30 juin 2014

RDC: la majorité et l’opposition partagées sur le bilan de 54 ans de l’indépendance

 
Au centre (cravate rouge), le Président Joseph Kabila saluant l'étendard ce 30/06/2011 à Lubumbashi, lors du défilé marquant le 51ème anniversaire de l'indépendance de la RDC. Radio Okapi/ Ph. Cathy KongoloAu centre (cravate rouge), le Président Joseph Kabila saluant l'étendard ce 30/06/2011 à Lubumbashi, lors du défilé marquant le 51ème anniversaire de l'indépendance de la RDC. Radio Okapi/ Ph. Cathy Kongolo

La majorité présidentielle et l’opposition ne partagent pas les mêmes avis sur le bilan de 54 ans de l’indépendance de la RDC. La famille politique du chef de l’Etat estime que le pays est globalement sur la bonne malgré des difficultés dans son parcours. Le porte-parole de majorité présidentielle, Luzanga Shamandevu, l’a affirmé, dimanche 29 juin, dans un entretien accordé à Radio Okapi:

«La stabilité que nous avons dans les domaines économiques et politiques sont des raisons de croire que demain ca ira bien. Si aujourd’hui ca va, nous devons fournir des efforts pour que ca aillent mieux dans l’avenir. Les signaux sont au vert. Les villes vont bientôt se relier les unes aux autres par le travail qui se fait par la détermination du gouvernement. Nous allons certainement améliorer le budget pour que le social revienne au premier plan pour nos populations».

 
Clément Kanku, président du Mouvement pour le renouveau, Kinshasa 15 mars 2011Clément Kanku, président du Mouvement pour le renouveau, Kinshasa 15 mars 2011

Une analyse que ne partage pas du tout l’opposition qui, même si elle souhaite un avenir radieux à la RDC, parle de mauvaise gouvernance et d’une certaine dépendance du pays de la communauté internationale.

«54 ans après, la RDC dépend grandement de la communauté internationale. Où est passée cette indépendance. Si vous demandez aux Congolais qui étaient actifs en 1960, ils vous diront qu’ils vivaient mieux que maintenant», a indiqué le député national Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua.

Pour ce député élu du territoire de Dibaya (Kasaï-Occidental), la situation de la RDC a régressé sur tous les plans, même si il ne précise les secteurs dont il fait allusion.

Lire aussi: 30 juin : la société civile du Nord-Kivu fête dans la méditation

Clément kanku a par ailleurs invité les acteurs politiques à privilégier la bonne gouvernance pour permettre à la RDC d’entamer son décollage.

«Comment se fait-il que le pays que Dieu a tout donné puisse manquer l’eau et l’électricité», s’est-il interrogé pour conclure.

radiookapi.net

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29 juin 2014

Israël: sit-in d'un millier d'immigrés africains à la frontière égyptienne

Israël: sit-in d'un millier d'immigrés africains à la frontière égyptienne Israël: sit-in d'un millier d'immigrés africains à la frontière égyptienne © AFP

Plus d'un millier d'immigrés illégaux africains participaient samedi à un sit-in dans le sud d'Israël, près de la frontière égyptienne, au lendemain d'une marche visant à dénoncer leurs conditions de vie dans un camp de rétention, ont indiqué leurs représentants.

"Nous allons rester près de la frontière égyptienne jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée afin que nos droits (. . . ) soient respectés", a affirmé le comité des demandeurs d'asile du camp de rétention de Holot (sud) dans un communiqué.

La veille, ces immigrés, pour la plupart originaires d?Érythrée et du Soudan, avaient participé à une marche de protestation qui a été stoppée à 300 mètres de la frontière égyptienne par des soldats israéliens.

Les migrants dénoncent leur détention "inhumaine et sans limite de temps" dans le camp de rétention de Holot où sont rassemblés 2. 300 immigrés illégaux.

Les manifestants demandent à quitter Israël et au Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) de les prendre en charge afin qu'ils puissent immigrer dans un pays tiers.

Les autorités israéliennes imposent aux immigrés illégaux présents depuis plus de cinq ans en Israël de vivre dans le camp de Holot.

Selon les manifestants, ce que les autorités présentent comme une "installation ouverte" est "en fait une prison" car, s'ils peuvent quitter le camp pendant la journée, ils sont tenus d'y rentrer pour la nuit.

Les manifestants sont passés outre ce règlement en demeurant la nuit de vendredi à samedi hors du camp, près de la frontière.

