Le vent du braquage souffle ces temps derniers sur Kingabwa. Après des maisons de communications et des boutiques, le mardi 27 mai 2014, c’est le dépôt de la société «Pains Victoire», situé entre la 12 et 13 ème rue Limete, qui a été visité par des malfaiteurs.

 

Le braquage, comme l’ont indiqué des témoins, a eu lieu vers 9 heures. Et c’est en moins d’une demi-heure que s’est déroulé cet acte de banditisme.
 
Mardi matin, alors que des clients venus s’approvisionner en pains, farine de froment et d’autres produits alimentaires pour bétails, s’agglutinaient devant la caisse pour effectuer les paiements, ou devant le dépôt pour retirer leurs marchandises, un fait insolite s’est produit. Il y a eu l’intrusion des personnes suspectes brandissant des armes, et qui tout de go, ont demandé à tout le monde de ne pas bouger. Travailleurs et revendeurs des pains étaient ainsi tétanisés. La panique s’empare de tous.
L’un des assaillants a enjambé la caisse, brutalise le caissier apeuré et emporté des sacs d’argent en Francs congolais et en devises. Son comparse en profite pour arracher des téléphones portables et autres biens précieux.
Après ce coup, ces bandits qui étaient au nombre de 3 ou 5, ont évacué le lieu en courant et en tirant plusieurs coups de feu en l’air. Cette fusillade a alerté des voisins qui accouraient vers le dépôt des pains pour s’enquérir des faits.
Dada, le fils d’un avocat, habitant la parcelle contigüe, s’est précipité vers le dépôt de «Pains Victoire» et a aperçu les braqueurs se dirigeant vers leur véhicule. Il s’est alors écrié «Toi-là, je te reconnais ! Pourquoi toi aussi tu es venu attaquer le dépôt avec des bandits !»
Ces propos ont signé son arrêt de mort. Un des bandits a tiré à bout portant sur le jeune homme. Touché mortellement, Dada est mort aussitôt.
Après le départ des bandits, l’émotion s’est emparée de tout le quartier, non seulement à cause du climat d’insécurité qui règne à Kingabwa, mais aussi de la série des braquages dont le dernier cas en date, a causé la mort d’un jeune garçon.
Les habitants du coin ont déploré d’autre part, l’inefficacité des éléments de deux sous-commissariats de police situés sur la 12 ème rue et un autre, à l’arrêt Uzam sur la 14 ème rue. C’est vers il heures qu’ils sont venus s’enquérir des nouvelles de ce braquage salué par plusieurs coups de feu qui les auraient alertés. Dommage qu’ils ne sont pas intervenus, au moment où l’on avait besoin de leur réaction.
Rappelons que le mois passé, une boutique située à l’arrêt Uzam, a été braquée vers 19 heures par des malfaiteurs. Selon des témoins, ces malfrats étaient venus sur une moto. Le tenancier a laissé entendre que ces voleurs ont emporté toutes les recettes de la journée dont le montant n’a pas été déterminé.
Un vol similaire a été commis dans les mêmes circonstances, dans une maison des communications où l’on vendait des cartes prépayées de divers réseaux des sociétés de téléphonie cellulaire, ainsi que des téléphones.
La population de Kingabwa n’en revient pas, estimant que les postes de police qui n’interviennent que pour des cas de bagarres et de querelles, feraient mieux de s’attaquer à la criminalité. Car, l’insécurité semble entretenue par des malfaiteurs jouissant d’une certaine impunité.
Joseph Ngongo Ka Ngongo et JRT