31 mai 2014

Le chien et le caméléon

Le chien et le caméléon étaient des voisins, mais ils n’avaient pas le même train de vie. Chez le chien, toute la famille était heureuse. De sa cuisine, montait toujours un arôme enivrant qui se répandait dans tout le village.  Les enfants du caméléon portaient alors leur regard sur le toit de la villa cossu du maître de lieu d’où s’échappait une fumée bleuâtre. Tous voulaient être à la place des enfants du chien vigoureux et pétillant de santé. Par contre, chez le caméléon, c’était la misère. La famille se nourrissait toujours de légumes plantés au coin de la parcelle, ce qui ne faisait nullement plaisir à sa femme. « Regarde ton ami, chien ! » lui disait-elle souvent  « lui au moins, il sait comment entretenir sa femme et soigner ses enfants. Chez lui, on mange toujours bien. Pourquoi ne lui demandes-tu pas ce qu’il fait pour bien nourrir toute sa famille ? »

C’était chaque fois la même rengaine « Chez le chien, on mange bien…Chez le chien, on mange bien,,, » Un jour, n’en pouvant plus, le caméléon prit son courage entre les deux mains et traversa la clôture qui séparait sa maison de celle du chien. Celui-ci l’accueillit avec joie : Salut, mon ami ; quel bon vent t’amène? »

Ils causèrent de tout et de rien. Vint enfin le moment de la séparation. Le caméléon se dit qu’il fallait donc poser son problème. « Mon cher ami », commença-t-il  « Voici l’objet de ma visite. J’aimerais que tu me dises comment tu fais pour nourrir ta famille. En effet, de ta cuisine se dégagent toujours de bonnes odeurs et on sait voir que tes enfants et ta femme sont toujours heureux et en bonne santé » Le chien regarda calmement son ami et lui demanda en guise de réponse : « Est-ce que tu es vraiment courageux pour accepter ce que j’endure pour nourrir ma famille ? ». Le caméléon s’empressa de répondre : « Je ferai tout ce qui est dans mon pouvoir pour subvenir aux besoins de ma famille. C’est mon devoir ». Finalement, le chien lui demanda de revenir le voir  le lendemain matin.

Le jour suivant, le caméléon se présenta de bonne heure chez le chien. « Je sors maintenant », lui dit le chien. « Si tu veux, accompagne-moi pour voir comment je trouve de la nourriture pour ma famille ! » Les deux compères se mirent en route.

Ils traversèrent des brousses et des forêts et arrivèrent à l’entrée d’un petit village où vivaient les humains. Le chien dit à son ami : « cache-toi ici et observe bien comment je travaille pour avoir la nourriture pour ma famille. Si tu en es capable, tu pourras le faire, toi aussi »

Le chien laissa son ami caché à son poste d’observation et prit le chemin conduisant au village. Il se fit plus discret, longeant les clôtures des cases pour passer inaperçu. Devant une case, une fillette jouait en dessous d’un arbre. Voyant le chien approcher de leur case, elle cria à son père : « Papa, voilà le chien qui avait emporté notre poule hier ! » Le père sortit rapidement de la case, s’empara du pilon qui gisait au beau milieu de la cour et le lança énergiquement sur le dos du pauvre chien. Dans un geste désespéré, le chien tenta d’esquiver le coup, mais reçut le pilon sur le dos. Il hurla de douleur et s’enfuit du mieux qu’il put en forêt. « Petit voleur, je t’aurai un de ces quatre matins, si tu continues à errer ici pour voler mes poules » lui lança l’homme en courant après lui. Tout se passa sous l’œil observateur de son voisin, le caméléon.

Le voyage retour se fit dans un silence total. Le caméléon voyait du coin de l’œil comment son ami marchait difficilement en traînant les pattes. Ce dernier fit de son mieux pour ne pas faire apparaître les douleurs qu’il éprouvait au niveau de son dos.  

Lorsqu’ils arrivèrent devant la maison du chien, ce dernier demanda à son voisin : « Es-tu prêt à m’accompagner demain ? » Le caméléon n’eut même pas le temps de réfléchir deux fois avant de donner sa réponse : « Non mon ami ! Ce que j’ai vu là est trop fort. Je me demande si j’aurais survécu à ce coup de pilon. Vraiment, les humains sont méchants ! » Il poursuivit sa route jusque chez lui.

Après s’être reposé, il raconta à sa femme ce qui était arrivé au chien et conclut en ces termes : « Nous devons nous contenter de ce que nous avons. Je ne suis pas prêt à mettre ma vie en péril comme le chien»

Moralité : Mukaji wa badia-dia, badia-dia wakafuisha bayende muitu. La femme envieuse fit mourir son mari en forêt.

Ensemble, disons merci encore une fois à mamu Adolphine pour ce joli conte!

Lumbamba Kanyiki    

 

 

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RFI – RDC : le calendrier électoral local contesté par l’opposition


(Monusco Press)La coalition « Sauvons le Congo » rejette le calendrier pour les élections locales présenté par la commission électorale.

