22 juin 2014

Une vaste coalition anti-Kabila en gestation



Elle a toujours été dite divisée. L’opposition est entrain d’apporter la preuve du contraire avec la mise en place imminente d’une vaste coalition anti-Kabila à la dénomination encore à définir.

Des discussions avaient commencé entre l’UDPS d’Etienne Tshisekedi et l’UNC de Vital Kamerhe à la faveur du dernier séjour à Kinshasa de Russ Feingold et de trois autres envoyés de la communauté internationale.
Elles se sont étendues à l’ECIDE de Martin Fayulu et le RCD-K/ML d’Antipas Mbusa Nyamwisi. Le CDER de l’ancien bembiste Jean Lucien Bussa, le MPCR de Jean-Claude Vuemba et le G14 du Dr Kabamba Mbwebwe ont vite fait de rallier la plate-forme en gestation. L’intraitable Emery Okundji y a aussi souscrit au nom des FONUS mais si le parti de Joseph Olengankhoy paraîssait ambigü à la suite de sa participation aux Concertations nationales. D’autres hésitent encore. Comme Franck Diongo et son MLP -Mouvement lumumbiste progressiste. Le secrétaire général de l’UNC Bertrand Ewanga is’Ewanga a été chargé de persuader le Lumumbiste. Le MLC s’est inscrit carrément aux abonnés absents dans l’expectative que Jean-Pierre Bemba dise le dernier mot.
En fait, un prétexte de la part d’un parti dépourvu de toute ligne avec la tentation de prendre part au gouvernement de cohésion nationale jamais matérialisé alors qu’il a été annoncé il y a huit mois. Dans un premier temps, Bemba s’est montré favorable à ce que le MLC partage le pouvoir avec Joseph Kabila à condition de se voir attribuer des postes ministériels de premier plan. Puis, il a commencé à émettre des réserves du fait que la mise en oeuvre du projet a pris beaucoup de temps et que la donne a quasiment changé. Déjà avancé jusqu’au point de non-retour dans ses engagements avec la majorité, Thomas Luhaka, lui, continue à pousser. Qu’importe, les autres opposants ont décidé de faire sans lui. Ils sont parvenus à s’accorder sur le projet de l’Acte constitutif. Des copies en ont été distribuées, il y a quarante-huit heures, à tous les sociétaires. La mise en commun est prévue le 23 juin prochain au siège de l’ECIDE.
Les uns et les autres se sont également mis d’accord sur les deux principaux objectifs de l’organisation, à savoir «barrer la voie à toute révision constitutionnelle et empêcher Joseph Kabila de briguer un troisième mandat». Il n’y avait toujours pas de compromis autour de l’appelation. La question de la direction faisait aussi problème mais pour couper la poire en deux, il a été convenu d’une présidence rotative dans une opposition où personne ne souhaite prêter l’épaule à l’émergence d’un autre quoiqu’il n’y a pas plus de deux opposants à la stature confirmée à l’échelle nationale, hormis Bemba en détention à la CPI -Cour pénale internationale. Selon des proches du QG de Fayulu, sur avenue de l’Enseignement, la semaine prochaine ne terminera pas que les opposants auront porté la coalition sur les fonts baptismaux.
samuel mbuta

 

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21 juin 2014

RDC: Vital Kamerhe exige «un calendrier qui donne toutes les étapes des élections jusqu’à 2016»

 

Vital Kamehre

«Nous demandons, toutes affaires cessantes, à Monsieur l’abbé Malumalu de favoriser une rencontre pour trouver une feuille de route consensuelle, un calendrier qui donne toutes les étapes des élections jusqu’à 2016», a déclaré samedi 21 juin le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), Vital Kamerhe. Il a renvoyé «à sa propre conscience» le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), qui affirmait la veille que le calendrier partiel publié le 26 mai était maintenu.

A l’issue d’une matinée politique avec les jeunes de la ville de Kinshasa, membres de son parti politique, Vital Kamerhe a réaffirmé le rejet par l’opposition politique et certaines structures de la société civile du calendrier publié par la Commission électorale nationale indépendante lundi 26 mai.

Ce document prévoit, le 14 juin 2015, le scrutin des conseillers des communes, des secteurs et des chefferies ; le 29 août 2015, le vote des conseillers urbains, des bourgmestres et des chefs des secteurs. Enfin le scrutin des maires et maires adjoints est prévu le 15 octobre 2015.

