27 février 2014

RDC - Laurent Monsengwo Pasinya : un Dieu, pas de maître

Laurent Monsengwo Pasinya est le seul Africain du C8. Laurent Monsengwo Pasinya est le seul Africain du C8. © Gwenn Dubourthoumieu pour J.A.

Il est membre du conseil des huit cardinaux chargés de plancher sur les réformes de l'Église et n'a pas sa langue dans sa poche. Pour le Congolais Laurent Monsengwo Pasinya, pas question d'être à la botte du pouvoir politique.

En 2013, il fêtait le cinquantenaire de sa vie sacerdotale. Aujourd'hui, Laurent Monsengwo Pasinya appartient au groupe des huit cardinaux ("C8") choisis par le pape François pour réfléchir aux réformes à entreprendre concernant les finances de l'Église et de la curie romaine.

Depuis les années 1990, lorsqu'il dirigeait les travaux de la Conférence nationale souveraine du Zaïre ou qu'il présidait le Parlement de transition, ce cardinal congolais a toujours su se distinguer. À l'époque où il était président de la Conférence épiscopale du Zaïre, Monsengwo Pasinya faisait office de contre-pouvoir. Et ce n'est pas un hasard si c'est lui que le pape a désigné. "Il a un esprit très ouvert tout en étant attaché à la tradition. Et il n'hésite pas à dire ce qu'il pense vraiment", estime l'abbé Donatien Nshole Babula, secrétaire général adjoint de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).

L'archevêque de Kinshasa est le seul Africain à être titulaire d'un doctorat en Écritures saintes.

L'archevêque de Kinshasa, seul Africain à être titulaire d'un doctorat en Écritures saintes, s'est toujours imposé comme un fervent défenseur de la justice, la transparence et l'intégrité. Un jour, il a déclaré : "L'Église ne fait pas de cadeaux aux délinquants", se souvient Nshole Babula.

Pour le père Joseph Ballong, directeur émérite du service des programmes en français de Radio Vatican destinés à l'Afrique, le choix de Monsengwo Pasinya s'explique par plusieurs raisons. Le pape connaît le cardinal depuis longtemps déjà. Lorsqu'il était encore Mgr Jorge Mario Bergoglio, archevêque de Buenos Aires, il logeait au même endroit que Monsengwo Pasinya chaque fois qu'un conclave se tenait à Rome. Les deux hommes avaient alors pour habitude de prendre le petit déjeuner ensemble. L'année dernière, François l'a chargé de la prédication qui précède le carême. Selon le père Ballong, "le cardinal congolais est un brillant intellectuel, l'un des rares à savoir parler latin. C'est un homme de terrain, à la fois politique et religieux, doté d'un charisme et d'une expérience indéniables. Il a d'abord dirigé un petit diocèse, puis un plus grand, et désormais un archidiocèse".

"Quand le pays va mal, il en souffre beaucoup"

Dans son pays, le cardinal Monsengwo Pasinya ne laisse personne indifférent. Il n'a jamais hésité à dénoncer tout ce qu'il estime inacceptable : la mauvaise gouvernance, les élections mal organisées, la dépravation des moeurs... Il a ainsi critiqué les résultats de l'élection présidentielle de 2011 et a refusé de participer aux concertations nationales organisées à la fin de l'année 2013. "Il a une grande sensibilité politique. Quand le pays va mal, il en souffre beaucoup. C'est un homme intègre qui met sa spiritualité au service de son pays. Ses adversaires le redoutent parce qu'il est déterminé à changer les choses", souligne Philippe Biyoya, professeur de sciences politiques à Lubumbashi et à Kinshasa.

Considéré par certains comme un opposant au pouvoir, le cardinal a toujours tenu à ce que les prêtres de son archidiocèse ne soient pas à la botte du gouvernement. Il n'a pas hésité à muter un prêtre qui vantait les mérites des "cinq chantiers", l'ancien projet de société de Joseph Kabila. À 75 ans, l'archevêque de Kinshasa est resté égal à lui-même. Dans les années 1990, d'aucuns voyaient en lui un candidat à la présidence de la République. "En aucun cas je ne retirerai ma soutane pour endosser un autre rôle", aurait-il rétorqué. À Rome, une rumeur prétend même qu'il aurait eu son mot à dire dans la création des futurs cardinaux.


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RDC : pourquoi Kinshasa ne peut pas arrêter Omar el-Béchir sur son sol

Profitant de la présence d'Omar el-Béchir à Kinshasa du 26 au 27 février, 88 ONG congolaises des droits humains exigent "l'arrestation immédiate du président soudanais", poursuivi pour crimes contre l'humanité.

Une démarche qui met les autorités de la RDC dans une "situation bien délicate" dans sa coopération avec la CPI.

Omar el-Béchir a-t-il pris un risque en se rendant à Kinshasa ? Depuis l'annonce de l'arrivée du président soudanais dans la capitale congolaise pour participer au XVIIe sommet du Comesa (Marché commun de l'Afrique orientale et australe, NDRL) du 26 au 27 février, les ONG congolaises des droits humains se mobilisent pour demander "l'arrestation immédiate" de celui qui est poursuivi depuis 2009 pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et génocide.