Pour ces partis d'opposition, il s'agit d'un passage en force du président de la Céni, l'abbé Malu Malu, alors que opposition et majorité sont en discussion sous l'égide de la communauté internationale pour établir une feuille de route devant mener aux élections prévues d'ici à 2016. Vital Kamehe, président de l'UNC et membre de la coalition « Sauvons le Congo », critique l'absence de concertation. 

D’après la Commission électorale indépendante (Céni), ces élections auront lieu en trois temps : d'abord le 14 juin pour les conseillers communaux, le 29 août pour les conseillers urbains et enfin le 15 octobre pour les maires. Mais pour l'opposition, la Céni est passée en force alors que des discussions sont justement en cours entre pouvoir et opposition sur les futures élections. Vital Kamerhe, président du parti d'opposition congolais UNC, et membre de la coalition «Sauvons le Congo», critique les méthodes du président de la Commission. “Le président de la commission aurait dû attendre avant de communiquer ce calendrier. Attendre de voir si un compromis était trouvé entre l'opposition et le pouvoir,” Vital Kamerhe, président de l'UNC et membre de la coalition « Sauvons le Congo »

 

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L’Avenir ­ Nord­Equateur : Martin Köbler plaide pour l’amélioration des conditions humanitaires

 

(Monusco Press)En visite de solidarité mercredi dernier aux réfugiés du camp de Mole, à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de la ville de Gemena dans la province de l’Equateur, le représentant

du secrétaire général des Nations Unies en Rd Congo a déploré les conditions de vie auxquelles vivent ces centrafricains qui ont fui la guerre dans leur pays.   
Ainsi, Martin Köbler a-t-il plaidé pour l’amélioration des conditions humanitaires de ces réfugiés, et même des retournés de Congo Brazzaville ainsi que d’autres Congolais de l’Equateur. Il a insisté pour que chaque partie remplisse sa part de responsabilité quant à ce. Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Martin Köbler, a séjourné mercredi 28 mai dernier dans la partie nord de la province de l’Equateur. Sa mission consistait principalement à une visite de solidarité dans le camp des réfugiés centrafricains de Mole, localité située entre le territoire de Libenge et la mairie de Zongo, à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de la ville de Gemena, chef-lieu du district du Sud-Ubangi, sur l’axe Zongo (à 35 km avant la ville).  
Accompagné des responsables de l’UNHCR, du PAM et OCHA ainsi que des autorités locales, M. Köbler a palpé du doigt les conditions dans lesquelles vivent les 11.000 réfugiés qui ont fui leur pays à cause de la guerre installés depuis plus d’une année dans le camp de Mole. Les conditions qu’il a personnellement déplorées dans cette première visite. Il y a eu une forte agitation des réfugiés à l’arrivée du n°1 des Nations-Unies en Rdc dans leur camp. Prenant la parole, le président des réfugiés Emmanuel Kuzwaki Nyondo a profité de l’occasion pour présenter leurs doléances aux autorités.   Il leur a dressé le tableau sombre de leur mauvaise situation dans ce camp de Mole notamment en ce qui concerne la distribution très insuffisante des vivres et autres kits humanitaires. Au nom de tous les réfugiés de Mole, M. Kuzwaki a réclamé leur rapatriement sans délai en République centrafricaine. Chose que le représentant régional adjoint du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) a réfuté dans son interview accordée à la presse. Calle-Norena Francisco Sergio estime qu’il est hasardeux pour l’instant d’organiser le rapatriement de ces réfugiés au moment où il y a encore approfondissement du conflit dans leur pays. Cependant, a-t-il indiqué que les réfugiés désireux de retourner par eux-mêmes bénéficieront des facilités nécessaires du HCR.  
Köbler promet de contacter son homologue de la RCA  
Répondant à ces doléances des réfugiés de Mole, Martin Köbler leur a fait savoir qu’à son niveau, il ne saura pas résoudre immédiatement leurs problèmes. Mais, il leur a promis de faire rapport à qui de droit et rassuré de prendre contact avec son homologue de la Rca pour voir dans quelles conditions leur rapatriement pourrait être possible.
 