D'après l?Office israélien de la population et de l'immigration, 53. 646 immigrants africains se trouvaient en Israël fin 2013, dont 35. 987 Érythréens, 13. 249 Soudanais et 4. 400 originaires d'autres pays.

En février, le quotidien Haaretz avait révélé qu'Israël avait commencé à transférer des immigrés africains clandestins vers l'Ouganda avec l'autorisation de ce pays.


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : | Israël: sit-in d'un millier d'immigrés africains à la frontière égyptienne | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

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27 juin 2014

Interdite par les textes, la torture toujours présente en RDC


 
A l’occasion de la commémoration de la Journée Internationale de soutien aux victimes de la torture, célébrée le 26 juin de chaque année depuis son instauration en 1987, le ministère de la Justice et des Droits Humains, en collaboration

avec le Bureau Conjoint des Nations Unies au Droits Humains (BCNUDH), a organisé une cérémonie officielle pour marquer cette journée, le jeudi 26 juin 2014, à l’espace Mafraland sur l’avenue du 24 Novembre, dans la commune de la Gombe. La cérémonie a connu la participation de plusieurs officiels dont la vice- ministre des Droits Humains, le Représentant spécial du secrétaire des Nations-Unies et le Représentant du BCNUDH, les chefs d’agences du système des Nation-Urnes, les chefs des missions diplomatiques, le représentant du Procureur Général de la République,...
 
Dans son adresse, la vice-ministre des Droits Humains, Sakina Binti Selemani, a déclaré que par son adhésion en date du 18mars1996 à la convention des Nation- Unies du 10 Décembre 1986 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains, dégradants, et aussi au protocole facultatif se rapportant à celle-ci en date du 23 décembre 2010, la RDC a affiché sa volonté de placer cette valeur au centre de son action en vue de consolider son processus vers un Etat de droit. Volonté qui se traduit par la production normative significative des lois y afférentes. Elle a indiqué que, outre les diverses lois générales et organiques existantes en matière des droits de l’homme, l’on notera que la torture a été érigée en infraction autonome imprescriptible suivant la loi n°11/008 du 9 juillet 2011, portant criminalisation de la torture. Pour la vice-ministre, cette journée devrait se focaliser sur l’évaluation de l’Etat de la mise en application de cette loi, et de la mise en place des mécanismes y afférents tel que recommandé par cette convention sur toute l’étendue de la République.
 
Pour sa part, le Bureau Conjoint des Nations-Unies aux Droits Humains a fait savoir, à travers son représentant, Abdoul Azize, que la commémoration de cette journée, loin d’être une routine, est d’une grande utilité car, aussi longtemps que u pratique de la torture perdurera, il sera nécessaire pour rappeler à l’opinion et à soi- même, que des milliers de personnes, en RDC et partout ailleurs, ont été ou sont encore victimes de cette anti-valeur. Et qu’il est important de continuer à se mobiliser pour les soutenir et travailler pour éradiquer la pratique de lé torture des lieux de détention. Il a également soutenu que e succès de la lutte contre la pratique de la torture exige que les lois soient effectivement appliquées. Et que les conventions ratifiées soient mises en pratique par des institutions fortes et opérationnelles sur l’ensemble du territoire national. Cette protection, a-t-il signifié, requiert des mécanismes de prévention efficaces. S’agissant de la dernière tournée effectuée dans la ville province de Kinshasa par la vice- ministre des Droits Humains, Sakina Binti Selemani, le BCNUDH l’a jugée riche et illustrative d’enseignements du fait que cette visite a levé un coin de voile sur les nombreuses irrégularités et violations des droits de l’homme, y compris les cas de torture dans presque tous les lieux de détention. Grâce à cette tournée, plusieurs de ces cas d’irrégularités ont été traités et des mesures de régularisation immédiates prises. Le bureau s’est également réjoui de la décision de l’autorité ministérielle de mettre en place un mécanisme de suivi dont une des missions essentielles sera de visiter régulièrement les divers lieux de détention en vue de prévenir les mauvaises pratiques. Une décision qui va dans le sens des engagements pris par la RDC au titre de la convention sur la torture, plus spécifiquement le protocole facultatif cité ci-haut.
 