Vital Kamerhe a réagi au lendemain de la déclaration du président de la Ceni, l’abbé Apollinaire Malumalu, affirmant que ce calendrier était maintenu tel qu’il avait été publié. Il répondait ainsi aux critiques de l’opposition et de la communauté internationale, plutôt favorables à un calendrier électoral «complet» en RDC.   

Aux dires du président de l’UNC, l’abbé Apollinaire Malumalu a tout intérêt à privilégier un processus électoral apaisé en RDC.

«Ce n’est pas l’argent ici qui compte. Ce qui compte, c’est d’avoir un processus qui va avoir un atterrissage apaisé et qui va renforcer la démocratie et la paix dans notre pays», a-t-il affirmé, renvoyant «le président de la Ceni à sa propre conscience.»

De toutes les façons, Vital Kamerhe a annoncé la détermination de l’opposition d’accentuer la pression:  

«Nous sommes debout comme un seul homme. Le lundi […], ou au plus tard mardi, nous allons créer une grande coalition de toutes les forces de changement. Et je crois que c’est le seul langage que le pouvoir et Monsieur l’abbé Malumalu peuvent entendre.» 

radiookapi.net

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Kasaï-Oriental: deux personnes mordues par une chèvre à Katanda

Deux personnes ont été mordues vendredi 20 juin par une chèvre dans le secteur de Sangu, territoire de Katanda, à 60 km de Mbuji-Mayi. La bête et les deux victimes ont été envoyées  aux services vétérinaires dans la capitale provinciale du Kasaï-Oriental pour des examens appropriés.

L’administrateur du territoire, Crispin Mbiya, affirme qu’une fillette de huit ans, qui sortait de toilettes, a été agressée par une chèvre. L’animal a donné un coup de tête à cette fillette, avant de la mordre à la jambe.

La chèvre a été amenée au sous commissariat de la police pour identifier son propriétaire. Mais, là aussi, la même chèvre a mordu un détenu qui était avec elle dans un même cachot.

La chèvre et les deux victimes ont été acheminées à Mbuji-Mayi pour être examinés aux services vétérinaires, affirme Crispin Mbiya.

radiookapi.net

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Cameroun : Après l’humiliation, le ministre des sports et le président de la fédération se battent pour l’argent

 Le temps d’une compétition, le Cameroun  est devenu le pays champion du monde en faits divers. Comme c’est souvent le cas en pareille circonstance, les compatriotes de Roger Milla, savent servir au monde ce qu’ils savent faire le mieux. Se battre pour de l’argent. 

Armand Ougock / Yaoundé

Scandale camérounais

Un ministre, celui des Sports Adoum Garoua   et le Pr Joseph Owona, président du comité de normalisation de la Fecafoot, se battent pour la gestion de l’argent mis par le gouvernement, à la disposition de la délégation camerounais au mondial brésilien.

Selon nos informations, lors de la réunion tenue à l’hôtel Golden Tulip, les deux responsables se sont copieusement engueulés devant les membres médusés de la délégation camerounaise au Brésil.

Le ministre refuse de dépenser l’argent débloqué par l’État, et mis à la disposition de la délégation qui représente le Cameroun  au Brésil. Une somme de 3 milliards de Fcfa.

Les deux se sont engueulés devant les journalistes des médias nationaux et internationaux. Conséquence, le pr. Joseph Owona, l’a fait chasser de l’hôtel occupé par la délégation.

Le ministre des Sports a, en retour refusé de payer les frais de transports des membres de la délégation au Brésil. Il refuse de prendre en charge, tous «les oisifs» de Yaoundé que la fédération a entrainés au Brésil. L’affaire fait grand bruit et occupe la Une des médias locaux.

Coupables

Après l’élimination-humiliation des Lions indomptables, ce matin, les coupables sont vite trouvés. En première position Samuel Eto’o et ses scandales. Il est suivi dans ce triste classement d’Adoum Garoua, le ministre des Sports, de Joseph Owona  le président du comité de normalisation, et de l’entraineur sélectionneur national, Volker Finke.

Les lions indomptables du Cameroun  viennent de mettre à leur palmarès leur 6e défaite d’affilé à une coupe du monde. Déjà les supporters rencontrés dans les rues de Yaoundé, demandent le remboursement du trop-perçu, et des sanctions contre Benoit Assou-Ekotto et Moukandjo.