La Cour pénale internationale (CPI) a en effet déjà émis deux mandats d'arrêts internationaux – en 2009 et en 2010 - contre Omar el-Béchir pour sa responsabilité "en tant que coauteur ou auteur indirect" des crimes graves commis notamment au Darfour, dans l'ouest du Soudan. La procureure Fatou Bensouda l'a rappelé, le 25 février, en demandant à la chambre de la Cour de rappeler à la RDC son "obligation permanente" de coopérer en vue de l'arrestation des personnes poursuivies par l'institution pénale internationale.

"Une situation bien délicate" pour la RDC

Souvent classée parmi les "bons élèves" de la CPI, la RDC – qui a arrêté et remis à la Cour encore récemment un député poursuivi pour "subornation des témoins" – va-t-elle exécuter les deux mandats émis contre Omar el-Béchir ?

    La RDC est tenue à respecter la position de l'UA sur les mandats d'arrêt émis contre les chefs d'États en exercice.
    Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais

"C'est une situation bien délicate", admet Lambert Mende. Contacté par Jeune Afrique, le porte-parole du gouvernement congolais demande aux ONG qui réclament l'arrestation d'Omar el-Béchir de "comprendre que la RDC a non seulement des obligations auprès de la CPI, mais également auprès du Comesa qui a invité le président soudanais dans la capitale congolaise". Décodage : Kinshasa ne va pas arrêter Omar el-Béchir. Mais "cela ne veut pas dire que les autorités congolaises refusent de coopérer avec la CPI", tente de nuancer Lambert Mende. La RDC s'aligne seulement derrière "une position claire de l'Union africaine par rapport aux mandats d'arrêts émis contre les chefs d'État en exercice". "C'est un cas spécifique", insiste-t-il.

La Monusco appelée à "intervenir"

Une position qui ne surprend pas les ONG. Elles s'y attendaient même."Nous avons prévu de rencontrer Martin Kobler, le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, pour lui demander d'intervenir, en cas du refus des autorités congolaises", explique Me Georges Kapiamba, président de l'Association congolaise pour l'accès à la justice. Et de rappeler : "En vertu de la résolution 2098 du Conseil de sécurité, la Monusco (Mission de l'Onu pour la stabilisation de la RDC) se doit d'appuyer les initiatives qui visent à arrêter et à traduire en justice les personnes responsables de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, notamment en coopération avec la CPI". Pour l'instant, silence radio du côté de la Monusco.

En attendant, "une grande banderole sera déroulée pour appeler à l'arrestation immédiate d'Omar el-Béchir à Kinshasa", annonce Germain Kapiamba. Les ONG, elles, comptent également déposer une plainte devant le parquet général de la république pour demander au procureur congolais d'exécuter les mandats de la Cour. Pas gagné.

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Les limites de la démocratie africaine (*)

 

Les limites de la démocratie africaine (*)

J’ai visité plusieurs pays africains, trois pour être précis. Tous, soi-disant démocratiques puisqu’ils tiennent périodiquement des élections grâce auxquelles ils désignent leurs présidents et leurs gouvernements. Selon le vrai sens du mot, ces pays sont considérés comme démocratiques.

Mais ces pays, supposés démocratiques, ont un point en commun : abriter des pans entiers de populations vivant dans une pauvreté absolue.

Quel est vraiment le lien entre la démocratie et la pauvreté, du moins dans la version africaine de la démocratie et de la pauvreté ? La folie de la démocratie africaine est qu’elle se limite à des élections.

La démocratie en Afrique est le plus souvent réduite à la propagande électorale et à des élections, sans oublier que la plupart des élections en Afrique ne sont ni libres ni équitables. Réduire la démocratisation au processus électoral constitue un obstacle majeur à la réalisation d’un progrès et d’un développement réels en Afrique. Ce continent n’a jamais vraiment compris la démocratie, et en quelques sortes, ça explique pourquoi elle n’a jamais profité des fruits de la démocratisation. Le véritable sens du terme de démocratie semble être perdu dans la traduction.

Nous devons revenir à l’essentiel : quels sont les principes de base d’une démocratie fonctionnelle et respectons-nous ces principes ? La démocratie dans son ensemble doit avoir un axe autour duquel elle peut graviter : des systèmes politiques pour le choix et le remplacement du gouvernement par des élections libres et équitables ; la participation active du peuple, en tant que citoyens, dans la vie politique et civile ; la protection des droits de l’homme pour tous; l’Etat de droit dans lequel les lois et procédures s’appliquent à tous les citoyens.