Notons qu’à cette occasion, les Organisations Non Gouvernementales des Droits Humains ont pour leur part relevé que grâce aux différents instruments juridiques existants interdisant la torture, les cours et les tribunaux sont capables de dire le droit n toute sérénité. Mais ils ont constaté que malgré ce grand nombre des textes de lois, ce fléau demeure monnaie courante en RDC à cause de l’inapplicabilité de ces derniers.
Myriam IRAGI

 

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Plainte contre Malumalu déposée au Parquet Général

 
L’opposition congolaise et le président de la CENI se regardent désormais en chiens de faïence. Réconfortée par la prise de position de la communauté internationale, qui a jugé à l’unanimité via ses envoyés spéciaux, le calendrier électoral publié par

la CENI biaisé, l’opposition congolaise continue d’accentuer la pression pour obtenir la tête du président de cette institution d’appui à la démocratie, Apollinaire Malumalu.
 
Pendant que les députés Bembistes qui gardent un mauvais souvenir de l’abbé Malumalu, transporté autrefois dans un char pour publier les résultats du premier tour de la présidentielle de 2006 opposant leur leader, Jean Pierre Bemba, à Joseph Kabila ,s’apprêtent à saisir le Conseil de Sécurité contre le prêtre catholique , une frange des chefs des partis et regroupements politiques ainsi que les dirigeants des organisations de la société civile ont déposé une plainte chez le Procureur Général de la République à travers leur avocat conseil , maitre Kabengele.
 
Bruno Mavungu de l’UDPS, Ewanga de l’UNC, Fayulu de l’Ecidé, Christopher Ngoyi de la société civile ... ont répondu au présent rendez-vous.
Les plaignants demandent au Procureur General de la République d’ouvrir une instruction judicaire à charge de l’abbé Malumalu, et après l’avoir entendu, de le placer sous mandat d’arrêt provisoire. Selon eux, sa dangerosité risque de compromettre, tous les efforts de démocratisation du pays que le peuple congolais est en train de consentir.
Se confiant au journal Le Phare, Martin Fayulu, président de l’ECIDé et coordonateur des FAC, a fait savoir que le président de la Conférence Episcopale de la RDC et l’évêque de Butembo ont été tenus informés du désaveu de l’abbé Malumalu à la tête de la CENI par les forces politiques et sociales acquises au changement.
Des copies de cette plainte ont été réservées au président des deux chambres du Parlement, au Premier président de la Cour Suprême de Justice faisant office de la Cour de Cassation et au président de la CENI, Apollinaire Malumalu.
ERIC WEMBA

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Situation analogue au cauchemar de Brazzaville : 1 411 RD Congolais expulsés d’Angola

 
Des violences sexuelles ont accompagné ces expulsions, à en croire l’Ong Médecins du Monde/Belgique. Alors que les Congolais de Kinshasa n’ont pas encore oublié les images fortes d’expulsions brutales de leurs compatriotes vivant au Congo-Brazzaville,

l’Angola, apprend-t-on, a également refoulé, dans des conditions analogues à celles opérées au pays de Denis Sassou Nguesso, 1 411 RD Congolais.
Ce, sur fonds de violences sexuelles, à en croire l’Ong internationale Médecins du Monde/Belgique, qui craint des « conséquences graves » sur les santés des victimes.
 
Cette Ong, qui a livré cette information le mercredi 25 juin dernier, s’est basée sur les données médicales enregistrées dans près de 11 espaces de santé dans la province du Kasaï Oriental. Près de 13300 ressortissants ont été consultés dans les services curatifs, dans la période allant de juillet 2013 à février 2014, selon cette association internationale dans son rapport intitulé « Migrations frontalières, expulsions, violences sexuelles faites aux femmes : la tragédie des Congolais expulsés d’Angola ».
 
Plus de 44000 Congolais ont déjà été expulsés d’Angola depuis 2013, peut-on lire dans ce document. Médecins du monde/Belgique appelle la communauté internationale ainsi que les gouvernements congolais et angolais à prendre des mesures concrètes pour mettre un terme aux violences et protéger les migrants congolais. “ Le fait de se retrouver d’un autre côté de la frontière de manière illégale ne peut constituer matière à être victime de violence. Nous avons plusieurs conventions, je ne peux pas toutes les citer, dont les gouvernements congolais et angolais sont signataires.
 
Ce sont des conventions qui ont été ratifiées et qui garantissent l’intégrité physique des ressortissants. Il suffit de les appliquer, donc c’est une volonté politique “, a déclaré e chef de programme Médecins du monde RDC/Mali, François Fille.
 