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20 juin 2014

« Malu-Malu sera tenu comptable de la mort de tout Congolais qui perdra la vie dans des contestations liées aux élections »

Me Claude Katende : « Malu-Malu sera tenu comptable de la mort de tout Congolais qui perdra la vie dans des contestations liées aux élections »

L’Association africaine de défense des  Droits de l’homme (Asadho) a averti mardi 17 juin 2014 l’Abbé Apollinaire  Malu-Malu, président de la Commission électorale nationale indépendante, qu’il « sera tenu comptable de la mort de tout Congolais qui perdra la vie dans le cadre des contestations liées aux élections ».

« L’Asadho attire encore votre attention sur le fait que si vous ne rendez pas le processus électoral transparent, participatif et inclusif, vous serez tenu comptable de la mort de tout Congolais qui perdra la vie dans le cadre de toute contestation liée aux élections que vous allez organiser », déclare son président Jean-Claude Katende dans une lettre ouverte adressée à l’Abbé Malu-Malu.

Intitulée « Plus de morts liés aux élections», cette lettre ouverte rappelle que « les Congolais morts à cause des élections mal organisées sont déjà très nombreux ».

« Nous n’en voulons pas d’autres pour les élections de 2013 à 2016 », prévient il l’Asadho qui dénonce « le climat d’intolérance et de témérité qui gangrène le processus électoral en cours ».

« Les contestations se poursuivent »

« Après votre désignation comme Président de la CENI, en juin 201 3 les contestations ont fusé de toutes parts, voire 4e vos propres pairs de la Conférence Episcopale Nationale du Congo », rappelle le président de l’Asadho.

Mais, « contre toute attente, vous avez rejeté lesdites contestations pour rester à la tête de la CENI, alors qu’en votre qualité de prêtre et pour des raisons d’éthique, vous auriez dû vous retirer, car n’ayant pas la confiance de toutes les parties prenantes au processus électoral », lui reproche Me Katende.

« Les contestations qui se poursuivent contre votre présence à la tète de la CENI ne sont pas de nature à créer et à renforcer la confiance dont vous avez besoin pour organiser des élections différentes de celles organisées par le pasteur Ngoy Mulunda en novembre 2011 », s’indigne-t-il.

« Ces contestations sont justifiées par le fait que votre calendrier électoral n’est pas le fruit d’un consensus entre les parties prenantes et il s’aligne sur certains propos tenus par le Président de la République, Monsieur Joseph Kabila lors de son discours fait devant l’Assemblée Nationale et le Senat réuni en Congres, en date du 23 octobre 2013 », explique Me Katende.

Il rappelle qu’« à cette occasion, le Président de la République avait dit notamment que +s’agissant des élections, je recommande à la CENI d’envisager, dès ce jour, la présentation au Parlement, dans le meilleur délai, du calendrier électoral et de poursuivre le cycle électoral en vue de procéder avec diligence, à l’organisation des élections locales, municipales, provinciales et sénatoriales ».

Lettre ouverte : « Plus de morts liées aux élections en RD Congo »

Monsieur le Président ;

L’Association Africaine de défense des  Droits de l’Homme, ASADHO en sigle, vous adresse la présente pour vous faire part de ses préoccupations au sujet du processus électoral de 2013 à 2016 dont la mise en œuvre est confiée à la Commission Electorale Nationale In dépendante (CENI).

Après votre désignation comme Président de la CENI, en juin 201 3 les contestations ont fusé de toutes parts, voire 4e vos propres pairs de la Conférence Episcopale Nationale du Congo.

Contre toute attente, vous avez rejeté lesdites contestations pour rester à la tête de la CENI, alors qu’en votre qualité de prêtre et pour des raisons d’éthique, vous auriez dû vous retirer, car n’ayant pas la confiance de toutes les parties prenantes au processus électoral.

Nous osons croire que vous restez au poste de président de la CENI non pas pour satisfaire vos ambitions personnelles, ni celles d’un homme politique quelconque ou d’un groupe politique, mais pour servir à l’organisation des élections transparentes, justes et apaisées, dont notre peuple a grandement besoin.

L’ASADHO relève que les contestations qui se poursuivent contre votre présence à la tète de la CENI ne sont pas de nature à créer et à renforcer la confiance dont vous avez besoin pour organiser des élections différentes de celles organisées par le pasteur NGOY MULUNDA en novembre 2011.

