de Mutoshi à Kolwezi, Katanga, RDC

Les agents de la Gécamines à Kolwezi (Katanga) ont déclenché un mouvement de grève lundi 16 juin. Ils réclament le paiement de trois mois d’arriérés de salaire. La Gécamines affirme qu’il s’agit d’un arrêt de travail de quelques heures observé par deux services seulement. Les discussions ont débuté entre la délégation syndicale et les autorités de la Gécamines.

Respectant le mot d’ordre lancé depuis la semaine dernière, les agents de la Gécamines de Kolwezi ont manifesté et barricadé l’entrée des bureaux de la Gécamines, avant de débuter la grève.

« Aujourd’hui nous sommes très fâchés. Nous sommes en grève. Nous sommes impayés. Nous attendons la paie du mois de Mars alors que nous sommes au mois de Juin. On ne veut même pas que nos partenaires accèdent à leurs installations. Qu’on nous paie tous les trois mois et on travaille demain, sinon nous poursuivons la grève », a déclaré un des agents en pleine manifestation.

Pendant ce temps, la délégation syndicale a pris l’option de sursoir la marche prévue à Lubumbashi lundi 16 juin, le temps de débuter les discussions avec les responsables de la Gécamines.

Certains agents reprochent aussi au comité de gestion de multiplier les conseils d’administration, des réunions où chaque participant toucherait une prime de 3 000 $ US.

Mais une source proche de la direction de la Gécamines a assuré que l’argent dépensé pour une réunion du conseil d’administration ne pourrait pas couvrir le salaire des agents.

radiookapi.net

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Cour Constitutionnelle : non aux camps politiques !


Le « chapeau » du Parlement (Sénat et Assemblée Nationale) a livré samedi ses trois « représentants » à la Cour Constitutionnelle. Tous les regards sont présentement tournés vers le Président de la République et le Conseil Supérieur de la

Magistrature (CSM) pour compléter la composition de cet organe ultra sensible appelé à remplacer la Cour Suprême de Justice. Les premiers noms en circulation - Vunduawe Te Pemako, Banyaku Luape et Wassenda Nsongo - semblent rencontrer l’approbation générale au plan de l’expertise. Il est à espérer que Joseph Kabila et le CSM vont eux aussi faire honneur à la science en « cooptant » des délégués qui répondent au profil attendu des membres d’une Cour hautement stratégique pour la République. Les Congolais ont besoin de voir la Cour Constitutionnelle, qui va être très sollicitée en matière d’interprétation des lois et autres textes réglementaires, tenue par des personnalités dont les qualités morales et intellectuelles ne seraient pas sujettes à controverse. Le nouveau paysage politique veut que le déséquilibre provoqué dans les institutions nationales et provinciales à la suite des élections controversées de novembre 2011 trouve des correctifs entre la Majorité et l’Opposition au niveau des structures techniques où la nomination des membres peut s’obtenir par consensus.
 
S’agissant de la Cour Constitutionnelle, elle risque de souffrir du manque de neutralité et d’indépendance si ses animateurs proviennent tous d’un même camp politique, comme c’est déjà le cas pour certaines institutions d’appui à la Démocratie. Des « jurés » trop politiquement «dépendant» seraient contraints de traiter les dossiers selon la volonté des affiliés de leur camp politique. Forcer, voire fausser l’interprétation des lois de la République, serait un signal négatif pour un pays aspirant à cheminer vers l’Etat de droit.
 
Le public voudrait voir les membres de la Cour Constitutionnelle privilégier le droit dans ce pays où la tentation de la violation des .textes est permanente. Leur compétence et leur objectivité seraient particulièrement mises à contribution dans le traitement des contentieux électoraux, de manière à faire oublier aux candidats aux mandats électifs et à leurs électeurs les décisions peu convaincantes de la Cour Suprême de Justice lors des scrutins de 2006 et 2011.
 
Retour à la géopolitique
 
Mais, conformément à une culture en vogue chez nous depuis l’époque de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), personne n’échappe à la tentation d’examiner les « CV » des Vunduawe, Banyaku et Wassenda sous l’angle de la géopolitique. A ce propos, la Constitution affirme le principe de la représentation nationale dans la configuration des institutions au service à caractère national. Et, sur ce point, le constat à faire est que l’Equateur, le Bandundu et le Nord-Kivu sont déjà servis sur les 9 membres devant composer la Cour Constitutionnelle.
 
