Sit-in de quelques enseignants membres du Syeco devant la primature, le 2/03/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John BompengoSit-in de quelques enseignants membres du Syeco devant la primature, le 2/03/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Trois cent mille enseignants ne sont toujours pas payés depuis plusieurs années sur l’ensemble de la République démocratique du Congo, a déploré la synergie des syndicats des enseignants. A l’occasion de la célébration, mercredi 30 avril, de la journée de l’enseignement, les instituteurs membres de cette association ont organisé un sit-in devant le cabinet du ministre de l’Enseignement, primaire, secondaire et professionnel (EPSP). Ils exigent au gouvernement d’assurer les frais de fonctionnement conséquents aux écoles et corriger les mécanismes de paie par voie bancaire.

« Il y a 300 000 enseignants qui travaillent sans être payés. Ça fait des années et des années. Nous avons observé le gouvernement mais il n’agit pas », a affirmé Jean-Bosco Puna, porte-parole de la synergie des syndicats des enseignants.

Une autre revendication des enseignants : améliorer les conditions salariales de ceux qui sont payés.

« Depuis que nous avions eu un petit réajustement en 2007, jusqu’aujourd’hui, l’enseignant est abandonné à son triste sort. Nous estimons que trop c’est trop. Il est question pour nous de commencer ces actions syndicales aujourd’hui pour interpeller tous les partenaires qui gèrent le système éducatif afin qu’on donne des solutions aux problèmes de l’enseignement », a déclaré Jean-Bosco Puna.

Il pense que la question que pose les enseignants aujourd’hui ne peut pas trouver de réponse au niveau du ministère de l’EPSP, qu’il qualifie de « maillon du gouvernement ».

« Les enseignants sont des gens qui n’ont plus de salaire, qui n’ont pas de maisons, et n’ont pas de soins de santé acceptables. Quand un enseignant décède, son nom est élagué de la liste de paie et sa famille reste dans la misère la plus totale », a déploré Jean-Bosco Puna.

Alors que les enseignants chantaient et scandaient pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de travail, ils ont été dispersés par la police déployée sur place.

Des sources de l’EPSP contactées, indiquent qu’il y a un dialogue permanent entre les représentants des enseignants et le ministère de l’EPSP.

Pour elles, cette action des syndicalistes n’a pas sa raison d’être.

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