En plus, le calendrier électoral publié par la CENI le 26 mai 2014 ne fait qu’aggraver la crise de confiance entre la CENI, certains partis politiques, organisations de la Société Civile et la Communauté internationale.

Ces contestations sont justifiées par le fait que votre calendrier électoral n’est pas le fruit d’un consensus entre les parties prenantes et il s’aligne sur certains propos tenus par le Président de la République, Monsieur Joseph KABILA lors de son discours fait devant l’Assemblée Nationale et le Senat réuni en Congres, en date du 23 octobre 2013.

A cette occasion, le Président de la République avait dit notamment que « S’agissant des élections, je recommande à la CENI d’envisager, dès ce jour, la présentation au Parlement, dans le meilleur délai, du calendrier électoral et de poursuivre le cycle électoral en vue de procéder avec diligence, à l’organisation des élections locales, municipales, provinciales et sénatoriales.

J’invite par ailleurs les deux chambres de notre Parlement ainsi que le gouvernement à mener une réflexion prospective sur le mode de scrutin proportionnel. Il y a lieu également d’entrevoir les modalités pratiques d’organiser les élections provinciales au suffrage universel indirect, afin de minimiser le coût des opérations électorales ».

Cet alignement de la CENI sur les propos du Président de la République ne peut que permettre à une organisation comme ASADHO et autres forces politiques et sociales démocratiques de mettre en doute l’indépendance de votre institution.

L’Analyse de votre Calendrier électoral faite par les organisations de la société civile, lors de leur réunion tenue le 02 juin 2014 à Kinshasa, a révélé plusieurs points négatifs dont:

1. Le manque de consensus au sujet du calendrier électoral;
2. L’élection présidentielle n’est pas prise en compte dans le calendrier publié;
3. Le risque de dépassement du délai en ce qui concerne l’organisation de l’élection présidentielle;
4. Le risque de modifier la constitution en portant atteinte aux dispositions verrouillées, sans consentement de notre peuple.

Tous ces éléments auront pour conséquence la contestation du processus et par la suite des résultats des élections qui seront organisées dans ce climat de crise de confiance.

En 2011, le manque de transparence du fichier électoral et du processus, la non prise en compte des réclamations faites à ce sujet et la fraude généralisée cautionnée par la CENI ont conduit à la répression des manifestations pacifiques, â l’arrestation et la détention irrégulière mais aussi à la mort de plusieurs congolais.

L’entêtement du Pasteur NGOY MULUNDA et son refus de tenir compte des avis d’autres forces politiques et sociales ont conduit à la mort de plusieurs congolais tant à Kinshasa qu’en provinces.

Nous attirons votre attention sur le fait que le climat d’intolérance et de témérité qui avait caractérisé le processus conduit par le Pasteur NGOY MULUNDA est en train de s’installer petit à petit dans le processus que vous pilotez. Cela ne peut conduire qu’à l’organisation des élections non fiables et qui ne vont pas participer à la consolidation de notre jeune démocratie et de la cohésion nationale.

Concernant vous- mêmes, il n’est pas superflu de rappeler les circonstances cavalières dans lesquelles vous aviez, en 2006, alors Président de la CEI, procédé à la publication des résultats du premier tour de l’élection présidentielle et les affrontements armés qui s’en étaient suivis, à Kinshasa, avec le nombre de morts très importants.

Les Congolais morts à cause des élections mal organisées sont déjà très nombreux, nous n’en voulons pas d’autres pour les élections de 2013 à 2016. «Plus de morts liées aux élections » doit devenir un des objectifs que la CENI devra poursuivre, en dehors de ses missions légales.

Pour nous, la seule manière d’éviter des atteintes à la vie à cause des élections est de « conduire le processus électoral de manière transparente, participative et inclusive

». Pour y arriver, la CENI devra démontrer qu’elle est vraiment indépendante vis-à-vis de toutes les forces politiques et sociales en présence, y compris les forces politiques et sociales qui soutiennent le Président Joseph KABILA. C’est à ce prix que vous vous rendrez crédible et que le processus électoral que vous pilotez renforcera la paix et la stabilité de la RDCongo.

L’ASADHO attire encore votre attention sur le fait que si vous ne rendez pas le processus électoral transparent, participatif et inclusif, vous serez tenu comptable de la mort de tout Congolais qui perdra la vie dans le cadre de toute contestation liée aux élections que vous allez organiser.