Avant de quitter Mole, le représentant du Sg des NU en Rdc a procédé à la visite guidée des différentes installations du camp des réfugiés, entre autres le centre de santé, le bâtiment où sera installé un cyber café, etc. De retour à Gemena, M. Köbler a rencontré les forces vives de la société civile du Sud-Ubangi. Ces dernières lui ont présenté les différents mémoranda décrivant la mauvaise situation de vie qui prévaut dans cette partie du pays et demandant ainsi l’intervention de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilité en Rd Congo (MONUSCO). C’est le cas du mémorandum des femmes leaders du Sud-Ubangi réunies dans la thématique Genre. Elles ont signifié à leur hôte que la femme est plus représentative sur le plan démographique dans leur future province et est l’actrice principale du développement de cette contrée à vocation agricole en y contribuant à hauteur de 70%.  
Cependant, déplorent-elles, la situation socioéconomique de la femme du Sud-Ubangi est loin d’être décente, stipulant ainsi quelques principaux facteurs qui la maintiennent dans la pauvreté. Notamment l’ignorance des droits, les diverses violences, les conflits communautaires, l’analphabétisme, etc. Toutes ces difficultés, ont-elles dit, retardent l’épanouissement de la femme du Sud-Ubangi au point que sa participation à la gestion de la chose publique reste faible. « La participation de la femme du sud-Ubangi à la gestion de la chose publique est loin d’être concrétisée. Car, au niveau du district, en passant par les territoires jusqu’au niveau des secteurs, aucune femme n’a un poste de commandement », indique le mémo. Ces femmes de la société civile Sud-Ubangi reconnaissent que la Monusco Gemena, à travers les affaires civiles et la section électorale, « a toujours contribué pour l’émergence de la femme », et grâce à elle, « la femme se sent sécurisée et valorisée ». A titre illustratif, elles citent l’accès facile aux salles des réunions de la Monusco pour les rencontres, l’appui logistique pour le transport…, la disponibilité des agents à l’attention particulière qu’ils accordent aux activités de la femme, etc.  
Présence de la MONUSCO plus que souhaitée dans le nord de l’Equateur  
Ainsi, ces femmes de la société civile du Sud-Ubangi sollicitent et souhaitent-elles la présence de la Monusco « pour continuer sa mission afin de nous accompagner… et nous puissions mener des actions en vue d’un développement durable ». Les autres mémos de la société civile ont insisté sur l’instabilité en Rca qui cause de sérieux problèmes au Sud-Ubangi, ainsi que d’autres situations sécuritaires préoccupantes. Les délégués de des organisations de société civile soutiennent que l’afflux des réfugiés a un impact sérieux sur la situation socioéconomique du district. Notamment la pénurie des produits alimentaires qui déjà, sont en quantité insuffisante. Pour ce faire, ils estiment que la présence de la MONUSCO est plus que souhaitable au Nord-Equateur, le temps que la stabilité revienne. Ils ont également misé sur un plaidoyer pour la mise en œuvre de l’action humanitaire efficace dans cette partie de la Rdc. Ce, en vue de faire face à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition, au faible taux d’accès à la scolarité et aux soins de santé primaire de qualité, ainsi que d’autres problèmes qui gangrènent la vie des nord-équatoriens.  
L’Etat d’abord, la Monusco ne vient qu’en soutien  
 

En réponse à toutes les préoccupations soulevées par la société civile du sud-Ubangi même sur les élections, Martin Köbler a fait comprendre à l’assistance que tous ces problèmes doivent être gérés par l’Etat congolais d’abord. La Monusco ne vient qu’en soutien, également pour les autres organismes du système des Nations Unies. « Ce n’est pas notre responsabilité, c’est la responsabilité de l’Etat… Nous ne pouvons que vous appuyer », a dit M. Köbler. Toutefois, le représentant spécial du Sg des NU a indiqué que la Monusco doit être intensivement impliquée au processus électoral. Quant à l’inadéquation déplorée du niveau du régime alimentaire dans les camps des réfugiés, les responsables du HCR et du PAM ont fourni quelques explications nécessaires à ces délégués de la société civile.  


Les agences humanitaires invitées à améliorer les conditions humanitaires  
Avant de quitter la ville de Gemena, Martin Köbler a échangé avec le commissaire de district du Sud- Oubangi, Me Pierre Kamulete, qui lui a présenté la carte postale de sa juridiction, ses problèmes et sa situation humanitaire. Le n°1 du district a fait savoir que le Sud-Ubangi compte deux camps de réfugiés centrafricains, celui de Boyabu qui héberge 4200 familles et de Mole qui a 5.053 familles. Il a décrit leur situation humanitaire comme étant préoccupante. C’est ainsi que le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Rdc a demandé aux représentants des agences humanitaires des Nations Unies d’améliorer les conditions humanitaires dans cette contrée, notamment la situation sanitaire et médicale ainsi qu’alimentaire. Les questions relatives à la tenue des élections sur le plan logistique dans ce district ont été également abordées par les deux personnalités, sans omettre les problèmes liés à la production agricole et à la réinsertion des refoulés de Congo-Brazzaville.

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RDC : Les Policiers exigent l'arrestation du général KANYAMA

image Célestin KANYAMA, alias, ESPRIT DE MORT

Dans un mémo adressé au Ministre de L'intérieur, à l'nspecteur Général de la Police, les policiers de la ville province de Kinshasa, en tête le n°2 de la ville, le Colonel Elvis Nawej, exigeraient l'arrestation immédiate du général Kanyama Célestin.

Ces policiers accusent ce général d'être le principal instigateur de la mort de plus de 20 supporters de l'AS V Club, au stade Tata Raphael.  Un autre grief retenu contre ce général, la déstructuration des unités de la Police.

Par ailleurs, dans un autre chapitre, sur les contestations du calendrier de Mr Malu Malu, nous apprenons que plusieurs actions vont être lancées d'ici quelques heures. SAUVONS LA RDC, et LUDPS ont du renfort, il s'agit du MLC de Jean Pierre Bemba  qui vient de rejoindre le GROUPE POUR DES ACTIONS des grands éclats. Nous apprenons entre autres, l'opératon "KNSHASA  SANS  TRANSPORT".