Il reste 6 postes à pourvoir pour 8 provinces. Et c’est ici que les Romains risquent de s’empoigner. Compte tenu du quota qui reste à partager entre provinces, de grosses frustrations sont susceptibles de naître du sentiment d’exclusion que pourraient ressentir certaines ères géographiques ou linguistiques du pays. La question principale qui trotte dans les esprits est celle de savoir si le bloc Ouest va accepter d’être représenté seulement par l’Equateur (Vunduawe) et le Bandundu (Banyaku), celui de l’Est uniquement par le Nord-Kivu), celui du Centre soit par le Kasaï Oriental ou le Kasaï Occidental, le Sud par le Katanga et le Nord par la Province Orientale.
 
Les arbitrages seraient d’autant difficiles que le Bas-Congo, le Sud-Kivu, le Maniema et l’un de deux Kasaï accueilleraient très mal leur absence de la Cour Constitutionnelle. Si l’on aborde la question au plan des ères linguistiques, c’est davantage compliqué avec les «lingalaphones » (Equateur et une partie de la Province Orientale), « swahiliphones » (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema, Katanga et une partie de la Province Orientale), « kikongophones » (Bas-Congo et une partie du Bandundu), « lubaphones » (Kasaï Oriental et Occidental).
 
Au nom de l’équilibre linguistique et géographique, la balle se trouve dans le camp du Chef de l’Etat et du Conseil Supérieur de la Magistrature pour la prise en compte des choix déjà opérés au niveau du Parlement (Sénat et Assemblée Nationale). Il leur appartient de faire en sorte qu’aucune province ou espace linguistique ne manque à l’appel. L’on a toujours fustigé le régionalisme, le tribalisme et l’ethnisme, mais, à l’heure du partage des postes des responsabilités (Gouvernement, Bureaux du Sénat, de l’Assemblée nationale et de la CENI, Cours et Tribunaux, Entreprises publiques, Diplomatie, Services. Spéciaux, Etats-majors de  l’Armée et de la Police… ce triple critère revient au galop.
Kimp

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La CDC contre la révision constitutionnelle

C’est  à  quelques heures de la convocation du Congrès, plus précisément le vendredi 13 juin 2014   que la     Convention  des Démocrates  Chrétiens  (CDC),  un parti  d’opposition,  a choisi   pour  donner  sa position sur ce problème qui fait couler beaucoup d’encre. Comme il fallait s’y attendre, les démocrates chrétiens fustigent le processus censé amener à une nouvelle    révision de quelques articles de  la constitution.   S’étant réunis il y a de cela quelques jours pour débattre de la nécessité ou non de revoir de nouveau   la Constitution, les têtes pensantes dudit parti se sont dites opposées à la démarche entreprise par le gouvernement congolais. En clair, lit- on dans un communiqué  de presse portant le paraphe de Dikuta Munkana,  secrétaire  général de la CDC, lui et ses collègues du parti  expriment leur mécontentement au gouvernement pour avoir adopté un projet de loi portant révision de la Constitution.

  Ils estiment  qu’il est anormal et inopportun  que les députés provinciaux  soient élus au second degré, les sénateurs et gouverneurs au troisième degré. Dans l’entendement des cadres de ce parti, ceci est une atteinte grave au caractère du suffrage universel direct qui empêche le souverain primaire de s’exprimer sur le choix de ses élus en province.   Ces réserves sont contenues dans le   communiqué évoqué ci-haut      daté du 13 juin 2014 et dont une copie   est parvenue au Phare.
«Comment un gouvernement qui expédie les affaires courantes peut-il se réunir pour adopter un projet de loi portant révision de la Constitution ?», s’interrogent les cadres du parti cité haut. Indignés, ils précisent  clairement  que cette tâche revient au gouvernement de cohésion nationale annoncé par le Chef de l’Etat le 23 octobre 2013 devant les deux Chambres réunies.
En conclusion,  la   CDC  pense  que  cette  question  doit  faire  l’objet  d’un  débat  profond  au Parlement.  Elle  en  appelle  à la vigilance  de  ses  élus  et même  aux  autres  députés  de l’opposition siégeant dans les deux Chambres du Parlement.
 