Pour finir, nous vous disons que la confiance se mérite et il est temps de donner la preuve aux Congolais et aux partenaires de notre pays que vous êtes digne de confiance.

Veuillez recevoir, Monsieur le Président, l’expression de nos sentiments de parfaite considération.

Me Jean Claude KATENDE
Président National

 

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Kasaï-Oriental : le secrétaire fédéral de l’UDPS condamné à 12 mois de prison

 
En arrière plan, le secrétaire général de l'UDPS, Jacquemin Shabani et ses collaborateurs ce 21/07/2011 à Kinshasa, lors d'une conférence de presse. Radio Okapi/ Ph. John BompengoEn arrière plan, le secrétaire général de l'UDPS, Jacquemin Shabani et ses collaborateurs ce 21/07/2011 à Kinshasa, lors d'une conférence de presse. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le tribunal de paix de Mbuji-Mayi au Kasaï-Oriental a condamné le secrétaire fédéral de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Bruno Kabangu Kabatshi, pour 12 mois de prison. Le verdict est tombé vendredi 20 juin. Le ministère public l’a accusé d’offense à la personne du chef de l’Etat et à la propagation de faux bruits.

Cette sentence est tombée à l’issue d’une audience foraine tenue à la prison centrale de Mbuji-Mayi à l’absence des avocats du prévenu.

En plus de la condamnation à 12 mois de servitude pénale, Bruno Kabangu de l’UDPS, un parti de l’opposition, devra payer des amendes de 450 000 Francs congolais (489$US) et la moitié des frais d’instance non encore calculé, à défaut de subir 7 jours de contrainte par corps.

Lors de l’audience du 11 juin, le ministère public avait requis 3 ans de prison et les avocats de la défense avaient demandé l’acquittement pour absence de toutes les infractions avant de relever les irrégularités des procédures dans cette affaire.

D’après les dispositifs du jugement, le tribunal de paix a disqualifié la prévention d’offense envers le chef de l’Etat par manque d’une plainte du président de la République.

Contacté par Radio Okapi, les avocats de Bruno Kabangu rejettent cette décision qu’ils qualifient « d’injuste et injustifiée ».

« Nous allons interjeter appel contre cette décision car Monsieur Kabatshi ne mérite pas de rester même un jour en prison », a affirmé Me Joseph Mukendi wa Mulumba.

Bruno Kabangu Kabatshi a été arrêté le 02 janvier dernier et transféré à Kinshasa avant d’être rapatrié à Mbuji-Mayi.

Les services des renseignements lui ont soupçonné d’avoir organisé en connivence avec le pasteur Mukumkumbila, des troubles du 30 décembre 2013 ayant causé mort d’hommes et des dégâts matériels importants à Kinshasa, au Katanga et dans le Maniema.

radiookapi.net

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Le message de l’amie britannique : sans la Monusco, le Congo voué au chaos et à l’anarchie

dianeConerney


Le discours prononcé avant-hier par l’Ambassadrice de Grande-Bretagne en RDC à l’occasion de la commémoration de l’anniversaire de la naissance de la Reine Elisabeth II semble avoir dépassé les limites  protocolaires  pour  insister  en  des  termes  non  équivoques  sur  la  mission  que  certaines puissances occidentales tiennent à accomplir en RDC.

Pour Diane CORNER, il s’agit d’une mission salvatrice  car  elle  a  comme  soubassement  «  la  défense  de  la  démocratie  considérée  comme  la meilleure façon d’assurer la stabilité et la prospérité en RD Congo ».

Or,  pour  protéger  cette  démocratie,   les  trois  puissances   occidentales,   à  savoir  les  Etats-Unis d’Amérique, la France et la Grande Bretagne « usent de leur position au sein du Conseil de Sécurité pour  confier  à  la  MONUSCO  le  mandat  efficace  dont  elle  a  besoin.  Voilà  pourquoi  nous  nous accordons  avec le Représentant  spécial du secrétaire  général des Nations-Unies,  Martin KOBLER. Voir un Etat stable et prospère, c’est également la raison pour laquelle nous appuyons les efforts de l’Envoyée Spéciale Mary Robinson et les autres envoyés internationaux  dans leurs efforts visant la mise en œuvre de l’Accord-cadre d’Addis Abeba ».