Un Boycott de transport en commun par les Kinois, "nous allons faire le pied pendant 3 jours pour dire "HALTE"  à toutes les humiliations subies par les congolais" affirment Martn Fayulu et Bertrand Ewanga. "Cette concentration des populations, faisant le pied, refusant de prendre le transport en commun risque de paralyser la ville, avec menace d'un dérapage en cas de provocation des forces de l'ordre" affirme un diplomate français. A SUIVRE !

Fiston Lumumba

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4 ans après le double assassinat de Floribert Chebeya et Bazana : le mystère demeure


1er juin 2010-1er juin 2014, ça fait déjà quatre ans, jour pour jour, depuis que deux fervents défenseurs des droits de l’homme membres actifs de l’Ongdh la Voix des Sans Voix pour les droits

de l’homme(VSV), Floribert Chebeya Bahezire et Fidèle Bazana Edadi, ont été assassinés dans les installations de l’inspection Générale de la Police alors qu’ils étaient partis, pour répondre à une invitation du Général John Numbi Tambo Banza, alors N°1 de la Police.
En marge du quatrième anniversaire du double assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana Edadi, la VSV et le Réseau national des ONGDH de la RDC (Renadhoc) tiennent à honorer la mémoire de ces combattants en organisant cette fois ci une messe d’actions de grâces à la paroisse St Léopold , dans la Commune de Ngaliema où plusieurs personnalités de la Société civile et du monde politique sont conviées.
 
Quatre ans après, les voix se lèvent de partout pour exiger la lumière sur les circonstances du double assassinat de Chebeya et Bazana bien que la Justice militaire a montré sa limite dans cette affaire à contours politiques.
Le 1er juin 2010, le militant des droits de l’homme Floribert Chebeya est assassiné à Kinshasa, mais quatre ans plus tard, l’affaire Chebeya est toujours taboue en RDC malgré les différentes pressions de la communauté internationale.
Le film” L’affaire Chebeya, un crime d’État? “du cinéaste belge Thierry Michel a été, pendant un temps, retiré de la programmation du festival Écrans Noirs de Yaoundé.
Le 2 juin 2010, le corps sans vie de Floribert Chebeya, était découvert dans sa voiture dans sa voiture Mazda à Mitendi, une périphérie de Kinshasa. Mais le corps de son chauffeur Fidèle Bazana est introuvable jusqu’à ce jour. Ce crime et l’enquête déclenchée par Thierry Michel constituent la matière du documentaire, L’affaire Chebeya, un crime d’Etat ?
 
Le film est sorti en salles en 2012, en France et en Belgique et primé dans de nombreux festivals dans le monde. Ce film a été projeté aux Nations Unies en présence de la veuve de Floribert Chebeya, au Parlement européen à Strasbourg ainsi qu’au Parlement britannique.
En juillet 2012, alors que plusieurs ONG internationales et congolaises (FIDH, Carter Center, Osisa ...) avaient lancées des invitations à Thierry Michel, pour présenter son film, ce belge a été expulsé vers Bruxelles par les agents de l’immigration.
 
Floribert Chebeya incarnait la résistance à tous les régimes d’oppression qui se sont succédé en RDC, y compris celui de Joseph Kabila.
 
Déni de justice
 
L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme, un programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), s’indigne du refus de la plus haute juridiction militaire d’examiner le rôle joué par le général John Numbi dans l’assassinat de deux défenseurs des droits de l’Homme, malgré les nombreux indices et témoignages impliquant ce dernier.
 
Le 23 octobre 2012, malgré les éléments de preuves et indices concordants ainsi qu’un récent témoignage accablant le général John Numbi, la Haute cour militaire a renoncé à mettre en accusation le principal suspect des assassinats, dans la nuit du 1er au,2 juin 2010, des défenseurs congolais Floribert Chebeya Bahizire et Fidèle Bazana Edadi.
L’Observatoire dénonce vivement ce refus d’examiner le rôle joué par le général Numbi dans l’assassinat des deux défenseurs des droits de l’Homme.
“L’Observatoire insiste une fois de plus sur l’urgence de faire toute la lumière sur le meurtre de MM. Chebeya et Bazana afin de mettre fin à l’intolérable impunité qui prévaut depuis plus de deux ans dans cette affaire et qui ne peut qu’encourager la poursuite des actes de grande violence dont sont victimes les défenseurs des droits de l’Homme congolais depuis plusieurs années “, a ajouté Gerald Staberock, secrétaire général de l’OMCT.
GODE KALONJI MUKENDI

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Boulevard du 30 juin : Des policiers indifférents face à un accident de la circulation


 
Hier jeudi 29 mai vers 15h00’, un accident de la circulation a s’est produit au nez et à la barbe d’éléments de la police, dont la Jeep était parquée au croisement des avenues ex-24 novembre et boulevard du 30 Juin, sans que ces derniers n’interviennent.