La République démocratique du Congo doit revoir ses relations diplomatiques avec ses voisins de l’Ouest et du Sud-ouest pour éviter que ses fils et filles soient régulièrement objets d’humiliation, ce qui démontre d’ailleurs la faiblesse des dirigeants sur cet aspect délicat. Surtout que, concernant particulièrement les réfugiés de Brazza, toutes les démarches initiées aussi bien par les autorités de la ville de Kinshasa que par le gouvernement central se sont avérées vaines. Même l’envoyé spécial de Joseph Kabila, Léon Kengo Wa Dondo, n’a pas réussi à arrêter l’hémorragie, dont les conséquences sont encore visibles à ce jour.
 
Toutefois, Kinshasa reconnaît qu’il y a de cela quelques jours, Luanda avait officiellement annoncé qu’elle procéderait à l’opération de recensement, en prévision des prochaines élections en Angola, et que tous les étrangers en situation irrégulière serait obligé de quitter le pays. Mais cela ne donne pas, pour autant, lieu, aux policiers angolais, de verser dans les violences sexuelles. Une enquête doit être ouverte incessamment pour établir les responsabilités et punir les coupables.
GODÉ KALONJI MUK

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La révolution de la modernité de Kabila: Décès d’un bébé dans un cachot après 4 jours de détention

Décès d’un bébé dans un cachot après 4 jours de détention : La justice tergiverse pour sanctionner les criminels


 
La justice congolaise traîne les pieds pour se pencher, en urgence, sur le dossier du décès d’un bébé, à Matadi-Kibala, après quatre jours de détention dans commissariat de la police, accompagné de son papa reproché d’avoir commis un forfait.

Le drame s’est produit le 15 avril 2014 dans un cachot du sous Commissariat de Matadi-Kibala, un quartier situé dans la périphérie de Kinshasa.
Tout est parti d’un petit problème d’achat d’une chaise en plastique. Me Mandiangu Lukaku, père de Bukaka Vainqueur, le bébé d’un an de sexe féminin qui est décédé, avait négocié l’achat d’une chaise en plastique qui était malheureusement volée.
Quelques jours plus tard, le propriétaire de la chaise volée, un certain Trésor, est venu réclamer la restitution de son bien auprès de M. Mandiangu. Ce qui fut fait. Le dossier n’était pas clos pour autant car quelques temps après, Trésor est revenu auprès de Mandiangu, accompagné d’un groupe d’agents en tenue civile et quelques éléments en tenue officiel des policiers.
Ces derniers l’ont cueilli alors qu’il venait d’acheter de la nourriture pour son bébé qu’il portait à l’épaule. Violenté puis jeté dans un véhicule pendant que Trésor avait récupéré l’enfant, Mandiangu a été conduit au Sous Ciat de Matadi-Kibala où il fût mis au cachot avec son bébé âgé d’une année.
 
Quatre jours plus tard, privé d’eau et de nourriture, le bébé rendra l’âme, rongé par l’inanition.
Son: père Mandiangu et d’autres codétenus avaient beau crié auprès des policiers de cachot, ces derniers ont fait la sourde oreille. Les instructions du commandant du Sous/Ciat, le major Didier Ewango, devraient être appliquées à la lettre. Lui-même ne voulait pas entendre parler d’une quelconque mise en liberté provisoire.
 
L’enfant mort, le major a décidé de ramener le corps à la morgue de Kasangulu au Bas-Congo tandis que le papa Mandiangu croupissait encore au cachot, la poitrine mouillée de larmes. Jusqu’à ce jour, le corps se trouve encore à la morgue tandis que le papa a été transféré à 3h du matin au CPRK (Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa/ Ex prison de Makala).
Aujourd’hui, deux mois plus tard, l’enfant n’est pas encore enterré.
 
Intervention de Molière Tv
 
Molière Tv a tout fait non seulement pour porter la nouvelle à la connaissance du public mais également pour accompagner la famille éplorée de Mandiangu auprès de la justice militaire, la plupart de fois à ses frais.
 