Généralement, les pays africains ne font que le service minimum et se gargarisent d’organiser des élections. Les autres principes de la démocratie, notamment l’Etat de droit, la participation civique et les droits de l’homme reçoivent généralement peu d’attention dans la plupart des sociétés africaines. Le résultat est le phénomène de l’« habillage des fenêtres » selon lequel, les pays semblent démocratiques en apparence, mais un simple grattage sous la surface révèle les contradictions existant dans ces sociétés se considérant comme démocratiques.

Le lien entre la démocratie et l’économie n’est pas automatiquement le développement. Néanmoins, il est intéressant de noter que de tous les droits et libertés sont généralement restreints en Afrique. La liberté de sortir de la pauvreté est visiblement la plus réprimée. Les régimes successifs n’ont jamais réalisé que l’égalité devant la loi est un pré-requis pour lutter contre l’inégalité sociale, politique et économique.

Les sociétés africaines n’ont jamais eu la foi en l’« homme africain », en sa capacité à prendre des décisions rationnelles, à échapper à la pauvreté, à prendre des décisions qui sont favorables à lui-même. Là réside le problème de la démocratie des frères africains. Cette démocratie n’a jamais pris son envol parce que la société africaine n’a jamais eu foi en son peuple. Livrées à elles-mêmes, les populations africaines viendront avec des formules pour sortir de la pauvreté et faire progresser la société. Malheureusement, elles ont rarement la possibilité et le droit de les appliquer.

Contrairement aux idées reçues, du moins sur le continent, le libéralisme social, politique et économique est la panacée mais pas le fléau aux problèmes africains. Pendant des années, les élites politiques ont tenté de nous faire avaler une étrange forme de la démocratie. Ils nous ont vendu la version édulcorée de la démocratie, la version qui ne prévoit pas de surveillance, celle des élections et de la gouvernance sans intégrité. Les élites politiques nous ont vendu une version de la démocratie dans laquelle elles peuvent être les seules privilégiées.

Alors que nous, les masses, ne le pouvons pas. Elles nous ont vendu une version de la démocratie dans laquelle il est normal pour eux de se répartir les ressources et les opportunités entre copains, mais pas pour ceux n’appartenant pas à leur cercle.

Eh bien, nous le peuple, nous voulons la démocratie comme elle aurait dû être, sans aucune falsification ou altération. Nous voulons une démocratie qui favorise l’égalité et l’équité, qui ne connaît pas de couleur, de classe ou de race. Nous (le peuple) voulons une démocratie qui fournit l’égalité des chances, qui respecte l’Etat de droit, parce que, nous croyons intimement qu’une telle démocratie aidera les entreprises. Et tout ce qui aide l’entreprise sera bénéfique à la société.

(*) ALEX NJERU NDUNGU, CHERCHEUR AU CENTRE DE LA POLITIQUE EST-AFRICAINE IN LIBRE AFRIQUE

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26 février 2014

Pétition à Kinshasa, meetings politiques à l’intérieur du pays : les opposants jouent leur rôle de contrepoids du pouvoir

Richard Muyej Mangez s’est entretenu hier mardi 25 février 2014, avec les journalistes, à l’Hôtel Sultani, sur la situation sécuritaire de la RDC, en se focalisant sur les opérations «Likofi 1 et 2» à Kinshasa, et à l’Est de la RDC.

Après une sorte de rétrospective de «Likofi 1 et 2», il a annoncé l’imminence de l’opération «kuluna 3» qui dans sa future configuration, sera précédée d’une campagne de sensibilisation, et sera totalement encadrée pour éviter cette fois, des dérapages.

 Il a distribué des mises en garde aux acteurs politiques aux discours incendiaires et injurieux à l’endroit des animateurs des institutions de la république. La presse a été alors sidérée d’entendre le ministre de l’Intérieur parler de la politique du bâton et de la carotte. Pourtant, au sortir des concertations nationales devant aboutir à la cohésion nationale, il a été recommandé aux gens du pouvoir et ceux de l’opposition de s’abstenir des attitudes et des propos qui mettraient en péril la fragile réconciliation difficilement tissée à cette occasion. On aurait bien voulu que le ministre de l’Intérieur puisse mettre de l’eau dans son vin pour apaiser les esprits, en invitant les uns et les autres à la retenue. Quand il invoque des exemples du jeu démocratique en France, en Belgique et dans d’autres pays de vieille démocratie, on ne voit pas la police mobilisée pour empêcher une campagne de collecte de signatures quand il s’agit de bloquer un projet contesté ou d’arracher une décision de l’autorité pour une revendication. On ne verra pas non plus la police disperser les meetings des opposants, ni interpeller les dirigeants de l’extrême-droite dont on sait qu’ils ont un discours populiste enflammé qui va à l’encontre de la politique gouvernementale.

 En agitant le spectre du bâton et de la carotte, l’opinion s’interroge si pour tous ceux qui sont au pouvoir, les opposants ne sont opposants que pour tisser des lauriers et adresser des louanges aux dirigeants ou leur dérouler le tapis, afin de bénéficier de quelques avantages indus ou pour partager le pouvoir dans le cadre d’un gouvernement de cohésion nationale.