Sans la Monusco, c’est le chaos

Sans le dire expressément, l’Ambassadrice britannique a tenu à rappeler à l’opinion que le jour où la MONUSCO quittera la RDC, ce sera le chaos. Parce que c’est cet organisme de l’ONU qui assure la paix et la stabilité en RDC. Autrement dit, lorsque l’Occident prend position, il convient de méditer profondément avant de le vilipender, car le pire risque de frapper ce pays. Un avertissement qui n’est pas anodin, a déclaré un observateur de la scène qui se joue dans la région des Grands Lacs.

L’ONU liée à l’histoire de la RDC

Il s’avère qu’à chaque tournant de l’histoire tumultueuse et palpitante de ce pays, l’on retrouve l’ONU, jouant toujours un rôle de sapeur-pompier pour assurer la paix, l’intégrité territoriale et la stabilité des institutions de la République. Diane Corner devrait avoir à l’esprit que dès l’aube de l’indépendance du Congo, ce sont les contingents  de l’ONU qui ont été au front pour préserver la paix, la stabilité et surtout l’intégrité territoriale de ce pays. Ce sont les contingents  onusiens originaires du Ghana qui avaient  protégé  le  Premier  ministre  Patrice  Lumumba  retranché  dans  sa  résidence  officielle  de  la Gombe jusqu’à sa fuite pour rejoindre ses partisans à Kisangani. C’est l’ONU qui avait créé l’ENDA, qui est la toute première  école supérieure  d’administration  et de la magistrature  pour suppléer à la carence  au  sein  de  ce  corps  après  le  départ  précipité  des  magistrats  belges  au  lendemain  de l’indépendance.  Ce  sont  toujours  les  contingents  onusiens  originaires  de  la  Malaisie  qui  avaient combattu aux côtés des forces armées régulières pour mettre fin à la sécession katangaise, laquelle avait touché à l’intégrité territoriale du pays. C’est suite à l’implication ouverte de ces trois puissances occidentales au sein du CIAT ou Comité International d’appui à la Transition que le pays, sorti d’une longue  guerre  de  cinq  ans,  a  pu  organiser  des  élections  générales  pour  entrer  dans  la  troisième République. En mettant en place une constitution encore en vigueur, des institutions républicaines, une armée républicaine et nationale ainsi que les différents services de sécurité et de la police.

Sans la MONUSCO, le gouvernement de la République n’aurait pas pu en finir avec le M23, fortement appuyé par le Rwanda et l’Ouganda. Ce sont les contingents tanzaniens, malawites et sud-africains qui ont constitué la brigade spéciale d’intervention de la MONUSCO pour porter un appui logistique aux FARDC  pour  détruire  les  bases  militaires  du  M23  et  d’autres  mouvements  armés  irréguliers  qui sévissent dans les territoires de l’Est. C’est encore la MONUSCO qui s’est chargée des opérations de
 
désarmement, de regroupement, de rapatriement et de la réinsertion des éléments des FDLR dont la présence en RDC constitue le prétexte pour le Rwanda de continuer à créer des mouvements rebelles pour cacher les pillages, les massacres, les destructions méchantes et les déplacements massifs des populations civiles non armées. En clair, sans le dire, Diane CORNER a tenu à lancer un message d’avertissement aux autorités congolaises pour cesser de fermer les yeux devant ce danger de voir le pays sombrer dans l’anarchie et le chaos.

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19 juin 2014

Kinshasa : des braquages reccurents inquiètent la population de Bandalungwa

 
Une boutique de coin de rue à Kinshasa (Ph. Lam Duc Hien)Une boutique de coin de rue à Kinshasa (Ph. Lam Duc Hien)

Des cas de braquages deviennent de plus en plus récurrents dans la commune de Bandalungwa, une municipalité de Kinshasa où les activités diurnes et nocturnes sont denses. Trois cas de cambriolage sont recensés en moins d’un mois. Dans tous les cas, des témoins rapportent que quatre hommes armés de fusil de guerre mais en tenue civile tuent, ravissent de l’argent, des bijoux, téléphones portables et autres biens de valeur et se retirent paisiblement.

Le dernier cas en date est intervenu dans la nuit de mardi 17 juin, où la maison « Fashion», spécialisée dans la vente des mèches, tout près du marché de Tshibangu, a été visitée.