Le patron de la Chaîne de télévision déplore la lenteur judiciaire visant à se pencher sur le dossier. Toutefois, il est décidé à tout mettre en œuvre pour que le major Ewango et son équipe en fuite répondent de leurs actes. Il a réussi dans un premier temps à arracher la liberté provisoire de Mandiangu qui doit enterrer sa fille.
La mort de Bukaka Vainqueur a créé la panique. Le major Ewango est désarçonné. Ses acolytes du Sous Ciat ont pris la poudre d’escampette. Trésor, le plaignant, a disparu dans la nature. Son chef de quartier qui l’appuyait dans cette entreprise a fui. Molière Tv se sent menacé tandis que la justice militaire qui traite l’affaire tergiverse.
Une fois encore, l’occasion est donnée à la justice de faire son travail et dédommager la famille Mandiangu. N’est-ce pas que la justice élève une nation?
G.O.

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26 juin 2014

La révolution de la modernité de Kabila: RDC : viens chez moi, j'habite dans un cimetière!

Midilibre.fr

cimetière


Faute de moyens ou d'espace pour se loger convenablement, des dizaines de familles vivent illégalement dans le cimetière de Kinsuka, dans le sud de Kinshasa, côtoyant les morts et s'exposant à des risques sanitaires.

Des tombes, des bananiers et des maisons : des dizaines de familles vivent illégalement, parfois depuis de longues années, dans le cimetière de Kinsuka, dans le sud de Kinshasa, côtoyant les morts et s'exposant à des risques sanitaires. A deux pas d'une sépulture en parfait état, Emile, 19 ans, creuse à grands coups de pelles les fondations de la future maison de son grand frère. Il se souvient qu'au premier coup de pioche, il n'était pas très à l'aise. "On avait peur de tomber sur des os. Mais maintenant, ça va." Malgré les immenses richesses naturelles de la RDC, deux tiers des 68 millions d'habitants sont très pauvres. Faute de moyens ou d'espace pour se loger convenablement, des dizaines de familles disent s'être résolues à bâtir illégalement des maisons en terre, en briques ou en tôle dans cet étrange voisinage, détruisant parfois des tombes. Une dégradation qui peut coûter de un à six mois de prison, alors que l'occupation sans titre d'un terrain est passible d'un mois à un an de détention, selon le code pénal.
Une école protestante privée a même ouvert dans le cimetière il y a trois ans

Le cimetière de Kinsuka, construit en 1978, abrite les dépouilles de personnalités, comme le père de la Première dame de la République démocratique du Congo, Olive Lembe Kabila, explique Jean-Pierre, percepteur adjoint des taxes d'enterrement. Mais de larges étendues sont colonisées par les vivants, et, au milieu des bananiers et des détritus semés par endroits, mangés par des herbes folles, seuls de rares vestiges de tombes rappellent le cimetière. La vie semble presque normale. Les ruelles terreuses sont bordées d'étals de bois présentant aliments et biens de première nécessité. Munies de seaux, des femmes puisent de l'eau ou vont en chercher à la pompe. Une école protestante privée a même ouvert dans le cimetière il y a trois ans. Dans une cour, des enfants jouent au football dans le traditionnel uniforme d'école bleu et blanc. "Elle compte aujourd'hui environ 150 enfants. Les parents paient 78 000 francs congolais (environ 80 dollars) par an, contre 300 ou 400 dollars ailleurs", résume le directeur. En RDC, d'autres cimetières abritent des civils - et même des policiers et militaires - qui affirment n'avoir pas les moyens de vivre ailleurs.
"Ca fait peur de dormir près des tombes... Mais on n'avait plus de maison"

Thérèse, une veuve de 57 ans, qui habite au cimetière de Kinsuka depuis cinq ans, avait acheté quatre terrains "à un chef coutumier" grâce à l'aide de ses enfants. "Ils ont coûté entre 2 500 et 4 000 dollars chacun (1 800 à 2 950 euros)", raconte cette commerçante. Dans son deux-pièces, la chambre a une moustiquaire, mais pas de matelas. "En novembre, les policiers sont venus détruire les maisons, ils m'ont pris des affaires. Ils ont cassé, sans offrir une solution à la place. J'ai reconstruit ma maison, mais je n'ai pas eu le courage de reconstruire sur mes autres terrains", explique-t-elle. "Ca fait peur de dormir près des tombes... Mais on n'avait plus de maison", confie Bibiche, 23 ans, qui vit depuis deux ans à Kinsuka. "Le cimetière, ce n'est pas bien, on n'a pas de courant". D'autres disent avoir de la lumière et payer une "facture" à la Société nationale d'électricité (Snel).  