La CDC rejoint donc plusieurs  partis de l’opposition, des  personnalités indépendantes, acteurs sociaux… qui jugent inopportune  la révision de la Constitution.

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Un journaliste rwandais exilé disparu depuis 2 semaines

Fred Musonera, le petit-frère de John Bosco Gasasira, un journaliste rwandais exilé en Suède nous a indiqué qu’il n’y avait plus eu de contacts entre eux depuis presque 2 semaines alors qu’ils se parlaient tous les jours au téléphone. M. Musonera qui est réfugié en Ouganda avec plusieurs autres membres de la famille de Gasasira ne nous a pas caché qu’ils craignaient pour sa vie. Quand nous lui avons suggéré qu’il soit placé sous la protection des autorités suédoises comme en 2012, il nous a répondu qu’il le ferait. Son grand-frère le tenait toujours informé de tout ce qu'il faisait et même de ses secrets. Musonera est convaincu que le régime de Kigali est responsable de l’inquiétante disparition prolongée de son grand-frère. Il nous a promis de nous en dire davantage sur quoi il fonde sa conviction dans une prochaine communication.

Gasasira vivait seul, selon son frère, mais il était en contact avec d’autres Rwandais exilés en Suède qui disent avoir aussi perdu ses traces.

Quand vous appelez Gasasira, c’est un répondeur automatique en suédois et en anglais qui vous dit que “l’abonné dont vous avez composé le numéro n’est pas joignable, réessayez plus tard”.

http://nkbnkb.wordpress.com

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15 juin 2014

RDC-Rwanda: les arbres de la discorde

AFP/jeuneafrique.com

RDC-Rwanda: les arbres de la discorde"C'est chaque fois la même chose. Les Rwandais se déploient comme s'ils allaient attaquer. Ils avancent jusqu'à quelques mètres de nos positions, nous disent que cet arbre leur appartient et que nous devons le couper de gré ou de force. "

L'eucalyptus est toujours là, mais l'incident se reproduit deux ou trois fois par semaine, assure ce lieutenant de l'armée congolaise déployé depuis quatre mois à la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda.

L'affaire se dénoue par un dialogue plus ou moins courtois, dit l'officier, qui déplore des "provocations" et "menaces" permanentes des soldats rwandais.

"Ils nous accusent de ne pas être des Congolais, mais des FDLR", les Forces démocratiques de libération du Rwanda, une milice hutu rwandaise installée au Congo et accusée d'avoir participé en 1994 au génocide des Tutsi de leur pays, ajoute l'officier natif de Kinshasa.

A Nakabumbi, à une trentaine de kilomètres au nord-est de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, dans l'est de la RDC, les hommes du 391e bataillon commando ont creusé une tranchée derrière une rangée d'eucalyptus qui marque, disent-ils, la frontière.

Tous les 30 mètres environ, une sentinelle, armée d'une mitrailleuse ou d'une kalachnikov, surveille ce qui se passe de l'autre côté. Chaque poste de garde est doté d'une petit abri de branchages où le soldat peut passer la nuit.

Un champ de maïs les sépare du bâtiment abritant des soldats rwandais et des habitations du village d'en face, à environ 300 mètres.

D'après le lieutenant, les Rwandais revendiquent également trois autres arbres un peu plus jeunes, situés à quelque distance le long de la ligne arborée. "Une fois, ils ont même envoyé un général", s'amuse-t-il.

- 'Ils massacraient nos cultures' -

La frontière congolo-rwandaise a connu un brusque regain de tension à quelques kilomètres de là, mercredi et jeudi. Des combats ont coûté la vie à cinq militaires congolais. La situation est revenue au calme depuis lors.