Des sources sur place racontent que juste après le match Brésil-Mexique, le tenancier et les clients de la maison « Fashion » ont vu quatre hommes faire irruption et braquer des armes sur eux. Ils les ont dépossédés de l’argent, des téléphones et des bijoux.

Ces malfrats, qui opèrent à pieds, sont calmement sortis de la maison. Ils ont pris la direction du marché, tout en ravissant à tous les passants rencontrés sur le chemin.

Mardi 10 juin dernier, des bandits armés ont braqué des habitants de la commune de Bandalungwa où ils ont extorqué de l’argent et ravi des biens de valeur : bijoux, tablettes, téléphones… avant de s’enfuir paisiblement vers la rivière Makelele.

Il y a moins de deux semaines, des hommes armés avaient tué un cambiste dans la même commune sur l’avenue Kimbondo.

Ces cas de braquages devenus répétitifs à Bandalungwa inquiètent la population de cette commune très fréquentée et mouvementée.

En mars dernier, la population avait dénoncé des vols fréquents dans quatre boutiques au marché Synkin dans la commune de Bandalungwa.

radiookapi.net

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Activisme de Köbler et Mary Robinson, calendrier électoral, présidentielle... : Londres enfonce le clou


Les invités présents hier mercredi 18 juin 2014 à la résidence de Mme l’Ambassadeur de Grande-Bretagne à Kinshasa ont cru réécouter, en différé, les messages délivrés à l’opinion congolaise respectivement par le Secrétaire d’Etat américain,

les Envoyés spéciaux du Secrétaire général de l’Onu, de l’Union Européenne, de l’Union Africaine et des Usa dans les Grands Lacs, au sujet du nouveau  cycle électoral  congolais.  A l’image de ses devanciers, Diane Corner, a martelé que Londres exige « un calendrier électoral complet, incluant jusqu’aux élections présidentielles en 2016 ».

Par la même occasion, la diplomate britannique a exprimé publiquement le soutien de son gouvernement aux consultations que pilote Martin Köbler, Représentant Spécial du Secrétaire Général, en direction de la classe politique congolaise, dans le but de réunir un large consensus autour du processus électoral en général et du calendrier électoral en particulier.  Selon  elle,  son  pays  apporte  un  appui  total  à  tout  ce  que  font  les représentants de la communauté international dans les Grands Lacs parce qu’elle veut voir une RDC « stable et prospère ».

Avec de tels propos, l’on se demande si le devoir de réserve est encore de mise chez les partenaires du grand Congo. Le langage clair tenu par la représentante de la couronne britannique en territoire congolais porte à croire que le cycle électoral de 2014 à 2016, tout en relevant constitutionnellement de la compétence de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), n’est plus une exclusivité congolaise.
Notre processus  électoral  s’apparente  de plus en plus à un « patrimoine  mondial  », placé sous la haute surveillance de la Communauté internationale. Les observateurs pensent que Washington, Londres, Bruxelles et Paris, qui ont choisi de donner de la voix face à la situation politique et future de la RDCongo, sont animés du souci de prévenir les dérapages les électoraux du genre de ceux de 2011, qui ont installé une crise de légitimité au pays, dont les effets pervers se ressentent dans tous les rouages de la vie nationale.
Les « grands » de ce monde ont conscience qu’une RDC divisée politiquement ne peut pas cheminer correctement dans la voie de la paix et du progrès socio-économique. Le message qu’ils semblent vouloir rappeler aux Congolais est que sans démocratie, l’on ne peut avoir ni paix, ni développement.