Pour Pius Ngoie, conseiller au ministère de l'Urbanisme, l'"installation sauvage" dans les cimetières est la faute de "fonctionnaires de l'Etat (...) tout à fait irresponsables" qui vendent des parcelles "de façon frauduleuse". Et dangereuse : il faut cinquante ans après le dernier enterrement pour que le cimetière soit considéré comme désaffecté. "Parfois, les gens voient des sources d'eau, mais quand vous sentez, ça sent le cadavre", commente le Dr Benjamin Mavard Kwengani, directeur de l'hygiène au ministère de la Santé. "Nous n'avons aucune étude, mais il survient des phénomènes anormaux dans les communautés : des diarrhées et des malformations que l'on ne sait pas expliquer" Le modeste centre de santé dit de "médecine naturelle" du cimetière n'a pas constaté de problème. Mais pour Peter, un maçon dont le père et le grand-père sont enterrés à Kinsuka, tout cela risque de mal finir. "Un jour, un tracteur (de l'Etat) va venir arracher leurs maisons, et ils vont tout perdre." L'histoire lui a donné raison: quelques jours plus tard, des militaires sont venus détruire certaines des maisons construites sur les vestiges des demeures de défunts. Certains habitants sont partis, d'autres sont restés.

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RDC-Rwanda : les soldats ont été tués par balles et coups de machettes (Autopsie)

 
Des soldats congolais au Nord-Kivu le long de la frontière avec le Rwanda. © MONUSCO/Sylvain LiechtiDes soldats congolais au Nord-Kivu le long de la frontière avec le Rwanda. © MONUSCO/Sylvain Liechti

« L’autopsie révèle que tous les cinq ont été tués par des plaies mortelles à la tête. Trois ont reçu des balles dans la tête, deux ont reçu des coups de machettes qui les ont tués, toujours à la tête. Il y a eu mutilation des cadavres pour certains d’entre eux. Tout indique qu’il y a eu exécution et mutilations des cadavres »», a expliqué jeudi 26 juin Lambert Mende, porte-parole du gouvernement. Ces militaires congolais ont été tués dans les accrochages qui ont opposé les éléments des armées rwandaise et congolaise autour de la colline Kanyesheja II, dans la province du Nord-Kivu.

« Tout crime appelle une sanction. Nous attendons bien en ce qui concerne notre militaire que les sanctions vont bien être prises à un niveau ou à un autre », espère Lambert Mende.

« En ce qui concerne les quatre autres, nous devons d’abord les identifier. Nous ne pouvons pas aller vite en besogne. Nous les identifions et nous espérons que là aussi justice sera faite », a poursuivi le porte-parole du gouvernement. D’après lui, seul l’un des cinq tués a été formellement identifié comme soldat de l’armée congolaise.

Mais le coordonnateur de mécanisme de suivi régional de l’accord-cadre d’Addis-Abeba, le général Denis Kalume a bien reconnu que cinq soldats congolais ont été tués. Il a par ailleurs promis que « la mort de [ces] cinq militaires FARDC ne restera pas impunie ».

Le rapport du mécanisme conjoint élargi de vérification des frontières pour la région des Grands-Lacs publié le 17 juin après ces accrochages ne permet pas de comprendre clairement ce qui s’était réellement passé les 11 et 12 juin autour des collines disputées.

La RDC soutient que les militaires rwandais ont traversé la frontière et enlevé cinq militaires congolais à Kanyasheja avant de les exécuter. Le Rwanda pour sa part affirme que ces militaires ont péri dans une embuscade qui leur a été tendue sur le territoire rwandais. Ce pays accuse les soldats de l’armée congolaise d’avoir violé le territoire rwandais pour voler des vaches.

radiookapi.net

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RDC-Rwanda : la colline disputée de Kanyesheja se trouve bien sur le sol congolais

 
Des militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) à Kibati (Nord-Kivu) non loin de Kanyesheja où des accrochages sont survenus entre l'armée rwandaise et ougandaise à la frontière commune, mercredi et jeudi 12 juin 2014.Des militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) à Kibati (Nord-Kivu) non loin de Kanyesheja où des accrochages sont survenus entre l'armée rwandaise et ougandaise à la frontière commune, mercredi et jeudi 12 juin 2014.

La colline disputée de Kanyesheja II entre les armées congolaise et rwandaise se trouve bien sur le sol congolais, selon le rapport du mécanisme conjoint élargi de vérification des frontières pour la région des Grands-Lacs. Les accrochages survenus autour de cette colline les 11 et 12 juin derniers ont conduit à la mort de cinq militaires congolais. Si le rapport ne permet pas de comprendre aisément ce qui s’était réellement passé ces jours là, il indique néanmoins que les deux collines de Kanyesheja où s’étaient déroulés les affrontements se situent sur le territoire congolais.