Majoritairement hutu, les habitants de Nakabumbi gardent un souvenir amer de l'intervention des troupes rwandaises lors des deux guerres du Congo (1996-1997 et 1998-2003), qui se sont accompagnées de nombreux massacres, et des vexations quotidiennes sous la coupe des milices rebelles congolaises à dominante tutsi, soutenues par le Rwanda, qui se sont succédé dans la région jusqu'à la chute de la dernière d'entre elles, le Mouvement du 23 Mars (M23), en novembre 2013.

Les trois arbres, "des Rwandais sont venus les planter au Congo à l'époque du RCD, et maintenant ils disent vouloir les couper", dit Deo Makombe, chef du groupement de Buhumba, dont dépend Nakabumbi.

Contrôlée en sous-main par Kigali, la milice du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) a administré la zone pendant la deuxième guerre du Congo.

Après sa victoire sur le M23, l'armée congolaise s'est déployée à Nakabumbi, à une centaine de mètres en retrait de la frontière.

Mais les soldats rwandais "envoyaient les civils (d'en face) avec leur bétail pour venir paître ici", accuse un villageois.

Alors les hommes du "bataillon américain" - ils ont été formés par les Etats-Unis - ont avancé leurs positions jusqu'à leur emplacement actuel.

Pendant des années, les habitants du village rwandais voisin ont pris de mauvaises habitudes, "ils venaient couper des arbres comme ils le voulaient et ils se moquaient de nous", ou alors ils venaient avec leurs troupeaux et "massacraient nos cultures", dit Moïse Rame, agriculteur veuf de 53 ans.

"Notre armée nous aide beaucoup. Maintenant, il n'y a plus d'infiltrations", ajoute-t-il.

Intrigué par le rassemblement de curieux provoqué par la présence de trois journalistes de l'AFP, un petit groupe de soldats rwandais s'approche des lignes congolaises mais reste à distance. "Comment ça va aujourd'hui?", leur lance en swahili (langue comprise largement en Afrique de l'Est) le capitaine escortant la presse. On répond par un pouce levé.

Mais pas question d'autoriser les journalistes à traverser pour écouter ce que ceux d'en face auraient à dire. "Cela compromettrait votre sécurité", affirme l'officier.

 

 

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Félix Tshisekedi réclame le départ du président congolais Joseph Kabila

(Belga) Le principal parti d'opposition congolais, l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), a une nouvelle fois exigé vendredi le départ du président Joseph Kabila, qualifié d'"imposteur" après sa réélection

contestée lors de la présidentielle de novembre 2011, et réclamé une forme de "dialogue" national pour résoudre la crise de légitimité en République démocratique du Congo (RDC).

Félix Tshisekedi réclame le départ du président congolais Joseph Kabila

"L'imposture s'est imposée à nous par la force des canons", a affirmé Félix Tshisekedi, le fils de l'opposant historique Etienne Tshisekedi et président de l'UDPS, lors d'une conférence de presse à Bruxelles à l'issue d'un séjour de deux mois à Kinshasa. "Le président Kabila n'a pas de légitimité, il n'est pas à sa place, il n'a pas gagné les élections de 2011", a martelé Felix Tshisekedi, qui semble en bonne voie pour succéder à son père, âgé de 81 ans. Ce dernier, tout comme l'ensemble de l'UDPS, continue à rejeter les résultats des élections de 2011, en dénonçant de multiples irrégularités relevées lors des scrutins présidentiel et législatifs - également constatées par nombre d'observateurs nationaux et étrangers et par l'Eglise catholique congolaise - et se considère comme le chef de l'Etat élu. Felix Tshisekedi a également critiqué vendredi le projet de révision constitutionnelle que vient d'annoncer le gouvernement de Kinshasa en vue de l'organisation des prochaines échéances électorales - des scrutins locaux en 2015 et une présidentielle en principe en 2016 à l'issue du second mandat de M. Kabila - et réclamé un calendrier électoral plus consensuel que celui publié par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). (Belga)

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14 juin 2014

FélixTshisekedi à la presse nationale et internationale : Kabila maintient l'imposture par la force des canons

Félix Tshisekedi

Félix Tshisekedi, chargé des relations extérieures de l’UDPS a tenu une conférence de presse au prestigieux Press club Brussels Europe, sur rue Froissart n°95 à 1000 Bruxelles, vendredi 13 juin 2014 de 14h30 à 16h00.