Les journalistes ont demandé au ministre pourquoi alors que les opérations «Likofi 1 et 2» se déroulaient à Kinshasa, on a vu « Chaleur » et « Carlos », deux célèbres kuluna, se pavaner à travers la capitale, défiant ainsi la police. Une façon de faire voir que «Likofi 1 et 2» ne ciblaient que les menus fretins, en évitant les gros poissons.  L’évasion de Gédéon, ce redoutable chef Maï-Maï du Katanga, a intéressé les chevaliers de la plume qui ne s’expliquent pas les raisons de la lenteur des enquêtes, alors que trois officiers ayant favorisé sa fuite, sont aux arrêts. Qui l’a armé et assure ses approvisionnements en armes et munitions ? Un autre journaliste a demandé au ministre s’il a pu faire une étude sur la traçabilité des armes dont se servent les Bakata Katanga, et pourquoi il n’a pas évoqué le cas des Mbororo en Province Orientale.

Pour cette série des questions, Muyej Mangez a invité la population et les journalistes à dénoncer les Kuluna, afin d’aider la police à maîtriser ces inciviques. Cas Gédéon, il a  indiqué que les enquêtes sont en cours et s’est abstenu de faire des révélations pouvant perturber le cours normal des enquêtes.

Lors de leur reddition, les Bakata Katanga ont cité les noms de leurs commanditaires. Et Muyej Richard pense qu’il faut laisser les enquêtes aboutir pour établir les responsabilités.

Le cas de Mukunkumbila a été épinglé par les représentants des organes de presse qui notent qu’il s’est évadé avec la complicité des officiers militaires. Le ministre de l’Intérieur a promis de le traquer dans son pays d’exil et de solliciter son extradition.

Pétition à Kinshasa et meetings politiques de l’opposition à l’intérieur, les actions policières ne seraient-elles pas des intimidations, alors que des échéances électorales s’approchent. Le ministre de l’Intérieur est convaincu que l’opposition a peur des élections et n’en veut pas, multipliant des incidents et des actes de provocation. D’ailleurs, ils ne parviennent pas à s’entendre pour trouver le porte-parole de l’opposition. Avant d’affronter la majorité, a fait remarquer Muyej, ils doivent au préalable mettre de l’ordre dans leurs milieux politiques.
 
J.R.T

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CHARLES ONANA: "ON OBTIENT PAS DE RECONCILIATION A TRAVERS UNE INFLATION DE LOIS D'AMNISTIE"