Alors que l’auteur de ce malheur, conducteur d’une Prado, qui a cogné un taximan, prenait la tangente au vu et au su de tout le monde.
Le drame est en effet survenu pendant qu’il y avait feu rouge pour les véhicules en provenance de l’avenue ex-24 novembre, donnant ainsi la priorité à ceux engagés sur le boulevard du 30 Juin. La Prado qui revenait de la direction de l’ISP/Gombe, avec un excès de vitesse, a terminé sa course sur le taxi Toyota. Constatant la gravité des faits, le conducteur de la Jeep a fait marche arrière, prenant ainsi la direction de Royal.
Pendant ce temps, plus de 15 policiers postés au même endroit, leur véhicule, un 4x4, stationné à côté. Tout ce qu’ils faisaient comme travail, c’était d’empêcher les transporteurs en commun de s’arrêter à l’arrêt indiqué officiellement par les autorités provinciales, question d’éviter des embouteillages pour permettre, sans nul doute, à un dignitaire du régime de passer par cette voie sans difficulté de mobilité.
La population présente sur le lieu a fortement critiqué l’attitude de ces hommes en uniforme, qui sont plus intéressés par des accessoires que des choses sérieuses. Ce comportement est également observé à la cité, où on voit des agents de la police se pencher plus sur des disputes amoureuses, de petites chamailleries entre membres de familles, que de traquer les Kuluna ou autres malfaiteurs qui opèrent dans leur rayon d’action.
LM

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KANANGA – Mgr Marcel souffle dix bougies d’un épiscopat bien rempli

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Du 29 mai 2004 au 29 mai 2014, jour pour jour, il y a dix ans que l’Abbé Marcel MADILA, actuel Archevêque de Kananga, a été sacré Evêque. Cette date du 29 mai reste très significative pour le peuple de Dieu qui a vécu l’expérience d’une foi sans faille. Les paroles de Yahvé à son peule s’accomplissent ainsi pour les chrétiens de Kananga : « Je vous donnerai un pasteur selon mon cœur. »
En effet, depuis quelques années, le clergé diocésain de Kananga a fait coïncider la Journée sacerdotale avec le jour-anniversaire de l’ordination épiscopale de leur Père-Archevêque. Ce jeudi 29 mai 2014, a été une journée de récollection avec tous les prêtres autour du Pasteur de l’Eglise de Kananga. Les religieux et religieuses y ont été associés exceptionnellement à l’occasion de la célébration du 10e anniversaire de l’ordination épiscopale de Monseigneur Marcel. Cette récollection, animée par les prêtres de dix ans de ministère, s’est clôturée par une messe suivie des discours et des agapes.
Mgr Marcel Madila croit à l'émergence d'un nouveau type de prêtre pour relever les défis d'aujourd'hui.

Mgr Marcel Madila croit à l’émergence d’un nouveau type de prêtre pour relever les défis d’aujourd’hui.

L’ambiance a été véritablement de prière et de fête. Dans sa méditation, l’Abbé Léonard BAKAJIKA, a insisté sur le fait que nous sommes appelés différemment. Certains comme Évêques, docteurs, pasteurs d’autres comme diacres, pères…, mais pour une seule mission. Il a ainsi invité les prêtres de l’Archidiocèse à d’abord accepter leurs différences afin de devenir riches et forts pour la réussite de la mission de l’annonce de la Bonne Nouvelle. C’est là le critère d’évaluation d’une vie sacerdotale et épiscopale dix ans après. Nous devons nous mettre donc, nous accepter différend pour former un clergé diocésain fort au service de l’évangile en communion avec son évêque.
Tout a été orienté dans la direction de ce que Monseigneur Marcel MADILA avait demandé le 17 janvier dernier, à l’occasion des échanges des vœux 2014 lorsqu’il disait : « Nous pourrons rendre grâce au Seigneur pour mes dix ans d’épiscopat, en mai prochain, (…) A ce propos, j’aimerais apporter un petit éclairage pour éviter le malentendu qui consisterait notamment, comme le veut une certaine tradition, congolaise surtout, que l’on envisage de dresser le bilan de quelques réalisations matérielles pour évaluer le ministère d’un pasteur. Dans mon entendement, « un pasteur n’est pas d’abord appelé à cocher les cases d’un programme à réaliser, ni même à envisager des œuvres ou des projets. Sa première préoccupation, celle à laquelle il ne saurait renoncer, ce sont les personnes ; ce sont elles qu’il doit conduire au Christ. C’est précisément ce rôle de guide qui rend la mission de l’évêque ardue et complexe. Dans ce sens, « l’évêque n’est pas le « curé » du diocèse mais il est le pasteur appelé à faire grandir l’ambiance familiale au sein de la communauté dont il a la charge ».