Trois raisons ont milité à la tenue de cette conférence de presse:

1. Les turbulences politiques actuelles en RD Congo avec d'un côté le jusqu'auboutisme du clan Kabila de traficoter la constitution avec la volonté très visible de maintenir par tous les moyens leur chef à la tête du pays,

2. L’implication de la communauté internationale qui donne de plus en de la voix dans le désastre politique congolais. Véritable diplomatie préventive, ayant tiré les leçons de la situation rwandaise de 1994 qui entraina le génocide, parce qu'une des parties ne voulait pas suivre la voix du dialogue, préférant le langage des canons

3. Le séjour de deux mois en RD Congo de Félix Tshisekedi. Ce qui lui a permis de rencontrer les différents envoyés spéciaux de l'ONU, de l'Union européenne, de l'Union africaine, du Président Obama.

La salle a littéralement été prise d'assaut tant par la presse nationale, internationale que par un public diversifié: acteurs politiques, activistes, membres de la société civile...

Ainsi, 'événement a pratiquement commencé à l'heure prévue et, les habitués de "l'heure congolaise" sont arrivés bien après toutes les communications: le mot de bienvenue de Ngoy Mitch Mitshinini de Congo Lobbying, l'introduction de Cheik FITA  de  "Info en ligne des Congolais de Belgique" et même de l’adresse de l'invité du jour, Félix Tshisekedi.

La communication de Félix Tshisekedi  qui a duré exactement quatorze minutes vingt-cinq secondes et comportait trois points:

1. L'état des lieux de la situation politique et sociale en RD Congo,

2. Le calendrier électoral présenté à ce jour par monsieur l'abbé Malu Malu,

3. La position de l'UDPS

I. État des lieux.

Depuis les élections chahutées de novembre 2011, la situation de la RD Congo est demeurée dans l'impasse. Ces élections avaient l’occasion pour le peuple congolais de désavouer monsieur "Joseph Kabila". Hélas, à cause d’une organisation catastrophique et la proclamation de faux résultats, la population déchanta.

Et, « l'imposture s'est imposée à nous par la force des canons ». Depuis lors, les Congolais ont été frustrés. Même la communauté internationale avait lancé un message fort: aucun chef d'état du monde civilisé n'avait assisté à la prestation de serment de monsieur "Joseph Kabila" qui gouverne depuis lors par défi en pratiquant la terreur.

La situation sociale est catastrophique, alimentée par une corruption endémique provenant du sommet de l'état.

On a là les ingrédients d'une explosion annoncée. Et l'étincelle sera ce jusqu'auboutisme de vouloir réviser la constitution pour un objectif sournois.

Le phénomène des refoulés de Brazzaville a ramené au pays, et des « Kuluna » et des anciens miliciens mobutistes, source potentielle d’insécurité pour la population.  

La croissance claironnée par le pouvoir en place n’est en fait que le fruit des transactions minières dont l’essentiel de la manne échappe au budget de l'état.

Les vraies questions à poser au pouvoir de « Kabila » sont :

Combien  d'emplois ont-ils été créés ?

Quel est le pouvoir d'achat  de la population ?

Quel est le bilan du secteur de la santé, de la sécurité, de l'éducation, de la démocratie ?

II. Du calendrier électoral

1. Le 26 mai, l’abbé Malu Malu a publié un calendrier qui était la  réponse fidèle au dictat de Kabila lors de ses concertations politiques de septembre 2013.

Illégitimité

Depuis mars 2012, le mandat des sénateurs est arrivé à échéance, sous-entendu, ces messieurs ne sont plus habilités à légiférer pour la république. Ils sont illégitimes. Et là, il y a urgence.

2. La CENI brandit les élections locales. Or, le coût en est exorbitant et les contours flous. Un exemple. Le nombre des circonscriptions n'est pas connu, il y a des dizaines de groupements litigieux.

Il y a absence de tribunaux de paix alors qu’ils devront trancher les litiges électoraux.

3. Il y a absence d'un calendrier global afin de parachever le processus électoral et respecter les délais constitutionnels à savoir septembre 2016.

En réalité tout cela, ce ne sont que des raisons fallacieuses de Malu Malu pour pérenniser l'imposture.