La loi d’amnistie pour faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politiques, promulguée  le 11 février dernier par le président de la RDC, Joseph Kabila, alimente encore les conversations dans l’opinion nationale et internationale. Interrogé à ce sujet, Charles Onana, journaliste d’investigation et l’un des meilleurs spécialistes de la région des Grands Lacs africains, donne son point de vue sur ce texte, l’un des engagements pris par le gouvernement congolais à l’issue de la guerre dans l’Est contre le mouvement du M23, et considérée par une majorité des Congolais comme un chèque en blanc accordé aux rebelles.        
En tant que journaliste d’investigation, vous travaillez beaucoup sur la situation dans la région des Grands Lacs et vous y avez consacré un certain nombre d’ouvrages. Avec l’éclairage qui est le vôtre, pourriez-vous dire aujourd’hui que la guerre est finie dans l’Est de la RDC avec la défaite du M23 ?
Au risque de vous décevoir, Non ! La guerre n'est pas finie et rien ne prouve que le M23 a disparu. Le nom du mouvement va probablement disparaître mais pas ceux qui l'ont créé, armé  et financé. Ceux qui ont installé le RCD, le CNDP et le M23 n'ont pas encore disparu de la région.  A chaque fois qu'ils sont débusqués notamment par les rapports des experts de l'ONU, ils font le vide et remettent les compteurs à zéro en attendant de revenir sous un autre visage.
L’armée congolaise a toujours été perçue comme une armée indisciplinée et désorganisée. A quoi attribuez-vous les prouesses réalisées par les FARDC ?
Il n'y a pas encore d'armée congolaise patriotique comme il existe une armée coréenne, américaine, française, britannique, canadienne, sud-africaine, marocaine, etc. Il ne faut pas oublier que les FARDC sont un produit du DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion, ndlr) fabriqué par l'Union Européenne et dans lesquelles se trouvent encore des mercenaires de l'Armée Patriotique Rwandaise, des collègues de Bosco Ntaganda, Laurent Nkunda, etc. Beaucoup d'excellents officiers congolais ont été assassinés, empoisonnés, parce qu'ils menaient la vie dure aux occupants illégaux et aux terroristes de l'Est du Congo. Des enquêtes judiciaires sérieuses n'ont jamais été menées pour identifier les vrais auteurs de ces crimes. Vous comprendrez que je garde de très grandes réserves sur de quelconques « prouesses » des FARDC contre le M23.
Que vous inspire la loi d’amnistie, promulguée en RDC, censée favoriser la réconciliation nationale en permettant la réinsertion sociale d’anciens rebelles ?
On n'obtient pas de réconciliation à travers une inflation de lois d'amnistie. Que signifie d'abord le terme « réconciliation » pour les Congolais aujourd'hui ? Est-ce l'urgence d'absoudre tous ceux qui ont commis des viols et des crimes contre l'Humanité en RDC ? Est-ce le fait d'ignorer l'immense traumatisme causé au peuple congolais depuis 1998 ? Est-ce le fait pour eux d'oublier toutes les fraudes électorales précédentes pour des promesses d'un développement et d'une vie démocratique incertains ? Le terme de « réconciliation » est tellement galvaudé qu'il risque de plus signifier grand chose aussi bien pour ceux qui l'emploient que pour ceux qui en sont les destinataires. Ce qui se passe en RDC est en dessous de toute rationalité. Pourtant, les institutions congolaises sont remplies de gens très rationnels et particulièrement intelligents. Mais bien des observateurs ont du mal à comprendre pourquoi certaines décisions ne reflètent pas cette intelligence.
Une écrasante majorité des Congolais ont le sentiment que cette loi a fait la part belle aux rebelles du M23 , qui restent menaçants  pour la paix et la sécurité dans l’Est de la RDC, à partir de leurs bases en Ouganda et au Rwanda. Partagez-vous ce sentiment ?
Je pense finalement que la rationalité est davantage du côté de cette écrasante majorité des Congolais. C'est dommage que cette majorité ne soit pas celle qui décide.
Les autorités congolaises ont-elles accordé un chèque en blanc au M23 ?
Il faut leur poser cette question car les négociateurs ont certainement eu une feuille de route et tous ceux qui ont participé aux discussions doivent être en mesure de dire s'ils ont défendu les intérêts du Congo et du peuple congolais ou s'ils ont agi dans le sens contraire de ces intérêts.
D’aucuns disent que la communauté internationale a fait pression sur la RDC pour faire adopter cette loi à l’Assemblée nationale ? Qu’en pensez-vous ?
Je ne suis un membre de la communauté internationale mais si j'en juge par mon expérience de ce qui passe au sein de l'Union Européenne, il est évident que certains s'épuisent à faire constamment des pressions plutôt qu'à sanctionner les agents de déstabilisation de la RDC. Ils y trouvent probablement une grande satisfaction à maintenir le Congo et les Congolais dans une position de soumission à leur diktat.
Pourquoi les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) ne bénéficieraient-elles pas du même traitement que le M23, Selon vous ?
Parce qu'ils ne sont pas si importants que ça ! On fatigue les Congolais avec les FDLR. Tout le monde sait que ce groupuscule de Rwandais n'a pas les moyens d'entretenir une guerre longue, coûteuse, traumatisante contre la RDC. C'est l'alibi qui a été trouvé depuis dix ans pour entretenir le mensonge sur le drame de l'Est du Congo. Je connais le poids de ce mouvement et même celui de ses membres en Europe. Ils n'ont ni la valeur ni le pouvoir qu'on veut absolument leur donner. Combien de fois nous a-t-on dit qu'on démantelait les FDLR ? Kagame avait dit qu'il fallait les éradiquer. Kinshasa semblait aussi partager cette position. Où en est-on avec ce projet d'éradication des FDLR ? En vérité, s'il n'y a plus le nom des FDLR en RDC, on sera obligé de parler des vrais gangsters de la région. Pour ne pas avoir à en parler, il faut faire vivre les fantômes, c'est rassurant pour certains !
N’y aurait-il pas un risque, en RDC, que d’autres inciviques se lancent dans des aventures criminelles identiques à celles du M23 pour être eux aussi récompensés ?
C'est déjà le cas. C'est pour cela qu'on parle de démantèlement du M23 ou des FDLR même si, pour moi, ces deux mouvements ne sont pas à mettre au même niveau de nuisance ou de criminalité en RDC. Mais le discours envahissant sur ces mouvements évite de parler de façon exhaustive des vrais prédateurs, y compris les nouveaux. On essaye, par ce procédé, de faire croire que la situation est figée depuis des années et qu'elle tourne uniquement autour du M23 ou des FDLR. Que cette présentation des choses est commode !
Comprenez-vous la différence faite par la CPI entre « crimes ethniques » et « crimes contre l’humanité » à propos des accusations portées contre Jean-Bosco Ntaganda, mercenaire Rwandais, nommé général au sein des FARDC ?
L'arrestation de cet individu a été vécu avec beaucoup d'enthousiasme par certains à l'époque. Mais son passage dans une « cellule de dégrisement » ou de « débriefing » à l'ambassade des Etats-Unis à Kigali semble avoir donné la direction vers laquelle son procès allait s'acheminer : nulle part. Ce serait d'ailleurs intéressant de savoir si Kinshasa participe activement à la collecte des preuves contre Ntaganda, ex CNDP et ex-général des FARDC.
En tant que spécialiste de la région des Grands Lacs, que préconisez-vous comme solution pour mettre un terme à la crise qui secoue la partie Est de la RDC depuis bientôt vingt ans ?
Il y a d'imminentes personnalités à la tête de la RDC payées par le contribuable congolais et agissant en son nom. Ce sont ces personnalités qui doivent trouver des solutions à la crise du Congo. Elles ont la légitimité ou le pouvoir d'agir. Si elles ne trouvent pas de solution depuis vingt ans, c'est un peu surprenant et c'est même très étonnant. Si elles n'ont pas d'idées, il faut donc faire un référendum pour demander aux Congolais quelles mesures faut-il prendre contre les prédateurs nationaux ou étrangers de la RDC et contre les auteurs et responsables des crimes contre l'Humanité au Congo. Il est certains qu'en moins de 24 heures, les imminentes personnalités qui peinent depuis une décennie auront l'embarras du choix dans la liste des mesures urgentes que leurs proposeront le peuple congolais. Je suggère donc qu'en cas de difficulté majeure à trouver la solution, le peuple congolais peut la trouver très rapidement et ce sera certainement plus efficace.
A qui profite le désordre en RDC ?
A tous ceux qui n'agissent pas pour que ça s'arrête. Mais aussi à ceux qui racontent des sornettes pour faire illusion. Ils s'opposent farouchement à la vérité et refusent de voir le peuple Congolais debout et digne.
Propos recueillis par Robert Kongo, correspondant en France 