L’évêque n’est pas le comptable du diocèse, mais le Pasteur appelé à faire grandir le peuple de Dieu dont il a la charge

Malgré cela, Les esprits attentifs auront vite remarqué que l’épiscopat de Monseigneur MADILA est marqué par une volonté et surtout une détermination à sentir l’odeur de ses brebis. Ses visites pastorales régulières témoignent de son souci d’assumer pleinement les fonctions d’enseignement et de sanctification qui lui appartiennent en premier dans l’Archidiocèse de Kananga. Il travaille également à la réfection et la construction des infrastructures ainsi que la protection du patrimoine diocésain, et surtout, il a réussi à stabiliser les finances de son diocèse. Pour preuve, nous confie une source proche de l’Archevêque de Kananga, un tout premier rapport financier de Kananga, fait dans les normes, a été produit en décembre dernier. Il est, comme nous le dit l’Abbé Augustin KALAMBA, Coordinateur diocésain de la Pastorale des enfants et des jeunes, un véritable homme de prospective. Son attention à la formation des futurs prêtres, aux jeunes et aux enfants en est un certificat probant.

Archi-kan

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30 mai 2014

UDPS, Samy Badibanga dévoile les manoeuvres de Malumalu


Le président du groupe parlementaire UDPS et Alliés, Samy Badibanga Ntita,  a dans une analyse ,critiqué avec des arguments solides le calendrier des élections urbaines, municipales et locales

publié le 26 mai dernier par le président de la CENI –commission électorale nationale indépendante, l’abbé Apollinaire Muholongu Malumalu.  Dans son analyse, Samy Badibanga  qualifie ce calendrier de fantaisiste et irréaliste pouvant occasionner  le glissement de la tenue de l’élection présidentielle de 2016. La priorité accordée aux élections urbaines, municipales et locales ne justifie aucunement leur nécessité et opportunité compte tenu des conditions non réunies pour leur tenue, explique Samy Badibanga. Qui fait remarquer que tenant compte des exigences de la loi, le calendrier et les prévisions budgétaires du cycle électoral 2013- 2016 doivent couvrir tout le processus, il apparait absurde que la CENI ne soit pas en mesure de rendre public un calendrier des élections générales alors qu’il a déposé un budget couvrant tout le processus. Et d’ajouter que par rapport à la possibilité de combinaison des élections provinciales et locales, on ne peut pas considérer le nombre de circonscriptions comme une contrainte majeure car le nombre de bureaux de vote reste stable pour toute élection directe faisant référence à un même fichier électoral. (Ci-dessous l’analyse critique de Samy Badibanga) La communication du président de la CENI de ce 26 mai a confirmé les angoisses du peuple congolais sur les chances d’aboutissement du cycle électorale 2013- 2016 en toute transparence, crédibilité et dans le respect des échéances. Cette vision tronquée, à la base des affirmations sans consistance, pousse le président de la CENI à s’enfermer dans une tour d’ivoire en rejetant d’avance et cyniquement la faute aux autres membres de la majorité se trouvant dans le gouvernement et à l’assemblée nationale. Le besoin de juguler les effets pervers de cette contre-vérité me conduit à faire une analyse qui s’articule essentiellement sur trois points : - La nature du calendrier électoral - La conditionnalité de la programmation des autres scrutins (Provinciales, législatives nationales et présidentielle) - Critique du calendrier

I. De la nature du calendrier Le calendrier électoral rendu public par la CENI ce 26 mai 2014 se rapporte spécialement aux élections urbaines, municipales et locales. Il paraît clairement que c’est un calendrier partiel. Et pourtant, aux termes de la loi organique de la CENI telle que modifiée et complétée à ce jour, il est stipulé que la CENI a pour attribution entre autres : « élaborer des prévisions budgétaires et le calendrier relatifs à l’organisation des processus électoraux et référendaires ». En ceci, le législateur a bien voulu préciser en parlant de « le » calendrier (au singulier) et « des » processus (au pluriel). Le processus électoral étant l’ensemble d’activités d’un cycle électoral devant se dérouler dans un temps bien circonscrit. Aussi, le cycle électoral étant une suite ininterrompue des phénomènes qui se renouvèlent dans un ordre immuable, la CENI a l’obligation d’élaborer un calendrier de tout un cycle conformément à la loi et non des calendriers particuliers selon différents scrutins. Etant donné que ce cycle part de 2013 à 2016, la loi exige l’unicité du budget et du calendrier pour le cycle électoral.

II.De la conditionnalité de la programmation des autres scrutins par la tenue préalable du recensement de la population Cette affirmation est dénuée de tout fondement, se référant aux dispositions légales relatives aux élections en RDC, aucune loi en vigueur ne conditionne la programmation d’une élection, quelque soit son degré, par la tenue de l’organisation d’un recensement, soit-il administratif ou scientifique. Néanmoins, les données démographiques de la population sont nécessaires pour l’attribution des statuts des entités administratives (ville et commune) à certaines agglomérations par l’autorité compétente (Gouvernement) desquelles découle le découpage des circonscriptions électorales par la CENI. Quant à ce, la CENI a plutôt besoin des données démographiques fiables et crédibles des électeurs pour faciliter la répartition des sièges des différents types de scrutins. Une certaine confusion semble s’afficher dans l’interprétation de la disposition suivante de la loi organique de la CENI : « découper les circonscriptions électorales au prorata des données démographiques actualisées ». En effet, il existe plusieurs manières d’actualiser les données démographiques, soit par la consolidation des rapports des entités de base (rapports des groupements, secteurs, chefferies, communes, villes, territoires et provinces sur la population) ou par un recensement administratif ou alors par un recensement scientifique. On peut affirmer que les données démographiques sont actualisées et sont disponibles au niveau du ministère de l’intérieur à la division de la population ; car ces données ont servi à l’élaboration des décrets du Premier Ministre du 13 juin 2013 conférant le statut de ville et de commune à certaines agglomérations des provinces de la RDC. A ce jour, aux termes des différents décrets précités, la RDC dispose d’une nomenclature précise des 98 villes, 145 territoires et 603 communes. Malgré tout, la seule nomenclature qui reste est celle des groupements, elle est indispensable pour la programmation, l’organisation et la tenue des élections locales.