Les règles de base des  techniques de modification de la constitution sont ignorées,

un mépris affiché de l'exposé des motifs et du préambule de la loi fondamentale est affiché.

Le processus politique est fortement biaisé, par le non respect tant des accords de Sun city, de la constitution que de l’accord d'Addis-Abeba.

Le fichier électoral jamais audité,

Le serveur central introuvable.

III. Position de l'UDPS ou chronique d'une catastrophe annoncée.

L'UDPS  tire la sonnette d'alarme pour sensibiliser la communauté internationale dont l’intervention annuelle dans le processus démocratique congolais est d'un milliard de dollars par an via la MONUSCO. Et cela dure depuis des années.

Et l’UDPS fait les propositions suivantes :

1. Le respect des prescrits tant de la constitution que de l'accord cadre d'Addis-Abeba.

2. Le  règlement du contentieux électoral de 2011 par le départ de « joseph Kabila » du pouvoir en rétablissant  la vérité des urnes. Cela rassurera les électeurs quant à la poursuite d'un processus démocratique crédible.

3. La publication d’un calendrier complet détaillant les dates de tous les scrutins 

4. Un audit du fichier électoral et la localisation du serveur central.

5. La désignation d'une personnalité crédible et incontestée à la tête de la CENI.

6. Un consensus sur la poursuite apaisée du processus apaisée par la tenue d'un dialogue conformément aux prescrits de l'accord cadre d'Addis-Abeba

7. la libération des prisonniers politiques: Eugène Diomi, Bruno Kabatshi, secrétaire fédéral de l'UDPS Mbuji-Mayi, Kuthino Fernando…

Le respect des libertés de manifestation car, depuis la fin de la campagne 2011, plus aucun meeting politique n'a été autorisé.

À l’issue de son exposé, monsieur Félix Tshisekedi s’est prêté au jeu des questions-réponses, avec la presse d’abord, puis avec l’assistance venue en très grand nombre pour avoir des éclaircissements sur certaines zones d’ombre dans la marche de l’UDPS et dans ses contacts avec d’autres partis politiques Congolais.

 

Bruxelles, le 14 juin 2014

Cheik FITA

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Le respect de la femme. La police congolaise a encore du chemin à parcourir

Bisengimana

Une vidéo de congomikili live circule sur le net montrant un couple de vieux arrêté pour avoir volé du champagne dans un supermarché à Kinshasa. Le couple, c'est une dame qui pouvait être ma mère ou ma tante et un monsieur d'un certain âge, qui pouvait être mon père ou mon oncle. Les images sont choquantes, bouleversantes. Bouleversantes surtout lorsqu'on voit cette femme brutalisée, humiliée par la police qui est censée protéger les personnes et les biens.

Sur la vidéo, un monsieur oblige la dame à faire une démonstration de la façon dont elle opère les vols en cachant la grosse bouteille de champagne dans ses habits. Atroce à voir. Bien sûr, nous condamnons le vol, mais la personne du voleur, nous devons la respecter. La vidéo révèle, à elle seule, tout l'échec d'un système. Un système dans lequel la personne humaine, surtout la femme n'a pas de valeur devant les forces de l'ordre. La police est au service d'un système qu'elle protège et non la population.  Ceux qui voudront voir la dite vidéo verront que la police s'est plus acharnée sur la femme que sur l'homme. Pourra-t-on en dire plus sur les agressions sexuelles dans ce pays où les femmes sont violées toutes les huit minutes.? Les images parlent d'elles-mêmes.

Congomikili qui a diffusé ces images a voulu mettre en exergue le vol commis par un couple âgé. Il s'est spécialisé dans le vol de bouteilles de champagne qui sont revendues aux gérants et propriétaires des boîtes de nuit. Mais pour nous, ce vol est le symbole d'un peuple clochardisé. C'est une révélation d'un système qui n'arrive ni à payer à temps ses travailleurs pour ceux qui peuvent travailler, ni à fournir du travail à la population, ni à la sécuriser financièrement. Je vois en cette femme qui pouvait être ma mère, une femme qui a travaillé pour ce pays toute sa vie durant. Elle a mis au monde. Elle a élevé. Elle a éduqué. Elle a contribué à sa manière à faire avancer l'humanité. Mérite-t-elle de finir ainsi? Ce que nous disons pour la femme vaut aussi pour ce monsieur. Doit-on juger les effets ou les causes ayant donné voie aux effets?