Copyright Le Potentiel 

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C'est confirmé: J. Kabila ne briguera pas un troisième mandat

 Par Awazi Kasele

On vient de l'apprendre, à l'instant que Joseph Kabila ne briguera pas un troisième mandat. C'est le ministre de l'intérieur qui vient de rendre publique cette position de son Chef.
En clair Joseph Kabila s'engage au respect de l'article 22O de la Constitution, il se déclare, par voie de conséquence, non partant pour les présidentielles de 2016.  Le  ministre de l'intérieur ne s'est pas empêché, par la même occasion, de fustiger le comportement de l'opposition qu'il accuse, en substance,  d'entrave à la démocratie se rappelant à sa manière la conférence Nationale souveraine.  
 
Quoi de plus ridicule que cette manière d'annoncer et de présenter les choses!  Après tout, Joseph Kabila était tenu de se plier au prescrit de la Constitution. Concernant ce point précis, on notera que l'opposition n'a pas lésiné sur les moyens. Il revenait à Joseph Kabila de s'impliquer.  Entre le pouvoir et l'opposition la guerre a été totale. la convocation des concertations nationales n'a pas fléchi la position de l'opposition. celle-ci l'a tout simplement ignorée.
 
Il était donc hors de question de céder à tout type de chantage. aux yeux de l'opposition et d'une partie de l'opinion ces concertations, au regard de son format, s'orientaient vers la prolongation du mandat actuel de Joseph Kabila. C'est l'alléchante proposition de Kengo wa Dondo de la mise sur pied d'un gouvernement de cohésion nationale intégrant l'opposition qui sonnait l'alerte. Certains comme le Mlc de JP Bemba ont répondu présent mais loin de toute idée d'intégrer  le gouvernement annoncé. 
 
Mais pour les amis de Vital Kamerhe, Martin Fayulu et Samy Badibanga ce fut un "NIET". Ainsi est née successivement  la plate-forme "Pour un vrai dialogue", "Sauvons le Congo".
Motif avoué:  le caractère inviolable  de l'article 220 , le départ de Malumalu à la tête de la CENI. Pris en tenaille, le pouvoir va multiplier des coups en direction de l'aile dure de l'opposition. C'est Lambert Mende Omalanga, porte parole du gouvernement qui s'en charge.
Le gouvernement ne manque pas d'arguments. Sa préoccupation majeure semble-t-il dire fait-il dire, c'est la fin de la guerre à l'Est du pays. Oui, lui répond l'opposition. Cependant ajoute cette dernière l'un ( liquidation du M23) n'empêche pas l'autre ( respect  de l'article 220 de la Constitution). Vital Kamerhe fera de ce même article la thématique de ses interventions dans les différents lieux. les radios numériques de la diaspora, les stations nationales ont eu séparément droit à son art oratoire. Il a fait le tour des continents pour faire entendre les approches de l'opposition.
Intervient alors la défaite du M23. Pour Kyungu wa Kumwanza et autres partisans du Raïs, l'actuel mandat de Joseph Kabila court à la date de la mise en déroute du M23. Pareille insinuation sonne la provocation à l'oreille de l'opposition. Selon cette dernière, C'est Joseph Kabila qui serait lui-même derrière ce type de discours. 
 
Que Joseph Kabila se prononce par le canal de son Ministre pour le respect de l'article 220 de la Constitution, l'acte en soi n'est pas un cadeau fait au peuple congolais ou à l'opposition.
 