Le rapport du Mécanisme conjoint élargi de vérification reproduit les déclarations et interviews des deux officiers de la RDF et des FARDC qui s’accusent réciproquement.

La RDC par exemple affirme que les militaires rwandais ont traversé la frontière et enlevé cinq militaires congolais à Kanyasheja avant de les exécuter. Le Rwanda pour sa part soutient que ces militaires ont péri dans une embuscade qui leur a été tendue sur le territoire rwandais. Ce pays accuse les soldats de l’armée congolaise d’avoir violé le territoire rwandais pour voler des vaches.

Les enquêteurs du Mécanisme conjoint de vérification ne tranchent pas cette querelle mais ils ont constaté qu’il n’y avait pas des preuves visibles des douilles et d’impact sur le présumé lieu d’embuscade le jour de la vérification. Ils recommandent une autopsie détaillée sur tous les cadavres pour déterminer véritablement la cause et le type de décès.

Se basant sur des données fournies par Google earth, les cartes géographiques de Gisenyi et de la RDC, les experts de la CIRGL affirment que la colline de Kanyesheja II, que le Rwanda revendique, se trouve bien sur le territoire congolais. Autant que l’est la colline de Kanyesheja I. Mais le représentant de l’Ouganda qui a parafé le document a émis une réserve estimant que Google earth ne constitue pas « le matériel de référence à utiliser » pour ce genre de différent.

Le rapport recommande à la CIRGL de convoquer une réunion d’urgence sur les questions frontalières entre les pays membres, en particulier entre la RDC et le Rwanda. Ce dernier pays n’a pas signé ce rapport.

radiookapi.net

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RDC: une nouvelle coalition de l’opposition décide de traduire Malumalu en justice

 

Malu-Malu

Abbé Apollinaire Malumalu, président de la Ceni au studio de Radio Okapi le 28/05/2014 à Kinshasa /Ph. John Bompengo

Plus de cent vingt forces sociales et politiques de l’opposition, dont l’UDPS, l’UNC, l’Udemo et le RCD-KML, ont annoncé mercredi 25 juin leur intention de traduire en justice le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Apollinaire Malumalu. Il lui reproche d’avoir refusé de «reconfigurer son calendrier» électoral partiel publié le 26 mai dernier.

Ces partis politiques ont signé une déclaration dans laquelle ils s’accordent sur  une plainte à déposer dès ce jeudi à la Cour suprême de justice contre le président de la Ceni qu’ils accusent d’ «atteinte aux droits garantis aux particuliers et violation des lois de la République».

Bernard Biando, cadre de l’Udemo, explique:

«Monsieur Malumalu, c’est un monsieur  dangereux qui veut mettre le feu au pays inutilement. Au nom de l’indépendance de la Ceni, [il] ne peut pas prendre tout un pays en otage. Il n’a pas été élu. Il a été nommé. Et quand on est nommé, on peut être révoqué. C’est pourquoi l’Udemo exige, comme la plupart des autres partenaires qui viennent de signer cet engagement, que Monsieur Malumalu puisse reconfigurer son calendrier».

Le secrétaire général de l’UNC de Vital Kamerhe dit croire en cette action commune de l’opposition.

«Nous sommes unis pour la libération de notre peuple et de notre pays. Je crois que cette fois-ci nous sommes décidés parce que s’il n’y a pas un effort, c’est le pays qui disparaît», a estimé Bertrand Ewanga.

Les signataires ont également pris l’engagement d’organiser prochainement des meetings populaires et de marches pacifiques, pour «faire  triompher la démocratie en RDC

Le lundi 26 mai, la Ceni avait publié un calendrier prévoyant la tenue d’élections urbaines, municipales et locales en 2015. Mais la publication de ce document a été vivement critiquée par l’opposition, considérant ce calendrier comme « une provocation » pour maintenir Joseph Kabila au pouvoir.

Le 13 juin dernier, la mission de suivi électoral de l’Union européenne en RDC avait encouragé la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à publier un calendrier électoral complet, consensuel et assorti d’un budget détaillé. Quelques jours plus tôt, les envoyés spéciaux de la communauté internationale pour les Grands Lacs avaient formulé la même recommandation à la Ceni.

radiookapi.net

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