I I I . C R I T I Q U E D U CALENDRIER Au regard de ce qui précède, il y a lieu d’émettre une critique sur le calendrier électoral publié qui privilégie les élections locales, lesquelles, selon Malumalu, «s’imposent aux élections provinciales». Cette affirmation est tout simplement pathétique.  En réalité, on remarque une certaine précipitation de la part de la CENI de programmer avant tout les élections locales bien que certaines conditions préalables ne sont pas encore réunies (cadre juridique incomplet : la loi portant organisation des groupements, la loi portant répartition des sièges pour les élections locales, mise en place et opérationnalisation des tribunaux de paix), en négligeant la programmation de l’organisation des élections provinciales et spécialement l’élection présidentielle. En clair, l’élection présidentielle ne nécessite pas la répartition de siège ni le découpage de la circonscription électorale car ils sont prédéfinis par la loi électorale en vigueur (un siège et une circonscription). Aussi, pour les élections provinciales, la loi électorale en vigueur a déterminé la circonscription électorale et avec la publication des décrets du 13 juin 2013 du Premier ministre sur les villes et communes, la CENI est à même de faire le découpage des circonscriptions électorales sans attendre un quelconque recensement ; d’où le nombre de circonscriptions est connu (266 circonscriptions : 145 territoires, 97 villes et 24 communes de Kinshasa) mais comme souligné ci-dessus, le nombre de circonscriptions pour les locales n’est pas jusque là connu. Pour rappel, les modalités présidant à conférer le statut de ville ou commune précisent que pour devenir ville, l’agglomération doit avoir au moins 100.000 habitants et pour la commune, elle doit dénombrer au minimum 20.000 habitants (articles 6 et 46 de la loi organique n°08/16 du 07 octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des entités territoriales décentralisées).

IV. SUR LE FOND Si par l’absurde, on pouvait considérer ce calendrier, il faudra relever qu’il viole la Loi électorale. A titre d’exemple, selon loi électorale, l’élection des conseillers urbains intervient quatre jours après l’installation du bureau du conseil municipal. Cette installation du bureau définitif se faisant le 18 août 2015, l’élection des conseillers urbains devrait intervenir le 22 août 2015 et non le 29 août 2015 comme repris dans le calendrier de la CENI. Dans le même ordre d’idées, selon la loi électorale, l’élection des bourgmestres et bourgmestres adjoints intervient trois jours après l’installation du bureau définitif du conseil municipal (18 août 2015). Par voie de conséquence, l’élection des bourgmestres et bourgmestres adjoints devrait intervenir le 21 août 2015 et non le 29 août 2015 comme repris dans le calendrier de la CENI. De même, l’élection des maires et des maires adjoints ne pourrait pas légalement avoir lieu le 15 octobre 2015.

V . A V I S E T CONSIDERATIONS On peut qualifier ce calendrier de fantaisiste et irréaliste pouvant occasionner ainsi le glissement de la tenue de l’élection présidentielle de 2016. La priorité accordée aux élections urbaines, municipales et locales ne justifie aucunement leur nécessité et opportunité compte tenu des conditions non réunies pour leur tenue. Tenant compte des exigences de la loi, le calendrier et les prévisions budgétaires du cycle électoral 2013- 2016 doivent couvrir tout le processus, il apparait absurde que la CENI ne soit pas en mesure de rendre public un calendrier des élections générales alors qu’il a déposé un budget couvrant tout le processus.

Par rapport à la possibilité de combinaison des élections provinciales et locales, on ne peut pas considérer le nombre de circonscriptions comme une contrainte majeure car le nombre de bureaux de vote reste stable pour toute élection directe faisant référence à un même fichier électoral (le nombre de bureaux de vote est fonction du nombre d’enrôlés et non du nombre de circonscriptions électorales). Au regard de ce qui précède, je considère que la CENI n’est pas de bonne foi et elle fait douter de sa volonté ainsi que de sa capacité à conduire un processus électorale crédible, transparent et apaisé. Cela est d’autant plus visible qu’elle se comporte en appendice du pouvoir, elle s’occupe à présenter techniquement les options politiques levées par la majorité, ce qui témoigne de l’étroite connexité de son management au pouvoir sortant.