Avertissement aux tenants du passage en force
 

En tournant et retournant le message de Diane Corner, les analystes politiques notent que les Occidentaux n’apprécient pas tout ce qui, dans l’environnement politique, économique et social congolais, va dans le sens de la disqualification du souverain primaire et des forces politiques absentes des institutions de la République du processus électoral de 2014-2014. En clair, ils s’en tiennent au respect, par le peuple congolais et ses gouvernants, de la Constitution qu’ils se sont librement imposés, par référendum, depuis le 18 février 2006.
S’il faut considérer cette perception du nouveau processus électoral congolais de l’autre côté de le Méditerranée et de l’Atlantique, la principale leçon à en tirer est que les partenaires du Congo ne voient pas d’un bon œil les manœuvres de passage en force en gestation  dans  certaines  officines  politiques  de  la  Majorité  au  pouvoir.  Tout  en paraissant comme une mise en garde à tous ceux qui seraient tentés de retoucher la Constitution, la position désormais connue de la Communauté internationale face aux prochaines  échéances  congolaises  se  veut  aussi  une  interpellation  à l’endroit  de  la CENI, qui a sorti un calendrier électoral muet sur la tenue des élections législatives nationales et présidentielles.
L’extérieur veut non seulement que le souverain primaire congolais puisse s’exprimer conformément aux droits lui reconnus par le législateur, mais que cela se fasse aussi dans les délais constitutionnels.
L’on note aussi que ceux qui apportent au pouvoir en place à Kinshasa les moyens financiers requis pour les projets d’investissements et la stabilité du cadre-macro économique,  par  le  biais  d’institutions  financières  internationales  et  africaines,  ne veulent pas rester hors du jeu politique. Comme en 2006 et en 2011, ils entendent contrôler le cycle électoral jusqu’au bout et mettre au pas quiconque voudrait modifier les règles du jeu. La conclusion à tirer de ce tableau est que les élections congolaises sont aussi l’affaire des autres.

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Opposition républicaine : Kengo et Lisanga à couteaux tirés



(KINSHASA)- Rien ne va entre Lisanga Bonganga, modérateur de l’opposition républicaine et Léon Kengo wa Dondo, l’autorité morale de cette plateforme politique.

Les deux défenseurs des concertations nationales et du partage du pouvoir ne s’accordent pas sur une éventuelle révision constitutionnelle que le regroupement politique doit soutenir ou pas. L’Union des forces de changement- parti de Kengo s’est prononcée ouvertement pour la révision constitutionnelle comme l’avait dit publiquement d’ailleurs son mentor à l’ouverture de la session de mars de mars. Les autres partis pris au dépourvu aujourd’hui pensent naïvement que Kengo n’a pas joué franc jeu avec eux dans le deal qu’il a conclu avec Kabila. ‘‘Nous ne pouvons pas
accepter la révision constitutionnelle. Qu’allons-nous devenir dans ce pays si nous cautionnons la révision constitutionnelle. Ça sera une trahison pour le peuple congolais’’, a indiqué un chef de parti proche de Lisanga Bongonga. Les gens qui ont pratiqué Kengo dans la politique, se moquent de Lisanga et les autres politiciens quémandeurs, qui ont suivi aveuglement le président du sénat sans savoir qu’il les a attirés pour atteindre ses objectifs personnels. ‘‘Kengo les a fait miroiter des postes au sein du gouvernement de cohésion nationale alors qu’il savait que la finalité, c’est aider Kabila à réviser la constitution. Comment Lisanga peu vouloir entrer au gouvernement sans une contrepartie. C’est être naïf et voilà qu’ils sont maintenant coincés’’, riait sous cap un ami de Kengo. Depuis deux semaines, Kengo exige aux membres de  sa plateforme de soutenir la
démarche de la majorité de réviser la constitution. Le modérateur Lisanga et les autres ténors de l’opposition républicaine refusent d’adhérer à la démarche et la machine est bloquée. La Convention chrétienne pour la démocratie-parti de Lisanga Bonganga rappelle que si tous les partis politiques de l’opposition sont allés aux concertations, c’était pour l’affirmation du pacte républicain à travers le strict respect de la constitution. ‘‘Nous sommes surpris par le revirement spectaculaire de Léon Kengo wa Dondo et son parti’’, s’est étonné lé député Toussaint Alonga, le vice-président du parti de Lisanga Bonganga. ‘‘Nous sommes allés aux concertations nationales. C’est pour affirmer le pacte républicain. La première résolution des travaux des concertations, c’est l’interdiction de toucher à la constitution pour ne pas plonger le pays dans le chaos’’, a rappelé Alonga. La révision constitutionnelle ne doit pas être l’apanage de l’Ufc, de la famille biologique de Kengo représentée par Franck Apenela pour qu’on nous impose ça, a-t-il dénoncé. Le jeune avocat considère les sorties médiatiques d’Apanela- le gendre de Kengo contre Lisanga comme un combat perdu d’avance. La CDD dit non au schéma Kengo et compte se réunir dans les prochains jours pour lever une option contre cette démarche anti-républicaine. ‘‘D’ici là, nous allons nous prononcer contre de telles aventures impopulaires surtout qu’Apanela pense que Lisanga est devenu un bête à abattre’’, a tonné le vice-président de la CDD.

Posté par lumbamba à 14:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]