Plutôt que de crier "au voleur", nous devrions crier "Honte à nous!". Nous ne savons pas travailler pour notre pays, pour notre peuple. Honte à nous!". Ce couple qui a volé dans ce supermarché n'est pas plus voleur que les riches, ministres, directeurs, chefs de service, fonctionnaires et hommes d'affaires qui viennent y faire des achats parce qu'ils en ont les moyens! Parmi eux, se trouvent ceux-là mêmes qui volent l'argent dû au peuple. Pour qui le champagne à 104000 Francs congolais (environ 100 Dollars)? Hélas!  Ils ne vivront pas le même opprobre populaire!

Nous exigeons, par conséquent, de congomikili qu'il retire sa vidéo dont les images offensent la dignité de ce couple et par ricochet ridiculise la femme congolaise.

Ceux qui veulent en savoir plus peuvent visionner la vidéo sur https://www.youtube.com/watch?v=Dpzyg2CSHAY

Lumbamba Kanyiki

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13 juin 2014

RDC: la mission de suivi électoral de l’UE plaide pour un calendrier électoral « complet »

 
Maria Gabriel, chef de mission de suivi électoral de l'Union européenne en RDC, le 13 juin 2014 à Kinshasa. (Photo Dietmar Klumpp)Maria Gabriel, chef de mission de suivi électoral de l'Union européenne en RDC, le 13 juin 2014 à Kinshasa. (Photo Dietmar Klumpp)

La mission de suivi électoral de l’Union européenne en RDC encourage la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à publier un calendrier électoral complet, consensuel et assorti d’un budget détaillé. C’est l’une des recommandations qu’elle formule dans le rapport préliminaire publié vendredi 13 juin à la fin de sa mission de cinq jours à Kinshasa.

Cette recommandation avait déjà été formulée par les envoyés spéciaux de la communauté internationale pour les Grands Lacs lors de leur dernier séjour à Kinshasa. Ces émissaires avaient demandé à la Ceni de publier un calendrier global, allant des élections locales à la présidentielle.

Le 26 mai dernier, la commission électorale avait publié le calendrier des élections municipales, urbaines et locales. La Majorité présidentielle a salué cette publication alors qu’une partie de l’opposition estime que l’exécution de ce calendrier pourrait entraîner une prolongation de la présidentielle au-delà de 2016.

La mission de suivi électoral de l’UE insiste sur la nécessité du dialogue pour aboutir à un consensus.

« Le mot-clé aujourd’hui c’est le dialogue. Il est nécessaire qu’en RDC le dialogue soit régulier, ouvert et inclusif parce que c’est le dialogue qui permettra le consensus. Et c’est du consensus  que va se renforcer la confiance », explique Mariya Gabriel, chef de la mission.

En outre, la mission de suivi électoral de l’UE salue la restructuration de la Ceni avec l’institution de l’assemblée plénière comme organe collégial de décision et la réactivation des cadres de concertation.

Elle salue également l’inscription de l’audit externe du fichier des électeurs au calendrier électoral publié le 26 mai dernier par la Ceni et appelle à la recherche d’un consensus autour des modalités de l’audit.

« La mission attire l’attention des autorités compétentes sur l’enrôlement des jeunes ayant atteint l’âge de la majorité depuis la dernière révision électorale ainsi que des ressortissants congolais établis à l’étranger », ajoute Mariya Gabriel.

La mission de suivi électoral de l’Union européenne a séjourné pendant cinq jours à Kinshasa pour évaluer l’application des recommandations formulée après les élections de 2011.

Dans son rapport final sur les élections de 2011, la mission d’observation électorale de l’Union européenne avait formulé vingt-deux recommandations pour améliorer la transparence et la crédibilité lors des prochaines élections provinciales et locales, estimant que les résultats des législatives et de la présidentielle avaient manqué de crédibilité.

radiookapi.net

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