On peut même se demander pourquoi une telle déclaration maintenant alors que, sur la question, il était attendu depuis plusieurs mois ?
S'agissant de la Conférence Nationale souveraine, le Ministre de l'intérieur aurait la mémoire courte. C'est au sein de la Conférence nationale souveraine que le processus démocratique a connu son point de départ. Il ( processus) a été mis en mal par l'entêtement fatal de Moubutu et l'entrée précipitée de l'Afdl, aidée par le Rwanda voisin.
Plus de doute donc,  Joseph Kabila s'en va en 2016. L'honneur et la victoire reviennent au peuple.
Le pays respire !

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Accord d’Addis-Abeba : la communauté internationale salue les progrès réalisés

 
Conférence de presse animée par Mary Robinson, l’envoyée spéciale du secrétaire général de l’Onu pour la région des Grands Lacs le 4/09/2013 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John BompengoConférence de presse animée par Mary Robinson, l’envoyée spéciale du secrétaire général de l’Onu pour la région des Grands Lacs le 4/09/2013 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Un an après la signature de l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération intervenue le 24 février 2013 à Addis-Abeba par onze chefs d’Etat, les envoyés spéciaux de la communauté internationale  saluent « des progrès indéniables » obtenus grâce à cet engagement.

« Nous avons vu le mouvement rebelle du M23 vaincu et le gouvernement de la RDC conclure avec les rebelles un processus de paix. Nous avons également assisté à une construction progressive de la confiance et du consensus dans la région et une plus forte détermination de la part de ses leaders à trouver des solutions à travers l’accord-cadre pour la Paix, la Sécurité et la Coopération », déclarent dans un communiqué les envoyés spéciaux de Ban Ki-moon dans les Grands Lacs et en RDC, les envoyés spéciaux de l’Union européenne, de l’Union africaine et des Etats-Unis dans les Grands Lacs.

« Les volets social et économique de l’Accord-cadre pour la Paix, la Sécurité et la Coopération devront être accélérés. La paix ne saurait s’enraciner sans que les entreprises et l’emploi prospèrent. Les énergies productives des femmes, de la jeunesse et la Société civile devront être incorporées dans la recherche des solutions durables et la responsabilité de rendre compte par toutes les parties dans la mise en œuvre de l’Accord », souligne le document.

Quoiqu’il reste encore des tâches importantes à accomplir, les indicateurs sont tout à fait positifs pour atteindre les objectifs de la paix et la sécurité dans la Région des Grands Lacs, estiment par ailleurs les envoyés spéciaux.

Deux autres signataires ont parafé l’accord-cadre d’Addis-Abeba en 2013, ce qui porte à 13 le nombre total de signataires de ce document.

Le communiqué a été signé par :

  • Mary Robinson, Envoyée Spéciale du Secrétaire-général des Nations Unies pour la Région des Grands Lacs
  • Martin Kobler, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo et Chef de la Monusco
  • Boubacar Diarra, Représentant Spécial de l’Union Africaine pour la Région des Grands Lacs
  • Russel Feingold, Envoyé spécial des Etats-Unis pour la Région des Grands Lacs et la RDC
  • Koen Vervaeke, Coordonnateur principal de l’Union Européenne pour la Région des Grands Lacs

radiookapi.net

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RDC: arrestation d'un député faisant signer une pétition contre la Commission électorale.

KINSHASA, AFP Le député de l'opposition Martin Fayulu a été arrêté lundi à Kinshasa avec un dizaine de collaborateurs alors qu'il faisait signer une pétition demandant notamment la "démission immédiate" du président de la Commission électorale, a-t-on appris auprès de l'opposant.

"Nous sommes retenus à la police. Nous sommes une dizaine. Nous avons été arrêtés alors qu'on faisait signer la pétition" demandant entre autres le départ du président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), l'abbé Apollinaire Malu-Malu, a déclaré M. Fayulu dans un cours entretien téléphonique à l'AFP.

"Nous (...) exigeons la démission immédiate de monsieur l'abbé Apollinaire Malu-Malu", indique une pétition datée du 17 février notamment signée par des partis d'opposition, dont ceux réunis dans la plateforme Forces acquises au changement (FAC) que dirige M. Fayulu, un opposant très actif.
 
Mi-janvier, l'abbé Malu-Malu, 52 ans, a annoncé des élections locales pour fin 2014.
 
Il "ne donne aucun gage de transparence ni de neutralité dans l'organisation des élections, au contraire il démontre une inféodation à la mouvance kabiliste (du président Joseph Kabila) comme lors des élections de 2006" qu'il avait organisées, affirme la pétition.

L'abbé Malu-Malu avait présidé la Commission électorale indépendante (CEI), créée après les accords de paix inter-congolais de 2002, qui avait organisé en 2006-2007 les élections provinciales, législatives, sénatoriales et présidentielle - premières élections démocratiques du pays.

La CEI a par la suite été remplacée par la Céni, dirigée, avant la désignation de l'abbé Malu-Malu, par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda. Ce dernier a travaillé pour le président Kabila en tant que conseiller "spirituel", tandis que l'abbé Malu-Malu a été expert au service présidentiel d'études stratégiques.

