Vital Kamehre

«Nous demandons, toutes affaires cessantes, à Monsieur l’abbé Malumalu de favoriser une rencontre pour trouver une feuille de route consensuelle, un calendrier qui donne toutes les étapes des élections jusqu’à 2016», a déclaré samedi 21 juin le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), Vital Kamerhe. Il a renvoyé «à sa propre conscience» le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), qui affirmait la veille que le calendrier partiel publié le 26 mai était maintenu.

A l’issue d’une matinée politique avec les jeunes de la ville de Kinshasa, membres de son parti politique, Vital Kamerhe a réaffirmé le rejet par l’opposition politique et certaines structures de la société civile du calendrier publié par la Commission électorale nationale indépendante lundi 26 mai.

Ce document prévoit, le 14 juin 2015, le scrutin des conseillers des communes, des secteurs et des chefferies ; le 29 août 2015, le vote des conseillers urbains, des bourgmestres et des chefs des secteurs. Enfin le scrutin des maires et maires adjoints est prévu le 15 octobre 2015.

Vital Kamerhe a réagi au lendemain de la déclaration du président de la Ceni, l’abbé Apollinaire Malumalu, affirmant que ce calendrier était maintenu tel qu’il avait été publié. Il répondait ainsi aux critiques de l’opposition et de la communauté internationale, plutôt favorables à un calendrier électoral «complet» en RDC.   

Aux dires du président de l’UNC, l’abbé Apollinaire Malumalu a tout intérêt à privilégier un processus électoral apaisé en RDC.

«Ce n’est pas l’argent ici qui compte. Ce qui compte, c’est d’avoir un processus qui va avoir un atterrissage apaisé et qui va renforcer la démocratie et la paix dans notre pays», a-t-il affirmé, renvoyant «le président de la Ceni à sa propre conscience.»

De toutes les façons, Vital Kamerhe a annoncé la détermination de l’opposition d’accentuer la pression:  

«Nous sommes debout comme un seul homme. Le lundi […], ou au plus tard mardi, nous allons créer une grande coalition de toutes les forces de changement. Et je crois que c’est le seul langage que le pouvoir et Monsieur l’abbé Malumalu peuvent entendre.» 

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