Pour le Groupe UDPS et  alliés     Samy BADIBANGA

 

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Les policiers de Bisengimana ont la gâchette facile

Mu ruzinduko i Bukavu, umukuru wa polisi ya Congo General Charles Bisengimana yasigiye abakomeretse indoroRien qu'en ce mois de mai, trois meurtres commis par les policiers ont été portés à la connaissance du public par la presse. La police de Bisengimana, au lieu de se mettre au service de la population qu'elle est censée protéger, s'est substituée en bourreau avec la complicité de ceux qui sont placés à la tête de cette institution de sécurité. On reproche aux policiers congolais le manque de professionnalisme et la gâchette facile.

Le 13 mai, une fille a été tuée à Ndjili avec une balle dans la gorge tirée par un policier qui voulait faire peur aux jeunes en colère après une tentative de viol sur une passante. C'est le palmarès qui révèle cet acte odieux dans sa publication du 16 mai. Dans sa sortie d'hier, Radiookapi, annonce, dans ses colonnes, deux tueries à Kisenso et à Matete, perpétrées toujours par des policiers. A Kisenso, c'est une interpellation d'un directeur d'école accusé de viol sur mineure qui a mal tourné. Pour disperser la foule, les policiers ont trouvé bon de tirer à balles réelles sur les badauds. Ils ont tué une fille de 18 ans que sa famille ne verra plus jamais. A Matete, c'est un monsieur qui a été battu à mort par les policiers dans des conditions non encore élucidées.

Déjà au mois d'avril, deux personnes ont été tuées à Lubumbashi lors d'une interpellation qui aurait mal tournée( lire radiookapi du 7 avril 2014). Au Kasai Oriental, cette fois, c'est un policier qui a été abattu dans le Sankuru par la population toujours lors d'une interpellation d'un chef de localité qui a mal tourné. (voir radiookapi.net du 29.05.2014), 

Les policiers de Bisengimana manquent de professionnalisme dans leurs interventions impitoyables et inhumaines. Ils font usage des balles réelles sur la population inoffensive qu'ils sont censé protéger. Au Congo de Kabila, la population congolaise est carrément prise en otage par Kabila et ses services de sécurité dont la police. Elle rançonne, pille, viole, vole et tue en toute impunité. C'est ce qui pousse la population à intervenir des fois pour se défendre, même à mains nues contre la racaille en arme, car trop, c'est trop. Est-il vraiment nécessaire de doter les policiers d'armes à feu, avec des balles réelles pour s'en servir contre les gens sans armes?

Si sous d'autres cieux, la présence de la police est gage de sécurité et de protection, il n'en est pas le cas pour la RDC où les policiers sont eux-mêmes sources de l'insécurité et du désordre, souvent encouragés et entretenus par l'autorité.

Lumbamba Kanyiki

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29 mai 2014

Kinshasa: 2 morts au cours d’une interpellation policière

 
Patrouille de la Police Nationale Congolaise(PNC). Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Deux personnes ont été tuées dans le centre-est de la capitale de la RDC, au cours d’une interpellation policière qui a dégénéré. Des policiers étaient venus arrêter un directeur d’école accusé de viol sur mineure d’une quinzaine d’années dans la commune de Kisenso. Un policier a tiré des coups de feu pour disperser la population qui s’opposait à cette arrestation, atteignant une élève de 18 ans au niveau du front. Elle est morte sur place. Un badaud a aussi succombé à ses blessures dans la commune voisine de Matete après avoir été battu par les policiers, selon les témoins.

La tension était encore perceptible jusqu’en début d’après midi à Matete et Kinsenso. Les activités commerciales au marché de Matete, le troisième de la ville, étaient paralysées.

Un habitant témoigne:

«Un directeur d’école [à Kisenso] a été accusé du viol d’une fille d’environ quinze ans. On est allé chercher le Monsieur. Les policiers ont rencontré des jeunes du quartier qui se sont opposés à cette arrestation. Les policiers, voulant avoir gain de cause, ont tiré à bout portant. Une jeune fille a été touchée par une balle perdue, qui est entrée par le front et sorti par la nuque».

Des jeunes se sont ensuite opposés à ce que les policiers emmènent leur collègue auteur du tir. Un attroupement s’est vite formé. Au fur et à mesure qu’ils avançaient vers leur commissariat du district de Mont Amba situé à Matete, les policiers ont essuyé des jets de pierre auxquels ils ont répondu en lançant des grenades lacrymogènes.

Selon des témoins, les forces de l’ordre ont ensuite interpellé un jeune badaud qu’ils ont passé à tabac au commissariat même.

«Ils l’ont frappé à mort, comme on frappe un rat. Il est mort à l’hôpital Omeza, ici à Matete, parce que la manière dont on l’a frappé, il ne pouvait pas y survivre», témoigne l’un d’entre eux.

De son côté, le commandant de la PNC au Mont Amba rejette la responsabilité de la police dans la mort du jeune badaud. Pour lui, seule la justice pourra faire la lumière sur ce qui s’est réellement passé.

La police renseigne tout de même que le policier auteur du tir meurtrier ainsi que le directeur d’école accusé de viol sur mineure sont déjà aux arrêts.

radiookapi.net

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