M. Kabila et son camp ont remporté la présidentielle et les législatives contestées du 28 novembre 2011. L'opposition avait rejeté les résultats, accusant la Céni de fraude en faveur du pouvoir.
hab/jpc

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25 février 2014

Arrivé à Bukavu où il est bloqué avec sa suite : V. Kamerhe empêché d’arriver à Walungu et à Uvira

 
Le leader de l’UNC rentre ce jeudi 27 février à Kinshasa via Goma. 
Arrivé à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, jeudi 20 du mois en cours en fin d’après midi, Vital Kamerhe, président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) et sa suite n’ont pas encore quitté cette ville.

En effet, selon des informations recueillies auprès des notabilités de cette formation politique au Sud Kivu, le leader de l’UNC et la délégation qui l’accompagne sont bloqués au chef lieu de cette province, les portes des territoires respectifs de Walungu et Uvira ayant été verrouillées par les autorités locales très probablement à la demande du régime politique en place à Kinshasa!
D’après la même source, la suite de Vital Kamerhe est attendue ce mercredi à Goma tandis que ce dernier arrivera dans la même ville le lendemain jeudi avant de prendre l’avion qui le ramènera directement à Kinshasa!
Dans l’entourage immédiat du président national de l’UNC. On rapporte en substance que le programme de la caravane de la paix élaboré par les instances dirigeantes de ce parti politique prévoyait les étapes de Kalemie au Nord-Katanga, de l’Ituri et de Kisangani en Province Orientale où des groupes armés avaient durablement éprouvé les populations locales.
 
Un sujet à débat!
 
On pense généralement qu’à son retour dans la capitale du pays, Vital Kamerhe convoquera une réunion extraordinaire de son parti, puis celle de la plate forme politique dont il est l’autorité morale en vue de tirer toutes les leçons des entraves mises sur son itinéraire pour l’empêcher de communier avec les populations concernées de l’Est de la République!
 
Après la tenue de cette réunion qui promet d’être révélatrice de “ choses d’une extrême gravité, rapporte-ton, le président national de l’UNC animera une importante conférence de presse élargie à l’intention des journalistes de la RDC et de l’étranger et des diplomates accrédités à Kinshasa.
 
Prenant à témoins la MONUSCO, les représentants des organisations de défense de droits de l’homme et des personnalités de bonne volonté opérant dans les régions situées sur l’itinéraire suivi par Vital Kamerhe et sa suite avant d’atteindre le chef-lieu du Sud-Kivu, l’UNC pourrait initier des actions contre le régime politique en place à Kinshasa auprès des instances internationales qui veillent sur le respect de droits de l’homme et de traditions démocratiques de par le monde. Après les infortunes du président national de l’UNC dans les deux Kivu face aux échéances électorales à venir on est en droit de se demander à quel chef de parti politique le prochain tour dans les véritables réservoirs à suffrages que la majorité présidentielle veut être seule à contrôler à l’Est du pays ! un sujet à débat!

KAMBALE MUTOGHERWA

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Kasaï-Oriental: 4 bandits armés arrêtés à Keena Nkuna

 
Une vue de la prison de Lodja, lors d’une visite des quelques responsables des agences des Nations unies le 18/1/2003. Ph- Don JohnUne vue de la prison de Lodja, lors d’une visite des quelques responsables des agences des Nations unies le 18/1/2003. Ph- Don John

La police a arrêté lundi 24 février un groupe de quatre bandits armés appelés « suicidaires » dans la cité de Keena Nkuna, chef-lieu du territoire de Kabeya Kamuanga au Kasaï-Oriental. Une femme et un repris de justice font partie du groupe.

Des sources de la société civile de Kabeya Kamuanga rapportent que ces bandits se sont introduits dimanche dernier dans la nuit dans plusieurs habitations de la cité de Keena Nkuna, principalement aux quartiers De la mission et Nkita. Ils auraient emporté près de 400 dollars américains.

Le lendemain, les mêmes bandits s’en sont pris à une commerçante du marché central de Kabeya Kamuanga à qui ils ont réclamé de l’argent. Après son refus, les bandits l’auraient  menacée d’attaquer son domicile pendant la nuit.

Alertée par la commerçante, les habitants de la cité et la police se sont mis à la poursuite des bandits qui ont finalement été appréhendés plus tard dans la journée.

L’administrateur du territoire de Kabeya Kamuanga affirme que la police auditionne ces bandits depuis ce mardi 25 février dans la matinée avant leur transfèrement au parquet.

Il assure que des mesures de sécurité ont été prises pour mieux sécuriser les habitants de son territoire.

Ces dernières semaines, des bandits armés s’en sont pris régulièrement aux habitants de la cité de Kenna Nkuna. A la fin de l’année dernière, un groupe de bandits a attaqué des négociants de diamant à qui ils ont ravi des pierres précieuses.

radiookapi.net

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